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Music’all, école d’exception pour apprendre la musique à Londres

Darwin a démontré que les caractères acquis n’étaient pas héréditaires. Soit, mais derrière Mozart, il y avait son père. L’histoire de Music’all est d’abord une histoire de parents. Pour l’amour de la musique et de leurs enfants, ils vont créer en 2008, une école de qualité : Music’all. Cette institution au statut de Charity a “naturellement rempli un vide dans le panorama éducatif londonien des écoles françaises et de certaines écoles anglaises”, explique son chairman, Xavier Quattrocchi-Oubradous.

Née à South Kensington, l’école a migré vers Fulham en septembre dernier dans les locaux tout neufs du conservatoire Lady Margaret, doté d’infrastructures remarquables : petits studios avec pianos, vastes salles de cours, amphithéâtre de 180 places et un foyer… où se retrouvent les parents !

Olivier Cadic entouré des Trustees de Music’All : Fabienne Nacouzi, Natalie Lindsay, Xavier Quattrocchi-Oubradous, Elena Esper, Peter Ettedgui (avril 2012)

Sur place, 150 élèves de 5 à 18 ans étudient l’instrument de leur choix en cours individuels, suivent des cours collectifs (solfège, histoire de la musique) et vivent de diverses expériences musicales qu’il s’agisse de jouer (orchestre, chorale, ensemble de jazz ou de musique de chambre…) ou d’observer et d’entendre (sorties à des répétitions et des concerts (Young Musicians Symphony Orchestra)…

Les professeurs Music’All sont exclusivement recrutés parmi des concertistes professionnels. Gage de compétence, mais aussi de motivation pour les élèves. Il est très appréciable aux yeux de Vesselina Tchakarova, la directrice, que les élèves puissent voir leur professeur se produire sur scène en cours d’année. “Ils peuvent ainsi constater que si l’apprentissage d’un instrument demande beaucoup de travail, il procure aussi énormément de bonheur”, avise-t-elle. Ce climat d’émulation et d’exigence artistique sert au mieux la préparation aux examens officiels de l’ABRSM (Associated Board of the Royal School of Music).

Ceux qui ne feront pas carrière dans la musique ne perdent évidemment pas leur temps, les meilleures écoles d’art, toutes disciplines confondues, sont aussi de grandes écoles humanistes. Xavier Quattrocchi-Oubradous explique le succès rapide de Music’All par l’expectative des parents “au-delà de l’aspect artistique : goût du travail en groupe, rigueur ou habitude de s’exprimer devant un public”.

Le site de Music’All (info@musicall.org.uk)

Lire aussi : “Jamais trop tôt pour le violon” du 15 octobre 2011 (ouverture de la Boule de neige, un club de violon pour enfants, à Londres)

Vos commentaires relatifs aux nouveaux bureaux de vote

Les déclarations des candidats à la présidentielle et les bulletins de vote viennent de vous parvenir par courrier.

Des efforts ont été accomplis avec l’ouverture de plusieurs bureaux de vote supplémentaires afin de rapprocher l’urne de l’électeur. C’est un progrès pour beaucoup d’électeurs. A l’inverse, certains notent qu’il est parfois plus rapide de se rendre à Londres que d’aller au bureau de vote choisi selon des considérations géographiques… Cela me vaut parfois des courriels assez sévères. J’avais soulevé ce phénomène lors des discussions sur la localisation des bureaux de vote, organisées par Edouard Braine, notre consul général.

Afin de ne pas réitérer l’engorgement du lycée Charles de Gaulle observé en 2007 (2 à 3 heures d’attente) qui avait suscité un net mécontentement, l’administration a préféré s’en tenir à un strict découpage géographique. Vos réactions et commentaires sur le nouveau dispositif seront les bienvenus (voir la liste des bureaux dans l’article : “Faites de nécessité vertu, votez !” du 11 avril 2012).

Vous pouvez signifier à l’administration vos remarques et suggestions, tout comme vos compliments, à cette adresse : ecrire.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
et je vous serais reconnaissant de me mettre copie : o.cadic@assemblee-afe.fr.

Avec votre concours, je suis persuadé que cette nouvelle expérience électorale nous permettra dans le futur d’améliorer encore notre organisation et d’étoffer la participation.

Je voudrais remercier l’équipe “Elections” réunie autour de nos consuls généraux, Edouard Braine à Londres et Pierre-Alain Coffinier à Edimbourg, dont je salue l’énergie inlassable dans la préparation de ces prochains scrutins.

Photo Flickr de Tonio Vega

Sciences Po Alumni UK organise une soirée électorale, dimanche 22 avril

Partant pour une soirée politique, électrique, et éclectique ?

Au Sofitel St James, proche de Piccadilly Circus, un buffet-diner pimenté aux images de France2 vous permettra de vivre en direct la soirée du premier tour de la présidentielle.

Ce bain de jouvence républicain et collectif est l’oeuvre de Sciences Po Alumni UK , avec le concours de France in london, et des associations partenaires : anciens de Centrale, Dauphine, EM Lyon, ESCP Europe, Mines, X-Finance.

Rendez-vous le dimanche  22 avril, à partir de 18h00,
Sofitel St James, 6 Waterloo Place, London SW1Y 4AN
Réservations en ligne, suivez ce lien

Dîner de gala de Sciences Po Alumni UK, le 6 octobre 2011 (crédit : Scpouk)

Je me souviens avec émotion du dernier gala de charité organisé par les Sciences Po Alumni UK, le 6 octobre 2011, puisque j’avais rencontré Richard Descoings. Une personnalité magnétique, capable de figer tout un auditoire pour partager ses convictions généreuses et pénétrantes. La France a perdu un serviteur remarquable qui avait donné un nouveau souffle républicain en élargissant l’accès aux grandes écoles.

Un prix d’architecture pour l’AEFE !

Je vous parle souvent de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et je m’en voudrais de passer sous silence qu’elle vient de se distinguer pour une réalisation architecturale exceptionnelle.

Le jury de l’Afex (Architectes français à l’export) a décerné son Grand Prix au lycée Jean-Mermoz de Dakar, au Sénégal, conçu par l’agence Terreneuve (lire l’article sur le site de l’AEFE).

Le lycée, dit “nouveau Mermoz”, a été entièrement reconstruit pendant deux ans pour un montant de 15,7M€ (valeur 2006) et inauguré à la rentrée scolaire 2010. Ce vaste ensemble de 17.000m2  accueille 2 400 élèves, de la maternelle à la terminale, qui se croisent joyeusement dans les nombreuses coursives, galeries et patios qui agrémentent les bâtiments. Ses architectes ont résolument pensé un projet “contemporain dans sa forme, économique dans les moyens et autonome dans son fonctionnement.”

Le jury de l’Afex a été particulièrement sensible à cette expérience d’architecture bio-climatique, dont l’agencement des vides et des pleins favorise la circulation de l’air pour un rafraîchissement naturel et permanent des espaces intérieurs.

Décerné tous les deux ans, le Grand Prix Afex 2012  sera solennellement remis à l’AEFE, maitre d’ouvrage, le 28 août prochain à Venise, à l’occasion de la Biennale internationale d’architecture. Pourquoi pas d’autres récompenses pour ses chantiers en cours (Alger, Amman, Le Caire, Francfort…) ?

Faites de nécessité vertu, votez !

A chaque élection, il y a un sujet sur lequel tous les candidats s’accordent à l’unisson : lutter contre l’abstention.

Quel que soit votre décision, vous aurez accompli un acte primordial pour la République. La République n’existe pas sans le vote libre et démocratique ! Et ce système politique est loin d’être dominant dans notre monde : chaque jour des gens continuent de perdre leur vie pour avoir, enfin, le droit de choisir leur dirigeant.

De plus, notre pays est l’une des rares démocraties à offrir à ses citoyens expatriés la possibilité de participer aux choix essentiels de la vie de la Nation. “Il s’agit, pour nous, de nous en montrer dignes”, déclare notre consul, Edouard Braine dans la lettre d’information consulaire d’avril.

Mobilisés depuis des mois, les consulats auront fait, pour leur part, leur devoir pour recueillir les suffrages des électeurs inscrits à l’étranger. Le nombre de bureaux de vote a été doublé par rapport à 2007 en Grande-Bretagne et on pourra désormais se prononcer également par internet ou par correspondance dans le cadre des législatives, dès lors “le taux d’abstention lors des prochains scrutins mesurera objectivement notre civisme”, en déduit notre consul. D’autant qu’Olivier Tulliez, consul adjoint, conduisant une équipe efficace et endurante a fait une chasse méticuleuse aux électeurs fantômes. Ces inscrits sur les listes ne pouvant plus voter puisqu’ils avaient quitté la Grande Bretagne, risquaient d’impacter négativement le taux d’abstention, de par leur grand nombre.

Outre-Manche, on se montre positif. Le fait que 16.650 personnes se soient inscrites en 2011 sur la liste électorale consulaire laisse clairement supposer que Français se feront un devoir de voter bien plus qu’à l’accoutumée (lire : “En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger !” du 23 mars 2012).

Informations pratiques :

En 2012, vous êtes appelés à voter aux dates suivantes :
– L’élection présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai
– Les législatives se dérouleront le 3 juin (et non pas le 10 comme en France) et le 17  juin. (pour la première fois, 11 députés issus de 11 circonscriptions représenteront les Français établis hors de France à l’Assemblée nationale)

En 2012, 27 bureaux de vote, répartis sur 10 sites, seront à votre disposition : (voir les centres de votes sur Google Maps) :
– 3 sites à Londres : 13 bureaux au Lycée Charles de Gaulle (South Kensington), 6 bureaux au Collège français bilingue de Londres (Kentish Town) et un bureau au Consulat général.
– 7 sites de vote hors Londres : Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.
– En Ecosse, les Français pourront voter à Edimbourg, Glasgow et Aberdeen (voir les adresses des bureaux de vote sur le site de l’ambassade).

Pour toute information sur les modalités de vote ou l’actualisation de vos données en ligne, consultez le site : monconsulat.fr

Véronique Revington anime un service de recrutement novateur à la Chambre de commerce

Véronique Revington

Le consulat le regrette bien, mais Véronique Revington va poursuivre ailleurs son action en faveur de la communauté française, cette fois dans le cadre d’une mission assez innovante au sein de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne, vénérable institution londonienne née en 1883.

La directrice de la Chambre, Florence Gomez, en rêvait, elle l’a fait ! Forte de son expérience réussie en Chine en faveur de la création d’emploi, Florence a trouvé en Véronique la personnalité adéquate et les compétences marquées en ressources humaines pour lui confier la création d’un service de recrutement au bénéfice des 600 entreprises membres de la Chambre.

Les candidats et les recruteurs sont d’ores et déjà les bienvenus sur le site www.ccfgb.co.uk/recruitment, pour étoffer la base de données de leurs CV et annonces. Première nouveauté, les petites entreprises pourront confier l’intégralité du processus de recrutement à la Chambre qui capitalise ainsi sur sa connaissance des métiers, de la culture et des besoins de ses membres.

Une autre innovation significative s’inscrit dans le rapport de confiance particulier qui unit la CCI et les entreprises : le service “Spouse Mission“. Dans l’excellent article de Caroline Imbert paru dans l’Echo, Véronique Revington exprime son intérêt pour celles et ceux qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint en Grande-Bretagne, souvent en cas de mutation professionnelle (lien vers l’Echo, numéro de avril/mai 2012).

Durant la période d’installation de la famille, il faut bien s’organiser en partant de zéro et apprendre  comment fonctionne la société anglaise. Alors, souvent, l’un des conjoint se “sacrifie”,  d’autant s’il y a des enfants dans l’aventure. Aujourd’hui, Véronique Revington leur propose de recoller aux wagons de l’épanouissement professionnel avec la Spouse Mission, ce “service socialement responsable”. Il s’agit d’une forme de coaching pour d’abord reprendre confiance en soi, puis préparer le CV et les entretiens d’embauche. Enfin, les candidats vont intégrer le monde du travail en commençant généralement par des missions souples et ponctuelles (temps partiel, télétravail…) et au sein d’entreprises qui recherchent des francophones. En effet, “avec la Spouse Mission, résume Véronique dans l’Echo, nous voulons porter un regard nouveau sur l’emploi tout en répondant à une attente des entreprises et à un besoin fort au sein de la communauté française”.

Je ne doute pas un instant de la réussite de Véronique dans ces nouvelles attributions, pas plus que notre consul, Edouard Braine, qui l’avait embauchée il y a un an exactement pour concrétiser les actions du plan Emploi (lire : “Véronique Revington va incarner le plan Emploi” du 19 mars 2011).

La priorité était de pérenniser l’action du centre Charles Péguy en recherchant des financements privés. Véronique s’est donc attelée à prospecter les entreprises avec un succès qui a permis de couvrir le coût de l’embauche d’un conseiller en recrutement supplémentaire.

Véronique s’est aussi illustrée auprès de nos jeunes compatriotes en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales du consulat. Mission toute légitime puisqu’elle était rémunérée sur des crédits de vacation du consulat consacrés à la préparation des élections de 2012.

En dépit d’une activité soutenue, Véronique anime une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres». Un petit fait qui en dit long, je trouve, sur sa personnalité.

Est-ce que votre ordinateur vous permet de voter par internet ?

Dans le cadre de l’organisation des élections législatives à l’étranger, et pour faciliter l’exercice de votre droit de vote, le recours à l’internet sera l’une des 4 modalités de scrutin proposées aux Français établis hors de France.

Le ministère des Affaires étrangères  a mis en ligne  un outil de test de configuration ‘Mon Vote Sécurisé’ à l’adresse suivante :

www.monvotesecurise.votezaletranger.gouv.fr

Cet outil vous permet de tester, dès aujourd’hui, la conformité de votre ordinateur avec les règles de sécurité requises pour voter par internet. En effet, la garantie du respect de l’anonymat et de l’intégrité du mode de scrutin n’est pas autorisée par toutes les configurations techniques.

Pour vous accompagner, un service d’assistance téléphonique et de courriel est également en place. Il répond à toutes les questions d’ordre technique. Ce service est accessible depuis le site de ‘Mon Vote Sécurisé’.

Je vous invite à lire le courriel que François Saint-Paul, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, a adressé aux électeurs afin de les informer de cette mise en ligne (lire : Législatives 2012 – voter par internet en sécurité).

Photo Flickr de Mediajon

Cette jeunesse qui préfère l’étranger… pour faire rayonner la France

Dans le Figaro de vendredi dernier, page 2, Stephane Kovacs signe un article âprement intitulé : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France”. Son enquête l’a conduite à s’intéresser à ces moins de 30 ans qui sont “de plus en plus nombreux à partir « faire rayonner » leur pays à l’étranger.” La journaliste conclut néanmoins qu’ils “prévoient rarement un billet de retour”…

Je lui suis reconnaissant d’avoir reproduit mes commentaires au sujet de ces jeunes compatriotes qui m’inspirent beaucoup d’affection et d’admiration. La crise est devenue mondiale et anxiogène, certes. Mais tandis que certains se plaignent de tout et attendent le sauveur providentiel, d’autres tentent de s’inventer un avenir envers et contre tout. Selon une récente enquête, deux jeunes sur dix s’exilent dans le but de créer une entreprise.

Afin de compléter mes propos qui ont été partiellement repris, j’ai indiqué qu’environ un tiers des jeunes Français qui arrivent au Royaume-Uni repartent en France dans les trois ans. Ils poursuivent souvent le double objectif de parfaire leur apprentissage de la langue anglaise et d’acquérir une expérience internationale qu’ils espèrent valoriser à leur retour.

Et si les autres quittent la France pour longtemps, cela ne signifie pas pour autant qu’ils lui tournent le dos.

Lire : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France” sur le site du Figaro.

Photo Flickr de Svadilfari

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : “Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ?” du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire “French revolution at New York lycée” – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Europa School UK lance sa campagne d’inscription (date limite : 30 avril 2012)

Je vous reparle avec plaisir de la nouvelle free school qui va ouvrir ses portes à Culham près d’Oxford pour vous alerter sur l’ouverture du processus d’inscription qui se clôturera le 30 avril prochain.

L’Europa School UK constitue un projet exceptionnel puisque cette école d’Etat anglaise gratuite offrira dès la rentrée deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise (lire : “La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford” du 30 octobre 2011).

Bénédicte Yue, représentante des parents d’élèves, m’a transmis ces quelques informations pratiques :
Six classes de 28 élèves  sont proposées pour la rentrée 2012 :
– 2 classes de « Reception » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2007 et le 31 août 2008 ;
– 2 classes de «  Year 1 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2006 et le 31 août 2007
– 2 classes de « Year 2 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2005 et le 31 août 2006.

A chaque niveau correspond une classe franco-anglaise  et une classe germano-anglaise. 

Le programme pédagogique sera basé sur le « curriculum » européen et anglais.

Je rappelle que cette free school s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne de Culham dont la fermeture progressive s’étalera jusqu’en 2017. C’est pourquoi, chaque année, de nouvelles classes seront ouvertes, par effet de vase communicant.

A terme, l’Europa School UK accueillera des élèves de 4 ans à 19 ans pour les conduire jusqu’au au baccalauréat européen, dès son homologation européenne.

Toutefois, l’Ecole européenne actuelle continue d’accueillir des enfants à partir de la deuxième année de primaire (équivalent au CE1 dans le système français pour les enfants nés avant le 01.01.2006) et dans les toutes classes de primaire et de secondaire jusqu’au  baccalauréat européen.  Rappelons que la section française de l’école européenne est homologuée.

Pour vos inscriptions auprès de l’Europa School UK, je vous invite à consulter son site internet. Soulignons enfin que cette école sera gratuite et que la sélection des élèves dépendra de la localisation des familles intéressées par rapport à quatre points géographiques situés dans la région d’Oxford.

Europa School UK : www.europaschooluk.org
Ecole européenne : www.esculham.eu

Plan Ecole : nous devons créer 1000 places à Londres d’ici deux ans

Dans le cadre du plan Ecole animé par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, un groupe de travail dont la mission est d’établir des projections en termes de capacité d’accueil, s’est réuni ce 26 mars. Ses travaux vont nourrir la réflexion du comité de pilotage du plan Ecole  qui se réunira, sous la présidence de l’ambassadeur, après les prochaines élections législatives.

Le travail de projection réalisé par le groupe de travail repose sur des mesures et des contrôles opérés par les participants eux-mêmes. La conclusion est sans appel : si nous souhaitons que les enfants qui sont actuellement en primaire à Londres puissent tous aller au bout d’une scolarité française, nous devrons créer 750 places dans les 3 ans, soit 25 nouvelles classes à Londres essentiellement en collège et lycée.

En parallèle, il nous faut gérer une autre difficulté, celle de la saturation du lycée Charles de Gaulle avec l’objectif de diminuer substantiellement le nombre de ses élèves.

J’ai donc plaidé pour la recherche d’un nouvel établissement pouvant accueillir 1000 élèves à horizon 2013/2014. Cette perspective implique de trouver 6000 mètres carrés à Londres, une tâche qui incombe actuellement à un autre groupe de travail du plan Ecole (lire : “Vers un troisième établissement secondaire français à Londres” du 23 août 2011).

L’ouverture de nouveaux locaux permettrait de répondre au problème le plus criant de l’enseignement français à Londres : le manque de places. Une situation qui semble incompréhensible et injuste aux yeux de nombreux parents à qui on refuse l’inscription de leurs enfants. La situation est d’autant plus urgente que l’on risquerait  bientôt d’expliquer aux parents des enfants déjà scolarisés qu’ils vont devoir sortir du système, par carence de places dans les classes supérieures !

L’échec n’est pas permis. C’est la raison pour laquelle j’appuie et je contribue à toute démarche visant à élargir les capacités d’accueil.

Photo Flickr de MightyBoyBrian

Plaidoyer pour la création d’un pôle agroalimentaire français au Royaume-Uni

Je connais Frédéric Gayral depuis deux ans. Il fait la promotion des laiteries françaises au Royaume-Uni. Si vous trouvez de plus en plus de fromages de nos terroirs dans les rayons des supermarchés britanniques, Frédéric n’est pas étranger à ce phénomène.

Il estime néanmoins que l’agroalimentaire français n’occupe pas la place qu’il mérite dans les rayons. Notre présence est même dérisoire au regard de la profusion des produits italiens ou espagnols. Frédéric Gayral impute cette carence à notre organisation de soutien à l’export qui a été calibrée pour servir les intérêts des entreprises de grande et de moyenne taille (lire son texte : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni).

Autrement dit, et cela ne vous étonnera pas, les petites exploitations agricoles n’ont ni la structure, ni la culture pour trouver leur chemin dans les méandres procéduraux des structures gouvernementales d’aide à l’export.

D’où l’idée de Frédéric de bâtir un nouveau modèle reposant sur des experts locaux  qui encadreraient des Jeunes en statut VIE (Volontaires international en entreprise) qui seraient chargés de la promotion de structures artisanales françaises, représentant les diverses filières agroalimentaires.

Je soutiens cette approche qui repose sur l’expérience acquise et qui limite les coûts d’intermédiaires.

J’ai présenté ce projet en commission Finances de l’AFE, le 6 mars dernier, à Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne et de la commission Affaires internationales de l’ARF.

Selon M. Bachy, la France a mis en place une structure d’aide à l’export, composée de gens forts compétents au travers d’UBI France, mais dont l’ambiguïté et la faiblesse est d’agir aussi comme “un outil destiné à organiser des salons et à tirer de l’argent des PME exportatrices”.

Le président de région ajoute avec dépit que “les banques ne prêtent plus, ni ne prennent de risque. Les régions ne peuvent prendre ce relais.” Par conséquent, “nous avons un tissu trop fragile de PME”, juge-t-il.

Jean-Paul Bachy a paru apprécier cette idée de pôle agroalimentaire pour soutenir des secteurs qui ont du mal à percer à l’exportation.

Le texte de Frédéric Gayral : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni (fichier pdf)

Photo Flickr de Teachernz

En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger !

Le dernier Conseil des ministres s’est penché attentivement sur l’organisation des prochaines élections à l’étranger. Notre secrétaire d’État, Edouard Courtial, a présenté le 21 mars, une communication sur le sujet, dont je vous résume les points majeurs.

En premier lieu, le corps électoral des Français vivant à l’étranger comprend 1.075.746 inscrits, en hausse de 30,9 % par rapport à la dernière élection présidentielle de 2007. La progression est éloquente et tout à l’honneur des expatriés qui montrent leur grand sens civique.

Ces expatriés participeront pour la sixième fois à l’élection du Président de la République et, pour la première fois, je vous en parle bien souvent, à l’élection de leurs députés. Leurs représentants au palais Bourbon seront au nombre de onze, comme le nombre de circonscriptions répartissant le monde en grandes zones géographiques.

En termes de modalités de vote, on pourra choisir son président en se déplaçant à l’urne ou par procuration dans l’un des 786 bureaux de vote ouverts hors de France, dont 27 au Royaume-Uni (lire : “Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012” du 05 mars 2012). A noter que les services diplomatiques et consulaires ont anticipé la hausse de la participation électorale en augmentant le nombre de bureaux de vote de 35 % par rapport à 2007, soit 206 bureaux supplémentaires.

Pour l’élection des députés, on votera comme pour la présidentielle, sauf que le législateur a ouvert deux possibilités supplémentaires :
– le vote par correspondance sous pli fermé.
70 000 électeurs ont choisi ce dispositif, mais ils n’y sont pas tenus et pourront donc s’exprimer par tout autre moyen,
– le vote par voie électronique, ouvert à tous les électeurs ayant fourni une adresse électronique (environ 67 % du corps électoral aujourd’hui). Ils recevront bientôt leur identifiant et leur mot de passe. (lire : “Quelles sécurités pour le vote par internet ?” du 24 février 2012)
A noter que la période de vote électronique s’achève cinq jours avant le jour du scrutin afin qu’un électeur qui ne parviendrait pas à voter par voie électronique puisse voter à l’urne.

J’espère que ce bond remarquable des inscriptions se traduira en une participation record de la troisième France !

Photo Flickr de nlm dzgn

Lettre aux Français de la 3ème France

Madame, monsieur, chères et chers compatriotes d’Europe du Nord,

Les 3 et 17 juin prochains, pour la première fois, vous serez appelés à élire un député pour vous représenter à l’Assemblée nationale.

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature.

  La voix de la troisième France

Dans la République française une et indivisible, il y a la France de l’hexagone, la France d’outre-mer et la troisième France, c’est vous et les deux millions et demi de français qui vivent à l’étranger. Pour vous, je souhaite porter la voix de cette troisième France.

En 2005 déjà, je défendais l’idée de créer une représentation de cette troisième France à l’Assemblée nationale. Le Président de la République a concrétisé cette avancée démocratique.

Créateur d’une entreprise d’électronique à 20 ans en 1982, j’ai fondé la France Libre d’Entreprendre dans le Kent en 1996 pour aider les entrepreneurs français à demeurer compétitifs dans un environnement qui se mondialisait.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour de nos avancées sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

 Un bilan dont vous êtes seul juge

Pour nos enfants, j’ai obtenu la création d’un plan Ecole et activement participé au projet du second collège français de Londres (CFBL). Ce plan Ecole a permis la création de mille places supplémentaires dans l’enseignement français, facilité l’ouverture de 38 nouvelles petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques. L’Assemblée des Français de l’étranger m’a élu à l’unanimité en 2009 pour la représenter au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Je suis fier d’avoir contribué à dynamiser notre action contre le chômage en obtenant la mise en place d’un plan Emploi et en faisant une priorité du métro transmanche pour développer l’emploi transfrontalier entre la France et la Grande Bretagne.

Pour votre quotidien dans vos relations avec l’administration,  mon action se traduit par des résultats concrets comme  l’obtention d’un nouveau standard téléphonique au consulat de Londres pour doubler la capacité de réception des appels.

La médiatisation de mon engagement contre la double taxe foncière prévue pour les non-résidents illustre ma démarche pour éliminer toutes les discriminations qui frappent les Français de l’étranger. Je suis donc intervenu pour simplifier les certificats de vie imposés aux retraités expatriés, mais aussi pour que les victimes du Mediator à l’étranger puissent également être indemnisées et pour  que nos enfants étudiant en universités étrangères puissent faire un stage professionnel en France.

 Amplifier mon action d’élu au Parlement

 Mon action en tant qu’élu local a visé à défendre vos intérêts.  Je souhaite à présent la poursuivre et l’amplifier en vous représentant à l’Assemblée Nationale.

Je désire contribuer à créer un nouvel élan afin que nous puissions offrir une solution d’enseignement en français à 100% des enfants français vivants hors de France et non seulement 30% comme c’est le cas aujourd’hui.

Je suis de près l’évolution du budget du ministère des Affaires étrangères et Européennes qui vous est consacré. Elu à l’Assemblée nationale, je pourrai enfin participer à son élaboration pour donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’administration qui vous sert.

Rassembler pour être au service de tous

Elu sous la bannière de l’Union des Français à l’étranger (UFE), j’ai soutenu l’action du gouvernement en me consacrant à l’intérêt général, avant la défense de tout intérêt partisan.

Aujourd’hui, je me présente avec le concours de personnes  représentant toutes les sensibilités politiques, de droite comme de gauche et de citoyens soucieux de faire participer la société civile à l’action publique.

Comme eux, je pense que les Français de l’étranger méritent mieux que le traditionnel spectacle d’affrontement des partis politiques qui nous est offert actuellement.

Je vous invite à me rejoindre et ensemble nous ferons résonner à Paris, la voix de la troisième France !

Respectueusement, Olivier Cadic

Pour en savoir plus : www.cadic2012.eu

Conférence de presse sur les élections législatives de juin 2012

En conclusion de ma dernière newsletter, je vous avais annoncé que je reviendrai vers vous très prochainement pour vous annoncer ma décision concernant ma candidature à l’élection législatives.
J’aurai donc le plaisir de vous informer de mes intentions, dès demain matin à l’issue d’une conférence de presse organisée au Café des Amis à Londres à 10h30.

Faut-il multiplier les fonctionnaires pour fluidifier le traitement de dossiers de bourses ?

Accroissement de la population française à l’étranger, dégradation de la situation économique, hausse des frais d’écolage… on ne s’étonne pas dans un tel contexte de l’inflation constante des demandes de bourses scolaires.

Du côté de l’instruction des dossiers, comme un fait exprès, les procédures gagnent en lourdeur et en complexité. Je peux vous dire que les agents des services sociaux des consulats et ceux du service central de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, sont mis à dure épreuve, d’autant que leurs effectifs sont contraints.

Afin de palier un prévisible engorgement, la commission Enseignement de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, a émis un vœu en faveur de l’augmentation des effectifs en charge de traiter les dossiers de demande de bourses, tant au niveau local que central.

Logique, me direz-vous ? Eh bien non, la solution est à la fois anachronique au regard de la technologie disponible et malvenue au regard de nos finances publiques.

Voici en quels termes, je suis intervenu auprès de l’AFE lorsque le débat est arrivé en séance plénière :

“Ce vœu ne correspond pas au sens de l’histoire. Le sens de l’histoire, c’est l’e-administration.
Le sens de l’histoire, c’est de faire saisir aux demandeurs leur dossier de demande d’aide à la scolarité sur internet pour que l’action des agents consulaires se limite au contrôle des dossiers. C’est la complexité des dossiers qui génère cette lourdeur administrative. Pour faciliter le travail des agents, il faut rationaliser la demande.
Le sens de l’histoire, ce n’est pas d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour remplir de la paperasse.
Le sens de l’histoire, c’est de leur fournir des outils qui leur permettent d’apporter une valeur ajoutée et de faire plus et mieux avec moins d’argent.”

En conclusion, j’ai proposé que ce vœu soit converti en une demande d’étude d’optimisation du ratio nombre de dossiers / nombre d’agents.

Le président et le rapporteur de la Commission ont suivi ma recommandation visant à proposer une saisie informatique des dossiers par le demandeur… tout en persistant dans leur idée d’augmenter les effectifs de l’Administration.

Je me suis donc abstenu parce que je ne me résous pas à demander l’augmentation du nombre de fonctionnaires avant d’avoir préalablement examiné les voies pour optimiser leur travail.

Photo Flickr de Let Me Feel You Shine

Edouard Courtial fait le point sur la question du certificat de vie devant l’AFE

Pour la troisième fois depuis sa nomination, Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger s’est rendu à l’Assemblée des Français de l’étranger, jeudi dernier, pour une brève allocution.

Il a d’abord rappelé tout l’intérêt du récent test de vote par internet, grandeur nature, en prévision des élections législatives de juin (lire : “Le test du vote par internet était nécessaire” du 08 février 2012 ). En effet, 650 000 Français établis hors de France se sont inscrits au registre consulaire en communiquant leur adresse email à leur consulat, ce qui leur permettra de voter par internet si elles le souhaitent.

Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, devant l'AFE

Edouard Courtial a ensuite évoqué l’épineuse question du certificat de vie pour nous livrer un dernier état de la situation (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Il a obtenu l’organisation d’une table ronde réunissant toutes les caisses de retraite, fin janvier. L’enjeu était de définir une approche commune et consensuelle afin de dispenser les retraités de l’étranger d’adresser à ces caisses un certificat de vie (ou d’existence) à plusieurs reprises en cours d’année.

Cette concertation n’a malheureusement pas débouché sur un accord. Le dossier a été transmis à Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Une nouvelle table ronde a d’ores et déjà été programmée, début avril.

Voilà pour les faits. Je me réjouis que le ministre se soit saisi du dossier. Je regrette cependant qu’il n’ait pas réglé d’un trait de plume la situation des retraités français établis dans l’Union européenne, au nom de l’égalité républicaine.

Je comprends les risques de fraude afférents à certains pays qui peuvent légitimer le dispositif des certificats de vie. Ces craintes n’ont pas lieu d’être au Royaume-Uni, ni en Allemagne ou en Espagne ! C’est pourquoi, je demande que les retraités qui ont cotisé en France et qui vivent dans l’Union européenne puissent envoyer un certificat de vie sur l’honneur, à l’instar des retraités établis en France. Il suffirait de leur réclamer le même formulaire. Point.

La vie de milliers de Français profitant de leur retraite à l’étranger en serait terriblement simplifiée.

Crédit photo AFE

Le centre des Impôts des non-résidents améliore son accueil téléphonique

Comme chaque semestre, au cours des travaux de l’AFE à Paris (Assemblée des Français de l’étranger), nous avons auditionné en commission Finances, Cyril Maloine, directeur départemental chargé du Pôle fiscal à la direction des Résidents à l’étranger.

Premier constat, bien que le nombre de Français qui s’expatrie augmente régulièrement chaque année, le centre des Impôts des non-résidents annonce qu’il traite de moins en moins de déclarations d’impôt sur le revenu. La baisse est régulière : 197.828 déclarations en 2008 et 188.269 en 2011. Il estime que 10% des Français établis hors de France, au mieux, déclarent des revenus émanant de France.

Second enseignement, les Français de l’étranger se caractérisent par leur goût des nouvelles technologies, notamment internet, pour régler leurs formalités. Ainsi, le volume de courriels reçu par le centre a augmenté de près de 20% ces quatre dernières années et le nombre de déclarations en ligne progresse plus vite à l’étranger qu’en France (+21% contre + 14% en France en 2011).

En conséquence directe, le nombre d’appels téléphoniques reçus par le centre des Impôts à diminué de 100.000 unités, soit une baisse de 20%. Il faut bien reconnaitre qu’avec un taux de réponse aux appels de 25%, les usagers se rabattent sur leur clavier pour communiquer leur besoin.

En parallèle, il faut saluer les efforts entrepris sur la capacité de traitement des appels qui commencent à porter leurs fruits, surtout depuis le second semestre 2011. Cyril Maloine sait que je suis particulièrement attentif à ces statistiques qui constituent un indicateur objectif de la satisfaction des administrés.

Pour répondre à mon souci de transparence, il a produit devant la commission Finances, un graphique pour illustrer l’évolution qualitative de l’accueil téléphonique. Ceci est tout à son honneur et j’ai le plaisir de partager avec vous les progrès enregistrés depuis trois ans et surtout ces derniers mois du centre des Impôts des non-résidents.
Voir : Taux moyen d’efficacité mensuel téléphonique 2009 2010 2011  (fichier Pdf)

Photo Flickr de art.crazed

Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012

Pour les Français de l’étranger, le printemps 2012 sera exceptionnel puisqu’ils vont élire 11 députés pour la première fois, dans la foulée de l’élection présidentielle.

Merci de diffuser ce message : le consulat recherche des citoyens de bonne volonté pour aider  au bon déroulement du suffrage universel. Affecté à un bureau de vote, vous pourrez tenir divers rôles, tel que président du bureau, assesseur suppléant, vérificateur des listes d’émargements ou encore scrutateur.

Même si tous les agents du consulat seront mobilisés, ils auront grand besoin de renfort durant les 4 dimanches de scrutin : présidentielle (22 avril et 6 mai) et législatives (3 et 17 juin). La circonscription de Londres, à elle seule, devra absorber un flux de 78.000 inscrits.

Si vous souhaitez participer à l’organisation de ces rendez-vous républicains, il vous suffit d’être inscrit sur les listes électorales pour pouvoir intégrer l’un des 27 bureaux de vote :
A Londres : 20 bureaux de vote seront répartis ainsi : 1 au consulat général, 13 au lycée Charles de Gaulle (South Kensington) et 6 au collège français bilingue de Londres (Kentish Town).
Hors Londres : 7 bureaux de vote seront ouverts à Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.

“Le bon déroulement de ces quatre tours de scrutin est un enjeu crucial pour la démocratie, pour le consulat général et l’ambassade de France à Londres”, a prévenu Edouard Braine, notre consul, en s’adressant aux membres des associations françaises de Grande-Bretagne.

Vous trouverez ci-joint le Formulaire de candidature – Elections 2012 – Appel à Volontaires (fichier pdf).

Photo Flickr de Webstern

Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver “Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations”, a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait “mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français.” Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut “célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan”, insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : “La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements” du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org