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HEBDOLETTRE n°88 – Démocratie participative (édito) – CCI France International, l’art de changer tout en restant soi-même – La DSAE visite le port du Havre (vidéo) – Souveraineté numérique européenne : l’initiative de Catherine Morin-Desailly – En Bref du 19 juin au 09 juillet 2017 (Sénat – Circo) – En circonscription au MONTÉNÉGRO : Podgorica / 22 au 25 juin 2017

Lire : l’HEBDOLETTRE n°88 – 18 juillet 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°88

Fait très rare pour un président de la République, Emmanuel Macron s’est invité au Sénat, hier après-midi, lors de la Conférence nationale des Territoires. Il a saisi l’occasion de réaffirmer devant les élus locaux ses engagements au sujet des collectivités locales.

En matière de fiscalité, Emmanuel Macron souhaite associer les élus à son action réformatrice. Il reprend à son compte les ingrédients d’une recette parfaitement éprouvée : prendre le temps de remettre les choses à plat (jusqu’au printemps), associer largement les parties (refusant une « commission simplement administrative »), donner la liberté de s’organiser et le « droit d’expérimenter », jouer la transparence et mesurer les progrès (lors des conférences semestrielles)…
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En 2006, j’avais proposé ce concept de management participatif pour créer un plan Ecole au Royaume-Uni. Création d’un tableau de bord de l’offre d’enseignement français, assemblées générales pour une réflexion ouverte et non partisane, groupes de travail pour exécuter les actions décidées collectivement, comités de pilotage semestriels autour de l’ambassadeur pour évaluation des résultats et décisions. Les résultats furent si éloquents qu’Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères décida d’étendre cette pratique au monde entier en 2011 (voir le billet).

Mais dans la pratique, l’administration a beaucoup de mal à partager la décision… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°88

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35 – Référendum – Consulat d’Edimbourg – Le Royaume-Uni à l’honneur au Sénat – Entrepreneurs français du RU au Sénat – Français du RU – Plan Ecole (Audit du plan Ecole du Royaume-Uni, plan Ecole Bristol, Coup de chapeau, Coup de pouce) – Enseignement français – Français de l’étranger – Mobilité/Emploi

Lire : l’INFOLETTRE n°35 – Juin 2016Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35

Le 23 juin, le Royaume-Uni aura un rendez-vous historique avec l’Europe.

J’adresse mes félicitations à Patricia Connell, déléguée consulaire UDI, pour sa mobilisation en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, ainsi qu’à tous nos compatriotes qui, d’une manière ou d’une autre, ont œuvré dans ce sens.

Quelques jours avant le référendum, cela fera tout juste 10 ans que j’ai l’honneur de vous représenter, puisque j’ai été élu pour la première fois conseiller AFE le 18 juin 2006.

Devenu sénateur des Français établis hors de France le 28 septembre 2014, j’ai déjà couvert 41 pays à travers 117 déplacements (dont 59 pour le seul Royaume-Uni) afin de rencontrer nos compatriotes. C’est seulement ensemble que nous pourrons relever chacun des 31 défis de mon programme de campagne.
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Vous pouvez suivre mes pas en circonscription, ainsi que mon travail au Sénat, en vous abonnant à mon hebdo lettre ou en me rejoignant sur les réseaux sociaux.

En qualité de conseiller au Royaume-Uni, un de mes premiers objectifs a été de favoriser l’enseignement français outre-Manche en rassemblant notre communauté. Cela s’est traduit par la création du plan Ecole… Lire la suite de l’édito et découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35

HEBDOLETTRE n°49 – Parrainage des candidats à la présidentielle par les conseillers consulaires (édito) – En circonscription / Audit du plan Ecole du Royaume-Uni (22, 29 janv. 4 fév. 2016) – Vidéo : débat sur Public Sénat (Modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle) – 140 idées pour la France par les anciens de Sciences-Po – UDI Actualités et Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°49 – 23 février 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°49

La proposition de loi relative à la « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle » nous offrait une belle occasion de valoriser le statut des élus consulaires et leur travail, en leur accordant le droit de parrainer un candidat à l’élection présidentielle.

J’avais déposé un amendement en ce sens afin d’étendre cette prérogative à l’ensemble des conseillers consulaires, prolongeant ainsi la démarche initiée par Martine Schoeppner (UDI), vice-présidente de l’AFE et conseillère consulaire à Munich.Visuel HL48
Des positions similaires ont été défendues par Jacky Deromedi et Christophe Frassa, lors des discussions en commission des Lois.

Malgré la pugnacité de ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam en séance, la majorité du Sénat en a décidé autrement. A une nuance près, fruit d’un petit compromis en commission des Lois : les vice-présidents des conseils consulaires auront la capacité de parrainage, du moins si l’Assemblée nationale le confirme. On parle de 130 élus au total. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°49

 

Déplacements au Royaume-Uni (Audit plan Ecole – 22, 29 janvier & 4 février 2016)

Au Royaume-Uni, le plan Ecole fut la réponse de la communauté française à la carence de places dans l’enseignement français. Au début des années 2000, les quelque 4000 places du lycée Charles de Gaulle ne suffisaient plus face à l’afflux des Français sur Londres. D’autant qu’aucune école secondaire française n’avait été construite depuis 1917…

Churchill_Lycee2Huit ans après son lancement, le plan Ecole a produit ses effets : le Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) a ouvert ses portes en 2011, suivi en 2015 par le lycée international Winston Churchill (à l’image). Ce sont deux puissants symboles du renouveau scolaire à Londres. De plus, le plan a généré une dynamique expliquant la création récente de divers établissements privés (lire : « Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion » du 22 décembre 2014)

Comme je l’avais déclaré devant les parents de l’école des Petites Etoiles, dès ma prise de mandat de sénateur, mon travail s’articule autour de trois enjeux inspirés de mon expérience au Royaume-Uni : 1 – créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger ; 2 – offrir une solution d’enseignement en français pour tous les enfants ; 3 – développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité (lire le détail de chaque point : « discours aux Petites Etoiles » du 04 octobre 2014).

En ce début d’année, j’ai souhaité conduire un audit du plan Ecole du Royaume-Uni, en visitant plusieurs établissements en présence de tous les acteurs de l’enseignement français. Je remercie particulièrement Lorène Lemor, conseillère culturelle adjointe de l’ambassade, de m’avoir accompagné dans cette démarche. Ce travail de fond conduit en compagnie de Sophie Routier, conseillère consulaire, est destiné à préparer l’assemblée générale du plan Ecole et le comité de pilotage prévu en avril prochain.

Les Petites Etoiles

OC_Petites_Etoiles_videoDevant les caméras de Public Sénat et de London French TV, nous avons fêté le 5ème anniversaire de l’école Les Petites Etoiles, une maternelle bilingue du nord de Londres accueillant une cinquantaine d’enfants.
– Voir la vidéo de Public Sénat (émission Sénat 360)
– Voir la vidéo de London French TV

Ce fut l’occasion de rendre hommage à ses directeurs Amandine Alys, Philippe Fraser, et Olivier Bertin pour ce bénéfice inestimable qu’ils apportent aux jeunes enfants en les éveillant à une double culture. J’ai exprimé le souhait que cette petite école puisse être désormais homologuée, car elle répond à tous les critères requis.

Olivier Bertin est un élu de l’Assemblée des français de l’étranger (AFE) qui a participé au plan Ecole depuis son lancement en juin 2008.

Etoiles1J’aime rappeler que Les Petites Etoiles sont nées d’un véritable « big bang » engendré par le plan Ecole. En effet, c’est la création du CFBL (Collège franco-bilingue de Londres) qui a justifié le lancement de cette école.

J’étais précédemment venu le 4 octobre 2014, lors d’une journée portes ouvertes, où j’avais eu le plaisir de prononcer mon premier discours en qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France… (lire: « Message depuis les Petites Etoiles, une école née du big-bang du plan Ecole » du 05 octobre 2014)

http://lespetitesetoiles.co.uk

NewVlc College

NewVlc1(g à d) : Lorène Lemor, conseillère culturelle adjointe de l’ambassade ; Olivier Cadic ; Eddie Playfair, proviseur

En présence de Lorène Lemor, conseillère culturelle, l’échange a été des plus intéressants avec Eddie Playfair, proviseur de NewVlc College, qui souhaite développer l’enseignement bilingue anglais-français.

Ancien élève du lycée Charles de Gaulle à Londres et binational, Eddie Playfair est naturellement enclin à développer une filière bilingue dans son établissement.

Le développement de l’enseignement bilingue est l’un des objectifs fondamentaux du plan Ecole, puisque l’on ne pourra pas multiplier à l’infini les établissements français au Royaume-Uni. L’objectif 2 du plan Ecole est de soutenir les écoles britanniques qui sont à priori disposées à ouvrir des filières bilingues. Face au manque de places et à la dispersion géographique des Français sur le sol britannique, je pense qu’il s’agit, à la fois, d’une solution pratique et d’une opportunité pour les élèves.

NewVlc2Au sixth form college (équivalent classes 1ère et terminale), 20% des élèves sont francophones. Du reste, le lycée accueille des élèves de tous les horizons, puisque 80 langues y sont parlées !

NewVlc College est situé dans la banlieue sud-est de Londres et il a fêté son 20ème anniversaire, l’an dernier.

Le staff du collège comprend plus de 300 personnes dévouées à la progression et à l’épanouissement des élèves pour les conduire avec succès vers l’enseignement supérieur.

http://newvic.ac.uk

Collège français bilingue de Londres (CFBL)

CFBL 1(à l’image) François-Xavier Gabet, proviseur du CFBL, a organisé notre rencontre en présence des élus consulaires Sophie Routier, Olivier Bertin, Roch Miambanzila et de Carole Chuquet, présidente de CFBL Parents..

Nous avons ainsi eu l’opportunité de faire collectivement un point sur le développement de l’établissement (de la maternelle à la 3ème), créé en 2011 à Kentish Town.

L’établissement a atteint sa pleine capacité avec plus de 700 élèves en primaire et en secondaire. Il fait partie des trois établissements scolaires francophones de Londres, avec le Lycée Charles de Gaulle et le lycée international Winston Churchill.

François-Xavier Gabet, les membres du Board et de l’équipe pédagogique font un travail remarquable qui se traduit par une moisson de mentions au brevet des collèges (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

CFBL 2A remarquer que l’établissement peut s’appuyer sur des parents d’élèves particulièrement mobilisés et entreprenants. Leur gala de bienfaisance annuel contribue au financement des projets d’amélioration de l’école pour le bien-être des élèves et des initiatives culturelles du CFBL.

La 4ème édition du CFBL Gala, aura lieu le samedi 23 avril 2016 à partir de 18h30 au 5-star luxury St Pancras Renaissance Hotel. Cette année, la campagne de levée de fonds du Gala servira trois objectifs : contribuer au financement des différents projets pédagogiques de l’établissement (dont le projet Radio Récré), abonder le fonds de bienfaisance French Scholarship Foundation et financer l’acquisition de nouveau matériel informatique.

http://www.cfbl.org.uk

L’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA) – Primaire

EIFA 1Située à deux pas d’Oxford Circus, L’Ecole internationale Franco-Anglaise (EIFA) est une école indépendante, privée, internationale, laïque et bilingue (français-anglais), dernier point qui ravit les parents binationaux.

Elle a été ouverte il y a tout juste trois ans par Sabine Dehon, directrice, et Isabelle Faulkner, en charge de la partie administrative, financière et du lien avec les parents (lire : « L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres » du 26 janvier 2013).

Nouveauté annoncée de la prochaine rentrée : une crèche ! Celle-ci accueillera les enfants de 18 mois à 3 ans, dès septembre.

L’établissement compte déjà 167 élèves en primaire. L’ouverture du secondaire (6ème à 3ème) a eu lieu en septembre dernier. Les cours sont dispensés en deux langues pour faire bénéficier les élèves d’une double culture, en respectant le programme pédagogique de l’Education nationale et celui du ministère anglais de l’Education. Une bonne façon d’offrir «le meilleur des deux cultures», dit Sabine.

En 2013, l’ouverture de L’EIFA marquait l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde. Cette association dont le slogan est « deux cultures, trois langues », gère un réseau de 110 établissements dans 41 pays (voir www.mlfmonde.org).

L’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA) – Secondaire

EIFASec2L’enseignement secondaire (collège, lycée) de L’EIFA est sur le point de déménager dans un bâtiment à proximité, toujours à Marylebone. Nous avons visité les locaux encore en chantier.

L’école va considérablement gagner en superficie, mais demeura à « taille humaine » et ses classes comprendront toujours une vingtaine d’élèves. On découvrira bientôt un laboratoire de sciences à la pointe de la technologie, une salle d’art et une salle de musique.

Sabine Dehon et Isabelle Faulkner ont ouvert un collège bilingue à la rentrée 2015. Afin de compléter de l’offre existante qui prépare au baccalauréat français sur Londres, l’EIFA prépare les élèves à l’IB bilingue (International Baccalauréat (lire : Londres : L’EIFA se lance dans l’enseignement secondaire bilingue du 17 février 2015).

http://www.ecole-ifa.com

Ecole Jacques Prévert

Prevert1L’école primaire Jacques Prévert est née il y a 40 ans, c’est déjà beaucoup dire. Elle bénéficie d’une solide identité et d’une grande renommée auprès des parents, dont certains sont des anciens élèves… (lire : « 40ème anniversaire de l’école française de Londres, Jacques Prévert » du 10 octobre 2014).

Située dans le quartier de Brook Green à l’ouest de Londres, l’école avait proposé en 2011 un plan d’agrandissement de son superbe bâtiment victorien qui a été rejeté par la municipalité. Elle s’est donc engagée vers de nouvelles perspectives à l’horizon 2017. L’objectif n’est pas d’être plus nombreux, mais d’être encore mieux, résume son directeur, Patrice Possenti.

Prévert accueille 260 élèves de 4 ans à 11 ans (de la moyenne section au CM2) et comprend beaucoup d’enfants binationaux (près de 40%), ce qui explique que l’on parle principalement en anglais dans la cour de récréation, m’avait-on fait remarquer lors de ma dernière visite.

L’école se distingue par une forte cohésion entre l’équipe pédagogique, les parents et les élèves, qui se traduit par une mobilisation éclatante et un enthousiasme débordant lors de chaque événement scolaire.

Autre caractéristique louable, la direction s’évertue à maintenir des frais de scolarité de cet établissement conventionné à un niveau le plus faible possible.

http://www.ecoleprevert.org.uk

L’Ecole de Battersea

Battersea(g. à d) Frédérique Brisset, chef d’établissement ; Mirella Otten, principale ; Olivier Cadic ; Lorène Lemor, conseillère culturelle adjointe de l’ambassade

En septembre 2005, L’Ecole des Petits (Fulham) a ouvert une annexe à Battersea, quartier du sud-ouest de Londres. Cette école fut créée pour offrir, dans le prolongement de la maternelle, une scolarité élémentaire complète (de 6 à 11 ans).

Dix ans déjà que Battersea poursuit sa vocation bilingue, afin que les enfants soient aussi à l’aise en français qu’en anglais (à l’oral comme à l’écrit) lorsqu’ils quittent l’école. « C’est un cadeau qu’on leur fait pour la vie d’être bilingue », avait déclaré Frédérique Brisset au journal de 13 heures de Claire Chazal (Lire : « L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1 » du 26 septembre 2012).

Aujourd’hui, les deux établissements scolarisent 255 élèves de la Petite section au CM2 (de 3 à 11 ans), dans des classes de petits effectifs. Précisons que Battersea est un établissement homologué qui suit les programmes de l’Education nationale, tout en intégrant une partie du curriculum anglais.

Mirella Otten a accompagné l’essor de l’enseignement français à Londres lorsqu’il est apparu nécessaire d’essaimer de nouvelles écoles et a participé à la création de la charte qui favorisait la continuité entre les écoles primaires et le secondaire à Charles-de-Gaulle. A l’heure où le plan Ecole devra faire le choix entre la poursuite du développement du réseau français ou sa consolidation, il était opportun d’écouter son analyse qui vise à garantir un développement harmonieux et concerté de chacun des établissements.

http://fr.lecoledespetits.co.uk/lecole–battersea

Soirée des Auvergnats de Grande-Bretagne

Auvergnats(debout) Sylvaine Carta-Le Vert, consule générale à Londres ; Olivier Cadic et Francoise Schembri, présidente de l’association, entourant Antoinette Chambeyron qui a reçu la médaille d’Officier du Mérite Amicaliste de la Ligue Auvergnate.

Après ma journée dans les établissements scolaires, le 29 au soir, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les Auvergnats de Grande-Bretagne qui avaient décidé une soirée « crêpes et bourrioles », juste après leur assemblée générale.

Une ambiance idéale pour présenter mes vœux, en présence de Sylvaine Carta-Le Vert, notre consule générale.

Fondée en novembre 1974, l’Association des Auvergnats de Grande-Bretagne fut la première association régionale créée à Londres.

http://www.auvergnats.co.uk

Au Sénat – En Bref du 01 au 04 février 2016

Séminaire des sénateurs du groupe UDI-UC (1 et 2 fev.)

M_CanavetLes sénateurs centristes se sont réunis à Saint-Cloud pour un séminaire de réflexion. L’objectif était de préparer les grands dossiers législatifs de l’année 2016.

(A l’image) Mon collègue Michel Canevet exprime qu’il faut avoir une ambition pour nos agriculteurs qui, menacés par des prix bas, peinent à vivre du produit de leur travail.

Irlande : rencontre avec Géraldine Byrne-Mason, ambassadeur (3 fev.)

Amb Irlande(g à d) Olivier Cadic ; Françoise Laborde, sénatrice de Haute-Garonne ; Géraldine Byrne-Mason, ambassadeur d’Irlande en France ; Michel Raison, sénateur de la Haute-Saône

Au cours d’un petit déjeuner de travail autour de Géraldine Byrne-Mason, ambassadeur d’Irlande en France, nous avons fait le point sur la situation de l’Irlande qui connaitra des élections législatives dans quelques semaines.

La politique d’ajustement fut une potion amère mais salutaire, puisque les indicateurs de l’économie irlandaise sont revenus au beau fixe : une croissance de 7% en 2015 et un taux de chômage qui est redescendu à 8% (contre 15,2% en 2012). A ce rythme le plein emploi est envisagé pour fin 2017. Le tout avec un déficit de 2,7% du PIB. Cela nous laisse rêveur…

J’ai transmis à l’ambassadeur une note relative à mon déplacement à Dublin (sept. 2015) et à l’audition de Claire Nevin par la délégation aux Droits des femmes du Sénat (oct. 2015). (lire : Ce qu’une Française doit savoir sur l’Irlande).

L’ambassadeur m’a répondu que 90% de la population irlandaise était en faveur d’une évolution de la législation sur l’avortement, notamment sa décriminalisation. Les élections devraient relancer la question. A noter également un projet de référendum en vue d’abroger la loi irlandaise sur le blasphème. Je me réjouis de ces nouvelles.

Santé : audition d’Agnès Buzyn par la CAS (3 fev.)

CASLa commission des Affaires sociales du Sénat a reçu Agnès Buzyn, candidate à la tête de la Haute autorité de santé (HAS). Professeur d’hématologie, elle dirige l’INCA (l’Institut national du cancer) depuis 2011.

La HAS est une autorité publique indépendante, créée en 2004 et destinée à renforcer la qualité notre système de santé, au moyen d’évaluations, de recommandations et de certifications des établissements de santé.

Ce type d’agence est caractérisé par une grande autonomie vis-à-vis des administrations centrales et du pouvoir, tout en exerçant une mission de service public. Cette audition fut l’occasion de rappeler qu’il existe 21 agences sanitaires en France qui emploient 25.250 personnes pour un coût de 3,5 milliards d’euros.

Espagne : rencontre avec Franck Trouilloud, Alliance française de Malaga (3 fev.)

F_Trouilloud-HL49Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance française de Malaga, prépare l’inauguration officielle de son nouveau siège éco-responsable dans le cœur historique de la ville, le 17 mars prochain.

Installée depuis 45 ans dans la ville natale de Pablo Picasso, l’Alliance française de Malaga a pu compter avec le soutien d’entreprises sponsors de la Chambre de commerce franco-espagnole. L’institution travaille en lien avec les principaux sites culturels de de la ville.

En mars 2014, je m’étais rendu sur place et j’avais trouvé remarquable que des cours de « français langue maternelle » y soient organisés, chaque samedi matin. Une bonne pratique à essaimer.

Tourisme : rencontre avec Jean-Bernard Falco, AHTOP

JB_Falco-HL49Nous avons discuté avec Jean-Bernard Falco des nouvelles technologies qui rebattent les cartes dans le secteur du tourisme, comme dans tous les métiers.

Il est le président-fondateur de l’AHTOP, une association qui a pour objectif de promouvoir un hébergement touristique de qualité, afin d’aider la France à franchir la barre symbolique des 100 millions de touristes par an en 2020, avant de marcher vers les 130 millions en 2030 !

Depuis juillet dernier, Jean-Bernard Falco est parvenu à rassembler près de 30.000 adhérents du secteur hôtelier traditionnel. Ils s’alarment de la concurrence des plateformes internet d’intermédiation entre particuliers, souvent étrangères et, par nature, moins soumises à contraintes.

Plan Ecole du Royaume-Uni (4 fev.)

Le 4 février, à Londres, je poursuivais mon audit du plan Ecole à l’Ecole bilingue de Battersea en compagnie de Lorène Lemor, conseillère culturelle adjointe de l’ambassade, Mirella Otten, la principale et Frédérique Brisset, chef d’établissement.

Vous trouverez le compte-rendu de ce déplacement dédié au « plan Ecole du Royaume-Uni » dans l’hebdolettre n°49 de février 2016.

VIDEO – Reportage Public Sénat – « 48h avec le sénateur Cadic » (25.01.2016) – Pays-Bas (La Haye, Amsterdam) et Royaume-Uni (Londres)

Le reportage « 48h avec le sénateur Olivier Cadic » a été réalisé par Louis Sibille, sur une idée de Perrine Tarneaud. L’équipe de Public Sénat a suivi mes pas lors d’un déplacement aux Pays-Bas, puis à Londres (21 et 22 janvier 2016).

Le reportage a illustré l’émission « Sénat 360 » sur Public Sénat, le 25 janvier 2016, où j’étais l’invité de Michaël Szames et Alex Darmon.

A l’initiative de Tanguy Le Breton, conseiller consulaire, je me suis rendu à La Haye pour rencontrer notre communauté, puis à Amsterdam pour échanger avec nos entrepreneurs. J’ai été accueilli par Laurent Pic, ambassadeur de France et Christina Vasak, consule générale. Lire le compte-rendu : Déplacement aux Pays-Bas (La Haye et Amsterdam – 21 et 22 janvier 2016).

Je me suis rendu à Londres pour fêter le 5ème anniversaire de l’école bilingue Les Petites Etoiles, le 22.01.2016, accueilli par Olivier Bertin, directeur de l’école et élu AFE Europe du Nord.

VIDEO : 3m28s

HEBDOLETTRE n°34 – Plan École – Déplacement en Roumanie – CMU pour les expatriés français de retour – Relance de l’apprentissage

Lire : l’HEBDOLETTRE n°34 – 05 octobre 2015Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°34

Il y a deux semaines, le président de la république est venu en personne inaugurer le nouveau lycée de Londres. Il porte le nom de Winston Churchill qui faisait l’éloge de la persévérance pour réussir.

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En effet, le chemin est long du projet à la chose. En 2006, lors de mon élection à l’AFE à Londres, le problème insoluble était l’engorgement du lycée Charles de Gaulle: aucun nouvel établissement secondaire construit depuis 1917 ; des centaines de places non pourvues chaque année.

En 2008, nous avons mis en place un plan École qui allie les techniques de management participatif les plus avancées. Nous avons fait tourner la roue de Deming “Plan-do-check-act” en impliquant tous les acteurs de la société civile, de l’administration et du politique autour de l’ambassadeur. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°34

 

Londres : prestigieuse inauguration pour le lycée Winston Churchill

Le nouveau lycée international Winston Churchill avait ouvert ses portes dès la rentrée scolaire, en accueillant 457 élèves. Lors de son inauguration officielle, le 22 septembre, l’établissement a reçu un éclat particulier par la présence du chef de l’Etat.

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Inauguration en présence de François Hollande et Sylvie Bermann, ambassadeur au Royaume-Uni

François Hollande a rendu un vibrant hommage à tous les acteurs du projet qui permet aujourd’hui à Londres de s’enorgueillir d’un second lycée français, dans le quartier de Wembley, cent ans après la création du fameux lycée Charles de Gaulle !

Aux côtés de CDG et du CFBL (Collège français bilingue de Londres) ouvert en 2011, Winston Churchill devient donc le troisième établissement secondaire à l’attention des familles francophones et francophiles, poursuivant ainsi le premier objectif du plan Ecole qui vise à étoffer le nombre de places disponibles, devant l’afflux des expatriés (lire : Rentrée des classes historique à Londres du 22 septembre 2011).

Ce plan a déjà permis d’ajouter 1500 places dans le réseau scolaire du Royaume-Uni, depuis sa création en 2008. Dès la prochaine rentrée, le site de Wembley recevra plus de 1000 enfants (lire : Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion du 22 décembre 2014).

Le Président de la République a souligné les vertus d’un partenariat public-privé qui a permis de financer cette opération dans l’objectif commun et unique de l’intérêt de nos enfants.

Le bâtiment Art déco de Wembley a été rénové en un temps record, grâce à un plan de financement de 50 millions de livres (69M€), reposant essentiellement sur un emprunt garanti par l’Etat en contrepartie du versement de 5% de la somme à l’Etat par les emprunteurs.

Mireille Rabaté, proviseure du lycée Winston Churchill

Mireille Rabaté, proviseure du lycée Winston Churchill

Une trentaine d’entreprises françaises implantées à Londres, certaines de l’acabit de LVMH, Total, BNP, Natixis, EDF ou Crédit agricole, sont venus abonder ce budget à hauteur de 6 millions. Ces partenaires privés ont été rassemblés par Arnaud Vaissié, président de CCI International.

J’adresse tous mes vœux de réussite à Mireille Rabaté, proviseure du nouveau lycée, qui m’a accordé le privilège d’une visite des lieux en compagnie de son équipe, il y a quelques jours çà peine (lire : Déplacement au Royaume Uni – York (6 sept.) & Londres (10-12 sept. 2015) du 19 septembre 2015).

Diaporama :


Une nouvelle « free school » primaire bilingue, à côté du futur lycée international de Wembley

Harrow Bilinguel Primary SchoolLes autorités britanniques ont donné leur accord pour la création d’une future école primaire bilingue, nommée Harrow Bilingual Primary School, qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2015, au même moment que le lycée international de Wembley et probablement dans le même quartier !

Cette école aura le statut de free school que nous avons souvent évoqué, parce que c’est une solution remarquable pour augmenter le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni, dans la droite ligne de l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à multiplier ce genre d’établissements au profit des trois-quarts de nos plus jeunes compatriotes qui n’ont pas accès au réseau d’enseignement français (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Les free schools sont des écoles d’état anglaises et gratuites, bénéficiant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ». Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget. Il y a deux ans, nous avons inauguré l’Europa School UK, une free school multilingue près d’Oxford (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Je remercie Bénédicte Yue, membre du groupe de travail objectif 2 du plan Ecole, de nous nous avoir transmis tous les détails sur la future école, ci-dessous.

Si vous désirez en savoir davantage, un « Open day » sera organisé :

Samedi 22 novembre 2014 de 13h30 à 15h30
Locaux de Harrow School, Old Harrovian Room,
War memorial Building, High Street, Harrow, HA1 3HP.
Téléchargez l’Open Day Flyer – Harrow Bilingual Primary School (fichier pdf)

Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

(de g. à d.) Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

 « Harrow Bilingual Primary School vient d’obtenir l’accord du Department for Education pour une ouverture en septembre 2015. Il s’agit d’une free school bilingue anglais-français financée par le gouvernement anglais. Harrow Bilingual Primary School sera une école Church of England offrant un programme anglais (English National Curriculum) qui sera enseigné en anglais ou en français selon les matières avec, en sus, la possibilité d’activités complémentaires en français après l’école. L’école ouvrira dans un premier temps des classes de Reception (4-5 ans) et de Year 1 (5-6 ans) et s’étendra progressivement à toutes les classes de primaire (4-11 ans).

Ce projet a été mis en place par un groupe de parents dont Ian Fernandes qui présidera le Board of Governors. Le principal, Daniel Norris, est déjà à la tête de Holy Trinity School Northwood, une école notée outstanding par l’Ofsted.

L’école bénéficie en outre du soutien et de l’expérience de nombreux partenaires dont la prestigieuse Harrow School et le London Diocesan Board of Schools qui gère déjà plus de 150 écoles au Nord de Londres.

Penny Roberts et l’équipe de « project management » du Diocèse conduisent d’une main de maître la phase de pré-ouverture. Le site qui accueillera l’école a d’ores et déjà été identifié et il devrait être annoncé dans les prochaines semaines.

Tous les atouts sont donc réunis pour faire de cette nouvelle école bilingue un succès. Sa proximité avec le nouveau lycée de Wembley offrira sans doute des opportunités de collaboration entre les deux établissements.  »

Bénédicte Yue

Pour toute inscription ou renseignements complémentaires, vous pouvez consulter le site web de l’école : www.harrowbilingualprimary.co.uk

Message depuis les Petites Etoiles, une école née du big-bang du plan Ecole

Samedi 4 octobre dernier, j’ai eu le plaisir de faire ma première intervention publique en qualité de sénateur représentant les Français établis hors de France dans les locaux des Petites Etoiles, une maternelle bilingue du nord de Londres. Comme pour souligner le dynamisme des initiatives scolaires privées à l’étranger, c’est une école non homologuée par l’Education nationale qui m’a accueilli à l’occasion de sa journée portes ouvertes pour lancer mon mandat.

Olivier Cadic et Philippe Fraser - Journée portes ouvertes des Petites Etoiles du 04 octobre 2014

Olivier Cadic et Philippe Fraser – Journée portes ouvertes des Petites Etoiles du 04 octobre 2014

Une occasion de féliciter ses directeurs, Philippe Fraser, Amandine Alys et Olivier Bertin, pour leur travail remarquable d’éveil et de double acculturation au bénéfice d’une cinquantaine d’enfants. Olivier Bertin est un élu indépendant de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) qui a participé au plan Ecole depuis son lancement en juin 2008. Ce plan est devenu une référence internationale de management participatif appliqué aux problématiques d’éducation, mobilisant tous les acteurs et collectionnant les réussites.

Justement, les Petites Etoiles sont nées du big bang créé par le plan Ecole ! En effet, c’est la création du CFBL (Collège franco-bilingue de Londres) qui a justifié le lancement des Petites Etoiles.

Je peux désormais mettre à profit toute l’expérience accumulée au Royaume-Uni dans le cadre de mon nouveau mandat au service de tous les Français de l’étranger.

La règle absolue est d’agir dans le sens de l’intérêt général. En matière d’enseignement français, mon travail de sénateur se déclinera dans chaque pays en s’articulant autour de trois enjeux inspirés des besoins observés au Royaume-Uni : 1 – créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger ; 2 – offrir une solution d’enseignement en français à tous les enfants du Royaume-Uni ; 3 – développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité.

Je les résume successivement :

Enjeu n°1 – Créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger

Pour créer ce nouvel élan, notre premier défi est de faire évoluer la structure de pilotage de l’enseignement français à l’étranger afin d’atteindre 100 % des enfants français à l’étranger au lieu de 25 %.

Nous devons travailler ensemble pour garantir l’accès égal de tous nos compatriotes à l’enseignement français ou du français à l’étranger.

Malgré la création de 1500 nouvelles places dont celles du CFBL, second établissement secondaire de Londres et l’ouverture du lycée international de Wembley prévue à la rentrée 2015, nous ne pouvons toujours pas répondre à toutes les demandes. J’ai demandé qu’un groupe de travail soit constitué au sein du plan Ecole pour évaluer le nombre de places à créer à court terme sur Londres. J’estime que le besoin est de créer à nouveau 1 500 places dans les 6 ans.

La création d’écoles françaises à l’étranger, au travers divers opérateurs (AEFE, Mission Laïque Française, initiatives privées homologuées par l’Education nationale ou pas…) ne doit pas masquer toutes les possibilités de solutions économiques d’enseignement en français (CNED, Alliances Françaises…) pour les enfants qui ne vivent pas à proximité d’une école française.

Enjeu n°2 – Offrir une solution d’enseignement en français à tous les enfants du Royaume-Uni

Notre second défi est de créer un « plan Ecole pour tous » en adaptant le plan Ecole à l’horizon 2020.

Ce plan « Ecole pour tous » aura trois nouveaux objectifs principaux :

– Stopper la hausse non maitrisée des frais de scolarité !
Un établissement géré par l’administration centrale à Paris coûte à l’État 20% de plus qu’un établissement conventionné géré localement. Nous proposons d’associer les parents d’élèves à la création du budget de l’école et aux décisions qui ont des conséquences directes sur les frais de scolarité pour les écoles en gestion directe comme le lycée Charles de Gaulle.

– Transparence dans l’attribution des places dans les établissements scolaires
Nous exigeons la transparence sur la sélection des nouveaux élèves au lycée Charles de Gaulle. L’administration ne doit plus pouvoir décider seule selon une procédure opaque.

– Mise en place d’un groupe de travail consacré aux enfants en difficulté : dyslexie, dysorthographie, troubles de l’attention ou bien encore précocité.

Enjeu n°3 – Développer un projet qui vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité !

Notre troisième défi est faire bénéficier l’aide à la scolarité à tous, car l’action publique doit retrouver le chemin de l’intérêt général !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le système des bourses scolaires ne bénéficie qu’à 5 % des enfants français scolarisés à l’étranger ; le montant des bourses versées aux élèves du Lycée Charles de Gaulle a baissé de 42%.

De fait, l’enseignement français à l’étranger tend à l’élitisme et ignore les familles françaises éloignées des écoles du réseau. Résultat, une proportion d’enfants binationaux nés dans le pays d’accueil ne maitrisent pas notre langue.

Ces trois enjeux s’incarnent en autant de défis pratiques à relever. Ils constituent le plan de route pour les six prochaines années que nous nous sommes fixés avec Véronique Cartoux, Stéphane Rambosson et Sophie Routier, élus consulaires UMP et UDI à Londres.

Site des Petites Etoiles : www.lespetitesetoiles.co.uk
Liste des écoles françaises du Royaume-Uni : https://planecoleroyaumeuni.wordpress.com/lenseignement-francais-a-londres

Mon Infolettre n°28 d’août est disponible

infolettre n°28J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°28 qui liste les articles publiés de mai à août 2014, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur,

Aux élections consulaires de Londres, la liste l’Union des Français du Royaume-Uni soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE est arrivée largement en tête en recueillant 40% des suffrages et a obtenu 45% des sièges de grands électeurs pour l’élection sénatoriale!

Je remercie chaleureusement chacun de nos électeurs et les membres de notre comité de soutien au nom de tous les membres de notre liste d’union. Vous avez fait le choix de l’espérance et du progrès pour tous.

J’adresse toutes mes félicitations aux autres candidats élus.

J’exprime toute ma gratitude à Marie-Claire Sparrow et Olivier Bertin, conseillers consulaires indépendants, pour avoir choisi de s’unir à nous pour m’élire à la vice-présidence du conseil consulaire.

Ensemble, nous allons pouvoir défendre l’intérêt général des Français du Royaume-Uni, sans aucun esprit partisan.

Dès le premier conseil consulaire, nous avons présenté 3 avis destinés à raccourcir le délai de délivrance des cartes nationales d’identité, à améliorer la transparence pour l’accès au lycée Charles de Gaulle, et à nous permettre de connaître l’intégralité des bénéficiaires de la réserve parlementaire à Londres.

Ces avis ont été approuvés par les 6 élus de la droite, du centre et des indépendants, soit 66,6% des suffrages. Vous les trouverez ci-joint. Nous attendons leur officialisation.

La loi prévoit que le conseil consulaire soit présidé par le consul général. Cette disposition ne doit pas être comprise par l’administration comme une opportunité de droit de veto sur les débats ou sur les décisions des élus consulaires.

Lors du comité de pilotage du plan Ecole, nous avons souhaité donner un nouvel élan pour établir une « version 2.0 » du plan né en 2008, de façon à revitaliser ses objectifs à l’horizon 2020, pour en faire le « Plan Ecole pour tous ».

Un plan pour tous parce que 75 % des enfants français vivant au Royaume Uni n’ont pas accès aux écoles françaises ! Vous découvrirez les axes de travail décidés par le plan Ecole pour les mois à venir dans mon compte-rendu.

Ce comité de pilotage fut présidé pour la dernière fois par Bernard Emié. Appelé à un nouveau poste à Alger, notre ambassadeur nous quittera cet été.

Lors de son arrivée à Londres, notre ambassadeur avait déclaré avec humilité que son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, avait placé si haut la barre qu’il pourrait difficilement faire mieux. Mais les records sont faits pour être battus. Le CFBL dénombre plus de 700 élèves et le futur lycée international de Wembley en accueillera le double.

Bernard Emié a posé la première pierre du lycée de Wembley, qui ouvrira ses portes en septembre 2015.

Tout comme Maurice Gourdault-Montagne, Bernard Emié aura marqué de son empreinte l’histoire collective des Français du Royaume-Uni. Il mérite notre profonde reconnaissance.

Je souhaite à chacun d’entre vous de belles et bonnes vacances.

Fidèlement, Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°28 (mai – août 2014)

Photo Flickr de Leo Reynolds

En route pour le « plan Ecole pour tous », édition 2014-2020

Six ans après son lancement, le plan Ecole marque un tournant de son histoire.Roue

Le 1er juillet dernier, Bernard Emié a présidé pour la dernière fois le comité de pilotage du plan Ecole qui se réunit chaque semestre. Appelé à un nouveau poste à Alger, notre ambassadeur nous quittera cet été. Une dernière, mais aussi une première puisqu’il était entouré des nouveaux conseillers consulaires élus à Londres dont Véronique Cartoux, Sophie Routier et Stéphane Rambosson élus sur notre liste de rassemblement de la droite et du centre.

Bernard Emié mérite notre profonde reconnaissance, même s’il a toujours rappelé que nos résultats ne sont que le fruit d’un travail collectif et de la recherche d’un consensus.

Lors de son arrivée à Londres, notre ambassadeur avait déclaré avec humilité que son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, avait placé si haut la barre qu’il pourrait difficilement faire mieux. Les records sont faits pour être battus. Le CFBL dénombre plus de 700 élèves et le futur lycée international de Wembley en accueillera le double. Bernard Emié aura posé la première pierre du lycée de Wembley, qui ouvrira ses portes l’année même du centenaire du Lycée Charles de Gaulle, en 2015, et entrera dans l’histoire collective des Français du Royaume-Uni.

Je souhaite que son successeur s’inscrive, à son tour, dans la belle dynamique de ses prédécesseurs pour faire émerger un quatrième établissement secondaire avant 2020.

L’urgence est absolue : entre le lycée Charles de Gaulle et le collège français bilingue de Londres, 2287 demandes nouvelles ont été enregistrées et 1486 n’ont pas pu être pourvues, à ce jour, pour la rentrée 2014.

C’est pourquoi les conseillers élus de la liste d’union du centre et de la droite veulent mobiliser toutes les bonnes volontés pour adapter le plan Ecole à l’horizon 2020, pour en faire le « Plan Ecole pour tous ».

Un plan pour tous parce que 75 % des enfants français vivant au Royaume Uni n’ont pas accès aux écoles françaises ! Notre objectif est d’offrir une solution d’apprentissage en langue française à toutes les familles qui le souhaitent.

Voici les grands axes de travail, d’ores et déjà évoqués devant le comité de pilotage, vers la redéfinition des objectifs du plan Ecole à échéance 2020 :

Action 1 : Création d’un groupe de travail pour reformuler l’objectif 1 du plan Ecole

Pour les familles qui souhaitent accéder à l’enseignement français au Royaume-Uni, nous voulons poursuivre l’effort engagé qui a permis la création de plus de 1500 places depuis 2007 et l’ouverture, à la rentrée 2015, d’un troisième établissement secondaire à Wembley.

Conformément à nos engagements électoraux, nous avons demandé qu’un groupe de travail soit créé afin de fixer un nouvel objectif quantitatif en termes de places supplémentaires d’ici à 2020.

Le comité de pilotage a validé cette approche et attend un objectif affiné pour la fin de l’année. Après l’ouverture du lycée de Wembley, on peut estimer qu’il faudra encore créer environ 1500 places pour passer le cap de 8000 places dans l’enseignement français à Londres d’ici à 2020.

Action 2 : Création d’un « plan Ecole Bristol »

Comme je m’y étais engagé pendant la campagne, j’ai proposé une action décentralisée pour la région de Bristol, à l’image de ce qui est entrepris à Londres. Le développement de l’Ecole française de Bristol, la volonté de créer une Free school sur place ou encore les solutions du CNED offertes localement par des écoles britanniques légitiment un plan local, un plan Ecole Bristol, pour enraciner les acquis et donner des ailes aux projets.

Action 3 : Création d’un groupe de travail sur les frais de scolarité

La disparité des frais de scolarité est une question qui sera débattue au sein d’un groupe de travail dédié. Cette démarche va donner la mesure du phénomène déstabilisateur des choix budgétaires de l’AEFE à Paris sur l’évolution des tarifs du lycée Charles de Gaulle et de ses annexes.

Nous souhaitons également mieux impliquer les parents dans le contrôle de l’évolution des frais de scolarité et leur octroyer une vraie capacité d’intervention sur les choix stratégiques.

Action 4 : Détermination des critères d’accès en 6ème au lycée Charles de Gaulle

Des parents du site de Wix m’ont sollicité pour me faire part de leur inquiétude sur les critères d’accès au lycée lors de l’entrée en 6ème qui pourraient interdire l’accès à CDG à leurs enfants.

J’ai demandé à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, d’adresser son projet de critères d’accès au lycée Charles de Gaulle au conseil consulaire, afin de nous permettre de porter un avis sur le sujet.

Le proviseur nous a répondu que ce projet serait fourni à la rentrée et diffusé lors du conseil d’établissement du lycée.

Action 5 : Obtenir de la part de l’ambassadeur un fonctionnement transparent dans l’attribution des places au lycée Charles de Gaulle

Nous souhaitons que les commissions d’attribution des places incluent des observateurs sans droit de vote dont un représentant des parents, un représentant des enseignants et trois élus issus chacun de la majorité, de l’opposition et des indépendants.

Nous avons présenté un avis en ce sens au conseil consulaire (lire : « Premier conseil consulaire de Londres : 3 avis et une élection » du 07 juillet 2014). Le proviseur a déclaré que seul l’ambassadeur était susceptible de l’autoriser.

Nous soumettrons cette demande au prochain ambassadeur dès son arrivée. La commission d’attribution actuelle est uniquement composée de fonctionnaires. L’ouverture du lycée de Wembley en septembre 2015 nous presse de sortir de ce fonctionnement opaque.

Action 6 : Offrir aux enfants qui vivent loin d’une école française une solution économique d’enseignement en français

Fort du succès de son expérimentation au Royaume-Uni, le CNED a décidé la généralisation de son programme, avec application des tarifs des « cours à la carte ».

Ce fait génère une grande frustration pour les familles parce que les tarifs passent de 115 à 495 euros par an et par enfant. Je suis intervenu pour demander un bilan de cette politique tarifaire, dès la fin du premier trimestre 2014/15, afin d’évaluer le nombre de familles contraintes d’abandonner le CNED pour raisons économiques.

Je souhaite qu’il soit envisagé une aide financière pour les familles qui n’ont d’autres solutions que le CNED, afin de rétablir l’équité républicaine avec les familles dont les enfants sont scolarisés dans les écoles françaises subventionnées à l’étranger.

Action 7 : Création d’un groupe de travail consacré aux enfants en difficulté

Dyslexie, dysorthographie, troubles de l’attention ou bien encore précocité…peuvent mettre l’enfant en difficulté au cours de sa scolarité.

Véronique Cartoux a demandé que les établissements français à Londres mettent en place des dispositifs semblables à celui du Réseau d’aide aux élèves en difficulté (RASED).

L’ambassadeur, Bernard Emié, a approuvé l’idée de créer un groupe de travail sur ce sujet afin de dresser une liste de priorités.

Lors du comité de pilotage, j’ai rappelé les progrès du groupe de travail concernant l’objectif n°2 relatif à l’enseignement bilingue (lire : « Plan Ecole : l’objectif 2 s’organise… par Bénédicte Yue » du 08 juin 2014) et ceux du groupe dédié à l’objectif n°3 concernant le programme Flam (lire : « Elections consulaires 2014 : Roch Miambanzila, un candidat au service des écoles FLAM du Royaume-Uni » du 07 mai 2014). Ces deux objectifs du plan Ecole seront, eux-aussi, actualisés d’ici la fin de l’année.

A n’en pas douter, un nouvel élan a été donné pour établir une « version 2.0 » du plan Ecole, né en 2008, de façon à revitaliser ses objectifs dans la perspective des cinq prochaines années.

Crédit photo : openclipart.org

Bernard Emié pose la première pierre d’un nouveau lycée français à Londres

Par une heureuse coïncidence, un second lycée français va ouvrir à Londres, l’année même du centenaire du lycée Charles de Gaulle. Dans le quartier de Wembley, le nouvel établissement accueillera ses premiers élèves en septembre 2015.

Première pierre - Bernard Emié - Olivier Cadic - Muhammed Butt Juin 2014

Sur le toit du futur lycée : Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic et le Councillor Muhammed Butt, Leader du Council de Brent

On n’attendait pas l’événement depuis cent ans, mais impatiemment depuis de nombreuses années lorsque l’unique lycée commença à refuser des inscriptions par manque de capacité. La vague d’immigration française au Royaume-Uni ne cessant de gonfler, les 4500 places du lycée CDG, pourtant l’un des plus grands du monde, ne suffisent plus à répondre à la demande d’enseignement français.

A la rentrée 2015, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) comptera une nouvelle pièce dans son dispositif : le « lycée international de Londres » qui lui permettra d’accueillir 1300 élèves supplémentaires dans un bâtiment rénové, de style Art Déco, à Brent non loin du stade Wembley. Un nouveau succès après l’ouverture, on s’en souvient, en septembre 2011, du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, venu lui aussi alléger la pression sur l’établissement Charles de Gaulle (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

D’ici quelques mois donc, Londres pourra s’enorgueillir d’un troisième établissement secondaire à l’attention des familles francophones et francophiles, réalisant ainsi l’objectif n°1 du plan Ecole qui vise à étoffer constamment le nombre de places disponibles.

« Il s’agira pour moi de l’une des plus belles réussites de mon mandat dans cette ville-monde qu’est aujourd’hui Londres », a déclaré notre ambassadeur, Bernard Emié, le 17 juin dernier, lorsqu’il est venu poser la première pierre.

Chacun peut objectivement mesurer le chemin accompli. Il y a exactement trois ans, Bernard Emié conduisait sa première réunion du plan Ecole, à la Résidence de l’ambassadeur (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié » du 16 juin 2011).

Fraichement nommé, il a immédiatement pris la mesure du problème de la scolarité française. Toujours élogieux et humble à l’égard du travail de Maurice Gourdault-Montagne, son prédécesseur, Bernard Emié a joué sa partie en professionnalisant notre démarche et en restructurant le comité de pilotage du plan qu’il voulait uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat.

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Entre 2011 et aujourd’hui, c’est une « belle réussite, s’est-il félicité dans l’école en chantier de Brent, car c’est surtout un travail d’équipe que nous avons pu conduire grâce au plan Ecole avec toute la communauté scolaire et éducative française avec comme seul objectif commun l’intérêt de nos enfants ». En effet, après les 600 nouvelles places du CFBL, le plan va permettre d’en ajouter le double grâce au lycée de Wembley !

L’ambassadeur a brièvement rappelé combien la route fut parfois chaotique et incertaine, pour mieux valoriser le travail de partenariat entre l’ambassade, l’AEFE et les équipes du FEPT (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 2013).

A quelques jours de la fin de son mandat au Royaume-Uni, Bernard Emié retiendra volontiers que de nombreux obstacles ont été franchis grâce à la « qualité de la relation bilatérale franco-britannique à tous les niveaux », saluant chaleureusement Muhammed Butt, Leader of the Council, et les autorités municipales auprès de qui « le dialogue et la coopération ont été riches,  fructueux et faciles ».

Saluons aussi l’action de nos trois trustees du French Education Property Trust Limited (FEPT) : Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn. Le FEPT, organisme à but non lucratif de droit anglais, a emprunté la somme de 40 millions de livres destinés à financer les travaux de l’école. La communauté scolaire a également pu compter sur l’implication financière d’entreprises françaises, inscrites à la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, pour une dizaine de millions de livres complémentaires.

Amplifiant les hommages et alimentant l’enthousiasme général de cette soirée officielle, les médias sont venus manifester leur vif intérêt pour le futur Lycée international de Londres. En particulier, le Journal de 20 heures de France2 a souligné la qualité et le modernisme des infrastructures pour soutenir une pédagogie qui doit répondre « aux défis d’une société nouvelle, internationale, multilingue et connectée », a résumé notre ambassadeur. Par ailleurs, je vous recommande l’article de Nicolas Madeleine: Un nouveau lycée français à Londres pour faire face à l’afflux d’expatriés – Les Echos, du 18 juin 2014.

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Personne n’en doute : nos lycéens recevront le meilleur. Cela suffit au bonheur de tous les acteurs du plan Ecole que Bernard Emié a incité à être « fiers » d’avoir si bien travaillé au service du rayonnement de la France à Londres.

Lire : Texte de l’intervention de M. Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni : Pose de la première pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014.

Crédit photos : Valérie Sieyes

Plan Ecole : l’objectif 2 s’organise… par Bénédicte Yue

Je vous reparle avec plaisir de l’objectif n°2 du plan Ecole, puisqu’une assemblée générale consacrée à cet objectif particulier s’est tenue le 22 mai dernier, date du premier anniversaire de la création d’une équipe de travail dédiée à ce thème (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Rappelons que cet objectif n°2 consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. Une solution d’apprentissage à notre langue pour les 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne et scolarisés dans des écoles britanniques.

Le groupe de travail a commencé ses travaux en reprenant la carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Marilyn Bergère-Williams a contacté chacun de ces établissements pour apprendre dans quelles conditions le français était enseigné, l’idéal étant de trouver des matières dispensées en langue française, au-delà des cours de français proprement dits. Une première liste a été publiée dès le mois de décembre dernier, grâce au travail opiniâtre et méticuleux de Marylin.
Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham et candidate sur notre liste d’union UMP-UDI-UFE participe à l’animation de l’équipe dédiée à cet objectif. J’ai le plaisir de reproduire son texte, ci-dessous, pour rendre compte de la réunion consacrée à l’objectif 2 du plan :

« L’Assemblée générale du plan Ecole consacrée à l’objectif 2 s’est tenue pour la deuxième année consécutive, le 22 mai dernier, à l’Institut français.

Rappelons que l’objectif 2 a une double mission :

• Compléter l’offre scolaire des enfants français vivant en Grande-Bretagne qui, pour la grande majorité d’entre eux, ne sont pas scolarisés dans les écoles françaises de Londres (manque de place, frais de scolarité élevés, localisation ou tout simplement par choix personnel d’immersion). Cela passe par le développement des écoles et filières offrant un enseignement bilingues ou intégré du français (CLIL) et/ou un soutien en français langue maternelle au sein du système éducatif britannique.

• Promouvoir l’enseignement du français langue étrangère dans ces écoles anglaises d’une manière générale.

Quatre axes de travail ont été identifiés :

Ecoles bilingues britanniques1) Dresser un état des lieux des écoles existantes : 10 écoles d’état anglaises offrant des filières bilingues à des degrés divers ont été recensées et 15 autres offrant un soutien en français langue maternelle le plus souvent intégré au sein du curriculum et/ou en liaison avec le CNED (lire : « Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais » du 04 décembre 2013).

L’Institut français a ainsi mis à jour la carte des écoles concernées : http://planecoleroyaumeuni.wordpress.com/category/carte-des-ecoles-bilingues-britanniques

A cela s’ajoutent de nombreux projets en cours :
• Bromley (Primaire, ouverture en sept 2014, http://www.bbs-cfbt.org.uk)
• Harrow (Primaire, http://www.harrowbilingualprimary.co.uk)
• Tonbridge (Primaire, http://tbpschool.wix.com/bilingualschool)
• Bristol (Primaire, http://www.bristolbilingualprimary.com)
• International Academy of Greenwhich (Secondaire, http://www.iaog.org.uk)

D’autres projets à l’état embryonnaire ont également été évoqués en Primaire (Cambridge, Brighton et Hackney) ou Secondaire (Fulham).

2) Faciliter la mise en place d’écoles et sections bilingues quelles que soient leurs formes juridiques : free schools, section, multi-academy trust ou autre

En complément des guides officiels disponibles (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013), un séminaire pratique sera organisé autour d’experts en fin d’année afin de guider les équipes sur les différents aspects de leur projet : processus d’application, curriculum bilingue,  « governance », recherche immobilière, financement, HR ou encore ICT, etc…

L’idée de créer à moyen terme un réseau d’écoles bilingues sur le modèle du parapluie FLAM permettant d’échanger sur des problématiques communes fait son chemin.

3) Promouvoir l’enseignement du français langue étrangère dans les écoles anglaises

Une première réunion a été organisée à l’Institut français en décembre 2013 réunissant chercheurs, écoles et  associations de langues afin d’évoquer des problématiques de terrain et orientations possibles (lire : « Lutter contre l’érosion de l’apprentissage du Français au Royaume-Uni » du 22 février 2014).

Un rapport complet de la situation des langues dans les écoles anglaises, des freins et perspectives est disponible sur ce site : http://www.oliviercadic.com/wp-content/uploads/2014/03/Situation-des-langues-en-Angleterre-Janvier-2014-B.YUE_.pdf

Différentes initiatives sont en cours avec des universités anglaises afin de sensibiliser les écoles et autorités britanniques aux nombreux avantages du bilinguisme (développement cognitif, intégration sociale, etc…).

L’Institut français a également mis en place au cours de la dernière année deux mesures importantes afin de soutenir le développement du français dans les écoles anglaises :
• Coopération avec ALL et Network for Languages lancée en mars 2013 et développement de ressources dans le cadre des mesures visant à rendre obligatoire les langues à partir de 7 ans en septembre 2015.  Ces ressources sont disponibles gratuitement sur le site http://culturetheque.org.uk/.
• Partenariat pour la formation initiale PGCE et assistants de langues lancé en janvier 2014 avec le British Council.

Par ailleurs, une refonte du Label FranceEducation qui ne fonctionne pas au Royaume-Uni est à l’étude afin d’assouplir certaines conditions.

4) Enfin, le CNED vient s’ajouter à l’objectif 2, suite à la réunion du 22 mai dernier.

En effet, suite au succès de la formule CNED Royaume uni (qui a séduit plusieurs centaines d’élèves), le CNED propose désormais une scolarité complémentaire internationale et d’autres formules qui peuvent constituer une solide alternative pour une partie de la communauté française scolarisée dans les écoles britanniques (http://www.institut-francais.org.uk/wp-content/uploads/2014/05/notice-cned-2014.pdf).  Un groupe de travail a donc été mis en place afin d’étudier différentes formes d’implantation possibles (club après l’école ou intégration dans le cursus). »

De g à d:  Isabelle Richards (Bristol Bilingual primary school project), Marc Wolstencroft (ex-Principal de Wix Primary School), Nathalie Jan Doucy (ex-membre du projet International Academy of Greenwich), Alexandra Troletti (West Kent Bilingual primary school project), Bénédicte Yue (Europa School UK), Christian Ravel (Parapluie FLAM) et Hélène Mosche (Fast languages - CNED)

De g à d: Isabelle Richards (Bristol Bilingual primary school project), Marc Wolstencroft (ex-Principal de Wix Primary School), Nathalie Jan Doucy (ex-membre du projet International Academy of Greenwich), Alexandra Troletti (West Kent Bilingual primary school project), Bénédicte Yue (Europa School UK), Christian Ravel (Parapluie FLAM) et Hélène Mosche (Fast languages – CNED)

Elections consulaires 2014 : Lettre de soutien de Norohasina Harris, directrice de La Marelle et l’Ecole Tricolore, petites écoles FLAM

A l’approche des élections, des personnalités de la société civile et du monde politique nous ont témoigné leur soutien

Si vous souhaiter exprimer votre soutien, merci de nous adresser un courriel à soutienconsulaires@oliviercadic.com

J’ai reçu avec une grande joie la lettre de soutien de Norohasina Harris. A mes yeux, elle incarne le dynamisme exceptionnel du programme Flam au Royaume-Uni puisqu’elle a déjà ouvert deux « petites écoles ». Norohasina illustre aussi toute l’ambition du plan Ecole car elle va prochainement ouvrir une Free school primaire bilingue, à Bromley, pour délivrer un enseignement franco-anglais et gratuit.

Norohasina me témoigne de la reconnaissance, mais c’est elle qu’il faut infiniment remercier au nom de notre communauté et au nom de la liste que je conduis intitulée « l’Union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre », soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE.

Norohasina Harris« Je suis Mme Norohasina Harris, directrice des Petites Ecoles FLAM « La Marelle » et « L’Ecole Tricolore », ainsi que l’initiatrice du projet de l’Ecole primaire bilingue de Bromley qui ouvrira prochainement.

Je souhaiterais, par la présente, et au nom des familles dont les enfants sont scolarisés dans les 2 écoles, exprimer mon soutien à M. Olivier Cadic dans sa campagne électorale pour les élections consulaires du 25 mai 2014.

M. Olivier Cadic a démontré voici maintenant plus de 5 ans son engagement envers nos 2 écoles FLAM par sa présence régulière lors de nos rassemblements et fêtes divers. Grace à ses efforts soutenus, ses interventions rapides et à son soutien fidèle, il nous a permis d’ouvrir rapidement 2 écoles en 5 ans et nous a aussi aidés à mobiliser l’intérêt des familles françaises pour appuyer notre dossier de candidature pour l’ouverture d’une école primaire bilingue sur Bromley.

Aujourd’hui nous comptons plus de 200 élèves dans les 2 écoles réunies et sommes la preuve vivante de son succès dans l’accomplissement de son mandat de la création du Plan Ecole.

M. Cadic est un candidat aux multiples atouts : sérénité, transparence, engagement, fiabilité, volontarisme, intégrité n’en sont que quelques exemples.

Parmi les candidats de sa liste, j’aimerais également soutenir M. Roch Miambanzila, Président de la Marelle. M. Miambanzila a démontré un intérêt similaire, non seulement pour la scolarisation des élèves français au sein de la Marelle par son aide et engagement bénévoles envers notre Comité, mais également pour la vision de M. Cadic par ses présences et interventions aux journées pédagogiques et son engagement en tant que responsable auprès de la Fédération Parapluie FLAM nouvellement fondée pour apporter son aide aux écoles FLAM.

Nous avons pleine confiance en l’intégrité de M. Cadic et des candidats de sa liste et invitons nos compatriotes à lui apporter ses suffrages le 25 mai 2014. »

Norohasina Harris

Gravesend, le 16 mai 2014

Lire l’original de la lettre de soutien de Norohasina Harris

Lire aussi sur ce blog :
–  « Le premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley » du 27 décembre 2013
–  « La Marelle fait la fête ! » du 30 juillet 2013
–  « Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni » du 21 juin 2013
–  « Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley ! » du 29 octobre 2012

Elections consulaires 2014 : Roch Miambanzila, un candidat au service des écoles FLAM du Royaume-Uni

Roch Miambanzila est candidat sur notre liste intitulée L’Union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE. Beaucoup le connaissent comme professeur de sciences économiques et sociales au lycée Charles de Gaulle. Et beaucoup d’autres encore le connaissent en sa qualité de président de l’école Flam « la Marelle », à Dartford dans le Kent (lire : « La Marelle fait la fête ! » du 30 juillet 2013).

Co-fondée par Hasina Harris et Emma Burrows, j’ai vu grandir La Marelle année après année. Rappelons que l’objectif n°3 du plan Ecole vise à faire des associations du programme Flam le premier maillon d’un enseignement bilingue. Dans le cas de Dartford la réussite est totale puisque, grâce à Hasina Harris, La Marelle va essaimer une Free school Bilingue à Bromley dont l’ouverture est prévue en septembre prochain.

Roch s’est investi pour participer à la création de « Parapluie », la fédération des écoles Flam au Royaume-Uni, aux côtés de Christian Ravel, président de cette fédération et de La petite école d’Ealing (lire : « Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni » du 21 juin 2013).

J’ai le plaisir de publier aujourd’hui son témoignage :

Roch-Miambanzila« J’ai eu la chance et l’opportunité de m’impliquer très vite dans ce projet initié par Yves Letournel qui consistait à regrouper les différentes structures FLAM (Français Langue Maternelle) du Royaume Uni  sous une association  qui allait permettre à ces structures FLAM de pouvoir s’entraider, se conseiller, collaborer et profiter chacune des expériences  des unes et des autres  à travers une mutualisation des ressources et grâce à des outils associatifs simples et souples.

Ce projet a donné naissance à l’association Parapluie FLAM.

La création de cette association soutenue par l’Institut Français est apparue comme une nécessité face au nombre croissant des écoles FLAM  (ou assimilées) au Royaume-Uni qui proposent des cours de français aux enfants scolarisés dans le système britannique afin de leur permettre de rester en  contact avec la langue et la culture française.

En tant que membre du comité exécutif, j’ai donc été chargé de rédiger les statuts de l’association permettant son enregistrement auprès de la Charity Commission.

Le Parapluie FLAM est composé de quatre pôles (pédagogique, culturel, informatique et administratif) pour mieux remplir sa mission première consistant à  faciliter l’entraide entre les associations FLAM.

Grâce au Pôle Informatique, le site internet de Parapluie FLAM est désormais activé pour le grand bien des structures FLAM (www.parapluieflam.org).

L’association Parapluie FLAM apporte  une aide précieuse aux  structures  FLAM :
– Conseil pédagogique, administratif et juridique
– Apport d’outils informatiques et de matériel pédagogique et culturel
– Intermédiaire entre FLAM solidaires

L’association Parapluie FLAM contribue au partage inter-FLAM d’événements et de  matériel  pédagogiques  et  culturels dans une optique de réduction des coûts.

Ma mission en tant que responsable du Pôle  Administratif  consiste à :
– Préparer  les statuts en collaboration avec le président et le trésorier
– Préparer  les candidatures aux subventions en collaboration avec le président et le trésorier
– Maintenir  et actualiser les listes de contacts pour les collectes de fonds (mécènes, sponsors,…)
– Organiser les événements (AG, journées pédagogiques, soirées de gala pour collecter des fonds, etc.), en relation avec le président et le trésorier
– Gérer l’organisation et les  compte-rendus de réunions
– Maintenir et actualiser les listes de contacts et les données de chaque école
– Proposer des  services de conseil et d’aide administrative aux structures FLAM

Je suis merveilleusement épaulé dans cette mission par Sophie Lefèvre, consultante administrative. Ainsi nous avons œuvré pour que la journée pédagogique du 1er décembre 2013 qui s’est tenu à l’Institut Français soit un succès.

La prochaine journée pédagogique se tiendra dans les locaux du Lycée Français Charles de Gaulle le dimanche 11 Mai 2014. »

Roch Miambanzila

Mon mandat aura été égayé par de multiples visites à ces « petites écoles du samedi » aux quatre coins du Royaume-Uni. Je souhaite une nouvelle fois rendre hommage à tous ces parents qui s’investissent en faveur de l’apprentissage de la langue française. Ils compensent bien souvent des moyens matériels limités par un zèle sans limite au bénéfice des enfants.

Je veux aussi signaler le soutien constant de l’UFE GB aux initiatives de Parapluie Flam (lire : « Le Noël mémorable des Français de Londres, organisé par l’UFE GB » du 29 novembre 2013).

Lire notre programme sur le site de campagne

Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger

Les Français ont opté pour « le changement » il y a bientôt deux ans. Tout comme leurs compatriotes restés en métropole, Les Français de l’étranger en ressentent douloureusement les effets.

La réforme des bourses décidée par le gouvernement a conduit à une chute de 42% du montant des bourses versé en 2013 aux parents des élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres ! On sait que cette politique restrictive va s’amplifier en 2014.

HandprintLa réforme des bourses va éconduire les familles économiquement fragiles du système de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La Gauche instaure clairement la sélection par l’argent. Je pose la question : est-il normal qu’une institution dotée de plus de 500 millions d’euros de subventions ne s’attache pas à garantir la mixité sociale au sein de ses établissements?!

En effet, en 2011, la subvention du ministère des Affaires étrangères destinée à l’AEFE s’élevait à 420,8M€, tandis que l’aide à la scolarité s’établissait à 119M€. Le total du budget consacré à l’enseignement à l’étranger représentait donc 539,8M€.

Au Royaume-Uni, une vague d’indignation enfle parmi les parents d’élèves qui ont besoin d’une bourse pour financer, tout ou partie, des frais de scolarité de leurs enfants. Mais cette vague d’amertume s’étend à presque tous les parents après l’annonce d’une hausse annuelle d’environ 8% des frais de scolarité. Le coût est d’autant plus rude pour le budget familial que vous avez plusieurs enfants scolarisés.

Quelle est la finalité poursuivie par le gouvernement à l’horizon des deux prochaines années ?

La réponse se trouve, en filigrane, dans le projet de loi de finances 2014 (PAP 2014 Action extérieure de l’Etat – page 100), où l’on peut lire : « les prévisions pour 2014 et 2015 sont établies pour rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD (Etablissement en gestion directe) »

En termes clairs, les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité française à l’étranger. Ils en assument déjà 60%.

Cette politique se traduira par un accroissement substantiel des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle.

En effet, en page 14 du même document, nous découvrons que la subvention destinée à l’AEFE sera de 416,5M€, tandis que l’aide à la scolarité s’élèvera à 118,8M€, soit un total de 535,3M€ en 2014. Pour information, le budget était de 539,8M€ en 2011.

L’engagement de l’Etat en 2014 est donc inférieur à celui de 2011 !

Mais, dans le même temps, les frais ont augmenté de plus de 38% au lycée Charles de Gaulle !

L’Etat fait supporter aux parents d’élèves non seulement 100% de l’augmentation des coûts du lycée, mais également 100% des coûts de son administration centrale !

Afin que les parents puissent déterminer s’ils seront en mesure de supporter financièrement une scolarisation de leurs enfants au lycée dans la durée (soit 12 années, du cours préparatoire à la terminale), j’ai demandé au proviseur Olivier Rauch de nous indiquer son anticipation du taux annuel d’augmentation pour les cinq prochaines années.

Actuellement, l’AEFE n’offre aucune visibilité à moyen ou long terme. L’Agence est incapable de se projeter au-delà de trois ans, ne pouvant garantir la part de subvention consacrée aux salaires des enseignants d’une année sur l’autre… Par conséquent, Olivier Rauch m’a honnêtement répondu qu’il était tout à fait illusoire de réaliser une anticipation sur cinq ans.

La réforme des bourses, alliée à une volonté de faire assumer l’intégralité des coûts de scolarité à l’étranger par les familles, va accentuer le phénomène de retrait d’enfants issus des classes moyennes.

La démarche du gouvernement est paradoxale : subventionner largement une organisation étatique en charge de gérer un réseau d’écoles… financé à terme exclusivement par les familles !

Nul besoin d’être prospectiviste pour comprendre que cette politique affligeante et partiale éradiquera, à terme, la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE.

L’attitude du gouvernement socialiste porte gravement atteinte à l’idée que je me fais du pacte républicain !

C’est pourquoi j’ai demandé, lors de la dernière réunion du plan Ecole et du conseil d’établissement du lycée, qu’un indicateur soit mis en place pour mesurer la mixité sociale au sein des établissements de l’AEFE.

Photo Flickr de Pekka Nikrus

Lutter contre l’érosion de l’apprentissage du Français au Royaume-Uni

Oui, j’ai une patrie : la langue française, écrivait Camus.

Le français est la 10ème langue la plus parlée en Angleterre si l’on inclut toutes les communautés présentes. C’est la langue la mieux connue par la population anglaise: 15% de la population anglaise se dit capable de tenir une conversation en français loin devant les autres langues.

Toutefois, la pratique du français semble refluer inexorablement du sol britannique. Le français perd du terrain en raison du déclin général des langues mais aussi face à la concurrence d’autres langues comme l’espagnol et le mandarin. Certains membres de notre communauté s’en alarment.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Si le français reste la langue dominante dans les écoles primaires anglaises (74% des écoles offrent le français, loin devant l’espagnol 16% et l’allemand 4%), le nombre d’étudiants choisissant le français en GCSE a baissé de 56% en 9 ans.

La baisse est également notable en A level, puisque le nombre de candidats possédant un A level en français a diminué de moitié entre 1996 et 2012 ! Ils sont passés de 22.000 à 11.000!

Comment, dans un tel contexte insuffler le développement des Free schools bilingues, objectif n°2 du plan Ecole ? (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013). De nombreux acteurs tentent de remédier à cette situation.

« Il y a en Angleterre un vrai paradoxe. Alors que le pays et notamment Londres sont très multiculturels, l’Angleterre souffre d’un déficit croissant dans l’apprentissage des langues étrangères. Selon l’Eurobarometer 2012, 60% de la population anglaise ne parlerait aucune autre langue » souligne Benedicte Yue qui vient de participer à une table ronde organisée sur le sujet dans le cadre du plan Ecole à l’Institut français aux côtés de Laurent Batut et Yves Letournel. .

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 - (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Table ronde à l’Institut français le 10 décembre 2013 – (g. à d.) : Teresa Tinsley, Bernadette Holmes, Gaby Meier, Neil Jones, Kathy Wicksteed, Roberto Filippi

Des chercheurs, parmi lesquels Gaby Meier, Jim Anderson et Roberto Filippi ont entrepris de coordonner leurs travaux afin de mettre en avant les nombreux avantages liés au plurilinguisme : fonctions cognitives, cohésion sociale, ouverture au monde, apports du CLIL, etc.

Leur expertise et le fruit de leurs travaux peuvent favoriser l’atteinte de l’objectif 2 du plan Ecole qui vise à promouvoir l’intégration du français dans le système éducatif britannique, par trois moyens possibles : la création d’écoles bilingues (dont les Free schools), la création de sections bilingues et la mise en place de CLIL (Content & Language Integrated Learning) à des degrés divers. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Pour plus d’informations, vous trouverez une excellente synthèse rédigée par Bénédicte Yue à votre intention : Situation des langues en Angleterre Janvier 2014 B.YUE – Bilan, freins et perspectives – pdf

Merci de m’adresser vos coordonnées si vous souhaitez contribuer, d’une manière ou d’une autre, aux travaux de l’objectif n°2 du plan Ecole. Vous pouvez également prendre contact avec Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français au service culturel de l’Ambassade, email : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Le premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley

Des souris, hamsters, écureuils, gerbilles, castors, marmottes et autres lièvres qui chantent ! Ils récitent aussi de la poésie et jouent la comédie, et tout ça en français, s’il vous plait !

Premier Noël de l'Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Le spectacle fut une réussite, à la grande fierté des acteurs en herbe et de leurs familles. Ma visite à l’Ecole Tricolore de Bromley fut un régal de bout en bout. Une maman m’a suggéré de faire mon intervention avec le bonnet rouge du Père Noël. La prochaine fois, peut-être… Cette joie enfantine mêlée à l’enthousiasme des animateurs est la marque de fabrique du programme Flam, ces « petites écoles du samedi » qui familiarisent les plus petits aux rudiments de la langue française.

Pour un premier Noël, ce fut un coup de maitre et il faut en rendre hommage à Hasina Harris qui a ouvert, à Bromley, sa seconde école Flam, après la création de La Marelle à Dartford, il y a quatre ans (lire : « La Marelle fait la fête ! » du 30 juillet 2013). « La recherche des locaux fut assez longue et le loyer préférentiel que nous demandions était systématiquement rejeté », se souvient Hasina. L’école a finalement pris ses quartiers dans une belle école primaire à West Wickham. « L’Ecole avait commencé avec 3 classes et nous en avons aujourd’hui 7, dont 1 classe FLE », sourit-elle.

C’est formidable de se dire que l’on peut trouver, aujourd’hui, une quarantaine d’écoles de ce type du Royaume-Uni, parce que des parents francophones ont pris l’initiative de défendre et de transmettre notre langue et notre culture. Cette démarche se structure et se bonifie avec le temps pour mieux essaimer (lire : « Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni » du 21 juin 2013).

Hasina Harris ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Elle a initié un projet encore plus ambitieux : ouvrir une Free school primaire bilingue, toujours à Bromley, dans le sud-est de Londres. En d’autres termes, un enseignement franco-anglais et gratuit, ce qui ne pourra que ravir les parents qui n’ont pas pu trouver de place dans le réseau français ou qui vivent trop éloignés des établissements londoniens (lire : « Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley ! » du 29 octobre 2012).

Entouré par l'équipe pédagogique de l'Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Entouré par l’équipe pédagogique de l’Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Tout nouveau, ce concept d’école, en gestion autonome, « s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 Free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014 » dont celle de Bromley, nous a expliqué Bénédicte Yue (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Une Free school sera le plus beau prolongement d’une école Flam, en parfaite adéquation avec à l’objectif 2 du plan Ecole, qui concilie l’apprentissage du français avec l’intégration dans la communauté britannique (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Si la demande est au rendez-vous, la Bromley bilingual school ouvrira ses portes en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2. Je vous invite à répondre à la consultation ouverte auprès des parents avant le 3 janvier 2014 sur des sujets aussi variés que la vision, le curriculum, le site ou les critères d’admission : Consultation Survey – Bromley Bilingual School

Pour plus d’information, vous pouvez consulter la brochure Ecole bilingue de Bromley ou contacter l’école par mail : bbsenquiries@cfbt.com.

Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais

L’objectif n°2 du plan Ecole consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. J’aime à rappeler que plus des 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne sont scolarisés dans des écoles britanniques. Les Français sédentarisés en Grande-Bretagne souhaitent pouvoir accéder à des enseignements qui favoriseront la préservation chez leurs enfants de la langue et de la culture françaises, quels que soient leur lieu de résidence et leurs revenus.

Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Une des premières actions du plan Ecole fut de faire un état des lieux et d’identifier ainsi les établissements, publics ou privés, qui offraient  déjà un cursus français-anglais au Royaume-Uni.  Un groupe de travail a été constitué à ce dessein (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Quels sont les critères ? Les établissements retenus par le groupe de travail doivent offrir soit un soutien français langue maternelle, soit une « immersion », autrement dit l’enseignement de disciplines à travers une langue autre que celle de l’anglais. L’idéal étant d’enseigner deux disciplines non linguistiques en français, comme la géographie, l’Histoire ou les NTIC, évidemment en sus de l’enseignement de la langue française.

Marilyn Bergère-Williams

Le groupe de travail du plan Ecole a travaillé à partir d’une carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Depuis la rentrée Marilyn Bergère-Williams, a pris la peine de contacter chacun de ces établissements, par email ou téléphone, afin de vérifier s’ils répondaient aux critères précités.

Seuls 24 établissements correspondaient à ces critères.

Nous ne sommes qu’au début d’un processus et en phase d’élaboration d’un modèle qui sera régulièrement adapté et complété par les experts qui ont mis leurs compétences au service du plan Ecole. Merci en particulier à Marylin qui justifie, elle-même, de trente années  d’expérience dans la formation professionnelle et l’éducation en Grande-Bretagne, où elle a fait ses études supérieures  (University of Nottingham et UCL).

Voici la liste des établissements contactés par Marilyn qui sont recensés en deux listes :
1 – UK Schools offering French as a Modern Foreign Language to UK students
2 – UK Schools offering French Mother Tongue Support to French native speakers

Figurer dans ces listes pour un établissement ne préjuge en rien de sa qualité et ne lui accorde aucune forme de reconnaissance pédagogique par le groupe de travail.

Peut-être connaissez-vous d’autres écoles que nous n’avons pas encore référencées ? Merci beaucoup de nous en faire part !