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HEBDOLETTRE n°76 – L’Union européenne face aux « moi, d’abord ! » (édito) – En Bref du 01 au 22 janv. 2017 – Vote à l’étranger : les recommandations de la Cour des comptes – République dominicaine : Christophe Naudin détenu arbitrairement – 1.782.188 inscrits au Registre des Français établis hors de France – En circonscription : MADAGASCAR – Antananarivo / Fort Dauphin / Antsirabe (30 déc.2016 – 5 janv. 2017) – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°76 – 31 janvier 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°76

Lorsque Donald Trump a prêté serment, il a déclaré : « America First! ».

Marine Le Pen déclare que le Président des Etats-Unis s’inspire de ses propositions… tout en cherchant à faire oublier qu’elle se nourrit du slogan de son père : « Les Français d’abord! »

Britain First ! Furent les mots prononcés par le meurtrier de la députée britannique Joe Cox opposée au Brexit, Son procès vient de débuter.

Encouragée par les tabloïds qui incitent régulièrement à la haine des autres et de Bruxelles en particulier, Theresa May prépare la sortie du Royaume-Uni de l’U.E. en se précipitant chez Trump. Elle veut également nouer une relation privilégiée avec Erdogan, qui menace l’U.E si elle n’accepte pas la Turquie en son sein.

Les leaders du « Moi d’abord ! » ont le vent en poupe. Les incohérences de leurs programmes égoïstes se noient dans le clivage qu’ils nourrissent en opposant les uns aux autres.

Visuel HL55 Après avoir traversé 54 pays en 28 mois de mandat, je n’en connais pas un seul qui n’ait pas de litige de frontières ou de partage de ressources avec ses voisins.

Les nationalistes d’aujourd’hui sont les bellicistes de demain.

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », déclarait Robert Schuman le 9 mai 1950. L’U.E trouve ses fondements dans le désir de ne plus vivre de conflits sur son continent. Cette Union européenne a obtenu le Prix Nobel de la Paix !

En mettant un terme au conflit en Irlande du Nord… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°76

En circonscription à Madagascar (3/3) – Antsirabe (4-5 janv. 2017)

Entrepreneuriat

Étape « Au rendez-vous des pêcheurs » à Ambatolampy sur la RN7, en route pour Antsirabe. Cet établissement existe depuis 1951. Ses spécialités fleurent bon la France : cuisses de grenouilles, foie gras ou écrevisses.

La maison est tenue depuis 8 ans par Gilbert Cezerac, un « serial entrepreneur » qui se définît comme d’abord comme un vendeur. Il a d’ailleurs écrit un livre de techniques de ventes, intitulé « La crise, connais pas… »

Usine Socota

La vision d’un atelier où s’affairent 1900 employés sous le même toit est impressionnante. Il s’agit de l’usine textile du groupe Socota qui travaille pour les grands noms mondiaux du prêt-à-porter.

A l’invitation de Julien Leraille, directeur financier, nous avons découvert un site où la productivité des équipes est constamment stimulée et récompensée. On comprend mieux pourquoi Antsirabe est la 3ème ville industrielle du pays.

Socolait

Dirigée par Philippe Penouty, Socolait est une PME de 308 employés produisant des produits laitiers : yaourts, lait, fromage…

L’entreprise livre 6111 points de vente, équipés froid, chaque semaine !

Une superbe réussite industrielle de nos compatriotes, fondée sur la poursuite minutieuse de l’excellence qualité.

Association Fert

Fert est une association française de coopération internationale créée il y 30 ans par des céréaliers. Elle favorise le développement de l’agriculture dans les pays en développement par la formation et l’accompagnement. Avec Jean-Hervé, j’ai rencontré Solange Rajaonah, leur représentante à Madagascar et Philippe Henry, conseiller technique.

L’agri-agence accompagne des jeunes agriculteurs dans leur insertion professionnelle à Madagascar. 95% des jeunes formés sont orientés vers l’agriculture. 38% des jeunes disposent de leur propre exploitation.

Communauté française

Réunion publique

Réunion publique avec les Français d’Antsirabe à la résidence des Hauts plateaux, avec Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Soirée prolongée par un merveilleux buffet réalisé par l’équipe de la résidence et poursuivi par un diner organisé par Robert Michel, consul honoraire pour Antsirabe et son épouse. Moments conviviaux et chaleureux destiné à découvrir l’histoire des Français de la « Vichy » malgache et saisir leurs préoccupations.

Enseignement français

Collège Jules Verne

Nous avons été accueillis par le principal, David Brigot, et les représentants du comité de gestion pour une visite du collège français Jules Verne.

L’établissement accueille 303 élèves de la maternelle à la troisième, dont 56% de Français et 40% de Malgaches.

L’APE qui gère l’école est composée de 194 familles. Jules Verne dispose d’une convention avec l’AEFE.

Culture française

Alliance française d’Antsirabe

En 2016, l’Alliance française d’Antsirabe a soufflé ses 50 bougies.

Sonia Rottermann, directrice, m’a présenté avec fierté son nouveau bâtiment comprenant une grande médiathèque avec un espace cyber-multimédia, trois nouvelles salles de classes et trois espaces polyvalents.

Toute l’équipe de l’AF s’est impliquée dans la définition du projet architectural, confié à une architecte française, résidente à Antsirabe, Léa Hippolyte. Magnifique !

Social

La résidence sociale d’Antsirabe

C’est un lieu chargé d’histoire, ouvert en 1934, pour accueillir les colons français dans leurs vieux jours. Un musée a même été créé en 2004 pour en conserver le témoignage.

Transformée partiellement en hôtel, la résidence sociale d’Antsirabe n’héberge plus que 11 pensionnaires relevant de l’action sociale.

J’ai tenu une réunion avec le comité de gestion. Il fut notamment question des besoins en formation du personnel et des baisses du montant des aides sociales accordées par le Ministère.

En circonscription à Madagascar (2/3) – Fort Dauphin (30 déc. 2016 – 2 janv. 2017)

Située au sud de l’île, la ville de Fort-Dauphin est la plus ancienne cité de Madagascar. Le bastion, bâti en 1642, a été nommé Fort-Dauphin en l’honneur de Louis XIV.

Politique

Rencontre avec la ministre des Affaires étrangères

Lors du vol à destination de Fort Dauphin, j’ai eu le plaisir d’échanger une première fois avec Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères avant de la retrouver lors du réveillon pour lui présenter mes vœux en compagnie de Jean-Hervé Fraslin.

Nous nous sommes félicités de l’excellence de nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son plus proche voisin dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

J’ai découvert une magistrate qui fait de la politique avec rigueur. La ministre aborde 2017 avec confiance du fait des succès diplomatiques de Madagascar à l’international (Francophonie, Conférences des bailleurs de fonds).

Autorités locales

Rencontre avec la municipalité

Accompagné par Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire Madagascar et de Gérard Schoumacher, consul honoraire de Fort-Dauphin, nous avons été accueillis par Georges-Mamy Randrianaina, le maire de la ville et son équipe. Nous avons ensuite rencontré Fafah Israël Rahovelson, chef de la région Anosy et Tsimbazafy Abdon Ravelonandro, préfet de région.

Preuve de son dynamisme, la ville portuaire comptait 2452 entreprises en 2014, contre 50 seulement en 2005.

Jumelée avec Oissel (Normandie), Fort-Dauphin a conservé des relations étroites avec la France et, sur place, des associations françaises participent à son développement : Espoir, APIC (La Réunion), Pompiers France-Fort-Dauphin, MadaCoeur France… .

Visite des pompiers de Fort-Dauphin

A l’image avec le lieutenant Judicaël Natolojanahary, commandant d’unité de la Protection civile à Fort-Dauphin.

Les véhicules rutilants offerts à Fort-Dauphin par divers départements français portent toujours leurs plaques d’immatriculation d’origine !

En discutant avec ces hommes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour secourir les autres, j’ai eu une pensée particulière pour nos sapeurs-pompiers de Paris et ceux de Rio Bravo au Chili que j’ai rencontrés en 2016.

Entrepreneuriat

Rencontre avec les entrepreneurs français

Toujours en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, j’ai fait la connaissance de Bernard (à gauche de l’image), retraité actif à l’accent marseillais, qui est restaurateur. Et pour bien manifester son sens de l’accueil, il a baptisé son établissement : « Chez Bernard ». Il propose de la cuisine du sud.

Philippe de Heaulme, lui, est natif de Fort-Dauphin. Sa famille est installée sur place depuis plusieurs générations. Il dirige une exploitation de sisal (plante dont les fibres sont tressées ou tissées) et plusieurs hôtels, dont « Le Dauphin », où nous avons rencontré la communauté française.

Visite de Martin Pêcheur

A Madagascar, plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la filière langoustière, une production majoritairement destinée à l’exportation, dont Le Martin-pêcheur.

Installé depuis 1998 à Madagascar, Gérard Schoumacher, notre consul honoraire, est directeur technique de cette entreprise dirigée par un Français qui fournit l’Europe en langoustes.

Communauté française

Réunion publique

La réunion organisée par Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire, m’a permis de dialoguer avec une cinquantaine de nos compatriotes, installés dans cette ville côtière du sud de l’île.

Ce fût l’occasion pour Jean-Hervé de relayer l’action du conseil consulaire qui les représente. Pour ma part, j’ai pu faire valoir comment, depuis le Parlement, notre action était complémentaire.

J’ai salué lors du diner Raymonde Grayon et Yves Barijaon qui font vivre l’action sociale au service de nos compatriotes les plus démunis de Fort-Dauphin.

Enseignement français

L’école française de Fort-Dauphin

L’école française de Fort-Dauphin accueille 90 élèves en maternelle et primaire, une chance pour cette région enclavée d’offrir une éducation en langue française.

Gérée financièrement par le comité de gestion de l’association des parents d’élèves, l’école ne dispose plus d’aucune aide de l’AEFE : un vrai challenge à relever pour ces bénévoles. Faire vivre une école avec les surcoûts induits par l’homologation est un défi face à la concurrence des écoles d’expression française.

Culture française

Alliance française de Fort Dauphin

Ici, l’Alliance française a ouvert ses portes il y a tout juste 40 ans. J’y ai rencontré Annie Sevrin Razafiarisoa, présidente et Coline Lorang, directrice.

Plébiscitée par ses 1300 adhérents, l’AF a décidé de se relocaliser, car le bâtiment est désormais trop vétuste. Reste à trouver un terrain propice pour projeter la construction d’un bâtiment, intégrant les meilleures installations.

En circonscription à Madagascar (1/3) – Antananarivo (30 déc.-7 janv. 2017)

Madagascar est le 53ème pays traversé depuis le début de mon mandat. Ce 168 ème déplacement est le premier dans l’Océan indien.  

Notre ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland-Aneini, m’a accueilli dès mon arrivée et reçu avant mon départ. De bout en bout, elle a facilité mes déplacements dans le pays et mes rencontres.

Durant dix jours, Jean-Hervé Fraslin m’a accompagné lors de tous mes rendez-vous. Conseiller à l’AFE, conseiller consulaire des Français de Madagascar et représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, j’ai pu observer ses nombreux talents et son engagement total au service de notre communauté.

Grâce à ces deux personnalités auxquelles j’exprime ma sincère gratitude, j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités du pays, faire 3 réunions publiques avec les Français de Madagascar, visiter de nombreux sites et multiplier les rencontres avec nos compatriotes. Le nombre des rendez-vous m’impose de diviser le compte-rendu selon les destinations visitées: Antananarivo, Fort-Dauphin et Antsirabe.

Selon le FMI, Madagascar est l’un des 5 pays les plus pauvres du monde. Mais le pays est en phase positive. Après la récente période de crise (2009-2014) qui a désorganisé tous les pans de la société, un président a été élu. Je remercie Jean-Hervé de m’avoir permis de le rencontrer.

Politique

Rencontre avec le Président de la République

Entretien exceptionnel de 90 minutes avec Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar au palais d’État d’Iavoloha, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar et de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire pour Madagascar.

Nous avons d’abord présenté nos vœux 2017 au président. L’occasion de le féliciter pour la réussite du XVIe Sommet de la Francophonie à Madagascar, en novembre dernier, et aussi pour le succès de la Conférence des bailleurs de fonds et investisseurs (CBI) à Paris, en décembre. En effet, le pays a obtenu plus de 6 milliards de dollars de promesses de financements sur 4 ans pour dynamiser sa croissance par le biais de nombreux projets structurants.

Hery Rajaonarimampianina est un ancien expert-comptable et commissaire aux comptes qui connait donc parfaitement le milieu entrepreneurial. Ses qualités d’homme de terrain et de gestionnaire l’inclinent vers une vision à long terme pour relever les immenses défis auxquels son pays est confronté.

Le Président s’est montré très attentif lorsque nous lui avons rendu compte des satisfactions et des attentes exprimées par nos compatriotes, lors de nos réunions publiques organisées à Antananarivo, Antsirabe et Fort-Dauphin. Du reste, il s’est montré un fin connaisseur de la situation politique en France (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le Premier ministre

J’ai eu l’honneur de rencontrer Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar, toujours en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur et de Jean-Hervé Fraslin.

Nous sommes évidemment revenus sur les récents succès diplomatiques du pays (Sommet de la Francophonie, Conférence des bailleurs de fonds), avant d’évoquer nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son « voisin » dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

Le Premier ministre m’a assuré que l’amélioration du climat des affaires dans le pays était sa priorité et la condition pour attirer les investissements privés (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le président du Sénat

(g. à d.) Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France ; Olivier Cadic ; Honoré Rakotomanana, président du Sénat ; Laurent Roger Kolo Christophe, vice-président du Sénat et ancien Premier ministre ; Zo Rakotoseheno, président de la Commission sociale, culturelle et communication ; Pierrot Jocelyn Rajaonarivelo, président de la Commission des relations internationales.

Ce fut un plaisir de se rencontrer en toute complicité entre sénateurs du bout du monde. Honoré Rakotomanana a souligné l’effort de Madagascar vers la bonne gouvernance et la sécurité, afin que les investissements profitent au mieux-être du peuple malgache (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le ministre de l’Industrie

Avec le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani, qui est également un jeune entrepreneur, nous partageons la conviction que l’essor économique est toujours le résultat d’une politique pérenne et patiente. C’est dans cet esprit qu’il attend avec optimisme la concrétisation des engagements pris lors de la CBI, à Paris.

Nous avons évoqué les moyens de favoriser les partenariats entre entreprises malgaches et françaises. Aujourd’hui, la France est le premier partenaire commercial de Madagascar et aussi le deuxième fournisseur : 10,3% de part de marché, derrière la Chine avec 24,8%. (Notre rencontre dans la presse)

Priorités de notre ambassadeur

A mon arrivée, Véronique Vouland-Aneini m’a confié ses trois priorités afin de me permettre de soutenir son action : d’abord, favoriser la stabilité politique liée aux nécessaires progrès de l’administration (sécurité juridique, anticorruption…) ;  ensuite, accompagner l’essor économique dont nos entrepreneurs doivent être partie prenante (ponts, routes, barrages, centrales solaires, travaux d’assainissement…) ; enfin, consolider les excellentes relations entre la France et Madagascar.

Revue de presse

14 titres de la presse quotidienne nationale en langue française ou malgache ont couvert mes rencontres avec le Premier ministre, Olivier Mahafaly (13 articles, dont 3 en malgache), le président du Sénat, Honoré Rakotomanana (9 articles, dont 3 en malgache), le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani (1 article) et enfin l’inauguration des nouveaux locaux de l’incubateur d’entreprises « Incubons » (7 articles).

La Gazette de la grande Ile / La ligne de Mire / La Dépêche de Madagascar / La Vérité / Le Madagascar Laza / L’Express de Madagascar / L’Observateur / Le Citoyen / Les Nouvelles / Gazetiko / Madagascar Matin / Midi Madagasikara / Taratra / Tia Tanindrazana.  Lien vers la REVUE de PRESSE >>>

Communauté française

Réunion publique

(g. à d.) Jean-Hervé Fraslin, Olivier Cadic, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Daniel Chaoui, conseiller à l’AFE.

Notre ambassadeur a organisé une réception à la Résidence de France, où j’ai pu rencontrer une centaine de représentants de la communauté française qui compte près de 18.000 membres.

L’intégration et la qualité de la vie ne sont jamais en cause, mais les Français restent préoccupés par l’insécurité au quotidien, alimentée par la pauvreté et le manque de moyens des forces de l’ordre. Le consulat a récemment édité une série de dépliants remarquablement bien conçus, intitulés « Votre sécurité au quotidien », « Se protéger en cas d’agression », etc.

Consulat : réunion des conseillers consulaires

Réunion autour de Étienne Léandre, consul général, en présence des élus consulaires Jean-Hervé Fraslin et Jean-Daniel Chaoui.

Nous avons passé en revue les aspects statistiques et parfois problématiques de l’activité administrative du consulat : la délivrance des visas pour les entreprises ou les études ; la gestion des certificats de nationalité française (CNF) ; l’établissement des CCM (Certificat de capacité à mariage) après entretien pour détecter les mariages blancs ; l’organisation des tournées consulaires…

Nos services sont particulièrement vigilants dans la lutte contre l’usurpation d’identité ou la fraude documentaire. A noter que 2/3 des actes d’Etat civil présentés au consulat, souvent de la part de gens de bonne foi, ne sont pas valables.

Entrepreneuriat

Inauguration de « Incubons »

Les jeunes pousses malgaches sont chez elles à la maison Jean Laborde.

Ce Français, aventurier et industriel du XIXème, a merveilleusement réussi à Madagascar, au point d’y être nommé consul de France par Napoléon III. Grand acteur du développement de l’Ile et de l’amitié franco-malgache, il est devenu une légende locale.

Plutôt que de transformer sa maison en musée, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, a décidé d’en faire un espace collaboratif pour entrepreneurs en herbe. Belle idée ! Je la remercie d’avoir choisi un « sénateur-entrepreneur » pour l’inaugurer. (Cette inauguration dans la presse).

Rencontre avec les CCEF et la CCIFM

Le service économique de l’ambassade m’a permis de rencontrer des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) qui compte 460 membres !

La CCFIM est la première chambre bilatérale du pays. On lui doit la Foire internationale de Madagascar qui aide nos entreprises à s’implanter sur ce marché.

Une vingtaine d’entreprises françaises étaient représentées lors de cette réunion. Leurs dirigeants ont tous vanté la liberté d’entreprendre et m’ont suggéré d’inciter nos jeunes diplômés à tenter leur chance dans ce pays, où des positions très enviables peuvent d’emblée leur être proposées.

Afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité juridique et du climat des affaires, Véronique Perdigon, présidente de la section CCE Madagascar, a soumis le projet au gouvernement malgache de rejoindre l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Cette engagement créerait un troisième niveau de juridiction, avec une possibilité de recours en cassation devant la CCJA à Abidjan.

Réunion d’entrepreneurs

Pour clore mon périple, Jean-Hervé a réuni chez lui un groupe d’entrepreneurs et de cadres d’entreprises. Tous les secteurs d’activité étaient représentés.

Le pays est doté d’immenses ressources.

Nos entrepreneurs souhaitent remettre Madagascar sous les feux des projecteurs. Bruno Massez, pdg de BFV-Société Générale Madagascar, a bataillé ferme pour sortir l’Ile de la liste des pays sous alerte et il espère « que cette bonification de la note-pays par la Société Générale sera virale vers les banquiers internationaux et autres assureurs, dont la Coface ».

La confiance retrouvée du pays auprès des organismes internationaux, comme à Paris en décembre, leur permet d’imaginer un avenir de plus en plus prometteur. Ils ont tous déclaré, chacun à sa manière : il fait bon être entrepreneur à Madagascar !

Enseignement français

La Clairefontaine d’Ambodivoanjo

Visite de l’établissement homologué La Clairefontaine d’Ambodivoanjo, dirigé par Henri Radavidra.

L’école a été créée en 1982 pour accueillir 13 élèves par son épouse Gabrielle, disparue prématurément l’an dernier. La Clairefontaine scolarise désormais 1310 élèves sur 5 sites à travers le pays !

En 2016, tous les élèves de la Clairefontaine ont obtenu leur bac, avec 78% de mentions !

L’objectif poursuivi par Henri Radavidra est l’obtention de l’homologation pour la partie lycée de l’établissement de Fort-Dauphin.

L’inquiétude du chef d’établissement est d’obtenir des professeurs détachés de la part de l’AEFE pour remplacer ceux dont la mission s’achèvera en juin prochain, sinon il lui sera difficile de respecter les critères d’homologation.

Dans cette école qui accueille 14 nationalités, le projet d’établissement vise à préparer de « futurs citoyens du monde », en accordant un rôle essentiel à la culture littéraire, artistique et numérique.

Lycée français de Tananarive

(g. à d.) Jacques Flipo, Beryl Dabezies, Léa Metz, Jade Bersia, Alizée Frachet, … , Olivier Cadic, Jean-Hervé Fraslin, Jamil Maleyran, … , Pierre Thourigny.

Le lycée français de Tananarive (LFT) est assurément un des plus beaux établissements du réseau de l’AEFE. Il scolarise environ 3000 élèves sur plusieurs sites de la capitale malgache.

Accueilli par le proviseur Jamil Maleyran, j’ai visité la partie lycée en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, élus consulaire et, rappelons-le, représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE.

Après avoir découvert l’internat flambant neuf, nous avons effectué un tour des différentes salles pour apprécier l’excellence des équipements mis à disposition des élèves.

Afin de me permettre d’avoir un éclairage complet sur le fonctionnement de l’établissement, je remercie le proviseur d’avoir organisé une succession de réunions auprès de divers publics : comité de direction, représentants des EEMCP2, parents d’élèves, professeurs et élèves.

Pour conclure ma visite, un déjeuner m’a permis d’apprécier le niveau gastronomique de l’école qui joue tout son rôle dans sa réputation d’excellence.

Je vous invite à regarder la vidéo de présentation du lycée français de Tananarive réalisé à l’occasion du 25ème anniversaire de l’AEFE en cliquant sur ce LIEN.

Culture Française

Alliance française d’Antananarivo

Le réseau de l’Alliance française de Madagascar, 3ème au monde (en 2013) par son activité d’enseignement, est aujourd’hui composé de 29 établissements. Cette organisation bénéficie d’une grande reconnaissance auprès du public, des artistes, des médias et des autorités locales.

Merci à Henri Razafintsalama, président de l’AF d’Antananarivo et à Emmanuelle Lehembre, adjointe au délégué général, de m’avoir conduit à travers les dédales du vaisseau amiral du réseau malgache.

Soucieuses d’être à la pointe de l’innovation, les Alliances françaises de Madagascar ont désormais à leur disposition un site web bilingue (www.delfdalfmadagascar.com) au service de toute personne désireuse de faire valider son niveau de français par l’obtention d’une certification DELF, DALF à valeur internationale. Le 22 novembre dernier, l’AF d’Antananarivo inaugurait ce site en présence des présidents et directeurs des 27 AF centres d’examen et de leurs partenaires institutionnels et éducatifs.

Institut français de Madagascar

Denis Bisson, directeur adjoint et attaché culturel de l’IFM, nous a reçus avec Jean-Hervé.

L’Institut français de Madagascar (IFM) est l’acteur incontournable de la vie culturelle de la capitale malgache, comme de l’ensemble du pays, en collaboration étroite avec le réseau des Alliances françaises.

L’IFM est un espace d’accueil pour la coopération culturelle, universitaire et scientifique, ainsi que pour la promotion de la francophonie.

Ce lieu dispose de la plus belle salle de cinéma de la ville !

L’Institut est structuré en deux pôles : un pôle de diffusion et de coopération culturelle qui invite artistes et intellectuels ; un pôle de coopération universitaire qui assume la diffusion de la culture scientifique à travers des conférences, des expositions ou débats d’idées.

Social

Rencontre avec le père Pedro

Pour l’ultime étape de mon séjour à Madagascar, Jean-Hervé Fraslin m’a permis de rencontrer le père Pedro Opeka. Ce prêtre lazariste d’un immense charisme m’a confié que son action était un cri contre la pauvreté.

En 1989, le père Pedro s’installe sur l’immense décharge d’Antananarivo. Son père lui ayant appris le métier de maçon dès son plus jeune âge, il promet aux miséreux qui trient les détritus : « Ensemble, on va s’en sortir ».

Il veut les aider sans les assister. Alors, depuis 27 ans, son association Akamasoa (« les vrais amis » en malgache) a construit 18 villages et secouru 300.000 personnes. 25.000 personnes disposent désormais d’une maison construite sur les collines environnantes grâce son action.

Son mouvement a pris une dimension internationale, relayé en France par l’association des Amis de Père Pedro (www.perepedro.com).

Santé

Contre le paludisme

En 2015, l’OMS a enregistré 429.000 décès dus au paludisme, dont les deux tiers (70%) surviennent chez les enfants de moins de 5 ans.

La composante principale des médicaments antipaludiques est l’artémisinine qui provient d’une plante dénommée Artémisia. Le seul pays africain qui produise l’Artémisia à grande échelle est Madagascar.

Sur place, j’ai rencontré Charles Giblain qui a créé Bionexx afin de produire des principes actifs dérivés de plantes. Son produit phare (80% du chiffre d’affaires) est l’artémisinine, marché sur lequel il est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux. La plante lui est fournie par 10.000 petits agriculteurs sous contrat.

En Bref – du 01 janv. au 22 janv. 2017

En circonscription à Madagascar (01-08 janv.)

TANANARIVE / FORT DAUPHIN / ANTSIRABE – Rencontre avec la communauté française de l’Océan indien.

Mes vifs remerciements à Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Compte-rendu à suivre.

Mobilité internationale : les 30 ans d’Erasmus (09 janv.)

Erasmus incarne parfaitement l’Union européenne, riche de sa diversité et forte de sa communauté de valeur. Erasmus, c’est l’Europe qui a toujours vingt ans et la vie devant soi.

Aux portes du Sénat, au théâtre de l’Odéon, de nombreux officiels dont trois ministres se sont succédé pour célébrer les 30 ans d’Eramus. Les organisateurs ont heureusement pensé à faire témoigner les porteurs de projets et les citoyens, adultes et jeunes, qui ont bénéficié de ce programme.

États-Unis : consul général à Atlanta (10 janv.)

Réunion de travail au Sénat avec Louis de Corail, consul général de France à Atlanta (Géorgie), afin de préparer mon déplacement sur place du 22 au 24 janvier.

En fonction depuis août dernier à Atlanta, notre consul administre plus de 7000 Français dans une circonscription consulaire qui couvre 6 états du sud-est américain.  Nous avons en particulier évoqué la présence économique française et l’état d’esprit de nos entrepreneurs vis-à-vis du nouveau président américain.

UDI : vœux du président (11 janv.)

Pour la cérémonie des vœux, Jean-Christophe Lagarde était entouré de nombreux élus et cadres de l’UDI, dont Philippe Vigier et François Zocchetto, respectivement président du groupe UDI à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Le président a déclaré : « nous sommes les héritiers et les porteurs des idées libérales, humanistes et fédéralistes. […] La France a beaucoup de forces, elle a besoin de changer profondément. Elle a toutes ses chances pour réussir. »

RepDom : conférence de presse au sénat de l’ASCN (11 janv.)

J’ai demandé la libération immédiate de Christophe Naudin qui est détenu en violation des libertés fondamentales et du droit international entre états.

Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey, les avocats de Christophe Naudin, vont désormais « saisir les instances internationales, car il s’agit une détention arbitraire puisqu’on a constamment changé les chefs d’inculpation pour pallier l’absence de convention d’extradition » Lire aussi : Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin

Algérie : entretien des sépultures (12 janv.)

Gérard Jouve du Collectif de sauvegarde des cimetières d’Oranie (CSCO) m’avait déjà rencontré le 12 novembre dernier. Cette fois, il m’a présenté son président Jean-Jacques Lion.

Ils se sont donné pour mission de préserver les lieux où reposent nos ainés, tombeaux ou ossuaires. Je suis admiratif de ceux qui entretiennent avec ferveur ce devoir de mémoire.

En circonscription au Royaume-Uni (14-16 janv.)

LONDRES – Réunion-débat avec Vicky Pryce «Wandsworth for Europe» (Brexit) /
Avec les élues consulaires UDI Patricia Connell et Sophie Routier : visite de l’Ecole Bilingue Paddington et de l’Ecole des Petits.

Compte-rendu à suivre.

 

Népal : relations bilatérales économiques (17 janv.)

A l’image : entre Binod Khakurel (France Népal Média) et Shyam Mohan Shrestha, président de Chambre de commerce France-Népal et de l’Alliance française de Katmandou.

Un grand plaisir de revoir Shyam à Paris, un an après mon déplacement au Népal, afin de discuter d’idées pour développer nos relations économiques bilatérales.

Sénat : les vœux du président Larcher (17 janv.)

A l’aube d’une année politique majeure, Gérard Larcher, président du Sénat, a présenté ses vœux devant le Sénat réuni, élus et personnel.

Il a rappelé le rôle républicain de la Chambre Haute, garante de l’état de droit et des libertés. Le président nous a incité à partager sa confiance, en plaçant 2017 sous le signe de l’espérance.

En circonscription au Nicaragua (18-21 janv.)

MANAGUA – Toute ma gratitude à Philippe Létrilliart, ambassadeur de France et Claire Ponçon, conseillère consulaire UDI qui m’ont permis de découvrir plusieurs endroits du Nicaragua, de rencontrer de nombreux membres notre communauté et des responsables politiques nicaraguayens.

Compte-rendu à suivre.

En circonscription aux Etats-Unis (22-24 janv.)

ATLANTA – Programme portant sur l’économie et l’éducation préparé par Louis de Corail, consul général de France.

L’Etat de Géorgie offre de remarquables opportunités pour nos entreprises qui souhaitent s’implanter aux USA.

Compte-rendu à suivre.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36 – vœux et rubriques : Agenda, Brexit, Français du Royaume-Uni, Au Sénat, Revue de presse

Lire : l’INFOLETTRE n°36 – Janvier 2017Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Je vous souhaite une chaleureuse année 2017, pleine d’énergie et de ressources nouvelles.

Lors des vœux de 2016, personne ne parlait du Brexit. Et pourtant…

Selon l’analyse de la majorité des observateurs, le référendum n’a pas porté sur l’Union européenne mais sur l’immigration. La préoccupation visait essentiellement les migrants en provenance des pays de l’Union européenne, dont nous faisons partie. Pourtant notre nombre est inférieur à celui des autres pays.

Pour tous ceux d’entre nous qui ont pu apprécier les valeurs de tolérance du Royaume-Uni, la plus grande surprise fût la xénophobie qui s’est réveillée lors de la campagne. Beaucoup d’entre vous m’ont témoigné leur malaise face à des situations où on leur faisait comprendre qu’ils n’étaient plus les bienvenus.

L’annonce du Premier ministre Theresa May d’un retrait du Royaume du marché unique rompt avec le principe de liberté de circulation cher aux artisans de l’Union européenne.

D’ici deux ans, le Royaume-Uni ouvert sur le monde tel que nous l’avons connu aura donc vécu.

Depuis l’annonce du Brexit, avec les élus UDI du Royaume-Uni, nous avons agi avec deux objectifs : vous informer et faire respecter les droits des Européens installés au Royaume-Uni. Avec Patricia Connell, nous avons organisé deux « Brexit Tour ». Ces conférences ont réuni plus de 2500 d’entre vous (lire ci-après).
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De son côté, Nicolas Hatton a lancé le mouvement « The 3 Million » avec le succès qu’on sait dans la foulée de notre conférence à Bristol de juillet dernier. Ces deux délégués consulaires UDI incarnent la nouvelle génération qui fait de la politique autrement et ne se résigne jamais. Nous poursuivrons ces missions en 2017.

Nous engagerons également de grandes initiatives, avec le concours de plusieurs pays européens, pour faciliter le départ de ceux qui voudront profiter des derniers mois d’absence de restriction et jouir de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne.

Ainsi, nous œuvrerons à la fois en faveur de ceux qui espèrent le meilleur et de ceux qui se préparent au pire. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Vote à l’étranger : les recommandations de la Cour des comptes

La Cour des comptes a adressé un référé au ministre des Affaires étrangères relatif à l’organisation des élections pour les Français établis hors de France, où elle pointe le coût et les faiblesses du système, avant d’émettre 4 recommandations (lire : Référé du 24.10.2016).

Vidéo de la présidentielle 2012, où nous n’avions d’autre choix que de voter à l’urne.

La tenue des scrutins pèse lourd sur le fonctionnement des consulats. Elle entraîne des heures supplémentaires et des journées de récupération pour les agents qui n’ont pu être chiffrées intégralement par la Cour mais qui, à titre d’exemple, atteignaient pour le consulat général de Londres l’équivalent de 120 jours en 2014 !

J’ai toujours milité pour obtenir le vote par internet à l’étranger (voir vidéo). Lorsque l’on souhaite mettre tout le monde à égalité à l’étranger et que le facteur coût doit être optimisé alors le vote électronique s’impose comme unique solution. La Primaire de la droite d’abord, puis celle de la gauche le démontrent. Les mentalités ont basculé en faveur de la dématérialisation.

Une dématérialisation que la Cour des comptes appelle de ses vœux, notamment pour l’envoi de la propagande électorale. Son chiffrage est sans appel : l’envoi des documents par la Poste a coûté 1,9M€ pour les scrutins de 2012, contre 16.000€ pour les élections consulaires de 2014. Pour mémoire, il n’y a pas eu d’envoi de propagande électorale pour ces élections consulaires.

Dans sa réponse au référé, le MAEDI est, lui aussi, prêt à moderniser ses procédés et se séparer de toute modalité « coûteuse et marginale », comme le vote par correspondance.

Mis à part en Italie et au Portugal, les concitoyens établis à l’étranger n’ont pas de représentation spécifique au Parlement. Alors, nous allons utiliser cet atout avec des arguments affutés sur le terrain pour que les Français de l’étranger puissent vivre et voter avec leur temps !

Référé de la Cour des comptes – Points clés

Premier constat, la Cour juge que les élections ont un « coût significatif », au regard d’une « faible participation malgré de nombreuses facilités de vote » : un réseau 782 bureaux de vote en 2012, le vote internet (législatives et consulaires) et par correspondance (législatives).

Sur la période de 2011 à 2014, marquée par quatre scrutins, la dépense totale pour l’organisation des élections a été supérieure à 34 millions d’euros.

Cette dépense a été particulièrement élevée pour les élections européennes (40,60€ par votant) et les élections aux conseils consulaires (24,50€ par votant). Et pour cause, le vote des expatriés est toujours plus faible : 11% aux élections européennes de 2014, contre 42,4 % en France. <note : Cette comparaison est sujette à caution. La moitié des Français de l’étranger résident dans l’UE et pouvaient donc voter dans leur pays d’accueil>.

Second constat, la Cour liste de « nombreuses faiblesses » dans l’organisation des élections à l’étranger, toujours entre 2011 et 2014. Elle met en avant le manque de fiabilité de la liste électorale consulaire (LEC), la gestion des radiations et le fonctionnement du vote par internet.

Au terme de son contrôle, la Cour formule les recommandations suivantes :

1 – améliorer la fiabilité des listes électorales en mettant fin effectivement à la double inscription et en simplifiant les radiations ;
2 – dématérialiser l’envoi de la propagande pour les élections à l’étranger ;
3 – supprimer le vote par correspondance pour les élections législatives (moins de 2% des électeurs avaient fait ce choix en 2012) ;
4 – après chaque scrutin pour lequel il est possible de voter par internet, prévoir la publication d’un rapport par le bureau de vote électronique sur la régularité et la conformité du vote.

Lire le référé du 24.10.2016

Le MAEDI a répondu à la Cour qu’il approuvait ses  recommandations, dont « la mise en œuvre relève pour la plupart du législateur ». Ce qui signifie pour le ministère devoir se « heurter à l’hostilité de nombre de parlementaires », notamment au sujet de la dématérialisation de la propagande et la suppression du vote par correspondance. Lire la réponse du 03.01.2017.

Rome ne s’est pas faite en un jour. Faisons la transparence sur les coûts et la raison l’emportera ! Il faudra alors que le Conseil constitutionnel accepte le vote électronique pour l’élection présidentielle à l’étranger.

Communiqué de presse – Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin

Communiqué – Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin, détenu arbitrairement, depuis près d’un an, pour raison politique, en République dominicaine

« Le sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, participait le 11/01/2017 à la conférence de presse organisée au Palais du Luxembourg par l’association de soutien à Christophe Naudin et ses avocats, Maîtres Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

Le sénateur a rappelé que dans le cas de Christophe Naudin, la « protection consulaire » doit inévitablement être complétée par une « protection diplomatique » où l’Etat français pourra dénoncer le non-respect des droits individuels ou le contournement manifeste de conventions internationales.

Ainsi, le sénateur Cadic a rappelé que lors de l’arrestation de Christophe Naudin au Caire, une pression diplomatique s’est rapidement mise en place de la part de la République dominicaine sur la justice égyptienne sans que la France ne réagisse.

La mise en scène de l’extradition de Christophe Naudin et son arrivée au tribunal de St Domingue sous escorte militaire normalement réservée aux plus grands trafiquants de drogue furent d’ailleurs accompagnées de déclarations de victoire diplomatique de la République dominicaine sur la France en Égypte.

L’invocation de chefs d’accusation imaginaires et évolutifs sans caractère définitif n’a pas permis de justifier les raisons de l’incarcération de Christophe Naudin, malgré une dizaine de comparutions devant le tribunal dominicain.

Rappelant que la conférence de presse se tenait dans les locaux où siège le Sénat, haut lieu de défense des libertés publiques, le sénateur Olivier Cadic a réclamé « la libération immédiate de Christophe Naudin, détenu arbitrairement depuis près d’un an pour raison politique, en République dominicaine ».

Il a, par ailleurs, indiqué la nécessité de faire évoluer la législation internationale avec deux mesures concrètes :

1 – Organiser le déplacement systématique des personnes arrêtées sous mandat d’arrêt international vers un pays tiers offrant toute garantie pour l’exercice serein des droits de la défense.

2 – Organiser une couverture juridique similaire aux assurances médicales-rapatriement qu’on propose aux voyageurs avant leur départ dans un pays étranger. »

Ce communiqué en format pdf : ici

Ce communiqué en version anglaise : press release

Lire aussi mon édito dans l’hebdoLettre du 03 mars 2016, après  l’extradition de Christophe Naudin vers la République dominicaine par les autorités égyptiennes.

HEBDOLETTRE n°75 – Vœux (édito) – En Bref du 05 au 18 déc. 2016 – Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? – Handicap : rapport sur la prise en charge de nos compatriotes handicapés dans des établissements situés à l’étranger – En circonscription : ESPAGNE – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016) – En circonscription : ROYAUME-UNI – Londres (2-3 déc.) & Reigate (10 déc. 2016) – En circonscription : HONGRIE – Budapest (8-10 déc. 2016) – UDI : les vœux de Jean-Christophe Lagarde.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°75 – 11 janvier 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°75

Je vous souhaite une belle année nouvelle, pétillante de santé et porteuse d’opportunités pour progresser dans tous vos projets.

J’ai choisi de finir l’année auprès des Français de Fort Dauphin, ville située dans une zone enclavée à l’extrême sud de Madagascar, à l’invitation de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Madagascar a marqué le 53ème pays visité en 27 mois de mandat. Partout, l’exaspération est devenue palpable. Le besoin d’alternance est criant tant les cinq années d’une politique socialiste ont déçu les Français établis à l’étranger !

En 2017, la présidentielle sera évidemment la clé du changement… à condition que nous sachions quoi changer.

Rien ne me parait plus essentiel que de définir nos priorités, plutôt que d’établir un catalogue de mesures qui, une fois mises en œuvre, apparaissent souvent être des demi-mesures réservées à une minorité.

Sans objectif à atteindre, impossible de flécher le chemin et mesurer les progrès. C’est la dématérialisation des certificats de vie prévue au 1er janvier 2018 qui rythme aujourd’hui le plan de route des caisses de retraite (voir l’HebdoLettre).

Visuel HL55 Alors, pourquoi ne pas donner à notre réseau d’enseignement français l’objectif d’apprendre la langue française à tous nos jeunes compatriotes à l’étranger ?

Alors, pourquoi ne pas adapter notre offre médico-sociale pour épargner aux Français handicapés de s’exiler hors de nos frontières (voir l’HebdoLettre) ?

Sénèque disait qu’il n’y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où aller.

C’est la raison pour laquelle les élus de l’UDI Monde réunis en congrès, en décembre dernier, se sont concentrés sur les objectifs à atteindre pour les Français de l’étranger. Découvrir l’HebdoLettre n°75

En circonscription en Espagne – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016)

Francophonie

Déjeuner de travail (Madrid)

J’ai eu le plaisir d’organiser un déjeuner avant le lancement des États généraux des Alliances françaises d’Europe, en compagnie de Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et de Bertrand Commelin, secrétaire général.

La réunion de Madrid a ressemblé 133 représentants des AF de 25 pays d’Europe pour s’interroger sur la recomposition de leur offre dans un monde qui change : numérisation, concurrence, attentes des publics, contraintes budgétaires…

Lors du déjeuner, sept directeurs d’AF (Dublin, Manchester, Katowice, Turin, Kiev, Coimbra et La Haye) ont rebondi sur mes propositions pour relever cet ambitieux défi d’apprendre le français à tous les Français qui naissent à l’étranger.

Francis Huss et Pierre-Olivier Bousquet, conseillers consulaires, Marc Boudin, délégué général de l’UFE Monde, Nicolas Kassianides, conseiller culturel et DG de l’Institut français d’Espagne, et Lucia Da Silva, conseillère culturelle adjointe, participaient à cette réflexion.

Je remercie Pierre-Olivier Bousquet d’avoir facilité cette rencontre.

2èmes États généraux des Alliances Françaises d’Europe

(g. à d.) Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne ; Juan Luna, président des AF d’Espagne et de l’AF de Madrid ; Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française.

L’Europe représente près de la moitié  de la population mondiale francophone. Au service de cette francophonie, nous comptons 237 Alliances dans 32 pays. 2600 collaborateurs, dont 1850 enseignants, se dévouent auprès de 100.000 apprenants. Ces Alliances génèrent un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros.

A la tribune, Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française, a rappelé que dans un monde où menace la xénophobie, « la culture n’était pas un divertissement, mais un avertissement ».

Le président a cerné 4 défis à relever pour son réseau : la crise économique, le recul du multilinguisme lié au repli identitaire, l’irruption du numérique auquel il faut adapter les méthodes et les profils et, enfin, la concurrence au point qu’on parle désormais du marché des langues.

M. Clément a signalé que ma présence signifiait à ses yeux que « le Parlement était attentif à ses préoccupations et soucieux d’un rayonnement vivant et actif ».

Enseignement français

Lycée Molière (Villanueva)

En compagnie de Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire, visite du lycée Molière, établissement de la MLF (Mission laïque française) situé à Villanueva, à 35 kilomètres de Madrid.

Le lycée accueille 800 élèves de la petite section de maternelle à la terminale. Les parents se montrent satisfaits d’un établissement où le nombre moyen d’élèves par classe est inférieur à 24.

La proportion d’élèves français (y compris binationaux) lors de la rentrée 2016 est de 46,06%, celle d’espagnols de 48,6%. Les étrangers tiers ne représentent que 5,34%.

Le proviseur Dominique Javel avait organisé deux réunions avec les enseignants, puis les parents d’élèves, dont il salue la collaboration constructive. Mes interlocuteurs se sont montrés préoccupés par les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’AEFE qui a mis en lumière les enjeux auxquels notre réseau est confronté (lire : AEFE : mon intervention lors de l’audition de la Cour de comptes – Vidéo du 29 octobre 2016).

Si l’établissement possède des atouts indéniables, il veille à progresser continuellement vers des objectifs bien définis, tels qu’attirer davantage d’élèves, développer l’utilisation du numérique à tous les niveaux de classes, renforcer la politique de langues ou encore multiplier les partenariats culturels…

Communauté française

Soirée des associations

Évènement convivial par excellence et merveilleux prétexte pour se retrouver entre Français dans tous les coins du monde : l’arrivée du Beaujolais nouveau !

A l’image, aux côtés du consul général Cédric Prieto, la présidente de Madrid Accueil, Nathalie Toulet, a rappelé les circonstances qui ont fait la réputation de ce vin primeur.

Le 18 novembre au soir, le consulat accueillait cette célébration à l’initiative conjointe de ces associations : l’Union des Français de l’Etranger, de Français du Monde ADFE, de Madrid Accueil, des Franc-Risqueurs et de La France ô Si!.

Les produits (vins, charcuteries, fromages) ont été offerts par Vinofilia, Saveurs de France et la Tasca de Artagnan. La Banque Transatlantique et LePetitJournal étaient partenaires de l’événement.

Réunion UFE Espagne

(g. à d.) Francis Huss, conseiller à l’AFE pour la péninsule ibérique, conseiller consulaire pour Madrid et président de l’UFE Espagne ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire Espagne, vice-président de l’UFE Espagne, président de l’UFE Catalogne, Baléares et Aragon, délégué UDI pour l’Espagne et candidat UDI aux législatives ; Marc Boudin, délégué général de l’UFE-Monde

En présence du délégué général de l’UFE Monde, Marc Boudin, nous avons fait le point sur les actions particulièrement dynamiques et créatives qui ont été entreprises en Espagne par l’UFE.

Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ?

Les parlementaires représentant les Français de l’étranger ne manquent jamais d’être interpellés en circonscription sur l’épineux sujet du certificat de vie. Ce document doit être produit régulièrement par nos 8% de retraités expatriés à l’attention de leurs diverses caisses de retraite (lire l’éditorial de l’HebdoLettre n°65 du15.09.2016).

J’ai organisé le 7 décembre dernier une réunion au Sénat pour faire le point sur les progrès accomplis par les caisses sur la voie de la simplification et dans la perspective d’une dématérialisation imposée par la loi dès le 1er janvier 2018.

Tout l’enjeu consiste à faire rimer simplification avec sécurité. Ce sont 3,6 milliards d’euros dans le cadre du régime général qui sont exposés au risque de fraude, a précisé Renaud Villard, directeur de la Cnav. Une fraude évaluée à 7 millions d’euros l’an dernier, dont 42% en Algérie, pays où résident 400.000 de nos retraités hors frontières sur un total de 1,25 millions.

Contre le risque de fraude, les caisses veulent obstinément du papier. Problème : « les administrations ne comprennent pas que La Poste cela n’existe pas partout », a rappelé le sénateur Frassa.

Quels chemins d’amélioration ? L’approche repose sur un travail de proximité : si on règle la question des certificats pour les pensionnés au sein de l’UE (600.000 personnes), on règle d’un coup 50% des problèmes !

Un échange de données de type Insee est désormais en place entre la France et l’Allemagne, nous a annoncé M. Villard. Donc, plus de certificats d’existence ? Presque ! Les caisses de retraites complémentaires ne sont pas encore au diapason du régime général, a regretté Fréderic Coutard, directeur du produit Retraite de l’Agirc-Arrco, tout en valorisant leur effort actuel de mutualisation (un seul certificat pour toutes les caisses).

Gardons en mémoire que l’Allemagne devra faire effet de levier : la Belgique et le Luxembourg dans l’immédiat, puis le Portugal, l’Espagne et l’Italie, où résident beaucoup de nos retraités, sont en ligne de mire dès 2017.

Fallait-il une loi pour dématérialiser les échanges ? Il faut le croire. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2017), un article voté par le Parlement précise qu’à compter du 1er janvier 2018, les retraités résidant hors de France pourront « envoyer aux caisses de retraite leurs certificats d’existence par voie dématérialisée, dans des conditions fixées par décret ». On attend donc le décret courant 2017.

Je remercie mes nombreux collègues présents ou représentés à cette réunion :

Sénatrice Jacky Deromedi
Sénateur Louis Duvernois
Sénateur Christophe-André Frassa
Sénateur Jean-Yves Leconte
Sénatrice Claudine Lepage (représentée par Amély Hebel)
Sénateur Richard Yung (représenté par Alain Fontaine)
Député Sergio Coronado (représenté par Ricardo Coronado)
Député Meyer Habib (représenté par Myriam Lagarde)
Député Pierre-Yves Le Borgn (représenté par Dorothée Bellage)
Député Frédéric Lefebvre (représenté par Frédéric Lefret)
Député Thierry Mariani (représenté par Sophie Guil)

Je remercie de leur intervention les représentants des organismes suivants :

CNAV – Renaud Villard, directeur et Elise Debies
SECURITE SOCIALE – Agathe Denechere, sous-directrice des retraites et des institutions de la protection sociale complémentaire et Erwan Le Bras, chef du bureau des retraites de base
AGIRC-ARRCO – M. Frédéric Coutard, directeur du produit Retraite de l’Agirc-Arrco, en charge des questions relatives aux certificats de vie
GIP-RETRAITE – M. Jean-Luc Izard, directeur

Nous avons prévu de nous réunir à nouveau en octobre 2017 pour un suivi des actions et une mesure des progrès.

En Bref – du 12 déc. au 18 déc. 2016

Estonie : visite de Jean-Michel Enard (12 déc.)

Heureux d’avoir revu au Sénat Jean-Michel Enard, vice-président et cofondateur de la Chambre de commerce franco-estonienne. où il m’avait accueilli sur place fin octobre 2016 (compte-rendu).

Importateur de vins français en Estonie où il vit depuis 2012, son ambition est de rassembler les entreprises françaises au sein de cette chambre pour créer des synergies. Des groupes français de renom ont décidé de devenir membre.

Pays-Bas : accueil d’une délégation du VVD (12 déc.)

(g. a d.) Alexander Kolks, secrétaire politique de VVD au Parlement Européen ; Ferdi de Lange, président du réseau VVD International ; Peter van Kessel, conseiller politique EU pour le groupe VVD au Parlement ; Anne Mulder MP, député des Pays-Bas pour le VVD ; Friso Rip, bureau international du VVD.

J’ai reçu au Sénat une délégation du Volkspartij voor Vrijheid en Democratie (VVD) néerlandais, dont les membres sont tous très impliqués dans la construction européenne.

Martine Bassereau à l’honneur (12 déc.)

J’ai assisté en compagnie de Joëlle Garriaud-Maylam et Christophe-André Frassa à la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur à la diplomate Martine Bassereau que j’avais rencontrée lors de mon déplacement au Népal, il y a presque un an (compte-rendu).

Parmi ses multiples préoccupations, on se souvient que l’ex-ambassadrice de France au Népal avait très habilement géré le dossier de Renaud Meyssonnier, incarcéré à l’époque à Katmandou. Nous avons salué Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France, présente à la cérémonie au Quai d’Orsay.

2ème colloque Hydro-diplomatie au Sénat (13 déc.)

J’ai eu l’honneur de présider le colloque intitulé « Hydro-diplomatie et changement climatique pour la paix au Moyen-Orient : le cas du Bassin du Jourdain ».

A l’image, je suis entouré de Fadi Comair, représentant du ministère libanais de l’Énergie et de l’Eau et concepteur de l’événement, ainsi que de Loïc Fauchon, président honoraire du Conseil mondial de l’Eau, président de la Société des Eaux de Marseille.

Cet évènement faisait suite à l’organisation réussie, il y a un an, d’un premier colloque au Sénat qui introduisait le concept d’hydro-diplomatie (l’art de construire la paix autour de l’utilisation raisonnable de l’eau entre pays riverains).

Je remercie chaleureusement tous les experts qui sont intervenus, ainsi que les animateurs des trois tables rondes : Brice Lalonde, président de l’Académie de l’Eau et le sénateur Henri Tandonnet (1ère table) ; Jean-Marie Bockel, sénateur et Jean-François Donzier, secrétaire général du RIOB et DG de l’OIEau (2ème table) ; Elisabeth Lamure, sénatrice et présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises et Michael Scoullos, président du GWP Med (3ème table).

Le compte-rendu du colloque est en préparation.

CFE : Jean-Pierre Cantegrit à l’honneur (13 déc.)

On ne présente plus Jean-Pierre Cantegrit, sénateur représentant les Français de l’étranger depuis 1977. Nous étions nombreux au cocktail dinatoire donné en son honneur par la Caisse des Français de l’Etranger (CFE).

La CFE est une caisse autonome de Sécurité sociale pour les expatriés, dont le sénateur Cantegrit a été le l’initiateur en 1984. Président depuis le premier conseil d’administration en 1985, il a cédé son fauteuil en janvier dernier à Alain-Pierre Mignon, conseiller AFE Asie et Océanie (à ses côtés sur l’image).

Découvrir le portrait de Jean-Pierre Cantegrit sur le site de la CFE.

Handicap : expatriation forcée (14 déc.)

Combien d’années encore nos compatriotes handicapés seront-ils obligés de s’expatrier loin de leur famille, notamment en Belgique, faute de places disponibles en France ?

En commission des Affaires sociales (CAS), mes collègues Philippe Mouiller et Claire-Lise Campion (à l’image) ont présenté un rapport faisant état de 6800 personnes handicapées françaises, dont 1451 enfants, vivant dans un établissement médicosocial rien qu’en Wallonie  !

Lire ma news : « Rapport sur la prise en charge de compatriotes handicapés dans des établissements situés à l’étranger » du 03 janvier 2017

DSAE – 2ème Journée des entreprise & Auditions simplification (14 déc.)

– Échanges de vues pour l’organisation de la Journée des entreprises 2017 au Sénat (lire : Première édition de la Journée des entreprises au Sénat (31 mars 2016) + Échanges avec les entrepreneurs français installés à Londres)
– Auditions simplification avec Marc Guillaume, secrétaire général du gouvernement et David Sarthou, chef du service de la Législation et de la Qualité du droit au SGG.

Entreprises : inauguration de Yoo Moov (14 déc.)

La « première agence de voyage spatial » (voyage en 3D), Yoo Moov, a ouvert ses portes à Vill’Up Paris !

(g à d) Grichka et Igor Bogdanov, spécialistes de la vulgarisation scientifique ; Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) ; Olivier Cadic ; Patrick Fournier, président fondateur du groupe Laser Game Entreprise ; Jacques Denavaut, resp. Yoo Moov (ex-directeur de la communication d’Arianespace).

Saluons ce concept technologique développé par Laser Games Entreprise, un groupe français né à Grenoble il y a vingt ans.

Irlande : rencontre avec son ambassadrice (15 déc.)

(g. à d.) Vivette Lopez, sénatrice du Gard ; Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne et pdte du groupe d’amiité ; Géraldine Byrne-Nason, ambassadrice d’Irlande en France ; Olivier Cadic

Le groupe d’amitié interparlementaire France-Irlande a organisé un passionnant petit déjeuner de travail autour de Géraldine Byrne-Nason, ambassadrice d’Irlande.

Les conversations ont évidemment porté sur les conséquences probables du Brexit. Résolument pro-européenne, l’Irlande redoute les conséquences néfastes pour son économie et répugne à limiter toute liberté de circulation. J’ai fait part de mes récents déplacements à Belfast et Dublin, où la principale inquiétude des élus irlandais du nord et du sud que j’ai rencontrés était de voir s’ériger une frontière recréant une partition de l’île.

Lire le compte-rendu de cette réunion du groupe d’amitié.

Inde : un cas unique de protection consulaire (15 déc.)

(g. à d.) Gaëlle Rivas, juriste pénaliste ; Annick Billon, sénatrice de la Vendée ; Olivier Cadic ; Vivette Lopez, sénatrice du Gard

J’ai fait la connaissance de Gaëlle Rivas lors de mon déplacement en Inde, en janvier 2016 (compte-rendu). Mes collègues Annick Billon et Vivette Lopez ont apprécié le récit de son expérience à l’ambassade de New Delhi à la lumière de leur propre combat pour le droit des femmes.

En 2013, à l’initiative de François Richier, notre ambassadeur en Inde, Gaëlle a créé un bureau d’aide aux victimes au sein même de l’ambassade. Elle a connu 122 situations impliquant la communauté française (accidents de la route, vols, agressions sexuelles, violences conjugales…), avant de retourner en France. Mais ce bureau perdure et constitue toujours un cas unique dans notre réseau diplomatique et consulaire.

UFE Monde : conseil d’administration (15 déc.)

Participation au dernier conseil d’administration de l’année 2016 de l’UFE Monde, présidé par Gérard Pélisson.

A l’image : Ronan Le Gleut, François Barry Delongchamps, Olivier Cadic, Françoise Feunteun Conestabile, Roland Raad, Gérard Pélisson, Alain Pierre Mignon, Blandine Donot, Michel Calvet, Marie-Françoise de Tassigny, Geoffrey Party, Marc Boudin, Jean-Louis Mainguy et Christiane Kammermann.

Nous nous sommes félicités du travail accompli cette année, mais l’UFE était bien triste puisque deux administrateurs historiques nous ont quittés pour toujours : Françoise Lindemann (présidente de l’UFE Rio) et Bernard Cariot (président d’honneur de l’UFE Wurtemberg).

UFE Monde : cocktail (15 déc.)

Le conseil d’administration a été suivi par un cocktail grâce à nos partenaires-sponsors dans le cadre Art Nouveau de la Banque Transatlantique de Paris.

(A l’image), le président Gérard Pélisson s’adresse à Marc Boudin, délégué général, pour rendre hommage à l’excellent travail de l’équipe du siège, au service de près de 200 représentations UFE dans le monde.

Plusieurs parlementaires étaient présents : Joëlle Garriaud-Maylam, Claudine Schmid, Jean-Pierre Cantegrit, Christophe-André Frassa ou Louis Duvernois.

Mobilité internationale européenne (16 déc.)

(g. à d.) Guillaume Dufresne, DG du groupe CEI, Centre d’échanges internationaux ; Olivier Cadic ; Jean-Pierre Pont, expert en mobilité internationale.

Guillaume et Jean-Pierre ne se connaissaient pas, très étonnamment. Ils vont travailler sur les moyens, notamment à travers de fonds européens, de créer un réseau européen en faveur de l’emploi des jeunes français. L’idée serait de multiplier des centres du type Charles Péguy à Londres qui fournit un millier d’emplois par an.

International : bénévolat sénior de compétences (16 déc.)

Rencontre avec Dominique Lehodey de l’ECTI, une association de 2000 bénévoles retraités qui interviennent pour accompagner les entreprises, les administrations ou collectivités.

Leur objectif est de favoriser le développement économique en France et à l’international. Puisque M. Lehodey est responsable de la zone Afrique et Océan Indien, je l’ai mis en relation avec des entrepreneurs du Burkina Faso pour constituer une ressource susceptible de répondre aux attentes directes du Premier ministre, Paul Kaba Thieba.

Charles Henry Chenut à l’honneur (16 déc.)

Alain Bentéjac, président du CNCCEF (Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France) a remis les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite à Charles Henry Chenut.

J’ai participé à cette cérémonie qui a rendu hommage au travail accompli par Charles Henry depuis 15 ans au service de notre commerce extérieur, en qualité de conseiller et de vice-président du Comité national (CNCCEF). Il a facilité le dialogue avec les pouvoirs publics (Quai d’Orsay ou ministère des Finances), notamment sur le financement de l’entrepreneuriat pour les Français de l’étranger.

Rappelons que Charles Henry est avocat associé du premier cabinet brésilien en France et le candidat UDI aux législatives dans la 2ème circonscription (Amérique latine).

Diner UDI-Monde (16 déc.)

La veille du congrès UDI-Monde à Paris, j’ai passé un moment convivial avec les candidats UDI-Monde pour les prochaines législatives : Pierre-olivier Bousquet, Pascal Capdevielle, Caroline Laporte, Pascal Badache, Patricia Connell et Benoit Mayrand.

Nous sommes tous unis pour une alternance européenne, libérale et écologique !

Congrès UDI-Monde (17 déc.)

2ème congrès UDI-Monde au siège au parti. 14 pays étaient représentés à travers tous les participants !

Atelier de la matinée : les thèmes de campagne des Français de l’étranger pour les Législatives 2017.

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde est intervenu pour un tour d’horizon politique.

Je remercie tous les délégués et élus UDI pour leur participation active, ainsi que Meyer Habib, député des Français de l’étranger, pour ses conseils avisés sans jamais se départir de son humour.

En Bref – du 5 déc. au 11 déc. 2016

Burkina Faso : accueil du Premier ministre au Sénat (5 déc.)

(g à d) Paul Kaba Thieba, Premier ministre du Burkina Faso ; Olivier Cadic ; Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina ; Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre de commerce franco-marocaine (CCFM).

Comme je l’avais projeté lors de mon déplacement au Burkina Faso, début novembre (rapport), j’ai facilité la rencontre au Sénat d’entreprises françaises de tous secteurs avec le gouvernement burkinabé pour initier des partenariats.

L’équipe du Premier ministre, Paul Kaba Thieba, était à Paris pour rencontrer des bailleurs de fonds internationaux afin de soutenir son plan de développement.

DSAE – Auditions simplification des normes pour les entreprises (6 déc.)

Ce fut un plaisir de revoir Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap, un think tank dédié à l’analyse des politiques publiques (Lire : notre rencontre du 18.01.2015). Accompagnée de l’expert Samuel Servière, elle a proposé des idées pour juguler notre inflation législative et la création d’une autorité indépendante chargée d’évaluer la qualité des études d’impact des textes législatifs, comme c’est le cas chez nos voisins européens.

Nous avons également entendu au nom du Medef : Jean-François Cledel, Dorothée Pineau, Joëlle Simon et Jules Guillaud. Puis, Lydie Evrard, déléguée interministérielle aux normes au ministère de l’Economie ; Laure de la Raudière, députée et pdte de la mission d’information sur la simplification législative ; Arnaud Debray, vice-pdt du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables.

La CAS plébiscite JF Delfraissy (7 déc.)

La commission des Affaires sociales (CAS) a voté à l’unanimité, ce qui n’est pas fréquent, en faveur de la nomination de Jean-François Delfraissy à la tête du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE).

Pionnier de la lutte contre le sida, M. Delfraissy ne veut pas seulement travailler avec un cortège d’experts, mais il prône une large participation citoyenne sur des sujets hautement sensibles. Le fait que le Comité n’émette que des avis consultatifs ne doit l’empêcher de s’impliquer, a-t-il promis.

Suppression des certificats de vie : bilan d’étape au Sénat (7 déc.)

La question des certificats de vie est un véritable serpent de mer. J’ai organisé au Sénat une rencontre entre les parlementaires des Français de l’étranger et divers responsables d’organismes de retraites (régime général et complémentaire).

Nous avons fait le point sur les avancées en termes de suppression, mutualisation et simplification dans l’attente de la dématérialisation prévue par la loi au 1er janvier 2018. Lire la news : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel »

DSAE – Auditions simplification des normes pour les entreprises (7 déc.)

Audition des responsables de la CGPME : Bénédicte Caron (vice-pte) ; Lionel Vignaud (juriste) et Sabrina Benmouhoub (organisation et dev.)

Une association pour les anciens des lycées français (7 déc.)

René Randrianja, président l’association des anciens des lycées français du monde (ALFM) et son conseiller Victor Giron Meza sont venus au Sénat pour m’exposer leurs projets.

ALFM est née officiellement le 10 avril 2010 pour créer des relations amicales et des liens de solidarité entre les anciens élèves du réseau AEFE qui sont des centaines de milliers, de toutes origines et toutes générations. Superbe idée.

En circonscription en Hongrie – Budapest (8 au 10 déc. 2016)

A l’image, Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie, avait organisé un diner à la Résidence réunissant dix entrepreneurs français, en présence de Marie Vandevalle, consule.

Les élus consulaires, Jeanne Dubard et Benjamin Mege, ont facilité mes diverses rencontres  : parlement hongrois, chambre de commerce France-Hongrie, lycée français et Institut français de Budapest. Lire le rapport

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (2-3 déc.) & Reigate (10 déc. 2016)

Communauté française

Noël des Français de Londres de l’UFE GB (2 déc.)

(g à d) Carole Rogers, présidente de l’UFE Grande-Bretagne et déléguée consulaire UDI Londres ; Patricia Connell, déléguée consulaire UDI Londres ; Sylvaine Carta-Levert, consule générale ; Brigitte Williams, déléguée Grande-Bretagne de la fondation de la France Libre, Olivier Cadic ; Roch Miambanzila, conseiller consulaire Londres et directeur administratif de Parapluie Flam.

Grâce à l’UFE GB, il est devenu de tradition de réunir notre communauté à Londres, en amorce des fêtes de fin d’année.

Notre consule, Sylvaine Carta-Levert, nous a fait l’honneur de participer à ce Noël des Français de Londres au pub Hoop and Toy à South Kensington. L’occasion de retrouver des amis autour d’un buffet gastronomique et de faire de nouvelles connaissances.

Rappelons que l’UFE, fondée en 1927, compte 170 représentations dans une centaine de pays. Celles-ci sont animées par des bénévoles dans un souci d’entraide, de convivialité et de rayonnement français.

Plan Ecole

Les Crocodiles (Londres) – Spectacle de Noël (3 déc.)

A droite de l’image, Sonia Marguin, trésorière des Crocodiles, qui m’a convié au spectacle de Noël des enfants de l’école.

Appartenant au Parapluie FLAM, le réseau d’écoles FLAM (Français Langue Maternelle) du Royaume-Uni, les Crocodiles ont été créés en 2009 à l’initiative de mamans francophones qui se rencontraient tous les dimanches à Hackney, dans le nord-est de Londres.

Réunissant une quinzaine d’enfants à l’origine, cette « petite école du samedi » accueille aujourd’hui 190 élèves pour leur offrir un apprentissage du français, tout en les distrayant.

Trois types de classes existent en fonction de l’âge des enfants. Celles des « minis » reçoit des bambins dès l’âge de 6 mois et quelle que soit leur langue maternelle !

Chez les Crocodiles, on est aussi très fier de posséder une bibliothèque représentant un choix de plus de 1.000 livres et magazines en français. Une bibliothèque qui est aussi accessible en ligne ! L’occasion d’encourager la lecture en français à tous les âges.

Félicitations à Lucie, Makila, Sonia, Stéphanie et Renée, toute cette équipe de femmes passionnées et merci aux parents pour la chaleur de leur accueil.

Magic Nicolas ! (3 déc.)

Connaissez-vous le point commun entre le Prince Charles, David Cameron, Kate Moss, Naomi Cambell, Kate Winslet, Lakshmi Mittal et l’équipe de football de Chelsea ?

Tous ont fait appel aux services du magicien français Nicolas Clément pour animer leurs événements.

C’est lors de ma visite à la Petite école des Crocodiles que j’ai découvert son art de subjuguer le public. Son spectacle est un panel moderne et varié de la magie de proximité (ou close up), Nicolas est aussi mentaliste et pickpocket.

Initialement installé à Londres où il a forgé sa réputation, notre magicien a fait le choix de s’établir à Ashford dans le Kent.

Petite école de Reigate (Surrey) – Spectacle de Noël (10 déc.)

Tout juste arrivé de Budapest, j’ai répondu à l’invitation de Pascale Sidall de la petite école de Reigate. Créée il y a moins de trois ans, à Pâques 2014, cette école accueille chaque samedi une centaine d’enfants dans le cadre du programme Flam.

Après avoir visité les lieux, j’ai assisté au superbe spectacle de Noël cumulant une dizaine de tableaux pour s’achever en apothéose avec tous les enfants sur scène.

Un grand Bravo à Pascale, Baya, Solène, Bénédicte, Donia, Anne-Luce, Krystel, Myriam et Nadia !

L’équipe qui anime l’école déborde d’énergie positive. Les parents s’investissent également bénévolement et j’ai eu le plaisir d’échanger avec eux lors du pot de l’amitié. Pour tous, ce spectacle sonnait comme un accomplissement et j’ai constaté que les enfants étaient très fiers de s’exprimer dans notre langue !

Incontestablement, la Petite école de Reigate se range parmi les belles réussites de l’enseignement du français au Royaume-Uni.

En circonscription en Hongrie – Budapest (8 au 10 déc. 2016)

Je remercie Eric Fournier, ambassadeur de France en Hongrie depuis septembre 2015, pour le temps qu’il m’a consacré lors de mon déplacement à Budapest. Sa parfaite connaissance de l’Europe continentale et son expérience diplomatique en font un interlocuteur privilégié pour les esprits soucieux de comprendre certains ressorts géostratégiques.

La présence à mes côtés des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege pour l’organisation des rencontres avec les Français UFE de Hongrie et les entrepreneurs m’a été précieuse et je les en remercie.

Au gré de mes rencontres avec les entrepreneurs locaux, tous en quête de main d’oeuvre, je suis reparti conforté dans l’idée que la mobilité professionnelle internationale était une solution à développer pour résoudre le chômage de nos jeunes.

Politique

Au Parlement hongrois

J’ai eu le loisir d’échanger avec trois parlementaires hongrois dans le cadre du groupe d’amitié France-Hongrie dont je fais partie : Katalin Csöbör (membre du Fidesz, parti du Premier ministre Orban), Monika Bartos (Chrétienne démocrate) et Dr Istvan Jozsa (Socialiste).

A plusieurs reprises lors du déjeuner, une forte tension s’est manifestée entre mes homologues. La politique controversée de Victor Orban semble exacerber les ressentiments de ses adversaires.

La représentante du Fidesz m’a dit qu’elle souhaitait une Europe où les décisions ne relèvent pas uniquement des pays fondateurs. Malgré mon insistance, je n’ai pas entendu de proposition concrète de sa part pour améliorer le fonctionnement de nos institutions européennes.

Communauté française

Entretien avec notre consule et nos élus consulaires

(A l’image) Lors d’un petit déjeuner de travail, nous avons le point sur notre communauté avec les conseillers consulaires Jeanne Dubard et Benjamin Mege, élus pour la circonscription de Hongrie.

Le nombre de compatriotes installés en Hongrie est estimé entre 4 et 5000. Un tiers de la communauté enregistrée au consulat (2538 personnes) est binationale. A noter que les moins de 18 ans comptent pour un tiers des inscrits.

D’après notre consule, Marie Vandevalle, ses difficultés viennent essentiellement des Français de passage qui sont 450.000 par an à visiter Budapest.

Pour les conseillers consulaires une préoccupation domine les autres. Le lycée français est actuellement au maximum de sa capacité d’accueil. Jeanne Dubard et Benjamin Mege sont des entrepreneurs qui ont naturellement le sens de la gestion prévisionnelle.

Est-ce qu’une seule école peut suffire à court et moyen terme ? Leur expérience et leur volontarisme doivent permettre d’animer une réflexion pour faire émerger la meilleure solution.

Entrepreneuriat

CCI France-Hongrie

Visite de la chambre de commerce France-Hongrie fondée il y a 25 ans et qui compte 221 membres.

Présidée par Miklos Marothy (Renault Hongrie) et dirigée par Agnès Ducrot, la Chambre accompagne et conseille des entreprises de tous secteurs et organise une cinquantaine d’événements par an, toujours très fédérateurs.

Cette rencontre m’a permis d’échanger aussi avec trois administrateurs de la CCI : Marianna Nagy, DRH et Communication (Magyar Lapterjesztő Zrt.), Jérôme Cadiou, DG (Capgemini Hongrie) et Karoly Stefani (avocat).

La première préoccupation des entrepreneurs en Hongrie est le manque criant de main d’œuvre !

Au rang des solutions, des annonces de baisses à l’horizon 2017-2018 : TVA, charges sociales à 20%, impôt société à 9%, le tout pour compenser l’inflation des salaires avec ce double objectif : freiner l’émigration de la jeune génération et faciliter le retour des expatriés.

Entrepreneurs français

Pour clore ma première visite en Hongrie, notre ambassadeur avait organisé un diner à la Résidence de France avec dix entrepreneurs français, chacun à la tête d’une TPE ou PME. Nous les avons accueillis en présence de Marie Vandevalle, consule, Benjamin Mege, conseiller consulaire et des responsables économiques de l’ambassade.

Nos entrepreneurs mettent en avant la facilité de trouver un emploi en Hongrie et de faire une carrière. Ils sont unanimes pour inciter les jeunes français sans emploi à venir tenter leur chance.

Sur un plan économique, le revers de la médaille est la persistance d’une insécurité juridique.

Enseignement

Lycée français de Budapest

Visite du lycée français Gustave Eiffel en présence d’Eric Fournier, ambassadeur de France et des conseillers consulaires Jeanne Dubard et Franck Lefebvre.

Le proviseur Joël Flouder nous a présenté son établissement qui accueille 715 élèves de la maternelle à la terminale, véritable élite francophile en gestation, dont la moitié est de nationalité hongroise.

Fait remarquable, le lycée s’est lancé dans une dynamique de partenariats auprès d’établissements hongrois dotés d’une section bilingue franco-hongroise. Gustave Eiffel dispose de salles de langues haut de gamme, ce qui constitue un solide atout dans son offre.

Et des atouts, l’école n’en manque pas, comme ses équipements sportifs de pointe.

Des bourses ont été attribuées pour l’année scolaire 2016/2017 à 72 enfants français, représentant une enveloppe de 321.500€.

Culture

Institut français

L’Institut français de Budapest est situé sur les bords du Danube avec une vue splendide sur le parlement hongrois.

Accueilli par Claire Garand, directrice adjointe de l’Institut, j’ai apprécié les nombreuses installations de qualité mises au service de la francophonie dans la capitale hongroise.

L’arrivée prochaine des services consulaires va faire de ces locaux une véritable Maison de France, où l’on trouve déjà des produits de nos terroirs, une librairie française, un restaurant, une médiathèque, une salle de spectacle polyvalente et des salles de cours.

Comme dans tous les Instituts français, l’argent public se raréfie. A Budapest, le budget a été divisé par quatre entre 2008 et 2015 et il avoisine désormais 100.000€. Il est temps de réinventer le « business model » de ces structures si importantes pour leur permettre de dégager beaucoup plus de revenus propres.

Rapport sur la prise en charge de compatriotes handicapés dans des établissements situés à l’étranger

Mon collègue Philippe Mouiller a présenté devant notre commission des Affaires sociales (CAS), le 14 décembre, un excellent rapport concernant la « Prise en charge de personnes handicapées dans des établissements situés en dehors du territoire national ».

Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres, s’est interrogé sur les possibilités d’améliorer l’offre médico-sociale en France pour empêcher le départ contraint de personnes handicapées hors de nos frontières et loin de leurs familles.

Qui sait que près de 6800 personnes handicapées françaises, dont 1451 enfants, vivent dans un établissement médicosocial en Wallonie, faute de place dans nos établissements spécialisés ?

Caroline Laporte, conseillère consulaire UDI en Belgique, très engagée sur les questions du handicap m’avais permis de rencontrer Isabelle Resplendino, déléguée en Belgique de l’association Autisme France.

J’avais recommandé à notre commission d’auditionner Isabelle, ce qui fut fait.

Vous trouverez ci-dessous mon échange avec le Rapporteur en commission et un lien vers le rapport.

Olivier Cadic. – « En tant que sénateur représentant les Français de l’étranger, je peux témoigner de l’importance de ces sujets pour nos concitoyens expatriés. On parle très rarement de ces départs à l’étranger et j’espère que votre rapport leur apportera la notoriété nécessaire. Vous n’avez pas mentionné la question du personnel français employé par les établissements belges. Ils m’ont fait part des avantages importants que le travail en Belgique présentait sur la France. Peut-on envisager une amélioration du travail des éducateurs et des personnels spécialisés en France ? De façon générale, je rejoins Dominique Watrin sur les différences culturelles entre les deux pays concernant la perception du handicap.

Vous avez évoqué les plans de créations de places. Vous paraissent-ils assez ambitieux et de nature à véritablement endiguer le phénomène ? Sur la question des normes, j’entends bien l’inquiétude de Claire-Lise Campion sur la dérégulation excessive, mais je suis convaincu qu’il va nous falloir évoluer vers moins d’entraves administratives.

Philippe Mouiller, rapporteur. – Pour répondre à Olivier Cadic, il est vrai que le personnel éducateur en Belgique est mieux responsabilisé, mieux payé pour les plus spécialisés d’entre eux et leur formation universitaire est moins coûteuse. Nous pouvons avoir certaines inquiétudes quant au départ des professionnels de la prise en charge dans les départements frontaliers, qui risquent de créer de véritables « déserts médico-sociaux ».

Concernant les créations de places, on estime à 500.000 le nombre de personnes atteintes d’autisme en France. Si l’on retient que, sur la programmation 2016-2019, environ 4.500 places d’établissements et de services leur sont réservées, on mesure la disproportion des besoins et de l’offre disponible.

  • Le rapport dans son intégralité peut être consulté ICI.
  • La synthèse du rapport peut être consultée ICI.

Lien vers le commentaire d’Isabelle Resplendino sur son blog :
http://desmotsgrattent.blogspot.be/2016/12/40-propositions-du-senat-pour-les.html