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La DSAE me confie un nouveau rapport sur l’entreprise

Elisabeth Lamure ; Olivier Cadic ; Catherine Fournier

J’ai eu privilège d’avoir été désigné, le 9 novembre, par la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) pour rédiger un rapport sur le cycle de vie des entreprises : création, croissance, dissolution.

J’avais précédemment cosigné deux rapports d’information avec Elisabeth Lamure, présidente de la délégation :
Simplifier efficacement pour libérer les entreprises (fév. 2017)
Pourquoi le Royaume-Uni séduit les entrepreneurs français ? (juil. 2015)

Quelques jours auparavant, j’avais été reconduit au poste de vice-président de la délégation. Ce sera un bonheur de poursuivre ma mission aux côtés d’Elisabeth Lamure qui demeure notre présidente.

Suite au renouvellement sénatorial, je me réjouis aussi de l’arrivée de Catherine Fournier dans notre délégation aux fonctions de secrétaire.

En qualité de maire UDI de Fréthun, Catherine a été à l’initiative des « Rencontres jobs transfrontaliers », où il m’est arrivé d’intervenir (lire). La dernière édition accueillait 40 recruteurs français, britanniques et belges qui ont délivré pour l’occasion 1800 offres d’emploi, de stage et d’alternance. Catherine Fournier est aussi entrepreneur. Je l’avais invitée à témoigner de son expérience lors du Red Carpet Day 2014 (lire).

 

Le métro transmanche, un projet toujours à quai.

Pourquoi le projet du métro transmanche n’avance-t-il pas ? Pourquoi une espérance si largement partagée, regroupant citoyens, entreprises, élus, et orientée vers le bien commun peine-t-elle à éclore ? Pourquoi les décideurs ne nous paient que de mots ? Parce que la démocratie, le pouvoir par le peuple, s’est laissée obscurcir par la technocratie, serait-on tenté de conclure dans un moment de découragement…

Richard Honvault, Olivier Cadic et Catherine Fournier au café Citoyen de Boulogne sur Mer

Richard Honvault, Olivier Cadic et Catherine Fournier au café citoyen de Boulogne sur Mer

Richard Honvault, lui, ne se décourage jamais. Candidat à la mairie de Boulogne sur Mer, dont il est conseiller municipal, il a organisé vendredi dernier un café citoyen sur le thème « comment sortir les Boulonnais du tunnel ? ». Richard m’a invité à cette rencontre, ce que j’ai accepté avec d’autant plus plaisir que je retrouvais Catherine Fournier, maire de Frethun et porte-étendard de ce combat pour le métro transmanche. L’enjeu est de taille, puisque ce nouveau moyen de transport ne peut que booster la performance sociale et économique de la côte d’Opale.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de créer une catégorie de travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre, plus précisément entre le Kent qui manque de main d’oeuvre et le Nord Pas-de-Calais qui se débat avec un taux de chômage très élevé atteignant des pics supérieurs à 15% à Boulogne/Mer et Calais.

Les travailleurs transfrontaliers présentent la particularité de traverser une frontière le matin, pour aller travailler, et le soir, pour rentrer chez eux. L’Allemagne, la Suisse ou la Belgique, par exemple, accueillent journellement un flot de Français.

Entre le Kent et la côte d’Opale, séparés par quelques kilomètres d’eau salée, aucun phénomène de ce type. Le moyen est cependant à portée de main : le tunnel sous la Manche. Le tunnel et non pas l’Eurostar, de toute façon hors de prix pour jouer les navettes entre Calais et Ashford. Voilà l’astuce : le tunnel n’est utilisé qu’à 52% de ses capacités, une marge suffisante pour ajouter quelques trains régionaux , afin de transporter des travailleurs transfrontaliers, à prix modique et en 30 minutes.

Par ailleurs, les résidents du Kent se réjouiraient de pouvoir se rendre en France aussi simplement qu’ils se rendent à Londres. Cette navette multiplierait les échanges et dynamiserait le commerce local des deux cotés de la Manche.

J’ai souligné à Boulogne sur Mer que la volonté des élus et des acteurs économiques n’avait pas faibli et que le bien-fondé du projet n’avait fait que se renforcer. Mais le temps a filé ! Il y a deux ans déjà, les médias s’emparaient avec enthousiasme du dossier, pour ne citer que la Voix du Nord (« Le métro Transmanche sur de bons rails ? », le 14 décembre 2011) et France 3 (lire : « Le métro transmanche s’invite sur France 3 » du 23 novembre 2011).

Deux ans déjà que notre sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam, avait obtenu du ministre des Transports, Thierry Mariani, « un avis extrêmement favorable » ainsi que « de précieux encouragements aux porteurs du projet » (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011).

A l’époque, on osait espérer notre métro pour les Jeux olympiques de Londres ! Et puis, rien de bien concret. En mai dernier, Edouard Braine, notre ancien consul général de Londres a rappelé qu’avant de devenir un projet économique, ce projet est éminemment politique (lire : « Emploi : Un métro transmanche nommé désir ! » du 21 mai 2013)

L’élan observé en fin d’année 2011 pour le métro transmanche s’est frigorifié au contact du conservatisme de gauche conforté en 2012, combiné à l’apathie du ministre chargé des Transports, Frédéric Cuvillier. Il s’était fait représenter par un sous-préfet pour débattre avec moi sur la question en mai 2013. On comprend que de nombreux élus de gauche freinent des quatre fers plutôt que de faciliter ce projet. Alors ministre du gouvernement Jospin, Martine Aubry, maire de Lille, déclarait « qu’il valait mieux être chômeur en France que travailleur en Angleterre ».

L’espoir doit vivre. Richard Honvault ne se résigne pas à voir sa ville passer à 45% de logements sociaux alors que les forces vives commencent à déserter et que la population décline. En soutenant cette idée de transfrontalité au service de l’économie locale et de l’emploi, Richard Honvault est un élu visionnaire et volontariste en matière d’action publique.

En défendant avec énergie l’idée du métro transmanche et en œuvrant pour une mobilisation populaire en faveur de ce projet, Richard Honvault multiplie les propositions économiques pour rendre son lustre d’antan à Boulogne/mer. Cela n’a pas échappé à la Voix du Nord qui décrit: « Démographie en berne, perte d’attractivité du centre-ville, crise économique et entreprises en difficultés, déclin du port, mauvaises relations avec la CCI… la liste est longue. Aux électeurs de lui faire confiance en mars prochain s’ils veulent retrouver fierté et panache ».

Voilà pourquoi j’appelle les habitants de Boulogne-sur-Mer à voter en faveur de Richard Honvault lors des prochaines élections municipales.

Emploi : Un métro transmanche nommé désir !

Le 16 mai dernier notre ancien consul général à Londres Edouard Braine, aujourd’hui conseiller diplomatique du gouvernement, est venu rendre une visite toute amicale aux entrepreneurs français du Kent, à Ashford. Ayant prévu d’assister ce jour-là au « Red Carpet Day » de L’UFE Corporate, reporté au 10/10/13 à Paris, Edouard Braine a maintenu son déplacement pour retrouver sans attendre les créateurs d’emploi du Kent. Une démarche à laquelle s’est volontiers associée Catherine Fournier, maire de Fréthun, toujours en quête d’idées et bonnes pratiques pour développer l’emploi (lire : « Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses » du 18 octobre 2011).

David Rosenberg, dirigeant de SBE que j’ai le bonheur de rencontrer régulièrement depuis une quinzaine d’années nous a une nouvelle fois ouvert ses portes. La société française de réparation d’appareils informatiques, premier employeur d’Ashford (Kent) se porte bien, remarquablement bien.

Chez SBE à Ashford (Kent), le 16 mai 2013 : David Rosenberg, directeur de SBE UK ; Olivier Cadic ; Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement ; Jean-Claude Cothias, Consultant en developpement International ; Catherine Fournier, maire de Fréthun

« C’est la dynamique anglaise qui booste les résultats du groupe SBE qui emploie 1,500 personnes », indique David. Il y a 18 mois, il a annoncé la création d’une filiale canadienne à Toronto lors de la conférence de l’UFE Corporate (lire : « Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits » du 21 octobre 2011). « On est parti de zéro pour arriver à 400 personnes, en quelques mois », annonce David. Après avoir conquis sans coup férir 60% du marché canadien, l’Australie est désormais dans sa ligne de mire…

Seulement voilà, SBE peine à recruter ! Pourtant, à quelques battements d’ailes de mouette de ses ateliers d’Ashford, « Calais se débat dans un chômage structurel », déplore Edouard Braine. Constat, SBE compte très peu de collaborateurs français alors qu’ils sont une majorité venus des lointains pays d’Europe de l’Est.

C’est rageant, mais « le Pôle Emploi n’est pas linké avec le Job Center » résume David Rosenberg. Cet organisme continue de travailler le dos tourné à la mer au nom « des blocages institutionnels » soulignés par Edouard Braine.

Il n’en fallait pas moins pour raviver la conversation autour de ce merveilleux projet de « métro transmanche » pour lequel je milite depuis fin 2007. Rien à voir avec l’Eurostar, en termes de cible voyageur et de prix de transport.

Rappelons qu’il est question de créer une navette journalière entre le Calaisis et le Kent destinée à transporter des passagers pour un prix modique. Cela créerait une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Dans ce schéma, la région Nord-Pas-de-Calais mettrait à disposition des trains régionaux qui feraient l’aller-retour, en une demi-heure, entre la station TGV Calais-Fréthun et celle d’Ashford empruntant le tunnel sous la Manche seulement utilisé à la moitié de ses capacités !

Conquis par cette idée, Edouard Braine avait fait du métro transmanche un objectif majeur de notre plan Emploi.

Le métro transmanche verra-t-il bientôt le jour ? Les Français du Nord-Pas-de-Calais pourront-ils traverser la frontière le matin et rentrer chez eux le soir même, avec la même évidence que les Alsaciens employés en Allemagne ? Pourtant adoubé par le précédent gouvernement grâce au soutien de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011), le chantier fait les frais des « conservatismes et petitesses françaises », stigmatise Edouard Braine

Avant de devenir un projet économique, le projet est éminemment politique. C’est dire s’il doit suivre une progression sinueuse contournant les rigidités administratives, esquivant les rivalités de personnes et aplanissant les querelles de clochers.

L’idée du métro transmanche a la force de l’évidence, mais il lui manque certainement un soutien populaire propre à interpeller les élus locaux, uniquement centrés sur des projets qui leur garantissent des retombées électorales personnelles, comme une crèche ou une ligne de tramway. Faciliter l’emploi au niveau régional grâce au métro transmanche ne peut aboutir sans une mobilisation de toutes les parties prenantes dans le cadre d’un plan qui converge vers l’intérêt général et seulement cela (lire : « Le métro transmanche s’invite sur France 3 » du 23 novembre 2011).

Catherine Fournier, Edouard Braine et moi-même sommes convaincus qu’il est urgent de recréer une dynamique d’optimisme et de réalisation en France. Ce projet constitue un merveilleux espoir de développement transfrontalier.

Depuis son retour en France, Edouard Braine mobilise toutes les énergies coté français pour repartir de l’avant.

Pour ma part, je participerai à un débat le jeudi 23 mai 2013 à Boulogne sur Mer, organisé par le Cercle Côte d’Opale Synergie. Ses animateurs Thaddée Segard et Thierry Degraeve militent sans relâche depuis des années en faveur de cette navette transmanche. Le thème : « les atouts et opportunités de la coopération transfrontalière ».

Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, constatera alors que nous poursuivons tous notre action en faveur de ce métro transmanche avec ténacité et constance, dans un esprit de consensus et d’unité qui transcende tous les courants partisans !

Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses

Si l’on voulait résumer les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers par un chiffre, ce serait 285 offres d’emplois ! Ces propositions émanaient d’entreprises du sud-est de l’Angleterre, de la Belgique ou de la Côte d’Opale, réunies à Fréthun pour l’occasion. Ces annonces sont toujours visibles sur le site Internet www.jobstransfrontaliers.eu

« La mission du plan Emploi est de contribuer à la réduction du chômage en France. » déclare Olivier Cadic, entre Catherine Fournier, maire de Fréthun, et Richard Gosse

Comme l’an dernier, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Fréthun,  pour expliquer aux demandeurs d’emploi du Calaisis que tout l’équipe du plan Emploi, présidée par le consul général Edouard Braine, avait à coeur de contribuer à résorber le chômage en France. (lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 06 octobre 2010)

L’objectif n°1 de ce plan Emploi vise à soutenir l’action du centre Charles Péguy à Londres qui fournit près d’un millier de jobs par an aux jeunes Français qui débarquent en Angleterre. Péguy disposait d’un stand sur place et animait une conférence « Partir travailler en GB, comment s’y préparer ? ».

L’objectif n°2 est dédié à la création d’un métro transmanche entre Calais-Fréthun et Ashford qui permettra aux chercheurs d’emploi, situés des deux côtés de la Manche, de postuler à des postes de l’autre côté de la frontière et… de rentrer tous les soirs chez eux. Ce projet de navette à prix serrés est impatiemment attendu par les sociétés françaises implantées à Ashford, tel ques SBE Ltd ou Eikos, toutes deux exposantes. (lire : « Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité » du 02 septembre 2011).

Justement, ces 2èmes Rencontres étaient présidées par Jacques Gounon, Pdg d’Eurotunnel qui a fait part de sa « déception » qu’aucun service ne soit déjà en place ! Il a exposé tout le bénéfice d’une liaison de proximité, notamment en termes d’emplois, entre le Kent et pour le Nord de la France. Je remercie Jacques Gounon pour son engagement sans faille afin de faciliter l’émergence de ce nouveau service qui devra forcément emprunter le tunnel sous la Manche.

(de g. à d.) Catherine Rabet, consul adjointe et Véronique Révington, chargée de mission du plan Emploi, Olivier Cadic et Catherine Fournier, devant le stand de SBE Ltd, principal employeur d’Ashford

L’autre figure emblématique du projet, notre consul général Edouard Braine, était retenue à Chester pour l’inauguration de la nouvelle agence consulaire, réouverte par Yvan Besnard. Il fut parfaitement représenté Catherine Rabet, consul adjointe, et par Véronique Révington, chargée de mission du Plan Emploi.

Catherine Fournier et Richard Gosse, président de la Communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis, ont invité notre délégation à un déjeuner de travail, autour de Jacques Gounon et de Alain Gérard, sous-préfet de Calais. Nous avons ainsi déterminé les actions qui restaient à entreprendre pour rendre possible ce rêve fou et cette espérance collective : créer un métro transmanche !

Sur le chemin du retour, je me suis demandé si nous serions si près du but sans Catherine Fournier, tant elle insuffle vie à ce projet dans un élan créateur et généreux qui fait la grandeur et le respect des maires de France. Il découle de sa collaboration avec l’intrépide Richard Gosse que chacun se sent en pleine convergence en leur présence.

La prochaine étape se tiendra lors de la conférence AFE Corporate du 20 octobre à Ashford.
Lien pour les inscriptions.
Le programme : « 15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel » (fichier pdf).

Témoigner pour favoriser la mobilité

Je reviens sur les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers pour remercier la presse régionale d’avoir assuré la promotion de l’événement des deux côtés de la Manche. Vous pourrez lire deux articles, ci-dessous.

Dans l’attente de facilités logistiques (un « metro transmanche », par exemple), l’enjeu actuel consiste à faire évoluer les mentalités pour inciter les chômeurs de la Côte d’Opale à oser la mobilité professionnelle. Il faut « démystifier le franchissement des frontières », déclare Catherine Fournier, maire de Frethun. Et pourtant, il ne s’agit que de parcourir quelques kilomètres à destination du sud de l’Angleterre ou même de la Belgique (Lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 6 octobre 2010).

Contribuer à la réduction du chômage en France fait partie de mon engagement. Déjà, le 22 septembre 2006, le réseau Eures m’avait demandé de participer à l’événement « Je Paris l’Europe pour l’emploi », étape française du « European Mobility Road Show ». J’avais rendu compte, lors de leur conférence de presse, des résultats de l’action que j’avais mené avec Eures pour répondre à une offre de 200 emplois. Eures m’avait offert de participer l’année suivante à la formation de ses conseillers européens à Séville puis de transmettre mon expérience lors de la plus importante manifestation d’offres d’emplois transfrontaliers, le fameux «Job Days» à Bruxelles. Rappelons que Eures est le portail européen pour l’emploi qui a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

L’inconnu inquiète toujours. Partager son expérience permet de lever les appréhensions des candidats à l’expatriation et de les rassurer sur leur aptitude à travailler hors de leur cocon. Le journal Nord Littoral m’a permis d’en fournir un nouveau témoignage.

Allons chercher les emplois où ils se trouvent et découvrons par là même d’autres modes de vie et de pensée ! Je me range publiquement aux côtés de personnalités qui prennent des initiatives en ce sens. Je pense à Catherine Fournier, maire de Frethun, qui a accueilli les 1ères Rencontres, ainsi qu’à Edouard Braine, notre consul de France particulièrement impliqué dans l’emploi des jeunes Français, notamment ces « Oubliés de Saint-Pancras » (Lire : « Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni » du 06 mai 2010).

Lire l’article  « Partager mon expérience pour lever les doutes de chacun » – Nord-Eclair – 1/10/2010.
Lire l’article « Kent firms in Calais to promote cross-Channel business » – Kent Business – 30/09/2010

Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers

Le plan Emploi pour le Royaume-Uni souhaité par Edouard Braine, notre consul général à Londres est en marche. Une nouvelle page des relations franco-britanniques commence à s’écrire avec l’émergence de travailleurs transfrontaliers.

Un millier de visiteurs se sont présentés à Frethun en quête d'un job, d'un stage ou d'informations en vue de s'expatrier.

Sous un grand chapiteau tendu sur le parking de la gare Eurostar de Calais-Frethun, le 1er octobre dernier, les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers ont attiré près d’un millier de visiteurs. Résultat, une centaine d’emplois pourvus et 70 stages attribués.

L’initiative de Catherine Fournier, maire de Frethun, s’est révélée être un véritable succès.

Je suis arrivé en compagnie d’Edouard Braine et d’Olivier Tulliez, consul adjoint, venus exprès de Londres. Sur place, j’ai eu le plaisir de retrouver des sociétés françaises implantées dans le Kent telles que SBE (Société Boulonnaise d’Electronique) ou Eikos, aux cotés de sociétés prestigieuses comme Accor ou Eurotunnel.

« Que de chemin parcouru depuis la rencontre organisée à Ashford », s’est exclamé Edouard Braine, devant l’afflux général. En effet, à sa demande, pour préparer cet événement, j’avais organisé des entretiens à Ashford, le 8 juillet dernier, pour permettre a Catherine Fournier de rencontrer des entrepreneurs français implantés dans le Kent (Lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers »). A cette occasion, j’avais fait la rencontre de la maire de Fréthun pour qui la croissance économique de la Côte d’Opale est la clé du sous-emploi qui frappe le Calaisis.

Il ne s’agit cependant que d’une première étape. La route sera longue pour banaliser le travail outre-Manche et inciter à la mobilité sur la Côte d’Opale. Pour Catherine Fournier , tout est question de mentalité, il faut donc « démystifier le franchissement des frontières ».

Olivier Tulliez, consul adjoint, Edouard Braine, consul général de France, Catherine Fournier, maire de Frethun

A cet effet, Guillaume Dufresne et son dynamique centre Charles Peguy avaient fait le déplacement depuis Londres pour offrir des emplois et répondre aux aspects pratiques ou juridiques de la vie outre-Manche : prix des transports, protection sociale, imposition… Par ailleurs, pour estimer l’employabilité à l’étranger des visiteurs, un stand permettait d’évaluer gratuitement le niveau de maitrise de l’anglais et du flamand.

Pour précipiter les échanges entre les côtes française et anglaise, rien ne vaudra un “métro transmanche”, selon l’expression de Thaddée Segard, président d’Opale Link, association dédiée au développement de la Côte d’Opale. Les responsables d’Eurotunel présents à la manifestation ont semblé parfaitement conscients de l’enjeu d’un projet de navette transmanche, reliant Calais-Frethun à Ashford par exemple, qui ferait éclore une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers.