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En circonscription au Royaume-Uni – Londres (22 octobre 2018)

Je remercie Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, pour sa disponibilité et son écoute, lors de notre entretien à la Résidence.

Ce déplacement à Londres m’a permis de faire le point sur la situation de l’enseignement français au Royaume-Uni, en évoquant le plan Ecole avec notre ambassadeur et en visitant le CFBL, école qui a fait le choix du déconventionnement avec l’AEFE et qui s’en félicite.

Je suis reconnaissant à Guillaume Bazard, consul général, de m’avoir détaillé l’activité du poste consulaire de Londres.

Communauté française

Ambassade

Lors de ma rencontre avec Jean-Pierre Jouyet, nous avons plus particulièrement évoqué deux sujets :

D’abord, la situation de nos compatriotes établis dans le pays, toujours placés dans l’incertitude concernant leur avenir après le Brexit.

Ensuite, l’attente d’une relance du plan École, à commencer par la définition participative et consensuelle de nouveaux objectifs.

Consulat

Réunion au consulat autour du consul général, Guillaume Bazard, et de ses chefs de service.

La circonscription de Londres (Angleterre, Galles et Irlande du Nord) comptait 141.500 inscrits au 1erjanvier 2018. Celle d’Edimbourg affichait 6.000 inscrits.

Pour les élections européennes de mai 2019, il a été décidé de conserver le même dispositif que pour les élections de 2017, soit 3 fois plus de bureaux de vote que pour les européennes de 2014.

L’activité du consulat est toujours aussi soutenue : 33.000 mises à jour de dossier sur le registre par an (20 mn/dossier par agent, car ce n’est pas automatisé) ; 10.000 visas par mois ; 200 rdv/jour pour les passeports/CNI avec des pointes à 400 ; 600 actes d’état civil/mois ; 400 enfants boursiers (budget de 1,835 M€).

Il faut aussi absorber l’effet Brexit : 500 certificats de nationalité demandés en 2018, soit 5 fois plus qu’en 2016 !

Par ailleurs, 2.600 personnes viennent une à plusieurs fois par an pour obtenir un certificat d’existence afin de continuer à percevoir leur retraite.

Enfin, on relève 2500 demandes par an sur le standard du service social, en plus des demandes reçues en direct par chacun des trois agents du service… qui se chargent aussi d’une trentaine de rapatriements psychiatriques par an.

En réponse à la baisse des effectifs de 13% demandée par Paris à horizon 2022, le poste diplomatique de Londres devra choisir entre augmenter les délais de réponse aux usagers ou bien diminuer l’étendue de ses missions.

Enseignement

CFBL

Entretien avec Frédéric de la Borderie et Laurent Batut sur la situation du Collège français bilingue de Londres (CFBL), un an après la rupture de sa convention avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).

Le CFBL a aujourd’hui gagné son pari. Déconventionnée depuis la rentrée 2017, l’école n’a pas eu à subir l’augmentation du prélèvement de l’AEFE sur ses revenus (l’Agence a augmenté unilatéralement, le 1/1/18, sa contribution de 50% en faisant passer le taux de 6 à 9%).

Les rémunérations des personnels résidents sont désormais alignés sur la même grille salariale que les autres personnels, ce qui a apaisé les tensions. Seuls deux enseignants résidents sur quinze ont quitté le collège depuis la rupture de la convention.

Le directeur de l’école n’est plus rémunéré par l’AEFE, mais il est resté à la tête de l’établissement, à la demande du comité de gestion. Du reste, le CFBL est devenu maître de tous ses recrutements. L’époque des nominations discrétionnaires de l’AEFE est révolue.

Élément gratifiant : l’inspection du ministère de l’Éducation britannique a élevé la classification du CFBL de « Bon avec réserves » à « Excellent », du fait de l’amélioration de sa gouvernance.

On ne peut que féliciter le comité de gestion du CFBL d’avoir fait un choix qui s’avère judicieux et qui pourrait bien inspirer d’autres écoles conventionnées, parfois en délicatesse avec l’AEFE.

Devoir de mémoire

Conférence au Foreign Office

A l’été 1918, les autorités britanniques anticipaient une fin du conflit en 1920… Mais tout s’accéléra, nous a expliqué Gary Sheffield professeur de l’université de Wolverhampton, lors de sa conférence sur les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale, organisée par Isabelle Gault, secrétaire exécutive de la Franco-British Society.

Nous avons été accueillis par les membres du Parlement Sir Alan Duncan et Dominic Grieve. J’étais accompagné de Guillaume Bazard, consul général et du colonel Armel Dirou, attaché de Défense adjoint Terre.  + d’images

 

Brexit – Habilitation du gouvernement français à prendre des ordonnances – 3 Vidéos

Le 6 novembre, le gouvernement français a présenté un projet de loi “Mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne”, pour lui permettre de réagir par ordonnances à toutes les éventualités liées au Brexit.

Ces mesures concernent divers domaines comme le statut réservé aux ressortissants britanniques (droit de séjour, activité professionnelle…) ou le contrôle des marchandises.

Le gouvernement était représenté par Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes.

Vidéo 1 (2m15)

866 jours après le référendum et à J-143 de l’échéance, personne ne sait ce que Brexit signifie. Le Royaume-Uni est totalement divisé sur le projet de sortie. Il faut se préparer certes, mais se préparer à quoi ?

Cela étant, tout doit être entrepris pour sécuriser et préserver les droits des 3 millions d’Européens du Royaume-Uni et des 2 millions de Britanniques en Europe.  Voir la VIDEO1

Vidéo 2 (1m30)

Tous les gouvernements et les parlementaires que j’ai rencontrés en Europe, depuis le référendum britannique, sont unanimement contre toute restriction de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne, comme le souhaiteraient les Brexiters.

Ce fut l’opportunité de saluer les négociations conduites par Michel Barnier qui sont exemplaires et honorent la devise de l’Union européenne : “Unis dans la diversité”.  Voir la VIDEO2

Vidéo 3 (1m30)

Concernant le référendum de juin 2016, il faut rappeler que des Jamaïcains, des Pakistanais, des néo-Zélandais, des Australiens ont pu voter sur un sujet qui affecte tous les Européens.

Par contre, les trois millions d’Européens qui vivent au Royaume-Uni n’ont pas eu voix au chapitre. Ajoutons que 60% des 2 millions de Britanniques qui vivent dans l’Union européenne n’ont pas pu voter.

Et on dit que les Britanniques ont “démocratiquement” décidé de leur sort ? Voir la VIDEO3

J’ai voté en faveur du projet de loi habilitant le gouvernement à prendre des ordonnances qui a été adopté par le Sénat, après modifications.

Je rends hommage au travail de la commission spéciale chargée d’examiner ce projet de loi, présidée par Jean Bizet et son rapporteur Ladislas Poniatowski.

Lire aussi l’article de Public Sénat du 7 nov 2018 (et l’intervention du rapporteur en vidéo): Brexit : les sénateurs mettent en garde le gouvernement. “Les sénateurs ont adopté mardi le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre par ordonnances des mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ils ont toutefois tenu à préciser le cadre de ces ordonnances et ramené leur délai de ratification de 6 à 3 mois. À J-143 de l’échéance, personne ne sait ce que le Brexit signifie. Comme le sénateur centriste Olivier Cadic…”

Brexit : The Connexion rend compte de la journée de mobilisation au Parlement de Londres

Article paru le 6 novembre dans The Connexion, journal pour les Britanniques expatriés en France.

“Campaigners call for Brexit rights deal, not no-deal”

L’article revient sur mon intervention à Westminster où je me suis prononcé, en conclusion, en faveur d’un nouveau référendum sur le Brexit, où les citoyens européens du Royaume-Uni pourraient, cette fois-ci, avoir le droit de voter.

Cet événement intitulé “The Last Mile Citizens’ Lobby”, réunissant des parlementaires britanniques de tous bords, a été organisé par The3million, British in Europe et Unison,

Les participants ont exhorté le gouvernement britannique à garantir les droits des citoyens européens résidant au Royaume-Uni, en estimant que le sujet doit être découplé des autres sujets en négociation (comme la frontière irlandaise). Il faut éviter le tout ou rien, en cas de no-deal.

Photo (g. à d.) Nicolas Hatton (the3million) ; Fiona Godfrey (Brexpats: Hear Our Voice) ; Olivier Cadic ; Kalba Meadows (RIFT) ; Christopher Chantrey (BCC).

Lire l’ARTICLE

Brexit – mon discours à Westminster

A l’invitation de l’organisation The3million, je suis intervenu dans l’enceinte du Parlement à Londres en faveur d’une sécurisation des droits des 5 millions d’Européens dans l’éventualité d’un Brexit sans accord (lire discours).

Je remercie les associations The3million, British in Europe et Unison de m’avoir offert cette opportunité, lors de leur journée de mobilisation intitulée “The Last Mile Citizens’ Lobby”.

865 jours après le référendum et à J-144 de l’échéance, nul ne sait encore ce que Brexit signifie.

Parmi les participants qui ont pris la parole, de nombreux parlementaires britanniques :

Joanna Cherry MP, SNP ; Dominic Grieve MP, Conservative ; Katia Widlak – Chair of the Board, the3million ; Ed Davey MP, Lib Dem ; Christine McAnea AGS, Unison ; Jane Golding, chair British in Europe ; Paul Blomfield MP, Labour ; Caroline Lucas MP, Green

Lire le DISCOURS

En circonscription en Suisse – Zurich (19-20 octobre 2018)

Mon second déplacement en Suisse a été motivé par l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS) qui s’est déroulée à Zurich. J’avais déjà assisté de l’AG de Lausanne, il y a trois ans (lire). Cette édition fut un plein succès avec la présence de cinq sénateurs représentant les Français de l’étranger et celle de François Barry Delongchamps, président de l’UFE Monde.

(g à d) Les sénateurs Olivier CadicJacky Deromedi ; Ronan Le Gleut ; Joëlle Garriaud-Maylam ; Damien Regnard. Nous étions entourés de deux consuls généraux, Olivier Mauvisseau de Genève, Jean-Jacques Victor de Zurich, ainsi que le Premier conseiller de l’ambassade, Philippe Cerf.

Rappelons que la Suisse représente, en volume, la première communauté française à l’étranger avec 187.000 inscrits au registre (2017). Ses élus consulaires étaient présents, ce fut donc l’occasion pour les parlementaires de recueillir les attentes de Jean-Philippe Keil (AFE), Régine Mazloum-Martin et Isabelle Schmidt-Duvoisin.

Communauté française

AG de l’Union des Français de Suisse (UFS)

Pour la 70ème AG annuelle de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisation faîtière des associations et sociétés françaises de Suisse, nous avons été formidablement été accueillis au Rathaus (hôtel de ville), superbe édifice du XVIIème siècle qui abrite le siège du canton de Zurich depuis 1803.

Mon intervention a porté sur deux points : la cybersécurité et mon soutien au comité de gestion du Lycée français de Zurich qui constituera ma priorité d’action pour la Suisse. En effet, j’avais consacré la journée précédente à rencontrer divers acteurs de notre communauté pour être parfaitement en phase avec ses attentes.

Cette tribune fut l’opportunité de saluer l’engagement des élus consulaires et des président(e)s d’association, mais également de rendre hommage à l’action de Claudine Schmid, ancienne députée des Français de Suisse et Liechtenstein que j’ai côtoyée à l’AFE de 2006 à 2012.

La séance a été remarquablement présidée par Nicole Pleines, assistée par Bertrand Picard dans le rôle du maitre des horloges “suisses” pour les temps de parole. L’an prochain, l’AG se tiendra à Berne le 19 octobre. + d’image

Pour voir le reportage de l’UFS : Assemblée générale de l’UFS –  Zurich, 20 octobre 2018

Activité consulaire / climat des affaires

Notre consul général a réuni plusieurs personnalités pour évoquer les problématiques de la communauté de française de Suisse, notamment les questions d’enseignement, et divers sujets comme la francophonie et les échanges commerciaux.

Je les remercie d’avoir partagé leur expérience (g à d) : Marin Le Corre, consultant ; Arthur Got, directeur commercial de la CCI France Suisse ; Jacky Deromedi, sénatrice ; Jean-Jacques Victor, consul général ; Olivier Cadic ; Michèle Alt, présidente de l’Alliance Française de Zurich ; Jean-Philippe Keil, conseiller consulaire ; Isabelle Schmidt-Duvoisin, conseillère consulaire ; Paul Savall, proviseur du Lycée français de Zurich. Nous avons également échangé avec Stéphane Schneider, président des conseillers du commerce extérieur.

Réception

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse et de la venue de François Barry Delongchamps, président de l’UFE Monde, le consul général de France à Zurich, Jean-Jacques Victor, a convié à diner les élus (sénateurs, conseillers ou délégués consulaires), Olivier Mauvisseau son homologue de Genève et Philippe Cerf, Premier conseiller à l’ambassade. Un moment de partage privilégié en compagnie des responsables de l’UFS. + d’images

Commerce extérieur

Business France

Entretien au siège de Business France avec Cyril Mathern, directeur, en présence de ma collègue Jacky Deromedi.

2ème PIB mondial par habitant, la Suisse est le 9ème client de la France et pèse pratiquement autant que la Chine en chiffres d’exportation !

39.852 entreprises françaises exportent vers la Suisse et 318.000 travailleurs frontaliers viennent prêter main forte à ce pays qui affiche seulement 2,9% de taux de chômage.

La Suisse aussi contribue à dynamiser notre économie : selon l’Insee, 606 filiales helvètes installées dans l’hexagone emploient 140.051 personnes, soit 8% de l’effectif salarié de l’ensemble des entreprises sous contrôle étranger implantées en France. + d’images

Barry Callebaut

Visite de la société Barry Callebaut, dirigée par Antoine de Saint-Afrique, en compagnie de Jean-Philippe Keil, conseiller AFE pour la Suisse.

J’avais rencontré Antoine à Londres tandis qu’il occupait le poste de numéro 2 chez Unilever. Il est désormais en responsabilité chez un géant mondial du cacao (7Mds de CA en francs suisses) qui gère 25% de la production mondiale. Cette entreprise est le fruit de la fusion entre la société française Barry et la société belge Callebaut.

Nous avons évoqué les atouts de l’écosystème suisse pour favoriser les ETI et les entreprises familiales : 0% sur les droits de succession et les plus-values. Une mesure que j’ai préconisée dans mon rapport sénatorial « Pour une France libre d’entreprendre ».  + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée français de Zurich en compagnie de ma collègue Jacky Deromedi et du consul général Jean-Jacques Victor.

Nous avons été accueillis par Sébastien Ricout, président du comité de gestion depuis neuf ans, Paul Savall, proviseur et toute l’équipe de direction au sein de cette école qui scolarise 1023 élèves de la maternelle à la terminale.

Si les classes apparaissent si vastes et lumineuses, c’est que la législation locale impose 2,5m² par élève et une surface vitrée minimale.

Les effectifs ont progressé de 50% lors des 5 dernières années et l’établissement affichera bientôt complet. Le lycée est cependant en mesure doubler ses effectifs à horizon 2030. La première étape serait la création d’un collège de 400 élèves et la seconde, un projet immobilier de l’autre côté du lac.

Pour y parvenir, le comité de gestion doit avoir une vision claire de ce que peuvent apporter les partenaires du lycée, à l’heure où l’AEFE doit faire face à une situation financière contrainte. Une réflexion est en cours pour déterminer si la convention qui lie le comité de gestion avec l’AEFE doit être maintenue.

J’ai indiqué à Sébastien Ricout que son projet constituera ma priorité d’action pour la Suisse et que l’expérience de Londres pourrait enrichir son approche dans le but de trouver les ressources nécessaires.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance française présidée par Michèle Alt-Mestraletti, en compagnie de ma collègue Jacky Deromedi, elle-même présidente de l’Alliance française de Singapour.

Installée dans un appartement de 100 mètres carrés au cœur de Zurich, cette AF accueille 400 apprenants chaque année. Nous avons échangé avec les enseignants, dont Véronique Martin-Weber, sur les profils des apprenants et l’apport des nouvelles technologies pour soutenir l’action pédagogique.

La bibliothèque propose gratuitement à ses 500 membres plus de 13.000 ouvrages. + d’images

Sur-transpositions : rapporteur de la commission spéciale – Vidéo (7m)

Ce 30 octobre, je me suis exprimé en qualité de co-rapporteur de la commission spéciale “sur-transpositions des directives européennes en droit français”, aux côtés de Marta de Cidrac, co-rapporteur, devant Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes.

L’objectif de notre commission est d’améliorer le projet de loi du gouvernement.

Mes trois amendements destinés à renforcer la lutte contre les sur-transpositions ont été adoptés par la commission et ont reçu un avis favorable du gouvernement. Ce texte sera débattu en séance publique le 6 novembre.

Il est indispensable de cesser de sur-réglementer, car des contraintes nationales non prévues par les directives fragilisent nos entreprises vis-à-vis de leurs concurrents européens.  Voir la VIDEO.

Brexit – Entretien sur Public Sénat – 2 vidéos (2m & 4m)

Le 31 octobre, j’ai répondu aux questions de Delphine Girard, dans l’émission Sénat360, au sujet du Brexit.

Vidéo 1 (2m)

J’ai rappelé qu’à J-150 du retrait britannique de l’UE, personne ne sait encore ce que Brexit veut dire.

En cas de no-deal, ma première préoccupation concerne les 5 millions d’Européens (3 millions d’Européens qui vivent au RU et 2 millions de Britanniques qui résident dans l’UE) qui ne savent même pas s’ils pourront demeurer sur place.

Ma seconde préoccupation concerne l’Irlande. Un no-deal impliquerait de recréer une frontière. La paix est fragile : à Belfast il a encore un mur qui sépare les communautés catholiques et protestantes. voir la VIDEO

Vidéo 2 (4m)

Le Royaume-Uni est totalement divisé. La meilleure solution serait de redonner la voix au peuple par un second référendum, car de plus en plus de personnes, comme 66% des Irlandais du Nord, ne veulent plus entendre parler du Brexit.

J’ai salué le travail de notre commission de suivi Brexit au Sénat, présidée par Jean Bizet, qui a entendu sans jugement de valeur toutes les parties, dont les Français du Royaume-Uni.

N’oublions pas que l’Union européenne est la première puissance commerciale du monde et que de nombreux pays rêvent de nous rejoindre, comme les états de Balkans.  voir la VIDEO

 

Brexit : The Connexion souligne ma préoccupation concernant les Britanniques résidant en France

Article paru le 29 octobre dans The Connexion, journal pour les Britanniques expatriés en France.

“We must help Britons calling out to us. A senator representing French people abroad has spoken out for Britons in France at a parliamentary debate”.

L’article revient sur ma question à Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, le 18 octobre dernier au Sénat, sur le statut des 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni, tout comme des 2 millions de Britanniques installés en Europe (voir la vidéo).

A l’heure du Brexit, il ne faut pas oublier les difficultés que les Britanniques rencontreraient sur notre sol s’ils ne peuvent plus bénéficier du principe de réciprocité qui, aujourd’hui, concerne beaucoup d’aspects de leur vie professionnelle et privée. Qu’en sera-t-il demain ?

LIRE l’article

PLF2019 – Cybercriminalité – Ma question au directeur général de la Gendarmerie nationale – Vidéo (1m)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées a auditionné le général Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, le 24 octobre dernier.

J’ai rappelé quelques modes opératoires liés à la cyber-délinquance qui visent à extorquer financièrement les victimes. Puis, j’ai interrogé le général sur le « top 10 » des arnaques les plus fréquentes en France et sur la nécessité de les médiatiser afin de renforcer la sensibilisation de l’opinion sur ces problématiques.

En réponse, ne disposant pas de statistiques de ce type, le général Lizurey m’a incité à visiter les installations du Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N), basée à Pontoise, qui est notamment en charge de surveiller le “darknet”.

>> Ma QUESTION en vidéo (1m)

HEBDOLETTRE n°110 – ÉDITO : De l’art du déconventionnement heureux (enseignement français) – PLF2019 / CYBERDÉFENSE : ma question à la ministre Florence Parly (Vidéos) – PLF2019 / ENSEIGNEMENT FRANÇAIS : ma question au ministre Jean-Yves Le Drian (Vidéo) – BREXIT / Statut de 5 millions de citoyens européens : ma question à la ministre Nathalie Loiseau (Vidéos) – Interview dans GEEA : mes 38 propositions pour aider nos entreprises- En circonscription en UKRAINE – Kiev (11-12 octobre 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°110 – 29 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°110

De l’art du déconventionnement heureux

Le Sénat a entamé ses auditions en vue de préparer la loi de finances 2019. Comme chaque année, un principe dominera les débats en hémicycle : Il faut absolument faire des économies… mais sur le dos des autres, jamais du sien.

Le gouvernement a décidé de réduire la masse salariale de ses agents à l’étranger de 10 % d’ici à 2022, grâce à des gains de productivité, et en “même temps” de “maintenir l’ambition d’universalité” de notre diplomatie.

Seule l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), dont le budget est “sanctuarisé”, échappera à cette cure d’amaigrissement. Entre 2012 et 2017, à budget constant, les dépenses de personnel de l’Agence ont augmenté de 15,5%, tandis que les dépenses du siège augmentaient de 21%. Ne me demandez pas pourquoi. Même les rapporteurs du Sénat en charge d’une mission sur l’enseignement français à l’étranger ont regretté l’absence d’explications détaillées pour le justifier.

Depuis l’adoption du plan d’orientation stratégique 2010-2013 de l’enseignement français à l’étranger, le nombre d’établissements en gestion directe (EGD) par l’AEFE a reculé de 77 à 72, et celui d’écoles conventionnées a également diminué de 166 à 155.

Dans le même temps, le nombre d’établissements “partenaires” (associations de droit privé français ou étranger ayant un accord de partenariat avec l’AEFE, limité aux questions pédagogiques et de formation des enseignants) a progressé de 217 à 269.

En réponse à l’annulation par l’État d’une partie de sa subvention, à hauteur de 33 millions d’euros pour 2017, l’AEFE a augmenté unilatéralement de 50% son prélèvement sur le chiffre d’affaires des établissements conventionnés pour 2018. Certains comités de gestion l’ont purement refusé et envisagent de mettre un terme à leur convention avec l’AEFE.

Faut-il le craindre ? Le Collège français bilingue de Londres (CFBL) a initié, début d’année 2016, un processus le conduisant à ne plus être lié par convention avec l’AEFE. Au milieu des cris d’orfraie, j’avais déclaré que je défendrais les choix du comité de gestion qui devait garantir la pérennité de l’établissement.

Le CFBL a aujourd’hui gagné son pari. Déconventionnée depuis la rentrée 2017, l’école n’a pas eu à subir l’augmentation du prélèvement de l’AEFE sur ses revenus. Les rémunérations des personnels résidents sont désormais alignés sur la même grille salariale que les autres personnels, ce qui a apaisé les tensions. Précisons que seuls deux enseignants résidents sur quinze ont quitté le collège, suite à la rupture de la convention.

Visuel HL110

Le directeur de l’école n’est plus rémunéré par l’AEFE. Il a pu demeurer à la tête de l’établissement, comme le souhaitait le comité de gestion. Du reste, le CFBL est devenu maître de tous ses recrutements. L’époque des nominations discrétionnaires de l’AEFE est révolue.

Tout aussi signifiant, l’inspection du ministère de l’Éducation britannique a élevé la classification du CFBL de “Bon avec réserves” à “Excellent”, du fait de l’amélioration de sa gouvernance.

L’avenir appartient à ces écoles “homologuées”, partenaires de l’AEFE, dont chaque élève coûte moins de 10€/an à l’État.

En 8 ans, notre réseau a progressé de seulement 36 écoles et accueilli 95.000 élèves supplémentaires.

J’ai demandé en audition, le 9 octobre dernier, à Jean-Yves Le Drian combien d’écoles françaises allaient être construites en 2019 et en 2020 (voir vidéo, ci-après). Notre ministre des Affaires étrangères m’a répondu en toute honnêteté qu’il “faudra trouver une forme originale pour passer le cap de 350.000 à 700.000 élèves (…) y compris faire émerger des demandes privées”.

Avons-nous seulement le choix ?

Mais c’est bizarre, personne ne semble remettre en question la capacité de l’AEFE à conduire ce changement.

Bizarre, j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre… Découvrir l’HebdoLettre n°110

Surtranspositions – Audition de la ministre Nathalie Loiseau – Vidéo (4m30)

J’ai questionné Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, en qualité de co-rapporteur, avec ma collègue Marta de Cidrac, de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi portant suppression de sur-transpositions de directives européennes en droit français.

L’objectif de ce projet de loi est de supprimer des mesures législatives qui ne correspondent à aucune priorité nationale identifiée et qui pèsent, de façon injustifiée, sur la compétitivité et l’attractivité de la France en Europe.

A cette occasion, j’ai questionné Nathalie Loiseau sur la méthodologie et le périmètre du projet de loi défini par le gouvernement, puis sur certains articles consacrés aux surtranspositions en matière d’économie et de finances.

>> Ma QUESTION en vidéo (4m30)

>> Voir l’intégralité de l’AUDITION au Sénat

Interview dans GEEA : mes 38 propositions pour aider nos entreprises

Entretien paru dans Génération Entreprise Entrepreneurs Associés n°13, magazine consacré au monde de l’entreprise, intitulé “38 propositions simples, efficaces, économiques pour aider nos entreprises”.

A cette occasion, j’évoque mon rapport “Pour une France libre d’entreprendre” paru en avril 2018.

J’ai avancé 38 propositions pour réduire la complexité administrative et soutenir nos entreprises par toute une batterie de propositions, comme créer un taux d’impôt-société réduit sur les bénéfices réalisés hors frontières.

LIRE l’article (pdf)

En circonscription en Ukraine – Kiev (11-12 octobre 2018)

Mon premier déplacement en Ukraine a été motivé par l’invitation des organisateurs de la conférence Hackit et de la société Powerfarm, à m’exprimer sur le sujet de la cybersécurité à Kiev.

Je remercie notre ambassadrice de France en Ukraine, Isabelle Dumont, et Marin Le Corre, consultant et administrateur délégué de la BERD (à gauche de l’image avec l’équipe Powerfarm) pour leur contribution à la réussite de ce déplacement.

Comme au sein de nombreux pays de l’Est, l’Ukraine s’est engagée sur le chemin de l’adhésion à l’Union européenne en s’astreignant à de lourdes réformes. La Russie fait pression sur son voisin pour limiter ses velléités d’émancipation de son influence.

Souhaitons que la venue prochaine de notre ministre Jean-Baptiste Lemoyne dans le cadre de la commission mixte gouvernementale (qui ne s’est pas réunie depuis 2010) puisse enclencher une nouvelle dynamique de nos relations bilatérales.

Cybersécurité

Conférence Hackit

Je suis intervenu en ouverture de la journée de conférences consacrées à l’action défensive en matière de cybersécurité.

A quelques mois des élections en Ukraine (présidentielles en mars + législatives en novembre), j’ai souligné la nécessité de lutter contre les “fake news” susceptibles de perturber les scrutins. Une semaine auparavant, les Pays-Bas avaient pointé du doigt la Russie, dont les services secrets avaient été pris la main dans le sac à La Haye. + d’images

Politique

Vice-première ministre

Entretien avec Ivanna Klympush-Tsintsadze, vice-Première ministre chargée de l’Intégration européenne et euro-Atlantique.

Son discours franc et sincère m’a conforté dans l’idée que l’Ukraine disposait de personnalités déterminées qui lui permettront de rejoindre à terme l’UE et l’OTAN.

Mais le train de réformes doit encore se poursuivre et les menaces extérieures sont pesantes, comme l’occupation d’une partie du territoire national par la Russie ou bien l’hostilité de la Hongrie qui veut empêcher l’accès de l’Ukraine à l’OTAN.

Très sensible sur le sujet de la guerre informationnelle, Ivanna Klympush-Tsintsadze souhaite se pencher sur les dispositifs français contre les informations malveillantes, dans la perspective des élections.

Vice-Premier ministre

Entretien avec Gennadiy Zubko, vice-Premier ministre, en charge du développement régional, du logement et des collectivités locales.

Celui-ci conduit la réforme de la décentralisation qui doit faciliter l’unité du pays et lui permettre de lutter contre la corruption.

Kiev veut s’inspirer des meilleurs modèles en Europe pour progresser : l’Estonie pour sa gouvernance électronique ; la Suisse pour le fonctionnement des communes ; la France pour l’organisation de sa fonction publique.

Délivrant une activité tous azimuts Gennadiy Zubko m’a présenté son tableau de bord de progression dans le cadre des directives imposées par l’UE. Le vice-premier ministre s’attèle actuellement à l’indépendance énergétique de l’Ukraine.

Ministre des Infrastructures

Lors de la conférence Hackit, j’ai eu le plaisir de rencontrer Volodymyr Omelyan, ministre ukrainien des Infrastructures.

Nous avons échangé sur la prise de conscience croissante des états européens face aux dangers de la guerre hybride qui compromet l’avenir de nos démocraties. A l’heure où les autorités européennes ont aussi décidé de durcir le ton, j’ai exposé à Volodymyr Omelyan les mesures prises par la France, dans le cadre de sa récente loi de programmation militaire.

Ministre de l’Éducation et des Sciences

Rencontre avec Lilia Grynevytch, ministre de l’Éducation et des Sciences, en compagnie d’Isabelle Dumont, ambassadrice de France.

La ministre poursuit l’objectif que tous les Ukrainiens parlent ukrainien. Face à des populations qui ne parlent parfois que russe ou hongrois, il lui faut de l’abnégation pour imposer sa réforme.

Cela étant, Lilia Grynevytch est soucieuse de développer le plurilinguisme auprès des élèves. C’est ainsi qu’elle a lancé “l’année de la langue française 2018-2019”. A ce titre, l’Ukraine et ses partenaires francophones organiseront des centaines d’événements dans tout le pays (culture, éducation, sport, et économie).

Notons qu’il existe 49 écoles publiques spécialisées en français en Ukraine, c’est-à-dire qu’elles enseignent de nombreuses matières dans notre langue. + d’images

Parlement

Entretien à la Rada avec (g à d) Anna Gopko, présidente de la commission des Affaires étrangères ; Maria Ionova, vice-présidente de la commission à l’Intégration européenne.

Lauréate du Democracy Award, attribuée par la National Democratic Institute (USA), Anna Gopko a joué un rôle important dans la révolution de Maiden.

Je remercie, Isabelle Dumont, notre ambassadrice pour avoir participé à nos échanges.

Ces deux parlementaires dénoncent avec véhémence l’occupation russe en Crimée et dans le Donbass, région où le conflit continue à faire des victimes et des prise d’otages : Crimée (60 personnes) ; Russie (20) ; Donbass (100). Elles souhaitent que l’ONU protège les 400 kilomètres de frontière avec la Russie et que leur pays rejoigne l’OTAN.

Victor Orban y fait obstacle. Pis, on a surpris le consul de Hongrie distribuer discrètement des passeports hongrois aux communautés magyarophones de l’ouest du pays, alors que la double nationalité est interdite en Ukraine. Ce document leur permet de circuler librement dans l’UE et de voter aux élections hongroises ! + d’images

Échanges commerciaux

BERD

Entretien avec (g à d) Marin Le Corre, administrateur délégué de la BERD et Francis Malige, DG de la BERD pour l’Europe de l’Est et le Caucase.

Depuis fin 2017, on assiste à un retour marqué des investisseurs qui démontrent un intérêt retrouvé pour l’Ukraine.

La France n’est que le 5ème partenaire économique de l’Ukraine, mais la présence de BNP-Paribas et du Crédit agricole est un facteur positif pour susciter l’implantation d’entreprises françaises.

Le point faible du pays demeure l’état de droit. En attestent les démêlés judiciaires de certaines entreprises qui peinent à convaincre de leur bon droit des juges locaux… au train de vie ostentatoire.

Chambre de commerce

Afin d’appréhender l’environnement des affaires, j’ai rencontré Gennadiy Chyzhykov, président de la CCI France-Ukraine et consul honoraire de Donetsk au Donbass.

Cette chambre bilatérale compte 125 entreprises, dont un tiers relève de l’agriculture ou de l’agro-alimentaire. En ce moment, la CCI recense 70 demandes d’information pour des projets qu’elle juge aboutis.

Gennadiy était accompagné de Tetiana Chevrolet, son épouse et dirigeante de Global distribution qui représente avec succès la marque L’Occitane.

Selon le témoignage de nos entrepreneurs réunis lors d’un déjeuner, l’Ukraine est un pays qui mérite d’être soutenu et qui offre de belles perspectives. Je salue Marie Bruant (directrice de la CCI), Philippe Dumel (BNP), Romain Desthieux (Mas seeds), Guilhem Granier (Sanofi), Augustin Roncin (Engie), François Mariotte (Renault), Bertrand Barrier (Jeantet) et enfin Vincent Pringault, chef du service économique de l’ambassade.

Communauté française

GPA

La communauté française installée en Ukraine compte 800 personnes, dont les 2/3 sont présents depuis plus de 5 ans.

Avec Aurélie Monet, consule, nous avons plus particulièrement évoqué la gestation pour autrui, puisque le consulat de Kiev a enregistré 60 enfants nés d’une GPA en 2017 et nous en sommes à 40 mi-octobre 2018. En effet, depuis l’automne 2017, le consulat est autorisé à enregistrer ces enfants en mentionnant seulement le père sur l’acte de naissance (on note bien le nom de la “mère d’intention” mais celle-ci n’est pas reconnue par la France).

Avec les Etats-Unis et la Grèce, l’Ukraine est l’une des destinations favorites pour les Français désireux d’avoir un enfant par GPA et financièrement aisés. Mais notre consule anticipe une démocratisation de cette pratique. + d’images

Éducation

Lycée Anne de Kiev

Visite de la partie primaire et maternelle de l’école qui compte 440 élèves et affiche complet. Conventionné avec l’AEFE, l’établissement est distribué sur 4 sites différents.

La directrice Daisy Oddon, Florian Cossa, directeur du primaire et Fabrice Peutot, attaché de coopération pour le français, m’ont confié que cela fait douze ans que le lycée Anne de Kiev cherche un nouveau site, afin de pouvoir se développer. + d’images

Médias

Interview sur Direct TV

La chaîne Direct TV était désireuse de recueillir mon point de vue sur les menaces informationnelles que faisait peser la Russie sur l’Ukraine avec l’intention de perturber le bon déroulement des élections de 2019.

J’ai ensuite échangé avec Walid Arfush, chef du développement d’Euronews pour le territoire comprenant les anciennes républiques de l’Union soviétique. + d’images

PLF2019 – Cyberdéfense : ma question à la ministre Florence Parly – Vidéo (1m30)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné, le 17 octobre dernier, Florence Parly, ministre des Armées.

La Loi de programmation militaire a prévu un effort important en matière de création de postes dans les domaines clés du renseignement, de la cyberdéfense et du numérique. J’ai demandé à Florence Parly de nous préciser combien d’emplois seront créés en 2019 pour cette mission et dans quelles entités du ministère.

Dans sa réponse, Florence Parly a détaillé les créations de postes au sein du service du renseignement du ministère et de la fonction renseignement dans les armées.

>> Ma QUESTION en vidéo (1m30)

>> La RÉPONSE en vidéo (1m) de Florence Parly

PLF2019 – Enseignement français : ma question au ministre Jean-Yves Le Drian – Vidéo (1m)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné, le 9 octobre dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Dans la perspective, annoncée par le Président de la République, du doublement de la capacité d’   accueil de notre réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2025, j’ai demandé à notre ministre combien d’écoles françaises allaient être construites en 2019 et en 2020.

Dans sa réponse, Jean-Yves Le Drian a précisé d’emblée qu’il “faudra trouver une forme originale pour passer le cap de 350.000 à 700.000 élèves (…) y compris faire émerger des demandes privées”.

>> Ma QUESTION en vidéo (1m)

>> La RÉPONSE en vidéo (1m30) de Jean-Yves Le Drian

LIRE  la question et la réponse

Brexit / statut de 5 millions de citoyens européens : Ma question à la ministre Nathalie Loiseau + sa réponse (Vidéo 4m)

Lors du débat préalable à la réunion du Conseil européen du 18 octobre, j’ai interrogé Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, sur le statut des 5 millions de citoyens européens, soit 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni et de 2 millions de Britanniques installés en Europe.

J’ai centré ma question sur le chapitre 2 du pré-accord de retrait de l’Union européenne, négocié et signé en mars dernier, qui vise à préserver les droits de ces 5 millions de citoyens européens.

Ce fut l’occasion de rendre hommage au travail formidable des associations de citoyens qui les représentent, notamment the3million, In Limbo Project ou British in Europe.

J’ai également salué l’empathie de notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet à Londres qui sait les entendre.

Voir la VIDEO (4m)

HEBDOLETTRE n°109 – ÉDITO : La menace (cybersécurité) – Semaine AFE : Soirée débat ‘cybersécurité, tous concernés’ / Audition Brexit / Commémoration de la Grande Guerre – GS Mag : Entretien sur la cybersécurité – PLF2019 : Ma question au secrétaire général du MEAE + sa réponse – Forum monde des CCE : 120ème anniversaire – Adoption d’un accord international contre le TRAFIC D’ARMES – L’écho des CIRCOS de Sept 2018 – En circonscription en MOLDAVIE : Chisinau (24-25 septembre 2018) / ROUMANIE : Bucarest (25-26 septembre 2018) / HONGRIE : Budapest (27-28 septembre 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°109 – 16 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°109

La menace

Lors de la semaine de l’AFE, j’ai eu le plaisir de réunir de nombreux élus autour de ce thème : la cybersécurité, tous concernés. Effectivement, le simple fait de posséder un smartphone non protégé (sans VPN, par exemple) est aussi prudent que de laisser portes et fenêtres ouvertes en quittant votre domicile. Rien de plus terrifiant pour un administrateur réseau qu’une simple clé USB qui peut être piégée. L’inventivité des hackers est sans limite. C’est en résumé le message déroutant et alarmant que nos deux brillants intervenants, venus du ministère de l’Intérieur et de l’Anssi, nous ont délivré ce soir-là.

Si on en veut au portefeuille des particuliers, au fichier-clients et aux brevets des organisations, on monte encore d’un cran lorsqu’il s’agit des états puisque les enjeux deviennent géostratégiques. Les pires prédateurs sur internet sont logiquement les états.

Dans le dernier numéro de Global Security Mag (lire), j’ai souhaité que les pays de l’UE nomment, s’ils le peuvent, les pirates dont ils sont la cible. Jusqu’à présent, l’information se partageait entre initiés et les éventuelles remontrances diplomatiques ne sortaient pas des salons feutrés des ambassades.

Le 4 octobre dernier, , on a appris que des espions des services secrets russes (GRU) s’étaient installés sur un parking dans un véhicule truffé d’électronique pour pénétrer le réseau de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Lorsque les services secrets hollandais et britanniques ont déjoué la cyberattaque russe, les autorités des Pays-Bas ont fait le choix de nommer publiquement leur agresseur. Ce n’est pas une pratique usuelle de la part de nos démocraties européennes. Ce changement de ton préfigure-t-il un changement de comportement vis à vis des états malveillants dûment identifiés ?

Visuel HL101

Je me suis réjoui de ce tournant, peut-être historique, lors de mon intervention à la conférence Hackit à Kiev la semaine dernière. Lorsqu’on dit que les régimes autoritaires, à l’instar de la Russie, font la guerre aux démocraties, ce n’est pas parce qu’ils espionnent, mais parce qu’ils visent à saper les fondements de nos sociétés et nous faire douter de nos valeurs en surutilisant les moyens existants de la lutte informationnelle.

Par le dénigrement et la désinformation, ils font pousser les partis nationalistes comme des champignons dans toute l’Union, incarnés par des leaders qui ne s’embarrassent pas de l’État de droit, comme on l’observe quand ils prennent le pouvoir.

Dans les prochains jours je rendrai visite à l’Anssi, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et au commandement Cyber. Au Sénat, nous recevrons le directeur du centre d’excellence pour la communication stratégique Stratcom de l’Otan.

A la veille d’échéances électorales cruciales pour l’UE, il nous revient de tout mettre en œuvre pour protéger la démocratie et sensibiliser l’électeur sur une menace qui se fait de plus en plus pesante. Découvrir l’HebdoLettre n°109


 

Adoption d’un accord international contre le trafic d’armes

Les trafics illicites d’armes à feu alimentent la violence armée, le crime organisé et le terrorisme. C’est donc un facteur reconnu de déstabilisation des États.

Après avoir auditionné des représentants de divers ministères (intérieur, armées, justice et affaires étrangères), j’ai recommandé, dans le cadre d’un projet de loi soumis au Sénat, l’adhésion de la France au protocole dit « armes à feu », additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale.

La commission des Affaires étrangères et de la Défense, présidée par Christian Cambon, qui m’a confié la présentation d’un rapport sur le sujet a adopté ma proposition à l’unanimité, le 3 octobre dernier.

L’Assemblée nationale ayant déjà voté en ce sens, la France va rejoindre les 115 États déjà signataires du protocole, né en 2001, qui a pour objet de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre. On estime qu’entre 600 et 800 millions de ces armes sont actuellement en circulation dans le monde ! En France, le trafic est principalement alimenté par des stocks en provenance d’Europe centrale et orientale.

Lire mon intervention devant la commission
Lire mon rapport

En circonscription en Hongrie – Budapest (27-28 septembre 2018)

Mon retour en Hongrie, presque deux ans après mon premier passage (lire le CR), a été principalement motivé par les EuroSkills 2018 qui se sont déroulés à Budapest.

(à l’image) Pascale Andréani, ambassadeur de France en Hongrie, a reçu les officiels français qui accompagnaient nos champions, dont Michel Guisembert, président de WorldSkills France.

J’ai évidemment profité de ce déplacement pour rencontrer nos conseillers consulaires, nos entrepreneurs et quelques acteurs politiques hongrois.

Evénement

EuroSkills 2018

(à l’image) Aux EuroSkills de Budapest. Visite conduite par Michel Guisembert, président de WorldSkills France, en compagnie de Catherine Fabre, députée de la Gironde et Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et la Formation professionnelle.

Cette compétition a rassemblé les meilleurs jeunes européens (-23 ans) autour de 37 métiers artisanaux, industriels et numériques.

Parmi eux, 27 compétiteurs français étaient engagés dans 25 métiers. Ils ont fait parler la poudre ! L’Équipe de France a décroché 22 médailles, dont 3 en or ! Soit 4 médailles de plus qu’à Göteborg en 2016 (voir le détail du palmarès). La France figure en 3ème position des meilleures nations, derrière la Russie et l’Autriche.

Lors de la réception à la Résidence, notre ambassadrice a saisi l’opportunité pour rappeler que le Président Emmanuel Macron soutenait la candidature de la France aux WorldSkills 2023. Cet été, j’ai accepté l’offre de Michel Guisembert de devenir l’ambassadeur de cette candidature à l’international et de l’aider ainsi à mobiliser toutes les énergies. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Entretien au consulat avec Fleur Mesnier, consul adjointe, en présence de Benjamin Mege et Franck Lefebvre, conseillers consulaires. Le nombre d’inscrits au consulat, en légère augmentation, s’établit à 2616 personnes.

Lors de cette réunion, nous avons évoqué plus particulièrement la question scolaire et particulièrement les frais de scolarité. En effet, les parents subissent une pression à la hausse et s’interrogent sur leur capacité à financer les études de leurs enfants. Certaines familles ont même jeté l’éponge par manque de moyens corrélé à des attributions de bourses insuffisantes.

Le lycée fait cependant le plein. Une centaine d’élèves est même refusée chaque année par manque de place. Un projet existe pour porter la capacité de l’établissement de 700 à 770 élèves.

Politique

Momentum

Rencontre avec les représentants du nouveau parti hongrois Momentum qui a rejoint le mouvement européen ALDE.

En novembre prochain, au congrès ALDE de Madrid, je retrouverai avec plaisir Anna-Julia Donath, Miklos Hajnal et Daniel Berg. Nul doute qu’ils contribueront à enrichir le projet européen que nous porterons ensemble en 2019.

Fondé en 2017, ce parti centriste défend les valeurs européennes et démocratiques largement malmenées par Viktor Orban. Momentum incarne cette nouvelle génération de Hongrois ayant vécu à l’étranger et qui sont rentrés au pays pour s’opposer aux dérives d’un pouvoir confisqué au profit d’un homme et de ses obligés. Par exemple, si un député du Fidesz (parti de Viktor Orban) ne vote pas en faveur d’un texte présenté par son parti, il doit s’acquitter d’une amende de 3000 euros…

Commerce Extérieur

Chambre de commerce

Près de deux ans après mon précédent passage à Budapest, j’ai voulu faire le point sur l’évolution de notre activité économique dans ce pays.

Je remercie Philippe Bravard, conseiller économique à l’ambassade, de m’avoir organisé deux rendez-vous de nature économique.

J’ai ainsi échangé avec Agnès Ducrot, directrice de la CCI France Hongrie et Ingrid Lamblin, vice-présidente de cette chambre qui compte 230 membres.

CCE

J’ai également eu le plaisir rencontrer Peter Bosznay, président du comité Hongrie des conseillers du commerce extérieur.

L’intérêt des entreprises françaises pour la Hongrie s’étiole. Pourtant, les indicateurs économiques (croissance, chômage) sont au vert. Le point noir est le manque criant de main d’œuvre disponible, d’autant que l’expatriation demeure persistante. Le gouvernement impose une augmentation des salaires pour tenter d’endiguer le flot des départs et ainsi augmenter le pouvoir d’achat.

Ceci dit, la productivité n’est pas au rendez-vous et les coûts d’exploitation explosent. Certains commencent à se retirer du marché.

L’échos des circos / Sept. 2018

Balkans – Brésil – États-Unis – Népal – Vietnam 

BRÉSIL

Conseiller consulaire São Paulo (18 sept. 2018)

François Cessieux, conseiller consulaire de São Paulo, m’a rendu visite, accompagné de sa femme, pour évoquer les attentes de nos compatriotes au Brésil. Également trésorier de l’Alliance française de São Paulo, François déploie son énergie pour lutter contre le recul de la pratique du français chez les binationaux, estimant que c’est le fondement de notre rayonnement en Amérique latine.

ÉTATS-UNIS

Cybersécurité (18 sept. 2018)

Après une première rencontre en juillet, j’ai revu Robert Pittenger au Sénat. Ce membre du Congrès représentant de la Caroline du Nord préside un groupe de travail consacré au terrorisme et à la guerre non conventionnelle. Il m’a invité à intervenir au Parliamentary Intelligence-Security Forum à Washington, en décembre.

NÉPAL

Fête nationale (18 sept. 2018)

Invité à célébrer la fête nationale du Népal, j’ai eu le plaisir de revoir de nombreuses personnalités, en premier lieu Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France et Martine Bassereau, ancienne ambassadrice de France au Népal. A l’image avec Ram Chandra Paudel, parlementaire népalais et nos députées Graziella Melchior et Véronique Riotton.

BALKANS

Conseiller diplomatique du Président (18 sept. 2018)

Au Palais de l’Élysée, j’ai rencontré Philippe Étienne, conseiller diplomatique du Président de la République. Cette rencontre avait pour but de partager mes observations suite à mon déplacement dans les Balkans et mes rencontres avec les plus hautes autorités politiques en Albanie, Macédoine, Serbie, Bosnie-Herzégovine et Croatie.

VIETNAM

Entrepreneuriat (20 sept. 2018)

Guy Lacombe est un entrepreneur français installé de très longue date au Vietnam. Nous avons évoqué les nouvelles installations du lycée français de Hanoi et le développement de la Chambre de commerce de Ho Chi Minh Ville. Le pays connaît une remarquable croissance de 7% par an, Guy regrette toutefois la spéculation immobilière.