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Réforme Conway : l’usine à gaz, c’est maintenant !

Le gouvernement peut sabler le champagne, la « grande réforme » de la représentation des Français de l’étranger a été définitivement adoptée au Sénat, d’extrême justesse, certes (176 voix pour, 168 contre, 2 abstentions), mais en conformité avec le texte adopté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale

Depuis six mois, l’opposition aura tout tenté pour faire échec au projet de la ministre Hélène Conway, en vain (lire : “Réforme de l’AFE : passage en force du gouvernement” du 22 mars 2013). On ressent une impression de gâchis parce que tout le monde la voulait cette réforme, dans le sens d’une représentation plus proche, plus participative, en un mot plus contemporaine des Français qui vivent à l’étranger. Du reste, les joutes parlementaires n’ont jamais opposé le camp des “conservateurs” à celui des réformateurs. Que s’est-il passé ?

Le gouvernement a accompli une manœuvre politicienne visant à diluer le poids politique de la droite et du centre dans les pays étrangers, grâce à la multiplication par trois du nombre des élus locaux et qui se double d’un charcutage électoral invraisemblable ! Juste cet exemple, la circonscription d’Edimbourg/Glasgow, qui vote majoritairement à gauche, aura 3 conseillers consulaires en représentation de 3,5% du corps électoral au sein de la zone Europe du Nord ; d’autre part, la circonscription de Londres, plutôt orientée à droite, comptera 9 conseillers consulaires pour représenter… 77% de l’ensemble des électeurs ! (lire : “Charcutage électoral pour les nuls” du 15 mars 2013).

Sur ce blog, j’ai expliqué plusieurs fois par le détail les calculs de boutiquiers des socialistes dans le seul but de conserver sa majorité du Sénat en 2014 (lire : “Les raisons cachées de la réforme de l’AFE” du 10 mars 2013). La reprise de mes propos dans l’Express, puis dans Le Petit Journal, dénonçant ce déni démocratique qui s’illustre par la précipitation avec laquelle le gouvernement a opéré, n’auront pas davantage suffit que les charges de nombreux parlementaires pour déjouer des manigances indignes de la République.
Lire : “Français de l’étranger : Ce qui change avec la réforme de la représentation politique” – Le Petit Journal du 28.06.2013
Lire : “La réforme du mode d’élection des Français à l’étranger votée demain au Sénat” – L’Express du 26.06.2013

Un simple coup d’oeil  sur le schéma ci-dessous, construit en deux volets (“avant” et “après”), montre comment le processus électoral est devenu soudainement plus lourd et complexe. A n’en pas douter, voici un savoureux exemple du “choc de la simplification” promis par le président Hollande !

On observe que le corps électoral des 12 sénateurs des Français de l’étranger passe de 155 conseillers à 444 conseillers consulaires élus, eux, au suffrage universel direct, mais dépourvus de toute prérogative. Ces conseillers éliront les 90 membres de l’AFE, précédemment élus au suffrage universel… on croit rêver. Ce découpage en conseils consulaires bafoue la représentativité démographique dans l’espoir de faire basculer l’Assemblée des Français de l’Etranger à gauche. Comme ce découpage n’est pas constitutionnel pour une élection parlementaire, le gouvernement a complété le corps électoral pour élire les sénateurs. Des postes de délégués consulaires sont créés pour représenter les grandes circonscriptions de plus de 10 000 inscrits comme celle de Londres. Suivants de liste des conseillers consulaires élus dans les grandes circonscriptions, ils n’auront qu’une seule fonction: voter aux sénatoriales!

Si la recomposition du corps électoral nous laisse pantois, la réforme adoptée présente un autre aspect tout aussi insolite : la suppression du vote par correspondance. Le législateur mise tout désormais sur le vote électronique. Cette volonté de dématérialisation s’étend à tout document de campagne électorale et porte évidemment atteinte à l’égalité de traitement des électeurs dans cette perspective fatale : internet ou rien.

Naissance de l’AFEP-EF au service des élèves précoces

Il comprend tout du premier coup ? Son esprit critique détecte rapidement les failles de raisonnement ? Il est insatiable de curiosité, au point de vous harceler de questions sur des sujets qui ne semblent pas de son âge ? Son âge mental est peut-être en avance sur son âge réel. Les cas s’étalent entre 2 à 7 ans d’avance, selon les spécialistes. Vous avez certainement un enfant précoce.

Votre fierté toute légitime de parents ne doit pas faire écran à votre devoir de précaution. Un enfant surdoué est d’abord un enfant différent. Ce constat peut expliquer un mal être chronique, d’autant que l’enfant précoce est fréquemment hypersensible, rétif à la routine ou récalcitrant au rabâchage scolaire. Devant un environnement inadapté, il va souvent préférer s’isoler des autres et se réfugier dans son imaginaire…

Des associations spécialisées ont pour mission de détecter, comprendre et accompagner ces enfants vers leur propre épanouissement. Véronique Cartoux vient de créer une association qui intéresse les Français du Royaume-Uni. Il s’agit de l’AFEP-EF, l’association française pour les élèves précoces des écoles françaises, de la zone académique de l’Europe du Nord-Ouest : Grande-Bretagne, Irlande, Pays-­Bas, Belgique et Luxembourg.

Cet organisme va travailler en étroite collaboration avec l’AFEP France, agréée par le ministère de l’Education nationale, qui apporte son aide aux parents et enseignants pour prévenir l’échec scolaire et social auquel les enfants précoces sont souvent confrontés.

Véronique Cartoux, responsable de l’AFEP-EF

Pour y parvenir, Véronique Cartoux juge que “c’est au quotidien qu’un parcours scolaire se construit”. Le moteur essentiel de l’AFEP-EF est donc de rendre plus facile le quotidien du personnel enseignant, comme celui des enfants et de leurs parents.

L’association se concentrera uniquement sur les élèves des écoles françaises à l’étranger, devenant l’interlocuteur centré sur les intérêts des élèves intellectuellement précoces au sein du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Précisons que l’AFEP-EF offre aussi des activités extrascolaires, ludiques et culturelles, afin de créer des espaces de rencontre entre parentes et enfants.

Véronique Cartoux se félicite déjà “des premiers échanges constructifs avec les établissements et personnels en charge de l’éducation à Londres”. Je lui souhaite bonne route au service de nos enfants précoces que les Britanniques qualifient si poétiquement de “gifted children” !

Site internet de l’AFEP-EF

L’ordre national du Mérite et les aviateurs de la France Libre à l’honneur aux cérémonies du 18 juin

Un rayon de soleil complice éclaira la scène lorsque que Bernard Masson s’avança devant la statue du général à Carlton Gardens.

Ce furent de belles minutes durant lesquelles Bernard a prêté sa voix pour lire l’Appel du 18 juin 1940.
Il rendait hommage à ces Français qui nous ont précédés, à ces combattants de la liberté, dévoués corps et âme à leur patrie, fidèles à leurs engagements jusqu’au sacrifice, dont nous ranimons le souvenir par reconnaissance.

Rappelons que Bernard Masson préside la section britannique de l’association des membres de l’ordre national du Mérite, une distinction née il y a cinquante ans exactement par la volonté du général de Gaulle pour récompenser les mérites militaires ou civils, rendus à la nation.

Notre ambassadeur, Bernard Emié, retenu en Irlande du nord pour le G8 ne pouvait être présent. Ceux qui participaient à cette cérémonie en 2011 se souviennent encore de sa phrase : “Je sais qu’en cet instant, tandis qu’en Lorraine émerge de la brume l’immense croix de “l’homme qui a dit non”, avec nous, les âmes de tous ses compagnons vibrent à l’unisson”. En mettant l’ordre national du Mérite à l’honneur cette année, Bernard Emié marque son attachement à l’idéal républicain et au Général de la plus belle manière.

J’arborais donc cette décoration que l’ambassadeur m’a remis en octobre 2011 pour déposer une gerbe au nom de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Anne Faure procédait au même rituel au nom de FAFGB, Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, dont elle est la nouvelle présidente, suivie par plusieurs représentants d’associations.

Premier décoré du jour, de la main du ministre conseiller, Antoine Anfré, le capitaine Duborgel fut fait chevalier de l’ordre national du Mérite. Le Flight Lieutenant Abson recevait ensuite la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, suivi par le lieutenant de vaisseau Godelain décorée de la médaille OTAN de “l’Operation Unified Protector”. Enfin, M. Dubet (Association du Souvenir Français) recevait l’insigne de porte-drapeau.

La nouvelle vitrine dédiée aux “Pilotes Français Libres” dévoilée au lycée Charles de Gaulle en ce 18 juin 2013, créée par le Yorkshire Air Museum

Vers midi, au sein du lycée Charles de Gaulle, l’heure fut à l’inauguration de la vitrine dédiée aux “aviateurs Français Libres”. On doit cette superbe composition d’objets utilisés par les pilotes de la Seconde guerre au Yorkshire Air Museum, à l’initiative de la fondation de la France Libre, représentée au Royaume-Uni par Brigitte Williams.

Celle-ci prononça un discours pour remercier Ian Reed, directeur du mémorial des Forces aériennes alliées et le musée de York d’avoir collaboré à cette réalisation historique qui nous fait vivre, par procuration, le quotidien de ces chevaliers du ciel. Brigitte Williams rappela que deux escadrilles françaises libres avaient été créées par le général de Gaulle. Juste avant de les rejoindre, tandis qu’il servait dans la RAF, René Mouchotte nota dans son carnet : “Si le destin ne m’accorde qu’une courte carrière de combattant, je remercie le ciel d’avoir pu donner ma vie à la libération de la France”.

Au lycée toujours, on se souviendra de l’excellent discours républicain et historique prononcé par notre consul général, Olivier Chambard. Nous en retiendrons que nos valeurs républicaines ne sont pas quelques règles de savoir-vivre ensemble, mais des armes péniblement forgées par le marteau de l’Histoire. Le 18 juin fut un moment de vérité, comme il y en eu d’autres, parce que la France fut en péril. Qui se sent le dépositaire ultime de nos valeurs, interrogeait le consul en filigrane ? Qui est encore capable de se relever et galvaniser les autres, lorsque le sol tremble et le ciel vrombit, lorsque nos élites elles-mêmes ont renoncé et que s’entrechoquent toutes nos angoisses personnelles ?

L’après-midi se déroula à l’Institut français, où fut projeté “In Search of René Mouchotte”, un film de la BBC réalisé par Jan Leeming, relatant l’histoire héroïque de ce pilote de chasse qui a commandé l’escadrille Alsace en 1943 jusqu’à sa disparition en août de la même année. Puis, Ian Reed, directeur du musée de York, apporta des éclaircissements sur cette période et répondit à diverses questions.

Ce fut ensuite au tour de l’écrivain, Eric Simon, auteur du récent ouvrage “Londres, ballade au fil de la France Libre” de nous raconter l’histoire du quartier général des “Forces Aériennes Françaises-Libres”… établi au lycée Charles de Gaulle ! L’historien a précisé combien les Français de Londres aimaient se retrouver chaque week-end en ce lieu, où l’on profitait de l’instant présent sans savoir si l’on serait de la partie la semaine suivante… On s’amusait comme on pouvait et on buvait du vin d’Algérie qui s’échangeait à 5 pences la bouteille, une anecdote dont tous les Anciens se souviennent.

Cette cérémonie du 18 juin eut un écho intime et pénétrant pour l’un des participants. Il s’agit de Laurent Burin des Roziers, notre conseiller culturel. Son père, récemment disparu, a fait la guerre en étant parachuté en France en 1944 avant le débarquement. Nous le remercions d’avoir partagé ses souvenirs et son émotion au cours de son allocution.

Mon Infolettre n°18 de juin est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°18 qui liste les articles publiés en ce printemps 2013, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Ingrid Loyau-Kennett, une mère de famille française établie au Royaume-Uni a commis un acte héroïque lors du lâche attentat de Woolwich. Je souhaite commencer ma lettre en lui rendant hommage. Elle fait la fierté de notre communauté.

Dans l’article du magazine Marianne intitulé « Ces ministres qui ne servent à rien (… ou à si peu)», Hélène Conway, notre ministre des Français de l’étranger a justifié l’utilité de son portefeuille en présentant deux réformes : celles des bourses scolaires et de l’AFE (assemblée des Français de l’étranger).

La première réforme a retiré 15,5 millions d’euros à l’aide à la scolarité aux Français de l’étranger (110,3M€ en 2013 contre 125,5 M€ en 2012), en formelle contradiction avec l’engagement de campagne du parti socialiste. Cette économie ne compense pas le coût annuel estimé à 17 millions d’Euros pour financer la création d’un ministère de plein exercice pour Mme Conway.

Les bourses scolaires sont calculées d’après les revenus des bénéficiaires. La réforme autorise les commissions locales à diminuer la bourse de l’un pour augmenter celle d’un autre, de manière discrétionnaire. Je regrette cette démarche. Elle ouvre la voie au favoritisme et aux pressions individuelles sur les membres des commissions. Nous constatons que les parents boursiers de Londres font partie des perdants de cette réforme. En refusant d’accéder à ma demande de divulguer aux élus la répartition du budget des bourses par pays, l’administration nous empêche de vérifier si la répartition de l’argent public est équitable.

La réforme de la représentation des Français de l’étranger épaissit le millefeuille représentatif et n’a pas tenu compte de l’orientation proposée unanimement par l’AFE. Elle crée des postes de conseillers consulaires dont nous ne connaissons pas les attributions. Pourquoi les députés socialistes des Français de l’étranger tiennent impérativement à vous retirer la possibilité d’élire directement les membres de l’AFE ? Mystère !

Il n’est pas sain qu’un seul parti politique puisse imposer ses vues en matière électorale. La recherche du consensus est préférable pour réformer efficacement. C’est cet esprit qui anime l’équipe du plan Ecole à Londres. Les progrès enregistrés ainsi pour l’enseignement français au Royaume-Uni sont spectaculaires et historiques. Mais pour maintenir cette unité, il faut veiller à ne pas politiser le sujet de l’école.

C’est pourquoi il me paraît important d’obtenir la transparence et la neutralité dans l’attribution des aides publiques accordées aux associations. L’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) s’est opposée à cette démarche suite à l’arrivée du nouveau gouvernement. Cette année encore, les aides aux petites écoles du samedi du programme FLAM sont attribuées par l’AEFE dans la plus totale opacité. Ces petites associations ne doivent pas non plus devenir les otages de parlementaires qui chercheraient à les instrumentaliser politiquement ou les assujettir moralement en contrepartie d’aides publiques complémentaires et discrétionnaires.

En demandant à Bernard Masson, Président de la section britannique de l’association des membres de l’ordre national du mérite, de lire l’appel du 18 juin à Carlton Garden lors des cérémonies commémoratives, notre ambassadeur Bernard Emié a honoré toutes les associations françaises établies en Grande-Bretagne. Merci à toutes celles qui organisent des festivités à l’occasion de notre fête nationale, et toutes mes félicitations à Londres Accueil qui a fêté son 30ème anniversaire avec éclat.

Le mandat des élus à l’AFE a été prolongé d’un an par le parlement, décision validée par le conseil constitutionnel. Je poursuis donc mon action à votre service avec le même engagement et vous souhaite de bonnes vacances.

Fidèlement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°18 (avril – juin 2013)

Photo Flickr de Leo Reynolds

CSG sur les revenus immobiliers des non-résidents : la Commission examine la conformité du dispositif

En octobre dernier, je regrettais la décision du gouvernement de maintenir son prélèvement social (CSG) de 15,5 % sur les revenus immobiliers des non-résidents (à effet rétroactif au 1er janvier 2112). Lire : “Le gouvernement fait de l’optimisation fiscale sur le dos des Français de l’étranger” du 01 août 2012.

En effet, ces Français expatriés ne bénéficient pas de la protection sociale française et il n’est donc pas légitime de les astreindre à ce prélèvement.

Claudine Schmid, députée UMP des Français de l’étranger de la 6ème circonscription (Suisse), a pris l’initiative d’interroger la Commission européenne sur le bien-fondé de l’imposition des prélèvements sociaux CSG-CRDS sur les revenus non-résidents.

La réponse de la Commission nous est parvenue : Lettre de la représentation de la Commission du 19 juin 2013 (fichier pdf).

A la lecture du document, nous retenons d’abord que de “nombreuses plaintes” ont été adressées à la Commission à ce sujet, et ensuite que cet organisme s’est déjà penché sur la question. Où en sommes-nous ? Avant de décider “l’ouverture ou non d’une procédure d’infraction”, la Commission étudie, en ce moment même, la réponse des autorités françaises à ses interrogations.

Nous sommes reconnaissants à Claudine Schmid de défendre les non résidents au nom de l’équité et de nous informer de l’évolution de la situation.

Photo Flickr de Wendell

Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni

A l’Institut français, les participants partagent leurs bonnes pratiques, lors des premières Rencontres des écoles Flam du Royaume-Uni, le 16 juin 2013

La décision de créer une fédération des écoles Flam est prise ! L’idée a été consacrée dans les salons de l’institut français de Londres, le 16 juin dernier, lors des premières Rencontres Flam. Les nombreux bénévoles présents qui se dévouent pour faire vivre ces “petites écoles du samedi”, retiendront que c’était un dimanche et le jour de la fête des pères !

Il faut féliciter Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, pour avoir pris l’initiative de cette grande journée pédagogique. Son organisation fut sans faille. Le contenu fut riche d’intérêt pour tous les participants.

La journée du 16 juin 2013 est historique. Elle a permis de créer une structure fédérant les associations Flam du Royaume-Uni. En présentant son projet de comité d’organisation des écoles FLAM, Yves a clairement exprimé le souhait que les associations puissent prendre en main leur propre développement et ne soient plus dépendantes d’une structure administrative. L’attaché de coopération a suscité l’adhésion et la reconnaissance générale !

Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, entouré de candidats pour créer une charity qui fédèrera les associations Flam du RU

Quant au planning de la journée, la matinée fut animée par Adeline Douard pour favoriser l’échange d’expériences entre les écoles. Au cours de l’après-midi, divers intervenants ont présenté leur méthodologie avec cet impératif commun de donner aux enfants le plaisir d’apprendre et d’éveiller l’envie de progresser.

Axelle Oxborrow a présenté le diplôme d’études en langue française (DELF Prim) qui récompense le travail des enfants par un diplôme ; Emmanuelle Fournier-Kelly (Maskarade Languages) a expliqué l’intérêt de faire parler les enfants en les amusant ; Tania Czajka (Le Petit Monde) a fait une démonstration pédagogique avec une marionnette ; Anne-Laure Cano (Catfish) a exposé son matériel pédagogique pour les enfants de 5 à 11 ans ; enfin, Gabrielle Gazi (Hachette Education) a détaillé une méthode baptisée “Les Loustics”.

La pyramide d’apprentissage illustre l’objectif de Maskarade : faire parler les enfants en s’amusant puisque que 70% se souviendront de ce qu’ils ont dit.

La journée s’est achevée autour de trois tables rondes, animées par des responsables d’école chevronnées, portant sur ces trois sujets : la gestion d’une école FLAM (Aline McDermott, La Petite Ecole Française d’Elmbridge), celui des programmes éducatifs (Joëlle Simpson, de la Petite Ecole d’Ealing) et, pour finir, celui de la création et de l’animation de l’équipe pédagogique (Hasina Harris, de La Marelle et de l’Ecole Tricolore).

L’assistance étant enchantée et la seule présence de tous ces bénévoles qui mettent tout leur coeur au service de la culture française était émouvant. J’ai voulu en féliciter individuellement le plus possible ! Pour certains parents, ces “petites écoles” sont le seul espace où leurs enfants peuvent pratiquer notre langue.

Dans mon discours, j’ai rappelé les raisons qui avaient conduit Michel Monsauret et moi-même à créer l’objectif n°3 du plan Ecole, dédié au programme Flam. C’était en 2008 et nous voulions mettre en commun diverses expériences pour construire le premier maillon d’un réseau d’écoles bilingues. Résultat, nous sommes passés en 5 ans de 12 à 46 écoles de ce type au Royaume-Uni, ce qui place notre communauté au 1er rang dans le monde !

En démonstration, Tania Czajka, marionnettiste et directrice de la compagnie Le Petit Monde, associe le plaisir et l’éducation

A propos des écoles bilingues, Hasina Harris (La Marelle à Dartford, Ecole tricolore de Bromley) démontre que l’ objectif n°3 participe pleinement à l’atteinte de l’objectif n°2 du plan Ecole avec l’ouverture prochaine de l’école de Bromley Bilingual Primary School.

J’ai également souligné que cette fédération, sous forme juridique de Charity, permettra à l’Administration, représentée par Yves Letournel, de se concentrer sur un rôle de facilitateur.

De leur côté, les représentants des petites écoles FLAM deviennent les véritables leaders de l’objectif 3 du plan Ecole. Ils peuvent organiser leurs réunions et mutualiser les ressources necessaires à leur développement. Pour ma part, je vais agir pour leur permettre de contrôler eux-mêmes les attributions de subventions publiques aux associations Flam. Cet impératif de transparence évitera aux associations de devenir les otages de parlementaires qui chercheraient à les instrumentaliser politiquement ou les assujettir moralement en contrepartie d’aides publiques complémentaires et discrétionnaires.

Je poursuis ainsi mon engagement à les aider sur la voie du libre développement, au sein d’un réseau solidaire et indépendant !

Jean Arthuis veut réveiller l’Europe

J’ai participé au conseil national de l’UDI, ce samedi, qui a adopté dix décisions d’urgence pour combattre la crise en France. La première vise à relancer la croissance et l’emploi.

«Nous voulons une Europe de la croissance, car c’est l’Europe du plein emploi !», nous a déclaré Jean Arthuis, lors de ce conseil.

“Au moment où l’Europe est consacrée par le prix Nobel pour la paix établie sur le continent, l’Europe est le maillon faible de l’économie mondiale. Paradoxe!” déclare le vice-président de l’UDI en introduction.
A l’heure où les partisans des égoïsmes nationaux font valoir avec force leurs propositions démagogiques, beaucoup s’interrogent sur la destinée de l’Union européenne. Jean Arthuis, en charge du projet européen pour l’UDI, nous a proposé une vision pour l’Europe qui aurait plu à ses pères fondateurs.

Il a d’abord rappelé les principes sur lesquels cette Union a été construite, entrainant la nécessité d’une monnaie commune pour mettre un terme à l’instabilité monétaire qui brisait l’emploi.

Jean Arthuis constate que c’est l’absence de gouvernance de la zone euro qui a provoqué les errements budgétaires des pays membres de l’Union Européenne et les effets dont l’Europe souffre actuellement. Il trace une voie: “le cercle de l’euro devrait être le noyau de cristallisation du fédéralisme”. Seule l’Europe peut tenir tête aux Etats-Unis et à la Chine. L’affaire des panneaux photovoltaïques chinois vient justement de révéler publiquement nos dissensions à l’heure où l’Europe a tant besoin d’une politique commerciale favorisant l’emploi. Et pas seulement, “nous avons besoin d’harmoniser nos fiscalités, plaide-t-il, d’harmoniser notre politique environnementale, nos dispositions sociales et nos prélèvements obligatoires”.

En conclusion et clairement, Jean Arthuis prône une orientation de l’Europe vers une intégration politique pour la zone euro. Un second cercle réunissant les 27 pays de l’Union Européenne.

Je vous suggère de regarder cette vidéo de 4 minutes consacrée à l’intervention de Jean Arthuis, au Conseil national de l’UDI du 15/06/2013 au CNIT La défense :

La City de Londres, exemple de succès d’immigration qualifiée

L’immigration professionnelle et étudiante en France a fait l’objet d’un récent débat parlementaire au sénat les 24 avril et 29 mai derniers. Ce débat préfigure un projet de loi sur l’immigration prévu en juillet prochain.

David Blanc

David Blanc, associé chez Vestra Wealth LLP, vice-président de l’UFE GB (Union des Français de l’étranger) et membre du Cercle d’outre-Manche, a publié cette semaine un billet dans Les échos qui reprend le thème du dernier ouvrage du Cercle : “Immigration et Travail : Quelques bonnes pratiques à intégrer”. Le Cercle d’Outre Manche est un groupe de réflexion qui rassemble des dirigeants français de groupes internationaux opérant au Royaume-Uni et en France. Il a pour objectif de mettre en avant les meilleures pratiques des deux pays.

Dans cet article intitulé “Un exemple de succès d’immigration qualifiée : la City de Londres”, David nous éclaire sur les bonnes pratiques qui valorisent l’apport d’une immigration qualifiée à une économie. Je vous invite à lire ce texte passionnant consacré à l’histoire de la City de Londres qui repose sur une addition continue de talents rares, souvent venus d’ailleurs…

« Il est utile de rappeler que l’immigration contribue à la prospérité économique d’un pays et c’est une nécessité pour un pays vieillissant, mais il est important de s’accorder sur le fait qu’elle doit être gérée de manière à augmenter les richesses.

Certains pays, comme le Royaume-Uni, ont fait le choix d’une immigration professionnelle qualifiée et ciblée dont l’objectif premier est l’intégration économique au sein de la société. La City de Londres en est une illustration.

Depuis le Moyen Âge, la City, qui n’était à l’origine qu’un vaste marché de poissons et de viandes, n’a jamais cessé d’attirer – et de retenir – les étrangers. Si l’on sait aujourd’hui qu’il s’agit du plus grand centre financier au monde, on oublie trop souvent qu’il s’est bâti grâce des flux d’immigration considérables. » Lire la suite sur le site Le Cercle – Les Echos

Rappelons que David Blanc était intervenu lors d’une table ronde consacrée au financement des entreprises, au cours de la conférence UFE Corporate du 20 octobre 2011, à Ashford (lire : “Conférence UFE Corporate (7) : Tout incite à financer les PME au Royaume-Uni” du 01 décembre 2011).

Le programme de la commémoration du 18 juin

J’invite tous les Français de Londres à se joindre aux associations françaises établies en Grande-Bretagne pour célébrer l’Appel du 18 juin 1940. Cette année encore nous aurons rendez-vous à Carlton Gardens, avant de nous rendre au lycée Charles de Gaulle, puis à l’Institut français, après une courte halte au Bistrot Couture.

10h45-11h45 : Hommage devant la statue du Général de Gaulle

Cérémonie à Carlton Gardens, St James, SW1, organisée par la mission de Défense de l’Ambassade de France. Bernard Masson, Président de la section britannique de l’association des membres de l’ordre national du mérite de France, lira l’appel du 18 juin.

12h15-12h30 : Dévoilement de la vitrine dédiée aux “Pilotes Français Libres” au Lycée Charles de Gaulle, 35 Cromwell Road, South Kensington, organisé par les associations patriotiques du “Devoir de Mémoire”.

13h00-14h00 : Cocktail / Buffet offert par notre consul au “Bistrot Couture” de l’Institut français aux représentants des associations françaises de Grande-Bretagne.

14h30 : Présentation et projection de  “In Search of René Mouchotte” au Cinéma de l’Institut,17 Queensberry Place.
Le film de la BBC réalisé Jan Leeming raconte l’histoire de René Mouchotte, pilote de chasse et héros de guerre qui a rejoint le général de Gaulle dès juin 1940. Accueilli par la RAF il s’est illustré dans les combats aériens aux côtés de ses camarades britanniques et français. Il a commandé l’escadrille “Alsace” en 1943 jusqu’à sa disparition en aôut de la même année.
Ian Reed, directeur du musée de York, viendra nous parler des bombardiers lourds stationnés à Elvington.

J’espère avoir le plaisir de revoir beaucoup d’entre-vous, mardi prochain, dans le cadre de ce programme qui nous réservera quelques belles découvertes.

Photo Flickr de Ed Uthman

Un premier parlementaire UDI élu par les Français de l’étranger

Toutes mes félicitations à Meyer Habib, candidat UDI victorieux à la législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger (Chypre, Grèce, Italie, Israël, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et Turquie). Il l’emporte largement (53,38%) sur la candidate UMP, Valérie Hoffenberg.

Meyer Habib

Le candidat de l’UDI, Union des démocrates et indépendants, a su rassembler largement après avoir éliminé le candidat PS au premier tour. Son ancrage local semble avoir été décisif. Souhaitons que cette leçon soit retenue à l’avenir par les état-majors parisiens dans le choix de leurs candidats.

Par ailleurs, dans la 1ere circonscription, chez les Français d’Amérique du nord (Canada, Etats-Unis), la revanche éclatante de Fréderic Lefebvre, candidat UMP, avec 53.72% des voix sur le candidat PS est aussi une excellente nouvelle. L’opposition s’est rassemblée grâce au soutien sans faille de Damien Regnart, élu AFE des Etats-Unis, et de Louis Giscard d’Estaing (UDI).

Ces résultats démontrent que le gouvernement n’est plus suivi par les électeurs. La majorité PS au parlement s’érode à la faveur de chaque scrutin partiel. J’espère que le gouvernement prendra en compte ces désaveux successifs et changera sa ligne politique.

Découvrir tous les détails des résultats sur le site France Diplomatie

L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque

La salle de lecture Art déco de l’Institut est la plus grande bibliothèque française à l’étranger

Pour les Londoniens, le bâtiment de l’Institut français situé à South Kensington est un point familier de leur décor, un repère visuel à l’architecture pittoresque, un témoignage illustre de l’Art déco, un coin de France vibrionnant de pratiques culturelles (lire : “Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film” du 06 septembre 2012).

La médiathèque de l’Institut, qui abrite la superbe salle de lecture Art déco datant de 1939, a besoin de faire une cure de jouvence. Je me joins à Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, pour en appeler à votre soutien financier.

Le 22 mai dernier, j’étais à ses côtés pour soutenir la démarche de collecte de fonds au cours d’une soirée de présentation du projet de rénovation auprès des grands donateurs traditionnels de l’Institut. Pour notre grand plaisir, le comédien Christian Clavier était de la partie.

Christian Clavier et Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, lors de la soirée de présentation du projet de rénovation du 22 mai 2013

L’institut est déjà parvenu à lever £200,000 grâce au Trust des Amis de l’Institut français, ainsi qu’aux dons des particuliers, entreprises et fondations. C’est notable et encourageant, mais nous n’en sommes qu’à mi-parcours puisqu’il manque environ £200,000 pour lancer à l’automne prochain la rénovation de locaux d’exception, patrimoine classé.

Les travaux devraient s’articuler en trois étapes, sur la période 2013-2015 :
– Restitution de l’architecture Art déco d’origine à la salle de lecture (parquets, vitraux, boiseries)
– Création d’un deuxième niveau dans la bibliothèque pour enfants
– Création d’un “pôle étude et création”, espace dédié au cinéma, à la musique et à l’apprentissage du français
Par ailleurs, toute la médiathèque sera équipée des dernières technologies : matériel audiovisuel, tableaux blancs interactifs, tablettes aux contenus préchargés…
Pour plus d’information, lire “IFRU – Renovation de la Mediatheque DEF” (fichier pdf) ou vous rendre sur le site sur la page Rénovation.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Tous ceux qui souhaitent aider l’Institut Français à mener à bien cette rénovation sont les bienvenus. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive

La MFE publie les résultats de l’enquête 2013 sur les Français expatriés

Je vous avais incité, il y a quelques mois, à participer à la quatrième édition de l’enquête de la Maison des Français de l’étranger (MFE) qui a permis de recueillir le témoignage de près de 9.000 Français expatriés !

Les résultats de l’enquête sont désormais accessibles à tous : Enquete expatriation 2013 (fichier pdf).

Rappelons qu’il y a plus de deux millions de Français hors frontière. Au 30 avril 2013, on comptabilisait 1.610.000 de nos concitoyens inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France. Le complément vient de l’estimation des postes consulaires qui signalent quelque 500 000 Français « non inscrits »

Les informations fournies par l’enquête sont précieuses pour l’Administration parce qu’elles lui permettent de cerner l’évolution des besoins des expatriés dans le but de mieux calibrer l’offre des consulats en termes d’accueil et de traitement des demandes. En effet, la population française établie à l’étranger a progressé sur un rythme annuel de 3 % à 4 %, ces dix dernières, nous apprend aussi l’étude.

Pour les consulats, cette croissance a signifié un afflux de nouveaux inscrits oscillant entre 100.000 et 115.000 Français chaque année. L’administration a donc dû gérer ce flot de nouvelles sollicitations puisqu’une large majorité d’expatriés s’est déjà adressée à l’administration consulaire. Le premier sujet de contentement porte sur la qualité de service : une majorité des usagers se déclare satisfaite des services rendus. La proximité est l’autre atout de l’administration, l’étude soulignant, à juste titre, “la densité exceptionnelle du réseau consulaire français” (au total plus de 230 postes consulaires, et plus de 500 agences consulaires).

Je vous laisse le plaisir de découvrir les résultats détaillés de l’enquête concernant le profil des expatriés, leurs motivations ou encore leurs destinations.

On retiendra que le principal motif de l’expatriation est le travail. L’expatriation est en effet de nature professionnelle dans plus d’un cas sur deux, “ce qui n’exclut pas le désir d’enrichissement culturel”, commente l’étude. Une fois sur place, près de 8 expatriés sur 10 travaillent … et gagnent pour plus de la moitié (57 %) plus de 30.000 € nets par an. Sur un plan familial, ajoutons que les conjoints des expatriés sont souvent actifs et que plus de la moitié des expatriés interrogés (59 %) a au moins un enfant.

A propos des zones d’expatriation, l’Europe occidentale est la première destination des expatriés, suivie par la région Afrique francophone, puis par l’Asie-Océanie en troisième position.

On ne peut que se féliciter de pouvoir disposer d’un tel outil grâce à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, dont dépend la MFE qui, rappelons-le, a pour mission d’informer tous les Français envisageant de partir vivre ou travailler à l’étranger (Lien vers les résultats de l’enquête sur le site de la MFE).

Photo Flickr de Stuart Boreham

Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !

C’est parti ! Depuis le 22 mai dernier, une équipe travaille sur l’enseignement bilingue. Lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole de novembre dernier, j’ai demandé la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, tel qu’il a été défini en 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. C’est chose faite et je suis persuadé que nous allons réaliser un grand bond en avant !

Si l’objectif n°1 du plan Ecole s’attache à démultiplier le nombre de places disponibles dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Rappelons que les 2/3 des jeunes français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques (lire : “Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ?” du 10 mai 201).

Un enseignement bilingue offre à nos compatriotes durablement installés au Royaume-Uni “une solution intégrée au système scolaire britannique” (lire : PlanEcole19juin2008 – Ambassade de France). Nous avons estimé que l’enjeu consisterait à créer des classes bilingues dans 10 nouveaux établissements, chaque année, au Royaume-Uni. Outre l’intérêt marqué des parents, nous pouvons compter sur un réel engouement des Britanniques pour développer cette offre, d’autant que nous proposons de les accompagner (formation des enseignants, adaptation du système de notation…).

Les parents d’élèves s’investissent pleinement en faveur de l’enseignement bilingue (g. à d.) : Olivier Cadic, Nathalie Jandoucy, Elisabeth Fontanille, Marilyn Bergère et Bénédicte Yue

Pour avancer sur l’objectif, une équipe a donc été réunie par les soins de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, et Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France. La première action décidée a été de recenser les établissements qui offrent un cursus bilingue français-anglais au Royaume-Uni, afin de nous permettre de mesurer l’évolution par rapport à la carte originale de 2008 établie par Michel Monsauret, notre ancien conseiller culturel adjoint. A l’époque, nous comptions déjà une cinquantaine d’établissements de ce type. Un groupe de travail a été constitué afin de mettre à jour cette liste et d’établir un tableau de bord de suivi de l’offre bilingue sur le territoire britannique.

Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham, nous indique que, dans le cadre des travaux visant à rendre obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère dès 7 ans dans les écoles d’Etat anglaises, une consultation menée par le Department of Education en juillet 2012 laisse apparaître que le français est le “most popular choice” (70%), recueillant le double des suffrages par rapport à l’espagnol (34%) et devançant nettement l’allemand (20%). Lire “KS2 consultation published report” (page 4 – fichier pdf).

Un second groupe de travail a été constitué dans la foulée pour fabriquer un “kit d’information” à l’attention de ceux qui postulent à la création d’une Free School bilingue. Rompues au montage du dossier, Bénédicte Yue (Europa School Culham) et Nathalie Jandoucy (International Academy of Greenwich) mettront au profit de tous leur expérience cumulée : recherche immobilière, relation avec les autorités locales, financements, mais aussi recherche des prestataires… Ce concept de Free-School bilingue a déjà vu le jour en 2012 grâce à l’École européenne de Culham, près d’Oxford (lire Lire aussi : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012). Une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes à Greenwitch à la rentrée prochaine (lire : “Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School »” du 28 novembre 2012).

Chaque groupe de travail se réunira régulièrement autour de Laurent Batut et Yves Letournel pour faire le point.

J’ai une affection particulère pour cet objectif n°2 du plan Ecole qui conjugue le double avantage de répondre à l’attente des familles éloignées de Londres ou qui ne peuvent financer les frais de scolarité demandés par les écoles françaises et de favoriser le rayonnement de la langue française. Cerise sur le gateau, ce développement épargne le contribuable français !

Premières Rencontres des écoles FLAM, dimanche 16 juin à Londres

Ce sera une grande première et une journée passionnante en perspective pour toutes les personnes impliquées dans un programme Flam (Français langue maternelle) et, a fortiori, pour les membres des équipes pédagogiques.

Je vous invite à venir mettre en commun vos problématiques et vos ressources, dans ce cadre :

Premières Rencontres des Ecoles FLAM
Dimanche 16 juin 2013, de 10h00 à 18h00
dans les salons de l’Institut français à Londres

Le thème retenu cette année est le suivant : les défis des écoles FLAM. Les parents d’élèves qui ambitionnent d’ouvrir une de ces “petites écoles du samedi” ont tout intérêt à venir entendre ceux qui les ont précédés dans cette voie.

Divers ateliers et animations vous seront proposés au long de la journée qui se conclura par une table ronde. Enfin, cette session se poursuivra autour d’un buffet, permettant de nous retrouver ou de faire connaissance.

“Cette journée est une première en son genre car elle vous convie à partager vos expériences Flam, pédagogiques avant tout, mais pas exclusivement” nuance Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, et l’instigateur de ces “rencontres”.

Je partage avec Yves Letournel l’idée qu’il faut donner la parole à l’expérience. Chaque école Flam témoigne de sa spécificité et de sa propre ingéniosité pour dépasser les difficultés. Je me réjouis de l’esprit d’initiative des parents d’élèves du Royaume-Uni qui ont déjà créé une cinquantaine d’écoles, rassemblant 3000 jeunes élèves au service du rayonnement de la langue et de la culture françaises (lire : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011).

Ce développement vigoureux s’inscrit dans le cadre du troisième objectif du plan Ecole, né en 2008, et il s’accompagne du travail de terrain de vos élus et de l’Administration que vous aurez l’occasion de rencontrer le 16 juin prochain.

Fort de ce soutien qui ne saurait être remis en cause, nous souhaitons néanmoins avec Yves Letournel que ces rencontres soient le prélude d’une prise en main de ce genre d’événement par les écoles Flam, elles-mêmes. On peut imaginer dès à présent la création d’un comité d’organisation des Rencontres Flam 2014. “Il faut que ces écoles coordonnent leurs efforts et mutualisent leurs ressources”, justifie Yves.

Qu’en pensez-vous ? Et si nous en parlions le 16 juin ?

Inscriptions – attention le nombre de place est limité ! –
Merci de laisser vos coordonnées et de préciser si vous participerez au buffet
Le programme détaillé vous parviendra dès qu’il sera finalisé
Adresse : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Photo Flickr de Blue Funnies

L’héroïne de Woolwich

J’ai écrit jeudi dernier à Ingrid Loyau-Kennett, une mère de famille française établie au Royaume-Uni, pour saluer son courage et son sang froid.

Son acte héroïque fait la fierté de notre communauté.

Présente sur le lieu de l’attentat au sud-est de Londres, Ingrid Loyau-Kennett s’est d’abord approchée de la victime au sol pour tenter de lui prendre son pouls. Puis, elle s’est dirigée vers l’un des meurtriers pour dialoguer. “J’ai pensé qu’il valait mieux que les armes soient pointées sur une seule personne et non sur le reste des passants et des enfants qui commençaient à sortir des écoles”, a-t-elle expliqué. Lire : “Ingrid Loyau-Kennett, la femme qui a défié les tueurs islamistes du soldat égorgé à Londres” – Direct matin du 23 mai 2013

Nous sommes solidaires de la peine des Britanniques et témoignons toute notre compassion aux proches de la victime, le soldat Lee Rigby.
Photo : Inside Croydon

Coup de chapeau à Avenue des Ecoles pour sa synthèse consacrée à la réunion du plan Ecole de l’UFE GB

Le site Avenue des Ecoles, dédié à l’éducation à Londres, vient de publier un remarquable compte-rendu de la réunion annuelle de l’UFE GB consacrée au plan Ecole.

Un grand merci à Sabine Cros et Anne Bioche, co-fondatrices du site pour la qualité de leur information. Je vous recommande de visiter leur site et de vous abonner à leur lettre d’information, si ce n’est déjà fait.

Lire le rapport : “Français de Londres, informez vous“.

Photo Flickr de Olivier Bacquet

Soutenez le « Primary French Project » pour favoriser l’apprentissage du français au Royaume-Uni dès l’âge de 7 ans

J’ai le grand plaisir de vous annoncer le lancement du “Primary French Project Partnership”, un accord de coopération en faveur de l’apprentissage de la langue française dans les écoles primaires britanniques, impliquant trois organismes : l’Institut français du Royaume Uni, l’Association for Language Learning (ALL) et le Network for Languages.

Ces trois partenaires vont travailler dans la perspective du 1er septembre 2014, jour où une langue étrangère deviendra obligatoire dès l’âge de 7 ans dans l’enseignement britannique. L’objectif commun est de concevoir et diffuser une pédagogie pour le primaire (Key Stage 2 Programme of Study for Languages) incluant la formation des enseignants.

“C’est un projet magnifique” se félicite Yves Letournel, l’initiateur de cette démarche, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France et à l’Institut français. Un projet dont les rôles sont partagés selon le savoir-faire et les avantages de chacun. “Grâce au Network for Languages et à l’Institut français, nous commencerons à former les futurs enseignants dès septembre 2013 ; tandis que le réseau de ALL diffusera l’information”. Soulignons l’importance stratégique du ALL, l’association des professeurs de langues étrangères, qui a prévu d’activer tous ses leviers de communication.

Pour élargir l’enseignement du français au sein du Royaume-Uni, Yves Letournel  a voulu une solution pérenne, propre à perdurer le jour où son mandat d’attaché linguistique prendrait fin. “17.000 établissements où le français est enseigné, un seul attaché linguistique au mandat limité dans le temps… j’ai considéré qu’un partenariat avec nos collègues britanniques était la meilleure solution”, sourit-il. Yves a également veillé à recruter une experte, Catherine Cheater, qui se concentre désormais sur ce dossier de partenariat.

La CultureThèque de l’Institut français deviendra le hub numérique au cœur de ce dispositif.

Dans le cadre de la préparation du “Curriculum des primary schools” pour la rentrée 2014, je vous propose de nous aider à diffuser ce communiqué (14-03-2013 Press ReleasePrimaryFrenchPartnership – fichier pdf) auprès de tous les acteurs de la vie scolaire : enseignants, parents, chefs d’établissement… et de leur communiquer cette adresse pour tout renseignement : primaryfrench@institutfrancais.org.uk.

Par cette action, vous favoriserez  le développement de l’apprentissage du français au Royaume-Uni.

 

Emploi : Un métro transmanche nommé désir !

Le 16 mai dernier notre ancien consul général à Londres Edouard Braine, aujourd’hui conseiller diplomatique du gouvernement, est venu rendre une visite toute amicale aux entrepreneurs français du Kent, à Ashford. Ayant prévu d’assister ce jour-là au “Red Carpet Day” de L’UFE Corporate, reporté au 10/10/13 à Paris, Edouard Braine a maintenu son déplacement pour retrouver sans attendre les créateurs d’emploi du Kent. Une démarche à laquelle s’est volontiers associée Catherine Fournier, maire de Fréthun, toujours en quête d’idées et bonnes pratiques pour développer l’emploi (lire : “Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses” du 18 octobre 2011).

David Rosenberg, dirigeant de SBE que j’ai le bonheur de rencontrer régulièrement depuis une quinzaine d’années nous a une nouvelle fois ouvert ses portes. La société française de réparation d’appareils informatiques, premier employeur d’Ashford (Kent) se porte bien, remarquablement bien.

Chez SBE à Ashford (Kent), le 16 mai 2013 : David Rosenberg, directeur de SBE UK ; Olivier Cadic ; Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement ; Jean-Claude Cothias, Consultant en developpement International ; Catherine Fournier, maire de Fréthun

“C’est la dynamique anglaise qui booste les résultats du groupe SBE qui emploie 1,500 personnes”, indique David. Il y a 18 mois, il a annoncé la création d’une filiale canadienne à Toronto lors de la conférence de l’UFE Corporate (lire : “Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits” du 21 octobre 2011). “On est parti de zéro pour arriver à 400 personnes, en quelques mois”, annonce David. Après avoir conquis sans coup férir 60% du marché canadien, l’Australie est désormais dans sa ligne de mire…

Seulement voilà, SBE peine à recruter ! Pourtant, à quelques battements d’ailes de mouette de ses ateliers d’Ashford, “Calais se débat dans un chômage structurel”, déplore Edouard Braine. Constat, SBE compte très peu de collaborateurs français alors qu’ils sont une majorité venus des lointains pays d’Europe de l’Est.

C’est rageant, mais “le Pôle Emploi n’est pas linké avec le Job Center” résume David Rosenberg. Cet organisme continue de travailler le dos tourné à la mer au nom “des blocages institutionnels” soulignés par Edouard Braine.

Il n’en fallait pas moins pour raviver la conversation autour de ce merveilleux projet de “métro transmanche” pour lequel je milite depuis fin 2007. Rien à voir avec l’Eurostar, en termes de cible voyageur et de prix de transport.

Rappelons qu’il est question de créer une navette journalière entre le Calaisis et le Kent destinée à transporter des passagers pour un prix modique. Cela créerait une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Dans ce schéma, la région Nord-Pas-de-Calais mettrait à disposition des trains régionaux qui feraient l’aller-retour, en une demi-heure, entre la station TGV Calais-Fréthun et celle d’Ashford empruntant le tunnel sous la Manche seulement utilisé à la moitié de ses capacités !

Conquis par cette idée, Edouard Braine avait fait du métro transmanche un objectif majeur de notre plan Emploi.

Le métro transmanche verra-t-il bientôt le jour ? Les Français du Nord-Pas-de-Calais pourront-ils traverser la frontière le matin et rentrer chez eux le soir même, avec la même évidence que les Alsaciens employés en Allemagne ? Pourtant adoubé par le précédent gouvernement grâce au soutien de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (lire : “Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche” du 14 décembre 2011), le chantier fait les frais des “conservatismes et petitesses françaises”, stigmatise Edouard Braine

Avant de devenir un projet économique, le projet est éminemment politique. C’est dire s’il doit suivre une progression sinueuse contournant les rigidités administratives, esquivant les rivalités de personnes et aplanissant les querelles de clochers.

L’idée du métro transmanche a la force de l’évidence, mais il lui manque certainement un soutien populaire propre à interpeller les élus locaux, uniquement centrés sur des projets qui leur garantissent des retombées électorales personnelles, comme une crèche ou une ligne de tramway. Faciliter l’emploi au niveau régional grâce au métro transmanche ne peut aboutir sans une mobilisation de toutes les parties prenantes dans le cadre d’un plan qui converge vers l’intérêt général et seulement cela (lire : “Le métro transmanche s’invite sur France 3” du 23 novembre 2011).

Catherine Fournier, Edouard Braine et moi-même sommes convaincus qu’il est urgent de recréer une dynamique d’optimisme et de réalisation en France. Ce projet constitue un merveilleux espoir de développement transfrontalier.

Depuis son retour en France, Edouard Braine mobilise toutes les énergies coté français pour repartir de l’avant.

Pour ma part, je participerai à un débat le jeudi 23 mai 2013 à Boulogne sur Mer, organisé par le Cercle Côte d’Opale Synergie. Ses animateurs Thaddée Segard et Thierry Degraeve militent sans relâche depuis des années en faveur de cette navette transmanche. Le thème : “les atouts et opportunités de la coopération transfrontalière”.

Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, constatera alors que nous poursuivons tous notre action en faveur de ce métro transmanche avec ténacité et constance, dans un esprit de consensus et d’unité qui transcende tous les courants partisans !

Les médias se font l’écho de la 5ème réunion publique du plan Ecole de l’UFE GB

Les Echos, Le Petit Journal, Europe1, Radio Classique, Sud Radio, et même le 20 h00 de France 2… la problématique de l’enseignement français au Royaume-Uni suscite l’intérêt des médias et met en lumière le travail ardu et patient des acteurs du plan Ecole.

A l’origine de cette vague médiatique, la 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole du 2 mai dernier, organisée par l’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne et que j’ai eu l’honneur de co-animer avec Sophie Routier.

Dans le précédent billet, j’ai rendu compte en détail de l’évolution de l’objectif 1 du plan Ecole, initié en 2008, qui ambitionnait d’augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni (lire : “Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ?” du 10 mai 2013).

Cinq ans plus tard, la dynamique du plan Ecole a abouti à la création de 955 places soit près de 200 places par an, grâce en particulier à la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, avec en ligne de mire l’ouverture d’un établissement secondaire à Brent à la rentrée 2015 (lire : “Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent” du 19 décembre 2012).

Les progrès enregistrés par le plan Ecole sont historiques et chacun doit s’en réjouir. Mais le rythme trop lent du déploiement de l’enseignement français à Londres ne peut être ignoré. L’article des Echos de Nicolas Madeleine met opportunément l’éclairage sur les conséquences négatives de cette situation. Je ferai des propositions pour lever les obstacles au développement de l’enseignement en français à l’étranger lors de la prochaine assemblée générale du plan école prévue le 10/6/13.

A l’heure du bilan, je voudrais vous rappeler les deux autres axes de progression du plan Ecole :
Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.
Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam le premier maillon d’un enseignement bilingue.

“Les établissements bilingues et les écoles Flam : deux alternatives porteuses de sens”, résume adroitement Caroline Boeuf, dans son article publié dans Le Petit Journal.

A propos de l’enseignement bilingue, la journaliste rappelle justement que “ce concept s’est déjà concrétisé avec l’ouverture en 2012 de l’École européenne de Culham, près d’Oxford. Une nouvelle école secondaire internationale verra également le jour en septembre prochain à Greenwich. Cet établissement bénéficiera, comme l’école de Culham, du statut de « free school », c’est à dire une école gratuite et non-sélective.” (Lire aussi : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012 & “Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School », inscrivez-vous avant le 11/02/13” du 28 novembre 2012). Comme je l’avais souhaité lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole, un groupe de travail de l’objectif 2 se réunira le 22/5/13 autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint.

Au sujet du troisième objectif, le programme Flam, Français langue maternelle, “premier maillon d’un enseignement bilingue”, j’ai rappelé qu’en 2007, le Royaume-Uni comptait douze écoles Flam. Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français en recense trente-huit aujourd’hui. Ces associations, créées par des parents d’élèves, s’inscrivent dans ce réseau qui rassemble plus de 3000 élèves. Ces « petites écoles du samedi » s’adressent aux parents qui souhaitent que leurs enfants gardent un contact avec la langue française durant leur expatriation.” (Lire aussi : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011). Les prochaines rencontres FLAM auront lieu le 16/6/2013 à l’Institut Français à Londres.

Je vous invite à lire les articles suivants:

Les Echos
“A Londres, les écoles françaises sont prises d’assaut”
du 9 mai 2013
Plus de 700 demandes d’inscription n’ont pas pu être satisfaites. L’administration française est accusée de freiner les initiatives privées. Les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir l’afflux croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française est un frein au développement de nouveaux établissements, même privés. C’est le message que martèle Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni. (…) Lire la suite de l’article de Nicolas Madelaine

Le petit Journal
“Plan Ecole – 5 ans, un bilan et des projets”
du 9 mai 2013
Jeudi 2 mai s’est déroulée la cinquième réunion annuelle du Plan École, un projet créé il y a cinq ans pour faire croitre le nombre de places dans l’enseignement français en Grande-Bretagne et impliquant différents acteurs de la la société civile. L’occasion de faire le bilan des initiatives menées pour améliorer la capacité de scolarisation des enfants français au Royaume-Uni (…) Lire la suite de l’article de Caroline Boeuf

Europe1
“Londres : les écoles françaises bondées”
du 10 mai 2013
Trop peu d’écoles françaises au Royaume-Uni ? C’est du moins ce que déplore Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni, interrogé par Les Echos. Selon lui, les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir le nombre croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française rechigne à mettre en place de nouveaux établissements. Lire la suite de l’article

Photo Flickr de Amanda-Esque

Saisine du Conseil constitutionnel contre la prorogation du mandat des élus à l’AFE

La nuit dernière, l’Assemblée nationale a décidé de proroger d’une année supplémentaire le mandat des élus de l’AFE, l’Assemblée des Français de l’étranger, des zones Asie et Europe (série B). Au nom de leurs groupes, les députés Claudine Schmid (UMP) et Gilles Bourdouleix (UDI) se sont vivement opposés à cette loi qui “bouleverse une fois encore les calendriers électoraux et les modes d’élections”.

Ce texte avait été précédemment voté au Sénat, dans les mêmes termes, malgré la vive opposition des sénateurs UMP, UDI-centristes et non-inscrits.
C’est sans surprise que cette loi se retrouve désormais sur le bureau du Conseil constitutionnel, saisi ce matin par 97 sénateurs UMP, dont 8 représentants des Français de l’étranger (lire : “Réforme de l’AFE : passage en force du gouvernement” du 22 mars 2013).

On se souvient que le sénateur des Français établis hors de France, Christophe-André Frassa, soutenant la motion d’irrecevabilité de Joëlle Garriaud-Maylam, avait souligné en séance au Sénat que la discussion du projet de loi avait lieu le jour même où le gouvernement aurait dû publier l’arrêté convoquant les électeurs pour le renouvellement des élus appartenant à la série B, dont le mandat vient à échéance le 18 juin prochain (lire : “AFE : Un référé pour exiger la tenue des élections comme prévues !” du 10 avril 2013).

Le recours devant les Sages peut se résumer en quatre points, finement motivés par les parlementaires dans un ultime espoir pour faire respecter les principes élémentaires du droit républicain (Saisine-CC_2013-05-15_PJL-Prorogation, fichier pdf) :
1. La prorogation remet en cause le droit constitutionnel de suffrage, ici au droit des électeurs d’exercer leur droit de suffrage selon une périodicité raisonnable
Le recours explique que “cette accumulation de mesures totalement inédite sème le trouble dans l’esprit des électeurs, qui n’ont plus aucune certitude sur la durée effective du mandat des candidats ou listes pour lesquels ils votent. Il y a donc ici une atteinte aux droits des électeurs garantis par l’article 3 de la Constitution.”
2. La prorogation a un caractère discriminatoire et viole le principe constitutionnel d’égalité
Il est ici question d’égalité des élus devant la loi, puisqu’il y a une différence de traitement entre les élus de la série A (zone Afrique-Amérique) et ceux de la série B (zones Asie et Europe).
3. La prorogation a pour effet de valider rétroactivement une illégalité flagrante de la législation en vigueur commise par le gouvernement, cette validation étant contraire à la Constitution
4. En cas de non-conformité à la Constitution de la loi déférée, on ne se trouverait pas devant un vide législatif, mais le Gouvernement aurait l’obligation de faire procéder aux élections de la série B

La saisine du Conseil constitutionnel est la suite logique du référé intenté auprès du conseil d’Etat qui l’a rejeté (lire : “AFE : Le conseil d’état rejette la requête du sénateur Frassa” du 12 avril 2013).

Comme je l’ai indiqué précédemment, rien n’empêchait le gouvernement de respecter cette année le calendrier des élections dans le cadre d’un mandat de 3 ans, afin de faire coïncider la fin du mandat des élus AFE Europe & Asie avec celui des élus AFE Afrique & Amérique.

Pour des raisons purement politiciennes, le gouvernement a tenu à précipiter la réforme de l’AFE (lire : “Les raisons cachées de la réforme de l’AFE” du 10 mars 2013).

En cas d’annulation par le Conseil constitutionnel de la prorogation du mandat, les élections de l’AFE devront être convoquées avant la fin de l’année.

Photo Flickr de ActuaLitté