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Devenir français, ça se fête !

Le gouvernement a décidé de généraliser les cérémonies dites d’accueil dans la citoyenneté, permettant de célébrer l’entrée dans la nationalité française, qu’elle soit acquise par voie de naturalisation ou par voie du mariage.

Jusqu’à présent et contrairement aux Etats-Unis ou au Canada, la remise du certificat de nationalité se faisait administrativement, presque en catimini.

Edouard Braine, consul de France à Londres

Edouard Braine, consul de France, a eu la bonne idée d’inviter les élus à participer à une cérémonie d’accueil, il y a quelques jours à Londres. J’ai ainsi pu adresser quelques mots d’accueil à une trentaine de nouveaux Français venus de tous horizons.

L’événement ne manquait pas de solennité, puisqu’encadré d’un portrait du chef de l’Etat et du buste de Marianne, le consul a rappelé les valeurs qui fondent notre République et nos motifs de “vivre ensemble”.

Edouard Braine a trouvé des mots simples et chaleureux qui se sont figés dans le coeur de ces impétrants aux yeux brillants pour leur signifier qu’ils étaient les bienvenus dans leur nouvelle patrie.

A l’issue du discours et d’une vibrante Marseillaise, nos nouveaux compatriotes ont reçu un dossier comprenant la Constitution française, la déclaration des droits de l’Homme, une information sur les symboles de la République.

 Autour d’une coupe de champagne ou d’une boisson hallal, nous avons alors conversé en évoquant les parcours respectifs de chacun, dont certains relèvent de l’aventure.

Finalement, comme tous ces naturalisés, moi non plus je ne suis pas prêt d’oublier cette cérémonie, tant j’ai apprécié sa mise en scène, le contenu émotionnel ou les histoires entendues.

Un représentant des Français de l’étranger siègera au Comité de pilotage des retraites

Une personnalité “issue des instances représentatives des Français de l’étranger” va désormais siéger au Comité de pilotage du régime des retraites, au titre de l’article 1 du projet de loi. En effet, le premier des amendements proposés par Joelle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, a été adopté au Sénat peu avant minuit, mardi 12 octobre.

Joëlle Garriaud-Maylam

C’est là une belle victoire, obtenue grâce à l’avis positif du gouvernement, le ministre ayant fait appel à la “sagesse” du Sénat.

La commission des Affaires sociales (faute sans doute d’une présence de sénateur des Français de l’étranger pour soutenir cet amendement lors de sa présentation en commission la semaine dernière) avait émis au départ un avis négatif. Joëlle Garriaud-Maylam a remercié ses collègues UMP Christian Cointat, Louis Duvernois, André Ferrand, Christophe-André Frassa, Michel Guerry et Christiane Kammermann de leur cosignature et de leur soutien à cet amendement, qui est donc aussi le leur.

Dans l’attente du compte-rendu définitif, vous trouverez en pièce jointe la dépêche publiée par l’AFP du 13 octobre 2010 sur l’avancement de ce dossier des retraites et un lien vers un article publié à l’instant sur le site de TF1 : “Malgré les grèves, la réforme des retraites avance“.

Ma première lettre d’information est partie !

Cher amis,

Certains parmi vous ont déjà reçu, par email, ma première newsletter (n°1 – Octobre 2010) qui récapitule les principaux articles parus en août et septembre.

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez recevoir la prochaine lettre de novembre en me déposant simplement votre courriel dans le pavé figurant en haut de colonne de droite de ce blog.

Par ailleurs, vous pouvez vous affilier au flux RSS (voir le lien dans la colonne de droite) pour être informé en temps réel de la publication de chaque nouveau billet.

Mon blog est destiné à présenter mes actions au service des Français du Royaume-Uni que j’ai l’honneur de représenter sans esprit partisan depuis plus de quatre ans au sein de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger).

Ce blog est aussi une invitation à la libre pensée et au débat d’idées avec chacun d’entre vous pour qui je suis disponible et à l’écoute. J’en profite pour vous remercier de tous vos commentaires et de vos encouragements. Croyez bien qu’ils me sont précieux

Photo Flickr de Kevin H

Toque blanche et Black Tie, le 20 novembre prochain

Au printemps dernier, je m’étais fait l’écho de l’initiative de Gilles Quillot destinée à numériser 150 livres de cuisine rares et historiques. Pour recueillir les fonds nécessaires, le président de l’Association culinaire française (ACF) avait organisé à la médiathèque de l’Institut français une vente aux enchères de lots offerts par des sponsors. Les ouvrages numérisés sont accessibles à tous sur la Culturethèque de l’Institut (lire : “ACF : L’art culinaire français en partage” du 19 mai 2010).

Savez-vous que l’Association culinaire rassemble près de 250 chefs français expatriés au Royaume-Uni sur un total de 650 ! Gilles Quillot a transmis toute sa vitalité et sa créativité à ce groupement qui multiplie les événements gastronomiques comme vous pouvez le constater sur son site.

Et justement, un grand dîner de gala vous attend le samedi 20 novembre, au Brewery à Londres !

Tous les détails (prix, plan accès…) sont décrits dans cette invitation au prochain “ACF Annual Black Tie Dinner Dance“, dont les plats seront signés Erling Rugsten qui vient de remporter le prix du “Banquet de l’année”.

Dans cette attente, je vous recommande de lire le savoureux entretien de Gilles au Petit Journal du 4 octobre dernier, car il pressent que la cuisine française redevient à la mode à Londres. «Nous souhaitons que les peuples se connaissent davantage et en finissent avec les stéréotypes qui existent des deux cotés de la Manche.» disait Jack Straw, Foreign Secretary. Gilles brise un tabou en citant trois mets anglais qui peuvent trouver grâce aux papilles d’un grand chef français (seulement trois, il est vrai) : “l’agneau du Pays de Galles absolument phénoménal, la crème double qui est superbe pour les quenelles de veau ou encore le gibier et notamment la grouse”.

Mais s’il est un stéréotype dont nous sommes fiers, c’est celui de l’excellence culinaire hexagonale entretenue avec succès par Gilles et tous les chefs français du Royaume-Uni.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le consulat

Lors de la réunion annuelle des consuls honoraires en juin 2009 à la résidence de l’Ambassadeur, j’avais exprimé le souhait de disposer d’un document de synthèse présentant les services du consulat.

La principale raison était d’inciter mes compatriotes à s’enregistrer. Lorsque vous êtes inscrit, le consul vous connaît, dit le document qui vient d’être publié par la Maison des Français de l’étranger (MFE). C’est aussi simple que cela et aussi salutaire le jour où il vous arrive un pépin. Rappelons que cette formalité peut être faite sans vous déplacer.

Pour vous inscrire à Londres
Pour vous inscrire à Edimbourg

Je mets à votre disposition ce document que je considère excellent et qui est simplement intitulé : Le consulat de France, avec un sous-titre très évocateur “Votre mairie à l’étranger.”

Ce dépliant vous permettra de saisir le périmètre d’intervention du consulat et ce qu’on est en droit de lui demander. Son champ d’action est large. D’abord, l’obtention de divers papiers d’identité qui se prolonge par l’organisation des élections ou le recensement des jeunes. A noter que le consul peut exercer des fonctions notariales ou d’officier d’état civil dans un certain nombre de pays. Ensuite, le consulat exerce des missions de soutien : bourse scolaire, emploi, aide sociale et judiciaire, hospitalisation ou rapatriement.

Un beau travail signé par la Maison des Français de l’étranger dont vous pouvez utilement consulter le site.

Témoigner pour favoriser la mobilité

Je reviens sur les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers pour remercier la presse régionale d’avoir assuré la promotion de l’événement des deux côtés de la Manche. Vous pourrez lire deux articles, ci-dessous.

Dans l’attente de facilités logistiques (un “metro transmanche”, par exemple), l’enjeu actuel consiste à faire évoluer les mentalités pour inciter les chômeurs de la Côte d’Opale à oser la mobilité professionnelle. Il faut “démystifier le franchissement des frontières”, déclare Catherine Fournier, maire de Frethun. Et pourtant, il ne s’agit que de parcourir quelques kilomètres à destination du sud de l’Angleterre ou même de la Belgique (Lire : “Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers” du 6 octobre 2010).

Contribuer à la réduction du chômage en France fait partie de mon engagement. Déjà, le 22 septembre 2006, le réseau Eures m’avait demandé de participer à l’événement “Je Paris l’Europe pour l’emploi”, étape française du “European Mobility Road Show”. J’avais rendu compte, lors de leur conférence de presse, des résultats de l’action que j’avais mené avec Eures pour répondre à une offre de 200 emplois. Eures m’avait offert de participer l’année suivante à la formation de ses conseillers européens à Séville puis de transmettre mon expérience lors de la plus importante manifestation d’offres d’emplois transfrontaliers, le fameux «Job Days» à Bruxelles. Rappelons que Eures est le portail européen pour l’emploi qui a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

L’inconnu inquiète toujours. Partager son expérience permet de lever les appréhensions des candidats à l’expatriation et de les rassurer sur leur aptitude à travailler hors de leur cocon. Le journal Nord Littoral m’a permis d’en fournir un nouveau témoignage.

Allons chercher les emplois où ils se trouvent et découvrons par là même d’autres modes de vie et de pensée ! Je me range publiquement aux côtés de personnalités qui prennent des initiatives en ce sens. Je pense à Catherine Fournier, maire de Frethun, qui a accueilli les 1ères Rencontres, ainsi qu’à Edouard Braine, notre consul de France particulièrement impliqué dans l’emploi des jeunes Français, notamment ces “Oubliés de Saint-Pancras” (Lire : “Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni” du 06 mai 2010).

Lire l’article  “Partager mon expérience pour lever les doutes de chacun” – Nord-Eclair – 1/10/2010.
Lire l’article “Kent firms in Calais to promote cross-Channel business” – Kent Business – 30/09/2010

Les entrepreneurs français enchantés par les Rencontres Jobs transfrontaliers

Je reviens sur l’événement de Frethun, pour mettre à l’honneur deux entrepreneurs que j’apprécie particulièrement, d’autant que nos parcours se sont mêlés au sud de l’Angleterre depuis longtemps (Lire : “Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers” du 5 octobre 2010). 

Olivier Cadic et Gregory Dumont, fondateur de SBE à Ashford

Gregory Dumont est le fondateur de SBE UK à Ashford (Société Boulonnaise d’Electronique). Il a débarqué quelques semaines après moi dans le sud de l’Angleterre en 1996, année de l’ouverture de la gare Eurostar à Ashford, seul arrêt avant Londres. Rejoint ensuite par David Rosenberg, cette société spécialisée dans la réparation d’appareils électroniques a connu un développement foudroyant et compte aujourd’hui 900 personnes au Royaume-Uni. Près de quinze ans plus tard, nous sommes encore là, tous les deux, pour témoigner et transmettre notre enthousiasme à la nouvelle génération. J’avais déjà évoqué les difficultés rencontrées par SBE pour trouver du personnel dont les Français de représentent que 5% des effectifs (Lire : “Vers une nouvelle génération de transfrontaliers” du 24 août 2010). 7 salariés de SBE font du covoiturage et utilisent le shuttle chaque jour entre Calais et Ashford.

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, et sa nouvelle collaboratrice

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, et sa nouvelle collaboratrice

Ronald Chandler, directeur d’Eikos, aide depuis plus de dix ans les entrepreneurs français à s’installer au Royaume-Uni, en leur fournissant notamment une structure d’accueil. Sa présence à la foire aux jobs de Frethun lui a permis de recruter une nouvelle collaboratrice qui posera ses valises à Ashford cette semaine même. De plus, Ronald a embauché deux stagiaires qui commenceront début janvier, ainsi qu’une assistante commerciale pour l’un de ses clients, distributeur de compléments alimentaires.

Inutile de préciser que Grégory et Ronald espèrent vivement l’avènement d’une navette ferroviaire transmanche entre Ashford et Calais-Frethun, pour rendre tous les emplois créés dans le Kent immédiatement accessibles aux habitants du Calaisis.

Tous les autres chefs d’entreprises présents aux Rencontres m’ont confié qu’ils avaient passé une journée bénéfique en soulignant qu’il fallait renouveler l’expérience.

Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers

Le plan Emploi pour le Royaume-Uni souhaité par Edouard Braine, notre consul général à Londres est en marche. Une nouvelle page des relations franco-britanniques commence à s’écrire avec l’émergence de travailleurs transfrontaliers.

Un millier de visiteurs se sont présentés à Frethun en quête d'un job, d'un stage ou d'informations en vue de s'expatrier.

Sous un grand chapiteau tendu sur le parking de la gare Eurostar de Calais-Frethun, le 1er octobre dernier, les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers ont attiré près d’un millier de visiteurs. Résultat, une centaine d’emplois pourvus et 70 stages attribués.

L’initiative de Catherine Fournier, maire de Frethun, s’est révélée être un véritable succès.

Je suis arrivé en compagnie d’Edouard Braine et d’Olivier Tulliez, consul adjoint, venus exprès de Londres. Sur place, j’ai eu le plaisir de retrouver des sociétés françaises implantées dans le Kent telles que SBE (Société Boulonnaise d’Electronique) ou Eikos, aux cotés de sociétés prestigieuses comme Accor ou Eurotunnel.

“Que de chemin parcouru depuis la rencontre organisée à Ashford”, s’est exclamé Edouard Braine, devant l’afflux général. En effet, à sa demande, pour préparer cet événement, j’avais organisé des entretiens à Ashford, le 8 juillet dernier, pour permettre a Catherine Fournier de rencontrer des entrepreneurs français implantés dans le Kent (Lire : “Vers une nouvelle génération de transfrontaliers”). A cette occasion, j’avais fait la rencontre de la maire de Fréthun pour qui la croissance économique de la Côte d’Opale est la clé du sous-emploi qui frappe le Calaisis.

Il ne s’agit cependant que d’une première étape. La route sera longue pour banaliser le travail outre-Manche et inciter à la mobilité sur la Côte d’Opale. Pour Catherine Fournier , tout est question de mentalité, il faut donc “démystifier le franchissement des frontières”.

Olivier Tulliez, consul adjoint, Edouard Braine, consul général de France, Catherine Fournier, maire de Frethun

A cet effet, Guillaume Dufresne et son dynamique centre Charles Peguy avaient fait le déplacement depuis Londres pour offrir des emplois et répondre aux aspects pratiques ou juridiques de la vie outre-Manche : prix des transports, protection sociale, imposition… Par ailleurs, pour estimer l’employabilité à l’étranger des visiteurs, un stand permettait d’évaluer gratuitement le niveau de maitrise de l’anglais et du flamand.

Pour précipiter les échanges entre les côtes française et anglaise, rien ne vaudra un “métro transmanche”, selon l’expression de Thaddée Segard, président d’Opale Link, association dédiée au développement de la Côte d’Opale. Les responsables d’Eurotunel présents à la manifestation ont semblé parfaitement conscients de l’enjeu d’un projet de navette transmanche, reliant Calais-Frethun à Ashford par exemple, qui ferait éclore une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers.

Concert à Londres en l’honneur de Stéphane Hessel

Le lundi 11 octobre, à 19h30, le duo violon piano, Clara Cernat et Thierry Huillet (www.pianoviolon.com), donnera un concert de qualité exceptionnelle en l’honneur d’un grand humaniste et militant européen, héros de la Résistance et ambassadeur de France : Stéphane Hessel.

Stéphane Hessel était un des grands témoins de la récente commémoration du 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin.

Ce concert, inspiré par un esprit de paix et de justice, débutera par la sonate de Mendelsohn pour alto et piano, oeuvres sublime composée à 14 ans, qui sera suivie par deux autres pièces, l’une “moderne”, l’autre contemporaine, qui se répondront : la suite hébraïque d’Ernest Bloch précèdera la création mondiale d’une oeuvre de Thierry Huillet «Metta», pour violon et piano, dédiée à la cause de la paix dans le monde arabe.

La deuxième partie du concert débordera de romantisme et de lyrisme grâce à une musique «européenne, entrainante et populaire» portée par le dialogue amoureux du piano français à l’ouest et du violon roumain à l’est. La sérénade mélancolique opus 26 de Tchaikovsky ouvrira le bal, suivie de la danse macabre de Saint-Saens, le concert s’achevant par une oeuvre du tchèque Smetana (From my Homeland).

Les 250 places disponibles de la salle Louis Lumière de l’Institut Français de Londres sont volontairement mises en vente à un tarif très abordable (10 £ pour les jeunes et étudiants, 15 £ pour les autres). Vous pouvez acheter des billets en utilisant ce lien dédié au concert violon piano à l’Institut.

A l’issue de ce concert, Stéphane Hessel présentera, à ceux qui souhaitent lui apporter leur soutien, son projet de réunir à Londres en novembre 2010 la deuxième session internationale du tribunal Bertrand Russell sur la Palestine. Les donateurs et ceux qui souhaitent le soutenir participeront à une réception qui permettra à Stéphane Hessel de présenter cette initiative.

Je ne partage pas le regard à charge envers Israël porté par ce tribunal. Par respect pour la personnalité de Stéphane Hessel, et parce que Voltaire m’a enseigné : “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire”, j’ai pris une place pour assister au concert et l’écouter ensuite.

Photo Flickr de P Wood

Le CILT lance une campagne de sensibilisation en faveur de l’enseignement des langues étrangères

Tandis que le monde se globalise, les jeunes Anglais ont de moins en moins envie de parler autrement qu’en anglais.

Le désintérêt pour les langues étrangères ne fait qu’empirer au point que le National Centre for Languages (CILT) lance un cri d’alarme et une campagne sur Internet, soutenue par HSBC, Arsenal FC et Business for New Europe, entre autres.

En 2010 et pour la première fois, le français ne figure plus dans la liste des 10 sujets les plus populaires au GCSE. L’envie d’étudier une langue dans le cadre du GCSE recule constamment depuis neuf ans. Même déclin observable du côté du A Level.

Parler plusieurs langues représente un formidable atout dans la vie. Du reste, l’objectif n°2 du Plan Ecole vise à développer le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni (lire aussi :  “Plan Ecole (10) : Favoriser l’enseignement bilingue français-anglais (objectif 2)” du 23 juin 2008).

La campagne CILT, organisation sans but lucratif, vise à encourager les jeunes Britanniques à apprendre une langue étrangère en soulignant l’importance des compétences interculturelles dans le milieu de travail. En effet, ce manque d’ouverture d’esprit devient un sujet de préoccupation pour de nombreux employeurs, car il constitue un frein à la compétitivité des entreprises et la croissance économique du Royaume-Uni qui pourrait s’étoffer de 21 milliards de livres si les compétences linguistiques étaient supérieures, selon une étude citée par le CILT.

Je vous invite à promouvoir l’enseignement de langues étrangères au Royaume-Uni en apportant votre soutien à l’appel du CILT sur leur site internet. En confortant leur démarche, nous aiderons indirectement la réalisation de l’objectif 2 du Plan Ecole. 

Londres, un exemple à suivre pour France-Monde Mobilité

A la faveur de la dernière session de l’AFE, Françoise Delagrave m’a interviewé pour avoir un éclairage sur le Plan-écoles de Londres dont elle avait beaucoup entendu parler.

Conquise par la méthode consensuelle appliquée, et désireuse de faire partager nos résultats avec les expatriés, son éclairage motivera peut-être d’autres postes diplomatiques.

Comme vous pourrez le lire en page 3, nous avons pu évoquer les progrès du Plan-écoles, en mentionnant aussi bien le Trust ayant pour vocation de financer et gérer l’immobilier pour les écoles françaises du RU, la prochaine ouverture du collège de 700 places à Kentish Town ou encore les remarquables résultats obtenus dans le cadre du programme Flam pour les plus jeunes.

Dans le même esprit, les représentants des parents d’élèves du lycée français Victor Hugo à Francfort m’ont demandé de faire une présentation sur le Plan-écoles du RU, la semaine prochaine.

Pour lire la Lettre n°7

Consulat : Gérard Maréchal fait rimer sécurité et convivialité

D’un naturel courtois et souriant, Gérard Maréchal, est le consul général adjoint à Londres.

Fin juin 2010, les visiteurs du consulat de France à Londres ont découvert un tout nouveau système de sécurité initié par Gérard Maréchal: un portique de détection associé à une machine à rayons X pour les bagages protègent désormais l’accès au bâtiment.

Plutôt que de faire appel à Paris pour fournir le système électronique, Gérard Maréchal s’est adressé à une société française implantée localement qui peut garantir un service après-vente de proximité.

On lui doit aussi une modification de la tenue des agents de sécurité pour permettre leur identification.

Le résultat de ses actions ne s’est pas fait attendre. “Auparavant, nous avions besoin de faire appel à la police diplomatique environ deux fois par mois, c’est devenu exceptionnel,” précise le consul général adjoint.

Conscient de la réponse à apporter en matière de sécurisation de l’accès au Consulat, Gérard Maréchal s’est toutefois gardé de mettre en place des mesures trop contraignantes. “Il faut trouver un juste équilibre entre une sécurité convenable et un flux qui ne ralentisse pas l’accueil de nos compatriotes, nuance-t-il. Les gens me disent qu’ils se sentent rassurés par ces mesures. C’est une première satisfaction.”

Travaux au consulat de France à Londres

Il inscrit sa démarche dans un processus d’amélioration continue de l’accueil des Français au consulat. Dans cet esprit, il évoque les initiatives de ses prédécesseurs, telle que la prise de rendez-vous via internet pour réduire le temps d’attente ou encore la réfection des locaux accueillant le public vers plus de confort et d’agrément.

Aujourd’hui, de nouveaux travaux sont en cours avec pour ligne de mire un accès plus facile aux personnes à mobilité réduite. Après 8 mois d’attente, le permis de construire a été accordé pour mettre en place un dispositif extérieur puisqu’il n’est pas permis de toucher au bâtiment. Tout devrait être fonctionnel en janvier 2011.

Je me réjouis de ces efforts et progrès destinés à améliorer le confort et la sécurité de tous les usagers du consulat de Londres..

Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité

La Prise en charge par l’Etat des frais de scolarité des enfants français dans les lycées français à l’étranger résulte d’une promesse de Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle. Elle s’applique actuellement aux classes de lycées (seconde, première et terminale). 6752 élèves en bénéficieront en 2010-2011 pour un montant évalué à 30.036.812 euros.

Malgré mon attachement à soutenir l’action du Président de la République, je n’ai jamais fait mystère de mes réserves sur ce dispositif.

Les trois principales raisons sont :
1 – Le financement de la mesure parait insoutenable pour nos finances publiques.
2 – Cette mesure est destinée à une minorité des enfants français à l’étranger.
3 – Elle permet à des établissements privés d’être prescripteurs de dépenses publiques.

1 – La crise économique et financière a entrainé un moratoire qui a eu pour effet de suspendre, l’an dernier, l’extension de la mesure à d’autres classes. Comme le rappelle une note d’information émanant du Sénat datée du 22/6/2010, « la généralisation (de la PEC) par l’extension aux autres classes ne paraît pas budgétairement soutenable dans le contexte budgétaire actuel. On estime en effet que sa généralisation aurait un coût pour l’Etat de 750 millions d’euros à l’horizon 2020. Même en cas de maintien du moratoire actuel, le coût pour l’Etat augmente chaque année de 20 millions d’euros, en raison de l’augmentation du nombre d’élèves et des frais d’inscription. Il s’agit à proprement parler d’un exemple type de cauchemar budgétaire » (Voir la note du Sénat). Alors stop ou encore ?

2 – Dans le Projet Annuel de Performance 2010 (Action Extérieure de l’Etat p182), il apparaît que seuls 30% des enfants français inscrits à l’étranger fréquentent des établissements du réseau (AEFE, Mission laïque, écoles indépendantes). Moins de 2% des enfants enregistrés à l’étranger sont concernés par la mesure de prise en charge. Pour les 233.600 enfants français en âge d’être scolarisés à l’étranger ne fréquentant pas le réseau, 600.000 euros vont au programme FLAM. La prise en charge absorbe 30 millions d’euros pour 6752 élèves. Je trouve cela disproportionné. Pas vous?

3 – Avec la mise en place de la mesure, les écoles ont pu augmenter leurs frais de scolarité en se disant qu’au final ce serait l’Etat français qui paierait. Comme je l’ai fait remarquer en séance à l’AFE (6/03/2008), « Comment maîtriser son budget si vous signez avec un fournisseur qui est libre de changer ses tarifs sans vous demander votre accord et qui vous contraint de payer ses services ? ». Grâce à la prise en charge, des établissements privés peuvent être prescripteurs de dépenses publiques. Cette dérive empêche le législateur de maîtriser la prévision budgétaire de l’Etat. Cela m’a toujours posé un problème. Pas vous?

Le ministère des affaires étrangères et européennes propose, en accord avec le ministère du budget, divers scénarios pour l’encadrement de cette mesure (par des mécanismes de plafonnement en fonction des frais de scolarité ou de revenu des familles par exemple).

Je compte sur l’arbitrage du Président de la République pour qu’il trouve une issue pertinente conforme à l’intérêt général.

Il est décevant d’être accaparé par un éternel débat autour du financement de cette mesure. Je préfèrerais que nous soulagions l’engagement de l’Etat en favorisant une autonomie du réseau français à l’étranger, et en développant les filières bilingues respectueuses de la diversité propre au système éducatif du pays partenaire pour mieux s’y intégrer. Je souhaiterais que l’investissement public porte plus sur « l’école à distance », ouverte à tous ceux qui sont attirés par notre système où qu’ils soient. J’échangerais volontiers un « cauchemar financier » contre un rêve qui prenne en compte tous les enfants français à l’étranger. Pas vous ?

Lire aussi : “Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger ?” du 30 juin 2010

Photo Flickr de Truthout

JO Londres 2012 : on demande des bénévoles !

Le recrutement de 70.000 volontaires enthousiastes pour les Jeux Olympiques et Paralympique de Londres est lancé !

J’encourage chaleureusement mes jeunes compatriotes à contribuer à l’organisation de cet événement planétaire. J’exhorte les plus anciens à faire passer le message !

Deux types de profil sont recherchés :

– les spécialistes qualifiés (médecine, sport…)

– les généralistes qui requièrent de la passion avant tout.

Le comité d’organisation des Jeux de 2012 à Londres (LOCOG) répertorie 30 domaines fonctionnels qui feront appel aux bénévoles généralistes, tels que les transports, l’assistance dans les villages, l’interprétariat…

Date limite : Lancé le 15 septembre 2010, le programme de recrutement de ces généralistes sera ouvert pour une durée limitée, estimée à 6 semaines, ce qui nous conduit à fin octobre.

Critères : les bénévoles français devront avoir plus de 18 ans (au 1er janvier 2012), être présents à l’entretien préalable, être disponibles pour une période minimale de 10 jours (pendant les JO ou les Jeux Paralympiques) ou de 20 jours (pour les deux Jeux), avoir participé à 3 séances de formation minimum, savoir s’exprimer en anglais, et posséder de réelles qualités et valeurs humaines.

Cependant, le LOCOG a prévu que 1 500 rôles de bénévoles seraient ouverts aux mineurs, via un programme de jeunes bénévoles des Jeux, qui sera dévoilé en juillet 2011.

Il n’y a pas d’âge pour vouloir incarner l’idéal olympique de fraternité collective et de dépassement individuel.

Renseignements et inscriptions sur la page bénévolat du LOCOG

Site officiel des JO de Londres

La Fapée revendique une meilleure implication des parents dans les décisions

Créée il y a juste 30 ans, et reconnue d’utilité publique depuis 1985, la Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, tenait son assemblée générale le 3 juillet dernier au Sénat. J’ai été heureux d’avoir été convié par son président, François Denis, à participer aux travaux de cette organisation totalement indépendante et résolument progressiste. Je ne le regrette pas d’autant plus que j’étais le seul élu de la majorité présent.

De gauche à droite, Jean Christophe Deberre, directeur général de la Mission Laïque Française, Olivier Cadic et Claudine Lepage, sénatrice

Il est ressorti sans surprise que les parents souhaitent être davantage associés dans le fonctionnement des écoles. Pour affermir leur sentiment appartenance, la fédération suggère aux parents de s’impliquer dans diverses activités scolaires qui font appel au bénévolat.

Sur un plan collectif, comment cultiver l’idée d’un partenariat institutionnel avec l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, dont la Fapée est membre du conseil d’administration ? Rappelons que l’agence, sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, gère directement 77 établissements (les EGD) dans son réseau de 243 écoles.

Anne-Marie Descôtes, sa directrice présente à l’AG, a clairement répliqué aux parents qu’elle ne peut «envisager de cogestion en EGD» des moyens affectés au réseau par les pouvoirs publics : personnel, subventions, bourses. Elle souhaite néanmoins resserrer sa collaboration avec les parents d’élèves, à commencer par étoffer leur niveau information.

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE et François Denis, président de la FAPEE

Trop peu pour contenter François Denis. Delphine Porta, représentante de la Fapée à Londres, s’est fait un plaisir d’évoquer l’existence d’une commission permanente créée au lycée Charles de Gaulle, qui donne un vrai droit de regard aux parents en les associant à toutes les réflexions stratégiques, tout comme au vote et au suivi du budget. J’ai été heureux d’entendre François Denis préconiser la duplication de ce mécanisme au sein d’autres EGD… Rappelons qu’à Londres cette commission comprend 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et enfin 5 représentants des parents d’élèves et élèves.

En rapport direct avec cette aspiration vers une démocratisation du fonctionnement des EGD, la Fapée clôturera ses travaux en définissant cette priorité : la stabilisation des frais de scolarité. Une solution semble se démarquer : la contractualisation des frais sur trois ans, rendant impossible toute hausse avant l’échéance du contrat et permettant ainsi aux familles de maitriser leur budget. Pour ceux qui douteraient de la pertinence d’une telle proposition, un intervenant a raconté que les tarifs avaient bondi de 50% à Caracas, puis de 35% l’année suivante ! Et il parlait d’un établissement en gestion directe…

Enfin, au rang des vœux exprimés, il serait louable que les élèves en provenance du réseau AEFE cessent d’être obligés de passer un test de langue lors de leur retour en France.

Vous trouverez ci-joint le compte-rendu de l’Assemblée Générale de la FAPEE qui constitue une mine d’informations et une fiche descriptive sur le « métier de parent dans l’enseignement français à l’étranger ».

Site de la FAPEE

Lire aussi : “EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can !” (du 18 mai 2010)

Des funérailles dignes de l’héroïne Eileen Nearne

Je vous ai raconté, il y a quelques jours, l’histoire de Eileen Nearne, héroïne de la seconde guerre mondiale, qui nous a quittés à l’âge de 89 ans dans son appartement de Torquay. Lire : “Disparition de Eileen Nearne, héroïne de guerre” du 16 septembre 2010

Ses obsèques ont été couverts par les médias britanniques célébrant “l’espionne”, parachutée, torturée par la Gestapo, puis évadée des camps. Le Times a souligné la présence du consul général de France, Edouard Braine, ainsi que celle de l’attaché des forces terrestres, le colonel Laurent Kolodziej.

“Je lui dois la liberté de mon pays, a déclaré Edouard Braine devant les caméras. Tous mes compatriotes ressentent la même chose. Il est important pour nous d’exprimer notre gratitude vis à vis de tous ces êtres courageux qui, comme elle, nous ont rendu la liberté.”

Funérailles de Eileen Nearne (reportage BBC)

La vie de Eileen Nearne (1921-2010)

Quelles Indemnités chômage au retour en France ?

Il arrive parfois que je sois interrogé par des compatriotes qui, ayant perdu leur emploi, souhaitent connaître le montant des indemnités chômage qu’ils percevraient à leur retour en France. L’UFE (Union des Français de l’étranger) vient de traiter ce sujet sur son site car la législation concernant le calcul de vos droits aux indemnités de chômage en France a changé.

Si vous avez travaillé en France postérieurement à l’activité exercée dans un autre Etat membre de l’UE (à l’exclusion des pays de l’EEE : Islande, Norvège, Lichtenstein et Suisse), le Pôle Emploi prend en compte, pour le calcul de vos droits, les périodes de travail accomplies à l’étranger indiquées sur un formulaire U1. Ce formulaire est délivré, sur demande, par l’institution compétente de l’Etat dans lequel le travail a été accompli. Dans ce cas, le calcul des allocations chômage s’effectue, depuis juillet 2010, sur la base des salaires perçus en France uniquement.

Pour plus d’informations, consultez la page chômage du site UFE.

Le consulat de Londres externalise l’instruction des demandes de visa

Même si le consulat de Londres est, de loin, le premier émetteur de visas pour l’espace Schengen (lire : “Un service des visas qui ne chôme pas” du 8 février 2010), il reste soucieux d’améliorer la qualité du service offert aux usagers de ce service.
Le consulat a confié à la société
TLScontact l’accueil et l’information des demandeurs de visas. Depuis le 15/09/10, la société TLScontact a mis en ligne son site internet et ouvert son centre d’appel.

Pour tous renseignements sur les modalités d’obtention des visas, la prise de rendez-vous pour le dépôt des dossiers, et les régimes applicables, il faut désormais contacter TLScontact :
– soit en se connectant sur le site internet de la société TLScontact : https://www.tlscontact.com/gb2fr
– soit en appelant le numéro de téléphone suivant : 0845 7300 118 du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30.

Les personnes ayant un dossier de demande de visa en cours au service des visas, pourront contacter le service :
– soit en adressant un courrier électronique à l’adresse visas.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr (solution à privilégier).
– soit en appelant le 020 7073 1250 l’après-midi de 14h00 à 17h00 (15h00 le vendredi).

A partir du 1/10/2010, Le service des visas situé dans l’enceinte du consulat sera fermé au public afin d’entamer des travaux qui dureront 3 mois.

Tous les demandeurs de visa devront déposer leurs dossiers dans les locaux de TLS situés dans le quartier d’Hammersmith : Exhibition House Suite 14 Addison Bridge Place London W14 8XP.

Les pages “visas” du site du consulat général ont été totalement remaniées pour tenir compte des nouvelles procédures mises en place (http://www.ambafrance-uk.org/Page-principale.html).

Photo Flickr de Zhaffsky

Il y aura un avant et un après, Michel Monsauret…

Michel Monsauret quitte son poste de conseiller culturel adjoint à Londres pour une nouvelle mission au CIEP, Centre international d’études pédagogiques.

Il y a trois ans à peine, j’étais fort désabusé face au manque de réactivité de l’Administration devant toutes mes demandes d’information. Puis, en septembre 2007, Michel a été nommé à Londres, et très vite tout a changé.

Pour commencer, il m’a permis de compiler toutes les données statistiques qui servent de base au tableau de bord de l’enseignement français au Royaume-Uni. Sa coopération exemplaire m’a permis d’exercer pleinement mes responsabilités politiques en matière d’enseignement.

Il a rapidement été convaincu que le Plan-écoles était la seule organisation permettant de répondre à la fois aux attentes de continuité du service public dans l’enseignement français au Royaume-Uni et au développement de l’enseignement bilingue. Le sénateur André Ferrand n’a d’ailleurs jamais manqué une occasion de saluer publiquement sa contribution dans le succès du Plan-écoles de Londres, dont l’une des grandes réussites aura été l’acquisition du site de Kentish Town.

Conduisant des dizaines de réunions avec bienveillance et rigueur, Michel a été le liant de la communauté scolaire, sachant résister aux intérêts partisans et poursuivre avec ténacité la recherche de décisions toujours conformes à l’intérêt général. Du reste, c’est son image d’intégrité qui a ramené la confiance dans la gestion des listes d’attente du lycée Charles de Gaulle. Il a apporté une amplitude jamais vue à son rôle de conseiller culturel adjoint.

Tandis qu’il lui restait un an à accomplir à Londres, Michel m’a confié qu’il semblait préférable de passer dès à présent le relais afin de faciliter la tâche de son successeur. En effet, donner un nouvel élan au Plan-écoles, préparer le lancement de Kentish Town, assurer la promotion du label France auprès des établissements britanniques ou encore organiser les activités liées aux JO de 2012 sont autant de chantiers qui nécessitent une présence au delà de deux ans.

J’ai apprécié à la fois l’homme et son exercice de la fonction. J’ai donc l’impression qu’il part deux fois.

Aussi, je suis venu le rencontrer, fin août, avant son départ pour lui témoigner notre profonde reconnaissance au nom de notre communauté, et lui présenter mes vœux de réussite dans ses nouvelles attributions.

A l’attention de ceux qui souhaitent plus de détails sur son avenir professionnel, Michel m’a écrit ces quelques lignes :

“Le CIEP a été créé en 1945, le Centre international d’études pédagogiques est un établissement public des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche qui travaille en relation étroite avec de nombreux partenaires nationaux et internationaux. Il est reconnu en France et à l’étranger pour ses compétences en matière d’expertise, de formation et d’évaluation et pour sa réflexion dans le domaine de la coopération internationale en éducation.

Il répond à deux missions : valoriser l’expertise française à l’étranger, participer à l’effort d’attractivité de la France et à l’internationalisation de son système éducatif.

Quelques infos sur mon poste :

J’assume la responsabilité du département d’enseignement général qui a pour vocation de répondre aux appels d’offre internationaux émis par l’Agence Française du Développement, la Banque Mondiale, la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education nationale ayant le français en aprtage), l’OIF (Organisation internationale de la francophonie). Il s’agit pour moi de gérer une équipe de chargés de programmes qui soumettent les propositions françaises de réponse aux appels d’offre et de représenter ce secteur d’expertise française en matière éducative tant auprès des bailleurs que des partenaires et bénéficiaires des actions. Les pays concernés à l’heure actuelle sont le Mexique, le Paraguay, la Georgie, les pays du Maghreb et plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne.”

Disparition de Eileen Nearne, héroïne de guerre

Je salue la mémoire d’Eileen Nearne, héroïne britannique, décédée de cause naturelle à l’âge de 89 ans, dans son appartement de Torquay (Dorset) où elle vivait recluse et discrète depuis de nombreuses années.

C’est aujourd’hui que ses voisins découvrent avec émotion et surprise qu’ils vivaient aux côtés d’une authentique héroïque de la Seconde guerre mondiale, décorée de la Croix de guerre et vétérante du UK’s Special Operations Executive sous le nom de code de “Rose”.

Née en France d’un père anglais et d’une mère espagnole, Eileen Nearne ne supporte pas l’invasion allemande et décide de gagner Londres, avec sa soeur, à travers le Portugal et Gibraltar. Après diverses affectations au service de la Défense, elle est transportée en avion, le 2 mars 1944, vers la France pour une mission d’opérateur radio.

Quatre mois plus tard, elle est arrêtée devant son poste de radio, mais, sous la torture, elle persuade la Gestapo qu’elle n’est qu’une midinette qui ignore tout des opérations d’infiltration en cours. Le 15 août, elle est déportée au camp Ravensbrück, en Allemagne, puis transférée dans un camp de travail forcé en Silésie, à la frontière allemande, où elle se lie d’amitié deux Françaises.

Le 13 avril 1945, elles se font la belle, vivent dans la forêt, atteignent Markkleeberg où elles sont capturées par les SS. L’ingéniosité d’Eileen Nearne leur sauve la vie au point qu’elles sont relâchées. Les trois femmes se cachent alors chez un prêtre de Leipzig jusqu’à l’arrivée des troupes américaines.

En l’absence de toute famille, la municipalité de Torquay se chargera des funérailles qui auront lieu à la Drakes Chapel à Hele Road, Torquay, le 21 septembre à 11h.

Edouard Braine, consul général de France, accompagné du colonel Kolodziej rendront hommage à la mémoire d’Eileen Nearne en assistant à ses obsèques. Leur présence témoigne de la considération que notre pays a pour chaque personne ayant contribué au péril de sa vie à libérer la France du joug nazi.

Je suis convaincu que nous serons nombreux à les accompagner par la pensée, mardi prochain, afin de témoigner notre reconnaissance à Eileen dont l’action courageuse force notre admiration.

Photo Flickr de hfabulous