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Le premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley

Des souris, hamsters, écureuils, gerbilles, castors, marmottes et autres lièvres qui chantent ! Ils récitent aussi de la poésie et jouent la comédie, et tout ça en français, s’il vous plait !

Premier Noël de l'Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Premier Noël de l’Ecole Tricolore de Bromley pour la plus grande joie des petits et des grands !

Le spectacle fut une réussite, à la grande fierté des acteurs en herbe et de leurs familles. Ma visite à l’Ecole Tricolore de Bromley fut un régal de bout en bout. Une maman m’a suggéré de faire mon intervention avec le bonnet rouge du Père Noël. La prochaine fois, peut-être… Cette joie enfantine mêlée à l’enthousiasme des animateurs est la marque de fabrique du programme Flam, ces « petites écoles du samedi » qui familiarisent les plus petits aux rudiments de la langue française.

Pour un premier Noël, ce fut un coup de maitre et il faut en rendre hommage à Hasina Harris qui a ouvert, à Bromley, sa seconde école Flam, après la création de La Marelle à Dartford, il y a quatre ans (lire : « La Marelle fait la fête ! » du 30 juillet 2013). « La recherche des locaux fut assez longue et le loyer préférentiel que nous demandions était systématiquement rejeté », se souvient Hasina. L’école a finalement pris ses quartiers dans une belle école primaire à West Wickham. « L’Ecole avait commencé avec 3 classes et nous en avons aujourd’hui 7, dont 1 classe FLE », sourit-elle.

C’est formidable de se dire que l’on peut trouver, aujourd’hui, une quarantaine d’écoles de ce type du Royaume-Uni, parce que des parents francophones ont pris l’initiative de défendre et de transmettre notre langue et notre culture. Cette démarche se structure et se bonifie avec le temps pour mieux essaimer (lire : « Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni » du 21 juin 2013).

Hasina Harris ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Elle a initié un projet encore plus ambitieux : ouvrir une Free school primaire bilingue, toujours à Bromley, dans le sud-est de Londres. En d’autres termes, un enseignement franco-anglais et gratuit, ce qui ne pourra que ravir les parents qui n’ont pas pu trouver de place dans le réseau français ou qui vivent trop éloignés des établissements londoniens (lire : « Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley ! » du 29 octobre 2012).

Entouré par l'équipe pédagogique de l'Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Entouré par l’équipe pédagogique de l’Ecole Tricolore : (de g.à d.) Alex Khair, Clarisse Chanaud, Sezer Demiraslan, Olivier Cadic, Cécile Neulat, Brigitte Power, Annelise Lepage et Pierre-Julien Riviere.

Tout nouveau, ce concept d’école, en gestion autonome, « s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 Free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014 » dont celle de Bromley, nous a expliqué Bénédicte Yue (lire : « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Une Free school sera le plus beau prolongement d’une école Flam, en parfaite adéquation avec à l’objectif 2 du plan Ecole, qui concilie l’apprentissage du français avec l’intégration dans la communauté britannique (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Si la demande est au rendez-vous, la Bromley bilingual school ouvrira ses portes en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2. Je vous invite à répondre à la consultation ouverte auprès des parents avant le 3 janvier 2014 sur des sujets aussi variés que la vision, le curriculum, le site ou les critères d’admission : Consultation Survey – Bromley Bilingual School

Pour plus d’information, vous pouvez consulter la brochure Ecole bilingue de Bromley ou contacter l’école par mail : bbsenquiries@cfbt.com.

Plan Ecole : une première liste des établissements bilingues français-anglais

L’objectif n°2 du plan Ecole consiste à doubler le nombre d’écoles bilingues français-anglais en cinq ans. J’aime à rappeler que plus des 2/3 des jeunes Français vivant en Grande Bretagne sont scolarisés dans des écoles britanniques. Les Français sédentarisés en Grande-Bretagne souhaitent pouvoir accéder à des enseignements qui favoriseront la préservation chez leurs enfants de la langue et de la culture françaises, quels que soient leur lieu de résidence et leurs revenus.

Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Une des premières actions du plan Ecole fut de faire un état des lieux et d’identifier ainsi les établissements, publics ou privés, qui offraient  déjà un cursus français-anglais au Royaume-Uni.  Un groupe de travail a été constitué à ce dessein (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

Quels sont les critères ? Les établissements retenus par le groupe de travail doivent offrir soit un soutien français langue maternelle, soit une « immersion », autrement dit l’enseignement de disciplines à travers une langue autre que celle de l’anglais. L’idéal étant d’enseigner deux disciplines non linguistiques en français, comme la géographie, l’Histoire ou les NTIC, évidemment en sus de l’enseignement de la langue française.

Marilyn Bergère-Williams

Le groupe de travail du plan Ecole a travaillé à partir d’une carte des établissements du Royaume Uni, établie en 2008 par Michel Monsauret, alors conseiller culturel adjoint. Depuis la rentrée Marilyn Bergère-Williams, a pris la peine de contacter chacun de ces établissements, par email ou téléphone, afin de vérifier s’ils répondaient aux critères précités.

Seuls 24 établissements correspondaient à ces critères.

Nous ne sommes qu’au début d’un processus et en phase d’élaboration d’un modèle qui sera régulièrement adapté et complété par les experts qui ont mis leurs compétences au service du plan Ecole. Merci en particulier à Marylin qui justifie, elle-même, de trente années  d’expérience dans la formation professionnelle et l’éducation en Grande-Bretagne, où elle a fait ses études supérieures  (University of Nottingham et UCL).

Voici la liste des établissements contactés par Marilyn qui sont recensés en deux listes :
1 – UK Schools offering French as a Modern Foreign Language to UK students
2 – UK Schools offering French Mother Tongue Support to French native speakers

Figurer dans ces listes pour un établissement ne préjuge en rien de sa qualité et ne lui accorde aucune forme de reconnaissance pédagogique par le groupe de travail.

Peut-être connaissez-vous d’autres écoles que nous n’avons pas encore référencées ? Merci beaucoup de nous en faire part !

Plan Ecole : Axelle Lemaire préfère l’observation à l’action

Axelle Lemaire, députée socialiste des Français de l’étranger, se vante sur son blog d’avoir obtenu « la création d’un observatoire des frais de scolarité » qu’elle aurait conquis de haute lutte face à ma supposée opposition.

Il est formellement précisé que j’ai tenté de « torpiller cette initiative qui profitera aux familles modestes, aux classes moyennes et à tous ceux  qui dans les établissements du réseau, ont exprimé leur malaise face à l’imprédictibilité des variations des frais d’écolage ».

Quelle affabulation ! Que d’ignorance, surtout !

En premier lieu, l’idée de créer un groupe de travail dédié aux frais de scolarité n’est pas neuve. Il y a 4 ans, l’équipe du plan Ecole avait, en effet, créé un groupe de travail baptisé « Frais de scolarité », lors de son assemblée générale du 20 octobre 2009. Ce groupe avait pour mission de répondre à l’inquiétude des parents de l’école l’Ile aux Enfants face aux différences de coûts prévisibles entre le lycée Charles de Gaulle (CDG) et le futur collège CFBL à Kentish Town.

Ce groupe s’est réuni deux fois pour conclure que l’évolution des coûts relevait du libre choix de chaque établissement. Par conséquent, nous avons un mis un terme à ses travaux pour ne pas être suspectés de rechercher une « entente illicite sur les prix » (lire : Compte-rendu de la réunion dans CR Frais de scolarite du 19 03 10). Les représentants du CFBL avaient d’ailleurs décliné l’invitation à participer à la réflexion pour cette raison.

Le 10 juin 2013, par la voix de son assistant parlementaire, Mme Lemaire a proposé de créer un groupe de travail consacré aux frais de scolarité. L’affaire ayant eu un précédent, tel que je l’ai évoqué, l’assemblée générale du plan Ecole a logiquement rejeté sa proposition.

Mme Lemaire est animée d’une idée toute personnelle de la démocratie participative, ce qui explique qu’elle est revenue à la charge pour imposer sa proposition lors du comité de pilotage du plan Ecole le 1er juillet 2013.

Pourquoi dis-je « imposer » ? Parce que notre ambassadeur, qui préside le comité, pouvait difficilement rejeter une demande émanant d’un député. Pour lui épargner tout embarras et par esprit de consensus, cette décision fût actée sans avoir reçu un quelconque soutien.

N’en déplaise à Mme Lemaire, notre problème n’est pas « d’observer les frais de scolarité ». Il suffit de se rendre aux commissions des bourses pour les connaître dans leur intégralité. Nous attendons plutôt qu’elle agisse pour tempérer leur inflation.

Sur la question des frais d’écolage, j’avais proposé, dès 2010, d’influer sur les choix budgétaires du lycée CDG en soutenant la création d’une commission permanente au sein de l’établissement. Il faut dire que cette même année, le proviseur Bernard Vasseur anticipait une progression annuelle de 10% des frais de scolarité ! Je vous avais communiqué sur mon blog, en novembre 2010, l’impact prévisible de cette hausse jusqu’en 2014/2015 (lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010).

La commission permanente avait été créée, à ma grande satisfaction. Elle a permis de modérer la hausse anticipée : les frais trimestriels 2014/15 du lycée devraient s’élever à £1,986, contre la prévision initiale de £2,103 faite en 2010. Aussi, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole, j’ai rappelé que cette commission permanente était cruciale pour contrôler l’évolution des frais de scolarité.

Mme Lemaire prétend s’inquiéter des variations des frais d’écolage et de leur incidence sur les familles modestes et les classes moyennes. Je lui en donne acte. Toutefois, elle vote, sans sourciller un budget qui vise à «rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD.»  Comprenne qui pourra ! C’est vraiment l’image du pompier pyromane. (Note : EGD = Etablissement en gestion directe par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger)

Chacun doit clairement comprendre que les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité à l’étranger. Ce phénomène se traduira immanquablement par un accroissement substantiel des frais de scolarité.

Le budget affecté à l’enseignement français à l’étranger s’élève à 535.3M€* en 2014, contre 539.8M€**en 2011. L’engagement de l’Etat pour 2014 est donc inférieur à celui de 2011. Dans le même temps, les frais d’écolage ont augmenté de plus de 38% au lycée CDG (£1,437 en 2010/11 contre £1,986 prévus en 2014/15). L’Etat fait donc supporter aux parents d’élèves l’intégralité de l’augmentation des coûts du lycée CDG et, de surcroit, l’intégralité de l’augmentation des coûts de son administration centrale !

En parallèle, le budget des bourses, lui, ne progresse plus en fonction des besoins des parents aux moyens financiers limités. Cette évolution aboutira à un fort recul de la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE. C’est imparable. Je le déplore.

Il y a deux semaines, afin de permettre aux parents de déterminer s’ils pourront supporter ou non le financement de tout le parcours scolaire de leurs enfants au lycée Charles de Gaulle, j’ai demandé à Olivier Rauch, proviseur, de nous indiquer le taux annuel d’augmentation des écolages qu’il anticipe pour les 5 prochaines années. (Lire : mon intervention lors du conseil d’établissement du lycée Charles de Gaulle du 12/11/13 dans 131112 CE CDG – OC).

Compte tenu du clair-obscur qui entoure nos finances publiques, le proviseur a répondu qu’il n’était plus en mesure de faire un pronostic.

Plutôt que d’agir pour faire baisser concrètement les frais de scolarité, Axelle Lemaire préfère les observer et tente de faire diversion en m’intentant un faux procès. Dommage!

* PAP 2014 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2014 : subvention AEFE : 416.5M€ ; aide à la scolarité : 118.8 M€ (lire : PAP_2014_BG_action_exterieure_etat p14)
** PAP 2011 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2011 : subvention AEFE : 420.8M€ ; aide à la scolarité : 119.0 M€ (lire : PAP2011_BG_Action_exterieure_etat)

Photo Flickr de Mauricio Ulloa

« Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue

Il y a un an, presque jour pour jour, j’inaugurais l’Europa School UK, une nouvelle free school multilingue près d’Oxford, en compagnie de tous les élus locaux et de Lord Hill, Schools Minister (lire : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012).

Michale Gove, Secretary of State for Education, aux parents d’élèves: « Les gens se souviendront de vous parce que vous aurez été à l’origine des premières free schools » (« Free Schools Live! » du 29 juin 2013)

Parmi les parents d’élèves figurait Bénédicte Yue, dont je vous ai parlé en mai dernier puisqu’elle a proposé de fabriquer un « kit d’information » à l’attention des parents qui souhaitent créer d’une Free School bilingue.

Son initiative a pris corps en même temps que la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, inchangé depuis 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues ! » du 31 mai 2013).

J’ai participé à la journée « Free Schools Live! » le 29/6/13 à Westminster en compagnie de Bénédicte. Le discours passionnant et visionnaire prononcé par Michael Gove, ministre de l’éducation britannique, offre des perspectives nouvelles pour les parents désireux d’obtenir un système éducatif répondant à leurs aspirations d’enseignement bilingue.

Rappelons que 2/3 des jeunes Français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques, principalement du fait de leur éloignement de Londres. Un  enseignement bilingue leur offrirait une ouverture culturelle française, tout en restant intégrés au système scolaire britannique.

Après l’Europa School en 2012, nous attendons l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (français/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue). Nous souhaitons que d’autres projets prennent forme et voient le jour en 2015. J’ai le plaisir d’ouvrir mes colonnes à Bénedicte Yue pour vous faire partager son expérience de création d’école à Culham et les informations recueillies lors du Free Schools Live conference and exhibition. Je la remercie vivement de cette contribution.

 Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  – Bénédicte Yue

Face à la saturation des établissements français sur Londres, le concept de free school pourrait s’avérer une alternative intéressante pour développer des écoles bilingues en Angleterre.

Les Free schools sont des écoles d’état anglaises disposant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ».  Elles sont indépendantes du contrôle des autorités locales et supervisées directement par le Department for Education, l’OFSTED et l’Education Funding Agency.

Les free schools disposent d’une plus grande liberté à plusieurs niveaux :
– Elles n’ont pas l’obligation de suivre le programme anglais (National curriculum) mais doivent offrir une éducation « vaste et équilibrée » ;
– Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget ;
– Elles ont également certaines libertés en matière de rythme scolaire ou encore de politique de recrutement et de rémunération ;
– Enfin, et ce qui n’est pas négligeable, elles sont « free » d’un point de vue financier.

Cette initiative, lancée par le gouvernement de coalition en juin 2010 et qui s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014.

Très peu d’entre-elles axent leur curriculum sur un programme multilingue. On peut citer notamment Europa school UK (près d’Oxford) offrant 2 filières anglais/français et anglais/allemand et l’école de Brighton (primaire anglais/espagnol), Judith Kerr (primaire anglais/allemand), Tiger Primary school (primaire mandarin/anglais) et nous nous réjouissons de l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (fançais/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue).

La flexibilité qu’offrent les free schools en matière de programme pédagogique en font un véhicule idéal pour mettre en place des écoles bilingues/multilingues qui s’intègrent dans le système éducatif britannique.

Cela peut représenter une opportunité pour toutes les familles françaises ou franco-anglaises installées durablement en Angleterre qui tout en faisant le choix de l’immersion dans le système scolaire de leur pays de résidence peuvent continuer à offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle. Cela favorise en outre l’intégration avec la communauté anglaise désireuse d’améliorer ses compétences linguistiques.  Enfin, cela peut également offrir une alternative aux familles qui n’ont pas de place dans les écoles françaises ou encore qui habitent en province.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

1) Equipe. La première étape consiste à bâtir une équipe autour d’un projet éducatif dans une zone où la demande pour ce projet est forte. L’équipe est en général un groupe de volontaires de la société civile (parents, enseignants, associations, etc…) dont la multidisciplinarité est essentielle.  Pour créer une free school bilingue par exemple, il s’agira de démontrer des compétences en matière d’éducation tant du côté anglais que français, des compétences juridiques, et, ce sur quoi le Department for Education insiste de plus en plus, des compétences financières.

2) Projet. Il faut ensuite pouvoir articuler son projet pédagogique en respectant un format très précis.

3) Demande. Enfin, recenser la demande pour chaque niveau des classes à créer.

Notons qu’il n’est pas essentiel d’avoir identifié un site et que, si votre projet est retenu, l’Education Funding Agency sera à vos côté pour rechercher un site, en faire l’acquisition le cas échéant et engager les travaux.

(de g. à d.) Olivier Cadic, Natalie Evans, director New Schools Network, et Bénédicte Yue lors du « Free Schools Live » au Queen Elisabeth II Conference Centre, à Westminster.

Une fois ces trois conditions remplies (équipe-projet-demande), il conviendra de vous doter d’un statut juridique sous forme d’Academy trust sans but lucratif (charitable company limited by guarantee) et de déposer un dossier auprès du Department for Education selon le format indiqué sur son site internet ci-dessous.

En termes de calendrier, il faut compter minimum 18 mois entre le dépôt du dossier initial et l’ouverture de l’école.  Il existe maintenant 3 fenêtres par an pour déposer un dossier (septembre, janvier et mai).  Si votre dossier passe la présélection, vous serez ensuite convoqué 2 mois plus tard pour un oral de présentation devant un panel.  Suite à cet oral, vous aurez ou non un accord pour passer en phase de pré-ouverture.  A partir de ce moment-là, le gouvernement vous allouera des fonds pour mettre en place votre projet.  Vous serez en général assisté par des consultants spécialisés et si tout se passe bien, votre projet débouchera sur la signature d’un funding agreement, lequel constitue le véritable acte de naissance de l’école.

N’hésitez pas à informer Yves Letournel, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade mail : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr qui pourra vous mettre en contact avec d’autres équipes et faciliter la communication au sein de la communauté française.

Le gouvernement anglais a également mis en place le New School Network (NSN).   Le NSN, dirigé par Nathalie Evans, a pour missions de conseiller gratuitement les équipes sur le montage des dossiers.  Il dispose de nombreuses informations utiles sur son site internet référencé ci-dessous et propose également un programme de développement vous permettant de bénéficier de subventions et de conseils personnalisés.

Il ne reste plus qu’à vous lancer dans l’aventure !

Liens utiles:
News school network – Application guidance
Department for Education website – How to apply guide
Education Funding Agency – Recherche de site, acquisition  et construction

Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni

A l’Institut français, les participants partagent leurs bonnes pratiques, lors des premières Rencontres des écoles Flam du Royaume-Uni, le 16 juin 2013

La décision de créer une fédération des écoles Flam est prise ! L’idée a été consacrée dans les salons de l’institut français de Londres, le 16 juin dernier, lors des premières Rencontres Flam. Les nombreux bénévoles présents qui se dévouent pour faire vivre ces « petites écoles du samedi », retiendront que c’était un dimanche et le jour de la fête des pères !

Il faut féliciter Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, pour avoir pris l’initiative de cette grande journée pédagogique. Son organisation fut sans faille. Le contenu fut riche d’intérêt pour tous les participants.

La journée du 16 juin 2013 est historique. Elle a permis de créer une structure fédérant les associations Flam du Royaume-Uni. En présentant son projet de comité d’organisation des écoles FLAM, Yves a clairement exprimé le souhait que les associations puissent prendre en main leur propre développement et ne soient plus dépendantes d’une structure administrative. L’attaché de coopération a suscité l’adhésion et la reconnaissance générale !

Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, entouré de candidats pour créer une charity qui fédèrera les associations Flam du RU

Quant au planning de la journée, la matinée fut animée par Adeline Douard pour favoriser l’échange d’expériences entre les écoles. Au cours de l’après-midi, divers intervenants ont présenté leur méthodologie avec cet impératif commun de donner aux enfants le plaisir d’apprendre et d’éveiller l’envie de progresser.

Axelle Oxborrow a présenté le diplôme d’études en langue française (DELF Prim) qui récompense le travail des enfants par un diplôme ; Emmanuelle Fournier-Kelly (Maskarade Languages) a expliqué l’intérêt de faire parler les enfants en les amusant ; Tania Czajka (Le Petit Monde) a fait une démonstration pédagogique avec une marionnette ; Anne-Laure Cano (Catfish) a exposé son matériel pédagogique pour les enfants de 5 à 11 ans ; enfin, Gabrielle Gazi (Hachette Education) a détaillé une méthode baptisée « Les Loustics ».

La pyramide d’apprentissage illustre l’objectif de Maskarade : faire parler les enfants en s’amusant puisque que 70% se souviendront de ce qu’ils ont dit.

La journée s’est achevée autour de trois tables rondes, animées par des responsables d’école chevronnées, portant sur ces trois sujets : la gestion d’une école FLAM (Aline McDermott, La Petite Ecole Française d’Elmbridge), celui des programmes éducatifs (Joëlle Simpson, de la Petite Ecole d’Ealing) et, pour finir, celui de la création et de l’animation de l’équipe pédagogique (Hasina Harris, de La Marelle et de l’Ecole Tricolore).

L’assistance étant enchantée et la seule présence de tous ces bénévoles qui mettent tout leur coeur au service de la culture française était émouvant. J’ai voulu en féliciter individuellement le plus possible ! Pour certains parents, ces « petites écoles » sont le seul espace où leurs enfants peuvent pratiquer notre langue.

Dans mon discours, j’ai rappelé les raisons qui avaient conduit Michel Monsauret et moi-même à créer l’objectif n°3 du plan Ecole, dédié au programme Flam. C’était en 2008 et nous voulions mettre en commun diverses expériences pour construire le premier maillon d’un réseau d’écoles bilingues. Résultat, nous sommes passés en 5 ans de 12 à 46 écoles de ce type au Royaume-Uni, ce qui place notre communauté au 1er rang dans le monde !

En démonstration, Tania Czajka, marionnettiste et directrice de la compagnie Le Petit Monde, associe le plaisir et l’éducation

A propos des écoles bilingues, Hasina Harris (La Marelle à Dartford, Ecole tricolore de Bromley) démontre que l’ objectif n°3 participe pleinement à l’atteinte de l’objectif n°2 du plan Ecole avec l’ouverture prochaine de l’école de Bromley Bilingual Primary School.

J’ai également souligné que cette fédération, sous forme juridique de Charity, permettra à l’Administration, représentée par Yves Letournel, de se concentrer sur un rôle de facilitateur.

De leur côté, les représentants des petites écoles FLAM deviennent les véritables leaders de l’objectif 3 du plan Ecole. Ils peuvent organiser leurs réunions et mutualiser les ressources necessaires à leur développement. Pour ma part, je vais agir pour leur permettre de contrôler eux-mêmes les attributions de subventions publiques aux associations Flam. Cet impératif de transparence évitera aux associations de devenir les otages de parlementaires qui chercheraient à les instrumentaliser politiquement ou les assujettir moralement en contrepartie d’aides publiques complémentaires et discrétionnaires.

Je poursuis ainsi mon engagement à les aider sur la voie du libre développement, au sein d’un réseau solidaire et indépendant !

Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !

C’est parti ! Depuis le 22 mai dernier, une équipe travaille sur l’enseignement bilingue. Lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole de novembre dernier, j’ai demandé la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, tel qu’il a été défini en 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. C’est chose faite et je suis persuadé que nous allons réaliser un grand bond en avant !

Si l’objectif n°1 du plan Ecole s’attache à démultiplier le nombre de places disponibles dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Rappelons que les 2/3 des jeunes français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 201).

Un enseignement bilingue offre à nos compatriotes durablement installés au Royaume-Uni « une solution intégrée au système scolaire britannique » (lire : PlanEcole19juin2008 – Ambassade de France). Nous avons estimé que l’enjeu consisterait à créer des classes bilingues dans 10 nouveaux établissements, chaque année, au Royaume-Uni. Outre l’intérêt marqué des parents, nous pouvons compter sur un réel engouement des Britanniques pour développer cette offre, d’autant que nous proposons de les accompagner (formation des enseignants, adaptation du système de notation…).

Les parents d’élèves s’investissent pleinement en faveur de l’enseignement bilingue (g. à d.) : Olivier Cadic, Nathalie Jandoucy, Elisabeth Fontanille, Marilyn Bergère et Bénédicte Yue

Pour avancer sur l’objectif, une équipe a donc été réunie par les soins de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, et Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France. La première action décidée a été de recenser les établissements qui offrent un cursus bilingue français-anglais au Royaume-Uni, afin de nous permettre de mesurer l’évolution par rapport à la carte originale de 2008 établie par Michel Monsauret, notre ancien conseiller culturel adjoint. A l’époque, nous comptions déjà une cinquantaine d’établissements de ce type. Un groupe de travail a été constitué afin de mettre à jour cette liste et d’établir un tableau de bord de suivi de l’offre bilingue sur le territoire britannique.

Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham, nous indique que, dans le cadre des travaux visant à rendre obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère dès 7 ans dans les écoles d’Etat anglaises, une consultation menée par le Department of Education en juillet 2012 laisse apparaître que le français est le « most popular choice » (70%), recueillant le double des suffrages par rapport à l’espagnol (34%) et devançant nettement l’allemand (20%). Lire « KS2 consultation published report » (page 4 – fichier pdf).

Un second groupe de travail a été constitué dans la foulée pour fabriquer un « kit d’information » à l’attention de ceux qui postulent à la création d’une Free School bilingue. Rompues au montage du dossier, Bénédicte Yue (Europa School Culham) et Nathalie Jandoucy (International Academy of Greenwich) mettront au profit de tous leur expérience cumulée : recherche immobilière, relation avec les autorités locales, financements, mais aussi recherche des prestataires… Ce concept de Free-School bilingue a déjà vu le jour en 2012 grâce à l’École européenne de Culham, près d’Oxford (lire Lire aussi : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012). Une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes à Greenwitch à la rentrée prochaine (lire : « Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School » » du 28 novembre 2012).

Chaque groupe de travail se réunira régulièrement autour de Laurent Batut et Yves Letournel pour faire le point.

J’ai une affection particulère pour cet objectif n°2 du plan Ecole qui conjugue le double avantage de répondre à l’attente des familles éloignées de Londres ou qui ne peuvent financer les frais de scolarité demandés par les écoles françaises et de favoriser le rayonnement de la langue française. Cerise sur le gateau, ce développement épargne le contribuable français !

Premières Rencontres des écoles FLAM, dimanche 16 juin à Londres

Ce sera une grande première et une journée passionnante en perspective pour toutes les personnes impliquées dans un programme Flam (Français langue maternelle) et, a fortiori, pour les membres des équipes pédagogiques.

Je vous invite à venir mettre en commun vos problématiques et vos ressources, dans ce cadre :

Premières Rencontres des Ecoles FLAM
Dimanche 16 juin 2013, de 10h00 à 18h00
dans les salons de l’Institut français à Londres

Le thème retenu cette année est le suivant : les défis des écoles FLAM. Les parents d’élèves qui ambitionnent d’ouvrir une de ces « petites écoles du samedi » ont tout intérêt à venir entendre ceux qui les ont précédés dans cette voie.

Divers ateliers et animations vous seront proposés au long de la journée qui se conclura par une table ronde. Enfin, cette session se poursuivra autour d’un buffet, permettant de nous retrouver ou de faire connaissance.

« Cette journée est une première en son genre car elle vous convie à partager vos expériences Flam, pédagogiques avant tout, mais pas exclusivement » nuance Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, et l’instigateur de ces « rencontres ».

Je partage avec Yves Letournel l’idée qu’il faut donner la parole à l’expérience. Chaque école Flam témoigne de sa spécificité et de sa propre ingéniosité pour dépasser les difficultés. Je me réjouis de l’esprit d’initiative des parents d’élèves du Royaume-Uni qui ont déjà créé une cinquantaine d’écoles, rassemblant 3000 jeunes élèves au service du rayonnement de la langue et de la culture françaises (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011).

Ce développement vigoureux s’inscrit dans le cadre du troisième objectif du plan Ecole, né en 2008, et il s’accompagne du travail de terrain de vos élus et de l’Administration que vous aurez l’occasion de rencontrer le 16 juin prochain.

Fort de ce soutien qui ne saurait être remis en cause, nous souhaitons néanmoins avec Yves Letournel que ces rencontres soient le prélude d’une prise en main de ce genre d’événement par les écoles Flam, elles-mêmes. On peut imaginer dès à présent la création d’un comité d’organisation des Rencontres Flam 2014. « Il faut que ces écoles coordonnent leurs efforts et mutualisent leurs ressources », justifie Yves.

Qu’en pensez-vous ? Et si nous en parlions le 16 juin ?

Inscriptions – attention le nombre de place est limité ! –
Merci de laisser vos coordonnées et de préciser si vous participerez au buffet
Le programme détaillé vous parviendra dès qu’il sera finalisé
Adresse : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Photo Flickr de Blue Funnies

Coup de chapeau à Avenue des Ecoles pour sa synthèse consacrée à la réunion du plan Ecole de l’UFE GB

Le site Avenue des Ecoles, dédié à l’éducation à Londres, vient de publier un remarquable compte-rendu de la réunion annuelle de l’UFE GB consacrée au plan Ecole.

Un grand merci à Sabine Cros et Anne Bioche, co-fondatrices du site pour la qualité de leur information. Je vous recommande de visiter leur site et de vous abonner à leur lettre d’information, si ce n’est déjà fait.

Lire le rapport : « Français de Londres, informez vous« .

Photo Flickr de Olivier Bacquet

Les médias se font l’écho de la 5ème réunion publique du plan Ecole de l’UFE GB

Les Echos, Le Petit Journal, Europe1, Radio Classique, Sud Radio, et même le 20 h00 de France 2… la problématique de l’enseignement français au Royaume-Uni suscite l’intérêt des médias et met en lumière le travail ardu et patient des acteurs du plan Ecole.

A l’origine de cette vague médiatique, la 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole du 2 mai dernier, organisée par l’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne et que j’ai eu l’honneur de co-animer avec Sophie Routier.

Dans le précédent billet, j’ai rendu compte en détail de l’évolution de l’objectif 1 du plan Ecole, initié en 2008, qui ambitionnait d’augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 2013).

Cinq ans plus tard, la dynamique du plan Ecole a abouti à la création de 955 places soit près de 200 places par an, grâce en particulier à la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, avec en ligne de mire l’ouverture d’un établissement secondaire à Brent à la rentrée 2015 (lire : « Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent » du 19 décembre 2012).

Les progrès enregistrés par le plan Ecole sont historiques et chacun doit s’en réjouir. Mais le rythme trop lent du déploiement de l’enseignement français à Londres ne peut être ignoré. L’article des Echos de Nicolas Madeleine met opportunément l’éclairage sur les conséquences négatives de cette situation. Je ferai des propositions pour lever les obstacles au développement de l’enseignement en français à l’étranger lors de la prochaine assemblée générale du plan école prévue le 10/6/13.

A l’heure du bilan, je voudrais vous rappeler les deux autres axes de progression du plan Ecole :
Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.
Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam le premier maillon d’un enseignement bilingue.

« Les établissements bilingues et les écoles Flam : deux alternatives porteuses de sens », résume adroitement Caroline Boeuf, dans son article publié dans Le Petit Journal.

A propos de l’enseignement bilingue, la journaliste rappelle justement que « ce concept s’est déjà concrétisé avec l’ouverture en 2012 de l’École européenne de Culham, près d’Oxford. Une nouvelle école secondaire internationale verra également le jour en septembre prochain à Greenwich. Cet établissement bénéficiera, comme l’école de Culham, du statut de « free school », c’est à dire une école gratuite et non-sélective. » (Lire aussi : « Inauguration officielle de l’Europa School UK » du 30 septembre 2012 & « Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School », inscrivez-vous avant le 11/02/13 » du 28 novembre 2012). Comme je l’avais souhaité lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole, un groupe de travail de l’objectif 2 se réunira le 22/5/13 autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint.

Au sujet du troisième objectif, le programme Flam, Français langue maternelle, « premier maillon d’un enseignement bilingue », j’ai rappelé qu’en 2007, le Royaume-Uni comptait douze écoles Flam. Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français en recense trente-huit aujourd’hui. Ces associations, créées par des parents d’élèves, s’inscrivent dans ce réseau qui rassemble plus de 3000 élèves. Ces « petites écoles du samedi » s’adressent aux parents qui souhaitent que leurs enfants gardent un contact avec la langue française durant leur expatriation. » (Lire aussi : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Les prochaines rencontres FLAM auront lieu le 16/6/2013 à l’Institut Français à Londres.

Je vous invite à lire les articles suivants:

Les Echos
« A Londres, les écoles françaises sont prises d’assaut »
du 9 mai 2013
Plus de 700 demandes d’inscription n’ont pas pu être satisfaites. L’administration française est accusée de freiner les initiatives privées. Les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir l’afflux croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française est un frein au développement de nouveaux établissements, même privés. C’est le message que martèle Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni. (…) Lire la suite de l’article de Nicolas Madelaine

Le petit Journal
« Plan Ecole – 5 ans, un bilan et des projets »
du 9 mai 2013
Jeudi 2 mai s’est déroulée la cinquième réunion annuelle du Plan École, un projet créé il y a cinq ans pour faire croitre le nombre de places dans l’enseignement français en Grande-Bretagne et impliquant différents acteurs de la la société civile. L’occasion de faire le bilan des initiatives menées pour améliorer la capacité de scolarisation des enfants français au Royaume-Uni (…) Lire la suite de l’article de Caroline Boeuf

Europe1
« Londres : les écoles françaises bondées »
du 10 mai 2013
Trop peu d’écoles françaises au Royaume-Uni ? C’est du moins ce que déplore Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni, interrogé par Les Echos. Selon lui, les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir le nombre croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française rechigne à mettre en place de nouveaux établissements. Lire la suite de l’article

Photo Flickr de Amanda-Esque

Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger?

L’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne, a organisé jeudi 2/05/13 sa 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole. J’ai co-animé la réunion avec Sophie Routier, en charge du pôle Enseignement au sein de l’UFE GB et membre du Board du collège français bilingue de Londres (CFBL).

Fidèle à mon engagement pris lors du lancement du plan Ecole, en juin 2008, cette réunion publique permet d’évaluer chaque année les progrès de cette action collective en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni et d’en débattre avec tous ceux qui le souhaitent (lire : Texte Intervention OC 19 06 2008 d’Olivier Cadic, lors de la rencontre-débat UFE GB du 19 juin 2008 – ficher pdf).

Je remercie Sabine Paradis et Isabelle Faulkner co-fondatrices de l’EIFA (Ecole Internationale Franco-Anglaise) de nous avoir permis d’organiser notre dernière rencontre dans leurs locaux flambant neufs. Cette nouvelle école londonienne ouverte en janvier 2013 accueillera déjà plus de cent dix élèves dès la rentrée de septembre 2013. L’ouverture de l’EIFA marque l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde dont le slogan est «deux cultures, trois langues».

En 2008, notre objectif initial était de créer 1500 places nouvelles dans l’enseignement français sur une période de trois ans, au rythme de 500 créations annuelles, pour s’ajuster au volume de la demande insatisfaite de l’époque. Le plan Ecole vise donc à trouver les moyens d’accroître l’offre par une démarche maitrisée et constante. Cinq ans plus tard, nous pouvons revendiquer la création de 955 places, soit une moyenne de 200 unités supplémentaires par an et une augmentation de 21% de la capacité d’accueil des établissements.

Nous sommes encore loin de l’objectif initial.

Voici le bâtiment qui va accueillir le 3ème établissement secondaire français de Londres, à Brent, près de Wembley, en septembre 2015

Toutefois, il faut saluer le travail accompli avec la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town et l’ouverture programmée à Brent, près de Wembley, d’un établissement qui représentera à la fois un troisième collège  et un second lycée à Londres, en septembre 2015. Forts de ces succès, qui rompent avec les années d’immobilisme, la mise en œuvre du plan Ecole fournira bien les 1500 places promises, au bout de sept ans certes, au lieu de trois…

Il faut se réjouir de tels progrès et je rends un vif hommage à tous ceux qui s’impliquent au quotidien dans le cadre du plan Ecole.

Nous devons également faire preuve d’humilité en considérant l’écart entre le résultat obtenu et le besoin non satisfait exprimé chaque année par les parents d’élèves. Environ 700 demandes ont été rejetées lors de la dernière rentrée. En interne l’AEFE parle de « taux de pression » sur les établissements quand les demandes d’inscription ne sont pas honorées. J’ai réclamé la communication de ces données en conseil d’administration à de nombreuses reprises… sans succès.

La frustration de centaines de familles qui ne trouvent toujours pas la possibilité de s’inscrire dans le réseau français s’exprime avec force et nous devons y être particulièrement sensibles.

Il va bien falloir débattre un jour des raisons profondes qui brident la capacité d’accueil de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Une nouvelle circulaire du ministère de l’Education nationale du 10 avril 2013 prévoit que l’homologation d’une nouvelle école sera sujette à l’avis favorable du MAE (ministère des Affaires étrangères), auquel s’ajoute désormais l’avis de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Lien vers la circulaire : www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71388

Or, l’AEFE est un établissement public national placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Elle pilote le réseau d’enseignement français à l’étranger, en charge notamment de fournir les personnels détachés par l’Education nationale. Mais elle demeure aussi le principal opérateur de ce réseau composé de 480 établissements. A l’image du lycée Charles de Gaulle de Londres, 75 de ces établissements sont gérés directement par l’Agence (les « établissements EGD »),  tandis que 156 écoles ont passé une convention avec l’AEFE (les « établissements conventionnés »), comme le CFBL ou Jacques Prévert, alors que tous les autres, soit 249 écoles, sont désignés comme « établissements partenaires ».

Peut-on être juge et partie ? N’y a-t-il pas un conflit d’intérêt à piloter un réseau dont on est le principal opérateur ?

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, nous avait laissé entendre que Londres ne saurait constituer une priorité pour l’AEFE lors de sa première visite au Royaume-Uni, le 14 novembre 2008.

C’est la raison pour laquelle, soulignons-le, le conseiller culturel adjoint a fait appel à la MLF (Mission laïque française) pour nous aider alors à créer le business plan et à monter le projet du CFBL. Une fois le plan bouclé, le bâtiment trouvé et le financement assuré, l’AEFE a pris la décision de devenir l’opérateur de ce nouvel établissement, et conservé son monopole sur l’enseignement secondaire à Londres. Clairement dit, sans le poste diplomatique et la MLF ce dossier n’aurait jamais abouti.

Pour l’EIFA, le cycle était le même. L’AEFE a tenté de décourager Sabine Paradis dans son projet. Soutenue par la MLF et les conseillers culturels adjoints, représentants locaux du MAE, la tenacité de Sabine a fini par payer. Lorsque l’EIFA a pu voir le jour, elle est restée loyale envers la MLF et a éconduit l’AEFE. Là encore sans l’action combinée du poste diplomatique et de la MLF, plus de 100 places nouvelles n’auraient pas vu le jour.

Revenons à la circulaire. En ayant la possibilité de contrôler dorénavant ce qui peut être homologué ou non, l’AEFE dispose d’un pouvoir exorbitant, celui d’empêcher la naissance de toute concurrence !

C’est une régression inacceptable pour tout républicain qui se respecte.

Depuis un an, le gouvernement socialiste légitime un retour vers un dirigisme insidieux et anachronique. L’opacité règne désormais à tous les niveaux. Les personnels de direction détachés me confient parfois leur malaise face aux pressions qui pèsent sur leur avenir professionnel s’ils ne font pas preuve de docilité. C’est navrant.

Afin d’apporter un nouvel élan au développement de notre enseignement à l’étranger, il faut
absolument découpler l’action de l’AEFE qui devrait se concentrer sur sa mission de pilotage
et, par conséquent, abandonner son rôle opérationnel, au profit d’acteurs tels que la MLF ou
divers organismes privés ou même publics étrangers.

La MLF a démontré sa souplesse, sa capacité d’adaptation à prendre en compte les besoins des familles françaises tout en valorisant la culture et la langue des pays d’accueil. Elle necessite moins d’argent public car sa structure et son mode de fonctionnement sont plus légers.

Nous devons garantir la liberté d’établissement de structures qui contribuent au rayonnement de la France à l’étranger et cesser de mettre des barrières à l’entrée de toutes les bonnes volontés!

L’UFE GB vous invite à la 5ème réunion annuelle du plan Ecole, le jeudi 2 mai 2013

Sept ans de réflexion ! Mais aussi d’action, vous le savez. Pour répondre aux attentes de nombreux parents expatriés, je lançais en 2006 au nom de l’UFE GB, l’idée d’un plan Ecole au Royaume-Uni impliquant la société civile le plus largement possible.

La première réunion consacrée au plan se déroula quinze mois plus tard (lire : « Plan Ecole : On va enfin commencer ! » du 09 octobre 2007). Chaque année depuis le lancement du plan Ecole, à l’exception de 2012 pour cause de campagne électorale, l’UFE GB organise une réunion publique pour exposer les progrès de cette démarche et se confronter aux attentes de chacun.

J’ai donc le plaisir de vous convier, en compagnie de Sophie Routier, à notre prochain rendez-vous à Londres organisé par l’UFE GB, Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne :

5ème réunion publique annuelle
Bilan et perspectives du plan Ecole
Jeudi 2 mai 2013 – de 18h30 à 20h00
EIFA, Portland Place W1 Westminster
Entrée libre

Inscription obligatoire auprès de Sophie Routier : sophie@routier.co

Vous noterez que nous nous réunirons dans les locaux de l’EIFA, Ecole Internationale franco-anglaise, située à Marylebone, ouverte en janvier dernier par Sabine Paradis-Dehon et Isabelle Faulkner (lire : « L’EIFA, une nouvelle école maternelle et primaire bilingue à Londres » du 26 janvier 2013).

En 2011, à la veille de l’ouverture du CFBL, Collège français bilingue de Londres, la capacité d’accueil était au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011)

Sophie Routier et Olivier Cadic devant le futur lycée français à Brent

La création d’un troisième établissement secondaire à Brent, près de Wembley, permettra d’atteindre l’objectif n°1 du plan Ecoles, soit la création de 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français au Royaume-Uni. Nous évoquerons aussi le fait que ce plan aura facilité la création de près de 50 petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques.

Si la capacité d’accueil demeure une préoccupation, d’autres sujets brulants seront traités, tels que l’évolution des frais de scolarité dans les établissements de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, les conséquences de la réforme des bourses, les effets de la création du futur établissement de Wembley ou encore le rôle des écoles homologuées dans le réseau AEFE.

Une réunion passionnante et porteuse d’avenir qui va mobiliser toutes les parties prenantes dans l’enseignement français outre-Manche.

Photo Flickr de Enokson

Arnaud Vaissié devient officier dans l’Ordre national du Mérite

Notre République a distingué Arnaud Vaissié le 5 février 2013 à Londres.

Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne et Bernard Emié, ambassadeur de France.

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, lui a remis les insignes d’officier dans l’Ordre national du Mérite pour son action au sein de la communauté d’affaires française et son esprit d’initiative au service de l’enseignement et de la culture française outre-Manche.

Etre au service de sa communauté, Arnaud Vaissié en a même fait son métier, dès 1985, en créant un service d’assistance médicale aux expatriés et voyageurs d’affaires. Le groupe International SOS, dont il est le Pdg, fédère désormais 10.000 salariés opérant dans 70 pays. Notons que l’entreprise compte parmi les mécènes les plus généreux et fidèles de l’Institut français de Londres.

Arnaud est aujourd’hui président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne, après avoir présidé la Section des conseillers du commerce extérieur de la France au Royaume-Uni de 2003 à 2007. Sa réputation s’est également renforcée grâce au « Cercle d’outre-Manche », un think tank de dirigeants français qu’il a co-fondé en 2004 et dont les idées ont inspiré quelques mesures du gouvernement précédent. « Vous êtes un allié majeur de notre diplomatie d’influence et de notre réussite économique dans ce pays qui est notre premier excédent commercial dans le monde », a résumé notre ambassadeur.

Je vous invite à lire le discours haut en couleurs de Bernard Emié afin de découvrir le parcours émérite et international d’Arnaud Vaissié : Discours de SEM Bernard Emié – Cérémonie Arnaud Vaissié – 05.02.2013 (fichier pdf). Je vais, quant à moi, apporter mon éclairage dans le cadre du plan Ecole, où j’ai eu le plaisir de travailler à ses côtés.

Et le plan Ecole a eu grandement besoin de son expérience et de son intuition d’entrepreneur. Arnaud a le coup d’oeil, celui des grands généraux arrivant sur le champ de bataille, cette capacité de saisir instantanément une situation, ses tenants et donner la parade. « Vous avez été un acteur décisif et majeur dans la création du nouveau Collège français bilingue de Londres », a salué Bernard Emié, avant de rappeler que le dernier établissement secondaire ouvert dans la capitale britannique datait de…1915.

Pour l’anecdote, suite au lancement du plan Ecole par Maurice Gourdault-Montagne, le précédent ambassadeur, en juin 2008, j’avais demandé à rencontrer Arnaud Vaissié car je savais qu’il avait travaillé par le passé sur le projet d’une nouvelle école à Londres et… qu’il avait renoncé. Son constat fut net : sans le recours d’un professionnel aguerri, disponible à plein temps pour conduire le projet, nous n’avions aucune chance de réussir. C’est pourquoi Michel Monsauret et moi-même avons soutenu le recrutement d’un chargé de mission, au titre de la première action du plan Ecole. Ce nouveau collaborateur fut le brillant Frédéric de la Borderie. Un an plus tard, en septembre 2009, toutes les conditions étaient enfin réunies pour permettre à Arnaud Vaissié de donner toute la mesure de son talent et aussi faire jouer son réseau pour concrétiser une idée qui semblait, aux yeux de beaucoup, bien chimérique.

Nommé président du comité de gestion du futur collège bilingue, le CFBL, Arnaud Vaissié fait feu de tout bois. Il coordonne l’équipe qui va présenter le projet pédagogique et s’attelle aux aspects financiers et immobiliers de la question. Il devient l’un des trois «trustees» du French Education Property Trust, juridiquement une association qui va acquérir le bâtiment de l’école et obtenir la garantie de l’Etat. Entouré de Jean-Pierre Mustier, Richard Fairbairn et Frédéric de la Borderie, Arnaud s’attaque à la levée de fonds auprès de grandes entreprises et aux négociations bancaires pour décrocher des taux minimaux. Le montage mis en oeuvre repose sur le principe d’un portage financier qui permet de cautionner de futurs établissements (lire : « Kentish Town : Un modèle de financement inventif et pérenne » du 15 novembre 2009). Ce dispositif original « va servir de précédent, de référence à Londres et dans le monde pour les communautés françaises à l’étranger », souligne l’ambassadeur.

Ultime péripétie, l’équipe devra pallier la faillite du maitre d’oeuvre du chantier du collège qui ouvrira ses portes, comme prévu, en septembre 2011, dans le quartier de Kentish Town (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

Toujours dans le cadre du plan Ecole (objectif 1), une nouvelle échéance attend Arnaud Vaissié en 2015 avec l’ouverture d’un troisième établissement à Brent, près de Wembley, déjà dument garanti par l’Etat et soutenu par l’AEFE, tout comme l’ambassade de France (lire : « Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent » du 19 décembre 2012)

« Vous avez montré l’exemple, cher Arnaud, en mettant votre générosité, votre temps mais aussi vos compétences au service de nos enfants, de leurs parents et plus globalement du renforcement de l’influence de la France au Royaume-Uni », distille en conclusion Bernard Emié, ce 5 février dernier, devant Claire, la charmante et contributive épouse d’Arnaud, ses enfants, tous ses amis et collaborateurs.

Compétent, assurément, jusqu’à forcer l’admiration de chacun, et généreux, absolument, au point devenir la figure tutélaire des Français de Grande-Bretagne, puisqu’on trouve partout trace de sa bienveillance et de ses initiatives, dans le monde des affaires, de l’éducation ou de la culture, nous l’avons vu, mais également sur le terrain social ou celui de l’accueil de nos jeunes compatriotes, comme on vous le racontera volontiers au Dispensaire français ou encore au centre Charles Péguy.

Photo Flickr de French Embassy in the UK

Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent

Voici un beau cadeau de Noël pour notre communauté.

Je vous annonce l’acquisition par le French Education Property Trust (FEPT) d’un site à Brent (près de Wembley) pour y établir le troisième établissement secondaire français à Londres !

C’est un grand pas en avant pour le plan Ecole qui va atteindre son objectif initial de créer 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français à Londres d’ici la rentrée 2015 (lire : « Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres » du 01 novembre 2012).

Je vous reproduis le message de félicitations que vient de nous adresser Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, auquel je m’associe pour témoigner toute ma gratitude aux personnes impliquées dans le plan Ecole qui ont permis de concrétiser ce progrès tant attendu.

Chers amis du plan Ecole,

Il y a près d’un an et demi, nous avions collectivement validé la nécessité de l’ouverture, en septembre 2015,  d’un troisième établissement secondaire français à Londres. Dans cette perspective un groupe de recherche immobilière avait été créé afin d’identifier les sites les plus propices à son implantation. Le site du Town Hall de Brent est rapidement apparu comme l’un de ceux qui réunissaient les qualités nécessaires à un tel projet. Le 1er  octobre dernier, dans le cadre d’un appel d’offres, French Education Property Trust (FEPT) a déposé une offre d’achat auprès des autorités municipales de Brent.

Nous avons le très grand plaisir de vous annoncer que cette offre vient d’être approuvée par le Conseil municipal.  FEPT  va pouvoir  effectuer le dépôt de la caution nécessaire à la sécurisation de l’achat. De nombreuses étapes administratives restent à franchir avant l’entrée effective du projet dans sa phase matérielle. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un pas décisif.

Le travail des trustees de FEPT, de l’équipe projet, Frédéric de la Borderie et Anne Gombert, et des membres de l’équipe de recherche immobilière, Virginie Royer, Sophie Routier, Myriam Vander Elst, Sabine Paradis et Catherine Cécillon, doit être particulièrement salué. Sans leur contribution, celle de tous les membres actifs du plan Ecole, mais aussi de l’AEFE et de l’ANEFE, nous n’aurions pu obtenir ce succès.

Afin d’améliorer encore l’information de tous, nous vous indiquons que désormais le nouveau blog du plan Ecole (www.planecoleroyaumeuni.wordpress.com) vous tiendra informé des étapes prochaines de ce projet, mais aussi des avancées effectuées sur les deux autres objectifs du plan Ecole.

Cordialement
Laurent Batut
Conseiller culturel adjoint
Attaché de coopération éducative
Ambassade de France

De plus en plus d’enfants francophones dans le Kent

Un point de mon programme pour l’élection législative est dédié aux parents d’élèves bénévoles qui créent et gèrent des associations destinées à enseigner le français aux enfants.
A la faveur d’une réunion électorale, hier soir à Ashford, j’ai salué leur dynamisme en faveur de l’apprentissage du Français auprès des Tout-petits. En l’espace de cinq ans, pas moins de quatre « petites écoles du samedi » ont été ouvertes dans le Kent !

A l’origine de ces quatre établissements qui attirent quelque 300 élèves, on trouve trois associations, gérées par des parents d’élèves soucieux que leurs enfants soient francophones en prenant le problème à la racine, soit au plus jeune âge.

Katia Bresso au sein de la Petite Ecole Kentoise, première "petite école du samedi" ouverte dans le Kent

Ces associations inscrivent leur travail dans le cadre du programme Flam (Français langue maternelle) et par conséquent dans celui du plan Ecole (objectif n°3), dont je vous parle si souvent. A ce titre, elles travaillent en étroit partenariat avec l’ambassade de France et les élus des Français de l’étranger.

Au sein d’une cinquantaine d’école, le programme Flam rassemble aujourd’hui 3000 élèves au Royaume-Uni, le Kent représente donc 10% de ce volume et justifie d’une même et heureuse tendance à la hausse (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011).

Si vous habitez le Kent, il y a forcément une solution près de chez vous :

Au nord, « La Marelle » situé à Dartford accueille environ 120 élèves entre 2 et 15 ans. Cette école projette d’ouvrir une école primaire bilingue (lire : « La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant » du 14 mai 2012). Si vous souhaitez vous exprimer sur la question, merci de répondre au sondage en suivant ce lien : www.surveymonkey.com/s/Y8JSZGC

Au sud-est, la « Petite Ecole de Canterbury« , présidée par Isabelle Hellyar, rassemble une cinquantaine d’élèves de 3 à 11 ans.

Au centre et à l’ouest du Kent, la « Petite Ecole Kentoise » constitue un pôle de 90 élèves à Tonbridge et un autre à Harrietsham (entre Maidstone et Ashford) réunissant une quarantaine d’enfants de 3 à 13 ans.

La ‘Petite Ecole Kentoise’ de Katia Bresso ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, considérant qu’il existe une offre latente dans la zone Ashford / Folkestone / Tenterden qui mériterait une nouvelle petite école du samedi. Merci de l’aider à évaluer la demande en participant à un petit sondage en suivant ce lien : www.surveymonkey.com/s/J8DRHKY

Cette démarche participative illustre parfaitement la philosophie du programme Flam : la société civile prend l’initiative, souvent des parents d’élèves, tandis que les pouvoirs publics et élus assument l’accompagnement du projet.

Il revient à Katia le mérite d’avoir créé la première école Flam dans le Kent. Au-delà de son engagement personnel pour son association, elle a su aussi donner envie à d’autres mamans de tenter l’aventure et les guider en partageant son expérience.

Pour les familles vivant hors du Kent, le site suivant permet de trouver un établissement à proximité : Avenue des Ecoles. A découvrir aussi : Multilingualfamily

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : « Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ? » du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire « French revolution at New York lycée » – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !

Est-ce l’effet de ce charmant acronyme de Flam qui fait crépiter l’amour de la langue française aux quatre coins du Royaume-Uni ? Toujours est-il que l’essor du programme Français langue maternelle (Flam) est époustouflant : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 !

Ce sont aujourd’hui près de 3000 enfants qui sont concernés par l’apprentissage du français dès leur plus jeune âge, si essentiel au sein des familles binationales. Le succès de cette démarche associative incombe essentiellement à des parents qui investissent leur temps et parfois leur argent. En effet, l’apprentissage étant délivré dans un contexte extrascolaire ou parascolaire, d’où le nom de petites écoles du samedi, il s’agit bien d’une nouvelle astreinte pour eux.

2898 écoliers Flam outre-Manche c’est presque autant de monde que le site de South Kensington du Lycée Charles de Gaulle ! Lors de ma visite à Manchester et Leeds, le mois dernier, j’ai pu juger que la vitalité des responsables d’école et des parents pour cet enseignement parallèle ne se dément pas.

Membre du conseil d’administration de l’AEFE, je suis attentivement le programme Flam désormais piloté et géré par l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Si la progression enregistrée au sein du Royaume-Uni est éloquente, elle est également à mettre en perspective avec les résultats des autres pays : nous sommes clairement les leaders mondiaux !

Pour vous donner la mesure de notre dynamisme : 95.700€ de subventions ont été attribuées au Royaume-Uni sur une enveloppe totale de 600 000€ soit plus de 15% de l’enveloppe mondiale. En 2011, 78 dossiers de subventions avaient été instruits par l’AEFE, émanant de 25 pays !

L’année 2011 aura été un grand cru pour le plan Ecole. Je vous avais récemment fait un point très positif concernant l’objectif n°1 qui vise à augmenter le nombre de places dans le réseau d’enseignement français (lire : « Plan Ecole : 2/3 des 1 500 places supplémentaires prévues sont déjà créées » du 10 décembre 2011). Je me réjouis aujourd’hui des avancées de l’objectif n°3 du plan Ecole dédié au développement du programme Flam, qui, en qualité de « premier maillon de l’enseignement bilingue » rejoint l’objectif 2 relatif au bilinguisme.

Depuis quatre ans, Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français à l’ambassade a su diffuser en réseau les bonnes pratiques, partager les expériences de tout ordre et, enfin, enrichir constamment un référentiel de compétences pédagogiques. On ne tarit pas d’éloges à son sujet dans toutes les petites écoles qu’il a aidées à émerger administrativement, financièrement et humainement.

Comment Flam peut-il continuer d’embraser le Royaume-Uni ? Il faut travailler à la fois l’aspect pédagogique pour garantir le sérieux de l’enseignement et le coté financement pour assurer la pérennité des écoles.

Sur le plan pédagogique, Vincent Gleizes travaille à faire émerger une méthode d’enseignement spécifique pour les maternelles.

En matière de financement, j’ai déclaré dans de nombreuses enceintes qu’il fallait revoir le concept de subvention dégressive. Il est préférable de faire croître l’aide pour accompagner le développement d’une école plutôt que de chercher à gonfler une subvention pour son lancement, puis de la diminuer progressivement dans le temps. De plus, je suis convaincu que nos entreprises nationales présentes à proximité de ces écoles pourraient être associées à cette dynamique et donner un modeste coup de pouce financier qui parfois change tout.

Le 30 novembre dernier, lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE, la directrice Anne-Marie Descôtes a annoncé une réflexion mondiale sur l’évolution de Flam par rapport à l’AEFE. Elle a également développé l’idée de faire travailler l’AEFE avec le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) sur ce sujet.

Opérateur public de référence des ministères chargés de l’éducation et de l’enseignement supérieur, principal partenaire opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour la langue française, le CIEP contribue à la réflexion dans le domaine de la coopération internationale en éducation. Le CIEP pourrait proposer utilement une méthode d’enseignement spécifique Flam pour les primaires.

Cette orientation proposée par Anne-Marie Descôtes me paraît très judicieuse. J’ai suggéré à la directrice que la réflexion au niveau mondial prenne en compte l’expérience réussie au Royaume-Uni et que le processus d’attribution des subventions aux associations soit rendu plus transparent.

Nous pouvons être fiers du chemin parcouru et confiants en nos possibilités. Nous avons notre destin en main, d’autant plus que n’importe quel citoyen peut venir apporter sa pierre à l’édifice, c’est là tout l’attrait et l’originalité du programme Flam.

Bilan FLAM pour le Royaume-Uni :

Nombre d’écoles** Nombre d’élèves* subvention pour
2008 10 705 43 364,00€ 11 écoles
2009 26 1302 34 500,00€ 13 écoles
2010 32 1426 95 700,00€ 13 écoles
2011 46 2898 99 500,00€ 13 écoles

*Estimation basée sur la moyenne des chiffres reçus.
Source Vincent Gleizes – Ambassade de France – Services culturels

Lire le rapport de l’AEFE (fichier pdf) : Bilan_Programme_Flam2011

Photo Flickr de Handkasteel

Brighton penche en faveur d’une école bilingue

Je reviens sur un événement qui remonte à septembre dans la charmante ville balnéaire de Brighton. François Miramont a eu l’heureuse initiative d’organiser une réunion qui a mobilisé une trentaine de parents d’élèves sur l’avenir de l’enseignement français dans cette région en plein essor.

En même temps que Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, et Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français à l’ambassade, j’ai été touché par l’engouement de l’assistance sur le projet de créer un enseignement bilingue à Brigthon et impressionné par la pertinence des réflexions qui fusaient dans le petit gymnase qui nous avait été aimablement mis à disposition par la directrice de Westdene Primary school.

Sur ce blog, j’ai plusieurs fois évoqué l’enjeu de l’enseignement bilingue au sein des écoles britanniques pour offrir un enseignement en français là où nos opérateurs traditionnels AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission Laïque sont absents. Il s’agit d’un dispositif alternatif, non-budgétivore pour nos finances et bientôt couronné par un « label FrancEducation » pour certifier la qualité de la pédagogie (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 20 juin 2011).

Les parents d'élèves, français et britanniques, ont été invités à donner leur avis sur un projet d'enseignement bilingue à Brighton, le 19 septembre 2011, en présence des responsables de l'ambassade de France.

Il ressort des discussions de Brighton que ce projet séduit tout le monde, dont Judy Hawker, Primary Languages Consultant. Enfin, presque tout le monde, puisque l’honnêteté m’impose de révéler que la personne  la plus attachée à un enseignement français exclusif lors de notre réunion était une grand-mère britannique qui avait longtemps vécu en France.

Pour concrétiser ce dessein, il reste à éclaircir certains points, notamment en termes de diplômes, et lever évidemment quelques obstacles. La directrice de l’école Westdene Primary school a justement fait remarquer qu’intégrer le bilinguisme coûterait plus cher, en pleine période de restriction de moyens. Par contre, cette ouverture au français rendrait son établissement plus attractif aussi vis à vis les parents anglophones.

Je suis reparti une fois de plus convaincu que la détermination des parents sera récompensée, à l’image de l’association des familles francophones locale baptisée « les Franglophones » qui ont créé une petite école en 2009, pour les 4-11 ans, basée sur le programme Flam (Français langue maternelle). J’ai été très heureux de faire leur connaissance lors de cette réunion. A petite échelle, la multiplication de ces écoles Flam au Royaume-Uni atteste d’un élan résolu et communicatif.

Pour les plus grands, je suis persuadé qu’en multipliant les initiatives et les soutiens, ces parents ne  couperont pas leurs enfants d’une scolarité en langue française. Et je compte bien les y aider.

L’école Flam, les Franglophones, dispose de deux lieux (Brighton et Hove) :
– Les classes à Hove Park School, Nevill road, Hove, tous les jeudis de 16h00 à 17h30
– Les classes à Lewes au Cluny Hall tous les vendredis de 13h30 à 15h00

Mes propositions pour le financement de l’immobilier scolaire à l’étranger

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand, s’est tenue au Sénat à Paris fin septembre. C’est l’occasion de vous parler de l’extension du réseau d’écoles françaises dont le financement constitue, comme vous imaginez, le nerf de la guerre.

Pour mémoire, l’Anefe a pour mission d’instruire les demandes de prêts garantis par l’Etat pour financer les établissements scolaires à l’étranger. J’ai eu l’honneur d’être réélu pour siéger à son conseil d’administration.

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand (sept. 2011)

Les questions immobilières constituent un point critique pour le développement des écoles françaises à l’étranger. Le Royaume-Uni représente un tiers des engagements de l’Anefe ! Le principal engagement est le CFBL, Collège français bilingue de Londres avec 21M£ (lire : « Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat » du 28 mai 2010). Vient ensuite, la garantie du prêt de l’école Jacques Prévert (1,7M£) obtenue pour financer ses travaux. Un troisième dossier de 0,32M£ est en cours : l’école française de Bristol a déjà obtenu la garantie de l’Etat pour son projet, mais le dossier est en suspens parce que leur offre d’acquisition du bâtiment n’a pas été retenue par les autorités locales.

Cette dernière assemblée m’a permis de remercier, au nom de notre communauté, tous les acteurs qui ont facilité ces résultats, à commencer par le président Ferrand et notre secrétaire générale, Anne Barnaud.

J’ai aussi salué l’action de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui a veillé à ce que les engagements de l’Agence en faveur du CFBL soient scrupuleusement tenus. J’ai tenu à exprimer ma gratitude à Mmes Christine Eusèbe, représentant le ministère de l’Education nationale, et Agnès Rivoisy-Maaelassaf représentant le ministère des Finances. La représentante de Bercy a fait preuve de flexibilité pour construire une solution financière favorable au CFBL et l’Education nationale a accepté d’homologuer une bonne part de la pédagogie de l’école avant même son ouverture.

J’ai souvent fait état dans mes billets de la tension qui règne à Londres sur le nombre de places disponibles dans l’enseignement français. Chaque partie prenante, consciente de cet enjeu, a su se dépasser pour nous aider à atteindre le premier objectif de notre plan Ecole, lancé en juin 2008, qui vise à créer 500 places par an dans l’enseignement français.

Nous savons tous ce que nous devons à Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, les trois Trustees du FEPT (French Education Property Trust), mais tout autant à Frédéric de la Borderie, qui dirige l’équipe qui travaille au quotidien sur les projets immobiliers sans qui ces réussites n’auraient pas été possibles.

Pour l’avenir, j’ai proposé lors de l’assemblée générale de l’Anefe que l’immobilier appartenant à l’AEFE à Londres soit transféré au sein du Trust immobilier FEPT pour lui permettre d’augmenter sa structure financière et de cautionner ainsi directement le prochain établissement qui ouvrira à Londres. Rappelons que le FEPT, organisme à but non lucratif, avait contracté le prêt de 21 millions de livres à bas taux pour financer les travaux du CFBL après l’obtention de la garantie de l’Etat grâce à l’Anefe.

Pour sa part, la directrice de l’AEFE a développé l’idée de créer son propre fonds pour financer ses opérations immobilières, car l’Etat ne veut plus emprunter au-delà d’une année pour aider ses établissements publics, afin de ne pas aggraver sa dette. L’AEFE est en cours d’évaluation de la somme minimale pour constituer ce fonds. Le chiffre de 50 millions d’euros a été avancé.

Que ce soit au conseil d’administration de l’AEFE, à celui de l’Anefe ou en séance plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, je ne manque jamais une occasion de soutenir cette orientation présentée par Anne-Marie Descôtes.

Par contre, je ne pense pas qu’il faille se limiter à un seul fonds qui gèrerait tous les actifs depuis Paris. Pour les pays où la législation l’autorise, j’ai suggéré de favoriser la création de fonds immobiliers décentralisés (des trusts, société civiles immobilières…) comme nous l’avons déjà expérimenté à Londres avec le FEPT. Créés et contrôlés par des acteurs locaux (parents d’élèves, entreprises locales), placés sous la responsabilité de l’ambassadeur, nos investissements seraient plus simples à optimiser. Il serait également plus facile de lever de l’argent auprès d’entreprises françaises établies sur place.

Dès lors, le fonds immobilier de l’AEFE pourrait se consacrer exclusivement au financement des écoles situées dans les pays qui ne disposent pas de l’environnement juridique adéquat, autrement dit dans l’impossibilité de créer des structures financières sur place.

Enfin, j’ai également recommandé que la propriété des bâtiments scolaires à l’étranger appartenant à l’Etat soit apportée à ces fonds immobiliers lorsqu’ils seront créés pour garantir les emprunts finançant l’entretien ou l’acquisition de nouveaux sites.

Rentrée des classes historique à Londres

La première rentrée au CFBL

Jamais autant d’élèves n’auront été scolarisés dans l’enseignement français à Londres ! Ce vendredi 16 septembre 2011, le deuxième collège français a ouvert ses portes à Kentish Town. Le chantier-marathon lancé le 18 juin 2010 est enfin achevé et 570 élèves se sont rués plein de curiosité dans un bâtiment victorien entièrement rénové et agrandi.

La veille au soir, dans les locaux aux relents de peinture fraiche, Arnaud Vaissié présidait la première réunion du comité de gestion du CFBL, Collège français bilingue de Londres, fruit du  Plan Ecole initié par le service culturel de l’ambassade de France.

Le directeur de l’établissement, François-Xavier Gabet, et les enseignants qui animeront les 22 classes du CFBL ont accueilli les collégiens dans la matinée du vendredi (3 classes par niveau de la 6ieme a la 3ieme), puis les enfants de maternelle et de primaire dans l’après-midi qui ont particulièrement apprécié la cour de récréation.

Le soir même, au cours de la soirée des conseillers du commerce extérieur français au Royaume-Uni, j’ai eu le plaisir de féliciter Arnaud Vaissié pour cet accomplissement dont va pouvoir bénéficier la communauté française de Londres.

Au sujet du montage financier, rappelons que la garantie de l’Etat avait été accordée à la French Education Property Trust Limited (FEPT), organisme à but non lucratif, qui a contracté un prêt de 26 millions de livres à bas taux pour financer les travaux, remboursable sur 25 ans avec une garantie de l’Etat grâce au soutien de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe).

Pour sa part, le lycée Charles de Gaulle a accueilli 3895 élèves sur l’ensemble de ses sites. Un nouveau challenge pour le proviseur Bernard Vasseur qui a bien débuté, si j’en crois tous les retours positifs qui m’ont été adressés. Je souhaite la bienvenue aux deux nouveaux proviseur-adjoints : Gaëlle Barfety et Christophe Guérard, respectivement en provenance de l’académie de Nice et de Toulouse.

Le nouveau CFBL de Kentish Town a résorbé le flux de nouveaux élèves que l’établissement Charles de Gaulle n’aurait jamais été en mesure d’intégrer. Et pourtant, on sait déjà que les places dans l’enseignement français feront largement défaut à l’horizon 2013 ou 2014  (lire : : « Vers un troisième établissement secondaire français à Londres » du 23 août 2011).

Pour lire toute l’histoire du projet CFBL, il suffit de cliquer sur la rubrique ‘Enseignement – Kentish Town‘, dans la colonne de droite.

La rentrée du CFBL différée au 16 septembre

Je vous fais part de deux lettres émanant d’Arnaud Vaissié, président du Board du CFBL et de François-Xavier Gabet, directeur du CFBL qui font état d’un nouveau report de la date de rentrée au collège français bilingue de Londres (CFBL). Les élèves sont attendus :

le vendredi 16 septembre
à 9h pour les classes de secondaire
et à 13h pour les classes de maternelle et primaire

L’ensemble de l’équipe du CFBL continue à mettre les bouchées doubles pour que les enfants soient accueillis dans des conditions idéales, après ces quelques jours de report. J’ai toute confiance dans la capacité de l’équipe éducative pour rattraper le retard lié à cette rentrée différée.

« La création du Collège Français Bilingue de Londres est une longue course contre la montre depuis l’acquisition des locaux il y a 22 mois et les dernières semaines ont été particulièrement tendues pour assurer à vos enfants l’ouverture de cet établissement dans des locaux de grande qualité et entièrement rénovés », justifie Arnaud Vaissié.

La communauté scolaire peut toutefois se réjouir d’avoir reçu l’autorisation du Department for Education pour l’ouverture du Collège français bilingue de Londres.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur site du CFBL

Lettre de Arnaud Vaissié (9 sept 2011) (fichier pdf).

Lettre aux parents de François Xavier Gabet, directeur de l’école

Chers Parents,

Comme vous en avez été informés par le courrier de Monsieur Arnaud Vaissié, Président du Comité de Gestion, l’établissement ne pourra recevoir vos enfants avant le Vendredi 16 Septembre et ce, malgré les efforts coordonnés de tous les acteurs de ce projet.

Sachez que je suis totalement conscient des problèmes que ce nouveau report de rentrée occasionne dans l’organisation de vos vies privées et professionnelles. Je le regrette sincèrement.

Je suis au jour le jour, l’évolution du chantier en m’y rendant quotidiennement depuis maintenant plusieurs semaines. Je n’ai qu’un seul souci, celui de pouvoir accueillir vos enfants dans des conditions de confort et de sécurité optimales. Ce qui, à ce jour n’a pas été possible.

Il est probable que certains d’entre vous aient eu l’impression de ne pas être volontairement tenus informés de la situation générale. Je le regrette. Mais l’école n’étant pas en charge du chantier, et les intervenants étant nombreux, les prises de décision étant lentes et complexes, il n’est pas toujours facile de divulguer en temps réels des informations.

Après concertation avec l’ensemble des équipes enseignantes, il a donc été décidé que cette journée du Vendredi 16 Septembre constituera une journée de prérentrée pour nos élèves. Il n’y aura pas de service de restauration scolaire ce jour-là. Les élèves seront accueillis soit le matin (classes du secondaire) soit l’après-midi (classes du primaire et de maternelle). Elle sera organisée de la façon suivante :

De 9h00 à 12h30 : Accueil des élèves du secondaire.

Les élèves arriveront  par le portail situé sur Willes Road.

Ils seront accueillis par leurs professeurs principaux.

Programme de la demi-journée : Tests de niveaux de langue – visite de l’établissement – Découverte des emplois du temps – Présentation et Etude du règlement intérieur.

Il s’agit d’une demi-journée de pré-rentrée et non pas de cours. Les élèves ne doivent pas venir avec leurs manuels scolaires ni leurs cahiers mais simplement avec de quoi prendre des notes.

Les élèves quitteront l’établissement à 12h30 par le portail de Willes Road.

De 13h00 à 15h30 : Accueil des élèves du primaire

Les élèves seront accueillis dans la cour de récréation des classes primaires dans laquelle ils accèderont  par le portail situé sur Cathcar Street.

Les élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 devront rentrer dans la cour sans leurs parents, trop petite pour contenir parents et enfants. Ils seront appelés par leurs enseignants.

Les parents des enfants de CP et GSM resteront avec leur enfant à l’extérieur de la cour jusqu’à la fin de l’appel des plus âgés. Puis ils accompagneront leur enfant jusqu’à la porte de leur classe.

Après la classe, les parents des élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 attendront leurs enfants dans la cour.

Les parents des élèves de GSM et CP iront chercher leurs enfants à la porte de leur classe.

Si cette organisation s’avère efficace, permettant à la fois de sécuriser les moments d’entrée et de sortie des élèves sans pour cela encombrer la cour de récréation ni gêner la circulation de Cathcar Street, elle sera reconduite durant toute l’année.

Durant cette demi-journée, les enfants rencontreront leurs deux enseignants qui leur feront visiter l’école et qui leur présenteront le fonctionnement des classes.

Vous aurez sans doute remarqué une information contradictoire dans la version anglaise de notre précédent email. Il s’agit d’une erreur. Veuillez s’il vous plait ne retenir que la version décrite dans cette lettre de l’organisation de la journée du vendredi.

En attendant d’avoir le plaisir de vous rencontrer je vous prie chers parents de croire  en mes sentiments dévoués.

Ps :

— Nous sommes conscients du besoin que de nombreuses familles ont de voir leurs enfants confiés à une garderie avant et après l’école. Sachez qu’avec l’aide de certains parents,  je suis à la recherche d’une solution que nos locaux pourraient nous permettre d’organiser.

— Les professeurs des classes secondaires vous feront parvenir dès lundi des propositions de travaux à faire cette semaine, afin que vos enfants scolarisés au collège puissent reprendre le travail. Ces travaux s’appuieront sur l’utilisation des manuels scolaires qui ont été listés sur le site de l’école.

François Xavier Gabet, Directeur

Crédit Photo CFBL