Conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'Etranger
pour le Royaume-Uni
                 

Bon anniversaire, président !

Gérard Pélisson, président de l’UFE, Union des Français de l’étranger

Aujourd’hui, Gérard Pelisson, président de l’UFE (Union des Français de l’étranger) depuis 1997, fête ses 80 ans.

Je lui souhaite un joyeux anniversaire et je lui adresse mon salut le plus cordial et admiratif.

Je vous invite à découvrir son parcours et sa personnalité grâce à une excellente vidéo, accessible sur le site de news21.tv.

Jeune homme, Gérard Pélisson avait déjà le sens du défi puisqu’il traverse l’Atlantique pour faire des études aux Etats-Unis grâce à 2000 dollars gagnés au poker !

Il formera ensuite une équipe de choc avec son complice Paul Dubrule qui perdure encore. Partis de rien, ils finiront par conquérir le monde dans le secteur de l’hôtellerie. Tout commence avec la création de la chaine Novotel en 1963, puis du rachat de Sofitel en 1983 qui fera naitre la bannière commune Accor.

C’est le goût de l’indépendance qui a conduit Gérard Pélisson sur le chemin de l’entrepreunariat, sans l’obsession de devenir riche, mais avec l’obsession du détail. Il s’imagine toujours le pire pour ne pas faire la moindre impasse. Stressé ? Pas le moins du monde. Gérard Pélisson s’étonne même de son calme olympien et de son sommeil profond au moment des grandes difficultés. Par contre, il se montre facilement irritable si on néglige « les petites choses », avoue-t-il,  ce qui lui donne une impression d’amateurisme. Le péché absolu.

Sur la vidéo, ses amis et collaborateurs témoignent à coups d’anecdotes savoureuses à quel point il est homme de conviction, préoccupé des autres et passionné par la vie. Vous retrouverez en particulier Hélène Charveriat, déléguée générale de l’UFE.

L’UFE est présente dans 100 pays avec 170 représentations.  Elle est représentée dans la plupart des institutions et organismes concernant les Français de l’étranger, en France comme à l’étranger. L’UFE, association fondée en 1927 et reconnue d’utilité publique en 1936, a pour but de créer et de maintenir un contact étroit entre les Français de l’étranger et la France et de défendre les intérêts moraux et matériels des Français résidant ou ayant résidé hors de France, sans exclusive liée à l’appartenance ou aux convictions. Site de l’UFE

15ème session AFE (3) : Le service civique de Martin Hirsch s’internationalise

« Il y a une forte appétence des Jeunes à faire des missions à l’international, c’est même leur premier choix », s’éclaire Martin Hirsh, président de l’Agence du service civique, devant les élus AFE réunis en session de travail la semaine dernière à Paris.

Il se félicite d’avoir offert cette année 500 missions hors de France, sur les 5 continents et pour toutes les aspirations : environnement, culture, santé, sport ou encore solidarité, comme l’envoi de ces 30 jeunes à Haïti au service des enfants. Ces affectations « correspondent à un engagement de la France vis à vis de ses partenaires », justifie-t-il.

Olivier Cadic et Martin Hirsch, président de l'Agence du service civique - AFE 30sept2011

Ce fut pour moi un grand plaisir de revoir Martin Hirsch que j’avais rencontré à Londres, lorsqu’il était venu apprécier les conditions d’accueil des jeunes Français au centre Péguy (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010). Précédemment Haut-commissaire à la Jeunesse, il était depuis six mois le président de la nouvelle Agence de service civique, ouverte en mai 2010.

Et quel succès pour ce service civique (à ne pas confondre avec son ancêtre le service civil volontaire né 2006 et demeuré anecdotique) ! L’Agence enregistre 75.000 candidatures, soit 10% d’une classe d’âge annuelle, se félicite M. Hirsh. Ouvert aux 16-25 ans, ce dispositif accomplit parfaitement son rôle de cohésion nationale et de mixité sociale : les filles représentent 57% des volontaires, 20% des demandeurs habitent des quartiers sensibles, 25% n’ont pas le bac quand d’autres sortent d’HEC.

Pourquoi un tel engouement ? « Nous ne sommes pas contraints, on a choisi », expliquent les missionnaires à Martin Hirsch. Tous partent de chez eux pour six mois à un an maximum. Au retour, « une grand fierté, notamment chez les jeunes défavorisés », rapporte-t-il de ses discussions, par exemple auprès des Jeunes du quartier de Villeuneuve à Grenoble qui s’était embrasé il y a deux ans.

Malheureusement, la jeune Agence ne peut absorber un tel impact. L’Agence proposera 25.000 missions seulement en 2012, mais « l’objectif fixé par le président de la République est d’atteindre 75.000 en 2014″ !

Au regard de ces chiffres, le nombre de 500 missions à l’étranger fait pâle figure. « Mais en partant de zéro », tempère Martin Hirsch qui justement lance un appel aux élus des Français de l’étranger pour l’aider à trouver des postes. Premier critère, une fonction valorisante. Face à cet immense « appétit de se rendre utile », le président précise que « le service civique ne fonctionne que si la mission est de qualité », citant l’aide aux enfants des rue de Lima. Il est révolu le temps où l’on se servait des Jeunes pour balayer la cour de la caserne, s’amuse-t-il.

Ensuite, les élus seraient bien inspirés de trouver des organismes d’accueil susceptibles de loger et/ou de payer le voyage du Jeune, ce que ne peut pas assumer l’Agence. En effet, elle verse une indemnité de 450€ mensuels auxquels s’ajoutent 100€ attribués par l’organisme d’accueil (100€ supplémentaires sont possibles en fonction de critère sociaux). Le volontaire est en outre couvert par la protection sociale.

N’omettons pas de préciser qu’un jeune Français vivant à l’étranger peut faire une mission de service civique dans son pays d’habitation ou bien en France.

Au plan international,  le service civique cohabite avec d’autres initiatives ressemblantes (Volontaire international en entreprise, volontaire en ambassade, volontaire solidarité internationale…) qui permettent d’obtenir une « équivalence service civique« . L’intérêt peut se présenter dans l’enseignement supérieur français depuis qu’un décret oblige les établissements à tenir compte (chacun selon ses modalités) d’un tel parcours solidaire. L’AEFE est un partenaire actif de ce dispositif. Une convention a été récemment signée à Londres (lire : « Une jeune volontaire du Service Civique intègre le lycée CDG » du 08 novembre 2010).

Bonne et longue route à Martin Hirsch ! Est-ce parce qu’il fréquente tant de Jeunes que je le trouve toujours plein d’entrain, de projets et de fraicheur de ton ?

15ème session AFE (2) : Edouard Courtial en quête de légitimité

Il était attendu… comme au coin d’un bois. Lorsque Edouard Courtial est monté à la tribune, ce 30 septembre, devant les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), le silence s’est fait pesant. Face à lui, des rangées de visages fermés et de regards soupçonneux.

Le contentieux est né à l’instant même où les élus AFE ont appris la nomination du jeune député de 38 ans aux fonctions de secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, en remplacement de David Douillet, parti au ministère des Sports.

Edouard Courtial, secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger, devant l'AFE (09-2011)

De quoi s’agit-il ? Le 11 mai dernier, Edouard Courtial a cosigné avec une trentaine de parlementaires UMP une proposition de loi «visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France». Le texte débute avec cette interrogation glaçante : « Peut-on se revendiquer français en ne s’acquittant d’impôts que dans des pays étrangers? » (lire : proposition de loi n°3411).

Edouard Courtial s’est empressé de clamer que les « honnêtes gens » n’étaient évidemment pas concernés. Il n’a cependant pas dit comment séparer le bon grain de l’ivraie parmi tous ceux qui ne payent pas leur impôt en France…

D’emblée, Edouard Courtial a voulu désamorcer la polémique, dissiper cette impression de suspicion à l’égard des expatriés, en faisant amende honorable. « Le secrétaire d’Etat que je suis regrette que le député que j’étais ait signé une telle proposition de loi. »

Il a d’ailleurs fait retirer son nom de la liste des cosignataires de la loi, ce qui n’a pas manqué de faire réagir (lire : « Scoop : falsification de document à l’Assemblée Nationale » de Jean-Patrick Grumberg, publié sur drzz.f).

Il s’est donc présenté à nous comme un homme nouveau après avoir endossé le costume gouvernemental. Pour preuve, le nouveau secrétaire d’Etat a voulu partager « une idée qui lui tenait à coeur » avec les élus de l’AFE. « Je voudrais assurer une veille juridique chaque fois qu’un dispositif pourrait se retourner contre les Français de l’étranger. » L’objectif du dispositif est « d’éviter tout dérapage dommageable. » On ne saurait mieux dire.

En effet, Edouard Courtial veut désormais travailler « aussi en amont que possible » dans le but de « faire prévaloir le caractère particulier des Français de l’étranger ». Il a justement cité en exemple le vote électronique qui sera déployé pour l’élection de nos futurs députés. La définition d’un texte doit désormais tenir compte des conditions de vie à l’étranger, et plus question donc « d’obtenir par condescendance ou en réparation d’un oubli, un aménagement particulier de texte ». Le secrétaire d’Etat a poussé le raisonnement jusqu’à évoquer une « véritable politique » concernant les expatriés. S’adressant aux sénateurs, il les a averti que cela impliquerait « parfois d’ouvrir une brèche dans le principe de territorialité ».

Quand on sait que l’impôt sur le revenu est assis sur le principe de territorialité, vous comprendrez que cette saillie m’a laissé pantois.

Ne l’oublions pas, notre tâche, à nous élus, est de l’aider à réussir dans sa fonction. Une fonction née en juin dernier seulement et qu’il faut absolument perpétuer dans l’intérêt des expatriés.

Je souhaite donc la bienvenue à Edouard Courtial. Il me semble que chacun apprécie sa jeunesse et sa candeur qui lui confèrent un charme si rare en politique.

Le discours de Edouard Courtial du 30-09-2011

15ème session AFE (1) : Un homme d’Etat s’adresse aux Français de l’étranger

Qu’il est bon d’entendre parfois des propos baignés d’intelligence et de vision sur le thème de l’expatriation, creuset de toutes les démagogies, vivier de toutes les stigmatisations, en un mot défouloir commode pour politicien en quête d’éclat patriotique. Oublie-t-on que l’on parle de plus de deux millions de personnes ?

« Dans tous les domaines, économique, commercial, culturel, linguistique, l’expatriation est un facteur irremplaçable de la réussite de la France. » Ce sont les mots d’Alain Juppé pour ouvrir la 15ème session plénière des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), réunis à Paris la semaine dernière. Pour le ministre des affaires étrangères, la modernisation de notre pays implique de « connaître de nouvelles cultures, découvrir d’autres systèmes, comparer les expériences, échanger les bonnes pratiques ». Pour ce faire, quel meilleur chemin que celui l’expatriation ? Il a martelé que nous avons tout à gagner de la présence de communautés françaises dans le monde. « Regardons le monde tel qu’il est et non tel que nous le rêvons ou nous le craignons : nous y avons toute notre place », plaide-t-il avec lyrisme.

Le message d'Alain Juppé aux élus de l'AFE: «Dans ce monde en mouvement incessant, imprévisible, plein de risques mais aussi d’espérance, avec l’ensemble de nos compatriotes établis à l’étranger, vous avez un rôle essentiel à jouer.»

Alain Juppé est venu affirmer clairement que « l’État est aux côtés des Français de l’étranger » en nous assurant de son intention de poursuivre la modernisation de notre réseau consulaire, « le deuxième du monde en termes de couverture géographique et le premier quant à la variété des services offerts. » Si la qualité du service rendu est toujours perfectible, le ministre s’est amusé à expliquer qu’il était aujourd’hui plus simple de récupérer son passeport biométrique à l’étranger qu’en France.

Certes, les Français hors de France ont beaucoup pour être heureux, mais ils ont aussi de sérieuses préoccupations. Trois thèmes émergent, comme autant de priorités pour le ministre : éducation, sécurité et protection sociale.

Concernant l’éducation, chacun sait que les bonnes paroles se marient bien avec des moyens financiers. A l’heure de la contrainte budgétaire, Alain Juppé a commencé par poser que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, disposait d’un budget de 420M€.

On se souvient qu’il a présenté en conseil des ministres un plan de développement de l’enseignement français à l’étranger, le 15 juin dernier, sur le modèle de notre plan Ecole au Royaume-Uni (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011). Par ailleurs, j’attends aussi beaucoup du label FrancEducation, qui sera délivré à partir de l’année scolaire 2011-2012 à une centaine d’établissements d’excellence étrangers. Une fois labellisées, ces écoles pourront proposer un enseignement bilingue aux enfants français trop éloignés du réseau AEFE ou bien n’y trouvant pas de place. Le tout sans grever les comptes publics.

Justement, le ministre d’Etat a rappelé que le seul budget des bourses scolaires et de la prise en charge représentait 120M€ pour 31.000 bénéficiaires… Il rappelle que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy l’aide à la scolarité a plus que doublé, passant de 50€ à 120M€.

Au chapitre de la sécurité, il confie que l’année a été rude pour les hommes du Centre de crise du Quai d’Orsay, entre tsunami au Japon, épidémie en Haïti, troubles en Côte d’Ivoire ou encore révolutions arabes. « L’investissement personnel, le discernement et le sang-froid de ses agents ont sauvé de nombreuses vies humaines », accentue-t-il.

On peut rappeler que ce Centre de crise alimente le site « Conseils aux voyageurs » qui jouit d’une forte notoriété comme l’attestent ses 500.000 visiteurs mensuels. Un nouveau service complète désormais cette plate-forme, il s’agit d’Ariane qui adresse gratuitement des messages d’alerte aux voyageurs en cas de menace… dès lors qu’ils s’enregistrent avant leur départ. La Sncf et les compagnies aériennes vont être sollicités pour mieux faire connaitre Ariane aux 13 millions de Français qui voyagent chaque année.

Enfin, en matière sociale, Alain Juppé a souligné que les crédits affectés à la protection sociale ont été maintenu en 2012. Une vraie gageure par les temps qui courent.

A l’heure où 11 députés viendront renforcer au printemps 2012 la représentation des expatriés au Parlement, quel sera le devenir des élus de l’AFE suite à cette « vraie avancée démocratique » ? Alain Juppé a posé cette question dans le but de nous demander d’être « force de proposition pour nourrir l’action politique française des expériences étrangères. » Pour le ministre « réformer intelligemment » rime avec la connaissance « les raisons des succès et des échecs d’autres États face à des problèmes qui souvent nous sont communs ».

On ne peut que le remercier de nous accorder un crédit moral et intellectuel d’une telle envergure.

Discours d’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, du 27-09-2011

Photo Flickr de francediplomatie

Côte d’Ivoire : dans les sous-sols de l’enfer

Michel Tizon

En se réunissant quatre fois par an à Paris, les conseillers élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) tissent des liens entre-eux. Depuis près de cinq ans, je siège aux côtés de Michel Tizon à la commission Finances et nous appartenons au même groupe. Michel dirige une PME et il est président de la Chambre de commerce française en Côte d’Ivoire.

Je viens de parler à Michel. Il est désormais enfermé depuis neuf jours. Personne ne peut plus mettre le nez dehors. Il m’a confié : « L’enfer a un sous-sol et nous sommes dedans. Je te transmets ce courrier pour qu’à travers le monde on prenne conscience du dérèglement de nos gouvernants. Il y a complicité d’ensemble. »

Je vous invite à lire son témoignage (lire : « 25 ans de rêves, 10 ans de descente aux enfers. Les réflexions d’un expatrié en Côte d’Ivoire depuis 35 ans, entrepreneur et propriétaire de son entreprise. ») Il raconte le pillage de son entreprise familiale le 1er avril dernier, « pour les meilleures raisons du monde : celles du pouvoir, de la cupidité, de la bêtise et bien sûr, de la méchanceté humaine. »

Michel Tizon avait largement alerté nos politiques sur les dangers qui menaçaient ce pays et les réserves à adopter pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. Nous assistons à un véritable désastre. La chaine Al Jazira, diffusée en anglais, a révélé des images d’exactions qui dépassent l’entendement.

En 1989, ma vie professionnelle m’avait conduit à développer un appareil électroménager pour le marché ivoirien. J’avais été reçu par les dignitaires du régime du président Houphouet-Boigny et, pour l’anecdote, j’avais résidé à l’hôtel du Golf, devenu fameux depuis qu’Alassane Ouatarra en a fait son quartier général. Ce voyage m’a permis de découvrir un pays où régnait la douceur de vivre et de créer des liens d’amitié avec plusieurs Ivoiriens.

Une vingtaine d’années plus tard, apprenant mon statut d’élu, l’un d’entre eux, Amin, m’avait demandé un entretien. Nous nous étions retrouvés à Paris, il y a tout juste deux ans, le 6 avril 2009.

Visiblement désireux de me faire passer un message d’ouverture du pouvoir ivoirien à l’intention de nos dirigeants, nous avions évoqué la situation politique locale. Je lui avouais que, malgré mon intérêt personnel pour la politique en Côte d’Ivoire, je n’y comprenais rien… Avec un sourire, Amin me répondit : « Si quelqu’un prétend comprendre la politique en Côte d’Ivoire, c’est qu’on lui a mal expliqué ! »

Photo Flickr de Stefan Meisel

Les élus de l’AFE reçus au Conseil constitutionnel

Autour de la table où siège le Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré régale d'anecdotes les élus de l'AFE

Président du Conseil constitutionnel depuis exactement quatre ans, par décision de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, a fait aux élus de l’AFE (Association des Français de l’étranger) l’honneur d’une visite commentée de sa noble institution, en réponse à une demande émanant de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

Rappelons que le Conseil constitutionnel a été créé en 1958 en même temps que la Vème République et qu’il veille à la conformité des lois au regard de notre Constitution. Les décisions de cette autorité impartiale s’imposent au législateur, au gouvernement ou encore aux juridictions.

Preuve de son indépendance, le Conseil constitutionnel vient de rappeler que les mineurs ne pouvaient être traités comme des adultes par la Justice, et a censuré quelques dispositions, jugées inconstitutionnelles, de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) .

Lors de la visite, Jean-Louis Debré naviguait avec aisance entre les propos sérieux, parfois graves, et un humour digne d’un professionnel du stand-up, notamment lorsqu’il a expliqué tout l’intérêt pour lui de siéger en réunion entre Valéry Giscard-D’estaing et Jacques Chirac. Il est de notoriété publique que les deux anciens Présidents de la République ne manifestent pas une affection débordante l’un envers l’autre.

Olivier Cadic et Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel

Au quotidien, les moments de détente deviennent rares au Conseil. Les dossiers abondent, passant d’une dizaine par an à près de deux cents, notamment du fait de la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), en vigueur depuis le 1er mars 2010, qui permet à tout citoyen de contester la constitutionnalité d’une loi portant atteinte aux droits et libertés. Aussi, les neuf Sages de la République sont appelés à siéger désormais chaque jour et, si cela vous intéresse, leurs débats sont retransmis sur le Web (Accès rubrique vidéo).

En visitant le bureau de Jean-Louis Debré qui donne sur le Palais-Royal, j’ai remarqué que là où les gens mettent généralement une photo ou une image qui leur tient à cœur, son fond d’écran d’ordinateur affichait une citation de Nietzsche : il y a toujours un peu de raison dans la folie. Preuve qu’il accomplit sa tâche avec philosophie.

Le site du Conseil constitutionnel

Joëlle Garriaud-Maylam désignée secrétaire nationale de l’UMP en charge des « Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques »

« Le regard des Français qui habitent au Royaume-Uni compte particulièrement pour moi », confie Jean-François Copé, ce 19 janvier à Londres, tandis qu’il venait saluer Stéphane Rambosson, l’animateur local de Génération France, le club de réflexion créé par le député maire de Meaux.

Joëlle Garriaud Maylam, sénatrice et secrétaire nationale de l'UMP et Olivier Cadic, conseiller élu de l'AFE

« Appréciés et reconnus, vous êtes nombreux à vivre et à travailler dans ce pays si proche où l’environnement économique et social est pourtant très différent du contexte français, explique-t-il. En développant le ‘benchmarking’ entre les deux pays, vous pouvez nous aider à proposer des réponses adaptées aux défis à venir. »

Pour créer ce lien inspirant et constant, Jean-François Copé a nommé Joëlle Garriaud-Maylam au poste de Secrétaire national de l’UMP, en charge des « Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques ». Une décision judicieuse et méritée pour notre sénatrice des Français établis hors de France, déjà membre du Bureau politique et de la Commission des statuts. Elle intègre désormais le cénacle envié des 191 secrétaires nationaux au sein d’un parti comptant près de 250.000 adhérents.

Ce n’est pas une mince affaire qui attend Joëlle. Devenu Secrétaire général de l’UMP en novembre dernier, Jean-François Copé a rapidement estimé que les secrétaires nationaux doivent être, dans leurs domaines de spécialisation, les interlocuteurs de chaque Français qui s’adresse à l’UMP. Puis, tout à la fois experts, porte-paroles ou animateurs de débats, ils sont les « véritables pivots dans le cadre de la préparation du projet 2012 » par leurs propositions nouvelles et pratiques dans l’intérêt de la France et des Français.

La nouvelle promue a eu tout le loisir d’en discuter avec Jean-François Copé qu’elle accompagnait à Londres, ce 19 janvier, au forum intitulé « Le chômage n’est pas une fatalité ! Quelles politiques efficaces pour l’emploi des jeunes et des seniors ? » Grâce aux travaux du Cercle d’outre-Manche fondé et dirigé par Arnaud Vaissié et Pascal Boris, Joëlle Garriaud-Maylam a pu comparer les approches du Royaume-Uni et de la France sur ces enjeux. Je vous encourage à lire le rapport du cercle d’outre-Manche sur le thème « Premier emploi inaccessible, retraite précoce, 6 mesures pour changer la donne » (décembre 2010).

C’est à la faveur d’une réception organisée au Conseil constitutionnel, le 7 mars dernier, que j’ai eu l’occasion de féliciter Joëlle chaleureusement et de vive voix.

Rencontre avec Bernard Kouchner

En marge des travaux de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) au ministère des Affaires étrangères, j’ai eu le plaisir de rencontrer Bernard Kouchner, vendredi dernier, au lendemain de la prise de position commune de Nicolas Sarkozy et David Cameron envisageant une possible intervention en Lybie.

L’ancien ministre des Affaires étrangères plaide pour le devoir d’ingérence. Cette idée dont il est le l’instigateur depuis la guerre du Biafra en 1968, fait son chemin, lentement certes. La diplomatie est par essence un jeu de patience, d’usure, une affaire de temps en somme. C’est tout le dilemme : tandis que les débats s’éternisent à la recherche d’un compromis sur la manière d’intervenir dans une situation de crise, le temps presse sur le terrain, chaque heure compte et se paie en vies humaines.

Si la violation des droits de l’homme, à fortiori les massacres ou la famine, légitiment « naturellement » une intervention destinée à faire cesser un drame, l’épineuse question tient au principe de légalité, comprenez le feu vert de l’ONU.

Aussi, le 10 mars, le Président français, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, David Cameron, ont adressé conjointement une lettre au Président du Conseil européen Herman Van Rompuy exprimant leur position quant aux violences dont sont victimes les civils libyens. Ils ont évoqué la possibilité de mise en place d’une zone d’exclusion aérienne qui devrait dès lors nécessiter une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Henri de Raincourt réaffirme l’engagement de l’Etat auprès des Français de l’étranger

Notre ministre chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, a ouvert la 14e session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) réunie à Paris du 7 au 11 mars 2011. Je vous l’avais présenté en décembre dernier puisqu’un décret précisant ses attributions faisant référence aux Français de l’étranger (lire : « Notre ministre s’appelle Henri de Raincourt » du 08 décembre 2010)

Les conseillers élus de l’AFE représentent plus de deux millions de Français établis sur les cinq continents, une réalité et un poids électoral qui n’échappe pas au gouvernement. Le ministre a souligné que c’est à l’initiative du Président de la République que, pour la première fois, dès 2012, onze députés des Français de l’étranger seront élus au suffrage universel direct.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, conseiller AFE, Henri de Raincourt, ministre de la Coopération (AFE, mars 2011)

Dans un monde mouvant et parfois chaotique, Henri de Raincourt a rappelé que la sécurité des Français de l’étranger était une préoccupation constante du ministère des Affaires étrangères, au même titre que « l’exigence de solidarité de la France » à l’égard des compatriotes expatriés qui se traduisait en matière d’enseignement ou de protection sociale, grâce aux crédits maintenus par la loi de finances 2011-2013 en dépit d’un contexte budgétaire tendu.

En compagnie du sénateur André Ferrand, j’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec Henri de Raincourt qui s’est enquis des attentes concrètes de la communauté française en Grande-Bretagne. Je ne me suis pas fait prier et je l’ai senti particulièrement attentif. Mon parcours d’entrepreneur a aussi suscité son intérêt puisqu’il ne manque jamais de rappeler ses origines bourguignonnes et la qualité du Chablis, soutien aux entreprises locales oblige. La conversation prend alors un tour jovial qui ajoute encore à la sympathie qui émane de notre ministre de la Coopération.

Nos exportations sont nos emplois, explique Pierre Lellouche devant l’AFE

A quoi sert un secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur ? « Tous les jours je vends du patriotisme économique ! », clame Pierre Lellouche, venu rencontrer, le 10 mars dernier, les conseillers élus de l’AFE, réunis en travaux à Paris. « A prix et à qualité comparables, il faut acheter français », voilà le message que doivent relayer les Français de l’étranger, à commencer par leurs représentants élus. L’enjeu est vital puisque « notre marché intérieur ne suffit plus » et l’instar de toutes les économies européennes et même des Etats-Unis, « les emplois créés ne peuvent l’être qu’à l’export« , insiste Pierre Lellouche en rappelant que 100.000 jeunes déboulent chaque année sur le marché du travail.

Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, s'exprimant devant l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE), le 10 mars 2011.

Aucune fatalité ne pèse sur notre pays, d’autant que la croissance mondiale existe ! Elle se situe entre 5 et 10% dans bon nombre de pays, commente-t-il. Encore faut-il aller la chercher. L’Allemagne, dont les excédents commerciaux nous sidèrent, explore depuis longtemps les marchés émergents.

Mais voilà, « nous sommes un pays de Gaulois » se désole le secrétaire d’Etat, comprenez qu’on a « du mal à jouer collectif », tandis que les grands groupes japonais, allemands ou coréens se déplacent tout naturellement en compagnie de leurs sous-traitants. De plus, la France souffre de la « dispersion de ses instruments de soutien, au niveau étatique, régional ou privé. » Au résultat, on dénombre 87.700 PME françaises à l’export, contre 400.000 en Allemagne. Un froid silence tombe dans l’amphi du ministère des Affaires étrangères.

Il est vrai que la France demeure le second exportateur européen et le cinquième au niveau mondial, mais « il faut être plus agressif » pour ne pas rétrograder dans le concert des nations, à l’image du secteur agroalimentaire (250.000 emplois) dont la part du marché mondial a fondu de 9 à 6% en l’espace de dix ans à peine.

Plus agressifs, mais aussi « moins naïfs » ! Ce dernier constat s’adresse d’ailleurs à tous les pays européens qui n’osent pas imposer le principe de la réciprocité dans leurs échanges. Ainsi, une grande compagnie chinoise peut construire une autoroute en Pologne sans qu’une entreprise européenne puisse soumissionner aux appels d’offres chinois en matière d’autoroute, illustre M. Lellouche ; ou bien encore, un constructeur japonais de train à grande vitesse peut concourir et gagner un marché public britannique, sans que Siemens ou Alsthom puissent soumissionner pour des contrats équivalents au Japon. Certes les Japonais adorent la France, mais des arguties juridiques bloquent nos trains ou notre viande aux frontières. « Soyons un peu moins naïfs, ce n’est pas du protectionnisme de dire cela. Le libre échange, ce sont des règles », s’indigne Pierre Lellouche.

Justement, il travaille à l’élaboration d’un texte à Bruxelles favorisant la réciprocité qui pourrait bien sortir avant l’été. Par ailleurs, le secrétaire d’Etat compte bien veiller à l’application des accords en matière de propriété industrielle, autre terrain où la naïveté des européens ne sert pas leur intérêts.

Tout au long de son « CDD », comme il l’aime à qualifier son mandat, Pierre Lellouche va s’ingénier à décrocher de grands contrats (nucléaire, traitement des eaux, transport…) tout en portant une vive attention aux PME françaises qu’il faut absolument valoriser, à l’image la campagne « So french, so good » qui mobilise déjà l’appareil d’Etat dans 170 pays. Pour leur ouvrir la voie localement, toutes les occasions sont bonnes, « je compte sur vous en première ligne », nous a-t-il intimé.

Anne Oppetit rejoint l’AFE

Je suis ravi de vous annoncer que Anne Oppetit siège désormais à l’Assemblée des Français de l’étranger, en remplacement de Laurence Azzena-Gougeon, démissionnaire. En effet, Anne occupait la quatrième position sur la liste UFE que je conduisais en 2006.

La nomination a pris effet le 8 novembre par arrêté du ministre des Affaires étrangères et Européennes en date du 10 novembre 2010.

Anne connait parfaitement les problématiques liées à l’enseignement français au Royaume-Uni. Elle a même présidé l’APL, l’association des parents d’élèves.

J’ai apprécié la clairvoyance de ses jugements chaque fois que j’ai eu à lui demander conseil.

Anne rejoint la commission de l’Union européenne de l’AFE et je suis convaincu que tout le monde appréciera très vite l’étendue de ses qualités.

Welcome Anne !

CFE : Charité bien ordonnée commence par soi-même

Après le débat budgétaire qui a eu lieu au Sénat cette semaine, les sénateurs socialistes écrivent aux élus de l’AFE que « le vote des crédits de la mission Action extérieure révèle, à nouveau, le mépris de l’Etat pour les plus vulnérables d’entre nous ».

Pour étayer ce postulat, ils dénoncent l’amendement du sénateur UMP Adrien Gouteyron concernant la Caisse de sécurité sociale des Français de l’Etranger (CFE).

De quoi s’agit-il ?

La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 a institué une aide à l’adhésion à la CFE pour les Français de l’étranger dont les ressources sont inférieures à la moitié du plafond de la sécurité sociale. Qui devait en bénéficier ? A l’origine, 25 000 personnes.
Dans son rapport, la Cour des comptes déclare : « En réalité, il n’a jamais concerné autant de personnes, soit que le « reste à charge » ait été trop important pour les plus modestes, soit plutôt que les besoins aient été surestimés en raison de la fraude massive aux ressources sur les catégories non-salariés et inactifs. »

De quelle économie parlons-nous ? 700 000 euros !
L’aide à l’adhésion nécessite un budget de 2,5 millions d’euros. L’an prochain, l’Etat en prendra 20% à sa charge (498 000 euros) et non plus 50%. L’amendement du sénateur Adrien Gouteyron permet à l’Etat d’économiser 700.000 euros qui relèveront de la solidarité interne à la CFE (Caisse des Français de l’étranger). Pour information, la Cour des comptes déclare que la CFE a fait un bénéfice de 1,5 million d’euros en 2008 sur les seuls adhérents situés au Royaume-Uni.

L’Etat mépriserait donc les plus démunis d’après ces sénateurs socialistes. Le sénateur Gouteyron pourrait leur répondre « Charité bien ordonnée commence par soi-même ! »

Les sénateurs socialistes sont moins regardants quand la CFE finance des réunions publiques permettant à leurs candidats de parader pendant la campagne électorale à l’Assemblée des Français à l’étranger. Combien ont coûté les trois réunions-cocktails organisées dans des hôtels prestigieux à New York, Washington et Boston en septembre dernier?

Combien a coûté le séjour en Chine (Pékin, Shanghai, Hong-Kong) de Madame Monique Morales, leur élue d’Espagne à l’Assemblée des Français de l’étranger, payé par la CFE le mois dernier ?

Ces mêmes sénateurs sont bien silencieux lorsque la CFE organise des fastueux cocktails place de la Concorde pour les élus et leurs conjoints (Lire : « Une certaine idée de l’exercice de mon mandat » du 06 septembre 2010). Ils ne semblent pas être émus par le coût des petits fours, parait-il fameux.

Comme le préconise la Cour des comptes, il me paraît urgent d’instituer un contrôle économique et financier dans le but de suivre tant l’équilibre des finances de la CFE que la régularité de ses opérations. Le Parlement et l’Assemblée des Français de l’étranger doivent s’emparer de cette question sans tarder.

C’est le sens de mon action politique. Que l’argent public réservé aux démunis aille vraiment aux démunis !

Photo Flickr de Aldor

Une certaine idée de la démocratie exemplaire !

Le 24 octobre prochain auront lieu de nouvelles élections de l’Assemblée des Français à l’étranger (AFE) dans les circonscriptions de Washington et de Mexico. La Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger (CFE) a programmé des réunions d’information aux Etats-Unis avec cocktails à l’appui pendant la campagne électorale, en présence de Jean-Pierre Cantegrit, sénateur et président de la CFE. Concours de circonstance ? Les administrateurs de la CFE cités sur l’invitation sont candidats à ces élections visant à représenter les Français vivant sur la cote Est des USA (voir le carton d’invitation).

Les conseillers élus à l’AFE constituent un collège de 155 Grands électeurs qui élit les 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France. En 2011, six de ces sénateurs devront remettre leur mandat en jeu, dont Jean-Pierre Cantegrit.

Il y a deux semaines, la CFE organisait une soirée-chic dans les salons du prestigieux Automobile Club, situé Place de la Concorde, à l’intention des élus à l’AFE et de leurs conjoints (lire : « Une certaine idée de l’exercice de mon mandat » du 6  septembre 2010 ).

Quelques jours plus tard, le président de la CFE, Jean-Pierre Cantegrit, gagnait des primaires de la sénatoriale dans une des trois composantes de la majorité à l’AFE.

Je m’étais élevé contre ce scrutin organisé non pas auprès de l’ensemble des membres de la majorité de l’AFE, mais auprès d’un électorat saucissonné dont plusieurs conseillers sont également membres du conseil d’administration de la CFE ou en sont adhérents.

En effet, comment ne pas y voir un pur arrangement clientéliste visant à crédibiliser une nouvelle candidature de Jean-Pierre Cantegrit à la prochaine sénatoriale ? Celui-ci est sénateur depuis 1977, ce qui correspond à 7 mandats de député, et sa candidature est très contestée par de nombreux membres de la majorité de l’AFE.

Le conflit d’intérêt entre la présidence de la CFE et le mandat de sénateur devient évident. La confusion règne. L’administration elle-même y perd sa neutralité. Le site du consulat de France à Boston fait la promotion d’une réunion publique de la CFE en citant deux administrateurs candidats à l’AFE dans sa circonscription et ce, pendant la campagne électorale ! (voir la copie d’écran)

L’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République reposait sur l’exigence d’une démocratie exemplaire. Par conséquent, Jean-Pierre Cantegrit devrait désormais se résoudre à abandonner un de ses deux mandats sans attendre.

En ce qui me concerne, je ne saurais m’accommoder de pratiques politiques peu conformes à la morale républicaine et qui devraient être révolues. Rupture oblige !

Photo Flickr de {manu}

Le président du Sénat aime les Français de l’étranger

« Toutes les fois où je vais l’étranger, j’aime rencontrer nos compatriotes. Leur regard extérieur est un moment de partage riche d’enseignements. » Les mots de Gérard Larcher, président du Sénat, sont allés droit au cœur de tous les élus des Français de l’étranger, réunis en session à Paris cette semaine.

Le président est venu mieux nous connaitre par la diversité de nos attentes et nous rappeler que nous sommes chez nous au Sénat depuis 64 ans ! Rappelons en effet que 12 sénateurs représentent aujourd’hui 2,5 millions de compatriotes vivant hors de France.

L’année 2012 sera historique puisque nous élirons 11 députés, en plus de nos sénateurs. Les Français expatriés disposeront alors d’une « représentativité parlementaire complète et non plus bancale, grâce à Nicolas Sarkozy ne l’oublions pas, » sourit Gérard Larcher.

J’y vois un pas de géant et aussi beaucoup de travail en termes d’organisation du scrutin, l’année même de la présidentielle, c’est pourquoi le principe du vote par internet est déjà acquis.

Ainsi, au delà de l’horizon 2012, nous aurons le loisir de deviser gaiement de notre future représentativité au parlement européen….

Photo FG

La France revendique sa propre bioéthique

Lors de la session AFE, Roselyne Bachelot est venue nous entretenir de bioéthique, puisqu’elle va présenter au conseil des ministres un projet de révision des lois bioéthiques. La ministre de la Santé et des Sports estime que les Français partagent une certaine vision du progrès fondée sur un esprit humaniste qui doit conduire à une société plus hospitalière que marchande.

Vouloir légiférer sur la bioéthique conduit à explorer des problématiques hyper-sensibles liées au désir d’enfant des homosexuels, à la prévention des anomalies génétiques, au prolongement de la vie à tout prix ou encore aux limites de la recherche sur l’embryon. Difficile de se fixer des repères, d’autant que la science progresse à grands pas. Pour le moins, tout le monde s’accordera à vouloir protéger le faible, l’exploité, « contre la dérive mercantile qui bafoue le respect du corps humain ». Surtout à une époque où l’on peut louer un ventre ou acheter un ovocyte sur internet avec la même facilité qu’un livre.

La première ambition sera donc de protéger les plus vulnérables en commençant par rappeler que la gratuité du don a valeur de principe. Pour autant, la prochaine loi préfigurera l’avenir avec audace en favorisant, par exemple, les dons croisés d’organes basé sur un principe de solidarité ou bien encore la levée de l’anonymat du donneur de sperme (avec son accord), si utile à la construction identitaire de l’enfant.

Photo FG

Une certaine idée de l’exercice de mon mandat

Ce soir à Paris, la Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger organise un nouveau cocktail dînatoire sous les lambris des salons du prestigieux Automobile Club, situé place de la Concorde.

Tous les membres de l’AFE étaient invités avec leurs conjoints.

La Caisse compte 100.000 adhérents volontaires. Une hausse du montant de leurs cotisations a pris effet le 1er avril 2010.

La CFE reçoit un financement public et demandera à nouveau, cette année, un soutien de l’Etat au travers du budget du MAEE… qui sera étudié demain par notre commission Finances.

Voilà pourquoi, comme la fois précédente, je m’abstiens de déguster les petits fours.

Ah, j’allais oublier.

Dans le même temps, le sénateur Jean-Pierre Cantegrit, président de la CFE, organisme commanditaire de cette soirée-chic, sollicite cette semaine les suffrages de mon groupe à l’Assemblée.

En effet, sénateur depuis 1977, il souhaite se représenter pour un nouveau mandat de six ans en septembre 2011.

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Bernard Kouchner a ouvert les travaux de l’AFE (6 au 11 septembre)

Les premiers mots de Bernard Kouchner ont été dédiés à Sakineh Mohammadi Ashtani, l’Iranienne condamnée à la lapidation. L’espoir est mince pour cette malheureuse qui est devenue quoi qu’il advienne l’emblème international du déni de justice et de la barbarie.

Le ministre des Affaires étrangères s’est ensuite adressé à l’Assemblée des Français de l’étranger, réunis pour leur 13ème session, en citant Kipling « Il y a deux sortes de gens. Ceux qui restent chez eux et les autres. Les autres, c’est vous. Vous êtes leurs porte-parole ». En effet, le nombre de Français expatriés progresse de 4% par an. En 20 ans, leur nombre a doublé !

En dépit des contraintes financières, le ministre était heureux d’annoncer en sa qualité de président de l’AFE que le budget allait progresser de +7% pour l’Administration consulaire et de +7% pour l’aide à la scolarité. Et contrairement à l’adage qui veut que l’on remplace un fonctionnaire sur deux… seul un départ à la retraite sur cinq ne sera pas compensé.

Session de l’AFE du 6 au 11 septembre 2010

Comme à chaque rentrée de septembre, je participe à l’assemblée plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) qui sera ouverte ce lundi 6 septembre par son président Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.

Au programme de la session plénière du jeudi 9 septembre, nous recevrons Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur, Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, M. Gérard Larcher, président du Sénat et M. Xavier Darcos, ambassadeur en mission pour la politique culturelle extérieure de la France.

Grâce à une initiative de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, les membres de l’AFE assisteront à une table ronde intitulée « Entre tradition, modernité et excellence: les atouts à l’international de l’enseignement à la française » en présence de M. Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, Porte-parole du gouvernement. L’événement se tiendra à la Maison d’Education de la Légion d’Honneur à St Denis.

La commission des Finances, dont je fais partie, recevra mardi 7 septembre le sénateur Adrien Gouteyron, membre de la Commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation pour évoquer le projet de budget du ministère des Affaires étrangères et européennes pour 2011.

 

Disparition du commandant Loustau

On vient de m’apprendre le décès du commandant Henry-Jean Loustau, président de la Fédération nationale des anciens combattants, résidant hors de France et personnalité éminente à l’Assemblée des Français à l’étranger.

J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis et anciens frères d’armes, à ses collègues et à tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer.

Rappelons que Henry-Jean Loustau a été fait Grand Officier de la Légion d’honneur et qu’il est titulaire des décorations suivantes :
. Croix de guerre (1939-1945)
. Croix de guerre TOE
. Croix de la valeur militaire
. Médaille de la Résistance

Le commandant a incarné l’engagement au service de la France et il demeurera pour nous tous un glorieux exemple.

Les obsèques se dérouleront ce vendredi 16 juillet à 15h30, à l’église de Rouffignac Saint-Cernin-de-Reilhac (24580). Une messe aura lieu en septembre aux Invalides, probablement au moment de la tenue de la prochaine session plénière de l’AFE à Paris, afin que ses membres puissent lui rendre hommage.