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L’UFE GB vous invite à la 5ème réunion annuelle du plan Ecole, le jeudi 2 mai 2013

Sept ans de réflexion ! Mais aussi d’action, vous le savez. Pour répondre aux attentes de nombreux parents expatriés, je lançais en 2006 au nom de l’UFE GB, l’idée d’un plan Ecole au Royaume-Uni impliquant la société civile le plus largement possible.

La première réunion consacrée au plan se déroula quinze mois plus tard (lire : « Plan Ecole : On va enfin commencer ! » du 09 octobre 2007). Chaque année depuis le lancement du plan Ecole, à l’exception de 2012 pour cause de campagne électorale, l’UFE GB organise une réunion publique pour exposer les progrès de cette démarche et se confronter aux attentes de chacun.

J’ai donc le plaisir de vous convier, en compagnie de Sophie Routier, à notre prochain rendez-vous à Londres organisé par l’UFE GB, Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne :

5ème réunion publique annuelle
Bilan et perspectives du plan Ecole
Jeudi 2 mai 2013 – de 18h30 à 20h00
EIFA, Portland Place W1 Westminster
Entrée libre

Inscription obligatoire auprès de Sophie Routier : sophie@routier.co

Vous noterez que nous nous réunirons dans les locaux de l’EIFA, Ecole Internationale franco-anglaise, située à Marylebone, ouverte en janvier dernier par Sabine Paradis-Dehon et Isabelle Faulkner (lire : « L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres » du 26 janvier 2013).

En 2011, à la veille de l’ouverture du CFBL, Collège français bilingue de Londres, la capacité d’accueil était au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011)

Sophie Routier et Olivier Cadic devant le futur lycée français à Brent

La création d’un troisième établissement secondaire à Brent, près de Wembley, permettra d’atteindre l’objectif n°1 du plan Ecoles, soit la création de 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français au Royaume-Uni. Nous évoquerons aussi le fait que ce plan aura facilité la création de près de 50 petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques.

Si la capacité d’accueil demeure une préoccupation, d’autres sujets brulants seront traités, tels que l’évolution des frais de scolarité dans les établissements de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, les conséquences de la réforme des bourses, les effets de la création du futur établissement de Wembley ou encore le rôle des écoles homologuées dans le réseau AEFE.

Une réunion passionnante et porteuse d’avenir qui va mobiliser toutes les parties prenantes dans l’enseignement français outre-Manche.

Photo Flickr de Enokson

Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent

Voici un beau cadeau de Noël pour notre communauté.

Je vous annonce l’acquisition par le French Education Property Trust (FEPT) d’un site à Brent (près de Wembley) pour y établir le troisième établissement secondaire français à Londres !

C’est un grand pas en avant pour le plan Ecole qui va atteindre son objectif initial de créer 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français à Londres d’ici la rentrée 2015 (lire : « Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres » du 01 novembre 2012).

Je vous reproduis le message de félicitations que vient de nous adresser Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, auquel je m’associe pour témoigner toute ma gratitude aux personnes impliquées dans le plan Ecole qui ont permis de concrétiser ce progrès tant attendu.

Chers amis du plan Ecole,

Il y a près d’un an et demi, nous avions collectivement validé la nécessité de l’ouverture, en septembre 2015,  d’un troisième établissement secondaire français à Londres. Dans cette perspective un groupe de recherche immobilière avait été créé afin d’identifier les sites les plus propices à son implantation. Le site du Town Hall de Brent est rapidement apparu comme l’un de ceux qui réunissaient les qualités nécessaires à un tel projet. Le 1er  octobre dernier, dans le cadre d’un appel d’offres, French Education Property Trust (FEPT) a déposé une offre d’achat auprès des autorités municipales de Brent.

Nous avons le très grand plaisir de vous annoncer que cette offre vient d’être approuvée par le Conseil municipal.  FEPT  va pouvoir  effectuer le dépôt de la caution nécessaire à la sécurisation de l’achat. De nombreuses étapes administratives restent à franchir avant l’entrée effective du projet dans sa phase matérielle. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un pas décisif.

Le travail des trustees de FEPT, de l’équipe projet, Frédéric de la Borderie et Anne Gombert, et des membres de l’équipe de recherche immobilière, Virginie Royer, Sophie Routier, Myriam Vander Elst, Sabine Paradis et Catherine Cécillon, doit être particulièrement salué. Sans leur contribution, celle de tous les membres actifs du plan Ecole, mais aussi de l’AEFE et de l’ANEFE, nous n’aurions pu obtenir ce succès.

Afin d’améliorer encore l’information de tous, nous vous indiquons que désormais le nouveau blog du plan Ecole (www.planecoleroyaumeuni.wordpress.com) vous tiendra informé des étapes prochaines de ce projet, mais aussi des avancées effectuées sur les deux autres objectifs du plan Ecole.

Cordialement
Laurent Batut
Conseiller culturel adjoint
Attaché de coopération éducative
Ambassade de France

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : « Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ? » du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire « French revolution at New York lycée » – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Plan Ecole : nous devons créer 1000 places à Londres d’ici deux ans

Dans le cadre du plan Ecole animé par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, un groupe de travail dont la mission est d’établir des projections en termes de capacité d’accueil, s’est réuni ce 26 mars. Ses travaux vont nourrir la réflexion du comité de pilotage du plan Ecole  qui se réunira, sous la présidence de l’ambassadeur, après les prochaines élections législatives.

Le travail de projection réalisé par le groupe de travail repose sur des mesures et des contrôles opérés par les participants eux-mêmes. La conclusion est sans appel : si nous souhaitons que les enfants qui sont actuellement en primaire à Londres puissent tous aller au bout d’une scolarité française, nous devrons créer 750 places dans les 3 ans, soit 25 nouvelles classes à Londres essentiellement en collège et lycée.

En parallèle, il nous faut gérer une autre difficulté, celle de la saturation du lycée Charles de Gaulle avec l’objectif de diminuer substantiellement le nombre de ses élèves.

J’ai donc plaidé pour la recherche d’un nouvel établissement pouvant accueillir 1000 élèves à horizon 2013/2014. Cette perspective implique de trouver 6000 mètres carrés à Londres, une tâche qui incombe actuellement à un autre groupe de travail du plan Ecole (lire : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011).

L’ouverture de nouveaux locaux permettrait de répondre au problème le plus criant de l’enseignement français à Londres : le manque de places. Une situation qui semble incompréhensible et injuste aux yeux de nombreux parents à qui on refuse l’inscription de leurs enfants. La situation est d’autant plus urgente que l’on risquerait  bientôt d’expliquer aux parents des enfants déjà scolarisés qu’ils vont devoir sortir du système, par carence de places dans les classes supérieures !

L’échec n’est pas permis. C’est la raison pour laquelle j’appuie et je contribue à toute démarche visant à élargir les capacités d’accueil.

Photo Flickr de MightyBoyBrian

Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !

Est-ce l’effet de ce charmant acronyme de Flam qui fait crépiter l’amour de la langue française aux quatre coins du Royaume-Uni ? Toujours est-il que l’essor du programme Français langue maternelle (Flam) est époustouflant : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 !

Ce sont aujourd’hui près de 3000 enfants qui sont concernés par l’apprentissage du français dès leur plus jeune âge, si essentiel au sein des familles binationales. Le succès de cette démarche associative incombe essentiellement à des parents qui investissent leur temps et parfois leur argent. En effet, l’apprentissage étant délivré dans un contexte extrascolaire ou parascolaire, d’où le nom de petites écoles du samedi, il s’agit bien d’une nouvelle astreinte pour eux.

2898 écoliers Flam outre-Manche c’est presque autant de monde que le site de South Kensington du Lycée Charles de Gaulle ! Lors de ma visite à Manchester et Leeds, le mois dernier, j’ai pu juger que la vitalité des responsables d’école et des parents pour cet enseignement parallèle ne se dément pas.

Membre du conseil d’administration de l’AEFE, je suis attentivement le programme Flam désormais piloté et géré par l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Si la progression enregistrée au sein du Royaume-Uni est éloquente, elle est également à mettre en perspective avec les résultats des autres pays : nous sommes clairement les leaders mondiaux !

Pour vous donner la mesure de notre dynamisme : 95.700€ de subventions ont été attribuées au Royaume-Uni sur une enveloppe totale de 600 000€ soit plus de 15% de l’enveloppe mondiale. En 2011, 78 dossiers de subventions avaient été instruits par l’AEFE, émanant de 25 pays !

L’année 2011 aura été un grand cru pour le plan Ecole. Je vous avais récemment fait un point très positif concernant l’objectif n°1 qui vise à augmenter le nombre de places dans le réseau d’enseignement français (lire : « Plan Ecole : 2/3 des 1 500 places supplémentaires prévues sont déjà créées » du 10 décembre 2011). Je me réjouis aujourd’hui des avancées de l’objectif n°3 du plan Ecole dédié au développement du programme Flam, qui, en qualité de « premier maillon de l’enseignement bilingue » rejoint l’objectif 2 relatif au bilinguisme.

Depuis quatre ans, Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français à l’ambassade a su diffuser en réseau les bonnes pratiques, partager les expériences de tout ordre et, enfin, enrichir constamment un référentiel de compétences pédagogiques. On ne tarit pas d’éloges à son sujet dans toutes les petites écoles qu’il a aidées à émerger administrativement, financièrement et humainement.

Comment Flam peut-il continuer d’embraser le Royaume-Uni ? Il faut travailler à la fois l’aspect pédagogique pour garantir le sérieux de l’enseignement et le coté financement pour assurer la pérennité des écoles.

Sur le plan pédagogique, Vincent Gleizes travaille à faire émerger une méthode d’enseignement spécifique pour les maternelles.

En matière de financement, j’ai déclaré dans de nombreuses enceintes qu’il fallait revoir le concept de subvention dégressive. Il est préférable de faire croître l’aide pour accompagner le développement d’une école plutôt que de chercher à gonfler une subvention pour son lancement, puis de la diminuer progressivement dans le temps. De plus, je suis convaincu que nos entreprises nationales présentes à proximité de ces écoles pourraient être associées à cette dynamique et donner un modeste coup de pouce financier qui parfois change tout.

Le 30 novembre dernier, lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE, la directrice Anne-Marie Descôtes a annoncé une réflexion mondiale sur l’évolution de Flam par rapport à l’AEFE. Elle a également développé l’idée de faire travailler l’AEFE avec le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) sur ce sujet.

Opérateur public de référence des ministères chargés de l’éducation et de l’enseignement supérieur, principal partenaire opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour la langue française, le CIEP contribue à la réflexion dans le domaine de la coopération internationale en éducation. Le CIEP pourrait proposer utilement une méthode d’enseignement spécifique Flam pour les primaires.

Cette orientation proposée par Anne-Marie Descôtes me paraît très judicieuse. J’ai suggéré à la directrice que la réflexion au niveau mondial prenne en compte l’expérience réussie au Royaume-Uni et que le processus d’attribution des subventions aux associations soit rendu plus transparent.

Nous pouvons être fiers du chemin parcouru et confiants en nos possibilités. Nous avons notre destin en main, d’autant plus que n’importe quel citoyen peut venir apporter sa pierre à l’édifice, c’est là tout l’attrait et l’originalité du programme Flam.

Bilan FLAM pour le Royaume-Uni :

Nombre d’écoles** Nombre d’élèves* subvention pour
2008 10 705 43 364,00€ 11 écoles
2009 26 1302 34 500,00€ 13 écoles
2010 32 1426 95 700,00€ 13 écoles
2011 46 2898 99 500,00€ 13 écoles

*Estimation basée sur la moyenne des chiffres reçus.
Source Vincent Gleizes – Ambassade de France – Services culturels

Lire le rapport de l’AEFE (fichier pdf) : Bilan_Programme_Flam2011

Photo Flickr de Handkasteel

Plan Ecole : 2/3 des 1 500 places supplémentaires prévues sont déjà créées

La dernière réunion préparatoire, organisée par Laurent Batut, date du 24 novembre 2011 et elle avait pour thème les progrès de l’objectif 1 du plan Ecole (lire le compte rendu de la réunion du plan Ecole du 24-11-11 – fichier pdf).

Vous constaterez que les efforts paient : de 5031 places disponibles en 2007-2008, nous recensons désormais 5953 places à la rentrée de 2011-2012. Cette progression de 18,3% représente près des 2/3 de l’objectif 1 du plan Ecole (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011).

Le Lycée Charles de Gaulle (CDG) a absorbé la majorité des nouveaux élèves, notamment au travers de son école de Battersea. Toutefois, on observe depuis deux ans un tassement de ses effectifs puisque le site de South Kensington est saturé.

Heureusement, « cette année, l’ouverture du nouveau Collège Français Bilingue de Londres a permis d’augmenter la capacité d’accueil pour mieux répondre aux besoins de scolarisation de la communauté francophone et limiter ainsi la pression sur le Lycée Charles de Gaulle », se félicite avec raison Laurent Batut, conseiller culturel adjoint.

Le premier objectif du plan Ecole (création de 1.500 places dans l’enseignement français au Royaume-Uni) ne sera atteint que par la réalisation d’une dernière tranche de création de places. Justement, quelles sont évolution possibles pour le réseau ?

Nous devons absolument évaluer avec précision les besoins afin de répondre à la double augmentation nécessaire de places de collège et de lycée sur l’ensemble du réseau. La création d’un troisième collège à Londres se révèle incontournable.

Dans nos projections, il manquerait dix divisions (environ 30 élèves par division) au lycée à l’horizon 2013/2014.

3 scénarios, résultant de l’analyse d’une « task force » réunie par le proviseur Bernard Vasseur en début d’année à laquelle j’ai contribué, sont à l’étude :

– Création d’un collège de 20 divisions, soit 5 divisions pour chaque classe (640 élèves). Le Lycée Charles de Gaulle n’assurerait que la scolarisation en collège de ses effectifs de primaire. Il deviendrait en outre le seul lycée de Londres alimenté par 3 collèges (Charles de Gaulle, CFBL et un à créer).
– Création d’un collège/école primaire (un « deuxième CFBL » de 1140 élèves) 18 divisions d’élémentaires soit 3 divisions de chaque classe et 20 divisions de collège. Le site de South Kensington ne conserverait qu’une petite école primaire en permettant la création des classes bilingues de ses annexes.
– Création d’un collège/lycée de 32 divisions (960 élèves), soit 20 divisions de collège et 12 divisions de lycée (3 divisions pour chaque classe).

Pour évaluer ces options, il a été décidé le 24 novembre de constituer un groupe de travail sur le « cylindrage » qui aura pour objectif de finaliser les prévisions et valider les différents scenarii en fonction des sites disponibles et de la capacité de financement.

La seconde décision vise à constituer un groupe autour de l’équipe du FEPT (French Education Property Trust chargé de l’immobilier scolaire français au Royaume-Uni) qui devra se réunir au minimum tous les deux mois. A ce stade, il s’agit d’analyser les fiches et de pondérer les critères afin d’identifier les sites potentiels pour la construction d’un nouvel établissement.

Ces deux décisions seront soumises à l’approbation du comité de pilotage du plan Ecole réuni, ce mardi 13 décembre, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié.

En l’espace d’un an à peine, Laurent Batut a brillamment repris le flambeau de Michel Monsauret pour animer ce plan Ecole. La formule « CNED Royaume-Uni » inspirée par Laurent connait déjà un beau succès en étoffant l’offre de scolarité en français par un enseignement à distance (lire : ‘Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011″ du 15 septembre 2011). Son expérience et son savoir-faire sont la source de nos récents progrès. Je lui en suis sincèrement reconnaissant.

Photo Flickr de Schplook

Appel à tous pour dénicher les locaux du futur collège à Londres

Si vous avez lu la précédente dépêche, vous savez que le comité de pilotage du plan Ecole recherche des locaux susceptibles d’accueillir un nouvel établissement scolaire dans la capitale anglaise (lire : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011). Vous imaginez bien que cela ne sera pas une mince affaire. C’est pourquoi nous vous invitons, chers amis, à participer à cette recherche immobilière !

Le comité serait très heureux de compter sur votre contribution si vous connaissez ou si vous dénichez un site propice à recevoir un millier d’élèves, ce qui représente une surface de 10.000m² environ.

Les bâtiments devront se situer en priorité à l’ouest de l’agglomération londonienne (de Wimbledon à Hamstead Heath) et bénéficier de la classification D1, précise Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative à l’ambassade, dont je relaie la lettre de recherche immobilière qu’il a rédigée au nom du comité.

La première des choses à faire est d’en parler abondamment autour de soi. On est souvent surpris du résultat.

Le temps presse puisque le futur collège français devrait ouvrir ses portes en 2013 idéalement ! Je saisis l’occasion de vous rappeler que le CFBL, Collège française bilingue de Londres, va ouvrir les siennes dans quelques jours à Kentish Town (lire : « Kentish Town (21) : Inauguration du toit du futur collège français » du 13 février 2011).

Je me joins à Laurent Batut pour vous remercier d’avance de votre implication.

Une adresse électronique spécifique a été ouverte pour contacter directement l’équipe de recherche immobilière : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Lire aussi : « Le point sur les projets immobiliers de l’AEFE à Londres » du 12 mai 2011

Photo Flickr de br1dotcom

Vers un troisième établissement secondaire français à Londres

Tous les indicateurs du plan Ecole clignotent pour nous alerter de la « montée des cohortes jusqu’en 2017 pour tous les niveaux de scolarisation », résume Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui affine et recoupe constamment ses chiffres pour mesurer la « pression réelle » de la demande en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Malgré le sentiment d’urgence, la dernière réunion du comité de pilotage du plan Ecole du 22 juin, sous l’autorité de notre ambassadeur, s’est déroulée dans une grande sérénité et une parfaite convergence de vues. Les parties prenantes ont fait le choix du réalisme et de l’honnêteté quant aux devoirs et aux possibilités de chacun, sans une once de démagogie.

Quelle est la situation ? Le nouveau collège (CFBL) de Kentish Town qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2011 sera insuffisant pour absorber le flot des demandes. Il s’avère indispensable d’ouvrir un nouvel établissement secondaire à Londres d’ici 2013, véritable année charnière, selon Bernard Vasseur,  proviseur du lycée Charles de Gaulle.

Il me semble que l’urgence du moment doit inciter l’ensemble des acteurs à redoubler d’audace et se mettre immédiatement en quête de locaux. Heureusement, personne ne discute le bien fondé de créer rapidement un nouveau site, tout en sachant que la contrainte immobilière risque de déterminer la nature même de l’établissement : création d’un collège (640 élèves) ou d’un collège/école primaire (1140 élèves) ou bien encore d’un collège/lycée (960 élèves). En réunion, tous les regards se sont portés vers le très efficace Frédéric de la Borderie, un des acteurs de la FEPT, structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire qui vient d’intervenir avec succès à Bristol (lire : « L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment » du 09 juillet 2011). On reproduira évidemment le montage financier original mis en oeuvre par la FEPT avec la garantie de l’Etat obtenue avec le soutien du sénateur André Ferrand.

Je rappelle que l’objectif n°1 du plan Ecole, lancé en juin 2008, visait à créer 500 places par an dans l’enseignement français. En juin 2011, nous étions au tiers du chemin avec 425 places (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011). L’ouverture du collège français bilingue (CFBL) en 2011, venant s’ajouter au lycée de Gaulle, et le projet de troisième établissement scolaire (à l’horizon 2014 vraisemblablement) constitueront un grand bon en avant.

Et ensuite ? Combien de places faudra-t-il encore créer à Londres ? Serions-nous entrés dans une véritable fuite en avant, d’autant que le nombre de Français expatriés ne cesse de croitre?

La réunion de pilotage du 22 juin dernier a eu le mérite de rappeler les règles du jeu au risque de surprendre certains de nos compatriotes.

Notre ambassadeur Bernard Emié a été limpide en déclarant que « la scolarisation dans les établissements français est une chance, mais n’est pas un droit, ni un dû« , ajoutant qu’en tout état de cause après l’ouverture du CFBL, « le nouveau projet fixe une limite. Il ne sera pas possible de reproduire cette opération une troisième fois à Londres ni couvrir l’ensemble du Royaume Uni d’écoles françaises ». En employant le terme de « cylindrage », M. Emié a pris position vers une « nécessaire stabilisation » du nombre de places offertes dans l’enseignement français.

Le discours de Anne-Marie Descôtes, présidente de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, fut tout aussi explicite et loyal. Si l’agence s’engage à soutenir le nouveau projet immobilier et fournir son expertise, elle ne peut indéfiniment étendre son réseau au motif qu’une « part importante des Français de Londres s’est sédentarisée, or la mission de l’Agence était de permettre la scolarisation des enfants d’expatriés temporaires ».

En remerciant Anne-Marie Descôtes de sa présence à Londres, j’ai rappelé dans le même esprit que près de 70% des Français vivant au Royaume Uni ne disposent pas de solution de scolarité française près de chez eux. Tout le monde ne vit pas aux environs de Londres.

Alors que faire pour résoudre la question de la scolarisation française ? Simplement se consacrer avec ardeur aux objectifs n°2 et n°3 du plan Ecole, soit multiplier le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni et favoriser le programme Flam.

Je rejoins parfaitement Laurent Batut qui préconise « des formes de scolarisation alternatives : Cned, filières bilingues » et Anne-Marie Descôtes qui cautionne « Le programme Flam et toutes les solutions visant à créer des filières bilingues » soulignant également le caractère alternatif de « ces instruments de rayonnement de notre enseignement ».

Par ailleurs, existe-t-il un meilleur moyen que les filières bilingues pour promouvoir la langue française chez nos amis britanniques, dont il faut aussi rappeler l’excellence de leur mode pédagogique ?

J’ai d’ailleurs mentionné que Alain Juppé venait d’annoncer la création du label «FrancEducation» pour valoriser, dès la rentrée 2011, les programmes partiellement dispensé en langue française dans les établissements étrangers, si ceux-ci se conforment à certains critères éducatifs (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011).

Pour synthétiser, je reprendrai les termes de Laurent Batut en disant que « l’axe 2 du plan Ecole doit constituer le second pilier de notre réponse à la demande d’éducation des communautés françaises au Royaume Uni, mais aussi permettre de promouvoir la langue française par la création de filières bilingues. » Pour illustrer son propos, il a informé le comité qu’une réflexion était engagée avec le Cned afin de proposer une formule à la carte. Je m’étais tout récemment fait l’écho d’une offre innovante dispensée de ce service public d’enseignement à distance (lire : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011).

Quant à l’axe 3, on ne peut que se réjouir de l’élan apporté par le programme Flam dans toute l’Angleterre. Une 39ème « Petite école du samedi » va ouvrir ses portes dans quelques semaines à Manchester (lire : « Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester » du 16 juillet 2011). Le comité a également félicité notre sénatrice Joëlle Garriaud Maylam, pour avoir obtenu 8000€ sur la réserve parlementaire afin de financer une méthode d’apprentissage du français pour les centaines d’enfants binationaux fréquentant les écoles Flam (lire : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010).

En conclusion, je dirai qu’en cette période de choix cruciaux sur fond de limitations budgétaires, le Plan Ecole vient apporter des réponses à l’ensemble de la communauté. La réunion semestrielle du Comité de Pilotage est un gage indispensable du dynamisme de cette initiative. Chacun a pu constater que l’ambassadeur a fait preuve de perspicacité en voulant « institutionnaliser » le comité de pilotage en le restreignant aux personnalités légitimées par un mandat, dont les représentants des parents d’élèves (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin » du 16 juin 2011). Il paraît désormais nécessaire d’institutionnaliser le fonctionnement du plan école du Royaume-Uni avec toutes ses composantes afin de permettre à chaque volontaire de s’impliquer dans le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Lire le compte rendu de la réunion du 22 juin 2011 du comité de pilotage du plan Ecole

Photo Flickr de Intheozone

Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester

Les parents francophones de Manchester peuvent se réjouir : ils vont enfin disposer de leur Petite école locale, à compter du samedi 17 septembre 2011 !

L’histoire remonte à novembre dernier, lorsque je m’étais rendu aux festivités de la Petite école de Leeds. Je vous avais reporté que cette «école du samedi» attirait des parents jusqu’à Manchester (lire : « Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds » du 25 novembre 2010). Parmi eux, j’avais fait la connaissance de Chadia Smith qui m’avait exprimé son vif désir de trouver une solution de proximité.

La Petite école de Manchester ouvrira ses portes le samedi 17 septembre 2011

C’est chose faite ! Chadia recrute encore ses professeurs, mais elle a déjà trouvé un hébergement au sud de Manchester dans les locaux du Sure Start Children’s Centre, à Didsbury. Dès la rentrée, trois classes seront ouvertes : maternelle moyenne + grande section et CP (9h30 à 11h30).

Conformément aux normes de l’Education nationale, l’école dispensera le cycle 1, celui des apprentissages premiers (petite et moyenne section de maternelle) et le cycle 2 des apprentissages fondamentaux (grande section de maternelle, CP et CE1).

Concrètement, l’établissement permettra aux enfants français ou francophones d’affermir la compréhension et l’apprentissage de notre langue par l’enrichissement du vocabulaire, la maitrise des sons, l’écriture de mots, la découverte de la poésie et toute une gamme de jeux éducatifs et récréatifs.

Chadia négocie la possibilité de disposer des locaux l’après-midi pour les classes du primaire. Elle projette, au plus tard pour la rentrée 2012, d’intégrer les enfants du primaire pour développer le cycle 3, celui des approfondissements (CE2, CM1, CM2).

Je suis très heureux de voir éclore cette nouvelle Petite école, relevant du programme Flam (objectif n°3 du plan Ecole), qui devrait être la 39ème du genre au Royaume-Uni. Cet investissement de la société civile au service de l’enseignement français est merveilleux. On a l’impression que ces écoles poussent de partout ! Il y a deux mois à peine, j’en annonçais une à Cardiff (lire : « Une Petite école va ouvrir à Cardiff » du 19 mai 2011).

Toutes mes félicitations à Chadia ! Belle et longue vie à cette nouvelle enseigne au service de notre communauté.

Courriel : info@petiteecolemanchester.com
Téléphone : 07792582855
Site : www.petiteecolemanchester.com
Adresse : Didsbury Park (East), Sure Start Children’s Centre, Wilmslow Road, Didsbury, M20 2RV

L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment

Une bonne nouvelle est parvenue au sud-ouest du Royaume-Uni : l’école française de Bristol (EFB) a reçu la garantie de l’Etat pour couvrir un prêt destiné à acquérir un nouveau local. C’est toujours une grande satisfaction de voir le plan Ecole essaimer hors de Londres, notamment pour étoffer le nombre de places disponibles dans l’enseignement français.

Anne Barnaud, John Mc Coll, président de la commission Enseignement de l'AFE, et le sénateur André Ferrand (AG de l’Anefe en mars 2011)

L’accord final du comité interministériel est intervenu ce 5 juillet. Il réunissait des représentants des ministères des Finances, de l’Education, et des Affaires étrangères, en présence du sénateur André Ferrand et d’Anne Barnaud, en leur qualité respective de président et directrice de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger). J’ai été prévenu le jour même par le sénateur André Ferrand que j’ai croisé au Sénat en marge de l’assemblée générale de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger). Je le remercie pour son soutien résolu sur ce dossier. Un beau cadeau pour le 31ème anniversaire de l’école auquel a contribué toute une chaine d’intervenants.

En avril dernier, j’accompagnais Edouard Braine dans sa tournée consulaire qui l’a conduit de Bristol aux Cournouailles (lire : « Accompagner le développement de la communauté française de Bristol » du 02 mai 2011). Nous avons été reçus par Annie Burnside, consul honoraire de Bristol et fondatrice de l’EFB, et Monique Pellois, directrice de l’établissement. Celle-ci était en quête d’un nouveau toit pour abriter son école et notre visite tombait opportunément pour étudier une solution durable à son problème immobilier.

Il se dessinait alors une opportunité d’acquisition de locaux qui permettrait à l’école de pérenniser son enseignement et de regarder l’avenir en toute confiance, après trente ans de location et d’incertitudes. La communauté française de Bristol se développe et « les clients ne manquent pas », comme le souligne Monique Pellois avec son indéfectible sourire.

Que va-t-il désormais se passer ? Forte de la garantie de l’Etat, le comité de gestion de l’EFB va pouvoir emprunter à des taux privilégiés la somme destinée à acquérir le bâtiment souhaité et réaliser les travaux.

Si nous avons eu besoin de seulement deux mois et demi pour obtenir cette garantie, nous le devons à l’organisation du plan Ecole. Je salue le dynamisme de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint qui l’anime au quotidien. Ce résultat témoigne également de l’excellent travail de Frédéric de la Borderie et de son équipe au sein de la FEPT, la structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire.

Les circonstances, toujours heureuses, me ramènent souvent à Bristol. Après ma tournée avec le consul en avril, j’y suis retourné en mai. Un prochain rendez-vous est pris le 16 juillet, jour où l’école célèbrera notre fête nationale, dans une ambiance de bal musette. J’adore leur affiche pleine d’humour que je vous publie. Je prendrai le temps d’adresser tous mes encouragements aux membres du comité de gestion qui s’impliquent copieusement pour perpétuer l’enseignement français à Bristol.

lire aussi : « L’école française de Bristol fête ses 30 ans » du 01 août 2010

Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présenté au conseil des ministres son plan de développement de l’enseignement français à l’étranger

Le 15 juin dernier, Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présenté au conseil des ministres  le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger.

Nous pouvons remarquer, non sans fierté, que le plan Juppé a été clairement inspiré par le plan Ecole actuellement déployé au Royaume-Uni depuis trois ans!

Ce plan est l’aboutissement d’une consultation organisée par le ministère des Affaires étrangères et européennes depuis trois ans auprès de tous les partenaires concernés. Il poursuit trois grands objectifs :

1. Conforter les missions et les moyens du réseau scolaire homologué, en consacrant des moyens significatifs (420 millions d’euros par an pour 2011-2013) à ce réseau de 470 établissements qui accueille près de 300.000 élèves (dont 55% étrangers) dans 130 pays et qui est cofinancé par les familles. En outre, un effort particulier est fait par l’Etat pour l’aide à la scolarité des enfants français grâce aux bourses scolaires et à la prise en charge de la scolarité au lycée décidée par le Président de la République. Le rôle de la Mission laïque française, acteur associatif historique, est conforté par la conclusion d’une convention avec l’Etat et d’un protocole avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ;

Cet objectif correspond à l’objectif n°1 du plan Ecole du Royaume-Uni qui vise à accroitre de 1500 places l’enseignement français.

2. Mieux piloter la politique scolaire à l’étranger, avec une « cartographie de l’enseignement français à l’étranger », qui doit permettre d’élaborer une véritable stratégie de l’offre scolaire, et associer l’ensemble des partenaires français et étrangers de l’enseignement français dans le monde ;

Cet objectif correspond à notre tableau de bord. Etabli en amont du plan école, ce tableau nous a permis d’établir nos objectifs. J’avais demandé en mai 2010 à la réunion de pilotage du plan Ecole de systématiser le recours aux indicateurs pour anticiper nos besoins (lire : « Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement » du 19 mai 2010). Cela s’accomplit grâce au groupe de travail sur les indicateurs qui améliore constamment ce tableau de bord.

3. Créer un nouvel instrument pour développer la présence éducative française dans le monde, avec la création d’un label « FrancEducation », qui sera délivré à partir de l’année scolaire 2011-2012 à une centaine d’établissements d’excellence étrangers. Ce label concernera les établissements qui, tout en maintenant l’éducation de leurs élèves dans les programmes du pays, souhaitent lui donner une dimension internationale en l’adossant au modèle éducatif français. Enfin, la France proposera aux bacheliers à l’étranger d’intégrer, dans les pays d’accueil et en France, les filières universitaires d’excellence créées par et avec les universités françaises.

Cet objectif correspond à l’objectif n°2 du plan Ecole du Royaume-Uni qui vise à développer l’enseignement bilingue. Puisque nous ne pourrons pas créer des écoles françaises aux quatre coins du Royaume-Uni, nous devons trouver une solution souple pour développer l’enseignement bilingue, si possible au sein même des écoles publiques anglaises. Rappelons que 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni sont scolarisés en dehors du réseau scolaire français. Cette démarche qui s’incarne dans un label est destinée à leur offrir l’accès prochain à un enseignement bilingue à proximité de chez eux (lire : « Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises » du 11 janvier 2011)

Olivier Cadic et Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la Diversité linguistique et du Français

Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la Diversité linguistique et du Français au ministère des Affaires étrangères et européennes, a été l’artisan de ce plan. Je sais combien il estimait l’action de Michel Monsauret, l’ancien conseiller culturel adjoint à Londres. Il m’avait confié que notre plan Ecole inspirait sa réflexion. J’avais découvert son projet de label «FrancEducation» lors du séminaire de Marcoussis, en septembre 2009, pour bâtir le plan d’Orientation stratégique de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. J’avais immédiatement soutenu sa démarche.

J’ai rendu hommage à son action à la tribune de l’Assemblée des Français de l’étranger le 11 mars dernier : « Ce label «FrancEducation» est un outil pour développer le bilinguisme à l’étranger. Je crois que c’est vraiment l’orientation d’avenir. Dans dix ans, vingt ans, parce qu’un jour, quelqu’un comme monsieur Rebaud était là, nous aurons certainement un grand réseau bilingue qui, je l’espère, ne coûtera pas grand-chose à nos finances publiques.»

Enfin, je n’oublie pas que ce résultat a pris sa source au séminaire de Marcoussis qui avait réuni tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger. Ce séminaire avait été remarquablement conduit par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE. Je pense également au sénateur André Ferrand qui a initié dans une note le concept de plan école que je m’emploie à appliquer au quotidien. Sa vision est désormais partagée au plus haut niveau.
En plaçant l’avenir de l’enseignement français à l’étranger à l’ordre du jour du conseil des ministres, Alain Juppé démontre l’intérêt porté par les plus hautes autorités de l’Etat à un sujet de préoccupation majeur des expatriés. La mise en œuvre de ce plan revient à Anne-Marie Descôtes. Elle mérite notre plein soutien et tous nos encouragements.

Photo Flickr A.Juppé de Poland MFA

Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin

En se présentant auprès des représentants d’associations chez le consul général, la semaine dernière, Bernard Emié a tenu des propos très chaleureux à l’égard de son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, confiant même qu’il n’y aurait aucune indignité à faire moins bien que lui, tant il avait hissé haut la barre.

Au cours de ses précédentes missions à l’étranger, Bernard Emié a parfois été confronté à des situations de crise qui trempent le caractère d’un diplomate et qu’il nous a relatées avec beaucoup d’humour. Heureusement, Londres devrait le tenir éloigné d’événements aussi dramatiques que ceux qu’il a vécus en Inde ou à Beyrouth. Pour connaitre les détails de son périple, je vous invite à lire l’excellent portrait (fichier pdf) dressé par Amandine Jean pour le magazine Ici Londres.

la Résidence de l’ambassadeur à Londres où se tiennent les réunions du plan Ecole

Notre ambassadeur reconnait que le manque de place dans l’enseignement français à Londres constitue vraisemblablement le défi majeur qui l’attend à son nouveau poste. En organisant une réunion du plan Ecole, mercredi 22 juin à la Résidence, il perpétue la tradition des rencontres semestrielles, tout en apportant, d’ores et déjà, sa griffe.

En effet, Bernard Emié souhaite que les participants soient exclusivement des représentants es qualité : élus, directeurs d’école, représentants élus des parents d’élèves et des professeurs, représentants des Français de l’étranger au travers des deux associations reconnues d’utilité publique… Au total, près d’une quarantaine de personnes sont concernées (Liste des participants).

L’ambassadeur veut structurer  un comité de pilotage du plan Ecole, uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat. Je partage ce point de vue. Lorsque Bernard Emié avait demandé le 6 mai dernier aux élus quelles évolutions leur semblaient nécessaires, j’avais plaidé pour une institutionnalisation du plan Ecole.  Cette nouvelle configuration évoluera d’ailleurs sans doute et les grandes réunions de travail resteront ouvertes à toutes et tous afin de garantir la transparence nécessaire à l’établissement du consensus.

Pour pérenniser l’action entreprise, il est nécessaire de s’assurer qu’aucun des acteurs  représentatifs ne manquent aux réunions décisives présidées par l’ambassadeur.

Il est aussi souhaitable de formaliser le fonctionnement du plan Ecole. Ainsi, chacun pourra comprendre et mieux participer aux mécanismes démocratiques qui aboutissent à la prise de décision ultime par l’ambassadeur en matière éducative.

Pour lancer le plan Ecole, Maurice Gourdault-Montagne avait avec raison ouvert les réunions de la Résidence à toutes les bonnes volontés afin de créer une dynamique. L’initiative de Bernard Emié traduit que la mise en œuvre du plan est parvenue à maturité et qu’il est désormais judicieux de professionnaliser la nature des débats à la Résidence. Les enjeux auxquels nous sommes confrontés justifient pleinement son approche.

La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole

La 4ème réunion annuelle de l'AFE consacrée au plan Ecole a attiré une soixantaine de parents d'élèves à l'Institut français

La création d’un plan Ecole, bâti en concertation avec toutes les parties prenantes de la communauté scolaire, était le premier objectif de ma profession de foi lors de l’élection à l’AFE de 2006.

En juin 2008, lorsque le plan Ecole pour le Royaume-Uni fut lancé, après accord de l’ambassadeur, il m’a paru naturel d’organiser une réunion publique en présence de nos sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand (Lire : « Lancement d’un Plan Ecole ambitieux pour le Royaume-Uni » du 19 juin 2008).

Trois ans en arrière, je me souviens que de nombreux participants étaient dubitatifs, car souvent échaudés par les promesses avortées de nouvelles places à Londres. Aussi, avais-je pris l’engagement d’organiser chaque année une rencontre publique pour évaluer les progrès de ce plan Ecole et m’assurer qu’il s’exécutait dans le respect des attentes de chacun.

Jeudi 12 mai, j’ai été très heureux d’accueillir une soixantaine de participants, dans la bibliothèque de l’Institut Français loué pour la circonstance par l’UFE GB, pour sa 4ème réunion annuelle du plan Ecole. Certains parents étaient des habitués des diverses écoles françaises londoniennes, tandis que d’autres se montraient désireux d’y inscrire leurs enfants. Notre conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, nous a adressé un message de bienvenue et rappelé l’engagement du poste diplomatique en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Cette année, les attentes des parents d’élèves étaient placées en tête d’affiche. François Denis, président de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) avait tout spécialement fait le déplacement jusqu’à Londres pour débattre d’un sujet dont il est l’expert et le garant au sein d’une institution indépendante et proactive, reconnue d’utilité publique dès 1985. En fédérant les intelligences et les bonnes volontés au service des enfants, je pense que la FAPEE préfigure l’évolution de l’enseignement en donnant aux parents leur rôle à jouer dans la bonne marche des établissements.

Associer les parents dans une démarche plus transparente et plus citoyenne a déjà trouvé sa traduction concrète au lycée Charles de Gaulle, dont le proviseur, Bernard Vasseur, nous a fait l’honneur de sa présence. Il a exposé avec franchise les difficultés auxquelles le lycée est confronté en termes de capacité d’accueil. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, nous a rejoints pour compléter l’éventail des acteurs et des compétences.

Le premier objectif du plan Ecole consistait à créer 500 places par an, au cours des trois prochaines années, dans l’enseignement français au Royaume-Uni.

Trois ans plus tard, nous constatons que 425 places ont été créées (voir le détail dans le tableau ci-joint). L’ouverture du CFBL, collège français bilingue de Londres, à la rentrée de septembre 2011, devrait contribuer à l’ajout de 300 places environ (contre un investissement de 22 millions de livres à Kentish Town). Clairement, nous sommes à la moitié des prévisions.

Il a été souligné que le nouveau collège va forcément augmenter l’afflux d’élèves vers le lycée français, c’est pourquoi Bernard Vasseur prévoit de graves difficultés à l’horizon 2013. Il s’ajoute que le nombre de classes de primaire a également progressé. Conclusion, la création d’un troisième collège à Londres se révèle incontournable.

Sur un plan pratique, lors d’une réunion consacrée au plan Ecole le 13 avril dernier, Bernard Vasseur avait exposé ces trois options :
1. Création d’un collège de 20 divisions, soit 5 divisions pour chaque classe (640 élèves). Le Lycée Charles de Gaulle n’assurerait que la scolarisation en collège de ses effectifs de primaire. Il deviendrait en outre le seul lycée de Londres alimenté par 3 collèges.
2. Création d’un collège/école primaire (un « nouveau CFBL » de 1140 élèves), 18 divisions d’élémentaires soit 3 divisions de chaque classe et 20 divisions de collège. Le site de South Kensington ne conserverait qu’une petite école primaire en permettant la création des classes bilingues de ses annexes.
3. Création d’un collège/lycée de 32 divisions (960 élèves), soit 20 divisions de collège et 12 divisions de lycée (3 divisions pour chaque classe)

Il ressort nettement de cette 4ème réunion annuelle de l’AFE consacrée au plan Ecole que la première préoccupation des parents d’élèves était de trouver une place pour leurs enfants.

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, Olivier Cadic, François Denis, président de la FAPEE, Bernard Vasseur, proviseur du lycée CDG

L’enjeu est le suivant : soit nous ne faisons rien au-delà du CFBL et, dans ce cas, il faut prévoir que 400 enfants déjà inscrits dans l’enseignement français au Royaume-Uni devront en sortir à la rentrée de septembre 2013, soit nous poursuivons notre politique d’expansion, une seconde perspective dans laquelle je me place. Une réunion du plan Ecole sera organisée par notre nouvel ambassadeur, Bernard Emié, avant l’été pour en décider.

François Denis a exprimé son soutien à l’idée de poursuivre la croissance du réseau et l’engagement de la FAPEE pour coordonner les initiatives des associations de parents d’élèves de Londres.

70% des enfants français à l’étranger sont scolarisés en dehors de l’enseignement français. C’est pourquoi je termine en rappelant que le plan Ecole a également pour objectif de développer l’enseignement bilingue au Royaume-Uni (objectif 2) et le nombre de petites écoles Flam (objectif 3), appelées aussi « écoles du samedi » qui sont passées de 12 à 38 en 3 ans ! Je reviendrai sur les progrès enregistrés sur ces deux autres objectifs dans un prochain billet.

Enfin, je vous invite à lire l’excellent article paru sur le site avenuedesecoles.com : Le Lycée Charles de Gaulle au bord de la rupture à l’horizon 2013.

Une Petite école va ouvrir à Cardiff, en septembre

Tous nos compatriotes du Pays de Galles connaissent le dynamisme et la convivialité de Claude Rapport, notre consul honoraire de Cardiff. Aussi, j’étais très heureux de son invitation à me rendre, dimanche dernier, au Pays de Galles pour rencontrer les parents d’élèves désireux de créer une Petite école francophone.

Valérie Matthews, Claude Rapport, Olivier Cadic, Sophie Poulain et Gwenaëlle Lecoq (Cardiff, mai 2011)

Parmi eux, Gwenaëlle Lecoq et Valérie Matthews avaient déjà créé les Petites grenouilles, un club qui se réunit une fois par mois. Puis, le hasard leur a permis de faire la connaissance de Sophie Poulain, une enseignante qui a l’amour de la pédagogie et l’entrain communicatif. Il n’en fallait pas davantage pour concrétiser leur rêve de fonder une Petite école au profit de la nombreuse communauté francophone de Cardiff, qui serait le lieu d’apprentissage de notre langue pour les plus jeunes et auquel beaucoup aspiraient.

La Petite école de Cardiff va ouvrir ses portes le samedi 17 septembre 2011 et accueillir les enfants francophones de 2 à 6 ans. Les séances auront lieu un samedi matin sur deux à Peartree Languages dans le quartier de Canton, à deux pas du Chapter Arts Centre. Et pour les plus grands, âgés de 6 à 10 ans, les cours auront lieu le lundi soir après l’école.

Afin de présenter les objectifs de la Petite école dans le cadre d’un événement convivial, Gwenaëlle, Valérie et Sophie organisent :

une journée portes ouvertes
Samedi 9 juillet 2011 – 10 heures
à Peartree Languages, 2A Llandaff Road, CF11 9NJ

N’hésitez pas à les contacter : lapetiteecoledecardiff@yahoo.co.uk

Je suis heureux que les bienfaits du plan Ecole se déploient à travers tout le Royaume-Uni et je remarque, en l’occurrence, que l’objectif 3 du plan dédié au programme Flam bénéficie d’un joli effet d’entrainement puisque les « Petites écoles du samedi » se multiplient en passant de 12 à 38 à ce jour.

Lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE (Agence française pour l’enseignement français à l’étranger), Anne-Marie Descôtes, directrice de l’Agence, me confirmait sa détermination à soutenir ce type d’initiative, le budget consacré au programme Flam étant pérennisé pour les trois prochaines années.

Je me réjouis de la bonne nouvelle pour les parents des petits francophones du Pays de Galles!

Le point sur les projets immobiliers de l’AEFE à Londres

De gauche à droite : Bernard Vasseur, proviseur du lycée Charles de Gaulle, Bernard Pujol, chef du secteur Europe ; Pierre Favret, chef du service immobilier et Christophe Mathieu, directeur administratif et financier du lycée Charles de Gaulle

Vendredi 6 mai, j’ai eu le plaisir de croiser la délégation de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, composée de Pierre Favret, chef du service immobilier, et de Bernard Pujol, chef du secteur Europe, tous deux en visite à Londres.

Les projets immobiliers impliquant l’AEFE dans la capitale britannique comprennent plusieurs volets. Lors de son dernier conseil d’administration, le 11 mai, la note de présentation de la programmation immobilière 2011-2013 nous a été soumise.

Je vous reproduis ci-dessous le rapport de situation à Londres concernant le Lycée Charles de Gaulle qui a été partagé entre les administrateurs. Je rappelle que le lycée CDG recouvre les sites de South Kensington, André Malraux, Marie d’Orliac et de Wix.

– la rénovation du site de South Kensington

Le site de South Kensington est toujours sous la responsabilité du MAEE qui a engagé une étude de diagnostic technique visant à déterminer les mesures nécessaires à une réorganisation et une rénovation du site. Parallèlement l’Agence s’est vu mettre à disposition par le trust de l’Ambassade le bâtiment des « mews ». Ce bâtiment, qui a fait l’objet d’un bail emphytéotique de 50 ans au profit de l’Agence, se situe au cœur du site du lycée. Le rez-de-chaussée de ce bâtiment rénové durant les étés 2008 et 2010 accueille aujourd’hui divers services du lycée (infirmerie, ateliers de maintenance, etc.).

En 2010 ont été réalisés des travaux de rénovation (hall d’entrée et salle de réunion) et d’aménagement de nouvelles salles (informatique, musique, dessin) pour répondre à l’évolution des programmes. Les travaux qui seront réalisés en 2011 et 2012 concernent le réaménagement des entrées et de la cour du collège, le transfert de deux logements dans les Mews, la réfection de l’ensemble des toitures, la rénovation de la section britannique et le réaménagement de l’administration.

– la recherche de nouveaux sites en vue d’augmenter la capacité d’accueil de l’établissement

Pour les écoles de Munster Road (école St John’s), de Basuto Road (école de Holly Cross) et de Clancarty Road (école Marie d’Orliac) qui dépendent du Borough de Fulham, il est envisagé de reconfigurer la présence du lycée par la création d’une « école des petits » regroupant les classes de la Grande section de maternelle au Cours primaire avec les 3 premières années de la filière bilingue dans une nouvelle structure à Holly Cross, soit 12 divisions au total, et l’installation d’une « grande école » à Marie d’Orliac avec les classes du CE1 au CM2 (8 divisions) et les 4 derniers niveaux des classes bilingues (8 divisions). Cet ensemble devra être opérationnel pour la rentrée 2012 afin d’absorber en priorité les classes partantes du site de Munster Road dont le bail arrivera à expiration à cette date. Un nouveau bail devra être établi pour la nouvelle école d’Holly Cross et le bail actuel de l’école Marie d’Orliac devra être renégocié avec le Borough de Fulham.

Dans le cadre du développement de l’offre d’enseignement français à Londres et de la réflexion autour du « plan Ecole », le projet de création d’un nouvel établissement en gestion parentale sur le site de Kentish town est en voie de finalisation. Le site a été acheté par un trust créé pour la circonstance et les travaux de rénovation sont en voie d’achèvement. Ce nouvel établissement prévu pour un effectif de 700 élèves, de la maternelle au collège, ouvrira ses portes à la prochaine rentrée de septembre 2011.

L’Agence a contribué à ce projet par une subvention d’investissement de 600.000 euros.

Je salue le travail de l’Agence et son désir de prendre toute sa part dans l’atteinte de l’objectif 1 du plan Ecole en vue d’augmenter la capacité d’accueil de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Plan Ecole (23) : Que faire pour les enfants sur liste d’attente ?

Suite à la réunion du plan Ecole, le 19 mai 2010, je vous avais parlé dans mon précédent article de la création d’un groupe de travail affecté au suivi des indicateurs. La seconde initiative fut de constituer un groupe de travail « Flux d’inscriptions » dont l’objectif est de parvenir à une gestion concertée des flux et des procédures d’inscription des élèves. Il s’est réuni à Londres le 31 janvier dernier.

L’ouverture du nouveau Collège français bilingue de Londres (CFBL) va sûrement relancer la polémique sur les fatales liste d’attentes (lire : « Kentish Town (20) : le CFBL entame sa promotion » du 24 décembre 2010).

Aujourd’hui, chaque école conventionnée ou homologuée dispose de ses propres critères d’admission. Cette situation se justifie par des particularismes locaux nécessitant plusieurs offres pédagogiques et différents niveaux de frais de scolarité. Partout cependant les parents sont invités à visiter les lieux avant une inscription officielle qui a lieu en janvier/février. Pour Charles de Gaulle, ils apprennent généralement début juin si leurs enfants sont retenus ou non.

Comment améliorer les sorts des laissés pour compte de l’enseignement français en Grande-Bretagne?

La création d’une carte scolaire pour y voir plus clair suscite plus de difficultés que d’enthousiasme, il faut bien l’avouer.

Une procédure donne satisfaction : chaque école envoie en février/mars une liste de ses élèves en CP et 6ème afin de leur garantir une place au lycée Charles de Gaulle. Les fratries sont évidemment favorisées.

Une autre procédure a fait ses preuves, mais elle est plus sujette à caution : les familles inscrivent leur enfant dans plusieurs écoles simultanément par multiplier leur chance d’accès, parfois dès la naissance de celui-ci. Les écoles et les parents sont attachés à la confidentialité de ces listes de postulants qui ne peuvent donc pas s’échanger, ni faire l’objet de recoupement. Conclusion, on ne sait pas combien d’élèves sont réellement refusés par le réseau éducatif français. Du reste, le lycée Charles de Gaulle ne gère aucune liste d’attente.

Réunion du groupe de travail Flux d'inscriptions, à Londres, le 31 janvier 2011

Le groupe de travail a préconisé une meilleure information des parents sur l’ensemble des possibilités du réseau AEFE, ainsi qu’au sujet des alternatives existantes dans les établissements français non homologués, certaines écoles anglaises ou les écoles internationales. C’est l’évidence même.

La suggestion qui me semble plus plus pertinente serait d’organiser une réunion, disons fin mai, conviant l’ensemble des écoles afin de gagner en visibilité sur ces fameuses listes d’attentes en faisant un état statistique. Outre d’éviter les doublons, l’objectif serait de permette éventuellement de faire des propositions de places aux parents en fonction des critères de priorité.

A-t-on vraiment un autre choix ? Qu’en pensez-vous ?

La prochaine réunion du groupe de travail « Flux d’inscriptions » aura lieu le 28 mars 2011.

Plan Ecole (22) : Le nouveau tableau de bord de l’enseignement français au Royaume Uni est disponible

Suite à ma proposition à la réunion du Plan Ecole du 19 mai 2010, à la Résidence de l’Ambassade (Lire : « Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement » du 19 mai 2010), un groupe de travail a été constitué pour suivre les indicateurs qui permettront de mieux évaluer les besoins de scolarisation au Royaume Uni.

Ce groupe s’est réuni le 31 janvier dernier autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. Il a partagé avec nous le tableau de bord 2010-2011, issu de « l’enquête de rentrée AEFE », qui regroupe les écoles conventionnées et homologuées du réseau éducatif français au Royaume Uni. Le lycée Charles de Gaulle et ses annexes (Marie d’Orliac et Wix pour le Primaire) a absorbé presque tout l’afflux de nouveaux élèves scolarisées entre la rentrée 2009 et 2010.

De la maternelle au lycée, on dénombre 5,395 élèves actuellement scolarisés dans le système éducatif français en Grande Bretagne, répartis en 220 classes. Nous en comptions 4.970 en 2007/2008, lors du lancement du plan-écoles.

Pour être exhaustif sur les effectifs, notre groupe de travail a convenu de créer un tableau complémentaire intégrant les élèves inscrits au CNED dans le cadre d’une scolarité complète, les nurseries, les établissements secondaires non homologuées dispensant un enseignement à 50% en français, les sections bilingues françaises dans les écoles anglaises. Ces données devraient enrichir le prochain tableau de bord.

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative

Nos débats ont ensuite porté sur le choix des indicateurs, toujours dans l’idée d’anticiper les besoins futurs, tout en harmonisant les informations recueillies auprès des familles au moment des inscriptions. Nous pouvons aussi croiser ces éléments avec les statistiques du consulat, par exemple la courbe des âges qui montre que nous avons beaucoup de petits Français entre 0 à 10 ans.

Outre les informations d’usage portant sur l’état civil, la composition de la fratrie ou le parcours scolaire, je suis attaché à l’idée de connaître la catégorie socio-professionnelle (CSP) de la famille.

En effet, l’augmentation des frais de scolarité pourrait à terme restreindre l’accès au système français aux catégories les moins favorisées, ce que les chiffres bruts ne feraient pas apparaître (Lire : « Plan Ecole (13) : Démocratiser et internationaliser l’accès à l’enseignement français » du 2 octobre 2008). Dans le même ordre d’idée, l’examen des listes d’attente et des candidats refusés pourrait être révélatrice de la pression qui pèse sur nos établissements et révéler le besoin de places supplémentaires (Lire : « Inscriptions en maternelle à CDG: Deux tiers des demandes refusées ! » du 14 avril 2010).

Plan Ecole (21) : Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises

Tiphaine Beausseron a publié cette semaine un très bon article pour le Petit Journal au sujet du développement des classes bilingues au Royaume-Uni pour lequel elle m’a interviewé, suite à la réunion du plan Ecole consacrée au bilinguisme, à Dartford, début décembre.

Lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement française à l’étranger) du 25 novembre dernier, je suis intervenu pour connaître les progrès du « label France« . J’avais soutenu cette démarche lors d’une réflexion engagée, en septembre 2009, pour bâtir le Plan d’Orientation Stratégique de l’AEFE. En effet, puisque nous ne pourrons pas créer des écoles françaises aux quatre coins du Royaume-Uni, nous devons trouver une solution souple pour développer l’enseignement bilingue, si possible au sein même des écoles publiques anglaises. Rappelons que 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni sont scolarisés en dehors du réseau scolaire français. Cette démarche qui s’incarne dans un label est destinée à leur offrir l’accès prochain à un enseignement bilingue à proximité de chez eux.

Comme me l’a indiqué Jean-Paul Rebaud de la direction générale de la mondialisation du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE), lors du conseil d’administration de l’AEFE, un décret portant création du Label France est en cours de préparation. Le projet devrait être présenté en Conseil des ministres par la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, début 2011. Ce décret définira précisément les conditions requises pour garantir un enseignement d’excellence à la française intégré à un enseignement local.

Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, anime la réunion à Dartford sur le développement des sections bilingues dans les écoles anglaises, le 29/11/2010.

Cette alternative structurée mais plus légère à mettre en place que l’homologation permettra d’encourager et de soutenir, indirectement, les écoles britanniques qui instaurent un enseignement bilingue anglais-français. C’est l’outil qui nous manquait pour promouvoir un enseignement bilingue auprès des Britanniques.

Lors de la réunion organisée, début décembre, sur ce thème par le service culturel de l’ambassade de France, à Dartford (Kent), le Kent County Council représenté par Maureen Smith semblait intéressé par notre démarche.

L’école primaire Loose Infant à Maidstone que j’ai visité en novembre dernier dispense déjà des cours en français et souhaite les renforcer. Un nouveau rendez-vous a été fixé début avril avec le service culturel.

L’avenir du développement des classes bilingues dans les écoles d’Etat anglaises dépendra beaucoup de la capacité de coopération éducative entre les services publics de l’éducation britanniques et le service culturel de l’ambassade de France au Royaume-Uni, dirigé par Laurent Burin des Roziers. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, épaulé par Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français, œuvrent au quotidien pour mener à bien cette mission.

Lire l’article du Petit Jounal : « Le développement des classes bilingues au Royaume-Uni »

Lire aussi :   « Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français » du 17 novembre 2010

Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français

Une réunion publique d’information se tiendra le lundi 29 novembre à 18h30 à Dartford dédiée à l’objectif 2 du Plan Ecole, soit la multiplication des écoles bilingues (lire : « Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan) » du 15 novembre 2010).

Cette réunion, à laquelle je vous convie chaleureusement, concernera plus particulièrement la région du Kent. D’autres réunions seront organisées dans d’autres comtés pour rapprocher l’enseignement en français de tous nos compatriotes qui vivent en dehors de Londres.

En effet, lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), le 19 mai dernier à Paris, j’ai pris la parole au nom des parents d’élèves français qui sont scolarisés hors du système français et qui représentent 70% des familles françaises à l’étranger !

Tandis que nous débattions du Plan d’orientation stratégique de l’Agence, j’ai suggéré, qu’à l’instar de ce qui a été fait au Royaume-Uni, il soit établi une cartographie pour localiser tous les enfants français « hors réseau » et pour s’assurer qu’ils parlent au moins le français. Le président de l’AEFE a marqué son intérêt pour la cartographie réalisée au Royaume-Uni, estimant qu’elle pourrait servir de modèle au réseau mondial.

En second lieu, j’ai insisté sur la nécessité de développer le label France, devenant un nouveau levier pour insérer l’enseignement français dans l’enseignement local et offrir une solution à ceux qui ne vivent pas à proximité d’un établissement du réseau.

Je vous propose d’en reparler le 29 novembre !

Photo Flickr de Jonny Goldstein

Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan)

Vous êtes cordialement invités à vous joindre à la prochaine réunion d’information du Plan Ecole, surtout si vous habitez le Kent :

lundi 29 novembre à 18h30
Hôtel Campanile de Dartford – South East of London
Invitation à la réunion de Dartford et plan d’accès
(la réunion sera suivie d’un apéritif)

 Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, aura le plaisir d’annoncer le lancement de l’objectif n°2 du Plan Ecole : « doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. »

Je vous rappelle l’objectif 1 du plan « Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises » et l’objectif 3 « Soutenir le programme Flam ».

On dénombre déjà une cinquantaine d’écoles bilingues. Je soutiens qu’elles constituent la solution, car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout dans le Royaume-Uni. (Lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010)

Alors, comment développer des sections bilingues au sein des établissements anglais ? D’abord, en mobilisant toutes les bonnes volontés, ensuite, en essaimant en dehors de Londres.

Si vous (ou des parents d’élèves et acteurs de l’éducation)

– souhaitez organiser une réunion d’information dans votre région
– êtes intéressés par l’ouverture d’une école bilingue,
– connaissez localement une école britannique désireuse de s’ouvrir à la francophonie, soit par la création de section bilingue, de cours aménagés pour les élèves francophones, de l’instauration du DELF ou du Bac international, d’une filière exclusivement francophone (on peut rêver !)…

n’hésitez pas à contacter directement Vincent Gleizes, par email (vincentgleizes@diplomatie.gouv.fr) ou par téléphone (020 7073 1308).

Photo Flickr (poppy) de Scazon