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Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion

Au Royaume-Uni, le plan Ecole est l’œuvre de toute la communauté scolaire et éducative française avec pour seul objectif commun l’intérêt de nos enfants. Nous n’avions pas créé d’école secondaire depuis 1917. Les quelque 4000 places du lycée Charles de Gaulle, pourtant l’un des plus grands du monde, ne suffisaient plus à répondre à la demande d’enseignement français.

Dans le cadre du plan Ecole, animé par à l’origine par Michel Monsauret, puis par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, nous avons conçu un partenariat inédit entre l’Administration et le secteur privé au service de la communauté française. Le 11 février 2011, l’ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne posait la première pierre du Collège français bilingue de Londres (CFBL).

Après les 600 nouvelles places du CFBL, le plan a permis d’en ajouter le double grâce au lycée international de Londres qui va accueillir 1300 élèves, dès septembre 2015, dans un bâtiment rénové à Brent, non loin du stade Wembley.

Mais Londres pourrait accueillir deux établissements secondaires supplémentaires, dès septembre prochain également ! Ces projets émanent de l’EIFA (Mission Laïque Française) et de l’école Jeannine Manuel, dont les responsables sont venus nous faire l’exposé, ce 12 décembre dernier, lors de l’Assemblée générale du plan Ecole.

PE Laurent BatutLaurent Batut, conseiller culturel adjoint, fait le bilan chiffré du plan Ecole. Depuis la rentrée 2007-2008, le nombre de places dans l’enseignement français à l’étranger (premier objectif du plan) a bondi de 31% au Royaume-Uni (de 5031 à 6640 places). La progression est encore meilleure sur Londres avec +35% en 7 ans (de 4581 places en 2007 à 6198 en 2014).
Rappelons que le réseau londonien inclut 13 écoles homologuées (Liste des écoles françaises du Royaume-Uni : https://planecoleroyaumeuni.wordpress.com/lenseignement-francais-a-londres)

PE Jeannine MichelBernard Manuel prévoit une nouvelle école Jeannine Manuel pouvant accueillir 184 élèves, du côté du British Museum. La capacité serait portée, à terme, à 480 élèves pour un objectif futur de 1200 ! A noter que leur établissement parisien compte 2400 places.
Créée en 1954, l’école se donne pour mission de promouvoir la compréhension internationale par l’éducation bilingue, le brassage des cultures et une innovation pédagogique constante.

 

PE EIFASabine Paradis, co-fondatrice de l’EIFA (Ecole internationale franco-anglaise), prévoit l’ouverture d’un collège de 4 classes de 20 élèves en moyenne. Elle vise la préparation de l’International Baccalauréat (IB) en deux langues. Ouverte en janvier 2013, l’EIFA accueille déjà une centaine d’élèves et marque l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde, dont le slogan est «deux cultures, trois langues».

 

Après l’ouverture de ces trois nouveaux établissements, on peut estimer qu’il faudra encore créer plusieurs centaines de places pour passer le cap de 9000 places dans l’enseignement bilingue français-anglais à Londres d’ici à 2020.

Le plan Ecole est en cours de redéfinition et déjà rebaptisé le « plan Ecole pour tous ». Il tourne autour de 3 objectifs et ne se limite donc pas à l’objectif quantitatif en termes de places supplémentaires d’ici à 2020 (lire : « En route pour le « plan Ecole pour tous », édition 2014-2020 » du 13 juillet 2014).

Le sénateur Louis Duvernois propose de faire pleuvoir les livres sur le Parapluie Flam de Londres

C’est toujours avec le même plaisir que je me suis rendu à la troisième journée pédagogique Parapluie Flam, le dimanche 23 novembre, dans les locaux du lycée français Charles de Gaulle à Londres.

Parapluie Flam est unique en son genre. Fruit de l’objectif 3 du plan Ecole, cette fédération met en réseau une quarantaine de petites écoles Flam du Royaume-Uni en leur permettant de partager entre-elles, tout en leur offrant des conseils, des outils et des partenaires potentiels (lire : « Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni » du 21 juin 2013).

Pour les acteurs du programme Flam (Français langue maternelle), ces dimanches pédagogiques (et pour cause puisque le samedi on fait classe) sont l’opportunité de découvrir le travail de diverses associations susceptibles de créer des synergies.

Les organisateurs profitent aussi des expertises au sein du réseau pour mutualiser leurs connaissances. Yves Letournel, initiateur du projet Parapluie FLAM, a ainsi apporté son éclairage sur l’adaptation de l’enseignement face aux phénomènes de dyslexie et d’autisme.

Pascale Vassie est intervenue au nom du National Resource Center for Supplementary Education (NRCSE), une association qui apprend à apprendre, résumerons-nous, au travers diverses techniques : gestion de classe, choix des ressources, suivi des progrès, planification des leçons.

Comme je l’avais suggéré l’an dernier aux animateurs de Parapluie Flam, l’association Adiflor a été invitée. Représentée par son président Louis Duvernois, mon collègue sénateur a ouvert la possibilité d’offrir des livres neufs en français à toutes les écoles Flam du Royaume-Uni qui le souhaitent (lire aussi : « 16.000 livres neufs offerts à Dakar par l’association Adiflor » du 04 décembre 2014). « J’ai rencontré des Français venus de tout le Royaume-Uni, c’est ma première observation !», se réjouissait Louis.

Il a été décidé que Parapluie Flam centraliserait les demandes de livres des associations Flam du Royaume-Uni pour les transmettre à Adiflor. Les ouvrages seront amenés à Londres par la Marine nationale, partenaire de l’association.

Notons enfin qu’en début de matinée, le conseil d’administration présidé par Christian Ravel a été reconduit. Je salue leur admirable travail au service de tous ces parents qui s’investissent en faveur de l’apprentissage de la langue française.

« Je n’ai eu que des échos positifs de la manifestation, à tous points de vue », se félicitait Roch Miambanzila, directeur administratif de Parapluie Flam et délégué consulaire.

Ainsi structuré, le réseau britannique pourrait servir de modèle d’inspiration à d’autres communautés françaises de par le monde. Cela pourrait accélérer l’essor des initiatives Flam, comme nous l’avons défini pendant la campagne sénatoriale (défi n°13).

3ème journée Parapluie Flam en présence du sénateur Louis Duvernois (de gauche à droite) : Sophie Lefèvre, administratrice ; Anne Morgan, vice-présidente ; Morgane Marot, conseillère Consulaire ; Yves Letournel, attaché de coopération pour le français ; Olivier Cadic, sénateur ; Christian Ravel, président ; Shabir Djakiodine, trésorier ; Louis Duvernois, sénateur ; Lucile Cannard, directrice Culturelle ; Roch Miambanzila, directeur administratif

3ème journée Parapluie Flam en présence du sénateur Louis Duvernois, président d’Adiflor (de gauche à droite) : Sophie Lefèvre, consultante administratif ; Anne Morgan, vice-présidente ; Morgane Marot, conseillère Consulaire ; Yves Letournel, attaché de coopération pour le français ; Olivier Cadic, sénateur ; Christian Ravel, président ; Shabir Djakiodine, trésorier ; Louis Duvernois, sénateur ; Lucile Cannard, directrice Culturelle ; Roch Miambanzila, directeur administratif et délégué consulaire

Une nouvelle « free school » primaire bilingue, à côté du futur lycée international de Wembley

Harrow Bilinguel Primary SchoolLes autorités britanniques ont donné leur accord pour la création d’une future école primaire bilingue, nommée Harrow Bilingual Primary School, qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2015, au même moment que le lycée international de Wembley et probablement dans le même quartier !

Cette école aura le statut de free school que nous avons souvent évoqué, parce que c’est une solution remarquable pour augmenter le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni, dans la droite ligne de l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à multiplier ce genre d’établissements au profit des trois-quarts de nos plus jeunes compatriotes qui n’ont pas accès au réseau d’enseignement français (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Les free schools sont des écoles d’état anglaises et gratuites, bénéficiant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ». Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget. Il y a deux ans, nous avons inauguré l’Europa School UK, une free school multilingue près d’Oxford (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Je remercie Bénédicte Yue, membre du groupe de travail objectif 2 du plan Ecole, de nous nous avoir transmis tous les détails sur la future école, ci-dessous.

Si vous désirez en savoir davantage, un « Open day » sera organisé :

Samedi 22 novembre 2014 de 13h30 à 15h30
Locaux de Harrow School, Old Harrovian Room,
War memorial Building, High Street, Harrow, HA1 3HP.
Téléchargez l’Open Day Flyer – Harrow Bilingual Primary School (fichier pdf)

Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

(de g. à d.) Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

 « Harrow Bilingual Primary School vient d’obtenir l’accord du Department for Education pour une ouverture en septembre 2015. Il s’agit d’une free school bilingue anglais-français financée par le gouvernement anglais. Harrow Bilingual Primary School sera une école Church of England offrant un programme anglais (English National Curriculum) qui sera enseigné en anglais ou en français selon les matières avec, en sus, la possibilité d’activités complémentaires en français après l’école. L’école ouvrira dans un premier temps des classes de Reception (4-5 ans) et de Year 1 (5-6 ans) et s’étendra progressivement à toutes les classes de primaire (4-11 ans).

Ce projet a été mis en place par un groupe de parents dont Ian Fernandes qui présidera le Board of Governors. Le principal, Daniel Norris, est déjà à la tête de Holy Trinity School Northwood, une école notée outstanding par l’Ofsted.

L’école bénéficie en outre du soutien et de l’expérience de nombreux partenaires dont la prestigieuse Harrow School et le London Diocesan Board of Schools qui gère déjà plus de 150 écoles au Nord de Londres.

Penny Roberts et l’équipe de « project management » du Diocèse conduisent d’une main de maître la phase de pré-ouverture. Le site qui accueillera l’école a d’ores et déjà été identifié et il devrait être annoncé dans les prochaines semaines.

Tous les atouts sont donc réunis pour faire de cette nouvelle école bilingue un succès. Sa proximité avec le nouveau lycée de Wembley offrira sans doute des opportunités de collaboration entre les deux établissements.  »

Bénédicte Yue

Pour toute inscription ou renseignements complémentaires, vous pouvez consulter le site web de l’école : www.harrowbilingualprimary.co.uk

40ème anniversaire de l’école française de Londres, Jacques Prévert

Une école qui fête ses 40 ans, c’est donner la possibilité à des enfants de fréquenter la même école… que leurs parents ! C’est évidemment émouvant, il faut y voir aussi un double gage de sérieux et de vitalité. Ce compliment s’adresse à l’équipe de l’école Jacques Prévert qui fêtait dignement son anniversaire, ce 10 octobre, en présence de notre nouvel ambassadeur de France auprès du Royaume-Uni, Sylvie Bermann, que j’ai eu l’occasion de rencontrer pour la première fois..

Anniversaire de l’école Jacques Prévert, à Londres, le 10 octobre 2014 : Sylvie Bermann, ambassadeur de France auprès du Royaume-Uni ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Patrice Possenti, directeur de l'école ; Maxime Jacqz, président du comité de gestion

Anniversaire de l’école Jacques Prévert, à Londres, le 10 octobre 2014 : Sylvie Bermann, ambassadeur de France auprès du Royaume-Uni ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Patrice Possenti, directeur de l’école ; Maxime Jacqz, président du comité de gestion

« Présente depuis 40 ans dans le paysage londonien, l’école Prévert a trouvé sa place et son identité », résume Patrice Possenti, directeur de l’établissement.

Prévert est unique à commencer par ses locaux, un superbe bâtiment victorien, situé dans un quartier agréable et familial. Autre originalité, elle comprend beaucoup d’enfants binationaux (près de 40%), ce qui explique que l’on parle principalement en anglais dans la cour de récréation, à la différence d’autres établissements français au Royaume-Uni.

Pour l’équipe pédagogique, les parents et les élèves, l’école se distingue véritablement par son l’ambiance de convivialité et de proximité. Cette bonne entente est soulignée par Laurence Usher qui affectionne, en qualité de parent d’élève, « tout ce qu’on fait ensemble : kermesse, fête de l’école, marché de Noël, lorsque tout le monde est là ».

Ce climat de sympathie est facilité par la taille de l’école, puisque Prévert accueille 260 élèves de 4 ans à 11 ans (de la moyenne section au CM2) et qu’il n’est pas à l’ordre du jour de gonfler les rangs. La qualité de la pédagogie et celui de l’environnement demeurent les deux priorités de la direction : « Nos projets consistent à améliorer l’existant afin que les élèves travaillent dans de meilleures conditions », confirme Patrice Possenti.

Enfin, on ne peut qu’apprécier la volonté affichée de la direction de maintenir des frais de scolarité à un niveau le plus faible possible. Une démarche facilitée par le statut d’école conventionnée, dont le comité de gestion est autonome dans ses choix, explique le directeur.

Je félicite chaleureusement toute l’équipe de l’école Prévert et je leur souhaite le meilleur pour poursuivre l’œuvre entreprise en faveur de nos enfants et de notre rayonnement culturel.

Message depuis les Petites Etoiles, une école née du big-bang du plan Ecole

Samedi 4 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de faire ma première intervention publique en qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France dans les locaux des Petites Etoiles, une maternelle bilingue du nord de Londres. Comme pour souligner le dynamisme des initiatives scolaires privées à l’étranger, c’est une école non homologuée par l’Education nationale qui m’a accueilli à l’occasion de sa journée portes ouvertes pour lancer mon mandat.

Olivier Cadic et Philippe Fraser - Journée portes ouvertes des Petites Etoiles du 04 octobre 2014

Olivier Cadic et Philippe Fraser – Journée portes ouvertes des Petites Etoiles du 04 octobre 2014

Une occasion de féliciter ses directeurs, Philippe Fraser, Amandine Alys et Olivier Bertin, pour leur travail remarquable d’éveil et de double acculturation au bénéfice d’une cinquantaine d’enfants. Olivier Bertin est un élu indépendant de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) qui a participé au plan Ecole depuis son lancement en juin 2008. Ce plan est devenu une référence internationale de management participatif appliqué aux problématiques d’éducation, mobilisant tous les acteurs et collectionnant les réussites.

Justement, les Petites Etoiles sont nées du big bang créé par le plan Ecole ! En effet, c’est la création du CFBL (Collège franco-bilingue de Londres) qui a justifié le lancement des Petites Etoiles.

Je peux désormais mettre à profit toute l’expérience accumulée au Royaume-Uni dans le cadre de mon nouveau mandat au service de tous les Français de l’étranger.

La règle absolue est d’agir dans le sens de l’intérêt général. En matière d’enseignement français, mon travail de sénateur se déclinera dans chaque pays en s’articulant autour de trois enjeux inspirés des besoins observés au Royaume-Uni : 1 – créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger ; 2 – offrir une solution d’enseignement en français à tous les enfants du Royaume-Uni ; 3 – développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité.

Je les résume successivement :

Enjeu n°1 – Créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger

Pour créer ce nouvel élan, notre premier défi est de faire évoluer la structure de pilotage de l’enseignement français à l’étranger afin d’atteindre 100 % des enfants français à l’étranger au lieu de 25 %.

Nous devons travailler ensemble pour garantir l’accès égal de tous nos compatriotes à l’enseignement français ou du français à l’étranger.

Malgré la création de 1500 nouvelles places dont celles du CFBL, second établissement secondaire de Londres et l’ouverture du lycée international de Wembley prévue à la rentrée 2015, nous ne pouvons toujours pas répondre à toutes les demandes. J’ai demandé qu’un groupe de travail soit constitué au sein du plan Ecole pour évaluer le nombre de places à créer à court terme sur Londres. J’estime que le besoin est de créer à nouveau 1 500 places dans les 6 ans.

La création d’écoles françaises à l’étranger, au travers divers opérateurs (AEFE, Mission Laïque Française, initiatives privées homologuées par l’Education nationale ou pas…) ne doit pas masquer toutes les possibilités de solutions économiques d’enseignement en français (CNED, Alliances Françaises…) pour les enfants qui ne vivent pas à proximité d’une école française.

Enjeu n°2 – Offrir une solution d’enseignement en français à tous les enfants du Royaume-Uni

Notre second défi est de créer un « plan Ecole pour tous » en adaptant le plan Ecole à l’horizon 2020.

Ce plan « Ecole pour tous » aura trois nouveaux objectifs principaux :

– Stopper la hausse non maitrisée des frais de scolarité !
Un établissement géré par l’administration centrale à Paris coûte à l’État 20% de plus qu’un établissement conventionné géré localement. Nous proposons d’associer les parents d’élèves à la création du budget de l’école et aux décisions qui ont des conséquences directes sur les frais de scolarité pour les écoles en gestion directe comme le lycée Charles de Gaulle.

– Transparence dans l’attribution des places dans les établissements scolaires
Nous exigeons la transparence sur la sélection des nouveaux élèves au lycée Charles de Gaulle. L’administration ne doit plus pouvoir décider seule selon une procédure opaque.

– Mise en place d’un groupe de travail consacré aux enfants en difficulté : dyslexie, dysorthographie, troubles de l’attention ou bien encore précocité.

Enjeu n°3 – Développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité !

Notre troisième défi est faire bénéficier l’aide à la scolarité à tous, car l’action publique doit retrouver le chemin de l’intérêt général !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le système des bourses scolaires ne bénéficie qu’à 5 % des enfants français scolarisés à l’étranger ; le montant des bourses versées aux élèves du Lycée Charles de Gaulle a baissé de 42%.

De fait, l’enseignement français à l’étranger tend à l’élitisme et ignore les familles françaises éloignées des écoles du réseau. Résultat, une proportion d’enfants binationaux nés dans le pays d’accueil ne maitrisent pas notre langue.

Ces trois enjeux s’incarnent en autant de défis pratiques à relever. Ils constituent le plan de route pour les six prochaines années que nous nous sommes fixés avec Véronique Cartoux, Stéphane Rambosson et Sophie Routier, élus consulaires UMP et UDI à Londres.

Site des Petites Etoiles : www.lespetitesetoiles.co.uk
Liste des écoles françaises du Royaume-Uni : https://planecoleroyaumeuni.wordpress.com/lenseignement-francais-a-londres

Intervention à la journée portes ouvertes des Petites Etoiles

petites etoiles open dayLes « Petites Etoiles » est le nom d’une école maternelle bilingue située dans le nord de Londres qui ouvre ses portes au public, samedi prochain. Ses directeurs, Philippe Fraser, Amandine Alys et Olivier Bertin, vous invitent à faire la visite de cette école qui accueille une cinquantaine d’enfants de 1 à 5 ans, qu’ils soient francophones, bilingues et anglophones.

Je les remercie de m’avoir proposé d’intervenir, à l’occasion de cette journée portes ouvertes, sur le thème de l’enseignement du français à l’étranger.

INTERVENTION d’OLIVIER CADIC
Sénateur des Français de l’étranger

Samedi 4 octobre 2014 à 11h45

Journée portes ouvertes des Petites Etoiles
Crayford Road, London N7 0ND
directors@lespetitesetoiles.co.uk
http://lespetitesetoiles.uk

En route pour le « plan Ecole pour tous », édition 2014-2020

Six ans après son lancement, le plan Ecole marque un tournant de son histoire.Roue

Le 1er juillet dernier, Bernard Emié a présidé pour la dernière fois le comité de pilotage du plan Ecole qui se réunit chaque semestre. Appelé à un nouveau poste à Alger, notre ambassadeur nous quittera cet été. Une dernière, mais aussi une première puisqu’il était entouré des nouveaux conseillers consulaires élus à Londres dont Véronique Cartoux, Sophie Routier et Stéphane Rambosson élus sur notre liste de rassemblement de la droite et du centre.

Bernard Emié mérite notre profonde reconnaissance, même s’il a toujours rappelé que nos résultats ne sont que le fruit d’un travail collectif et de la recherche d’un consensus.

Lors de son arrivée à Londres, notre ambassadeur avait déclaré avec humilité que son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, avait placé si haut la barre qu’il pourrait difficilement faire mieux. Les records sont faits pour être battus. Le CFBL dénombre plus de 700 élèves et le futur lycée international de Wembley en accueillera le double. Bernard Emié aura posé la première pierre du lycée de Wembley, qui ouvrira ses portes l’année même du centenaire du Lycée Charles de Gaulle, en 2015, et entrera dans l’histoire collective des Français du Royaume-Uni.

Je souhaite que son successeur s’inscrive, à son tour, dans la belle dynamique de ses prédécesseurs pour faire émerger un quatrième établissement secondaire avant 2020.

L’urgence est absolue : entre le lycée Charles de Gaulle et le collège français bilingue de Londres, 2287 demandes nouvelles ont été enregistrées et 1486 n’ont pas pu être pourvues, à ce jour, pour la rentrée 2014.

C’est pourquoi les conseillers élus de la liste d’union du centre et de la droite veulent mobiliser toutes les bonnes volontés pour adapter le plan Ecole à l’horizon 2020, pour en faire le « Plan Ecole pour tous ».

Un plan pour tous parce que 75 % des enfants français vivant au Royaume Uni n’ont pas accès aux écoles françaises ! Notre objectif est d’offrir une solution d’apprentissage en langue française à toutes les familles qui le souhaitent.

Voici les grands axes de travail, d’ores et déjà évoqués devant le comité de pilotage, vers la redéfinition des objectifs du plan Ecole à échéance 2020 :

Action 1 : Création d’un groupe de travail pour reformuler l’objectif 1 du plan Ecole

Pour les familles qui souhaitent accéder à l’enseignement français au Royaume-Uni, nous voulons poursuivre l’effort engagé qui a permis la création de plus de 1500 places depuis 2007 et l’ouverture, à la rentrée 2015, d’un troisième établissement secondaire à Wembley.

Conformément à nos engagements électoraux, nous avons demandé qu’un groupe de travail soit créé afin de fixer un nouvel objectif quantitatif en termes de places supplémentaires d’ici à 2020.

Le comité de pilotage a validé cette approche et attend un objectif affiné pour la fin de l’année. Après l’ouverture du lycée de Wembley, on peut estimer qu’il faudra encore créer environ 1500 places pour passer le cap de 8000 places dans l’enseignement français à Londres d’ici à 2020.

Action 2 : Création d’un « plan Ecole Bristol »

Comme je m’y étais engagé pendant la campagne, j’ai proposé une action décentralisée pour la région de Bristol, à l’image de ce qui est entrepris à Londres. Le développement de l’Ecole française de Bristol, la volonté de créer une Free school sur place ou encore les solutions du CNED offertes localement par des écoles britanniques légitiment un plan local, un plan Ecole Bristol, pour enraciner les acquis et donner des ailes aux projets.

Action 3 : Création d’un groupe de travail sur les frais de scolarité

La disparité des frais de scolarité est une question qui sera débattue au sein d’un groupe de travail dédié. Cette démarche va donner la mesure du phénomène déstabilisateur des choix budgétaires de l’AEFE à Paris sur l’évolution des tarifs du lycée Charles de Gaulle et de ses annexes.

Nous souhaitons également mieux impliquer les parents dans le contrôle de l’évolution des frais de scolarité et leur octroyer une vraie capacité d’intervention sur les choix stratégiques.

Action 4 : Détermination des critères d’accès en 6ème au lycée Charles de Gaulle

Des parents du site de Wix m’ont sollicité pour me faire part de leur inquiétude sur les critères d’accès au lycée lors de l’entrée en 6ème qui pourraient interdire l’accès à CDG à leurs enfants.

J’ai demandé à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, d’adresser son projet de critères d’accès au lycée Charles de Gaulle au conseil consulaire, afin de nous permettre de porter un avis sur le sujet.

Le proviseur nous a répondu que ce projet serait fourni à la rentrée et diffusé lors du conseil d’établissement du lycée.

Action 5 : Obtenir de la part de l’ambassadeur un fonctionnement transparent dans l’attribution des places au lycée Charles de Gaulle

Nous souhaitons que les commissions d’attribution des places incluent des observateurs sans droit de vote dont un représentant des parents, un représentant des enseignants et trois élus issus chacun de la majorité, de l’opposition et des indépendants.

Nous avons présenté un avis en ce sens au conseil consulaire (lire : « Premier conseil consulaire de Londres : 3 avis et une élection » du 07 juillet 2014). Le proviseur a déclaré que seul l’ambassadeur était susceptible de l’autoriser.

Nous soumettrons cette demande au prochain ambassadeur dès son arrivée. La commission d’attribution actuelle est uniquement composée de fonctionnaires. L’ouverture du lycée de Wembley en septembre 2015 nous presse de sortir de ce fonctionnement opaque.

Action 6 : Offrir aux enfants qui vivent loin d’une école française une solution économique d’enseignement en français

Fort du succès de son expérimentation au Royaume-Uni, le CNED a décidé la généralisation de son programme, avec application des tarifs des « cours à la carte ».

Ce fait génère une grande frustration pour les familles parce que les tarifs passent de 115 à 495 euros par an et par enfant. Je suis intervenu pour demander un bilan de cette politique tarifaire, dès la fin du premier trimestre 2014/15, afin d’évaluer le nombre de familles contraintes d’abandonner le CNED pour raisons économiques.

Je souhaite qu’il soit envisagé une aide financière pour les familles qui n’ont d’autres solutions que le CNED, afin de rétablir l’équité républicaine avec les familles dont les enfants sont scolarisés dans les écoles françaises subventionnées à l’étranger.

Action 7 : Création d’un groupe de travail consacré aux enfants en difficulté

Dyslexie, dysorthographie, troubles de l’attention ou bien encore précocité…peuvent mettre l’enfant en difficulté au cours de sa scolarité.

Véronique Cartoux a demandé que les établissements français à Londres mettent en place des dispositifs semblables à celui du Réseau d’aide aux élèves en difficulté (RASED).

L’ambassadeur, Bernard Emié, a approuvé l’idée de créer un groupe de travail sur ce sujet afin de dresser une liste de priorités.

Lors du comité de pilotage, j’ai rappelé les progrès du groupe de travail concernant l’objectif n°2 relatif à l’enseignement bilingue (lire : « Plan Ecole : l’objectif 2 s’organise… par Bénédicte Yue » du 08 juin 2014) et ceux du groupe dédié à l’objectif n°3 concernant le programme Flam (lire : « Elections consulaires 2014 : Roch Miambanzila, un candidat au service des écoles FLAM du Royaume-Uni » du 07 mai 2014). Ces deux objectifs du plan Ecole seront, eux-aussi, actualisés d’ici la fin de l’année.

A n’en pas douter, un nouvel élan a été donné pour établir une « version 2.0 » du plan Ecole, né en 2008, de façon à revitaliser ses objectifs dans la perspective des cinq prochaines années.

Crédit photo : openclipart.org

Bernard Emié pose la première pierre d’un nouveau lycée français à Londres

Par une heureuse coïncidence, un second lycée français va ouvrir à Londres, l’année même du centenaire du lycée Charles de Gaulle. Dans le quartier de Wembley, le nouvel établissement accueillera ses premiers élèves en septembre 2015.

Première pierre - Bernard Emié - Olivier Cadic - Muhammed Butt Juin 2014

Sur le toit du futur lycée : Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic et le Councillor Muhammed Butt, Leader du Council de Brent

On n’attendait pas l’événement depuis cent ans, mais impatiemment depuis de nombreuses années lorsque l’unique lycée commença à refuser des inscriptions par manque de capacité. La vague d’immigration française au Royaume-Uni ne cessant de gonfler, les 4500 places du lycée CDG, pourtant l’un des plus grands du monde, ne suffisent plus à répondre à la demande d’enseignement français.

A la rentrée 2015, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) comptera une nouvelle pièce dans son dispositif : le « lycée international de Londres » qui lui permettra d’accueillir 1300 élèves supplémentaires dans un bâtiment rénové, de style Art Déco, à Brent non loin du stade Wembley. Un nouveau succès après l’ouverture, on s’en souvient, en septembre 2011, du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, venu lui aussi alléger la pression sur l’établissement Charles de Gaulle (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

D’ici quelques mois donc, Londres pourra s’enorgueillir d’un troisième établissement secondaire à l’attention des familles francophones et francophiles, réalisant ainsi l’objectif n°1 du plan Ecole qui vise à étoffer constamment le nombre de places disponibles.

« Il s’agira pour moi de l’une des plus belles réussites de mon mandat dans cette ville-monde qu’est aujourd’hui Londres », a déclaré notre ambassadeur, Bernard Emié, le 17 juin dernier, lorsqu’il est venu poser la première pierre.

Chacun peut objectivement mesurer le chemin accompli. Il y a exactement trois ans, Bernard Emié conduisait sa première réunion du plan Ecole, à la Résidence de l’ambassadeur (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié » du 16 juin 2011).

Fraichement nommé, il a immédiatement pris la mesure du problème de la scolarité française. Toujours élogieux et humble à l’égard du travail de Maurice Gourdault-Montagne, son prédécesseur, Bernard Emié a joué sa partie en professionnalisant notre démarche et en restructurant le comité de pilotage du plan qu’il voulait uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat.

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Entre 2011 et aujourd’hui, c’est une « belle réussite, s’est-il félicité dans l’école en chantier de Brent, car c’est surtout un travail d’équipe que nous avons pu conduire grâce au plan Ecole avec toute la communauté scolaire et éducative française avec comme seul objectif commun l’intérêt de nos enfants ». En effet, après les 600 nouvelles places du CFBL, le plan va permettre d’en ajouter le double grâce au lycée de Wembley !

L’ambassadeur a brièvement rappelé combien la route fut parfois chaotique et incertaine, pour mieux valoriser le travail de partenariat entre l’ambassade, l’AEFE et les équipes du FEPT (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 2013).

A quelques jours de la fin de son mandat au Royaume-Uni, Bernard Emié retiendra volontiers que de nombreux obstacles ont été franchis grâce à la « qualité de la relation bilatérale franco-britannique à tous les niveaux », saluant chaleureusement Muhammed Butt, Leader of the Council, et les autorités municipales auprès de qui « le dialogue et la coopération ont été riches,  fructueux et faciles ».

Saluons aussi l’action de nos trois trustees du French Education Property Trust Limited (FEPT) : Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn. Le FEPT, organisme à but non lucratif de droit anglais, a emprunté la somme de 40 millions de livres destinés à financer les travaux de l’école. La communauté scolaire a également pu compter sur l’implication financière d’entreprises françaises, inscrites à la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, pour une dizaine de millions de livres complémentaires.

Amplifiant les hommages et alimentant l’enthousiasme général de cette soirée officielle, les médias sont venus manifester leur vif intérêt pour le futur Lycée international de Londres. En particulier, le Journal de 20 heures de France2 a souligné la qualité et le modernisme des infrastructures pour soutenir une pédagogie qui doit répondre « aux défis d’une société nouvelle, internationale, multilingue et connectée », a résumé notre ambassadeur. Par ailleurs, je vous recommande l’article de Nicolas Madeleine: Un nouveau lycée français à Londres pour faire face à l’afflux d’expatriés – Les Echos, du 18 juin 2014.

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Personne n’en doute : nos lycéens recevront le meilleur. Cela suffit au bonheur de tous les acteurs du plan Ecole que Bernard Emié a incité à être « fiers » d’avoir si bien travaillé au service du rayonnement de la France à Londres.

Lire : Texte de l’intervention de M. Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni : Pose de la première pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014.

Crédit photos : Valérie Sieyes

Plan Ecole : l’objectif 2 s’organise… par Bénédicte Yue

Je vous reparle avec plaisir de l’objectif n°2 du plan Ecole, puisqu’une assemblée générale consacrée à cet objectif particulier s’est tenue le 22 mai dernier, date du premier anniversaire de la création d’une équipe de travail dédiée à ce thème (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Rappelons que cet objectif n°2 consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. Une solution d’apprentissage à notre langue pour les 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne et scolarisés dans des écoles britanniques.

Le groupe de travail a commencé ses travaux en reprenant la carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Marilyn Bergère-Williams a contacté chacun de ces établissements pour apprendre dans quelles conditions le français était enseigné, l’idéal étant de trouver des matières dispensées en langue française, au-delà des cours de français proprement dits. Une première liste a été publiée dès le mois de décembre dernier, grâce au travail opiniâtre et méticuleux de Marylin.
Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham et candidate sur notre liste d’union UMP-UDI-UFE participe à l’animation de l’équipe dédiée à cet objectif. J’ai le plaisir de reproduire son texte, ci-dessous, pour rendre compte de la réunion consacrée à l’objectif 2 du plan :

« L’Assemblée générale du plan Ecole consacrée à l’objectif 2 s’est tenue pour la deuxième année consécutive, le 22 mai dernier, à l’Institut français.

Rappelons que l’objectif 2 a une double mission :

• Compléter l’offre scolaire des enfants français vivant en Grande-Bretagne qui, pour la grande majorité d’entre eux, ne sont pas scolarisés dans les écoles françaises de Londres (manque de place, frais de scolarité élevés, localisation ou tout simplement par choix personnel d’immersion). Cela passe par le développement des écoles et filières offrant un enseignement bilingues ou intégré du français (CLIL) et/ou un soutien en français langue maternelle au sein du système éducatif britannique.

• Promouvoir l’enseignement du français langue étrangère dans ces écoles anglaises d’une manière générale.

Quatre axes de travail ont été identifiés :

Ecoles bilingues britanniques1) Dresser un état des lieux des écoles existantes : 10 écoles d’état anglaises offrant des filières bilingues à des degrés divers ont été recensées et 15 autres offrant un soutien en français langue maternelle le plus souvent intégré au sein du curriculum et/ou en liaison avec le CNED (lire : « Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais » du 04 décembre 2013).

L’Institut français a ainsi mis à jour la carte des écoles concernées : http://planecoleroyaumeuni.wordpress.com/category/carte-des-ecoles-bilingues-britanniques

A cela s’ajoutent de nombreux projets en cours :
• Bromley (Primaire, ouverture en sept 2014, http://www.bbs-cfbt.org.uk)
• Harrow (Primaire, http://www.harrowbilingualprimary.co.uk)
• Tonbridge (Primaire, http://tbpschool.wix.com/bilingualschool)
• Bristol (Primaire, http://www.bristolbilingualprimary.com)
• International Academy of Greenwhich (Secondaire, http://www.iaog.org.uk)

D’autres projets à l’état embryonnaire ont également été évoqués en Primaire (Cambridge, Brighton et Hackney) ou Secondaire (Fulham).

2) Faciliter la mise en place d’écoles et sections bilingues quelles que soient leurs formes juridiques : free schools, section, multi-academy trust ou autre

En complément des guides officiels disponibles (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013), un séminaire pratique sera organisé autour d’experts en fin d’année afin de guider les équipes sur les différents aspects de leur projet : processus d’application, curriculum bilingue,  « governance », recherche immobilière, financement, HR ou encore ICT, etc…

L’idée de créer à moyen terme un réseau d’écoles bilingues sur le modèle du parapluie FLAM permettant d’échanger sur des problématiques communes fait son chemin.

3) Promouvoir l’enseignement du français langue étrangère dans les écoles anglaises

Une première réunion a été organisée à l’Institut français en décembre 2013 réunissant chercheurs, écoles et  associations de langues afin d’évoquer des problématiques de terrain et orientations possibles (lire : « Lutter contre l’érosion de l’apprentissage du Français au Royaume-Uni » du 22 février 2014).

Un rapport complet de la situation des langues dans les écoles anglaises, des freins et perspectives est disponible sur ce site : http://www.oliviercadic.com/wp-content/uploads/2014/03/Situation-des-langues-en-Angleterre-Janvier-2014-B.YUE_.pdf

Différentes initiatives sont en cours avec des universités anglaises afin de sensibiliser les écoles et autorités britanniques aux nombreux avantages du bilinguisme (développement cognitif, intégration sociale, etc…).

L’Institut français a également mis en place au cours de la dernière année deux mesures importantes afin de soutenir le développement du français dans les écoles anglaises :
• Coopération avec ALL et Network for Languages lancée en mars 2013 et développement de ressources dans le cadre des mesures visant à rendre obligatoire les langues à partir de 7 ans en septembre 2015.  Ces ressources sont disponibles gratuitement sur le site http://culturetheque.org.uk/.
• Partenariat pour la formation initiale PGCE et assistants de langues lancé en janvier 2014 avec le British Council.

Par ailleurs, une refonte du Label FranceEducation qui ne fonctionne pas au Royaume-Uni est à l’étude afin d’assouplir certaines conditions.

4) Enfin, le CNED vient s’ajouter à l’objectif 2, suite à la réunion du 22 mai dernier.

En effet, suite au succès de la formule CNED Royaume uni (qui a séduit plusieurs centaines d’élèves), le CNED propose désormais une scolarité complémentaire internationale et d’autres formules qui peuvent constituer une solide alternative pour une partie de la communauté française scolarisée dans les écoles britanniques (http://www.institut-francais.org.uk/wp-content/uploads/2014/05/notice-cned-2014.pdf).  Un groupe de travail a donc été mis en place afin d’étudier différentes formes d’implantation possibles (club après l’école ou intégration dans le cursus). »

De g à d:  Isabelle Richards (Bristol Bilingual primary school project), Marc Wolstencroft (ex-Principal de Wix Primary School), Nathalie Jan Doucy (ex-membre du projet International Academy of Greenwich), Alexandra Troletti (West Kent Bilingual primary school project), Bénédicte Yue (Europa School UK), Christian Ravel (Parapluie FLAM) et Hélène Mosche (Fast languages - CNED)

De g à d: Isabelle Richards (Bristol Bilingual primary school project), Marc Wolstencroft (ex-Principal de Wix Primary School), Nathalie Jan Doucy (ex-membre du projet International Academy of Greenwich), Alexandra Troletti (West Kent Bilingual primary school project), Bénédicte Yue (Europa School UK), Christian Ravel (Parapluie FLAM) et Hélène Mosche (Fast languages – CNED)

Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger

Les Français ont opté pour « le changement » il y a bientôt deux ans. Tout comme leurs compatriotes restés en métropole, Les Français de l’étranger en ressentent douloureusement les effets.

La réforme des bourses décidée par le gouvernement a conduit à une chute de 42% du montant des bourses versé en 2013 aux parents des élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres ! On sait que cette politique restrictive va s’amplifier en 2014.

HandprintLa réforme des bourses va éconduire les familles économiquement fragiles du système de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La Gauche instaure clairement la sélection par l’argent. Je pose la question : est-il normal qu’une institution dotée de plus de 500 millions d’euros de subventions ne s’attache pas à garantir la mixité sociale au sein de ses établissements?!

En effet, en 2011, la subvention du ministère des Affaires étrangères destinée à l’AEFE s’élevait à 420,8M€, tandis que l’aide à la scolarité s’établissait à 119M€. Le total du budget consacré à l’enseignement à l’étranger représentait donc 539,8M€.

Au Royaume-Uni, une vague d’indignation enfle parmi les parents d’élèves qui ont besoin d’une bourse pour financer, tout ou partie, des frais de scolarité de leurs enfants. Mais cette vague d’amertume s’étend à presque tous les parents après l’annonce d’une hausse annuelle d’environ 8% des frais de scolarité. Le coût est d’autant plus rude pour le budget familial que vous avez plusieurs enfants scolarisés.

Quelle est la finalité poursuivie par le gouvernement à l’horizon des deux prochaines années ?

La réponse se trouve, en filigrane, dans le projet de loi de finances 2014 (PAP 2014 Action extérieure de l’Etat – page 100), où l’on peut lire : « les prévisions pour 2014 et 2015 sont établies pour rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD (Etablissement en gestion directe) »

En termes clairs, les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité française à l’étranger. Ils en assument déjà 60%.

Cette politique se traduira par un accroissement substantiel des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle.

En effet, en page 14 du même document, nous découvrons que la subvention destinée à l’AEFE sera de 416,5M€, tandis que l’aide à la scolarité s’élèvera à 118,8M€, soit un total de 535,3M€ en 2014. Pour information, le budget était de 539,8M€ en 2011.

L’engagement de l’Etat en 2014 est donc inférieur à celui de 2011 !

Mais, dans le même temps, les frais ont augmenté de plus de 38% au lycée Charles de Gaulle !

L’Etat fait supporter aux parents d’élèves non seulement 100% de l’augmentation des coûts du lycée, mais également 100% des coûts de son administration centrale !

Afin que les parents puissent déterminer s’ils seront en mesure de supporter financièrement une scolarisation de leurs enfants au lycée dans la durée (soit 12 années, du cours préparatoire à la terminale), j’ai demandé au proviseur Olivier Rauch de nous indiquer son anticipation du taux annuel d’augmentation pour les cinq prochaines années.

Actuellement, l’AEFE n’offre aucune visibilité à moyen ou long terme. L’Agence est incapable de se projeter au-delà de trois ans, ne pouvant garantir la part de subvention consacrée aux salaires des enseignants d’une année sur l’autre… Par conséquent, Olivier Rauch m’a honnêtement répondu qu’il était tout à fait illusoire de réaliser une anticipation sur cinq ans.

La réforme des bourses, alliée à une volonté de faire assumer l’intégralité des coûts de scolarité à l’étranger par les familles, va accentuer le phénomène de retrait d’enfants issus des classes moyennes.

La démarche du gouvernement est paradoxale : subventionner largement une organisation étatique en charge de gérer un réseau d’écoles… financé à terme exclusivement par les familles !

Nul besoin d’être prospectiviste pour comprendre que cette politique affligeante et partiale éradiquera, à terme, la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE.

L’attitude du gouvernement socialiste porte gravement atteinte à l’idée que je me fais du pacte républicain !

C’est pourquoi j’ai demandé, lors de la dernière réunion du plan Ecole et du conseil d’établissement du lycée, qu’un indicateur soit mis en place pour mesurer la mixité sociale au sein des établissements de l’AEFE.

Photo Flickr de Pekka Nikrus

Lutter contre l’érosion de l’apprentissage du Français au Royaume-Uni

Oui, j’ai une patrie : la langue française, écrivait Camus.

Le français est la 10ème langue la plus parlée en Angleterre si l’on inclut toutes les communautés présentes. C’est la langue la mieux connue par la population anglaise: 15% de la population anglaise se dit capable de tenir une conversation en français loin devant les autres langues.

Toutefois, la pratique du français semble refluer inexorablement du sol britannique. Le français perd du terrain en raison du déclin général des langues mais aussi face à la concurrence d’autres langues comme l’espagnol et le mandarin. Certains membres de notre communauté s’en alarment.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Si le français reste la langue dominante dans les écoles primaires anglaises (74% des écoles offrent le français, loin devant l’espagnol 16% et l’allemand 4%), le nombre d’étudiants choisissant le français en GCSE a baissé de 56% en 9 ans.

La baisse est également notable en A level, puisque le nombre de candidats possédant un A level en français a diminué de moitié entre 1996 et 2012 ! Ils sont passés de 22.000 à 11.000!

Comment, dans un tel contexte insuffler le développement des Free schools bilingues, objectif n°2 du plan Ecole ? (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013). De nombreux acteurs tentent de remédier à cette situation.

« Il y a en Angleterre un vrai paradoxe. Alors que le pays et notamment Londres sont très multiculturels, l’Angleterre souffre d’un déficit croissant dans l’apprentissage des langues étrangères. Selon l’Eurobarometer 2012, 60% de la population anglaise ne parlerait aucune autre langue » souligne Benedicte Yue qui vient de participer à une table ronde organisée sur le sujet dans le cadre du plan Ecole à l’Institut français aux côtés de Laurent Batut et Yves Letournel. .

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 - (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 – (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Des chercheurs, parmi lesquels Gaby Meier, Jim Anderson et Roberto Filippi ont entrepris de coordonner leurs travaux afin de mettre en avant les nombreux avantages liés au plurilinguisme : fonctions cognitives, cohésion sociale, ouverture au monde, apports du CLIL, etc.

Leur expertise et le fruit de leurs travaux peuvent favoriser l’atteinte de l’objectif 2 du plan Ecole qui vise à promouvoir l’intégration du français dans le système éducatif britannique, par trois moyens possibles : la création d’écoles bilingues (dont les Free schools), la création de sections bilingues et la mise en place de CLIL (Content & Language Integrated Learning) à des degrés divers. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Pour plus d’informations, vous trouverez une excellente synthèse rédigée par Bénédicte Yue à votre intention : Situation des langues en Angleterre Janvier 2014 B.YUE – Bilan, freins et perspectives – pdf

Merci de m’adresser vos coordonnées si vous souhaitez contribuer, d’une manière ou d’une autre, aux travaux de l’objectif n°2 du plan Ecole. Vous pouvez également prendre contact avec Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français au service culturel de l’Ambassade, email : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais

L’objectif n°2 du plan Ecole consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. J’aime à rappeler que plus des 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne sont scolarisés dans des écoles britanniques. Les Français sédentarisés en Grande-Bretagne souhaitent pouvoir accéder à des enseignements qui favoriseront la préservation chez leurs enfants de la langue et de la culture françaises, quels que soient leur lieu de résidence et leurs revenus.

Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Une des premières actions du plan Ecole fut de faire un état des lieux et d’identifier ainsi les établissements, publics ou privés, qui offraient  déjà un cursus français-anglais au Royaume-Uni.  Un groupe de travail a été constitué à ce dessein (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Quels sont les critères ? Les établissements retenus par le groupe de travail doivent offrir soit un soutien français langue maternelle, soit une « immersion », autrement dit l’enseignement de disciplines à travers une langue autre que celle de l’anglais. L’idéal étant d’enseigner deux disciplines non linguistiques en français, comme la géographie, l’Histoire ou les NTIC, évidemment en sus de l’enseignement de la langue française.

Marilyn Bergère-Williams

Le groupe de travail du plan Ecole a travaillé à partir d’une carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Depuis la rentrée Marilyn Bergère-Williams, a pris la peine de contacter chacun de ces établissements, par email ou téléphone, afin de vérifier s’ils répondaient aux critères précités.

Seuls 24 établissements correspondaient à ces critères.

Nous ne sommes qu’au début d’un processus et en phase d’élaboration d’un modèle qui sera régulièrement adapté et complété par les experts qui ont mis leurs compétences au service du plan Ecole. Merci en particulier à Marylin qui justifie, elle-même, de trente années  d’expérience dans la formation professionnelle et l’éducation en Grande-Bretagne, où elle a fait ses études supérieures  (University of Nottingham et UCL).

Voici la liste des établissements contactés par Marilyn qui sont recensés en deux listes :
1 – UK Schools offering French as a Modern Foreign Language to UK students
2 – UK Schools offering French Mother Tongue Support to French native speakers

Figurer dans ces listes pour un établissement ne préjuge en rien de sa qualité et ne lui accorde aucune forme de reconnaissance pédagogique par le groupe de travail.

Peut-être connaissez-vous d’autres écoles que nous n’avons pas encore référencées ? Merci beaucoup de nous en faire part !

Plan Ecole : Axelle Lemaire préfère l’observation à l’action

Axelle Lemaire, députée socialiste des Français de l’étranger, se vante sur son blog d’avoir obtenu « la création d’un observatoire des frais de scolarité » qu’elle aurait conquis de haute lutte face à ma supposée opposition.

Il est formellement précisé que j’ai tenté de « torpiller cette initiative qui profitera aux familles modestes, aux classes moyennes et à tous ceux  qui dans les établissements du réseau, ont exprimé leur malaise face à l’imprédictibilité des variations des frais d’écolage ».

Quelle affabulation ! Que d’ignorance, surtout !

En premier lieu, l’idée de créer un groupe de travail dédié aux frais de scolarité n’est pas neuve. Il y a 4 ans, l’équipe du plan Ecole avait, en effet, créé un groupe de travail baptisé « Frais de scolarité », lors de son assemblée générale du 20 octobre 2009. Ce groupe avait pour mission de répondre à l’inquiétude des parents de l’école l’Ile aux Enfants face aux différences de coûts prévisibles entre le lycée Charles de Gaulle (CDG) et le futur collège CFBL à Kentish Town.

Ce groupe s’est réuni deux fois pour conclure que l’évolution des coûts relevait du libre choix de chaque établissement. Par conséquent, nous avons un mis un terme à ses travaux pour ne pas être suspectés de rechercher une « entente illicite sur les prix » (lire : Compte-rendu de la réunion dans CR Frais de scolarite du 19 03 10). Les représentants du CFBL avaient d’ailleurs décliné l’invitation à participer à la réflexion pour cette raison.

Le 10 juin 2013, par la voix de son assistant parlementaire, Mme Lemaire a proposé de créer un groupe de travail consacré aux frais de scolarité. L’affaire ayant eu un précédent, tel que je l’ai évoqué, l’assemblée générale du plan Ecole a logiquement rejeté sa proposition.

Mme Lemaire est animée d’une idée toute personnelle de la démocratie participative, ce qui explique qu’elle est revenue à la charge pour imposer sa proposition lors du comité de pilotage du plan Ecole le 1er juillet 2013.

Pourquoi dis-je « imposer » ? Parce que notre ambassadeur, qui préside le comité, pouvait difficilement rejeter une demande émanant d’un député. Pour lui épargner tout embarras et par esprit de consensus, cette décision fût actée sans avoir reçu un quelconque soutien.

N’en déplaise à Mme Lemaire, notre problème n’est pas « d’observer les frais de scolarité ». Il suffit de se rendre aux commissions des bourses pour les connaître dans leur intégralité. Nous attendons plutôt qu’elle agisse pour tempérer leur inflation.

Sur la question des frais d’écolage, j’avais proposé, dès 2010, d’influer sur les choix budgétaires du lycée CDG en soutenant la création d’une commission permanente au sein de l’établissement. Il faut dire que cette même année, le proviseur Bernard Vasseur anticipait une progression annuelle de 10% des frais de scolarité ! Je vous avais communiqué sur mon blog, en novembre 2010, l’impact prévisible de cette hausse jusqu’en 2014/2015 (lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010).

La commission permanente avait été créée, à ma grande satisfaction. Elle a permis de modérer la hausse anticipée : les frais trimestriels 2014/15 du lycée devraient s’élever à £1,986, contre la prévision initiale de £2,103 faite en 2010. Aussi, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole, j’ai rappelé que cette commission permanente était cruciale pour contrôler l’évolution des frais de scolarité.

Mme Lemaire prétend s’inquiéter des variations des frais d’écolage et de leur incidence sur les familles modestes et les classes moyennes. Je lui en donne acte. Toutefois, elle vote, sans sourciller un budget qui vise à «rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD.»  Comprenne qui pourra ! C’est vraiment l’image du pompier pyromane. (Note : EGD = Etablissement en gestion directe par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger)

Chacun doit clairement comprendre que les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité à l’étranger. Ce phénomène se traduira immanquablement par un accroissement substantiel des frais de scolarité.

Le budget affecté à l’enseignement français à l’étranger s’élève à 535.3M€* en 2014, contre 539.8M€**en 2011. L’engagement de l’Etat pour 2014 est donc inférieur à celui de 2011. Dans le même temps, les frais d’écolage ont augmenté de plus de 38% au lycée CDG (£1,437 en 2010/11 contre £1,986 prévus en 2014/15). L’Etat fait donc supporter aux parents d’élèves l’intégralité de l’augmentation des coûts du lycée CDG et, de surcroit, l’intégralité de l’augmentation des coûts de son administration centrale !

En parallèle, le budget des bourses, lui, ne progresse plus en fonction des besoins des parents aux moyens financiers limités. Cette évolution aboutira à un fort recul de la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE. C’est imparable. Je le déplore.

Il y a deux semaines, afin de permettre aux parents de déterminer s’ils pourront supporter ou non le financement de tout le parcours scolaire de leurs enfants au lycée Charles de Gaulle, j’ai demandé à Olivier Rauch, proviseur, de nous indiquer le taux annuel d’augmentation des écolages qu’il anticipe pour les 5 prochaines années. (Lire : mon intervention lors du conseil d’établissement du lycée Charles de Gaulle du 12/11/13 dans 131112 CE CDG – OC).

Compte tenu du clair-obscur qui entoure nos finances publiques, le proviseur a répondu qu’il n’était plus en mesure de faire un pronostic.

Plutôt que d’agir pour faire baisser concrètement les frais de scolarité, Axelle Lemaire préfère les observer et tente de faire diversion en m’intentant un faux procès. Dommage!

* PAP 2014 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2014 : subvention AEFE : 416.5M€ ; aide à la scolarité : 118.8 M€ (lire : PAP_2014_BG_action_exterieure_etat p14)
** PAP 2011 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2011 : subvention AEFE : 420.8M€ ; aide à la scolarité : 119.0 M€ (lire : PAP2011_BG_Action_exterieure_etat)

Photo Flickr de Mauricio Ulloa

Le plan Ecole enregistre de nouveaux progrès

Chaque semestre, depuis cinq ans déjà, l’ambassadeur réunit le comité de pilotage du plan Ecole. Cette tradition fut initiée par Maurice Gourdault-Montagne en 2008. Et depuis cinq ans, nous faisons le point sur les avancées des trois objectifs définis à l’origine.

Je vous invite à prendre connaissance de nos progrès en lisant le compte rendu de notre dernière réunion, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié (lire : 20130701-CR Comité de Pilotage).

Je me suis clairement réjoui de l’atteinte de notre premier objectif : la création de 1500 places supplémentaires dans l’enseignement français à l’étranger. Nous avions prévu trois ans pour y parvenir. Nous en mettrons sept. Cela tempère un peu mon enthousiasme car je mesure la frustration des parents dont les enfants n’obtiennent toujours pas de places. Ils étaient encore largement plus de 1 000 dans ce cas cette année.

Comme vous pourrez le découvrir dans le compte-rendu, le groupe de travail chargé d’analyser l’organisation des flux d’élèves entre les différentes écoles primaires et secondaires après l’ouverture du futur lycée de Wembley a abouti à de nombreux points d’accord. Mais il n’est pas parvenu à un consensus complet.

Pourquoi donner une priorité d’accès au lycée Charles de Gaulle (CDG) aux seuls élèves issus des écoles annexes de ce lycée? Cette proposition de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’a pas obtenu l’assentiment du comité. J’ai suggéré que la discussion sur la gestion des flux d’élèves se poursuive au second semestre.

J’ai aussi souligné que nous devrons poursuivre l’accroissement du nombre de places une fois que le lycée de Wembley sera ouvert, à la rentrée 2015, parce que la pénurie reste prévisible. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé la participation d’Yves Aubin de la Messuzière, président de la Mission laïque Française (MLF), à notre prochain comité de pilotage. Il sera en effet intéressant d’entendre la vision de la MLF qui constitue le second réseau d’écoles françaises à l’étranger après l’AEFE.

L’ambassadeur a également accepté ma suggestion de prévoir la participation à nos réunions de Sabine Paradis, directrice de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, ouverte il y a un an seulement à Portland Place, au centre de Londres.

En outre, j’ai mis l’accent sur l’objectif n°2 du plan Ecole, dédié au développement des écoles bilingues franco-anglaises. Il faut saluer le travail de l’équipe dédiée à ce dessein en mai dernier et animée par Bénédicte Yue (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Le rôle joué par Bénédicte dans la création de la Free school de Culham justifie qu’elle puisse siéger au comité de pilotage pour offrir le regard des parents d’élèves dans le cadre du développement des filières bilingues au Royaume-Uni. De plus, pour favoriser la dynamique de cet objectif n°2, j’ai proposé qu’une journée d’information consacrée à la création de « Free schools » bilingues soit organisée à l’intention des écoles du programme Flam. L’association «Parapluie» qui fédère les écoles Flam sur le sol britannique se réunira le 1er décembre prochain. J’espère qu’elle pourra encadrer cette manifestation (lire : « « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Au sujet des écoles Flam, qui sont une cinquantaine au Royaume-Uni, le plan Ecole a permis de faire émerger « le réseau le plus dense en Europe et dans le monde pour un pays de cette taille » selon les termes de notre ambassadeur. Bernard Emié ajoute justement que ce réseau est « arrivé à maturité » et que « sa professionnalisation est devenue un enjeu majeur », d’autant que «ces “petites écoles” sont bien souvent le seul point d’ancrage francophone dans des régions entières. »

Il est néanmoins regrettable que le gouvernement socialiste ait mis fin à la transparence concernant l’attribution des subventions par le ministère des Affaires étrangères aux écoles Flam du Royaume-Uni. Seules 13 petites écoles Flam bénéficieraient d’une aide du ministère aujourd’hui sans que nous sachions ce qu’elles ont reçu…

L’ambassadeur a répondu que ses services donneraient satisfaction à mon souci de transparence en 2013. C’était le 1er juillet dernier. Quatre mois plus tard, l’information n’a toujours pas été diffusée, ni à moi, ni aux élus.

De son côté, notre députée Axelle Lemaire a confié aux élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, en mars dernier, qu’elle avait accordé l’ensemble de sa réserve parlementaire 2012 (estimée à 130.000 euros) aux petites écoles Flam. Contrairement à son engagement, elle ne nous a jamais communiqué la liste des heureux bénéficiaires de son bon vouloir.

Il souffle comme un parfum de clientélisme et d’opacité autour des aides publiques liées au programme Flam, une situation qui tranche nettement avec l’époque précédente sous l’ancienne majorité (lire : « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » du 06 avril 2013).

Souhaitons que notre députée reprenne à son compte les règles de bonne conduite qu’elle sait si bien rappeler aux autres.

Photo Flickr de Blondie 478

« Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue

Il y a un an, presque jour pour jour, j’inaugurais l’Europa School UK, une nouvelle free school multilingue près d’Oxford, en compagnie de tous les élus locaux et de Lord Hill, Schools Minister (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Michale Gove, Secretary of State for Education, aux parents d’élèves: « Les gens se souviendront de vous parce que vous aurez été à l’origine des premières free schools » (« Free Schools Live! » du 29 juin 2013)

Parmi les parents d’élèves figurait Bénédicte Yue, dont je vous ai parlé en mai dernier puisqu’elle a proposé de fabriquer un « kit d’information » à l’attention des parents qui souhaitent créer d’une Free School bilingue.

Son initiative a pris corps en même temps que la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, inchangé depuis 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

J’ai participé à la journée « Free Schools Live! » le 29/6/13 à Westminster en compagnie de Bénédicte. Le discours passionnant et visionnaire prononcé par Michael Gove, ministre de l’éducation britannique, offre des perspectives nouvelles pour les parents désireux d’obtenir un système éducatif répondant à leurs aspirations d’enseignement bilingue.

Rappelons que 2/3 des jeunes Français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques, principalement du fait de leur éloignement de Londres. Un  enseignement bilingue leur offrirait une ouverture culturelle française, tout en restant intégrés au système scolaire britannique.

Après l’Europa School en 2012, nous attendons l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (français/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue). Nous souhaitons que d’autres projets prennent forme et voient le jour en 2015. J’ai le plaisir d’ouvrir mes colonnes à Bénedicte Yue pour vous faire partager son expérience de création d’école à Culham et les informations recueillies lors du Free Schools Live conference and exhibition. Je la remercie vivement de cette contribution.

 Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  – Bénédicte Yue

Face à la saturation des établissements français sur Londres, le concept de free school pourrait s’avérer une alternative intéressante pour développer des écoles bilingues en Angleterre.

Les Free schools sont des écoles d’état anglaises disposant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ».  Elles sont indépendantes du contrôle des autorités locales et supervisées directement par le Department for Education, l’OFSTED et l’Education Funding Agency.

Les free schools disposent d’une plus grande liberté à plusieurs niveaux :
– Elles n’ont pas l’obligation de suivre le programme anglais (National curriculum) mais doivent offrir une éducation « vaste et équilibrée » ;
– Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget ;
– Elles ont également certaines libertés en matière de rythme scolaire ou encore de politique de recrutement et de rémunération ;
– Enfin, et ce qui n’est pas négligeable, elles sont « free » d’un point de vue financier.

Cette initiative, lancée par le gouvernement de coalition en juin 2010 et qui s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014.

Très peu d’entre-elles axent leur curriculum sur un programme multilingue. On peut citer notamment Europa school UK (près d’Oxford) offrant 2 filières anglais/français et anglais/allemand et l’école de Brighton (primaire anglais/espagnol), Judith Kerr (primaire anglais/allemand), Tiger Primary school (primaire mandarin/anglais) et nous nous réjouissons de l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (fançais/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue).

La flexibilité qu’offrent les free schools en matière de programme pédagogique en font un véhicule idéal pour mettre en place des écoles bilingues/multilingues qui s’intègrent dans le système éducatif britannique.

Cela peut représenter une opportunité pour toutes les familles françaises ou franco-anglaises installées durablement en Angleterre qui tout en faisant le choix de l’immersion dans le système scolaire de leur pays de résidence peuvent continuer à offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle. Cela favorise en outre l’intégration avec la communauté anglaise désireuse d’améliorer ses compétences linguistiques.  Enfin, cela peut également offrir une alternative aux familles qui n’ont pas de place dans les écoles françaises ou encore qui habitent en province.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

1) Equipe. La première étape consiste à bâtir une équipe autour d’un projet éducatif dans une zone où la demande pour ce projet est forte. L’équipe est en général un groupe de volontaires de la société civile (parents, enseignants, associations, etc…) dont la multidisciplinarité est essentielle.  Pour créer une free school bilingue par exemple, il s’agira de démontrer des compétences en matière d’éducation tant du côté anglais que français, des compétences juridiques, et, ce sur quoi le Department for Education insiste de plus en plus, des compétences financières.

2) Projet. Il faut ensuite pouvoir articuler son projet pédagogique en respectant un format très précis.

3) Demande. Enfin, recenser la demande pour chaque niveau des classes à créer.

Notons qu’il n’est pas essentiel d’avoir identifié un site et que, si votre projet est retenu, l’Education Funding Agency sera à vos côté pour rechercher un site, en faire l’acquisition le cas échéant et engager les travaux.

(de g. à d.) Olivier Cadic, Natalie Evans, director New Schools Network, et Bénédicte Yue lors du « Free Schools Live » au Queen Elisabeth II Conference Centre, à Westminster.

Une fois ces trois conditions remplies (équipe-projet-demande), il conviendra de vous doter d’un statut juridique sous forme d’Academy trust sans but lucratif (charitable company limited by guarantee) et de déposer un dossier auprès du Department for Education selon le format indiqué sur son site internet ci-dessous.

En termes de calendrier, il faut compter minimum 18 mois entre le dépôt du dossier initial et l’ouverture de l’école.  Il existe maintenant 3 fenêtres par an pour déposer un dossier (septembre, janvier et mai).  Si votre dossier passe la présélection, vous serez ensuite convoqué 2 mois plus tard pour un oral de présentation devant un panel.  Suite à cet oral, vous aurez ou non un accord pour passer en phase de pré-ouverture.  A partir de ce moment-là, le gouvernement vous allouera des fonds pour mettre en place votre projet.  Vous serez en général assisté par des consultants spécialisés et si tout se passe bien, votre projet débouchera sur la signature d’un funding agreement, lequel constitue le véritable acte de naissance de l’école.

N’hésitez pas à informer Yves Letournel, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade mail : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr qui pourra vous mettre en contact avec d’autres équipes et faciliter la communication au sein de la communauté française.

Le gouvernement anglais a également mis en place le New School Network (NSN).   Le NSN, dirigé par Nathalie Evans, a pour missions de conseiller gratuitement les équipes sur le montage des dossiers.  Il dispose de nombreuses informations utiles sur son site internet référencé ci-dessous et propose également un programme de développement vous permettant de bénéficier de subventions et de conseils personnalisés.

Il ne reste plus qu’à vous lancer dans l’aventure !

Liens utiles:
News school network – Application guidance
Department for Education website – How to apply guide
Education Funding Agency – Recherche de site, acquisition  et construction

Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni

A l’Institut français, les participants partagent leurs bonnes pratiques, lors des premières Rencontres des écoles Flam du Royaume-Uni, le 16 juin 2013

La décision de créer une fédération des écoles Flam est prise ! L’idée a été consacrée dans les salons de l’institut français de Londres, le 16 juin dernier, lors des premières Rencontres Flam. Les nombreux bénévoles présents qui se dévouent pour faire vivre ces « petites écoles du samedi », retiendront que c’était un dimanche et le jour de la fête des pères !

Il faut féliciter Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, pour avoir pris l’initiative de cette grande journée pédagogique. Son organisation fut sans faille. Le contenu fut riche d’intérêt pour tous les participants.

La journée du 16 juin 2013 est historique. Elle a permis de créer une structure fédérant les associations Flam du Royaume-Uni. En présentant son projet de comité d’organisation des écoles FLAM, Yves a clairement exprimé le souhait que les associations puissent prendre en main leur propre développement et ne soient plus dépendantes d’une structure administrative. L’attaché de coopération a suscité l’adhésion et la reconnaissance générale !

Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, entouré de candidats pour créer une charity qui fédèrera les associations Flam du RU

Quant au planning de la journée, la matinée fut animée par Adeline Douard pour favoriser l’échange d’expériences entre les écoles. Au cours de l’après-midi, divers intervenants ont présenté leur méthodologie avec cet impératif commun de donner aux enfants le plaisir d’apprendre et d’éveiller l’envie de progresser.

Axelle Oxborrow a présenté le diplôme d’études en langue française (DELF Prim) qui récompense le travail des enfants par un diplôme ; Emmanuelle Fournier-Kelly (Maskarade Languages) a expliqué l’intérêt de faire parler les enfants en les amusant ; Tania Czajka (Le Petit Monde) a fait une démonstration pédagogique avec une marionnette ; Anne-Laure Cano (Catfish) a exposé son matériel pédagogique pour les enfants de 5 à 11 ans ; enfin, Gabrielle Gazi (Hachette Education) a détaillé une méthode baptisée « Les Loustics ».

La pyramide d’apprentissage illustre l’objectif de Maskarade : faire parler les enfants en s’amusant puisque que 70% se souviendront de ce qu’ils ont dit.

La journée s’est achevée autour de trois tables rondes, animées par des responsables d’école chevronnées, portant sur ces trois sujets : la gestion d’une école FLAM (Aline McDermott, La Petite Ecole Française d’Elmbridge), celui des programmes éducatifs (Joëlle Simpson, de la Petite Ecole d’Ealing) et, pour finir, celui de la création et de l’animation de l’équipe pédagogique (Hasina Harris, de La Marelle et de l’Ecole Tricolore).

L’assistance étant enchantée et la seule présence de tous ces bénévoles qui mettent tout leur coeur au service de la culture française était émouvant. J’ai voulu en féliciter individuellement le plus possible ! Pour certains parents, ces « petites écoles » sont le seul espace où leurs enfants peuvent pratiquer notre langue.

Dans mon discours, j’ai rappelé les raisons qui avaient conduit Michel Monsauret et moi-même à créer l’objectif n°3 du plan Ecole, dédié au programme Flam. C’était en 2008 et nous voulions mettre en commun diverses expériences pour construire le premier maillon d’un réseau d’écoles bilingues. Résultat, nous sommes passés en 5 ans de 12 à 46 écoles de ce type au Royaume-Uni, ce qui place notre communauté au 1er rang dans le monde !

En démonstration, Tania Czajka, marionnettiste et directrice de la compagnie Le Petit Monde, associe le plaisir et l’éducation

A propos des écoles bilingues, Hasina Harris (La Marelle à Dartford, Ecole tricolore de Bromley) démontre que l’ objectif n°3 participe pleinement à l’atteinte de l’objectif n°2 du plan Ecole avec l’ouverture prochaine de l’école de Bromley Bilingual Primary School.

J’ai également souligné que cette fédération, sous forme juridique de Charity, permettra à l’Administration, représentée par Yves Letournel, de se concentrer sur un rôle de facilitateur.

De leur côté, les représentants des petites écoles FLAM deviennent les véritables leaders de l’objectif 3 du plan Ecole. Ils peuvent organiser leurs réunions et mutualiser les ressources necessaires à leur développement. Pour ma part, je vais agir pour leur permettre de contrôler eux-mêmes les attributions de subventions publiques aux associations Flam. Cet impératif de transparence évitera aux associations de devenir les otages de parlementaires qui chercheraient à les instrumentaliser politiquement ou les assujettir moralement en contrepartie d’aides publiques complémentaires et discrétionnaires.

Je poursuis ainsi mon engagement à les aider sur la voie du libre développement, au sein d’un réseau solidaire et indépendant !

Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !

C’est parti ! Depuis le 22 mai dernier, une équipe travaille sur l’enseignement bilingue. Lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole de novembre dernier, j’ai demandé la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, tel qu’il a été défini en 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. C’est chose faite et je suis persuadé que nous allons réaliser un grand bond en avant !

Si l’objectif n°1 du plan Ecole s’attache à démultiplier le nombre de places disponibles dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Rappelons que les 2/3 des jeunes français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 201).

Un enseignement bilingue offre à nos compatriotes durablement installés au Royaume-Uni « une solution intégrée au système scolaire britannique » (lire : PlanEcole19juin2008 – Ambassade de France). Nous avons estimé que l’enjeu consisterait à créer des classes bilingues dans 10 nouveaux établissements, chaque année, au Royaume-Uni. Outre l’intérêt marqué des parents, nous pouvons compter sur un réel engouement des Britanniques pour développer cette offre, d’autant que nous proposons de les accompagner (formation des enseignants, adaptation du système de notation…).

Les parents d’élèves s’investissent pleinement en faveur de l’enseignement bilingue (g. à d.) : Olivier Cadic, Nathalie Jandoucy, Elisabeth Fontanille, Marilyn Bergère et Bénédicte Yue

Pour avancer sur l’objectif, une équipe a donc été réunie par les soins de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, et Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France. La première action décidée a été de recenser les établissements qui offrent un cursus bilingue français-anglais au Royaume-Uni, afin de nous permettre de mesurer l’évolution par rapport à la carte originale de 2008 établie par Michel Monsauret, notre ancien conseiller culturel adjoint. A l’époque, nous comptions déjà une cinquantaine d’établissements de ce type. Un groupe de travail a été constitué afin de mettre à jour cette liste et d’établir un tableau de bord de suivi de l’offre bilingue sur le territoire britannique.

Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham, nous indique que, dans le cadre des travaux visant à rendre obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère dès 7 ans dans les écoles d’Etat anglaises, une consultation menée par le Department of Education en juillet 2012 laisse apparaître que le français est le « most popular choice » (70%), recueillant le double des suffrages par rapport à l’espagnol (34%) et devançant nettement l’allemand (20%). Lire « KS2 consultation published report » (page 4 – fichier pdf).

Un second groupe de travail a été constitué dans la foulée pour fabriquer un « kit d’information » à l’attention de ceux qui postulent à la création d’une Free School bilingue. Rompues au montage du dossier, Bénédicte Yue (Europa School Culham) et Nathalie Jandoucy (International Academy of Greenwich) mettront au profit de tous leur expérience cumulée : recherche immobilière, relation avec les autorités locales, financements, mais aussi recherche des prestataires… Ce concept de Free-School bilingue a déjà vu le jour en 2012 grâce à l’École européenne de Culham, près d’Oxford (lire Lire aussi : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012). Une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes à Greenwitch à la rentrée prochaine (lire : « Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School » » du 28 novembre 2012).

Chaque groupe de travail se réunira régulièrement autour de Laurent Batut et Yves Letournel pour faire le point.

J’ai une affection particulère pour cet objectif n°2 du plan Ecole qui conjugue le double avantage de répondre à l’attente des familles éloignées de Londres ou qui ne peuvent financer les frais de scolarité demandés par les écoles françaises et de favoriser le rayonnement de la langue française. Cerise sur le gateau, ce développement épargne le contribuable français !

Coup de chapeau à Avenue des Ecoles pour sa synthèse consacrée à la réunion du plan Ecole de l’UFE GB

Le site Avenue des Ecoles, dédié à l’éducation à Londres, vient de publier un remarquable compte-rendu de la réunion annuelle de l’UFE GB consacrée au plan Ecole.

Un grand merci à Sabine Cros et Anne Bioche, co-fondatrices du site pour la qualité de leur information. Je vous recommande de visiter leur site et de vous abonner à leur lettre d’information, si ce n’est déjà fait.

Lire le rapport : « Français de Londres, informez vous« .

Photo Flickr de Olivier Bacquet

Les médias se font l’écho de la 5ème réunion publique du plan Ecole de l’UFE GB

Les Echos, Le Petit Journal, Europe1, Radio Classique, Sud Radio, et même le 20 h00 de France 2… la problématique de l’enseignement français au Royaume-Uni suscite l’intérêt des médias et met en lumière le travail ardu et patient des acteurs du plan Ecole.

A l’origine de cette vague médiatique, la 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole du 2 mai dernier, organisée par l’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne et que j’ai eu l’honneur de co-animer avec Sophie Routier.

Dans le précédent billet, j’ai rendu compte en détail de l’évolution de l’objectif 1 du plan Ecole, initié en 2008, qui ambitionnait d’augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 2013).

Cinq ans plus tard, la dynamique du plan Ecole a abouti à la création de 955 places soit près de 200 places par an, grâce en particulier à la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, avec en ligne de mire l’ouverture d’un établissement secondaire à Brent à la rentrée 2015 (lire : « Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent » du 19 décembre 2012).

Les progrès enregistrés par le plan Ecole sont historiques et chacun doit s’en réjouir. Mais le rythme trop lent du déploiement de l’enseignement français à Londres ne peut être ignoré. L’article des Echos de Nicolas Madeleine met opportunément l’éclairage sur les conséquences négatives de cette situation. Je ferai des propositions pour lever les obstacles au développement de l’enseignement en français à l’étranger lors de la prochaine assemblée générale du plan école prévue le 10/6/13.

A l’heure du bilan, je voudrais vous rappeler les deux autres axes de progression du plan Ecole :
Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.
Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam le premier maillon d’un enseignement bilingue.

« Les établissements bilingues et les écoles Flam : deux alternatives porteuses de sens », résume adroitement Caroline Boeuf, dans son article publié dans Le Petit Journal.

A propos de l’enseignement bilingue, la journaliste rappelle justement que « ce concept s’est déjà concrétisé avec l’ouverture en 2012 de l’École européenne de Culham, près d’Oxford. Une nouvelle école secondaire internationale verra également le jour en septembre prochain à Greenwich. Cet établissement bénéficiera, comme l’école de Culham, du statut de « free school », c’est à dire une école gratuite et non-sélective. » (Lire aussi : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012 & « Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School », inscrivez-vous avant le 11/02/13 » du 28 novembre 2012). Comme je l’avais souhaité lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole, un groupe de travail de l’objectif 2 se réunira le 22/5/13 autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint.

Au sujet du troisième objectif, le programme Flam, Français langue maternelle, « premier maillon d’un enseignement bilingue », j’ai rappelé qu’en 2007, le Royaume-Uni comptait douze écoles Flam. Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français en recense trente-huit aujourd’hui. Ces associations, créées par des parents d’élèves, s’inscrivent dans ce réseau qui rassemble plus de 3000 élèves. Ces « petites écoles du samedi » s’adressent aux parents qui souhaitent que leurs enfants gardent un contact avec la langue française durant leur expatriation. » (Lire aussi : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Les prochaines rencontres FLAM auront lieu le 16/6/2013 à l’Institut Français à Londres.

Je vous invite à lire les articles suivants:

Les Echos
« A Londres, les écoles françaises sont prises d’assaut »
du 9 mai 2013
Plus de 700 demandes d’inscription n’ont pas pu être satisfaites. L’administration française est accusée de freiner les initiatives privées. Les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir l’afflux croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française est un frein au développement de nouveaux établissements, même privés. C’est le message que martèle Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni. (…) Lire la suite de l’article de Nicolas Madelaine

Le petit Journal
« Plan Ecole – 5 ans, un bilan et des projets »
du 9 mai 2013
Jeudi 2 mai s’est déroulée la cinquième réunion annuelle du Plan École, un projet créé il y a cinq ans pour faire croitre le nombre de places dans l’enseignement français en Grande-Bretagne et impliquant différents acteurs de la la société civile. L’occasion de faire le bilan des initiatives menées pour améliorer la capacité de scolarisation des enfants français au Royaume-Uni (…) Lire la suite de l’article de Caroline Boeuf

Europe1
« Londres : les écoles françaises bondées »
du 10 mai 2013
Trop peu d’écoles françaises au Royaume-Uni ? C’est du moins ce que déplore Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni, interrogé par Les Echos. Selon lui, les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir le nombre croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française rechigne à mettre en place de nouveaux établissements. Lire la suite de l’article

Photo Flickr de Amanda-Esque

Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger?

L’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne, a organisé jeudi 2/05/13 sa 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole. J’ai co-animé la réunion avec Sophie Routier, en charge du pôle Enseignement au sein de l’UFE GB et membre du Board du collège français bilingue de Londres (CFBL).

Fidèle à mon engagement pris lors du lancement du plan Ecole, en juin 2008, cette réunion publique permet d’évaluer chaque année les progrès de cette action collective en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni et d’en débattre avec tous ceux qui le souhaitent (lire : Texte Intervention OC 19 06 2008 d’Olivier Cadic, lors de la rencontre-débat UFE GB du 19 juin 2008 – ficher pdf).

Je remercie Sabine Paradis et Isabelle Faulkner co-fondatrices de l’EIFA (Ecole Internationale Franco-Anglaise) de nous avoir permis d’organiser notre dernière rencontre dans leurs locaux flambant neufs. Cette nouvelle école londonienne ouverte en janvier 2013 accueillera déjà plus de cent dix élèves dès la rentrée de septembre 2013. L’ouverture de l’EIFA marque l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde dont le slogan est «deux cultures, trois langues».

En 2008, notre objectif initial était de créer 1500 places nouvelles dans l’enseignement français sur une période de trois ans, au rythme de 500 créations annuelles, pour s’ajuster au volume de la demande insatisfaite de l’époque. Le plan Ecole vise donc à trouver les moyens d’accroître l’offre par une démarche maitrisée et constante. Cinq ans plus tard, nous pouvons revendiquer la création de 955 places, soit une moyenne de 200 unités supplémentaires par an et une augmentation de 21% de la capacité d’accueil des établissements.

Nous sommes encore loin de l’objectif initial.

Voici le bâtiment qui va accueillir le 3ème établissement secondaire français de Londres, à Brent, près de Wembley, en septembre 2015

Toutefois, il faut saluer le travail accompli avec la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town et l’ouverture programmée à Brent, près de Wembley, d’un établissement qui représentera à la fois un troisième collège  et un second lycée à Londres, en septembre 2015. Forts de ces succès, qui rompent avec les années d’immobilisme, la mise en œuvre du plan Ecole fournira bien les 1500 places promises, au bout de sept ans certes, au lieu de trois…

Il faut se réjouir de tels progrès et je rends un vif hommage à tous ceux qui s’impliquent au quotidien dans le cadre du plan Ecole.

Nous devons également faire preuve d’humilité en considérant l’écart entre le résultat obtenu et le besoin non satisfait exprimé chaque année par les parents d’élèves. Environ 700 demandes ont été rejetées lors de la dernière rentrée. En interne l’AEFE parle de « taux de pression » sur les établissements quand les demandes d’inscription ne sont pas honorées. J’ai réclamé la communication de ces données en conseil d’administration à de nombreuses reprises… sans succès.

La frustration de centaines de familles qui ne trouvent toujours pas la possibilité de s’inscrire dans le réseau français s’exprime avec force et nous devons y être particulièrement sensibles.

Il va bien falloir débattre un jour des raisons profondes qui brident la capacité d’accueil de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Une nouvelle circulaire du ministère de l’Education nationale du 10 avril 2013 prévoit que l’homologation d’une nouvelle école sera sujette à l’avis favorable du MAE (ministère des Affaires étrangères), auquel s’ajoute désormais l’avis de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Lien vers la circulaire : www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71388

Or, l’AEFE est un établissement public national placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Elle pilote le réseau d’enseignement français à l’étranger, en charge notamment de fournir les personnels détachés par l’Education nationale. Mais elle demeure aussi le principal opérateur de ce réseau composé de 480 établissements. A l’image du lycée Charles de Gaulle de Londres, 75 de ces établissements sont gérés directement par l’Agence (les « établissements EGD »),  tandis que 156 écoles ont passé une convention avec l’AEFE (les « établissements conventionnés »), comme le CFBL ou Jacques Prévert, alors que tous les autres, soit 249 écoles, sont désignés comme « établissements partenaires ».

Peut-on être juge et partie ? N’y a-t-il pas un conflit d’intérêt à piloter un réseau dont on est le principal opérateur ?

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, nous avait laissé entendre que Londres ne saurait constituer une priorité pour l’AEFE lors de sa première visite au Royaume-Uni, le 14 novembre 2008.

C’est la raison pour laquelle, soulignons-le, le conseiller culturel adjoint a fait appel à la MLF (Mission laïque française) pour nous aider alors à créer le business plan et à monter le projet du CFBL. Une fois le plan bouclé, le bâtiment trouvé et le financement assuré, l’AEFE a pris la décision de devenir l’opérateur de ce nouvel établissement, et conservé son monopole sur l’enseignement secondaire à Londres. Clairement dit, sans le poste diplomatique et la MLF ce dossier n’aurait jamais abouti.

Pour l’EIFA, le cycle était le même. L’AEFE a tenté de décourager Sabine Paradis dans son projet. Soutenue par la MLF et les conseillers culturels adjoints, représentants locaux du MAE, la tenacité de Sabine a fini par payer. Lorsque l’EIFA a pu voir le jour, elle est restée loyale envers la MLF et a éconduit l’AEFE. Là encore sans l’action combinée du poste diplomatique et de la MLF, plus de 100 places nouvelles n’auraient pas vu le jour.

Revenons à la circulaire. En ayant la possibilité de contrôler dorénavant ce qui peut être homologué ou non, l’AEFE dispose d’un pouvoir exorbitant, celui d’empêcher la naissance de toute concurrence !

C’est une régression inacceptable pour tout républicain qui se respecte.

Depuis un an, le gouvernement socialiste légitime un retour vers un dirigisme insidieux et anachronique. L’opacité règne désormais à tous les niveaux. Les personnels de direction détachés me confient parfois leur malaise face aux pressions qui pèsent sur leur avenir professionnel s’ils ne font pas preuve de docilité. C’est navrant.

Afin d’apporter un nouvel élan au développement de notre enseignement à l’étranger, il faut
absolument découpler l’action de l’AEFE qui devrait se concentrer sur sa mission de pilotage
et, par conséquent, abandonner son rôle opérationnel, au profit d’acteurs tels que la MLF ou
divers organismes privés ou même publics étrangers.

La MLF a démontré sa souplesse, sa capacité d’adaptation à prendre en compte les besoins des familles françaises tout en valorisant la culture et la langue des pays d’accueil. Elle necessite moins d’argent public car sa structure et son mode de fonctionnement sont plus légers.

Nous devons garantir la liberté d’établissement de structures qui contribuent au rayonnement de la France à l’étranger et cesser de mettre des barrières à l’entrée de toutes les bonnes volontés!