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Lettre aux Français de la 3ème France

Madame, monsieur, chères et chers compatriotes d’Europe du Nord,

Les 3 et 17 juin prochains, pour la première fois, vous serez appelés à élire un député pour vous représenter à l’Assemblée nationale.

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature.

  La voix de la troisième France

Dans la République française une et indivisible, il y a la France de l’hexagone, la France d’outre-mer et la troisième France, c’est vous et les deux millions et demi de français qui vivent à l’étranger. Pour vous, je souhaite porter la voix de cette troisième France.

En 2005 déjà, je défendais l’idée de créer une représentation de cette troisième France à l’Assemblée nationale. Le Président de la République a concrétisé cette avancée démocratique.

Créateur d’une entreprise d’électronique à 20 ans en 1982, j’ai fondé la France Libre d’Entreprendre dans le Kent en 1996 pour aider les entrepreneurs français à demeurer compétitifs dans un environnement qui se mondialisait.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour de nos avancées sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

 Un bilan dont vous êtes seul juge

Pour nos enfants, j’ai obtenu la création d’un plan Ecole et activement participé au projet du second collège français de Londres (CFBL). Ce plan Ecole a permis la création de mille places supplémentaires dans l’enseignement français, facilité l’ouverture de 38 nouvelles petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques. L’Assemblée des Français de l’étranger m’a élu à l’unanimité en 2009 pour la représenter au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Je suis fier d’avoir contribué à dynamiser notre action contre le chômage en obtenant la mise en place d’un plan Emploi et en faisant une priorité du métro transmanche pour développer l’emploi transfrontalier entre la France et la Grande Bretagne.

Pour votre quotidien dans vos relations avec l’administration,  mon action se traduit par des résultats concrets comme  l’obtention d’un nouveau standard téléphonique au consulat de Londres pour doubler la capacité de réception des appels.

La médiatisation de mon engagement contre la double taxe foncière prévue pour les non-résidents illustre ma démarche pour éliminer toutes les discriminations qui frappent les Français de l’étranger. Je suis donc intervenu pour simplifier les certificats de vie imposés aux retraités expatriés, mais aussi pour que les victimes du Mediator à l’étranger puissent également être indemnisées et pour  que nos enfants étudiant en universités étrangères puissent faire un stage professionnel en France.

 Amplifier mon action d’élu au Parlement

 Mon action en tant qu’élu local a visé à défendre vos intérêts.  Je souhaite à présent la poursuivre et l’amplifier en vous représentant à l’Assemblée Nationale.

Je désire contribuer à créer un nouvel élan afin que nous puissions offrir une solution d’enseignement en français à 100% des enfants français vivants hors de France et non seulement 30% comme c’est le cas aujourd’hui.

Je suis de près l’évolution du budget du ministère des Affaires étrangères et Européennes qui vous est consacré. Elu à l’Assemblée nationale, je pourrai enfin participer à son élaboration pour donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’administration qui vous sert.

Rassembler pour être au service de tous

Elu sous la bannière de l’Union des Français à l’étranger (UFE), j’ai soutenu l’action du gouvernement en me consacrant à l’intérêt général, avant la défense de tout intérêt partisan.

Aujourd’hui, je me présente avec le concours de personnes  représentant toutes les sensibilités politiques, de droite comme de gauche et de citoyens soucieux de faire participer la société civile à l’action publique.

Comme eux, je pense que les Français de l’étranger méritent mieux que le traditionnel spectacle d’affrontement des partis politiques qui nous est offert actuellement.

Je vous invite à me rejoindre et ensemble nous ferons résonner à Paris, la voix de la troisième France !

Respectueusement, Olivier Cadic

Pour en savoir plus : www.cadic2012.eu

Conférence de presse sur les élections législatives de juin 2012

En conclusion de ma dernière newsletter, je vous avais annoncé que je reviendrai vers vous très prochainement pour vous annoncer ma décision concernant ma candidature à l’élection législatives.
J’aurai donc le plaisir de vous informer de mes intentions, dès demain matin à l’issue d’une conférence de presse organisée au Café des Amis à Londres à 10h30.

Faut-il multiplier les fonctionnaires pour fluidifier le traitement de dossiers de bourses ?

Accroissement de la population française à l’étranger, dégradation de la situation économique, hausse des frais d’écolage… on ne s’étonne pas dans un tel contexte de l’inflation constante des demandes de bourses scolaires.

Du côté de l’instruction des dossiers, comme un fait exprès, les procédures gagnent en lourdeur et en complexité. Je peux vous dire que les agents des services sociaux des consulats et ceux du service central de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, sont mis à dure épreuve, d’autant que leurs effectifs sont contraints.

Afin de palier un prévisible engorgement, la commission Enseignement de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, a émis un vœu en faveur de l’augmentation des effectifs en charge de traiter les dossiers de demande de bourses, tant au niveau local que central.

Logique, me direz-vous ? Eh bien non, la solution est à la fois anachronique au regard de la technologie disponible et malvenue au regard de nos finances publiques.

Voici en quels termes, je suis intervenu auprès de l’AFE lorsque le débat est arrivé en séance plénière :

“Ce vœu ne correspond pas au sens de l’histoire. Le sens de l’histoire, c’est l’e-administration.
Le sens de l’histoire, c’est de faire saisir aux demandeurs leur dossier de demande d’aide à la scolarité sur internet pour que l’action des agents consulaires se limite au contrôle des dossiers. C’est la complexité des dossiers qui génère cette lourdeur administrative. Pour faciliter le travail des agents, il faut rationaliser la demande.
Le sens de l’histoire, ce n’est pas d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour remplir de la paperasse.
Le sens de l’histoire, c’est de leur fournir des outils qui leur permettent d’apporter une valeur ajoutée et de faire plus et mieux avec moins d’argent.”

En conclusion, j’ai proposé que ce vœu soit converti en une demande d’étude d’optimisation du ratio nombre de dossiers / nombre d’agents.

Le président et le rapporteur de la Commission ont suivi ma recommandation visant à proposer une saisie informatique des dossiers par le demandeur… tout en persistant dans leur idée d’augmenter les effectifs de l’Administration.

Je me suis donc abstenu parce que je ne me résous pas à demander l’augmentation du nombre de fonctionnaires avant d’avoir préalablement examiné les voies pour optimiser leur travail.

Photo Flickr de Let Me Feel You Shine

Edouard Courtial fait le point sur la question du certificat de vie devant l’AFE

Pour la troisième fois depuis sa nomination, Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger s’est rendu à l’Assemblée des Français de l’étranger, jeudi dernier, pour une brève allocution.

Il a d’abord rappelé tout l’intérêt du récent test de vote par internet, grandeur nature, en prévision des élections législatives de juin (lire : “Le test du vote par internet était nécessaire” du 08 février 2012 ). En effet, 650 000 Français établis hors de France se sont inscrits au registre consulaire en communiquant leur adresse email à leur consulat, ce qui leur permettra de voter par internet si elles le souhaitent.

Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, devant l'AFE

Edouard Courtial a ensuite évoqué l’épineuse question du certificat de vie pour nous livrer un dernier état de la situation (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Il a obtenu l’organisation d’une table ronde réunissant toutes les caisses de retraite, fin janvier. L’enjeu était de définir une approche commune et consensuelle afin de dispenser les retraités de l’étranger d’adresser à ces caisses un certificat de vie (ou d’existence) à plusieurs reprises en cours d’année.

Cette concertation n’a malheureusement pas débouché sur un accord. Le dossier a été transmis à Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Une nouvelle table ronde a d’ores et déjà été programmée, début avril.

Voilà pour les faits. Je me réjouis que le ministre se soit saisi du dossier. Je regrette cependant qu’il n’ait pas réglé d’un trait de plume la situation des retraités français établis dans l’Union européenne, au nom de l’égalité républicaine.

Je comprends les risques de fraude afférents à certains pays qui peuvent légitimer le dispositif des certificats de vie. Ces craintes n’ont pas lieu d’être au Royaume-Uni, ni en Allemagne ou en Espagne ! C’est pourquoi, je demande que les retraités qui ont cotisé en France et qui vivent dans l’Union européenne puissent envoyer un certificat de vie sur l’honneur, à l’instar des retraités établis en France. Il suffirait de leur réclamer le même formulaire. Point.

La vie de milliers de Français profitant de leur retraite à l’étranger en serait terriblement simplifiée.

Crédit photo AFE

Le centre des Impôts des non-résidents améliore son accueil téléphonique

Comme chaque semestre, au cours des travaux de l’AFE à Paris (Assemblée des Français de l’étranger), nous avons auditionné en commission Finances, Cyril Maloine, directeur départemental chargé du Pôle fiscal à la direction des Résidents à l’étranger.

Premier constat, bien que le nombre de Français qui s’expatrie augmente régulièrement chaque année, le centre des Impôts des non-résidents annonce qu’il traite de moins en moins de déclarations d’impôt sur le revenu. La baisse est régulière : 197.828 déclarations en 2008 et 188.269 en 2011. Il estime que 10% des Français établis hors de France, au mieux, déclarent des revenus émanant de France.

Second enseignement, les Français de l’étranger se caractérisent par leur goût des nouvelles technologies, notamment internet, pour régler leurs formalités. Ainsi, le volume de courriels reçu par le centre a augmenté de près de 20% ces quatre dernières années et le nombre de déclarations en ligne progresse plus vite à l’étranger qu’en France (+21% contre + 14% en France en 2011).

En conséquence directe, le nombre d’appels téléphoniques reçus par le centre des Impôts à diminué de 100.000 unités, soit une baisse de 20%. Il faut bien reconnaitre qu’avec un taux de réponse aux appels de 25%, les usagers se rabattent sur leur clavier pour communiquer leur besoin.

En parallèle, il faut saluer les efforts entrepris sur la capacité de traitement des appels qui commencent à porter leurs fruits, surtout depuis le second semestre 2011. Cyril Maloine sait que je suis particulièrement attentif à ces statistiques qui constituent un indicateur objectif de la satisfaction des administrés.

Pour répondre à mon souci de transparence, il a produit devant la commission Finances, un graphique pour illustrer l’évolution qualitative de l’accueil téléphonique. Ceci est tout à son honneur et j’ai le plaisir de partager avec vous les progrès enregistrés depuis trois ans et surtout ces derniers mois du centre des Impôts des non-résidents.
Voir : Taux moyen d’efficacité mensuel téléphonique 2009 2010 2011  (fichier Pdf)

Photo Flickr de art.crazed

Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012

Pour les Français de l’étranger, le printemps 2012 sera exceptionnel puisqu’ils vont élire 11 députés pour la première fois, dans la foulée de l’élection présidentielle.

Merci de diffuser ce message : le consulat recherche des citoyens de bonne volonté pour aider  au bon déroulement du suffrage universel. Affecté à un bureau de vote, vous pourrez tenir divers rôles, tel que président du bureau, assesseur suppléant, vérificateur des listes d’émargements ou encore scrutateur.

Même si tous les agents du consulat seront mobilisés, ils auront grand besoin de renfort durant les 4 dimanches de scrutin : présidentielle (22 avril et 6 mai) et législatives (3 et 17 juin). La circonscription de Londres, à elle seule, devra absorber un flux de 78.000 inscrits.

Si vous souhaitez participer à l’organisation de ces rendez-vous républicains, il vous suffit d’être inscrit sur les listes électorales pour pouvoir intégrer l’un des 27 bureaux de vote :
A Londres : 20 bureaux de vote seront répartis ainsi : 1 au consulat général, 13 au lycée Charles de Gaulle (South Kensington) et 6 au collège français bilingue de Londres (Kentish Town).
Hors Londres : 7 bureaux de vote seront ouverts à Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.

“Le bon déroulement de ces quatre tours de scrutin est un enjeu crucial pour la démocratie, pour le consulat général et l’ambassade de France à Londres”, a prévenu Edouard Braine, notre consul, en s’adressant aux membres des associations françaises de Grande-Bretagne.

Vous trouverez ci-joint le Formulaire de candidature – Elections 2012 – Appel à Volontaires (fichier pdf).

Photo Flickr de Webstern

Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver “Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations”, a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait “mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français.” Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut “célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan”, insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : “La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements” du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org

Le plan Emploi fête ses deux ans

Guillaume Dufresne présente les installations du centre Charles Péguy qu'il dirige à l'ambassadeur Bernard Emié

Il y a deux ans, le 22 février 2010, Edouard Braine exauçait le vœu que j’exprimais un mois plus tôt dans ma lettre aux Français du Royaume-Uni et réunissait une équipe motivée pour créer un plan Emploi sur le modèle du plan Ecole. Nous avons célébré ses deux années de vie au centre Charles Péguy, lieu le plus symbolique de sa légitimité et de son efficience.

En effet, la première préoccupation des acteurs du plan Emploi fut de sauver l’existence même du centre Péguy, menacé par de fatales coupes budgétaires. Un an plus tard, le premier objectif du plan Emploi fut d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires en faisant appel à des fonds privés pour lui permettre de placer 1000 Jeunes par an au lieu de 650. Aujourd’hui, cet objectif peut être atteint. Cette bonne nouvelle annoncée par notre consul général, Edouard Braine, tient à l’émergence d’un partenariat public-privé grâce auquel “cinq entreprises françaises emblématiques sont en train de formuler leur engagement durable aux côtés du centre Charles Péguy, afin de prendre en charge la rémunération d’un chargé de mission emploi supplémentaire et d’aider à une amélioration qualitative de l’offre d’emplois proposée par le Centre Charles Péguy.”

Ce nouveau conseiller emploi sera le troisième en activité au sein du centre et va permettre de prendre en charge quelques centaines de candidats supplémentaires. Le mérite en revient aux entreprises suivantes : EDF Energy, Eurotunnel, la Société Générale au travers de sa fondation éponyme, SOS International et Téléperformance via sa filiale TLS Contact. Le consul général s’est félicité que le message ait été “bien entendu et relayé” par la Chambre de commerce franco-britannique et son président, Arnaud Vaissié, ainsi que par le Comité des conseillers du commerce extérieur, animé par Bruno Deschamps.

Ce 21 février dernier, le président du centre Charles Péguy, par ailleurs directeur général du CEI, Guillaume Dufresne, était naturellement à l’honneur dans les propos de l’ambassadeur de France, Bernard Emié venu marquer son soutien pour la circonstance. Toujours prête à porter attention aux autres et à les écouter avec bienveillance, son épouse, Isabelle Emié, l’accompagnait. Depuis son arrivée à Londres, Isabelle Emié prodigue son temps auprès de diverses d’associations caritatives.

“La problématique de l’emploi est, pour notre action consulaire en Grande-Bretagne, tout à la fois centrale et marginale”, résume parfaitement le consul Edouard Braine. Par centrale, il évoque le flux d’émigration, sous-entendu les “Oubliés de Saint-Pancras”, ces Jeunes qui débarquent en gare de Londres pour se fondre dans la société anglaise, au petit bonheur la chance, sans aucune traçabilité. Par marginale, il considère que les missions régaliennes du consulat et les moyens associés  “sont radicalement inadaptés à la conduite d’une démarche sérieuse en faveur de l’emploi de nos compatriotes installés en Grande-Bretagne.” D’où tout l’intérêt de s’accouder à des partenaires aussi déterminés dans la lutte contre le chômage que le centre Charles Péguy (lire : “Le centre Charles Péguy financé et médiatisé” du 25 mars 2011).

Olivier Cadic ; Bernard Emié, ambassadeur de France ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Isabelle Emié

La venue de François Fillon à Londres, il y a un an, a conforté l’action du plan emploi, en faisant précisément mention des “Oubliés de Saint-Pancras”, tout en saluant l’action  “originale et novatrice” du centre Charles Péguy (lire : “François Fillon à Londres : Votre communauté donne l’exemple” du 16 janvier 2011 ).

Je vous rappelle que le second volet du plan Emploi concerne le projet de “métro transmanche” entre le Calaisis et le Kent, visant à faire éclore une génération de travailleurs transfrontaliers. Je vous parlerai dans les prochains jours des avancées sur ce sujet (lire : “Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche” du 14 décembre 2011).

Pour revenir au 21 février dernier, nous avons étoffé notre plan d’une petite touche créative et fraternelle : l’ambassadeur a suggéré de créer une association des anciens de Charles Péguy. Voici une belle idée qui pourrait naitre et se développer aisément sur un réseau social.

Quelles sécurités pour le vote par internet ?

Quels sont les dessous du vote par internet, ce nouveau mode d’expression citoyen dont bénéficieront les Français de l’étranger d’ici quelques semaines ?

Suite au dernier article concernant les opérations de préparation, j’ai reçu quelques messages dubitatifs, certains suspicieux, à l’égard de ce procédé de vote totalement dématérialisé (lire : “Le test du vote par internet était nécessaire” du 08 février 2012).

Comme je vous le disais, Martine Schoeppner (Allemagne) et Madeleine  Bennaceur (Tunisie), deux élues de l’AFE, ont dignement représenté l’Assemblée des Français de l’étranger au test grandeur nature du vote électronique, du 22 janvier au 4 février 2012 au ministère des Affaires étrangères. Elles se sont impliquées à toutes les étapes du processus au sein du Bureau de vote électronique (BVE). Une occasion de rencontrer les divers prestataires et les responsables du ministère de l’Intérieur et celui des Affaires étrangères pour obtenir toutes explications de nature juridique, technique et sécuritaire. Justement, Martine a ensuite rédigé un rapport pour répondre aux inquiétudes bien légitimes sur la fiabilité du suffrage (lire: Rapport test vote électronique – fichier Pdf).

En synthèse de son compte-rendu, on retiendra que le vote présentera les trois garanties suivantes :
1) un scrutin anonyme
C’est l’évidence, le vote sera anonyme. A noter que la liste électorale sera elle-même cryptée. Après avoir voté, vous recevrez un reçu de vote crypté qui sera généré au moment où votre bulletin tombera dans l’urne numérique.
2) un scrutin sincère
Autrement dit, l’urne numérique sera protégée contre les faux bulletins de vote.
3) un scrutin vérifiable
Je vous passe les détails de la sécurité du dépouillement, mais retenons que deux clés seront générées par le système, la première (A) servant au chiffrement et la seconde (B) servant au déchiffrement. La clé B sera fragmentée entre les différents membres du Bureau de vote. Chacun en possèdera une partie, étant seul à connaitre le mot de passe correspondant.

Après le scrutin, la liste des reçus cryptés sera publiée et chacun pourra, à l’aide de son reçu, vérifier que son bulletin de vote a bien été dépouillé.

Ce test du vote électronique fut un succès technologique complet. Les points à améliorer ne sont donc pas d’ordre informatique. On retiendra notamment que l’Administration a déjà adressé  un courrier aux électeurs pour vérification et rectification des adresses courriers et électroniques et qu’elle va s’assurer que l’identifiant soit clairement lisible.

Désormais, un dernier souci peut entraver le vote par internet : votre propre équipement. En effet, il doit pouvoir charger un applet Java. “Cet applet joue pour ainsi dire un rôle d’isoloir et représente ainsi une protection supplémentaire”, explique Martine Schoeppner.

Je remercie Martine et Madeleine pour le travail qu’elles ont accompli, au sein “d’une équipe formidable” m’ont-elles rapporté, mais s’attelant à des “journées dingues” pour anticiper tous les cas de figure et chercher obsessionnellement la petite bête…

Photo Flickr de RambergMediaImages

Clarification sur l’usage de la liste consulaire à des fins électorales

Ces derniers jours, j’ai reçu une dizaine de courriels de la part de personnes inscrites sur la liste électorale qui s’étonnaient d’avoir reçu un email signé du candidat Nicolas Sarkozy. Ces compatriotes me demandaient clairement s’il n’y avait pas eu un détournement de la liste consulaire.

Le courriel de campagne en question a circulé tout autour de la terre, au point que Libération lui a consacré un article (lien vers “Sarkozy drague par mail les Français de l’étranger” du 20.02.2012).

Je vous informe que cet envoi du candidat Nicolas Sarkozy est conforme à la loi. De même que les courriers électroniques régulièrement expédiés par une association proche de l’opposition parlementaire (voir les textes ci-dessous).

Conformément aux recommandations formulées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en matière d’utilisation des listes électorales, un lien pour vous désinscrire vous permet de vous opposer à l’envoi de nouveaux messages de la part de l’émetteur si vous le souhaitez.

Décret n°20051613 du 22 décembre 2005 portant application de la loi organique n° 7697 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République.

Article 6 :

I. ‐ En application de l’article L. 28 du code électoral, chaque candidat ou son représentant, tout parti ou groupement politique représenté par un mandataire dûment habilité peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire à l’ambassade ou au poste consulaire qui la tient ou de l’ensemble des listes électorales consulaires au ministère des affaires étrangères.
II. ‐ Après s’être engagé par écrit à ne pas en faire un usage étranger à sa finalité électorale, tout électeur peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire sur laquelle il est inscrit au lieu de son dépôt ou du double de cette liste au ministère des affaires étrangères. Toutefois, cette faculté peut être restreinte ou refusée si, en raison de circonstances locales, la divulgation des informations relatives à l’adresse ou à la nationalité française des personnes inscrites est de nature à porter atteinte à leur sécurité ou à leur sûreté.

Conseil d’Etat extrait de la décision n°296013 du 10 août 2007

Sur les griefs tirés de la communication des adresses électroniques des électeurs et de l’usage qui en a été fait :
Considérant qu’en application des dispositions de l’article 8 de la loi organique du 31 janvier 1976, dans sa rédaction applicable, issue de la loi organique du 5 avril 2006, la liste électorale consulaire, désormais commune à l’élection du Président de la République et à l’élection des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger, comporte, au titre des mentions obligatoires, l’adresse électronique des électeurs ; qu’il résulte des dispositions combinées de l’article 9 du décret du 6 avril 1984 et du I de l’article 6 du décret du 22 décembre 2005 que chaque candidat ou son représentant, ainsi que tout parti ou groupement politique représenté par un mandataire dûment habilité, peut prendre communication et copie de la liste électorale consulaire à l’ambassade ou au poste consulaire ; que si les dispositions du II de l’article 6 du décret du 22 décembre 2005 subordonnent la possibilité pour un électeur d’obtenir communication de la liste électorale consulaire sur laquelle il est inscrit à un engagement de sa part de ne pas en faire un usage étranger à la finalité électorale de cette liste, cette formalité n’est pas prévue par le I de cet article en ce qui concerne la communication à un candidat ou à un parti politique ; …

Photo Flickr de Casimusica

Mon Infolettre n°12 de février est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°12 qui liste les articles publiés en ce début d’année, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Notre ambassadeur Bernard Emié ne manque pas une occasion d’appuyer les réussites françaises au Royaume-Uni, lorsque l’intense activité diplomatique à laquelle il est soumis lui laisse un peu de répit. Après avoir inauguré l’extraordinaire école culinaire du Cordon bleu, il prévoit de célébrer le deuxième anniversaire du plan emploi en visitant le centre Charles Peguy.

J’en avais fait mon objectif principal pour 2011, c’est désormais une réalité. Le consulat dispose d’un nouveau standard téléphonique. La capacité de réception des appels étant doublée, cela réduit votre attente. Je souhaite exprimer toute ma gratitude à notre consul général Edouard Braine et à son équipe pour avoir mené à bien ce chantier si important pour les Français du Royaume-Uni. Il reste à améliorer la prise de rendez-vous au consulat par internet, responsable du quart des appels au consulat. Cette fonction est aujourd’hui en effet inaccessible aux utilisateurs de Safari et de Google Chrome. La solution de ce problème constitue un de mes objectifs pour 2012.

Il y a sept ans, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, m’a invité à entrer en politique en soutenant que Nicolas Sarkozy recherchait des individualités qui avaient fait leurs preuves au sein de la société civile. J’ai pu agir à votre service au sein de sa majorité et me faire entendre lorsque je n’approuvais pas certaines de ses décisions. J’observe qu’il a tenu ses engagements envers les Français de l’étranger et, comme le souligne le Times, il a rendu à la France une place unanimement respectée dans le concert international. Aussi, j’apporte à sa candidature mon parrainage de Grand électeur.

Au sujet de l’élection législative de juin prochain, je pense que les Français de l’étranger méritent un député qui ne soit pas le fruit ou l’otage de calculs politiciens. Aussi, je reviendrai vers vous très prochainement pour vous annoncer ma décision concernant ma candidature à cette élection.

Je vous invite à me retrouver lors de la fête de la francophonie le samedi 17/03/2012 à Trafalgar Square de 12h30 à 19h30. Nous espérons être près de 50 000 personnes à nous rassembler au pied de la statue de Nelson pour célébrer “le français, j’adore !”

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’Infolettre n°12

Photo Flickr de Mag3737

De l’événementiel pour doper le programme FLAM

Lors de la présentation de ses voeux, en début d’année, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, avait conclu en marquant sa volonté “d’encourager localement la francophonie et la francophilie” (lire : “La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux” du 11 janvier 2012).

Lundi 13 février, nous étions six personnes à constituer un comité de réflexion au siège parisien de l’AEFE. Joëlle Jean, chef du service pédagogique, nous a fait partager l’idée de Mme Descôtes d’un événement au Sénat consacré à la valorisation du programme Flam (Français langue maternelle). Cette opération, qui pourrait avoir lieu avant l’été, servirait à promouvoir et étoffer ce réseau de “petites écoles du samedi”, notamment en impliquant des partenaires susceptibles d’accompagner financièrement l’essor de ces associations.

J’ai évidemment approuvé cette excellente idée, d’autant qu’elle entre en résonance avec l’objectif n°3 du plan Ecole du Royaume Uni qui vise à familiariser les jeunes enfants avec la langue française, justement grâce au programme Flam.

J’ajoute avec fierté que le Royaume-Uni est devenu une terre d’élection pour Flam où son développement est remarquable : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 ! Dans cet intervalle, le nombre de petits écoliers est passé de 700 à près de 3000 (lire : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011). Comment ? Pourquoi ? Quelles bonnes pratiques peut-on en tirer au profit d’autres pays ? L’événement annoncé devra nourrir ce type d’échanges.

Rappelons bien que l’enjeu du programme Flam est l’apprentissage de notre langue sous le contrôle complet de l’Education nationale et au moindre coût, ce qui au regard de la conjoncture n’est pas le moindre de ses avantages. Il incombe justement à  l’AEFE de verser des subsides à ces écoles pour les aider en phase de démarrage. On parle de quelques milliers d’euros à chaque fois, mais mis bout à bout les écoles Flam de Grande-Bretagne ont recueilli 95.700€ de subventions en 2011 (soit 15% de l’enveloppe mondiale de 600 000€). Pour information, 78 dossiers de subvention avaient été instruits par l’AEFE, en provenance des postes diplomatiques de 25 pays.

J’ai toujours publiquement regretté le principe des subventions dégressives limitées à 5 ans. Après trois ou quatre ans de maturité, les petites écoles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Aujourd’hui, l’AEFE ne connait officiellement que 13 associations sur les 48 en activité au Royaume-Uni : celles qui ont déposé un dossier d’aide.

Je pense que c’est sur le registre financier que l’idée d’Anne-Marie Descôtes prend toute son acuité. Au delà du facteur d’émulation au sein du réseau, cette opération événementielle serait une occasion d’approcher des “décideurs” pour leur faire prendre conscience du potentiel de ces associations (2,907 enfants rien que pour le Royaume-Uni) et de l’intérêt de financer leur éclosion.

Préalablement, nous avons convenu que la première tâche de l’AEFE consisterait à réaliser une cartographie aussi précise que possible de la situation. Là encore, j’ai suggéré de s’appuyer sur l’expérience de Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français.

Photo Flickr de Maureen Shaughnessy

Le Cordon Bleu inaugure sa nouvelle école à Londres

L’histoire du Cordon Bleu à Londres se poursuivra 15, Bloomsbury Square dans des locaux flambants neufs équipés en matériel haut de gamme pour  former de futurs grands chefs cuisiniers et pâtissiers.

Au grand plaisir du président de cette institution, André Cointreau, les personnalités se sont bousculées à l’inauguration du 7 février dernier, pour découvrir ce lieu particulier et s’autoriser un moment de gastronomie rare, en toute convivialité.

Les plats servis reposaient sur un siècle de tradition et d’excellence. S’en tenir à ce constat rendrait une image imparfaite de l’institut qui cultive la créativité, la diversité et le goût du futur. Dans un univers mondialisé, mouvant et hyper compétitif, le Cordon Bleu forme des professionnels de la restauration capables d’évoluer avec leur époque, soucieux de s’approprier les nouvelles technologies et devancer les nouveaux besoins culinaires.

André Cointreau m’a fait l’honneur d’une visite privilégiée en présence de notre ambassadeur, Bernard Emié, à travers cinq étages et sept cuisines en activité, chacune centrée sur un thème tel que “le monde des macarons”, un “avant-goût de l’Asie” ou bien “les verrines chaudes”, ces petits verres aux ingrédients colorés et montés comme des sculptures. Un ravissement total.

L’inauguration fut l’occasion pour Loic Malfait, directeur académique au Cordon Bleu de remettre deux prix, associés à une bourse d’études et un hébergement, à deux jeunes jugés méritants et prometteurs par le jury : Abigail Watson de Sevenoaks (17 ans) et Lloyd Pinder de Cardiff (16 ans). Je leur souhaite le plus bel avenir dans le monde de la gastronomie sur les pas de leurs glorieux ainés issus du Cordon bleu : Dione Lucas, Julia Child, Nancy Silverton, Nathalie Dupree, Eric and Bruce Bromberg, Allen Susser, James Peterson, Lydia Shire, Giada De Laurentiis, Gaston Acurio ou encore Ming Tsai.

Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres ; Abigail Watson et Lloyd Pinder, élèves boursiers ; Tom Aikens, le plus jeune chef étoilé au Michelin en Grande-Bretagne ; André Cointreau, président du Cordon Bleu ; Olivier Cadic

Il faudra d’abord qu’Abigail et Lloyd décrochent le Grand Diplôme, un sésame vers les meilleurs restaurants prouvant leur savoir-faire en cuisine et en pâtisserie, après avoir réussi trois niveaux d’étude de onze semaines chacun.

Les élèves convergent de partout pour apprendre leur métier auprès de 80 chefs renommés et étoilés que compte l’institut. C’est pourquoi le Cordon bleu étend aujourd’hui sa présence sur tous les continents : Australie, Japon, Corée, Pérou ou Canada. Un développement qui sert le rayonnement culturel français, s’est félicité notre ambassadeur.

Le site du Cordon Bleu

Le Times et Les Echos anticipent un regain d’attractivité du Royaume-Uni… au printemps

Le Times et Les Echos viennent de m’interroger simultanément sur l’état d’esprit qui règne dans les milieux d’affaires français dans l’optique d’une victoire socialiste au printemps. En 1997, installé depuis peu dans le Kent, j’ai vu affluer la vague des Indignés de l’époque contre le régime Jospin. Un millier d’entre-eux s’était exilé sous l’ère Jospin, comme le rappelle le Times pour illustrer mes propos sur l’insécurité fiscale.

Aujourd’hui, les conséquences négatives d’une victoire hypothétique de François Hollande s’étudient de plus en plus sérieusement chez les investisseurs, entrepreneurs ou cadres dirigeants situés en France. D’autant que Downing Street multiplie les signes pour les attirer.

L’UFE Corporate, branche créée au sein de l’UFE, Union des Français de l’étranger, au service de ceux qui entreprennent au Royaume-Uni enregistre une dizaine de coups de fils par mois d’entrepreneurs qui étudient l’option d’une relocalisation outre-manche. Afin d’y répondre, un pôle d’experts s’est constitué en son sein, il y a quelques jours (lire : “L’UFE Corporate souhaite bâtir un pôle d’experts, au service des entrepreneurs français” du 31 janvier 2012).

C’est un fait “de plus en plus de Français consultent” rapporte Nicolas Madelaine des Echos, en expliquant que ceux dont la fortune est faite iront plus volontiers en Suisse ou en Belgique, tandis que les cadres de haut niveau et les chefs d’entreprises seraient plutôt tentés par Londres et ses alentours.

Vous le savez, l’avantage est net au niveau des charges patronales et de l’impôt société, “et lorsque vous investissez jusqu’à 1 million de livres dans une PME, les incitations fiscales sont telles que vous êtes couverts à 75 % sur votre investissement”, explique Arnaud Vaissié dans les colonnes des Echos, ajoutant “qu’il n’y a ensuite pas d’impôt sur les plus-values de cession”. Les propos de M. Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique et co-fondateur du cercle d’outre-Manche, rejoignent ceux de Bruno Deschamps, lors du récent séminaire organisé par l’UFE Corporate à Ashford : “Les pertes en capital sont déductibles des impôts et les gains taxables”.

Président fondateur de Entrepreneurs Partners LLP, mais aussi président des conseillers du commerce extérieur de France au Royaume-Uni et administrateur de la Chambre de commerce franco-britannique, M. Deschamps était venu nous expliquer le dispositif de l’EIS, Enterprise Investment Scheme, qui permet de déduire jusqu’à 340k€ (300k£) de ses impôts en cas de perte en capital, contre 45k€ en France… et de conclure que beaucoup de citoyens britanniques s’étaient sentis pousser des ailes de business angel… (lire : “Conférence UFE Corporate (7) : Tout incite à financer les PME au Royaume-Uni” du 01 décembre 2011)

On dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il n’est donc pas surprenant que l’on me demande de rappeler ce qu’il s’est passé en 1997.

– Lire l’article “Fiscalité : Londres séduit les hauts revenus français” de Nicolas Madelaine, Les Echos du 09 février 2012
– Lire l’article “French businesses ready to pack bags for Britain” de Adam Sage, Times du 08 février 2012

Photo Flickr de Arimoore

Le nouveau standard téléphonique du consulat est opérationnel !

Le nouveau standard rénovant le dispositif de traitement d'appels du consulat français de Londres

Voilà qui est fait ! J’en avais fait mon objectif principal pour 2011. On l’espérait, puis on l’attendait et c’est désormais une réalité : l’accueil téléphonique du consulat de Londres bénéficie du meilleur état de la technologie (lire : “Un nouveau standard pour le consulat de Londres : cette année si tout va bien” du 02 février 2011).

Je remercie François Saint-Paul, directeur de la DFAE (Direction des Français à l´étranger), qui a toujours supporté avec bienveillance mes appels multiples et pris connaissance des nombreux courriels d´usagers excédés, que je lui transférais systématiquement. Devant mes interventions répétées, il m’avait promis à la tribune de l’AFE que je serais entendu sur ce sujet. Son engagement a été respecté.

Que d’histoires pour un standard, pensez-vous peut-être ? Je ne vous parle pas d’un nouveau combiné à touches, mais d’une véritable mutation technologique subordonnée à un lourd investissement, puisque trois autocommutateurs de gestion d’appels ont été installés (Consulat, ambassade et Institut français), ainsi que deux onduleurs pour garantir la continuité de service lors de perturbations électriques relativement fréquentes, pour un coût total de 250.000 euros.

Notre consul général, Edouard Braine, se félicite du bref délai de réalisation de cette opération : deux ans auront suffi entre le montage du dossier et la mise en service de l’équipement, ce qui administrativement parlant représente “une prouesse”, se réjouit-il. Il n’y a pas de hasard, je sais que notre consul a œuvré avec dextérité dans les arcanes du pouvoir pour faire aboutir ce dossier classé prioritaire à ses yeux, considérant l’accessibilité du public comme son premier devoir.

Le consul aura été le coordinateur d’un beau succès collectif. Saluons notamment la détermination et la célérité des responsables du département des Systèmes informatiques (DSI) en charge du déploiement du nouveau dispositif.

La réfection du standard du consulat est une nouvelle réalisation à mettre au compte du consul général, Edouard Braine (à droite)

Qu’est-ce qui va changer au quotidien ? Retenons que la capacité de traitement des appels a été doublée ! Cette avancée signifie évidemment une réduction du temps d’attente pour les usagers. Par ailleurs, un certain nombre d’opérations ont été simplifiées comme le transfert ou la récupération d’appels.

Peut-être que certains d’entre vous ont participé à l’enquête de satisfaction initié en décembre dernier par consulat (lire : “La communauté française plébiscite les services du consulat de Londres” du 06 février 2012). Aux dires des participants, deux services se révélaient de qualité erratique : l’accueil téléphonique et la prise de rendez-vous sur internet.

Le premier point est traité avec ce nouvel équipement. Reste le second qui est désormais mon objectif prioritaire pour 2012. J’y reviendrai dans un prochain billet.

Bon anniversaire, président !

Gérard Pélisson, président de l’UFE, Union des Français de l’étranger

Aujourd’hui, Gérard Pelisson, président de l’UFE (Union des Français de l’étranger) depuis 1997, fête ses 80 ans.

Je lui souhaite un joyeux anniversaire et je lui adresse mon salut le plus cordial et admiratif.

Je vous invite à découvrir son parcours et sa personnalité grâce à une excellente vidéo, accessible sur le site de news21.tv.

Jeune homme, Gérard Pélisson avait déjà le sens du défi puisqu’il traverse l’Atlantique pour faire des études aux Etats-Unis grâce à 2000 dollars gagnés au poker !

Il formera ensuite une équipe de choc avec son complice Paul Dubrule qui perdure encore. Partis de rien, ils finiront par conquérir le monde dans le secteur de l’hôtellerie. Tout commence avec la création de la chaine Novotel en 1963, puis du rachat de Sofitel en 1983 qui fera naitre la bannière commune Accor.

C’est le goût de l’indépendance qui a conduit Gérard Pélisson sur le chemin de l’entrepreunariat, sans l’obsession de devenir riche, mais avec l’obsession du détail. Il s’imagine toujours le pire pour ne pas faire la moindre impasse. Stressé ? Pas le moins du monde. Gérard Pélisson s’étonne même de son calme olympien et de son sommeil profond au moment des grandes difficultés. Par contre, il se montre facilement irritable si on néglige “les petites choses”, avoue-t-il,  ce qui lui donne une impression d’amateurisme. Le péché absolu.

Sur la vidéo, ses amis et collaborateurs témoignent à coups d’anecdotes savoureuses à quel point il est homme de conviction, préoccupé des autres et passionné par la vie. Vous retrouverez en particulier Hélène Charveriat, déléguée générale de l’UFE.

L’UFE est présente dans 100 pays avec 170 représentations.  Elle est représentée dans la plupart des institutions et organismes concernant les Français de l’étranger, en France comme à l’étranger. L’UFE, association fondée en 1927 et reconnue d’utilité publique en 1936, a pour but de créer et de maintenir un contact étroit entre les Français de l’étranger et la France et de défendre les intérêts moraux et matériels des Français résidant ou ayant résidé hors de France, sans exclusive liée à l’appartenance ou aux convictions. Site de l’UFE

Le test du vote par internet était nécessaire

Retour sur une démarche importante initiée par le ministère des Affaires étrangères et européennes, à laquelle je vous avais incité à prendre part : le test du vote internet en prévision des prochaines élections législatives (lire : “Invitation à tester le vote par internet” du 05 septembre 2011).

Deux tests qui simulaient le premier et le deuxième tour viennent de se dérouler. J’ai pu personnellement juger de l’intérêt de l’opération puisque, comme beaucoup… je n’ai pas pu voter : mon identifiant personnel expédié par courrier était totalement illisible.

Premier enseignement : le système d’écriture de l’identifiant doit être revu.

J’aurais dû recevoir cet identifiant également par SMS, sur mon portable, mais comme l’indicatif pays n’avait pas été saisi, celui-ci n’est jamais arrivé !

Second enseignement pour la cellule Elections : mettre à jour l’identifiant pays des numéros de portable lorsqu’ils sont manquants dans le fichier des électeurs. Lorsqu’on sait qu’il y a plus de 110.000 inscrits, on imagine l’ampleur du travail à accomplir d’ici mai prochain.

J’ai, par ailleurs, recommandé d’adresser par email un rappel à voter une fois que le bureau de vote sur internet serait effectivement ouvert. En effet le vote par internet se fera lors d’une période préalable au vote à l’urne pour éviter que les personnes votent deux fois.

Les difficultés évoquées ont pleinement justifié l’organisation d’un test à grande échelle.

Sur un plan technique, tout a été testé avec minutie et l’examen de passage est réussi, m’a confié Martine Schoeppner, élue pour l’Allemagne et rapporteur général de la commission lois et règlements de l’AFE, qui a assisté aux opérations de vote depuis le ministère.

Pour information, en tenant seulement compte des gens inscrits au test, le Royaume-Uni a affiché un taux de participation de 40,18% (au second tour du test), tandis que la 3ème circonscription législative correspondant à l’Europe du Nord a justifié d’une participation de 42% (39% au premier tour). Merci à tous ceux qui se sont prêtés à l’exercice et bravo à ceux qui l’ont rendu possible.

Photo Flickr de Luc Legay

Solvit facilite un nouveau progrès sur la question des certificats de vie

La route semble encore longue et sinueuse avant que chaque retraité français vivant dans l’union européenne puisse être traité à pied d’égalité avec ses compatriotes résidant en France.

Sur le sol français, une simple déclaration sur l’honneur suffit pour continuer de percevoir sa pension. A l’étranger, il faut régulièrement aller pointer au consulat pour prouver que l’on est effectivement en vie. Autrement dit, remplir un certificat de vie qui doit être signé par l’autorité consulaire ou, à défaut de pouvoir se déplacer, il faut expédier un certificat médical au consulat (qui vous renvoie un formulaire, qui repart aux caisses, etc.). Des frais, des déplacements, des tracas… imposés aux plus fragiles d’entre-nous.

C’est pourquoi j’ai vigoureusement soutenu une plainte pour discrimination déposée auprès de la Commission européenne (lire : “Le certificat de vie objet d’une plainte pour discrimination auprès de la Commission européenne” du 05 septembre 2011). Pour mémoire, le formulaire CERFA 11851 (qui impose la validation consulaire à l’exclusion de toute autre) n’est pas compatible avec l’article 5 (1) du Règlement 987/2009, qui impose aux autorités françaises d’accepter des documents validés par les autorités britanniques.

Aussi, je me réjouis de chaque succès, si modeste soit-il, sur la voie de l’équité entre Français et au nom du simple humanisme, comme c’est le cas aujourd’hui auprès d’une nouvelle caisse de retraite.

Grâce à l’intervention conjuguée de Solvit UK et Solvit France, je viens d’apprendre que la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse) se serait engagée à appliquer dorénavant le même formulaire que la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) qui autorise la validation en mairie. Cela permet au moins d’éviter un long déplacement.

Si votre caisse de retraite persiste à exiger le formulaire CERFA 11851, je vous encourage à saisir Solvit.

Solvit est un réseau européen né en 2002 qui tend à régler en ligne et de manière pragmatique, les problèmes entre citoyens/entreprises et instances publiques, dans le cas d’applications incorrectes ou imprécises de la législation du Marché intérieur. Solvit est un service gratuit et comprend un centre dans chaque Etat membre.

De mon côté, je continue de tirer sur les sonnettes. Cet été, j’avais porté le sujet auprès de Jean Leonetti, ministre chargé des Affaires européennes, en marge de son déplacement à Londres (lire : “Notre nouveau ministre chargé des Affaires européennes, Jean Leonetti, nous aidera-t-il au sujet des certificats de vie ?” du 27 juillet 2011). Puis, à la rentrée, j’avais attiré l’attention de Serge Muscetti, directeur de cabinet d’Edouard Courtial (lire : Intervention O. Cadic auprès de Serge Muscetti  – fichier pdf).

j’ai donc été enchanté d’entendre notre secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, Edouard Courtial, annoncer le 13 décembre dernier que le gouvernement prévoyait de simplifier la procédure des certificats de vie (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Vous pouvez compter sur ma ténacité, je ne manquerai donc pas de lui demander les progrès obtenus sur ce sujet lors de notre prochaine rencontre.

Photo Flickr de Julie 70

La communauté française plébiscite les services du consulat de Londres

Rarement enquête de satisfaction n’aura aussi bien porté son nom puisque 94% des usagers du consulat se déclarent satisfaits des services offerts ! Un administré sur deux s’avoue même très satisfait (45%) de sa visite.

Je ne suis pas surpris car j’ai souvent eu des remarques élogieuses de la part de visiteurs du consulat. Je me réjouis que l’administration se soit risquée à se confronter à l’avis des usagers. Cela lui permettra de déterminer des objectifs d’amélioration en conformité avec les attentes des Français du Royaume-Uni.

Devant des scores aussi flatteurs, notre consul général, Edouard Braine, recourt à l’humour pour dissimuler sa gêne : “J’avoue ma surprise, et presque mon regret, devant le caractère “trop positif” du jugement porté par notre clientèle, au risque d’alimenter le soupçon d’un vote soviétique ou digne d’une république bananière”.

Mais pas question pour le consul de bouder sa joie, et surtout pas celle de ses collaborateurs dont on peut mesurer la qualité du relationnel, si essentielle pour un service public : plus de 75% des usagers s’estiment très satisfaits de l’amabilité et de la courtoisie du personnel en salle, tandis que le personnel de sécurité émarge à 96 % de satisfaction. Dans le même ordre d’idées, l’état général des locaux recueille plus de 90% d’opinions favorables. “C’est la marque d’un bon état d’esprit collectif et d’un sens élevé du service à rendre à nos compatriotes”, commente Gérard Ménard, sous-directeur de l’administration des Français, dans son mot de félicitations.

Pour faire plaisir à notre consul, je vais souligner deux points noirs, disons gris, sur lesquels il faudra réaliser des progrès pour conjurer un certain niveau de frustration :
1 – L’accueil téléphonique
48% des personnes interrogées sont insatisfaites du temps d’attente, ainsi que des réponses obtenues dans un moindre mesure (25%).
L’installation du nouvel autocommutateur que j’ai réclamé à de nombreuses reprises va améliorer leur sort, je vous en reparlerai plus en détail prochainement.
2 – La prise de rendez-vous
32% des usagers sont déçus du délai de prise de RDV (Passeports, CNIS, inscription au Registre) et 25% s’affirment plutôt contrariés par la méthode même de prise de RDV.
Si le système de réservation sur Internet a supprimé les files d’attente, je sais déjà que le consulat va améliorer le logiciel qui, par exemple, n’est toujours pas accessible par Mac.

Ce travail d’enquête a été déployé sur trois semaines, soit entre la mi-novembre et le début du mois de décembre 2011, et conduit par Catherine Rabet, chef du service de l’état civil et de la nationalité, et Olivier Tulliez, chef de l’administration des Français. Tous deux sont à l’initiative même de ce travail, dont j’avais salué la pertinence (lire : “Deux consuls adjoints de Londres réalisent un vœu de l’AFE” du 27 novembre 2011).

On doit la réussite matérielle de l’opération à Jordane de Belle, vacataire au consulat, dont l’expérience marketing a été très profitable. Elle a recueilli et traité 250 questionnaires qui étaient distribués en salle à tous les visiteurs, comportant une vingtaine de questions, 4 niveaux de satisfaction possibles et des zones de commentaires libres.

Notre secrétaire d’Etat, Edouard Courtial, sera informé des conclusions de cette enquête et “une opération comparable sera renouvelée régulièrement afin de mesurer les évolutions de la perception du service rendu”, promet Edouard Braine.

Lire les résultats commentés de l’enquête de satisfaction du consulat général de Londres 2011 (fichier pdf)

Photo Flickr de Lumaxart

Arrête les moutons et dessine-moi l’Europe

Depuis 7 ans, je m’emploie à faire découvrir au monde anglo-saxon les nombreux talents européens du 9ème Art en qualité d’éditeur. Fidèle du festival de la bande dessinée d’Angoulême, j’ai visité l’exposition consacrée à l’Union européenne, intitulée “L’Europe se dessine” où une cinquantaine d’auteurs européens ont rivalisé de talent et d’inventivité sur ce sujet bien particulier.

Vouloir rendre compte de l’idée européenne en bande dessinées est le fruit d’un partenariat entre la France et la Commission européenne. Un dossier pédagogique permettait autant aux élèves de l’école primaire qu’à ceux du collège ou du lycée de faire le point sur leur connaissance de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères s’est impliqué pour faire la promotion de ce rêve européen en dessins, lui apportant l’écrin du salon international d’Angoulême et les honneurs de la visite de Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes.

Comme demandé, les auteurs avaient tous exprimé l’Europe du quotidien, celle de la vraie vie, plutôt que d’en donner une vision allégorique ou idéalisée qui aurait sonné bien faux par les temps qui courent. Les oeuvres ressemblaient parfois à des dessins de presse où le ton oscillait entre l’impertinence et la révolte, mais on dénombrait aussi quelques histoires sur planches pleines d’humour et de poésie. Une grande diversité d’approche dans le fond et la forme.

Pourtant, il émergeait de la variété des graphismes et des situations une espérance tenace, un humanisme diffus et éclairé qui me signifiait que l’Europe c’est plein de choses à vivre et à construire ensemble, dans un esprit de paix et de tolérance.

Chapeau à tous !