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HEBDOLETTRE n°08 – 14 janvier 2015

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Edito de l’HebdoLettre n°8

En ce début d’année 2015, les Français traversent une terrible épreuve.

Les attentats perpétrés à Paris ont causé un véritable électrochoc. Derrière un slogan symbolique et unitaire, « Je suis Charlie », des millions de Français se sont rassemblés pour dire NON. Non à la barbarie, non à la terreur, non à l’obscurantisme.

Cette manifestation d’unité nationale, d’une ampleur inédite, a été abondamment couverte par les médias internationaux, rappelant combien l’image de la France était porteuse de liberté et d’universalisme à travers le monde.

Dans de très nombreux pays, nos compatriotes ont manifesté à ciel ouvert, chaleureusement entourés des populations locales. Les élus consulaires ont joué tout leur rôle dans cette mobilisation et ont posté sur les réseaux des images émouvantes de solidarité que j’ai compilées dans deux diaporamas publiés sur mon blog.

L’un des deux diaporamas est consacré au Royaume-Uni, où les autorités ont illuminé Tower Bridge avec nos trois couleurs. Aucun Français présent ne l’oubliera.

Pour ma part, j’ai appris l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo tandis que je me trouvais à Rabat en compagnie l’ambassadeur de France, Charles Fries. Nous étions effarés. Je me suis rendu dès le lendemain à Alger, dans le cadre de mon déplacement en circonscription organisé dans les pays du Maghreb. Sur place, j’ai assisté au conseil de Sécurité convoqué par notre ambassadeur Bernard Emié.

Sur le point de décoller à Alger, j’ai vu dimanche les images de la manifestation parisienne retransmises en direct à la télévision algérienne. Dès mon arrivée à Tunis, notre ambassadeur François Gouyette m’a informé qu’il venait de recevoir le président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui s’était déplacé jusqu’à sa résidence pour signer le registre des condoléances.

L’heure est encore à l’émotion et à l’apaisement. Mais déjà ces attaques terroristes ont fait l’objet d’un appel à réagir vigoureusement de la part des présidents de chaque groupe au sein du Sénat. Je m’associe pleinement à cet élan. Dès hier soir, afin de marquer la solennité du moment, nos débats ont été précédés par une minute de silence, puis nous avons entonné la Marseillaise.

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Je suis Charlie : images de la mobilisation internationale

Dans beaucoup de villes du monde, les Français expatriés, avec le soutien des populations locales, ont manifesté au nom des valeurs de la République, sous la bannière « Je suis Charlie ». Voici quelques clichés dont beaucoup proviennent des comptes sociaux des conseillers consulaires.

Je suis Charlie : images du rassemblement des Français de Londres et de Bristol

Les Français de Londres se sont rassemblés à Trafalgar square pour montrer leur indignation et réaffirmer la liberté d’expression, emboitant le pas de millions de leurs compatriotes en France et dans le monde, ce 11 janvier 2015, désormais jour historique.

Ce diaporama contient des photos de Londres et de la manifestation qui s’est déroulée à Bristol (crédit Bristol : Ludovic Rousset) .

Carole Rogers devient présidente de l’UFE GB

Le 11 décembre dernier, au cours de l’assemblée générale de l’UFE GB, Union des Français de l’Etranger de Grande Bretagne, j’ai transmis le flambeau de la présidence à Carole Rogers, avec autant de bonheur que de confiance.

L’assemblée de UFE GB a fait le choix du cœur et de la raison. Après neuf années à la tête de l’association, je trouve un successeur parfaitement légitime en la personne de Carole, déjà vice-présidente de l’UFE-GB qui siégeait aux comités consulaires Action sociale, Emploi et Anciens combattants.

Avocat français et solicitor anglais, mère de deux enfants, résidente en Grande-Bretagne depuis 27 ans, ayant aussi vécu en Belgique et en Allemagne, elle connait donc bien les problèmes liés à l’expatriation.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

Carole possède un vif esprit associatif doublé du sens du management, comme l’atteste son précédent rôle de présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne. Aussi, je me souviens de son talent mobilisateur à la tête du groupe « UFE solidarité pour Haïti » en 2010.

L’assemblée générale du 11 décembre fut suivie de notre coutumier Noël des Français de Londres, où nous avons commencé à évoquer le futur de l’UFE GB. Quelle vision, quelle singularité, quelles nouvelles priorités pour répondre aux attentes des Français établis au Royaume-Uni ?

Il est clair que le conseil d’administration n’entend pas se reposer sur ses lauriers après la belle victoire électorale de la liste d’union UMP, UDI et UFE, qui a recueilli 40% des suffrages ! (lire : “Elections consulaires 2014 : Large victoire de la liste d’union UMP, UDI et UFE !” du 26 mai 2014).

Les priorités de Carole Rogers sont au nombre de trois : l’éducation, les entreprises et conseils pratiques. On se passera donc du clinquant ou de l’originalité à tout prix, qui ne s’avèrent pas indispensables au sein de la maison UFE fondée en 1927.

La thématique de l’éducation s’illustre déjà brillamment à travers le plan Ecole qui s’apparenterait à une marque de fabrique de l’UFE GB, tant nous lui avons accordé d’importance et soutien depuis sa création en 2007 (lire : “Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion” du 22 décembre 2014). Le fonctionnement participatif du plan Ecole et les succès qu’il enchaine étonne beaucoup de mes interlocuteurs français à travers le monde.

« L’ouverture cette année de l’établissement de Wembley sera un moment important, nous rappelle Carole, mais il faut continuer à s’assurer que l’éducation française en Grande-Bretagne soit un sujet privilégié, incluant le développement des petites Ecoles ou la question des frais de scolarité ».

Les entrepreneurs français qui souhaitent s’implanter en Grande-Bretagne sont les bienvenus. Un groupe de travail, l’UFE Corporate, leur est même dédié. C’est dans cet esprit que l’UFE GB a organisé le « Red Carpet Day » à Paris au Tapis Rouge le 15 octobre dernier, pour informer les entrepreneurs qui veulent exporter, investir ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. (lire : “Le Red Carpet Day ouvre les portes du marché international aux PME/PMI et aux jeunes pousses” du 21 octobre 2014).

Véronique Cartoux et Olivier Cadic

Véronique Cartoux, conseiller consulaire et membre du CA du l’UFE GB  et Olivier Cadic

« J’aimerais aussi que L’UFE Grande-Bretagne travaille avec une agence conseil spécialisée en expatriation française pour apporter des solutions pratiques à tous types de problèmes : retraite, fiscalité, immobilier, famille ou actes notariés ».

Carole cite France Expat Conseil, dont on se souvient de la présentation par son président Philippe Roisin (lire : “L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts” du 12 décembre 2012). Le principe est le suivant : des experts vous apportent une réponse personnalisée afin de gérer à distance tous vos problèmes personnels.

Je félicite chaleureusement Carole pour ses nouvelles fonctions, certain qu’elle saura guider sa barque sur des flots pas toujours tranquilles. Mais elle me trouvera toujours à ses côtés en cas de besoin.

Belges et Français redimensionnent leur réseau diplomatique

Lorsque nos amis belges reformatent leur réseau diplomatique et consulaire, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Face aux mesures de rationalisation, on se dit qu’en comparaison les Français de l’étranger ne sont pas si mal lotis.

Les réformes structurelles annoncées par le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, impliquent de nombreuses fermetures de consulats (Johannesbourg, Casablanca, Toronto, Genève, Cologne, Lille, Strasbourg…), d’ambassades (Tripoli, Tallinn, Riga, Vilnius, Nicosie, Kaboul, Brastislava, Brazaville…) ou bureaux de coopération (Quito, La Paz). Source : Didier Reynders réorganise le réseau de postes diplomatiques belges.

NetworkAfin de maintenir « au niveau le plus haut possible » le service aux quelque 500.000 Belges de l’étranger (le pays compte 11 millions d’habitants), les missions seront transférées d’un poste à l’autre. Par exemple, les tâches des consulats généraux à Lille et de Strasbourg seront reprises par l’ambassade de Belgique à Paris, celles de Cologne par l’ambassade de Berlin. Plus au nord de l’Europe, la Lettonie sera couverte depuis Stockholm, la Lituanie depuis Varsovie, tandis que la Slovaquie et la Slovénie seront désormais du ressort de l’ambassade de Belgique de Vienne. Autres exemples en Afrique du Nord : la Libye déprendra désormais de Tunis ou encore l’Afghanistan relèvera d’Islamabad, capitale du Pakistan.

Soucieux de rationalisation, j’ai toujours marqué ma volonté de préserver la qualité de service offerte à mes compatriotes expatriés (lire : “Quelles évolutions pour notre réseau consulaire ?” du 22 décembre 2014). Par ailleurs, notre réseau doit être un relais de plus en plus actif au service nos intérêts économiques, éducatif ou culturels.

Au Portugal, il y a quelques jours, j’ai évoqué avec notre ambassadeur Jean-François Blarel la fermeture du consulat de Porto, essentiellement en termes d’opportunité de modernisation de nos pratiques, à l’image de ce qui existe déjà à l’étranger (lire : “Consulat d’Edimbourg : plébiscite pour une solution ’’à l’allemande’’ ” du 21 décembre 2014).

On ne peut faire l’économie d’une telle démarche comme le prouve la forte mobilisation des Français d’Ecosse contre la transformation du consulat d’Edimbourg en simple consulat d’influence, les obligeant à se rendre à Londres à 600km pour tous les services de chancellerie (passeport, carte d’identité…). La pétition lancée par les conseillers consulaires de tous bords a dépassé 1500 signatures (il y a 5300 électeurs inscrits) (lire : “Les services de proximité du consulat d’Edimbourg menacés” du 29 novembre 2014).

Vous trouverez dans le document ci-joint les prévisions du ministère des Affaires étrangères, en date du 18 décembre 2014, en ce qui concerne la cartographie de ses implantations. En termes de fermetures pures et simples, seuls 3 consulats généraux sont concernés : Porto, Turin et Calgary au Canada. Les autres clôtures définitives programmées impliquent 4 antennes diplomatiques (Malawi, Gambie…) et 23 sections consulaires (Brunei, Honduras, Andorre, Seychelles, Paraguay, Zambie…). Lire : Evolution prévisionnelle de la cartographie des implantations dilplomatiques et consulaires – MAEDI – décembre 2014-1

Les autres opérations prévues sont regroupées sous les jargons de reformatage, développement de subsidiarité, colocalisation ou mutualisation des espaces… toutes visent à rationaliser et optimiser notre réseau.

Les élus et les administrés ne doivent pas subir cette évolution, mais l’accompagner en devenant force de proposition. Je parle de démocratie participative, une idée encore neuve mais prometteuse.

Photo Flickr de David R

Londres : bilan d’activité 2014 de vos conseillers consulaires

Déjà six mois de mandat pour vos conseillers consulaires, élus en mai dernier sur la liste d’Union de la droite et du centre : Véronique Cartoux, Sophie Routier et Stéphane Rambosson.

Soucieux de vous tenir informés de leur travail pour le compte de la circonscription de Londres, ils m’ont adressé ce message commun que j’ai le plaisir de publier :

Sophie, Véronique et Stéphane« Chers compatriotes,

Nous profitons de cette tribune pour vous adresser nos meilleurs vœux pour 2015.

Après l’effervescence des élections consulaires du mois de mai, nous sommes heureux d’avoir fait élire trois sénateurs qui représenteront avec pugnacité les intérêts de nos expatriés : Christophe-André Frassa, Jacky Deromedi et Olivier Cadic.

Services consulaires

Le 16 octobre dernier, les conseillers consulaires et conseillers à l’AFE se sont réunis pour un premier conseil consulaire, présidé par notre consul général, Olivier Chambard.

Ce conseil nous a permis de faire la connaissance des neuf consuls honoraires de Grande-Bretagne et d’entendre leurs besoins et leurs inquiétudes, comme l’illustre l’évolution du consulat d’Edimbourg qui pourrait bien obliger les Français d’Ecosse à se rendre jusqu’à Londres pour obtenir leurs passeports !

Notre projet électoral mentionnait un plan Qualité Consulat que nous voulons voir éclore, pour qu’aucun Français ne soit administrativement lésé sur le territoire britannique.

Enseignement

Le 6 novembre, vos conseillers ont activement participé au conseil consulaire dédié à l’enseignement français à l’étranger. Nous avons ainsi délibéré sur la recevabilité et le barème applicable aux demandes de bourses scolaires. Avec les services du consulat, nous avons examiné 138 demandes de bourses (89 dossiers familles) dont 103 ont reçu un avis favorable.

Le 12 décembre, lors de l’AG du plan Ecole, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Mireille Rabaté, futur proviseure du lycée international de Wembley qui accueillera ses premiers élèves dès la rentrée prochaine.

Le plan Ecole a déjà permis d’ajouter 1500 places dans notre réseau scolaire depuis 2008. Les efforts insufflés par tous les acteurs du plan ont créé une synergie qui explique l’ouverture, en septembre 2015, d’une école bilingue Jeannine Manuel à Londres, ainsi que d’un nouveau collège à l’initiative de l’EIFA qui avait ouvert une maternelle/primaire il y a deux ans seulement.

Action sociale

Le 25 novembre, un CCPAS (Conseil consulaire pour les affaires sociales) s’est tenu, toujours sous l’impulsion de notre consul, au cours duquel nous avons considéré des propositions d’attribution de subventions à divers Organismes Locaux d’Entraide et de Solidarité, tel que Les Consultations gratuites, le centre Charles Péguy, le Dispensaire français, la Société française de Bienfaisance.

Emploi

Le 25 novembre, au cours du CCPEFFP (Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle), nous avons apporté notre entier soutien au centre Charles Péguy qui permet de trouver un job à près d’un millier de jeunes Français par an. Les besoins de financement du centre sont d’autant plus sensibles que le gouvernement a décidé de cesser de financer les dispositifs de soutien à l’emploi-formation à l’étranger.

Devoir de mémoire

Vos conseillers consulaires et conseillers AFE ont représenté la communauté des Français lors de deux dernières commémorations militaires à Londres : le 18 juin sous la statue du général de Gaulle et le 11 novembre, sous celle du Maréchal Foch.

Chers compatriotes du Royaume-Uni, soyez assurés que nous ne cesserons pas un instant de nous battre au nom de l’intérêt général, à l’heure où les budgets publics affectés aux besoins des expatriés ne font que s’amenuiser.

Sophie, Véronique et Stéphane

L’Ecole Battersea nous a offert un Christmas « Trêve de Noël 1914 »

Lors de l’année écoulée, j’ai participé à de nombreuses manifestations dédiées la Première guerre, celle de l’Ecole de Battersea me laissera un souvenir prégnant. Mirella Otten, la principale et Frédérique Brisset, le chef d’établissement, ont choisi de faire une exposition consacrée à la trêve de Noël en 1914, lueur d’humanité vacillante au milieu du carnage général.

Les plus petits ont fabriqué des tas de poppies en papier rouge ; les plus grands, ceux de la moyenne section au CM2, ont écrit des poèmes, rédigé des lettres aux soldats ou bien de petits messages pour pigeons voyageurs ! L’équipe pédagogique, pour sa part, s’est démenée pour dénicher des objets d’époque avec beaucoup de réussite puisque les lieux ressemblaient à un véritable musée. L’enseignante allemande de l’école est attelée à trouver du matériau « côté germanique ».

Pour rehausser l’ambiance, professeurs et élèves n’ont pas hésité à se vêtir en militaire, en infirmier ou en dames de la Belle époque. « Cent ans, cela parait énorme et pourtant dans beaucoup de familles on se souvient encore d’un grand père ou d’un arrière-grand père qui a participé au conflit », m’a justement dit Frédérique Brisset.

Pour illustrer leur programme d’histoire, les CM2 de l’Ecole de Battersea se rendront prochainement à Ypres en Belgique, haut lieu d’affrontements en 1914. « Il ne faut pas oublier le sacrifice, même si nous sommes sortis de la gravité de l’événement lors de l’exposition », justifie la chef d’établissement.

Au calendrier 2015, une tâche ardue l’attend puisque l’Ecole de Battersea fêtera ses 10 ans !

En effet, après avoir fondé l’Ecole des Petits en 1977, une maternelle bilingue qui accueille 135 Petits à Fulham, Mirella Otten a ouvert, en 2005, l’Ecole de Battersea destinée aux 6-11 ans. Le succès est également au rendez-vous puisque les 255 places de cette école primaire ne peuvent pas répondre à toutes les demandes de scolarisation.

Homologué par l’Education nationale, cet établissement a la particularité d’offrir un enseignement biculturel, auquel j’attache une extrême importance à travers le plan Ecole. Outre la facilité linguistique, « on apprend à être tolérant et à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », précisait justement Frédérique Brisset, devant les caméras de TF1, il y a deux ans (lire : “L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1” du 26 septembre 2012). La tolérance est toujours un combat, l’actualité nous le rappelle douloureusement.


Lundi 19 janvier : venez découvrir la future école Jeannine Manuel à Londres

Le projet est devenu réalité : une école Jeannine Manuel va ouvrir ses portes à Londres en septembre 2015 ! Après deux ans de recherche de locaux, Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel sont très heureux de nous annoncer la bonne nouvelle.

L’événement semblait imminent après leur exposé conjoint lors de l’Assemblée générale du plan Ecole, début décembre, organisée par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint (lire : “Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion” du 22 décembre 2014).

L’école sera une « Charity » (association à but non-lucratif de droit anglais) qui accueillera la première année des élèves de la Moyenne Section à la Cinquième, avant de poursuivre son développement jusqu’au baccalauréat. Nous passerons ainsi de près de 200 élèves à 1200 à terme !

Dès à présent, vous êtes invités à visiter les lieux au cœur de Bloomsbury, charmant quartier du côté du British Museum pour démarrer cette aventure :

Ecole J Manuel Bedford Square texteCocktail / Présentation
Lundi 19 janvier 2015
43-45 Bedford Square, Londres
Inscriptions en suivant ce lien

(Vous pouvez aussi vous inscrire pour une présentation le 29 janvier et le 24 février à Londres, ainsi que le 22 janvier à Paris).

Ainsi, 70 plus tard, l’esprit de Jeannine Manuel retourne à Londres dans un pays pour lequel elle avait beaucoup d’affection et d’estime, puisqu’elle avait rejoint la France libre dès 1940.

De père américain et de mère française, elle s’était fixé pour mission, au lendemain de la guerre, de travailler à la compréhension internationale. C’est pourquoi elle crée en 1954 l’Ecole Active Bilingue prodiguant une éducation bilingue dès le plus jeune âge. Jeannine Michel nous a quittés en 2003. Aujourd’hui, son école accueille à Paris et à Lille 3 100 élèves, d’au moins 70 nationalités différentes.

J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel qui sont venus me rencontrer au Sénat, en novembre dernier, pour me faire part de leur projet.

Sous l’impulsion des acteurs du plan Ecole, la rentrée 2015 s’annonce historique puisque l’école Jeannine Manuel va ouvrir en même temps que le lycée international de Londres à Wembley et le collège de l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA), initié par Sabine Paradis-Dehon et Isabelle Faulkner.

Sécurité : réunion d’urgence du conseil consulaire à Londres

Suite de l’attentat qui a frappé la rédaction de Charlie hebdo, Olivier Chambard, consul général de France, a réuni en urgence un conseil consulaire pour faire le point sur les mesures de sécurité et recueillir son avis.

Bobby SecuriteLe 9 janvier au consulat, après l’observation d’une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attentat du 7 janvier, le consul général a introduit la séance par un bref rappel des manifestations et marques de soutien organisées jusqu’à présent.

Les participants ont appris que des contacts avaient déjà été pris avec les forces de sécurité britanniques qui ont permis la mise en œuvre de mesures de protection de la communauté et des entreprises françaises.

Ainsi, les autorités de police assument la protection des établissements scolaires, après avoir diffusé des consignes de vigilance auprès des chefs d’établissement. Le représentant du service de sécurité intérieur a salué leur excellente solidarité opérationnelle.

Lorsque les élus ont été invités à s’exprimer, Sophie Routier a proposé une mise à jour des plans de continuité des écoles avant la prochaine réunion du comité de pilotage du plan Ecole, en tenant compte des menaces d’attentat.

Une réponse positive lui a été donnée, le rappel devant assurer une mise en cohérence des plans élaborés par les comités de gestion des différentes écoles et s’accompagner de la transmission d’une cartographie des établissements aux autorités de police britannique.

La publication de la prochaine lettre d’information du consulat sera l’occasion de faire passer des messages à nos compatriotes installés au Royaume-Uni. Il sera également préconisé à la chambre de commerce franco-britannique de diffuser des recommandations de vigilance auprès des chefs d’entreprises implantées dans le pays.

Rassemblement des Français de Londres, dimanche à Trafalgar square

Les Français de Londres se rassembleront, dimanche 11 janvier, 2pm, à Trafalgar square.

Trafalgar CharlieNous attendons la présence de notre ambassadeur de France, Sylvie Bermann et de Nick Clegg, vice-Premier ministre du Royaume-Uni

Je vous invite à vous rendre à cette manifestation à la mémoire des victimes et au nom de nos valeurs.

je serai en pensée avec vous, étant retenu à Annaba en Algérie dans le cadre d’un déplacement en circonscription.

« La raison ne doit pas avoir peur de son contraire. Face à l’erreur, argumentons. Devant l’imbécillité, tournons en dérision. Au venin et aux insultes, opposons une dignité tranquille. » Gaspard Koenig (lien vers l’article publié dans l’Opinion du 07 janvier)

Photo : wikimedia commons

HEBDOLETTRE n°07 – 06 janvier 2015

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Edito de l’HebdoLettre n°7

J’ai le plaisir de vous adresser mes meilleurs vœux à l’occasion de cette nouvelle année et je vous remercie de la fidèle attention que vous accordez à mon HebdoLettre.

Depuis trois mois, j’ai l’honneur de représenter les Français de l’étranger au Sénat et je vous en rends compte chaque semaine. A l’occasion de la rentrée sénatoriale de mardi prochain, il m’apparait naturel de vous présenter un premier bilan de mon travail parlementaire.

Je vous adresse ce rapport d’activité depuis Fès au Maroc, où je me trouve en compagnie des conseillers consulaires Pascal Capdevielle et Vincent Cazelle dans le cadre d’un déplacement en circonscription, organisé au Maghreb : Maroc, Algérie, Tunisie. Sur place, je rencontre les communautés françaises, les élus et autorités consulaires, ainsi que les responsables de notre réseau économique, éducatif et culturel.

Vous pourrez d’ailleurs me retrouver sur le plateau de TV5 Monde, dans l’émission consacrée à Casablanca :

Mercredi 14 Janvier 2015 à 16h00 (heure française)
pour « Les 24 heures Chrono de l’international».
Vous pouvez suivre l’émission en direct sur les sites
www.mondissimo.com ou www.tv5monde.org

Bloc Bilan 2014

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Opération « Give me Five ! » pour réunifier la Bretagne

Ils devraient être unis comme les cinq doigts de la main, les cinq départements qui composent la Bretagne. Aujourd’hui, il nous en manque un : la Loire-Atlantique ! L’actuelle majorité n’a pas voulu en tenir compte dans sa réforme territoriale.

Alors, cinq parlementaires UDI ont lancé un plaidoyer pour la réunification de la Bretagne. Il s’agit de Thierry Benoît (député d’Ille-et-Vilaine), Michel Canevet (sénateur du Finistère), Françoise Gatel (sénatrice d’Ille-et-Vilaine), Joël Guerriau (sénateur de la Loire-Atlantique) et moi-même.

Le 24 décembre dernier, nous avons tenu une conférence de presse au château de Châteaugiron, petite localité pittoresque et verdoyante, administrée par François Gatel et qui s’enorgueillît d’abriter la tombe de Morvan Marchal, l’homme qui dessina le drapeau breton, le Gwenn-ha-Du.

Cinq parlementaires bretons lancent l’opération « Give Me Five » à Châteaugiron (35), la veille de Nöel (g. à d.) : Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Thierry Benoit, député d'Ille-et-Vilaine ; Michel Canevet, sénateur du Finistère ; Françoise Gatel, sénateur d'Ille-et-Vilaine

Cinq parlementaires bretons lancent l’opération « Give Me Five » à Châteaugiron (35), la veille de Nöel (g. à d.) : Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Thierry Benoit, député d’Ille-et-Vilaine ; Michel Canevet, sénateur du Finistère ; Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine

Notre combat n’a rien d’un repli identitaire puisqu’il appelle à l’ouverture internationale de la région de Bretagne, d’où ce slogan « Give Me Five ». Un clin d’œil à une expression anglaise et le signe que ce n’est pas un concept breton ou français mais bien international que nous entendons promouvoir.

L’accroche Give Me Five signifie que cinq départements sont indissociables pour construire un avenir prometteur à la Bretagne en mobilisant l’ensemble de ses potentialités.

La réunification offrirait la possibilité de mener de nouvelles politiques ambitieuses pour le développement du territoire. Avec 4,6 millions d’habitants et 5 départements, cette nouvelle région se classerait au 22ème rang européen, serait la première région agro-alimentaire d’Europe et bénéficierait de six pôles de compétitivité !

Une Bretagne réunifiée serait une puissante région maritime avec deux grands ports en façade, Brest et Nantes-Saint-Nazaire qui pourrait devenir la capitale économique d’une région bretonne tournée vers la mer, à l’heure où l’essentiel du trafic mondial de marchandises s’effectue par voie maritime.

La Loire-Atlantique est un territoire qui faisait partie depuis l’an 850 du royaume de Bretagne, devenu duché, avant d’être administrativement remis en cause par le gouvernement de Vichy !

Comme l’a dit Françoise Gatel, « nous ne sommes ni des rebelles, ni des autonomistes ». Notre démarche a pour objectif de parvenir à mettre en route le droit d’option prévu par la réforme territoriale pour retrouver une Bretagne réunie incluant la Loire-Atlantique.

Nous sommes heureux d’avoir déjà suscité l’intérêt de la presse régionale par notre initiative :
– Ouest France – Bretagne à cinq. Des parlementaires centristes montent au créneau – 24-12-2014
– Francetv info – Réforme territoriale : une campagne « Give me five! » pour réclamer une Bretagne à cinq départements – 24-12-2014
– Le Télégramme – UDI. « On a fait un triste sort à la Bretagne » – 26-12-2014
– La Chronique républicaine – Thierry Benoît pour une région à cinq départements. Le député de l’arrondissement de Fougères et quatre autres élus centristes lancent l’opération « Give me five » – 26-12-2014

Vous pouvez consulter la page FacebookGive me five: la Bretagne à 5” pour voir les photos de la conférence, consulter le dossier de presse ou poster vos réactions.

Gala de bienfaisance du CFBL, le 31 janvier 2015

CFBL Soirée de Gala 2015La prochaine soirée de gala du Collège français bilingue de Londres (CFBL) se profile ! Comme chaque année, je participerai à cette troisième édition qui se tiendra en présence de Sylvie Bermann, notre ambassadeur de France. Ce rendez-vous de la communauté française est organisé par CFBL Parents, une association de bienfaisance présidée par Elisabeth O’Regan. Ce gala a permis de rassembler plus de 250 invités à chaque fois, et d’opérer une levée de fond d’environ £20.000 par soirée.

Tout en passant une soirée festive, cet événement offre l’opportunité de soutenir les initiatives culturelles et artistiques du CFBL, ainsi que de participer aux projets d’amélioration de l’école et de bien-être des élèves. Le CFBL est aujourd’hui le deuxième établissement scolaire francophone de Londres et accueille 700 élèves au total en primaire et en secondaire.

C’est pourquoi, je vous encourage à prendre date et vous inscrire dès à présent :

Soirée de gala du Collège Français Bilingue de Londres

Samedi 31 janvier 2015
Covent Garden, au Grand Connaught Rooms,
61-63 Great Queen Street, London WC2B 5DA

Réception à 18h30 et dîner à 20h + vente aux enchères
Soirée dansante animée par Max Cartoux jusqu’à 1h00
Prix : £95 par personne – Dress code : Tenue de cocktail
Réservation et Infos : www.cfblparents.org.uk
(rubrique News & Events/gala 2015)

Comme chaque année, les organisateurs font un appel aux dons pour la vente aux enchères qui aura lieu pendant le dîner. Toutes les idées sont les bienvenues : objets ou services, produits gourmands ou œuvres d’art. Votre générosité peut être également l’opportunité de faire connaitre vos activités au sein de notre communauté, pensez-y et contactez CFBL Parents via contact@cfblparents.org.uk

A titre d’exemple, cette année, l’APE soutiendra un projet radio pour les primaires, financera des sorties culturelles pour les collégiens, apportera une aide pécuniaire à l’aide sociale et le “scholarship fund” pour aider les familles en difficultés financières.

Max Cartoux aux platines !CFBL Gala 2015 Max Cartoux

La soirée dansante est offerte par le talentueux DJ et producteur de musique français, Max Cartoux. Il s’est fait remarquer cette année en recevant le trophée du ‘Jeune Espoir’ décerné lors de la cérémonie des Trophées des Français de l’étranger, organisée par Le Petit Journal (lire : “Max Cartoux, un londonien sacré meilleur espoir aux trophées 2014 des Français de l’étranger” du 15 mars 2014). Agé de 18 ans seulement, Max est déjà une pointure. Il s’est récemment distingué au festival ‘Ultra Europe’, aux côtés de David Guetta ou de Carl Cox…

Le partenaire presse de la soirée de gala du CFBL est French Radio London.

HEBDOLETTRE n°06 – 22 décembre 2014

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Edito de l’HebdoLettre n°6

A quelques heures de Noël, j’ai le plaisir de vous adresser ma dernière lettre hebdomadaire de l’année et de vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année.

Cette semaine, comme pour fêter Noël par anticipation, deux bonnes nouvelles ont récompensé notre engagement au service des Français établis hors de France.

Dans le cas d’Edimbourg, Christophe Bouchard, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, octroie un an de sursis à la transformation du consulat général en consulat d’influence.

Ce répit devra être employé pour convaincre le ministère de l’intérieur du bien-fondé de nos propositions de saisies d’empreintes biométriques des passeports chez les consuls honoraires (voir défi n° 20). Lors de la réunion de jeudi 18 décembre au Quai d’Orsay, Christophe Bouchard m’a assuré que nous pourrons compter sur l’appui du MAEDI pour mener à bien cette démarche.

La deuxième bonne nouvelle est que l’union UDI-UMP que nous avons porté lors de cette sénatoriale avec Christophe Frassa démontre sa pertinence pour les Français établis hors de France.

Christophe et moi avons convaincu nos groupes respectifs au sénat de l’importance de rejeter le projet de convention fiscale avec Andorre, ouvrant la possibilité à la France d’imposer les Français de l’étranger du fait de leur nationalité.

Fait rare au Sénat, la convention fiscale a dû faire l’objet d’une discussion et d’un scrutin public qui a conduit à un rejet grâce à l’union des groupes UMP (143 voix) et UDI-UC (43 voix).

Je rends hommage à la vigilance de notre député Claudine Schmid qui nous avait alertés sur ce dossier.

Les débats ont démontré la duplicité des socialistes qui clament dans leurs courriers aux Français de l’étranger leur opposition à l’impôt sur la nationalité, tandis qu’ils votent au parlement les conditions de sa mise en place.

Ensemble, nous pouvons imposer une autre façon de faire de la politique en exigeant des parlementaires socialistes d’agir en 2015 en conformité avec leurs déclarations !

Joyeux Noël !

Lire l’HEBDOLETTRE n°6 – 22 décembre 2014

Quelles évolutions pour notre réseau consulaire ?

Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rencontrer deux fois par an les parlementaires représentant les Français établis hors de France pour faire le point sur l’évolution du réseau consulaire.

C’est ainsi que le 18 décembre dernier, Yves Saint-Geours, directeur général de l’administration et de la modernisation, et Christophe Bouchard, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, accompagnés d’une douzaine de collaborateurs, ont accueilli députés (seuls Claudine Schmid et Meyer Habib étaient présents) et sénateurs sous les boiseries dorées du Quai d’Orsay.

Tout en réaffirmant « l’universalité de notre présence » qui se matérialise par 230 implantations et une large gamme de services, l’heure est à l’adaptation, maitre-mot pour ajuster l’offre du ministère aux contraintes budgétaires, en premier lieu, et aux besoins locaux, en second lieu.

Adapter le réseau signifie que certains postes vont subir un mini-plan social. Les directeurs n’ont pas voulu nier le fait derrière les vocables de revue des missions ou de hiérarchisation. Certains postes vont même fermer, comme celui de Turin ou de Porto, tandis que d’autres vont se muer en poste à gestion simplifiée. Ce jargon diplomatique signifie que certains consulats généraux vont devenir des consulats d’influence comme celui d’Edimbourg, c’est-à-dire qu’ils ne délivreront plus de passeport (lire : “Consulat d’Edimbourg : plébiscite pour une solution « à l’allemande »” du 21 décembre 2014).

J’ai rappelé que le sort de quelque 3000 Français habitant l’Ecosse illustrait la problématique du réseau consulaire français : de plus en plus d’expatriés, de moins en moins de moyens. C’est ce que j’appelle l’effet ciseau.

Pour sortir du dilemme, Christophe Bouchard a défini trois principes d’action. Le premier, c’est « moins de démarches ». On pense à la fin de la double comparution pour les passeports. Le second mot d’ordre est « des démarches sans déplacement ». Il veut dissocier les simples formalités avec la nécessité d’un dialogue humain, par exemple dans le cadre de l’aide sociale ou de l’assistance scolaire. Le troisième axe vise à « rapprocher l’administration ». Il s’agit en l’occurrence de s’appuyer sur notre réseau exceptionnel de 500 consuls honoraires ou encore de développer les tournées consulaires avec un ou deux agents.

Les parlementaires présents ont mis sur la table, pêle-mêle, leurs préoccupations de terrain : le temps d’attente du public, l’exiguïté des salles d’attente, la sécurité, le parcours du combattant pour les certificats de vie, la coopération européenne…

Parfait dans cet exercice de style, le ministère a assuré qu’il était conscient de la situation et qu’elle ne pouvait que s’améliorer, dans la mesure des moyens disponibles et en invitant à la patience.

Je note que, pour l’administration, le fait de parcourir des centaines de kilomètres vers un consulat général pour faire renouveler un passeport est « gérable », puisque cette démarche ne s’effectue que tous les dix ans.

Précisons enfin que si le réseau consulaire est en train de se contracter et il a néanmoins le souci s’adapter à l’évolution des populations concernées. Ainsi, nos postes en Chine, au Brésil ou à Londres seront renforcés.

Regroupant désormais 7% des Français de l’étranger, l’Asie focalise l’attention avec 120.000 expatriés, dont 50.000 en Chine, soit dix fois plus qu’il y a 15 ans.

Quai Orsay 18-12-2014

Réunion au Quai d’Orsay sur l’évolution du réseau consulaire avec les parlementaires représentant les Français hors de France – (g. à d.) Olivier Cadic, sénateur, François Gheysens, collaborateur, Richard Yung, sénateur, Robert del Picchia, sénateur, Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur, Jean-Yves Leconte, sénateur, Christiane Kammermann, sénateur – 18-12-2014 –

Conférence de presse: Give me Five ! Pour une Bretagne à 5 départements

Le 24 décembre (oui, vous avez bien lu !), à 11h30, cinq parlementaires bretons dévoileront les détails de l’opération « Give Me Five », au cours d’une conférence de presse au Château de Châteaugiron (35).

Logo Give Me FiveCes élus sont tous membres de l’UDI. Il s’agit de Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine (Bretagne) et maire de Chateaugiron, Thierry Benoit, député d’Ille-et-Vilaine (6e circonscription), Michel Canevet, sénateur du Finistère (Bretagne), Joël Guerriau, sénateur de la Loire -Atlantique (Pays de la Loire) et de moi-même.

Nous cinq, nous voulons une Bretagne à cinq départements ! Tous, nous sommes intervenus au Sénat ou à l’Assemblée nationale, lors des débats sur la nouvelle carte des régions, pour obtenir le rattachement du département de Loire-Atlantique à la région Bretagne.

La Loire-Atlantique est un territoire qui faisait partie depuis l’an 850 du royaume de Bretagne, devenu duché. La Bretagne a été amputée de la Loire-Atlantique administrativement par le gouvernement de Vichy !

La veille de Noël a été choisie symboliquement.

Un Noël prochain, nous souhaitons offrir aux Bretons une Bretagne à départements !

Contact : Sénateur Françoise Gatel f.gatel@senat.fr

Serge Betsen au Sénat, le 3ème ligne devenu pilier de la communauté française du Royaume-Uni

Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France, n’est pas passé inaperçu lors de sa visite au Sénat, le 11 décembre. Il s’est prêté de bonne grâce à toutes les demandes de photos, avec un pic de sollicitations de la part du personnel du restaurant…

Olivier Cadic, Serge Betsen et Christophe Lekieffre, conseiller parlementaire

Salle des conférences du Sénat : Olivier Cadic, Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France et Christophe Lekieffre, conseiller parlementaire

Serge a fini sa carrière professionnelle en jouant 4 ans aux Wasp de Londres. Devenu un pilier de notre communauté, j’ai le plaisir de croiser l’ancien troisième ligne de notre XV de France depuis de nombreuses années, lors d’événements organisés dans la capitale britannique.

Au déjeuner, nous avons abordé deux points sur lesquels j’aurai l’occasion de revenir.

En premier lieu, la coupe du monde de rugby des lycées français organisée par l’AEFE lors d’England 2015 ! Serge souhaite réunir à Londres une équipe de jeunes issus de nos établissements scolaires.

Puis, le développement de Serge Betsen Rugby, l’académie de rugby qu’il développe auprès des lycées français de Londres (CFBL, André Malraux…). Ce sont des after schools clubs destinés à populariser la pratique du rugby.

Notre champion a créé la Serge Betsen Academy en 2004. Conçu au départ comme un projet permettant de populariser le rugby auprès des jeunes défavorisés du Cameroun, l’académie utilise désormais l’enseignement de ce sport comme vecteur d’intégration sociale, d’accès à l’éducation et de suivi médical pour une centaine d’enfants défavorisés de Yaoundé et de ses environs.

Lors de notre rencontre, nous nous sommes découverts deux points communs. Nous avons débuté le rugby dans le même club à Clichy-la-Garenne, ma ville natale et nous avons un côté tranchant qui fait notre réputation. Serge est surnommé « La faucheuse » ou « le sécateur » grâce à ses plaquages (plaquages à un bras par jambe) par les journalistes sportifs, tandis que j’ai été baptisé « le coupeur de roses de jadis et de demain » par Marc Roche dans le Monde.

« Donner le meilleur de soi-même pour la réussite de l’’équipe et apprendre des autres pour innover et progresser » est le slogan de Serge. Pour en savoir plus sur ses initiatives, permettre à vos enfants de rejoindre les after schools clubs rugby de Londres, vous pouvez le contacter sur www.sergebetsen.net/contact.

Plus que 10 jours afin de pouvoir voter en 2015 !

Les Français de l’étranger ont intérêt à rester politiquement mobilisés. Ils peuvent faire entendre leur voix en votant aux prochaines élections locales françaises de 2015, sur place ou par procuration, à condition d’en faire la demande avant le 31 décembre !

Carte-électoraleLes décisions récentes du gouvernement en matière de fiscalité, tant nationale que locale, visant la communauté française établie hors de France et les mesures qui pourraient encore être prises (projet d’impôt sur la nationalité) à court ou moyen terme, doivent inciter les expatriés à rester politiquement actifs, notamment lors des prochains scrutins électoraux.

En effet, l’année 2015 sera marquée par au moins deux scrutins en France : l’élection des conseillers dans les départements au printemps et celle des conseillers dans les régions, en fin d’année.

Si vous souhaitez participer à ces scrutins, il est indispensable de commencer par vérifier votre situation électorale, via monconsulat.fr avant la fin de cette année (connexion grâce au numéro NUMIC, remis lors de l’inscription au registre des Français établis hors de France, et qui figure sur la carte consulaire).

En s’inscrivant sur la LEC (Liste Electorale Consulaire), les Français établis hors de France font le choix de voter à l’étranger pour les élections présidentielles, législatives et les référendums. Ils peuvent cependant voter en France pour les élections locales (ville, département et région) à condition d’en faire la demande et de remplir l’une des conditions suivantes :

En application de l’article L.11 du code électoral, ils peuvent s’inscrire, comme l’ensemble des Français :
• sur la liste de la commune dans laquelle ils ont officiellement leur domicile ;
• sur la liste de la commune au titre de laquelle ils figurent pour la cinquième fois sans interruption au rôle de l’une des contributions directes communales (taxes foncières, taxe d’habitation).

Ils peuvent en outre, s’ils sont inscrits au registre des Français établis hors de France de la circonscription consulaire dans laquelle ils ont leur résidence, être inscrits sur la liste électorale de l’une des communes suivantes, conformément à l’article L.12 du code électoral :
• commune de naissance ;
• commune de leur dernier domicile ;
• commune de leur dernière résidence, à condition que cette résidence ait duré au moins six mois ;
• commune où est né, est inscrit ou a été inscrit sur la liste électorale un(e) de leurs ascendant(e)s commune sur la liste électorale de laquelle est inscrit ou a été inscrit un de leurs parents jusqu’au quatrième degré.

Par ailleurs, l’article L.14 du code électoral prévoit que les Français inscrits au registre des Français établis hors de France de la circonscription consulaire dans laquelle ils ont leur résidence et les conjoints des militaires de carrière ou liés par contrat peuvent également, sur justification des liens du mariage, demander leur inscription sur la liste électorale sur laquelle est inscrit leur conjoint.
Cependant, cette demande de rattachement sur la liste électorale d’une commune française doit impérativement être effectuée avant le 31 décembre 2014.

Elle vous donnera ensuite la possibilité de voter, en personne ou par procuration, aux élections locales organisées sur le territoire national.

Alors, en 2015, y compris aux élections locales, faîtes entendre la voix des Français de l’étranger dans les urnes !

Photo Flickr de alancleaver_2000

Plongez-vous dans “Avec vue sous la mer” !

C’est le roman vrai d’un Français qui s’est expatrié… dans les cales d’un gigantesque bateau de croisière, tout heureux d’avoir trouvé un travail.

Slimane Kader

Photo “officielle” de Slimane Kader, auteur du récit “Avec vue sous la mer”

Slimane Kader nous raconte son histoire, absolument édifiante, avec la faconde d’un jeune de Seine-Saint-Denis qui force le trait pour extraire la substantifique drôlerie de la situation la plus banale. Le voilà donc embauché sur un bateau de croisière, lui, le jeune Français originaire de Kabylie : « Dans ma famille, personne n’est allé plus loin que Torcy ou Bab El Oued. Je suis une sorte de Christophe Colomb ! Un guerrier ! Un super-conquérant ! »

Slimane a rédigé tout son roman sur ce ton désinvolte et imagé qui déroute au premier abord. Puis, on s’y accoutume et on se rend compte à la longue qu’il s’agit d’un véritable style manié avec subtilité, où chaque phrase fait mouche. Politiquement correct s’abstenir.

Puisque sa “daronne aurait fait portnawak” pour qu’il travaille, elle lui a avancé l’argent du billet d’avion pour qu’il gagne Miami où son bateau est à quai. Derrière le hublot, les nuages et les rêves défilent : « Chemise blanche, bermuda blanc, chaussettes de footballeur, mocassins de mac portugais, casquette de Capitaine Igloo, chihuahua en ambiance sonore… ». Il va tomber de haut.

Il se retrouve dans une ville flottante transportant 8000 passagers. 6000 ont vue sur la mer : les touristes américains en surpoids – que Slimane surnomme les “fatties à crocs”. 2000 vivent sous la mer : les employés qui ne voient jamais le jour, ne descendent jamais aux escales et s’entassent dans des cabines minuscules et poisseuses. Ces esclaves modernes sont les Chinois aux cuisines, les Indiens à la buanderie, les Mauriciens au service, les Chicanos au nettoyage…

Dans cette plèbe, il existe aussi des hiérarchies. Slimane démarre au plus bas de l’échelle dans le rôle de « joker » : il sert de bouche-trou et se trouve affecté aux tâches les plus ingrates, comme massacreur de cafards ou déboucheur de tuyaux.

Harassé, brisé, il décide dans un sursaut d’apprendre les rudiments d’anglais pour survivre d’abord, puis atteindre le soleil qui brille sur les ponts.

Surfant sur la face cachée du tourisme de masse, « Avec vue sous la mer » est plus qu’une comédie noire, c’est un témoignage qui en dit long sCouverture Avec vue sur la merur notre époque.

Slimane travaille toujours sur son bateau de croisière, voguant en mer des Caraïbes. Il fuit toute publicité.

Voilà un Français de l’étranger qui gagne pourtant à être connu !

Slimane Kader – Avec vue sous la mer – Allary Editions