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Le CEI annonce un boom des stages professionnels à Dublin

La crise économique frappe de plein fouet l’Irlande.

A l’attention des jeunes Français désireux d’une expérience professionnelle à l’étranger, je les informe que des offres de stages, de type cinq semaines non rémunérés, sont légion à Dublin. Il vous suffit de contacter l’antenne locale du CEI.

Philippe Gaud, directeur CEI Dublin ; Guillaume Dufresne, président du CEI ; Olivier Cadic (avril 2012)

J’ai souvent évoqué le CEI, Centre d’échanges internationaux, et à la faveur de mon déplacement à Dublin, j’ai eu le plaisir de revoir Guillaume Dufresne, son directeur général et par ailleurs président du centre Charles Péguy. Il m’a appris que 481 stages avaient été offerts l’an dernier par le CEI Dublin qui revendique déjà 240 placements pour le seul 1er trimestre de 2012 !

Le pays du Trèfle et celui du Coq s’estiment beaucoup, c’est un fait culturel. Il faut voir comme nos deux peuples fêtent la St Patrick dans les pubs parisiens ! C’est d’ailleurs pour répondre à la demande croissante des Français désirant vivre une expérience en Irlande que le centre est né il y a bientôt dix ans. Aujourd’hui, près de 500 compatriotes viennent chaque année s’immerger dans un environnement anglo-saxon pour découvrir le monde de l’entreprise et l’anglais au quotidien. Le plus souvent, c’est pendant les vacances scolaires ou juste après le bac qu’ils s’accordent volontiers quelques semaines pour étoffer leur CV.

Facteur essentiel, le CEI de Dublin garantit à nos Jeunes d’être logés au sein d’un réseau d’une centaine de familles triées sur le volet. L’immersion dans la culture irlandaise est donc totale et peut se compléter par des cours de langue.

Pourquoi préférer Dublin à Londres ? Aux yeux des familles françaises, explique Guillaume Dufresne, la capitale irlandaise est considérée comme une ville à taille humaine et plus sécurisante que Londres pour y envoyer ses enfants.

Il est vrai que les entreprises irlandaises leur réservent le meilleur accueil, la main d’oeuvre gracieuse des stagiaires étant devenue vitale. Près de 40 000 Jeunes de tout pays viennent gonfler leurs rangs chaque année. Rappelons que le  l’Irlande fut le premier pays touché par la crise financière, en novembre 2008.

Pour toute information, vous pouvez visiter le site du CEI de Dublin qui travaille en synergie avec les autres centres implantés dans 60 pays : www.cei-dublin.com

Lire aussi : « Le CEI ouvre le monde aux Jeunes » du 15 décembre 2010

Véronique Revington anime un service de recrutement novateur à la Chambre de commerce

Véronique Revington

Le consulat le regrette bien, mais Véronique Revington va poursuivre ailleurs son action en faveur de la communauté française, cette fois dans le cadre d’une mission assez innovante au sein de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne, vénérable institution londonienne née en 1883.

La directrice de la Chambre, Florence Gomez, en rêvait, elle l’a fait ! Forte de son expérience réussie en Chine en faveur de la création d’emploi, Florence a trouvé en Véronique la personnalité adéquate et les compétences marquées en ressources humaines pour lui confier la création d’un service de recrutement au bénéfice des 600 entreprises membres de la Chambre.

Les candidats et les recruteurs sont d’ores et déjà les bienvenus sur le site www.ccfgb.co.uk/recruitment, pour étoffer la base de données de leurs CV et annonces. Première nouveauté, les petites entreprises pourront confier l’intégralité du processus de recrutement à la Chambre qui capitalise ainsi sur sa connaissance des métiers, de la culture et des besoins de ses membres.

Une autre innovation significative s’inscrit dans le rapport de confiance particulier qui unit la CCI et les entreprises : le service « Spouse Mission« . Dans l’excellent article de Caroline Imbert paru dans l’Echo, Véronique Revington exprime son intérêt pour celles et ceux qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint en Grande-Bretagne, souvent en cas de mutation professionnelle (lien vers l’Echo, numéro de avril/mai 2012).

Durant la période d’installation de la famille, il faut bien s’organiser en partant de zéro et apprendre  comment fonctionne la société anglaise. Alors, souvent, l’un des conjoint se « sacrifie »,  d’autant s’il y a des enfants dans l’aventure. Aujourd’hui, Véronique Revington leur propose de recoller aux wagons de l’épanouissement professionnel avec la Spouse Mission, ce « service socialement responsable ». Il s’agit d’une forme de coaching pour d’abord reprendre confiance en soi, puis préparer le CV et les entretiens d’embauche. Enfin, les candidats vont intégrer le monde du travail en commençant généralement par des missions souples et ponctuelles (temps partiel, télétravail…) et au sein d’entreprises qui recherchent des francophones. En effet, « avec la Spouse Mission, résume Véronique dans l’Echo, nous voulons porter un regard nouveau sur l’emploi tout en répondant à une attente des entreprises et à un besoin fort au sein de la communauté française ».

Je ne doute pas un instant de la réussite de Véronique dans ces nouvelles attributions, pas plus que notre consul, Edouard Braine, qui l’avait embauchée il y a un an exactement pour concrétiser les actions du plan Emploi (lire : « Véronique Revington va incarner le plan Emploi » du 19 mars 2011).

La priorité était de pérenniser l’action du centre Charles Péguy en recherchant des financements privés. Véronique s’est donc attelée à prospecter les entreprises avec un succès qui a permis de couvrir le coût de l’embauche d’un conseiller en recrutement supplémentaire.

Véronique s’est aussi illustrée auprès de nos jeunes compatriotes en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales du consulat. Mission toute légitime puisqu’elle était rémunérée sur des crédits de vacation du consulat consacrés à la préparation des élections de 2012.

En dépit d’une activité soutenue, Véronique anime une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres». Un petit fait qui en dit long, je trouve, sur sa personnalité.

Le plan Emploi fête ses deux ans

Guillaume Dufresne présente les installations du centre Charles Péguy qu'il dirige à l'ambassadeur Bernard Emié

Il y a deux ans, le 22 février 2010, Edouard Braine exauçait le vœu que j’exprimais un mois plus tôt dans ma lettre aux Français du Royaume-Uni et réunissait une équipe motivée pour créer un plan Emploi sur le modèle du plan Ecole. Nous avons célébré ses deux années de vie au centre Charles Péguy, lieu le plus symbolique de sa légitimité et de son efficience.

En effet, la première préoccupation des acteurs du plan Emploi fut de sauver l’existence même du centre Péguy, menacé par de fatales coupes budgétaires. Un an plus tard, le premier objectif du plan Emploi fut d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires en faisant appel à des fonds privés pour lui permettre de placer 1000 Jeunes par an au lieu de 650. Aujourd’hui, cet objectif peut être atteint. Cette bonne nouvelle annoncée par notre consul général, Edouard Braine, tient à l’émergence d’un partenariat public-privé grâce auquel « cinq entreprises françaises emblématiques sont en train de formuler leur engagement durable aux côtés du centre Charles Péguy, afin de prendre en charge la rémunération d’un chargé de mission emploi supplémentaire et d’aider à une amélioration qualitative de l’offre d’emplois proposée par le Centre Charles Péguy. »

Ce nouveau conseiller emploi sera le troisième en activité au sein du centre et va permettre de prendre en charge quelques centaines de candidats supplémentaires. Le mérite en revient aux entreprises suivantes : EDF Energy, Eurotunnel, la Société Générale au travers de sa fondation éponyme, SOS International et Téléperformance via sa filiale TLS Contact. Le consul général s’est félicité que le message ait été « bien entendu et relayé » par la Chambre de commerce franco-britannique et son président, Arnaud Vaissié, ainsi que par le Comité des conseillers du commerce extérieur, animé par Bruno Deschamps.

Ce 21 février dernier, le président du centre Charles Péguy, par ailleurs directeur général du CEI, Guillaume Dufresne, était naturellement à l’honneur dans les propos de l’ambassadeur de France, Bernard Emié venu marquer son soutien pour la circonstance. Toujours prête à porter attention aux autres et à les écouter avec bienveillance, son épouse, Isabelle Emié, l’accompagnait. Depuis son arrivée à Londres, Isabelle Emié prodigue son temps auprès de diverses d’associations caritatives.

« La problématique de l’emploi est, pour notre action consulaire en Grande-Bretagne, tout à la fois centrale et marginale », résume parfaitement le consul Edouard Braine. Par centrale, il évoque le flux d’émigration, sous-entendu les « Oubliés de Saint-Pancras », ces Jeunes qui débarquent en gare de Londres pour se fondre dans la société anglaise, au petit bonheur la chance, sans aucune traçabilité. Par marginale, il considère que les missions régaliennes du consulat et les moyens associés  « sont radicalement inadaptés à la conduite d’une démarche sérieuse en faveur de l’emploi de nos compatriotes installés en Grande-Bretagne. » D’où tout l’intérêt de s’accouder à des partenaires aussi déterminés dans la lutte contre le chômage que le centre Charles Péguy (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars 2011).

Olivier Cadic ; Bernard Emié, ambassadeur de France ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Isabelle Emié

La venue de François Fillon à Londres, il y a un an, a conforté l’action du plan emploi, en faisant précisément mention des « Oubliés de Saint-Pancras », tout en saluant l’action  « originale et novatrice » du centre Charles Péguy (lire : « François Fillon à Londres : Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011 ).

Je vous rappelle que le second volet du plan Emploi concerne le projet de « métro transmanche » entre le Calaisis et le Kent, visant à faire éclore une génération de travailleurs transfrontaliers. Je vous parlerai dans les prochains jours des avancées sur ce sujet (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011).

Pour revenir au 21 février dernier, nous avons étoffé notre plan d’une petite touche créative et fraternelle : l’ambassadeur a suggéré de créer une association des anciens de Charles Péguy. Voici une belle idée qui pourrait naitre et se développer aisément sur un réseau social.

Le plan Emploi en couverture de Ici Londres

Il y a tout juste deux ans, lors de mes vœux, j’appelais à la création d’un plan Emploi. Aujourd’hui, ce plan est évoqué en couverture du magazine Ici Londres. Et pour cause, le consul général, Edouard Braine, a réuni autour de lui une équipe d’individualités toutes pénétrées des questions d’emploi pour accomplir ce projet.

Toujours à son initiative, une étude avait été commanditée, en février 2010, à Ewen Ledain, un étudiant français dont la mission assignée était d’observer l’activité du CEI et du centre Charles Péguy afin de caractériser les attentes et les besoins des jeunes Français. Ceux-ci se rendent généralement en Grande-Bretagne pour pratiquer l’anglais, étoffer leur cursus ou bien encore se confronter à une première expérience professionnelle dans un cadre plus en rapport avec le « monde globalisé » que ne le propose notre « modèle français ».

Cette étude a considérablement orienté notre réflexion vers cette réalité sociologique baptisée les « Oubliés de St Pancras », du nom de gare londonienne où se déversent des flots de jeunes Français venus tenter leur chance et qui se fondent aussitôt dans la nature urbaine, sans laisser de trace. Difficiles à cerner, disparates, ils n’en demeurent pas moins l’un des maillons les plus dynamiques de la communauté française de Grande Bretagne.

L’équipe du plan Emploi a jeté les bases d’une politique d’aide à l’emploi et à la formation professionnelle à destination de ces « oubliés ». En 2010, la première urgence était d’assurer la pérennité de l’aide publique au centre Charles Péguy qui fournit, à lui seul, 700 jobs par an à nos jeunes compatriotes débarquant à Londres. Cette année critique s’était joyeusement terminée en présence de Martin Hirsch venu inaugurer les nouveaux locaux du centre Péguy, plus modernes et spacieux (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Début 2011, l’équipe du plan Emploi avait décidé de réfléchir aux actions à mettre en œuvre pour atteindre son premier objectif qui est de fournir à Péguy les moyens complémentaires pour passer de 700 à 1000 placements annuels. Pour y parvenir, il est nécessaire d’étoffer l’équipe d’une personne et de renforcer le dispositif informatique. En termes d’équipement, j’ai pu obtenir un soutien financier de 15 000 euros émanant du Sénat grâce à l’appui du sénateur André Ferrand (lire : 110120 Lettre à Peguy – fichier pdf). Restait donc à trouver un financement pérenne pour le recrutement d’un agent. Nous avons considéré que cet effort ne pouvait provenir exclusivement de l’Etat, dont la contribution est déjà significative.

L’équipe du plan Ecole a alors imaginé d’impliquer cinq entreprises qui se partageraient le coût de l’embauche, avec la fierté de permettre le recrutement supplémentaire d’un jeune par jour à Londres, grâce à leur soutien public. C’est dans ce contexte que Véronique Revington a été appelée par Edouard Braine pour assurer cette mission complexe.

Nous avions fait du sujet de l’Emploi un des thèmes de la journée du 20 octobre à Ashford, organisée par l’UFE Corporate. En décembre, j’ai eu l’occasion de remercier personnellement Vincent de Rivaz, président d’EDF Energy pour avoir été le premier à répondre à notre appel. Nul doute de l’effet incitatif d’une signature aussi prestigieuse dans notre prospection de nouveaux partenaires.

Je vous invite vivement à lire l’article de Veronique Revington paru ce mois-ci dans Ici Londres, intitulé « Objectif 2012 pour le plan emploi des jeunes ».

Vous découvrirez que SOS International, la société conduite par Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique, appuie cette initiative, tout comme Bruno Deschamps, président de la section britannique des conseillers du Commerce extérieur. Tous deux nous portent à croire que nous rencontrerons bientôt d’autres entrepreneurs socialement responsables qui aideront à incarner les valeurs du plan Emploi : optimisme, ouverture d’esprit, mobilité internationale, développement des compétences, esprit d’initiative…

Comme vous le voyez, les conditions se mettent en place pour nous permettre d’atteindre notre objectif 2012 : permettre à 1.000 jeunes de trouver un emploi grâce au centre Péguy !

Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche

Bonne nouvelle en provenance du palais du Luxembourg !

Lors du séminaire UFE Corporate, le 20 octobre dernier, Joëlle Garriaud-Maylam avait fait part de son enthousiasme et de sa détermination pour soutenir l’idée du métro transmanche. Quelques jours plus tard, notre sénatrice représentant les Français établis hors de France avait posé une question au ministre des Transports, dont nous venons d’avoir la réponse (lire : « Le métro transmanche s’invite au Sénat » du 21 novembre 2011).

Dans l’hémicycle du Sénat, c’est le secrétaire d’Etat Benoit Apparu qui s’est exprimé au nom de son ministre, Thierry Mariani, pour donner « un avis extrêmement favorable » et « de précieux encouragements aux porteurs du projet », nous fait savoir Joëlle Garriaud-Maylam.

C’est donc un pas très important qui vient d’être franchi ! La presse s’en fait déjà l’écho : « Le métro Transmanche sur de bons rails ? », La Voix du Nord du 14.12.2011

De plus, le ministère des Transports devrait prochainement proposer une évolution législative qui créerait les Groupements Européens de Coopération pour faciliter notamment ce type de projet, ajoute Joëlle Garriaud-Maylam . En effet, il va falloir faire travailler ensemble de nombreux intervenants publics et privés, dont les acteurs du transport (Sncf, Eurotunnel) et les élus des diverses collectivités territoriales (lire : « Conférence UFE Corporate (4) : Le Petit Journal fait le point sur le métro transmanche » du 28 octobre 2011).

Nous avons abondamment évoqué cette idée de liaison ferroviaire, d’une trentaine de minutes, entre le nord de la France (gare de Calais-Fréthun) et le sud-est de l’Angleterre (gare d’Ashford). Il s’agit d’un transport à bas coût qui emprunterait le tunnel sous la Manche, en s’intercalant entre les trajets Eurostar Paris/Londres. La finalité serait de multiplier le nombre de travailleurs transfrontaliers qui feraient quotidiennement l’aller-retour entre la côte d’Opale et le Kent. D’où le nom de « métro ».  (lire : « Conférence UFE Corporate (2) : Plaidoyer à 5 voix pour un métro transmanche » du 25 octobre, 2011).

Les investissements seraient relativement modestes (on utiliserait des trains régionaux existants de la Sncf) pour lutter durablement contre le chômage endémique du Nord Pas-de-Calais, d’autant que le Kent recherche de la main d’oeuvre, notamment les entreprises françaises implantées localement (Lire : « Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits » du 21 octobre 2011).

Au delà de la création d’emplois, Joëlle Garriaud-Maylam souligne que cette liaison va « contribuer à redynamiser la région Nord de la France, avec un accroissement du tourisme et des investissements britanniques. »

Détail qui souligne tout l’intérêt du ministre des transport,  son représentant a également indiqué « que le ministère de l’Intérieur travaillait de son côté aux procédures à mettre en place pour faciliter les contrôles de sécurité et d’identité des personnes qui emprunteraient régulièrement ce moyen de transport, la Grande Bretagne n’étant pas signataire des accords de Schengen ».

Oui, Joëlle Garriaud-Maylam, le métro transmanche semble donc désormais sur de bons rails, et c’est bien grâce à vous. Je partage intensément votre vœu qu’il donne « une dimension nouvelle aux concepts d’Europe des régions et de citoyenneté européenne ».

Lire l’intégralité de l’échange du 13 décembre au Sénat (fichier pdf) : Question orale – Joëlle Garriaud-Maylam – Benoist Apparu

Photo Flickr de Sénat

Le métro transmanche s’invite sur France 3

Preuve que l’idée fait son chemin, j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de France 3, en compagnie de Thaddée Segard d’Opale Link, David Rosenberg, directeur de SBE et son collaborateur, Fabien Henissart qui fait l’aller-retour chaque jour entre la France et l’Angleterre (lire aussi : « Le métro transmanche s’invite au Sénat » du 21 novembre 2011).


Un métro vers l’Angleterre ? par France3Nord-Pas-de-Calais

Le métro transmanche s’invite au Sénat

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France s'entretient avec Catherine Fournier, maire de Fréthun (Conférence UFE, Ashford, 20/10/2011)

L’apparition du métro transmanche au Sénat ne doit rien au hasard mais tout au volontarisme de Joëlle Garriaud-Maylam. Notre sénatrice des Français établis hors de France n’a donc pas perdu de temps depuis le séminaire d’Ashford, où elle était venu marquer son enthousiasme pour ce projet d’avenir et porteur d’emplois, au cours d’une table ronde, notamment en présence du consul général, Edouard Braine et de Catherine Fournier, maire de Fréthun (lire : « Plaidoyer à 5 voix pour un métro transmanche » du 25 octobre 2011).

Sur un plan législatif, la sénatrice va d’abord poser une question au principal concerné, notre ministre des Transports, Thierry Mariani. Sa question devrait être posée oralement en séance publique le 13 décembre 2011.

J’attends impatiemment l’avis du ministre sur « l’opportunité d’une ligne de transport régulier reliant le nord de la France (Calais-Fréthun) et le sud-est de l’Angleterre », comme s’intitule la question. Sur ce vaste chantier, chacun avance selon son métier et ses moyens, et il faudra encore faire converger bien des efforts pour parvenir au but, sans jamais perdre de vue le sens de l’intérêt général (lire : « Conférence UFE Corporate (4) : Le Petit Journal fait le point sur le métro transmanche » du 28 octobre 2011).

J’ai participé à une réunion de travail, lundi dernier, qui s’est tenue à la Chambre de commerce d’Ashford, à l’initiative de sa directrice Jo James, en compagnie de Joe Ratcliffe, Transport Planner au Kent County Council et de Andrew Osborne, Economic Development Manager. Nous avons pu comparer nos positions respectives sur ce dossier et je suis reparti avec la satisfaction de savoir que nos homologues britanniques sont aussi désireux que nous de pouvoir bénéficier de cette liaison transmanche.

Question orale sans débat n° 1461S de Mme Joëlle Garriaud-Maylam (Français établis hors de France – UMP), publiée dans le JO Sénat du 10/11/2011 – p.2829

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge M. le ministre chargé des transports sur l’opportunité d’une ligne de transport régulier reliant le nord de la France (Calais-Fréthun) et le sud-est de l’Angleterre.

Le 15 septembre 2011, le ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a lancé « Les assises du ferroviaire ». Cette réflexion sur quatre mois, menée par une assemblée constituée de l’ensemble des acteurs du secteur souhaite aborder notamment l’amélioration de la qualité des services ainsi que le thème du ferroviaire au cœur de l’Europe. C’est précisément à ces deux préoccupations que le projet de « métro transmanche », qui est porté par des responsables économiques et politiques des deux côtés du Channel, pourrait répondre pleinement. En effet, une infrastructure ferroviaire, peu coûteuse, qui relierait le nord de la France (Calais-Fréthun) au sud-est de l’Angleterre (Ashford) est actuellement à l’étude. Elle mettrait la côte d’Opale à une trentaine de minutes du Kent et connecterait ainsi le Nord-Pas-de-Calais durement frappé par le chômage à un bassin d’emploi qui recrute. Cette liaison ferroviaire contribuerait aussi à redynamiser la région Nord de la France, avec un accroissement du tourisme et des investissements britanniques. Les différentes parties prenantes (Eurotunnel, la SNCF, la région Nord-Pas-de-Calais,…) semblent toutes espérer vivement une évolution favorable du projet, avec une mise en place qui pourrait peut-être même se faire avant les prochains Jeux olympiques de Londres. Ce projet pourrait aussi contribuer à donner une dimension nouvelle aux concepts d’Europe des régions et de citoyenneté européenne.

Aussi, elle souhaite connaître l’implication et l’éventuel calendrier prévisionnel du ministère des transports pour que cette zone transfrontalière unisse ces territoires qui ont tout à gagner d’une meilleure interaction et pourraient opportunément contribuer à la réduction du chômage en France.

En attente de réponse du Ministère chargé des transports

Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses

Si l’on voulait résumer les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers par un chiffre, ce serait 285 offres d’emplois ! Ces propositions émanaient d’entreprises du sud-est de l’Angleterre, de la Belgique ou de la Côte d’Opale, réunies à Fréthun pour l’occasion. Ces annonces sont toujours visibles sur le site Internet www.jobstransfrontaliers.eu

« La mission du plan Emploi est de contribuer à la réduction du chômage en France. » déclare Olivier Cadic, entre Catherine Fournier, maire de Fréthun, et Richard Gosse

Comme l’an dernier, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Fréthun,  pour expliquer aux demandeurs d’emploi du Calaisis que tout l’équipe du plan Emploi, présidée par le consul général Edouard Braine, avait à coeur de contribuer à résorber le chômage en France. (lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 06 octobre 2010)

L’objectif n°1 de ce plan Emploi vise à soutenir l’action du centre Charles Péguy à Londres qui fournit près d’un millier de jobs par an aux jeunes Français qui débarquent en Angleterre. Péguy disposait d’un stand sur place et animait une conférence « Partir travailler en GB, comment s’y préparer ? ».

L’objectif n°2 est dédié à la création d’un métro transmanche entre Calais-Fréthun et Ashford qui permettra aux chercheurs d’emploi, situés des deux côtés de la Manche, de postuler à des postes de l’autre côté de la frontière et… de rentrer tous les soirs chez eux. Ce projet de navette à prix serrés est impatiemment attendu par les sociétés françaises implantées à Ashford, tel ques SBE Ltd ou Eikos, toutes deux exposantes. (lire : « Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité » du 02 septembre 2011).

Justement, ces 2èmes Rencontres étaient présidées par Jacques Gounon, Pdg d’Eurotunnel qui a fait part de sa « déception » qu’aucun service ne soit déjà en place ! Il a exposé tout le bénéfice d’une liaison de proximité, notamment en termes d’emplois, entre le Kent et pour le Nord de la France. Je remercie Jacques Gounon pour son engagement sans faille afin de faciliter l’émergence de ce nouveau service qui devra forcément emprunter le tunnel sous la Manche.

(de g. à d.) Catherine Rabet, consul adjointe et Véronique Révington, chargée de mission du plan Emploi, Olivier Cadic et Catherine Fournier, devant le stand de SBE Ltd, principal employeur d’Ashford

L’autre figure emblématique du projet, notre consul général Edouard Braine, était retenue à Chester pour l’inauguration de la nouvelle agence consulaire, réouverte par Yvan Besnard. Il fut parfaitement représenté Catherine Rabet, consul adjointe, et par Véronique Révington, chargée de mission du Plan Emploi.

Catherine Fournier et Richard Gosse, président de la Communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis, ont invité notre délégation à un déjeuner de travail, autour de Jacques Gounon et de Alain Gérard, sous-préfet de Calais. Nous avons ainsi déterminé les actions qui restaient à entreprendre pour rendre possible ce rêve fou et cette espérance collective : créer un métro transmanche !

Sur le chemin du retour, je me suis demandé si nous serions si près du but sans Catherine Fournier, tant elle insuffle vie à ce projet dans un élan créateur et généreux qui fait la grandeur et le respect des maires de France. Il découle de sa collaboration avec l’intrépide Richard Gosse que chacun se sent en pleine convergence en leur présence.

La prochaine étape se tiendra lors de la conférence AFE Corporate du 20 octobre à Ashford.
Lien pour les inscriptions.
Le programme : « 15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel » (fichier pdf).

Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité

Et si la création d’une navette trans-Manche reliant Calais-Fréthun à Asford en 35 minutes n’était pas si éloignée ? On l’espère car ce projet est destiné à instaurer un flux journalier de travailleurs transfrontaliers entre le Nord Pas-de-Calais et le Kent.

Je suis d’autant plus optimiste que nous pouvons compter sur Jacques Gounon, président d’Eurotunnel qui devrait se révéler un acteur déterminant dans cette opération. Pour l’heure, il m’a touché par son volontarisme lors de sa visite au consulat de Londres, le 28 juin dernier, à l’initiative de notre consul Edouard Braine qui multiplie avec succès les actions vers l’accomplissement de ce qui constitue, rappelons-le, l’objectif n°2 du Plan Emploi (lire : « Le métro transmanche fait la une de la presse régionale » du 02 juin 2011).

L’idée du « Cross Channel Tube » crée l’effervescence dans les médias anglais et le Times a évidemment cherché à connaitre la nature des propos du président d’Eurotunnel face aux représentants du plan Emploi dans le bureau du consul général.

J’ai expliqué à Adam Sage, correspondant du Times à Paris, que la société civile, des deux côtés de la Manche, réclamait ce moyen de transport pratique et économique. J’ai ajouté qu’à mon sens, la question n’était plus de savoir si le projet allait aboutir, mais seulement de savoir quand. Qui irait à son encontre s’opposerait au sens de l’Histoire.

Quant à ses questions sur les solutions techniques, j’ai dit à Adam Sage qu’il était grand temps de démystifier le tunnel sous la Manche qui est un tunnel comme un autre, susceptible d’accueillir n’importe quel type de train ! (lien payant : « French commuters pin their hopes on Cross Channel Tube » du 5 juillet).

Nous l’évoquerons tous ces points, le 20 octobre prochain, à Ashford, à l’occasion de la journée de l’Union des Français de l’étranger (UFE GB) pour fêter les 15 ans de la France libre d’entreprendre (FLE). Je suis flatté que notre consul Edouard Braine ait accepté de faire le point sur les progrès enregistrés sur ce dossier conduit par l’équipe du plan Emploi qu’il anime.

Cet événement est une merveilleuse occasion d’appuyer publiquement cette démarche et, sait-on jamais, d’écrire ce jour même une nouvelle page de l’amitié franco-britannique. Je compte sur votre soutien.

Pour tous renseignements et inscriptions pour la journée du 20 octobre 2011

Renseignements et inscriptions : www.ufecorporate.org.uk

Photo Flickr de Jos Rozen

L’UFE vous informe sur la Validation des Acquis d’Expérience (VAE)

L’Union des Français de l’étranger (UFE) consacre sa lettre de juillet au thème de la Validation des Acquis d’Expérience (VAE), un dispositif au titre explicite qui permet de valoriser une expérience professionnelles ou bénévole acquise en France ou à l’étranger.

En effet, depuis janvier 2002, la VAE peut apporter à toute personne une reconnaissance officielle d’une expérience de trois années minimum par l’obtention de tout ou partie d’une certification (diplôme, titre ou certificat de qualification professionnelle). Votre expérience doit être validée par un jury et être en lien les certifications accessibles par la VAE, enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

La démarche est ouverte aux salariés, non salariés (collaborateur de commerçant, profession libérale, agriculteur, artisan…), bénévoles (syndicat, association…) et même volontaires, quels que soient leur âge, leur nationalité, leur statut et leur niveau de formation.

Pour connaitre tous les détails de la procédure de VAE, je vous invite à consulter la lettre de l’UFE VAE de juillet 2011 (fichier pdf), extrêmement claire et synthétique.

Le site de l’UFE

Photo Flickr de Gordon T Lawson

Le métro transManche fait la une de la presse régionale

« Le rêve transfrontalier d’un métro sous la Manche entre la Côte d’Opale et le Kent prend forme. »  Quel plaisir de lire cette entrée en matière dans la Voix du Nord du 28 mai dernier qui résume parfaitement la situation actuelle.

Lorsque Thaddée Segard, représentant de l’association Opale Link, m’a parlé de ce projet fou en janvier 2008, j’ai tout de suite cru en cette perspective. En effet, c’est la gare Eurostar d’Ashford qui a justifié mon installation dans le Kent en 1996. Il est réconfortant que ce soit la « société civile » du Boulonnais et du Calaisis qui prenne son destin en main pour valoriser ses atouts géographiques au service de son développement. Thaddée a allumé la mèche, l’intérêt s’est progressivement transformé en enthousiasme avant de se muer en impatience fébrile : les élus de la Région prennent désormais les JO de Londres 2012 pour ligne de mire !

Autant dire que l’objectif n°2 du Plan Emploi semble sur de bons rails… Je vous parle souvent du plan Ecole, nous avons également un plan Emploi, lancé début 2010, où figure donc le métro transManche. Je suis reconnaissant à Edouard Braine, notre consul général, d’avoir inscrit cette audacieuse proposition au service de l’emploi, d’autant que je n’avais pas obtenu que Nicolas Sarkozy évoque le sujet, deux ans plus tôt, lors de sa visite d’Etat à Londres en mars 2008.

Les bienfaits économiques d’une liaison transManche reliant les gares de Calais-Frethun et Ashford coulent de source (lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers » du 24 août 2010). Sachant que le chômage est trois fois moins élevé dans le Kent et que le prix du foncier est trois fois moins élevé sur la Côte d’Opale, des effets d’ajustements sont inévitables entre les deux bords.

Sur un plan pratique, comment transformer Calais en « banlieue résidentielle de Londres », comme s’en amuse déjà la presse locale ? Il n’est évidemment pas question de creuser un nouveau tunnel de 30km, mais d’emprunter le tunnel sous la Manche qui ne fonctionne qu’à 57% de ses capacités. Toute la faisabilité du projet porte sur le prix du péage exigé par Eurotunnel. Sous les efforts conjugués des élus, la position d’Eurotunnel semble s’infléchir tenant compte de sa mission d’aménagement du territoire ou de la rentabilité de ses investissements (lire : « Eurotunnel favorable à l’idée d’un métro trans-Manche » du 16 février 2011 ). Une fois la question des droits de passage résolue, les « trains régionaux deviendront eurorégionaux », se réjouit d’avance le président de Région, Daniel Percheron. Précisons que la Région est disposée à financer tous les aménagements nécessaires, avec l’appui de Bruxelles.

Les travaux concerneront surtout la gare de Calais-Frethun qui avait accueilli sur son parvis, en octobre dernier, les premières Rencontres jobs transfrontaliers, sous l’impulsion de Catherine Fournier, maire de Frethun (lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 06 octobre 2010). L’espoir est immense pour les futurs travailleurs transfrontaliers. Il leur faudra compter 35 minutes de traversée seulement vers la terre promise. Une fois sortis du « métro » à Ashford, les passagers qui souhaitent poursuivre jusqu’à Londres pourront emprunter, comme je le fais chaque semaine, un train qui les conduira à Saint-Pancras en 37 minutes.

De l’autre côté de la Manche, nous saisissons toute opportunité avec Edouard Braine pour faire avancer le projet. Je le remercie d’avoir partagé ce rêve. Ces derniers mois, le consul a multiplié les déplacements, puisqu’on l’a vu à Calais pour fêter les vingt ans du Tunnel, à Canterbury pour la célébrer le traité franco-britannique signé par Mitterrand et Thatcher, à Ashford en compagnie des entrepreneurs du Kent et, enfin, à Frethun pour assister au forum transfrontalier sur l’emploi.

Edouard Braine vient d’inviter le président d’Eurotunnel à Londres pour rencontrer les personnes impliquées sur le projet de navette coté anglais. Je vous tiens au courant de l’avancée de ce magnifique dessein.

La Voix du Nord du 28 mai 2011 :
– Voir la Couverture (vdn_01_boulogne_28_05_11_01)
– Lire « L’an prochain, un métro sous la Manche ? » du 28 mai 2011 (vdn_01_boulogne_28_05_11_02)
– Lire « L’enjeu de la gare Calais-Frethun est vital pour le littoral » (vdn_01_boulogne_28_05_11_10)
Nord Littoral du 28 mai 2011 :
– Lire l’encart « Un métro Frethun-Ashford ? » et les articles « La SNCF nous méprise » et « Catherine Fournier défend inlassablement son combat pour la gare de Fréthun : Il n’est pas trop tard pour développer la gare » (110528 NORDLIT p12&13)

La lettre de Charles Péguy, source d’information précieuse pour nos Jeunes arrivants en Angleterre

Soucieux de compléter son aide aux jeunes débarquant sur le sol anglais en quête d’un emploi, le centre Charles Péguy consacre un article aux « Job center » dans sa lettre d’information du mois d’avril.  Les procédures en vigueur et les formalités à accomplir y sont décrites. Ce travail d’information à vocation sociale est accompli avec dévouement par l’équipe chevronnée du centre, emmenée par sa directrice Marine Deneux.

J’évoque souvent du rôle de Charles Péguy dont la vocation est d’accompagner les jeunes français sur le chemin de l’emploi au Royaume-Uni, avec l’objectif d’atteindre la barre des 1000 placements en 2011 (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars 2011). Le Job center est, de fait, l’équivalent de notre Pôle Emploi national et il participe à l’intégration des jeunes Français au Royaume-Uni.

La lettre d’information fournit de précieuses informations pour les personnes qui viennent d’arriver et souhaitent connaître la manière de s’inscrire dans un Job center afin d’obtenir le statut de Job seeker (en recherche d’emploi). Dès lors, ils peuvent bénéficier de l’assistance d’un conseiller ou participer à divers ateliers permettant de mieux définir leur projet et rendre leurs démarches plus efficaces. Par ailleurs, la carte de Job seeker offre diverses réductions lors des sorties ou pour entreprendre une formation, au même titre qu’un demandeur d’emploi en France.

Le texte d’introduction de la newsletter a été rédigé par une nouvelle consultante emploi, Sophie Anère. Je lui souhaite la bienvenue et je suis heureux que le centre étoffe son personnel puisqu’il est la pièce maitresse du dispositif du Plan Emploi, initié par Edouard Braine en fin d’année dernière.

Le site du centre Charles Péguy (votre partenaire emploi sur Londres)
Le site du réseau Eures (le portail européen sur la mobilité de l’emploi)

Photo Flickr de Davo

Le centre Charles Péguy financé et médiatisé

Le printemps a doublement resplendi pour le centre Charles Péguy avec un accord définitif pour sa subvention de fonctionnement et les honneurs du JT de France2.

Le 7 décembre dernier, le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) présidé par le consul général Edouard Braine s’était prononcé à l’unanimité en faveur du maintien de la subvention de 55.000€ au centre (lire : « Proposition de subvention reconduite pour le centre Charles Péguy » du 14 janvier 2011).

La Commission nationale relevant de l’emploi au ministère des Affaires étrangères vient de valider notre proposition. Parmi les membres de cette commission, nous avions le soutien bienveillant de Jeannine Sandmayer, conseillère AFE pour l’Australie, qui a affirmé que Péguy était une « plateforme indispensable à nos jeunes ».

C’est justice, d’autant que le centre ambitionne d’atteindre 1000 placements de jeunes Français en Angleterre par an, contre 700 en 2010 ce qui représentait déjà 23% du total des placements effectués par les 31 CCPEFP dans le monde !

Autre sujet de fierté pour Guillaume Dufresne, le président du centre Péguy, avec la venue de la télévision française pour rendre compte de sa démarche dans le cadre d’un reportage sur les Français de Londres, programmé cette semaine du lundi au vendredi, en toute fin du journal de 13h sur France2. Vous pouvez visionner les 5 épisodes de ces portraits croisés de Français expatriés outre-Manche sur le site de la chaine, à la rubrique du JT.

Un coup de projecteur, au sens propre, bien mérité !

Véronique Revington va incarner le plan Emploi

Sous la houlette d’Edouard Braine, consul général de Londres, le comité de pilotage du Plan Emploi a décidé de recruter Véronique Revington pour faciliter l’atteinte de ses objectifs, lors de la réunion du 28 février dernier. Je pense que c’est la bonne tactique : l’expérience démontre qu’il est vital de dédier une personne pour concrétiser les actions d’un plan. On se souvient que le Plan Ecole, quant à lui, avait aussi démarré par une embauche, celle de Frédéric de la Borderie sur les fonds du Trust de l’ambassade.

Le comité a débuté sa réunion en se félicitant de la légitimation apportée par François Fillon aux objectifs du plan Emploi et son soutien déclaré à l’action du centre Charles Péguy, lors de sa venue au Royaume-Uni (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011). On a aussi relevé des échos favorables dans les médias français, notamment le Monde, mais aussi britanniques à l’image de The Economist s’intéressant à la communauté française et aux Oubliés de Saint Pancras.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy, partage l’objectif 1 du plan Emploi à savoir le placement de 1000 jeunes compatriotes dans l’année 2011, contre une moyenne d’environ 700 précédemment. Les nouveaux locaux du centre et le recrutement imminent d’un conseiller emploi supplémentaire autorisent cette ambition.

Véronique Revington entre au service du plan Emploi

Véronique Revington au service du plan Emploi

Justement, la mission de Véronique Revington, prévue jusqu’à la fin du mois de juin, va consister à renforcer la synergie entre les services du consulat et le centre Charles Péguy, notamment pour inciter nos jeunes compatriotes à s’inscrire sur la liste électorale dans l’optique des échéances de 2012 (présidentielles et législatives). En effet, Véronique est rémunérée sur des crédits de vacation du consulat liés à la préparation du dossier des élections prévues en 2012 et elle est hiérarchiquement rattachée au service de l’administration des Français.

Par ailleurs, Véronique cherchera à diversifier et augmenter les sources de financement pour l’association Charles Peguy par un travail de prospection auprès des entreprises et de recherche de fonds européens ou locaux. Ce travail est destiné à pérenniser l’action de Peguy en rendant le centre moins dépendant de l’argent public.

Lorsque j’ai parlé à Véronique de l’objectif 2 du plan Emploi destiné à établir un métro trans-Manche afin de favoriser l’emploi des personnes résidant dans le Nord – Pas-de-Calais, elle évoqué ses onze années de chargée de mission et directrice des ressources humaines au conseil général de la Somme. Ils avaient établi une navette entre Amiens et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, pour permettre aux habitants de la Somme d’aller travailler à moindre coût chaque jour sur la plateforme aéroportuaire. Voilà une expérience qui est bienvenue pour favoriser l’atteinte de cet objectif.

Tous mes vœux de réussite à Véronique dans sa nouvelle mission. Véronique anime également une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres».

Eurotunnel favorable à l’idée d’un métro trans-Manche

Une navette Hitachi relie Ashford à Londres St-Pancras en 35 minutes, en utilisant le tracé de l’Eurostar.

Lorsque Louis Blériot atterrit à Douvres, le 25 juillet 1909, le Daily Express titra : « L’Angleterre n’est plus une île » ! Les journaux refirent la même boutade longtemps après, le 12 février 1986, lorsque François Mitterrand et Margaret Thatcher signèrent le traité de Canterbury scellant à la construction du tunnel sous la Manche. C’était il y a vingt-cinq ans.

Je n’ai pas pu accompagner notre consul Edouard Braine à Canterbury pour la cérémonie anniversaire, étant convié à l’inauguration du toit du nouveau collège français à Londres (le CFBL). Le consul m’a fait le grand plaisir de rédiger un billet afin que je le publie à votre attention.

Edouard Braine exprime que notre ambition commune de créer un métro trans-Manche est désormais partagée par le président d’Eurotunnel, Jacques Gounon et Patricia Hewitt, administratrice d’Eurotunnel et ancienne secrétaire d’Etat à la Santé au Royaume-Uni.

La nouvelle est conséquente puisqu’elle décuplerait les liens économiques entre le Kent et le Nord Pas-de-Calais permettant l’émergence d’une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers et résorbant le chômage en France (lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers » du 24 août 2010) .

Techniquement, la situation repose sur la mise en circulation d’une navette sur le tracé Eurostar, profitant que le tunnel ne soit utilisé qu’à 52% de sa capacité.

Dans sa lettre, le consul expose nos raisons d’être optimistes. Je salue son déterminisme, saisissant toute occasion de faire progresser les esprits vers un projet devenu l’objectif n°2 de notre Plan Emploi (lire : « Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011 » du 9 janvier 2011) .

Cher Olivier,

J’étais vendredi dernier 12 février dans ton fief du Kent au moment où tu inaugurais la mise hors d’eau du collège de Kentish Town. Il s’agissait pour moi de manifester le soutien consulaire au dossier transfrontalier créé par le trafic trans-Manche. Plus que mes propos bien repris par la presse nordiste et en particulier par La Voix du Nord sur le métro trans-Manche, ce qui m’a frappé, c’est que pour la première fois à ma connaissance les autorités d’Eurotunnel ont abordé ouvertement ce sujet dont l’importance sera déterminante pour l’avenir économique et social du littoral de Calais et Boulogne. Tu peux donc reprendre ce qui suit :

Lors de la célébration à Canterbury des 25 ans du traité de création du Tunnel sous la Manche, Jacques Gounon, Président d’Eurotunnel, a salué le tunnel comme le plus grand exploit d’ingénierie du 20e siècle. Restent, de son point de vue, aujourd’hui deux éléments manquants au tunnel, un niveau plus élevé du trafic fret et un service de métro transmanche desservant Ashford, Calais Frethun et Lille. « …Eurotunnel fera le nécessaire pour promouvoir ce service ferroviaire, mais cela nécessitera très certainement un effort des pouvoirs publics pour démarrer le projet. Ce n’est pas une question technique, tout est dans les mains des politiciens…», a-t-il ajouté.

L’ancien secrétaire d’État à la Santé, Patricia Hewitt, administrateur d’Eurotunnel, a également déclaré: « C’est vraiment frustrant de constater que nous n’avons pas encore ce lien local. Il nous faut un système de commuting rapide, fiable et abordable. Je vais étudier la question pour voir ce qu’Eurotunnel peut faire pour encourager un opérateur ferroviaire qui y verra une opportunité rentable. »

Sois assuré de mon engagement dans la cause du RER trans-Manche qui me parait s’imposer comme la solution la plus saine et la plus efficace pour faire reculer le chômage dans le Pas de Calais et pour développer la relation frontalière entre les deux rives de la Manche.

Amitiés Edouard Braine

Je vous invite à lire l’article Le lien entre les « meilleurs ennemis du monde », publié dans la Voix du Nord du 12 février 2011, consacré à la célébration du traité historique de Canterbury.

Jeannette Bougrab sensible aux attentes des jeunes Français à l’étranger

Le 17 décembre dernier, j’ai eu le privilège d’être invité par Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, pour participer à un dîner convivial, dans son ministère parisien en compagnie d’élus à l’AFE.

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, avait eu l’heureuse initiative de cette rencontre, afin de sensibiliser notre « jeune ministre, aussi méritante qu’emblématique » aux besoins des jeunes Français de l’étranger et de nos associations.

En effet, Jeannette Bougrab n’occupe ses fonctions que depuis le 14 novembre dernier, abandonnant son poste de présidente de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) pour entrer dans le nouveau gouvernement de François Fillon.

Lors de mon intervention, je me suis concentré sur la situation des Jeunes à la recherche d’un emploi, notamment les « Oubliés de St Pancras » si chers à notre consul Edouard Braine, en expliquant la mission du centre Charles Péguy qui leur offre diverses facilités pour s’insérer dans la vie active outre-Manche. On estime que seul un tiers d’entre eux s’établira durablement au Royaume-Uni tandis qu’un autre tiers des jeunes Français reviendra au pays avec pour nouveau bagage une meilleure maitrise de la langue de Shakespeare. Et le troisième tiers me direz-vous ? Fort de son expérience en terre britannique, il osera l’expatriation plus lointaine, et comme me l’a dit un jour Jeanine Sandmayer, élue d’Australie très impliquée sur les questions d’emploi : « Tous les jeunes Français que nous voyons arriver à Melbourne sont passés par Londres. »

J’ai naturellement invité notre sémillante ministre à se rendre à Londres, pour visiter le centre Péguy et rencontrer notre communauté. En l’écoutant rendre un chaleureux hommage à l’action de Joëlle Garriaud-Maylam ou bien partager à table sa volonté de développer le service civique à l’étranger et ses inquiétudes pour les Jeunes localisés à Haïti en raison d’incidents susceptibles de mettre leur sécurité en danger, j’ai mesuré combien Jeannette Bougrab pouvait nous être précieuse en faveur des Jeunes expatriés, autant par ses fonctions que sa personnalité.

Invitée du «Talk Orange-Le Figaro» le 19 janvier, Jeannette Bougrab s’est prononcée sur des sujets d’actualité, tout en évoquant deux projets dans le cadre de sa mission : faciliter l’accueil des étudiants tunisiens en France, en vertu d’un accord de mobilité passé entre nos deux pays, et en France « voir de quelle manière le bénévolat pourrait être pris en compte dans l’insertion professionnelle et la valorisation des CVs au cours de la carrière professionnelle. » Belle initiative lorsque l’on sait que 14 millions de Français sont engagés dans des activités associatives au service de l’intérêt général.

Proposition de subvention reconduite pour le centre Charles Péguy

Le 7 décembre dernier, je participais à la réunion du CCPEFP, Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle, qui devait se prononcer sur la demande de subvention du centre Charles Péguy (CCP), tout comme l’an dernier à la même époque (lire : « Nouvelle subvention demandée pour le centre Charles Peguy » du 11 décembre 2009).

 J’ai récemment relaté l’inauguration des nouveaux locaux londonien du CCP, en présence de Martin Hirsh, qui lui permettront de recevoir plus efficacement nos jeunes français (18-30 ans) désireux de s’installer en Grande Bretagne pour travailler et maitriser l’anglais (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du plan Emploi » du 12 novembre 2010). Le CCP était menacé de fermeture fin 2009.  Edouard Braine a mobilisé les énergies et trouvé les ressources destinées à garantir la survie du Centre Charles Péguy (CCP).

 Je rappelle que le centre est un des piliers du plan Emploi, initié à ma demande par notre consul général Edouard Braine en mobilisant tous les acteurs de notre communauté. A souligner que ce plan s’adresse aussi à une catégorie de Jeunes que le consul nomme les « Oubliés de Saint Pancras », du nom de la gare londonienne où débarquent chaque jour des dizaines de compatriotes, avant de se dissiper dans la nature avec leur sac à dos. Ils ne comptent que sur leur bonne étoile. Comme ils n’imaginent pas une seconde qu’ils auraient intérêt à s’immatriculer auprès des services consulaires, Edouard Braine avait vu dès son arrivée à Londres que notre administration les connaissait mal. 

Deux représentants du centre Peguy étaient venus pour justifier la demande de subvention devant la Commission consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle. Il s’agissait de Marine Deneux, directrice, et Alexandre Auddin, conseiller emploi, qui ont dressé un bilan d’activité et évoqué les projets de leur association d’aide à l’insertion professionnelle.

 Le CCP place près de 700 jeunes Français par an (voir graphique), ce qui est loin d’être une goutte d’eau puisque ce chiffre équivaut à 20% du volume global des placements (3121 postes) réalisés par les 31 CCPEFP dans le monde ! Ajoutons à la performance que le coût moyen d’un placement est de 309 euros, contre 208 euros à Londres (lire : « Charles Péguy champion du monde des placements ! » du 13 mai 2010). Vous serez alors étonnés d’apprendre, si vous ne le savez, que Peguy dispose d’un effectif de 5 personnes seulement : une directrice, 2 VIA (volontaire international de l’Administration), une réceptionniste et un comptable.

 Lorsque j’ai demandé comment le centre pouvait parvenir au seuil des 1000 placements en 2011, la réponse a fusé : « il faut recruter un conseiller emploi supplémentaire ! ». J’ai suggéré de faire appel à la générosité des sociétés qui pourraient contribuer à l’action solidaire en sponsorisant le recrutement d’un conseiller dans le cadre du service civique. Ce serait une double bonne action, à la fois pour le jeune embauché et pour Peguy.

 De plus, on pourrait imaginer la création d’un certificat justifiant du nombre d’embauches et d’entretiens permis grâce au conseiller sponsorisé. Une forme de reconnaissance dont l’entreprise pourrait se prévaloir, ce qui favoriserait encore la notoriété du CCP.

 La commission s’est prononcée à l’unanimité en faveur du maintien de la subvention de 55.000€ au centre Charles Péguy. Avec ses chaleureuses félicitations. Souhaitons que la Commission nationale suive notre demande.

Le consul général peut être satisfait d’avoir conduit l’action emploi en 2010 qui a permis au CCP de voir désormais l’avenir plus de sérenité. Mais son expérience de l’entreprise privée lui a enseigné qu’il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers et s’imposer toujours de nouveaux objectifs plus ambitieux.

 L’objectif 1 du Plan Emploi est désormais d’aider Peguy à placer 1 000 jeunes par an !

Le CEI ouvre le monde aux Jeunes

Depuis plus d’un an, je côtoie régulièrement Guillaume Dufresne, président du centre Charles Peguy, l’établissement qui dépend du Centre d’échanges internationaux (CEI), dont il est le directeur général.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Olivier Cadic

Pour vous donner un ordre d’idée, le CEI de Londres et le Centre Charles Péguy ont accueilli 320.000 jeunes l’an dernier et pourvus 26.230 emplois au Royaume-Uni. .. (Lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Je suis impressionné par l’engagement de Guillaume au service des jeunes français avides de tenter l’aventure à l’étranger. Aussi, à la faveur d’un déplacement à Paris, j’ai eu envie de visiter le siège social du CEI et j’ai pu saisir l’étendue de son action à travers l’Europe et dans le monde puisque le rayonnement du CEI s’étend sur plus de soixante pays.

C’est un fait, en 2010, travailler à l’étranger n’a jamais été aussi facile, grâce au dévouement de tous les collaborateurs du centre dans leurs bureaux de Londres, Dublin, Paris ou Berlin qui assument un suivi individualisé de chaque candidat à un job d’été, un stage ou une formation en anglais.

Quelle que soit l’expérience désirée dans un pays anglophone, tout est mis en œuvre pour favoriser la mobilité des plus de 18 ans, à commencer par les possibilités d’hébergement, selon les envies et les budgets de chacun, tout comme les programmes pour groupe.

Sur le plan de l’hébergement, le centre s’implique jusqu’à la possibilité de financer un séjour au moyen d’un job dans l’hôtellerie, la restauration ou la vente.

En effet, le CEI propose des programmes Job, comme des placements en entreprise pour effectuer un stage (avec ou sans convention) dans tous les secteurs : administration, commerce international, communication, comptabilité/finance, import/export, informatique, ingénierie, logistique, marketing, secrétariat, tourisme…

A mon sens, la plus belle formule pour caractériser cet organisme revient à François Fillon en avant propos de l’ouvrage célébrant les 60 ans du CEI en 2007 : « Le Centre d’Echanges Internationaux incarne la mondialisation dans ce qu’elle a de meilleur, et la France dans ce qu’elle a de plus prometteur ».

Un dossier pour découvrir les missions et les activités du CEI : Dossier Presse Groupe CEI_2010

Tout passe, tout lasse, sauf Europass

Envie d’une expérience à l’étranger ? Qu’il s’agisse d’un stage, d’une formation ou d’un emploi, dans tous les cas il faut vous rendre visible, par exemple en utilisant ce site initié par la Commission européenne et devenu incontournable : Europass.

Ouvert depuis cinq ans, Europass est accessible en 26 langues et présente la nouveauté d’homogénéiser la présentation des compétences des candidats, quelle que soit leur culture d’origine ou leur scolarité. Après la monnaie unique, le CV unique ! A noter que le CV Europass accorde beaucoup d’importance à tout type d’expérience acquise… hors des salles de classe.

Votre Curriculum Vitæ doit se compléter d’un Passeport de langues, afin de valoriser précisément vos connaissances linguistiques, selon votre propre auto-évaluation en 6 niveaux, vos diplômes, mais aussi votre vécu hors frontières.

Plus de 10 millions de CV ont déjà été enregistrés, dont une bonne moitié concerne les moins de 25 ans. L’attractivité du site va crescendo puisque la barre du million de visiteurs a été franchie en octobre dernier.

Pour être complet, ajoutons que Europass se compose de cinq documents : outre le CV et le Passeport de langues évoqués précédemment, trois autres documents viendront compléter votre profil (l’Europass Mobilité, le Supplément descriptif du certificat, le Supplément au diplôme Europass), mais ils seront cette fois délivrés par les organismes compétents. Ouf.

Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi

Ce 10 novembre, le centre Charles Péguy inaugurait ses nouveaux locaux du côté de Curtain Street, à deux stations de métro de St Pancras par la Northern Line. Plus spacieux, plus clairs et fonctionnels, les nouveaux lieux redonnent du baume au cœur à une équipe émérite.

Martin Hirsh, président de l'agence du Service civique ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy ; Olivier Cadic, conseiller élu AFE

Le consul général Edouard Braine n’avait pas ménagé ses efforts pour attirer les représentants de notre communauté en nombre, ainsi que la presse à cette pendaison de crémaillère.

Cerise sur le gâteau, Guillaume Dufresne, directeur général du centre d’Echanges internationaux (CEI) et Président du centre Charles Péguy, a déclaré que nous devions au consul d’avoir un buffet bien garni pour la fête. Et une fête bien méritée puisqu’elle couronne aussi une année de travail du comité de pilotage en faveur des Oubliés de St Pancras qui a obtenu le soutien financier indispensable à la survie de Péguy en 2010.

Pour l’occasion, Martin Hirsh, président de l’agence du Service civique, est venu adresser ses encouragements et ses félicitations pour le travail accompli en faveur de nos jeunes compatriotes tentés par l’aventure anglaise (Blog de Martin Hirsh: « Les Oubliés de Saint Pancras » du 11.11.2010).

On ne peut que s’en réjouir : le centre devient la rampe de lancement du Plan Emploi au Royaume-Uni. De quoi s’agit-il ?

Pour exprimer clairement et complètement ma pensée, je vous reproduis un extrait de mon discours qui a commencé par un coup de chapeau à notre consul général Edouard Braine.

(…) Son arrivée à Londres, il y a un an a marqué un tournant en matière de politique de l’emploi du consulat.

Edouard a décidé de s’engager en faveur de nos jeunes compatriotes qui comptent parmi les plus entreprenants, les plus courageux et les plus ouverts sur le monde, ceux qu’il nomme les « Oubliés de St Pancras ».

Pour l’aider dans sa tâche, je lui ai proposé que soit réuni, auprès de lui, une équipe pour créer un Plan Emploi, à l’image du Plan Ecole. Premier objectif : accompagner les premiers pas de nos compatriotes qui se rendent au Royaume-Uni pour y trouver un emploi, en s’appuyant sur le centre Charles Péguy.

Pourquoi les aider ? Parce que tout ce qui facilite leur établissement contribue à la réduction du chômage en France et à leur épanouissement personnel. Certains resteront, d’autres rentreront en France et un tiers ira vers des horizons plus lointains.

Pourquoi s’appuyer sur Peguy ? Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement. 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Londres est le premier lieu de recrutement des jeunes Français hors de France. Bravo Guillaume Dufresne et à vos équipes pour ces performances.

Je voudrais saluer tous les élus à l’AFE qui se sont engagés solidairement en mars dernier à l’Assemblée des Français à l’étranger pour plébisciter Peguy et s’assurer que la subvention nécessaire à son fonctionnement soit maintenue. Merci à François Saint-Paul, directeur de la DFAE et au département de nous avoir entendu et d’avoir accordé ce soutien.

Cet appel à l’action solidaire lancé par Edouard Braine a été entendu. Les forces vives sont réunies, les clivages idéologiques dépassés.

Le soutien de l’agence du Service civique permet d’envisager un nouvel élan pour notre dispositif. La présence de Martin Hirsch, aujourd’hui, pour inaugurer le nouveau lieu qui va accueillir des milliers de jeunes à la recherche d’un emploi constitue un magnifique encouragement pour l’équipe de Peguy et nous tous à persévérer (…)

Lire l’intégralité du discours d’Olivier Cadic à l’occasion de l’inauguration des locaux du centre Peguy à Londres, le 11 novembre 2010.