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Haïti, deux ans déjà

Il est souvent reproché au monde politique de fluctuer en même temps que l’opinion publique, de passer son temps à réagir en fonction de l’événement, plutôt que d’agir par réflexion ou anticipation. Il faut reconnaitre que certaines situations vous tombent dessus comme la foudre.

Il y a exactement deux ans, le 12 janvier 2010, le monde apprenait avec effroi qu’un séisme avait enseveli des milliers d’Haïtiens sous les décombres de leurs habitations. On dénombrera 300.000 morts. Deux ans plus tard, les progrès sont patents puisque les deux tiers des personnes réfugiées dans les camps ont pu trouver un logement. Il demeure cependant qu’un demi-million d’Haïtiens vit toujours dans des abris de fortune autour de Port-au-Prince.

On se souvient que la mobilisation internationale fut immédiate et d’ampleur pour conjurer les effets de cette catastrophe humanitaire. J’avais observé que de nombreux Français du Royaume-Uni s’étaient impliqués pour récolter des fonds de toutes les manières possibles. Ceux-ci seront satisfaits de la teneur des propos du ministre d’Etat, Alain Juppé, lors du point presse du 11 janvier dernier.

En effet, notre pays a tenu tous les engagements pris par Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Port-au-Prince quelques jours après le drame. Outre une aide financière de 326 millions d’euros, la France a participé activement aux efforts de reconstruction et au secours de la population.

Le ministre des Affaires étrangères a expliqué que l’aide continue de se déployer, notamment :
– par la construction à Port-au-Prince d’un hôpital ultra moderne, en partenariat avec les États-Unis ;
– par la reconstruction de deux quartiers de la capitale, en coopération avec l’Union européenne ;
– par un renforcement de l’action éducative et la formation : accueil de 700 étudiants haïtiens sur deux années scolaires, envoi de quelques 80 volontaires du service civique et un projet d’enseignement numérique à distance ;
– par une coopération administrative avec l’appui à la confection du cadastre, la formation de policiers ;
– par la relance de projets de développement agricole.

Pour conclure, j’adresse mon plus amical salut à Jacques Marie, notre élu à l’AFE pour Haiti, qui poursuit au quotidien son action de solidarité envers son pays hôte, avec une totale abnégation et un courage sans faille (lire : « Haïti, toujours en survie » du 16 novembre 2010).

Photo Flickr de NewsHour

Haïti, année zéro

J’ai reçu un nouveau message de Jacques Marie, conseiller pour les Caraïbes, qui réagissait à l’email de notre collègue au Canada nous avertissant d’un bref tremblement de terre ressenti hier à Ottawa.

Je vous incite à lire ces quelques mots doux-amers sur l’état de l’ile quelques mois après le désastre humanitaire. La situation est stable, mais l’équilibre est précaire tant ce pays est fragilisé à l’extrême. Le moindre orage abat les ruines branlantes et bouche les égouts. L’espoir fait vivre, ici plus qu’ailleurs. Alors, les enfants chahutent et rient en allant à l’école sous une tente. A l’image de ces camelots ambulants, chacun essaie de retrouver une place, un rôle, au jour le jour.

Stupeur et tremblement dans ton vieux continent heureusement plus stable semble t-il que la microplaque sur laquelle je me trouve et qui semble ne plus bouger beaucoup ce qui n’est pas sans être inquiétant : en effet, une petite secousse de l’ampleur de celle que vous venez de connaitre à Ottawa de 5.5 serait suffisante pour causer des dégâts considérables dans le pays qui souffre, ces jours-ci, de pluies et je doute que la maison où je me tiens actuellement résistera à une nouvelle secousse, même d’une ampleur plus supportable pour des pays organisés.

On peut de notre coté consulter en temps direct les enregistrements du sismographe dont fut doté le lycée français Alexandre Dumas il y a quelques années, grâce en partie à une réserve parlementaire (http://www.lycee-a-dumas-pap-aefe.org) ; ce séismographe a bien entendu enregistré pleinement les secousses de janvier en Haïti et nombreux d’entre-nous le consultent en temps direct et reçoivent les nouvelles de l’USGS qui montre quand même une recrudescence depuis janvier de tremblements de terre aux confins des limites de toutes les plaques de subduction.

Merci d’avoir pensé à nous et je profite de ce rappel à des évènements cruels pour vous dire que la situation ici semble piétiner : les pluies régulières et les premières dépressions tropicales accompagnées de vents rendent la situation des déplacés, dans les abris de fortune qui ont fleuri sur toutes les places et endroits un tant soit peu libres de la capitale et de ses banlieues, de plus en plus précaire. Les maisons continuent à être démolies ou tomber toutes seules envahissant les quelques routes qui restent encore carrossables de gravats qui ne peuvent être évacués à la même vitesse que les démolitions. Derrière les ruines et les premières démolitions, apparaissent d’autres et d’autres ruines nous rappelant à chaque instant l’ampleur des dégâts. Du coup, tous les égouts sont bouchés et la moindre pluie transforme en torrents les rues dévalant des hauteurs.

La vie a repris son cours sur les gravats sur lesquels prospère les maigres étals des vendeurs de tout, qq bananes – corossols, mangues légumes côtoient des pièces détachées de toute sorte, des médicaments ou placébos issus de laboratoires parallèles internationaux, des petits sachets de plastique d’eau rafraichis dans des seaux avec un peu de glace. Le tout devant un ballet de grosses voitures CD et plaques ONG internationales souvent beaucoup trop grosses pour les routes locales transportant consultants internationaux fort de leur inexpérience et des ONG dont les frais généraux font un bond en avant. Le tout bien entendu sous l’oeil vigilant des troupes de la Minustha armées comme si c’était l’Afghanistan, posant un œil inquisiteur sur tout ce qui bouge, prêt à on ne sait pas trop bien à quoi… ? Pour dire que l’argent n’arrive pas à la base, sauf par des emplois qui permettent à des petites gens d’avoir un salaire. Entre temps, Business Is Business et le défilé des entrepreneurs de tous poils, origine est impressionnant saturant l’aéroport qui n’en peut plus. Beaucoup de discussions à tous les niveaux pour tenter s’extirper d’un labyrinthe qui n’a peut- être pas de sortie.

Et au milieu de tout cela une lueur d’espoir – une grande bouffée d’oxygène – les petits écoliers et petites écolières dans des uniformes de leur école, impeccables, repassés, socquettes blanches, cheveux au « carreau » nattés qui rient qui pleurent qui revivent un semblant de vie d’enfant se rendent à leur école qui ont repris dans des tentes ou des espaces de fortune avec des professeurs souvent mal payés. On supporte ainsi les embouteillages que causent les sorties ou entrées de ces mini-écoles mini-lycées presque avec joie de voir en cette jeunesse toute neuve qui regagne une certaine insouciance, un futur que tous espère meilleur.

Dans quelques jours je vous avertirais et posterais sur mon site des photos et un rapport de l’aide que nous essayons d’apporter à quelques projets.

Amicalement – Jacques Marie

Photo Flickr de insidedisaster et de bbcworldservice

19 et 20 mai : deux concerts de la Chorale du Lycée français en faveur d’Haïti

Les ruines d’Haïti s’éloignent chaque jour de l’actualité balayée par d’autres vents mauvais, reléguant le 12 janvier 2010 à la liste des calamités naturelles qui s’abattent aveuglement sur l’Homme. 220.000 morts cette fois… Fatalité sans doute, mais le séisme n’a fait qu’enfoncer ce pays au fond du gouffre. Avant la tragédie, la moitié seulement des enfants étaient scolarisés et depuis la destruction de 5000 écoles, c’est désormais 3 millions de gamins qui ne connaissent pas le chemin des écoliers.

Que faire ? Que faire devant l’immensité du chaos ? Apporter chacun sa petite pierre.

Le 26 janvier dernier, nous étions une dizaine réunis autour de Carole Rogers, qui conduit le groupe «UFE solidarité pour Haïti». (Lire aussi : « Quel projet solidaire pour Haïti » du 30 janvier 2010)

Notre objectif était d’étudier la meilleure manière de répondre aux différents appels de solidarité en provenance d’Haïti. Le groupe s’est montré unanime pour que Carole partage cette initiative avec la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne (FAFGB), afin que toutes nos associations locales puissent contribuer à sa réussite.

Avec le soutien de la Chaîne de l’Espoir, la FAFGB organise deux concerts donnés par la Chorale du Lycée français.

2 concerts : 19 et 20 mai à 19h30

London Oratory School, Seagrave Road, SW6 Fulham.

Au programme de la pop music : Paul Simon, Beach Boys, Abba, des extraits de comédies musicales : Grease, Starmania, Mamma Mia, Oliver…et du jazz…

Les bénéfices iront à la Chaîne de l’Espoir et à d’autres organismes humanitaires au profit d’Haïti (£5 le ticket pour les adultes).

Sur place, la Chaine de l’Espoir travaille dans deux directions : les soins médicaux et un programme d’aide aux écoles. Ci-joint un document « Ensemble sauvons des enfants » qui détaille ses interventions à Haïti.

Nous souhaitons une participation nombreuse.

Le site de la Chaine de l’Espoir

Jacques Marie salue notre générosité envers Haïti

Jacques Marie, conseiller élu pour les Caraïbes, vient de m’adresser une lettre pour remercier tous les donateurs qui ont permis à l’Ahfadem (Association haïtienne d’aide aux familles démunies) de faire face à l’urgence, essentiellement dans le quartier « Mangeoire », lieu déjà déshérité où 250 familles vivent encore sans toit.

Jacques oeuvre depuis 2004 à l’Ahfadem, dont trois membres ont perdu la vie dans le séisme, et il a dû redoubler d’efforts depuis le tremblement de terre pour se rendre encore plus secourable. C’est peu dire que ce héros ordinaire fait honneur à tous les conseillers de l’AFE pour son altruisme et sa vaillance.

Olivier Cadic et Jacques Marie, tous deux conseillers élus de l'AFE (Assemblée des Français de l'étanger)

Dans une ambiance de fin du monde où 10% de la population de Port-au-Prince a péri en quelques secondes, Jacques a naturellement fait appel à notre générosité. Chaque jour, grâce à nos soutiens, de la nourriture (riz, huile, spaghetti ou sucre) est distribuée aux plus nécessiteux. Mais notre conseiller n’a rien perdu de sa clairvoyance d’administrateur puisqu’il nous garantit, dans sa lettre, que nos « dons ne seront pas saupoudrés, mais utilisés à des projets pérennes et tangibles afin de permettre à ces jeunes, en particulier, et au quartier, en général, de reprendre une vie communautaire normale et active, alliant respect, scolarité, formation et animation ».

En effet, on voit la vie reprendre petit à petit en Haïti, entre déblaiement des gravas, rétablissement de l’électricité ou distribution d’eau potable.

A l’instant présent, pour Jacques, le combat est incessant contre la pluie qui sévit depuis un mois. Il faut trouver des solutions de fortune, acheter des bâches ou des tentes pour abriter les familles, afin qu’elles puissent au moins dormir au sec.

Lettre de Jacques Marie du 25 mars 2010

Compte rendu des activités de l’Ahfadem, au 25 mars 2010

Le site de Hpfe, l’association « Haïti partenaires France Europe » pour recueillir vos dons

Lire aussi « Il faut tout reconstruire, à commencer par nous même pour continuer d’aller de l’avant » (Jacques Marie à Haïti) du 10 février 2010

Crédit photo OC

« Il faut tout reconstruire, à commencer par nous même pour continuer d’aller de l’avant » (Jacques Marie à Haïti)

J’ai lu avec un grand plaisir le courrier de mon collègue et ami Jacques Marie à l’attention des élus de l’AFE.

C’est son deuxième message de Port-au-Prince depuis le séisme, tout aussi saisissant de réalisme et d’espérance.

Fort touché par les mots de réconfort qui lui sont parvenus de tous horizons, Jacques nous raconte que la vie reprend, tant bien que mal, au milieu des tentes et des camions d’eau. Il nous brosse un quotidien fait de petits détails, chacun d’une importance vitale.

Il salue l’efficacité de l’aide internationale, pilotée par une Amérique omniprésente, tout en notant l’image exemplaire que laisseront les secouristes français aux yeux de Haïtiens, fruit de leur dévouement et leur attitude bienveillante.

Jacques conclut en nous parlant généreusement et magnifiquement… de la nature.

J’ai l’honneur de partager son témoignage avec vous : lettre du 10-02-10 de Jacques Marie, élu de l’AFE à Port-Au-Prince

Le site HPFE, association Haïti Partenaires France Europe

Lire aussi « Des nouvelles de Port-au-Prince par notre élu local AFE » (du 20 janvier)

Photo Flickr de IFRC.

Quel projet solidaire pour Haïti ?

Le 26 janvier dernier, nous étions une dizaine réunis autour de Carole Rogers, qui conduit le groupe « UFE solidarité pour Haïti ».

Notre objectif était d’étudier la meilleure manière de répondre aux différents appels de solidarité en provenance d’Haïti.

Le groupe a considéré que beaucoup d’actions, menées par les grandes associations humanitaires, en faveur d’Haïti étaient déjà en cours. La priorité nous paraît de les appuyer pleinement.

Chacun a été ému par l’appel de Jacques Marie, notre élu à l’AFE à Port-au-Prince.

Il a été décidé de lui demander quels sont les projets de reconstruction qui lui paraissent essentiels pour la population locale. Carole réunira alors le groupe pour choisir le ou les projets de solidarité, et définir quelle Charity peut le mieux les réaliser. Ensuite, le groupe décidera des modalités pour parvenir à la levée de fonds.

Le groupe s’est montré unanime pour que Carole partage cette initiative avec la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, afin que toutes nos associations locales puissent contribuer à sa réussite.

Ci-joint copie de la lettre de Carole Rogers adressée à Jacques Marie.

Lire aussi « Des nouvelles de Port-au-Prince par notre élu local AFE »

Photo Flickr de IFRC.

Des nouvelles de Port-au-Prince par notre élu local AFE

Jacques Marie, mon collègue et ami élu à l’AFE pour Haïti nous a écrit pour décrire la situation. Je vous propose un extrait de cette lettre poignante, reçue aujourd’hui.

Jacques Marie, conseiller AFE élu pour les Caraïbes

« Partout ce ne fut et ce n’est encore que dévastation, désolation, misères et grandes douleurs.

Dans un réflexe puisque j’étais sur mon ordinateur accroché à mon bureau qui valsait, j’ai pu envoyer dans les minutes qui ont suivi le séisme un mail laconique à ma famille en France pour les rassurer et prévenu nos sénateurs ; puis les télécommunications et l’Internet tombèrent en panne (ce n’est qu’aujourd’hui que les lignes – toujours saturées – commencent à remarcher. Je reviens juste de province à 70 Km de Port au prince ou les villages, quoique fort touchés n’ont pas souffert autant que Port au Prince / Carrefour / Matissant / à l’épicentre. L’exode vers la province s’installe et est certainement la meilleure solution pour ceux qui ont tout perdu, c’est à dire la majorité de la population de la ville soit plus de 90% ? « 

Pour télécharger et lire l’intégralité de la Lettre de Jacques Marie, AFE Haïti

Vous trouverez les coordonnées de son association Haïti partenaires France Europe (HPFE) qui travaille en étroite collaboration avec l’AFHADEM à la fin de son message.

www.hpfe.net

Vous pouvez libeller un chèque à HPFE ou HAITI PARTENAIRES FRANCE EUROPE et les adresser à la fille de Jacques : Véronique Bévierre, conseillère Municipale, 19 rue Jules Guesde  92130 Issy Les Moulineaux

Ou faire un virement sur le compte de Haïti partenaires France Europe, dont voici le RIB

(cliquez sur l’image pour agrandir).


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La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam demande l’accélération des dossiers d’adoption pour 2000 petits Haïtiens

Vous trouverez ci-dessous le message que j’ai reçu de Joëlle Garriaud-Maylam, représentant les Français établis hors de France. Je souhaite que nous soyons TRES nombreux à soutenir son initiative.

 » Chers collègues,

Vous voudrez bien trouver ci-dessous, pour information, le lien vers le communiqué AFP tel que repris ce soir par le Flash-Actu du site du Figaro relatif aux 2000 enfants haïtiens en cours d’adoption par les familles françaises et dont les dossiers étaient bloqués suite au séisme.

Face à la situation de vulnérabilité, de précarité, de malnutrition et de risques sanitaires extrêmement graves où se trouvent ces enfants, il me semblait indispensable au contraire d’accélérer les procédures. Accepter, à titre exceptionnel, que ces enfants en voie d’adoption puissent partir au plus vite pour la France et que leur situation administrative y soit régularisée semble aussi juste qu’indispensable pour eux et pour les familles adoptantes en proie elles aussi à l’angoisse.

Avec l’assurance de mes sentiments dévoués

Joëlle Garriaud-Maylam  »

AFP : Adoption/Haïti: « accélérer les dossiers »

La sénatrice UMP Joëlle Garriaud-Maylam « prie instamment » François Fillon, aujourd’hui dans un communiqué, « de se pencher de toute urgence sur le sort des quelque 2.000 petits Haïtiens en voie d’adoption par des familles françaises » et « d’accélérer » les dossiers.

Lire la suite sur le site du Figaro.

Photo Flickr de Garrett Crawford.

Réunion du Comité UFE GB pour Haiti : mardi 26 janvier

Dans les heures qui ont suivi le séisme, Jacques Marie, mon collègue et ami élu à l’AFE pour la République Dominicaine a demandé «l’aide d’urgence de tous lorsque l’on sait dans quel dénuement vivent 80 % de cette population». Le siège de l’UFE a Paris m’a aussi écrit pour nous demander de venir en aide à la section UFE Haïti.

La section britannique de l’association Union des Français de l’étranger (UFE) a créé un comité UFE GB pour Haïti.

Ce comité est conduit par Carole Rogers, membre de notre bureau, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne.

Cet organisme vous invite à une première réunion publique,

le mardi 26 janvier 2010 à 18h30

à l’Institut Français, Club Français,

17 Queensberry Place, London SW7 2DT

Nous ferons le point sur les besoins exprimés par la section UFE de Haïti et les actions de solidarité des Français de Grande-Bretagne en faveur de cette communauté si effroyablement éprouvée. Nous comptons sur toutes les bonnes volontés.

Afin de faciliter l’organisation, je vous serais reconnaissant de bien vouloir confirmer votre participation par un simple mail à l’attention de Sophie Routier : sophieroutier@hotmail.com

Photo Flickr de Globovision.

Haiti : Appel à la communauté française pour reconstruire l’école Alcibiade Pommayrac

Centre Alcibiade Pommayrac

A l’heure de l’entraide pour tirer Haïti de l’épouvante, je relaie l’appel de Jean-Christophe Deberre, directeur général de la Mission laïque française auprès des chefs d’établissement du réseau de la Mission: « Au moment où notre association réaffirme les valeurs de solidarité et de partage qui animent son projet éducatif, le président et moi-même faisons appel à la générosité de l’ensemble de notre réseau dans le monde pour aider à reconstruire Alcibiade Pommayrac. »

Le centre Alcibiade Pommayrac, situé à Jacmel, est un groupe scolaire associé au réseau de la Mission depuis 30 ans qui accueille des élèves de la maternelle à la terminale. Il est très endommagé.

L’épouse du directeur adjoint du centre a péri dans l’effondrement de sa maison. Au-delà de cette malheureuse nouvelle, nous ne déplorons, pour l’instant, aucune autre victime parmi les 750 élèves et 78 personnels locaux du centre puisqu’ils ont pu quitter l’établissement avant l’effondrement du bâtiment principal.

La situation sur place est qualifiée d’apocalyptique par les responsables. Pour l’instant, les secours sont dans la quasi impossibilité de quitter Port au Prince pour atteindre les autres villes touchées par le séisme.

Dans une telle situation d’urgence, Jean-Christophe Deberre suggère que l’élan de solidarité provienne de l’ensemble de la communauté éducative. Le directeur en appelle aux contributions financières, au siège de la MLF sur un compte dédié, plutôt qu’aux dons en nature qu’il faudrait acheminer.

Pour ma part, je me tourne vers Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur à Londres, pour mobiliser notre communauté, à travers le service culturel, afin de soutenir le projet de la Mission laïque française.

www.mlfmonde.org

Crédit photo: MLF.