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Surtranspositions – Audition de la ministre Nathalie Loiseau – Vidéo (4m30)

J’ai questionné Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, en qualité de co-rapporteur, avec ma collègue Marta de Cidrac, de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi portant suppression de sur-transpositions de directives européennes en droit français.

L’objectif de ce projet de loi est de supprimer des mesures législatives qui ne correspondent à aucune priorité nationale identifiée et qui pèsent, de façon injustifiée, sur la compétitivité et l’attractivité de la France en Europe.

A cette occasion, j’ai questionné Nathalie Loiseau sur la méthodologie et le périmètre du projet de loi défini par le gouvernement, puis sur certains articles consacrés aux surtranspositions en matière d’économie et de finances.

>> Ma QUESTION en vidéo (4m30)

>> Voir l’intégralité de l’AUDITION au Sénat

Interview dans GEEA : mes 38 propositions pour aider nos entreprises

Entretien paru dans Génération Entreprise Entrepreneurs Associés n°13, magazine consacré au monde de l’entreprise, intitulé “38 propositions simples, efficaces, économiques pour aider nos entreprises”.

A cette occasion, j’évoque mon rapport “Pour une France libre d’entreprendre” paru en avril 2018.

J’ai avancé 38 propositions pour réduire la complexité administrative et soutenir nos entreprises par toute une batterie de propositions, comme créer un taux d’impôt-société réduit sur les bénéfices réalisés hors frontières.

LIRE l’article (pdf)

PLF2019 – Cyberdéfense : ma question à la ministre Florence Parly – Vidéo (1m30)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné, le 17 octobre dernier, Florence Parly, ministre des Armées.

La Loi de programmation militaire a prévu un effort important en matière de création de postes dans les domaines clés du renseignement, de la cyberdéfense et du numérique. J’ai demandé à Florence Parly de nous préciser combien d’emplois seront créés en 2019 pour cette mission et dans quelles entités du ministère.

Dans sa réponse, Florence Parly a détaillé les créations de postes au sein du service du renseignement du ministère et de la fonction renseignement dans les armées.

>> Ma QUESTION en vidéo (1m30)

>> La RÉPONSE en vidéo (1m) de Florence Parly

PLF2019 – Enseignement français : ma question au ministre Jean-Yves Le Drian – Vidéo (1m)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné, le 9 octobre dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Dans la perspective, annoncée par le Président de la République, du doublement de la capacité d’   accueil de notre réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2025, j’ai demandé à notre ministre combien d’écoles françaises allaient être construites en 2019 et en 2020.

Dans sa réponse, Jean-Yves Le Drian a précisé d’emblée qu’il “faudra trouver une forme originale pour passer le cap de 350.000 à 700.000 élèves (…) y compris faire émerger des demandes privées”.

>> Ma QUESTION en vidéo (1m)

>> La RÉPONSE en vidéo (1m30) de Jean-Yves Le Drian

LIRE  la question et la réponse

Brexit / statut de 5 millions de citoyens européens : Ma question à la ministre Nathalie Loiseau + sa réponse (Vidéo 4m)

Lors du débat préalable à la réunion du Conseil européen du 18 octobre, j’ai interrogé Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, sur le statut des 5 millions de citoyens européens, soit 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni et de 2 millions de Britanniques installés en Europe.

J’ai centré ma question sur le chapitre 2 du pré-accord de retrait de l’Union européenne, négocié et signé en mars dernier, qui vise à préserver les droits de ces 5 millions de citoyens européens.

Ce fut l’occasion de rendre hommage au travail formidable des associations de citoyens qui les représentent, notamment the3million, In Limbo Project ou British in Europe.

J’ai également salué l’empathie de notre ambassadeur Jean-Pierre Jouyet à Londres qui sait les entendre.

Voir la VIDEO (4m)

HEBDOLETTRE n°109 – ÉDITO : La menace (cybersécurité) – Semaine AFE : Soirée débat ‘cybersécurité, tous concernés’ / Audition Brexit / Commémoration de la Grande Guerre – GS Mag : Entretien sur la cybersécurité – PLF2019 : Ma question au secrétaire général du MEAE + sa réponse – Forum monde des CCE : 120ème anniversaire – Adoption d’un accord international contre le TRAFIC D’ARMES – L’écho des CIRCOS de Sept 2018 – En circonscription en MOLDAVIE : Chisinau (24-25 septembre 2018) / ROUMANIE : Bucarest (25-26 septembre 2018) / HONGRIE : Budapest (27-28 septembre 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°109 – 16 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°109

La menace

Lors de la semaine de l’AFE, j’ai eu le plaisir de réunir de nombreux élus autour de ce thème : la cybersécurité, tous concernés. Effectivement, le simple fait de posséder un smartphone non protégé (sans VPN, par exemple) est aussi prudent que de laisser portes et fenêtres ouvertes en quittant votre domicile. Rien de plus terrifiant pour un administrateur réseau qu’une simple clé USB qui peut être piégée. L’inventivité des hackers est sans limite. C’est en résumé le message déroutant et alarmant que nos deux brillants intervenants, venus du ministère de l’Intérieur et de l’Anssi, nous ont délivré ce soir-là.

Si on en veut au portefeuille des particuliers, au fichier-clients et aux brevets des organisations, on monte encore d’un cran lorsqu’il s’agit des états puisque les enjeux deviennent géostratégiques. Les pires prédateurs sur internet sont logiquement les états.

Dans le dernier numéro de Global Security Mag (lire), j’ai souhaité que les pays de l’UE nomment, s’ils le peuvent, les pirates dont ils sont la cible. Jusqu’à présent, l’information se partageait entre initiés et les éventuelles remontrances diplomatiques ne sortaient pas des salons feutrés des ambassades.

Le 4 octobre dernier, , on a appris que des espions des services secrets russes (GRU) s’étaient installés sur un parking dans un véhicule truffé d’électronique pour pénétrer le réseau de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Lorsque les services secrets hollandais et britanniques ont déjoué la cyberattaque russe, les autorités des Pays-Bas ont fait le choix de nommer publiquement leur agresseur. Ce n’est pas une pratique usuelle de la part de nos démocraties européennes. Ce changement de ton préfigure-t-il un changement de comportement vis à vis des états malveillants dûment identifiés ?

Visuel HL101

Je me suis réjoui de ce tournant, peut-être historique, lors de mon intervention à la conférence Hackit à Kiev la semaine dernière. Lorsqu’on dit que les régimes autoritaires, à l’instar de la Russie, font la guerre aux démocraties, ce n’est pas parce qu’ils espionnent, mais parce qu’ils visent à saper les fondements de nos sociétés et nous faire douter de nos valeurs en surutilisant les moyens existants de la lutte informationnelle.

Par le dénigrement et la désinformation, ils font pousser les partis nationalistes comme des champignons dans toute l’Union, incarnés par des leaders qui ne s’embarrassent pas de l’État de droit, comme on l’observe quand ils prennent le pouvoir.

Dans les prochains jours je rendrai visite à l’Anssi, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et au commandement Cyber. Au Sénat, nous recevrons le directeur du centre d’excellence pour la communication stratégique Stratcom de l’Otan.

A la veille d’échéances électorales cruciales pour l’UE, il nous revient de tout mettre en œuvre pour protéger la démocratie et sensibiliser l’électeur sur une menace qui se fait de plus en plus pesante. Découvrir l’HebdoLettre n°109


 

Adoption d’un accord international contre le trafic d’armes

Les trafics illicites d’armes à feu alimentent la violence armée, le crime organisé et le terrorisme. C’est donc un facteur reconnu de déstabilisation des États.

Après avoir auditionné des représentants de divers ministères (intérieur, armées, justice et affaires étrangères), j’ai recommandé, dans le cadre d’un projet de loi soumis au Sénat, l’adhésion de la France au protocole dit « armes à feu », additionnel à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale.

La commission des Affaires étrangères et de la Défense, présidée par Christian Cambon, qui m’a confié la présentation d’un rapport sur le sujet a adopté ma proposition à l’unanimité, le 3 octobre dernier.

L’Assemblée nationale ayant déjà voté en ce sens, la France va rejoindre les 115 États déjà signataires du protocole, né en 2001, qui a pour objet de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre. On estime qu’entre 600 et 800 millions de ces armes sont actuellement en circulation dans le monde ! En France, le trafic est principalement alimenté par des stocks en provenance d’Europe centrale et orientale.

Lire mon intervention devant la commission
Lire mon rapport

L’échos des circos / Sept. 2018

Balkans – Brésil – États-Unis – Népal – Vietnam 

BRÉSIL

Conseiller consulaire São Paulo (18 sept. 2018)

François Cessieux, conseiller consulaire de São Paulo, m’a rendu visite, accompagné de sa femme, pour évoquer les attentes de nos compatriotes au Brésil. Également trésorier de l’Alliance française de São Paulo, François déploie son énergie pour lutter contre le recul de la pratique du français chez les binationaux, estimant que c’est le fondement de notre rayonnement en Amérique latine.

ÉTATS-UNIS

Cybersécurité (18 sept. 2018)

Après une première rencontre en juillet, j’ai revu Robert Pittenger au Sénat. Ce membre du Congrès représentant de la Caroline du Nord préside un groupe de travail consacré au terrorisme et à la guerre non conventionnelle. Il m’a invité à intervenir au Parliamentary Intelligence-Security Forum à Washington, en décembre.

NÉPAL

Fête nationale (18 sept. 2018)

Invité à célébrer la fête nationale du Népal, j’ai eu le plaisir de revoir de nombreuses personnalités, en premier lieu Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France et Martine Bassereau, ancienne ambassadrice de France au Népal. A l’image avec Ram Chandra Paudel, parlementaire népalais et nos députées Graziella Melchior et Véronique Riotton.

BALKANS

Conseiller diplomatique du Président (18 sept. 2018)

Au Palais de l’Élysée, j’ai rencontré Philippe Étienne, conseiller diplomatique du Président de la République. Cette rencontre avait pour but de partager mes observations suite à mon déplacement dans les Balkans et mes rencontres avec les plus hautes autorités politiques en Albanie, Macédoine, Serbie, Bosnie-Herzégovine et Croatie.

VIETNAM

Entrepreneuriat (20 sept. 2018)

Guy Lacombe est un entrepreneur français installé de très longue date au Vietnam. Nous avons évoqué les nouvelles installations du lycée français de Hanoi et le développement de la Chambre de commerce de Ho Chi Minh Ville. Le pays connaît une remarquable croissance de 7% par an, Guy regrette toutefois la spéculation immobilière.

 

 

Semaine AFE – Soirée débat : cybersécurité, tous concernés

Je remercie tous les élus consulaires qui m’ont fait le plaisir de leur présence, le 3 octobre dernier, à la soirée “Cybersécurité, tous concernés” qui leur était dédiée à l’occasion de la semaine de l’AFE.

Diner-débat au Procope, lieu même où les libertés publiques et individuelles ont été forgées par les philosophes des Lumières. Le combat demeure incessant pour préserver nos valeurs, seule la nature des menaces change.

Le lendemain même, la presse internationale titrait sur la cyberattaque russe déjouée par les services secrets hollandais et britanniques visant l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Les espions s’étaient installés sur un parking dans un véhicule truffé d’électronique…

Hackers, groupes terroristes et états totalitaires ont aujourd’hui élu domicile dans l’espace numérique, où ils nous livrent une guerre continuelle et multiforme. Cette guerre hybride pourrait même conduire à la fin du numérique, à l’horizon 2020, prédisent gravement certains experts.

Dans les chartes informatiques des grandes entreprises, notamment dans le monde de la finance, les mesures sont désormais draconiennes : la clé USB est bannie et les salariés ont interdiction de se connecter aux réseaux sociaux, d’utiliser leur adresse personnelle ou même de lancer une requête (sauf sur des postes dédiés). Le but est de réduire la surface d’attaque, car les responsables informatiques admettent qu’ils n’y arrivent plus… voici l’état des lieux, résumé en quelques mots, qui nous a été rapporté par le représentant du ministère de l’Intérieur (*).

Pourquoi ne pas nommer un général pour la cyberdéfense qui s’exprimerait devant le Parlement au même titre que les chefs d’Etat-major des trois armes : terre, air, mer ?

Celui-ci nous a expliqué, de manière très pragmatique, à quel point nos outils nomades pouvaient être potentiellement des espions épatants ou des nids à virus.

J’ai alors demandé à l’assistance qui utilisait une application VPN (Virtual Private Network) sur son portable. Quelques mains éparses se sont levées. Pourtant, “c’est le b.a.-ba contre les requêtes malveillantes”, a souligné notre expert, d’autant qu’il y a d’excellents fournisseurs français. Ceux-ci proposent également des solutions de partage et de travail collaboratif pour les organisations.

Grâce à l’intervention suivante de Christian Daviot, nous sommes passés de la pédagogie de terrain aux aspects géostratégiques de la cyberguerre. Le chargé de mission Stratégie à l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) a commencé par fustiger les états qui étaient les plus grands prédateurs sur internet.

Cela étant, chaque état agit selon sa propre culture, ce qui détermine des comportements bien différents même si les Chinois, à l’instar des Russes, Coréens du nord et Iraniens, font partie du groupe des quatre suspects habituels en cas de cyberattaque, précise-t-il.

Christian Daviot, chargé de mission Stratégie à l’ANSSI : “Le paradoxe est que les états veulent bâtir leur croissance sur le numérique, mais qu’ils développent, en même temps, des armes sophistiquées qui risquent de tuer le numérique”.

Aux États-Unis, le Cloud Act (**) qui a pris effet sous le président Trump permet à l’administration d’accéder aux données de n’importe quel Américain dans le monde et à toutes les données stockées chez des hébergeurs américains, sans avoir à le notifier aux personnes concernées.

Quant à la France, nous sommes purement défensifs. Il s’agit de protéger nos systèmes d’information (les “Opérateurs d’importance vitale”), car nous sommes universalistes et prônons la paix dans le numérique…

Dans un monde sans foi, ni loi, les grandes entreprises estiment que l’on ne peut plus continuer de la sorte. “Nous sommes le champ de bataille”, dit Microsoft, plaidant pour une sorte de convention de Genève du numérique. Mais il faudrait commencer par définir la notion de territoire numérique pour créer un cadre juridique. Une sacrée gageure !

Questions de l’assistance : Olivier Piton, conseiller consulaire États-Unis (Washington) et président de la commission des Lois de l’AFE (sur le vote électronique) / Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite et président de l’UFE Al khobar (sur une éthique universelle) / Marie-José Caron, conseillère consulaire Danemark et élue AFE Europe du Nord (sur le champ d’action du secrétaire d’État chargé du Numérique).

Si les états voient d’un mauvais œil que le secteur privé se préoccupe de relations internationales, c’est pourtant la seule solution, soutient le responsable de l’ANSSI : il est temps de faire réfléchir collectivement les états, les ONG, le secteur privé et les citoyens… “mais nous n’en prenons pas le chemin”.

Au moment des échanges, la question du vote électronique a été soulevée. Les élus consulaires ont noté que “l’ANSSI ne peut pas techniquement garantir la sincérité du vote par internet, mais que la décision revient au politique”.

Nos deux brillants conférenciers ont montré à quel point nous vivons dans une insécurité chronique et combien le chemin sera long pour pacifier le cybermonde.

Les récentes prises de position de la Commission européenne prouvent pour le moins que l’on est conscient du danger et que seule une réponse au niveau de l’Union sera viable.

Mes remerciements à Bénédicte Pillet, présidente du CyberCercle, qui m’a aidé à construire cette soirée.

Je l’ai répété en qualité de rapporteur des crédits annuels de l’ANSSI (lire PLF), puis de rapporteur des crédits affectés à la cyberdéfense dans la loi de programmation militaire (lire LMP) : n’attendons pas de vivre un cyber 11 Septembre pour combattre ceux qui veulent miner les démocraties de l’intérieur.

Je suis d’accord avec le représentant du ministère de l’Intérieur pour laisser le mot de la fin à Confucius : “Celui dont le regard ne va pas loin verra les ennuis de près”.

(*) Nous ne sommes pas autorisés à publier son nom, ni son service.
(**) Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act ou CLOUD Act.

PLF2019 – Ma question au secrétaire général du MEAE – Vidéo (2m)

Dans le cadre du projet de loi de finances 2019, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné, le 3 octobre, Maurice Gourdault-Montagne, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Il y a tout juste dix ans, lorsque que M. Gourdault-Montagne était ambassadeur de France au Royaume-Uni, nous avons lancé ensemble le plan École à Londres.

Depuis, j’ai rappelé que notre pays avait attribué 5 milliards d’euros à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, en incluant les bourses. Au résultat, nous avons créé 50 écoles françaises ces dix dernières années, tandis que 5000 établissements américains ou anglais ouvraient dans le même temps. Dans une décennie, nous risquons de ne plus exister.

J’ai ensuite interrogé le secrétaire général sur la gestion de notre parc immobilier à l’étranger (ambassades, résidences…), instrument de notre rayonnement.

>>> Ma QUESTION en vidéo (2m)

>>> RÉPONSE en vidéo (4m20). Maurice Gourdault-Montagne répond à mes remarques sur l’enseignement français à l’étranger et à ma question sur la gestion de notre parc immobilier à l’étranger

 

 

Forum monde des CCE – 120ème anniversaire

Les Conseillers du Commerce Extérieur de la France ont célébré cette année leur 120ème anniversaire, lors d’un grand rassemblement mondial à Paris.

« Autre monde, nouvelle France », tel était le thème des débats et conférences qui portait sur l’évolution de la mondialisation et ses conséquences pour nos entreprises. Les échanges furent passionnants et instructifs.

Je salue le formidable travail de ces 4000 conseillers qui œuvrent pour promouvoir l’internationalisation de l’économie française dans plus de 140 pays.

C’est un grand plaisir de les rencontrer lors de chacun de mes déplacements à l’étranger et de pouvoir bénéficier de leur expertise.

La journée de travail s’est poursuivie par un diner de gala sous un chapiteau, dans la cour d’honneur de l’hôtel de Rohan, où le président du comité national des CCE, Alain Bentejac, a été ovationné par ses pairs.

(à l’image) J’étais aux côtés de Véronique Perdigon (CCE Madagascar) et Tomislav Hrisoho (CCE Croatie). + d’images

L’AFE commémore la Grande Guerre

Le 4 octobre, sous l’Arc de triomphe, un hommage a été rendu par l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE) aux soldats français et étrangers morts pour la France, lors de la Première guerre mondiale.

Une commémoration 1914-18 a également eu lieu au MEAE, remarquablement organisée par Michèle Malivel, conseillère AFE Océan indien. Nous avons découvert le film documentaire qu’elle a réalisé, vibrant hommage à nos soldats tombés pour la liberté. Bravo à son fils Fabrice pour le montage.

Son discours a souligné que les libérateurs de notre patrie venaient de tous les continents, soldats de l’Empire britannique, ceux de l’Armée d’Afrique ou encore de la Force Noire, Américains, Japonais, Russes, Polonais, Serbes, de nos protectorats en Asie, des comptoirs de l’Inde, même des travailleurs Chinois.

Une superbe exposition, dans le hall du centre des conférences, a complété cette commémoration.

À travers ces initiatives, l’AFE a voulu témoigner de sa reconnaissance envers nos alliés et rendre un hommage aux pays d`adoption de ses conseillers.

J’adresse à Michèle toutes mes félicitations et mes remerciements pour ces moments d’intense émotion, partagés avec l’AFE. + d’images

AFE – Audition Brexit

La commission des Lois de l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE) m’a auditionné, cette semaine, au sujet de l’impact prévisionnel du Brexit sur les Français résidant au Royaume-Uni.

J’ai évoqué le spectacle catastrophique du paysage politique britannique, 178 jours avant l’entrée en vigueur officielle du Brexit, mot que personne n’est capable de définir plus de deux ans après le référendum !

J’ai également souligné le rôle moteur du mouvement the3million, initié par Nicolas Hatton, délégué consulaire pour le Royaume-Uni et Anne-Laure Donskoy, dans la défense des intérêts des citoyens européens face à la perspective d’un Brexit sans accord.

Si je persiste à espérer que le Brexit n’aura pas lieu, j’ai rappelé qu’il était néanmoins indispensable de se préparer à l’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord.

Pour répondre à l’inquiétude de nos concitoyens outre-Manche au sujet de leurs droits futurs, j’ai invité la commission des Lois à voter une résolution visant à dissocier la question de leur statut de celle de l’accord global sur le Brexit.

Je remercie Olivier Piton, conseiller consulaire des États-Unis et président de la commission des Lois, de m’avoir invité à échanger sur ces problématiques en présence de Joëlle Gayraud-Maylam. J’ai ensuite assisté à l’intervention d’Alexandre Holroyd, député représentant les Français établis en Europe du nord, ce qui a permis de croiser nos perceptions sur le Brexit. A ce jour où rien n’est acté, tout demeure affaire de perception…

CyberSécurité : mon entretien dans GSMag

Entretien paru dans la revue Global Security Mag n°44, magazine consacré à la cybersécurité dirigé par Marc Jacob, intitulé “L’Europe de la cyberdéfense et de la cybersécurité reste à construire”.

A cette occasion, j’expose les actions que je compte mener ces prochains mois en matière de cybersécurité.

Par ailleurs, j’évoque la nouvelle loi de programmation militaire et le doublement des crédits alloués à la cyberdéfense, dont j’ai été le rapporteur.
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HEBDOLETTRE n°108 – ÉDITO : Mobilité internationale – Conférence de presse avec le PRÉSIDENT VUCIC à Belgrade (vidéo) – Tribune dans LE FIGARO : “Loi Pacte : il faut aller plus loin pour libérer notre croissance” – En circonscription en ALBANIE – Tirana & Korça (3-5 septembre 2018) / En MACÉDOINE – Skopje (6-8 septembre 2018) / En SERBIE – Belgrade (8-10 septembre 2018) / En BOSNIE-HERZÉGOVINE – Sarajevo (11-12 septembre) / En CROATIE – Zagreb (13-14 septembre)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°108 – 01 oct. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°108

Un beau projet

28 septembre 2018 – Dans l’avion de retour de Budapest vers Paris, je réalise que ce jour marque le quatrième anniversaire de mon élection. Me voilà désormais dans le dernier tiers de mon mandat.

En septembre, je n’aurai dormi que 4 nuits chez moi et séjourné dans 10 pays. En 4 ans, ce sont 277 déplacements dans 77 pays qui auront occupé 60% de mon temps. Le reste se déroule au Sénat.

Pour ne pas avoir le sentiment de vagabonder, je cherche à repartir de chaque pays avec une priorité d’action. Un sénateur-entrepreneur fonctionne en mode projet.

Se mettre au service de collègues parlementaires, d’élus consulaires, d’ambassadeurs, de consuls ou d’acteurs impliqués dans le réseau économique, éducatif et culturel ; constituer alors une équipe pour œuvrer ensemble, c’est la meilleure façon de faire naitre la magie de l’action.

Création d’écoles, d’Alliances françaises, de chambres de commerce, progrès concrets en faveur de nos compatriotes à l’étranger ou de nos relations diplomatiques… l’heure n’est pas encore au bilan, mais la liste d’accomplissements réalisés collectivement m’encourage à poursuivre sur ce chemin pour les 104 semaines à venir.

“Bien dire fait rire, bien faire fait taire”, disait un ministre de Louis XIV.

Laisser les détracteurs politiciens de tous bords sans voix, c’est l’exploit auquel la députée LREM Anne Genetet est parvenue avec son rapport sur la mobilité internationale des Français (lien).

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Ses 215 propositions, issues d’un travail sérieux, exhaustif et participatif, constituent des pistes de réflexion et de travail extrêmement pertinentes pour l’exécutif en matière de protection sociale, de simplification ou de fiscalité. Son rapport fait apparaître des problématiques nouvelles, comme le nomadisme digital. Son idée de créer auprès du Premier ministre un poste de “Délégué interministériel à la mobilité internationale” s’impose. En effet, si le gouvernement a pour projet d’exploiter son travail le plus complètement et au plus vite, une personne est nécessaire pour coordonner l’action de ministères habitués à travailler en silo.

J’ai eu le plaisir de retrouver plusieurs propositions que j’avais faites dès 2012, et notamment une ligne budgétaire du MEAE dédiée aux besoins IT ou encore un centre d’appels unique.

Un seul regret, la question des compatriotes qui ne parlent pas français est occultée. Aucune chance de les voir répondre aux questionnaires qui leur sont adressés. Rien n’est fait pour mesurer le phénomène ou pour l’endiguer. Je l’avais évoqué lorsque Anne m’avait auditionné et nous avons alors convenu que ces “décrochés de la République” à l’étranger méritaient une réflexion et un rapport qui leur soit exclusivement consacré.

Alors, un jour peut-être, tous les Français pourront parler français. Ce serait un beau projet ! Découvrir l’HebdoLettre n°108


 

HEBDOLETTRE n°107 – ÉDITO : Candidature française aux Olympiades des métiers 2023 – ENQUÊTE : exprimez-vous sur l’avenir de l’Enseignement français à l’étranger – Emmanuel Macron veut que les FRANÇAIS de l’ÉTRANGER participent pleinement à “un nouveau rayonnement de la France” – Airbus à l’heure du BREXIT – Le CENTRE DE CRISE et de soutien a célébré ses 10 ans – Visite d’État au DANEMARK avec le Pdt de la République : Copenhague (28 au 29 août 2018) – En circonscription en GRÈCE : Rhodes (13 au 18 août 2018).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°107 – 18 sept 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°107

“Nous serons la vitrine de cette excellence des métiers et de l’engagement que portent les jeunes au quotidien”. Cette ambition affichée par le président Emmanuel Macron, lors de la conférence des Ambassadeurs, pourrait paraitre bien sibylline à celui qui n’a jamais entendu parler des “Olympiades des métiers” ou WorldSkills Competition (WSC) dans son appellation internationale.

La WSC a lieu tous les deux ans et rassemble les meilleurs jeunes (< 23 ans) issus de près de 80 pays pour s’affronter dans 50 catégories de métiers artisanaux, industriels et numériques.

La France est candidate à l’organisation des WorldSkills 2023. C’est en Russie que l’été prochain, le 20 août précisément, 79 pays voteront pour choisir le pays hôte. J’espère bien qu’il échoira au nôtre de devenir, quatre jours durant, cette “vitrine de l’excellence des métiers”, dont a parlé le Président de la République. Visuel HL101

C’est donc avec joie que j’ai accepté d’endosser le rôle d’ambassadeur WSC2023 que m’a proposé Michel Guisembert, président de WorldSkills France. Cet événement est plus qu’une compétition, selon lui, c’est un enjeu politique, économique et social.

Notre pays sait former les plus grands talents. Je m’en suis rendu compte aux Worldskills 2017, à Abu Dhabi, où notre formidable “Équipe de France des métiers” a remporté 12 médailles, dont 5 d’or. Nous avons mis à l’honneur nos champions avec Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises, lors de la 3ème Journée des entreprises au Sénat, en mars dernier.

Notre excellence est ce qui s’exporte le mieux. Les Français de l’étranger sont bien placés pour le savoir. Emmanuel Macron a vu juste en mobilisant nos ambassadeurs pour appuyer cette candidature.

Je souhaite à chacun d’entre vous une rentrée vivifiante et conquérante. Découvrir l’HebdoLettre n°107


 

Emmanuel Macron veut que les Français de l’étranger participent pleinement à “un nouveau rayonnement de la France”

“Nos communautés françaises à l’étranger sont une richesse, une force. Nos réformes doivent leur être expliquées et elles doivent aussi être portées par elles (…) Les Françaises et les Français de l’étranger doivent participer pleinement de ce nouveau rayonnement de la France.”

29 aout, j’étais invité à l’Élysée pour assister au discours du président Emmanuel Macron en ouverture de la Conférence des Ambassadeurs et Ambassadrices.

Le thème de cette 26ème édition était “Alliances, valeurs et intérêts dans le monde d’aujourd’hui”.

Le Président a débuté son discours en mettant en avant l’importance des Français de l’étranger : “un atout pour la France”.

Dans la foulée, il a promis, dès cet automne, une réforme de l’enseignement français à l’étranger fondée sur une “réflexion en profondeur”. Nous savons que la députée Samantha Cazebonne a reçu la responsabilité de préparer un rapport sur le sujet.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a prévu d’aller “au bout des simplifications attendues par nos concitoyens, en termes de démarches administratives et de vote en ligne”.

J’ai également pris acte que “La France sera candidate pour accueillir les Olympiades des métiers en 2023.” Je m’en réjouis car les responsables du comité d’organisation m’ont demandé d’être l’ambassadeur de cette candidature dans mes déplacements internationaux.

Cet événement planétaire (77 pays représentés aux derniers Worldskills à Abu Dhabi) permettra de valoriser le savoir-faire de nos filières professionnelles à travers nos jeunes talents (moins de 23 ans). Le président a incité le corps diplomatique à porter cette belle initiative.

Lire le discours d’Emmanuel Macron – Conférence des ambassadeurs et des ambassadrices – (Paris, 27/08/2018)

Airbus à l’heure du Brexit

Alors que le Japonais Panasonic vient d’annoncer le transfert de son siège européen du Royaume-Uni vers les Pays-Bas, toutes les entreprises internationales installées outre-Manche s’interrogent sur la conduite à tenir face à un Brexit qui paraît désormais inéluctable.

Le constructeur aéronautique européen Airbus n’échappe pas à cette règle.

J’ai eu le plaisir de recevoir ses responsables, le 26 juillet au Sénat (à l’image:) Philippe Coq, secrétaire permanent des Affaires publiques, Annick Perrimond-du-Breuil, directeur des relations avec le Parlement et Bruno du Pradel, VP des Affaires publiques.

Notre entretien a porté sur l’impact du Brexit pour Airbus. Depuis quelques jours, la presse se faisait l’écho de “graves perturbations” prévisibles pour le groupe si le Royaume-Uni devait sortir brutalement de l’Union européenne (no deal). Les dirigeants m’ont confirmé que, dans tous les cas de figure, le Brexit obligera Airbus à repenser sa stratégie au Royaume-Uni et que, dès à présent, tout nouvel investissement sur place est examiné de manière très attentive.

Airbus compte 14.000 salariés outre-Manche, où il fabrique les ailes de ses avions. Un dicton britannique dit que “sans le Royaume-Uni, Airbus s’appellerait Bus”.

Fabriquer des ailes, c’est assembler une pluie de pièces détachées qui viennent du continent et c’est aussi un va-et-vient de salariés de l’ordre de 80.000 traversées de frontière par an. Demain, tout pourrait devenir un festival de surcoûts et de casse-têtes douaniers, réglementaires ou sociaux (que vont devenir les 1900 expatriés ?).

Pour résoudre ce type de problème dans l’industrie, il ne suffit pas de démonter une usine pour la remonter ailleurs, car il faut le temps de recréer tout un écosystème alentour.

J’ai été rassuré par les propos de Philippe Coq et Bruno du Pradel. Les industriels n’ont pas le choix. Ils prendront toutes les dispositions pour préserver leurs intérêts, même si c’est à regret. Un message clair pour les autorités britanniques.

Le Centre de crise et de soutien a célébré ses 10 ans

Incendies en Grèce, Séisme en Indonésie, catastrophe de Gênes, cet été le démontre encore, les drames ne prennent pas de vacances.

En juillet 2008, à l’initiative de Bernard Kouchner, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères s’est doté d’un outil pour répondre aux crises devenues de plus en plus fréquentes (sécuritaires, climatiques, humanitaires, politiques, sanitaires…).

Les trois derniers directeurs du CDCS venu témoigner d’une décennie de diplomatie de l’urgence : (g à d) Serge Mostura, Didier Le Bret et Patrice Paoli.

D’abord baptisée Centre de Crise, cette direction est née de la fusion de deux services : le premier en charge de la sécurité des Français de l’étranger, le second de l’action humanitaire.

Lorsque ses missions ont été élargies en 2014 vers l’accompagnement à la sortie de crise, son nom est devenu Centre de crise et de soutien (CDCS).

Lors de la journée anniversaire, le 10 juillet, j’ai été invité à la matinée de témoignages et de tables rondes. Il était émouvant d’entendre les trois directeurs successifs de ce centre atypique que Patrice Paoli nomme “l’urgentiste de la sécurité pour les Français de l’étranger”, rappelant qu’il agit ensuite pour “la stabilisation afin d’aider à la sortie de crise”. Tout ceci avec un budget d’une vingtaine de millions d’euros seulement.

M. Paoli m’avait fait visiter ses installations en février 2017 et décrit les moyens dont il disposait pour donner assistance à nos compatriotes en détresse, partout dans le monde.

Le ministre Jean-Yves Le Drian a détaillé sur les deux grandes missions du centre : assurer la sécurité de nos ressortissants à l’étranger et répondre aux crises humanitaires.

J’avais noté que le CDCS était la seule administration certifiée Iso 9001 du MEAE ! Un fait qui pour moi n’a rien d’étonnant : c’est justement lorsqu’on est face à l’inconnu, l’imprévu et toujours en première ligne qu’il faut des procédures d’assurance-qualité exigeantes pour savoir quoi faire immédiatement. Ce qui n’exclut pas une adaptabilité de tous les instants.

Ce 10 juillet 2018 fut un jour d’hommage particulier pour les femmes et les hommes au service de l’urgence humanitaire. Patrice Paoli nous a révélé, à la tribune, que la crise qui avait le plus marqué au CDCS était 13 novembre 2015 : “un moment de fraternité extrêmement intense qui reste gravée dans nos mémoires… cela m’a changé”.

Ce centre est l’honneur et la grandeur du service public, a souligné en substance le secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne, dans son discours de clôture en rappelant le travail réalisé depuis une décennie (2008-2018) avec “humanité et professionnalisme”.

“10 ans au Centre de crise et de soutien” VIDEO du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – 10/07/2018 (6:17). Didier Le Bret, Serge Mostura et Patrice Paoli, les trois directeurs successifs du CDCS témoignent.

HEBDOLETTRE n°106 – ÉDITO : Benalla tralala – Mon intervention sur l’accord franco-autrichien relatif aux personnes en situation irrégulière : Vidéo (6:50) – Routes de la soie : peut-on croire au gagnant-gagnant avec la Chine ? – Edouard Philippe confie une mission à Samantha Cazebonne sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger – Groupe de suivi Brexit : le rapport du Sénat pointe un sérieux risque de “no deal” // les propositions du Sénat pour protéger les résidents européens // pourquoi je crois que le Brexit n’aura pas lieu – L’écho des CIRCOS : Juin 2018 + Juillet 2018 – En circonscription au ROYAUME-UNI : Bristol (16 juillet 2018) – En circonscription au PAYS DE GALLES (RU) : Cardiff (15 au 16 juillet 2018) – En circonscription en BELGIQUE : Bruxelles (14 juillet 2018) – En circonscription au ROYAUME-UNI : Londres (12 juillet 2018) – En circonscription en IRLANDE du NORD : Belfast (2-3 juillet 2018) – En circonscription en RÉPUBLIQUE d’Irlande : Dublin + Slane + Cavan (2 juillet 2018) – En circonscription en ITALIE : Rome (04 juin 2018)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°106 – 02 août 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°106

Benalla tralala

En 2014, l’un des chauffeurs d’Emmanuel Macron s’est fait retirer son permis de conduire. Voulait-il faire du zèle auprès de son patron, fraichement nommé ministre de l’Économie ? Toujours est-il qu’il fut contrôlé à plus de 200 km/h sur l’autoroute, alors qu’il devait rejoindre le ministre en province. Le chauffeur est reparti à pied, tandis qu’Emmanuel Macron rentra à Paris grâce à une voiture de la Préfecture. Une affaire qui paraissait bien “embarrassante” pour le ministre, raillait alors le Parisien.

Solidaires, les collègues du chauffeur demandèrent au ministre Macron d’intervenir pour mettre un terme à la procédure de suspension de permis. Sa réponse a fusé : “ce chauffeur est un justiciable comme un autre et les consignes sont extrêmement claires : le Code la route doit être respecté”.

Cet excès de vitesse était révélateur de dysfonctionnements que connaissait le service des transports du secrétariat général de Bercy. Un audit sur l’organisation du travail des chauffeurs fut commandité, afin que le cas ne se reproduise plus.

Le comportement d’Emmanuel Macron marquait une nouvelle époque. Il tranchait avec les habitudes de son prédécesseur, Arnaud Montebourg, filmé en train de griller 12 feux rouges en trois minutes par le magazine Auto plus. Ce même ministre avait été pris en flagrant délit d’excès de vitesse en plein reportage, en octobre 2012, juste pour vanter un modèle de voiture “made in France”.

L’affaire Alexandre Benalla, révélée par Le Monde, illustre à son tour des dysfonctionnements au sein des services de l’Élysée. A un moment où l’opposition parlementaire se sentait politiquement anémiée, il était tentant pour elle d’exploiter cette faille qui laissait passer la lumière crue d’un évident manquement.

Deux commissions d’enquête parlementaire, deux motions de censure ! Mais surtout, on aura tout vu et tout entendu !
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Parmi ceux qui parlent haut et fort, nous avons Marine Le Pen. Gardienne patentée de la morale républicaine, elle s’est exclamée que ” cette affaire Benalla révélait le projet d’une police parallèle qui dépend exclusivement du Président de la République “. Rien que ça ! C’est vrai qu’elle s’y connait en guise d’organisation sécuritaire, puisqu’elle a déclaré son garde du corps en qualité d’assistant parlementaire, ce qui leur vaut d’être mis en examen, tous les deux.

Autre saillie drolatique de la reine héritière du FN : le fonctionnement de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, présidée par LREM, lui donne l’impression d’être en Corée du Nord. Faux. La Corée du Nord est bien mieux disciplinée : personne ne dépose de motion pour censurer Kim Yong Un. On gagne du temps.

Il y a un an, deux tiers des Français ont pensé que la France méritait mieux que Mme Le Pen. Grâce à Emmanuel Macron, l’image de notre pays a été transformée à l’international. On peut même parler d’un véritable engouement, tout récemment conforté par la victoire des Bleus.

Cette image de cohésion retrouvée demeure friable, on l’a vu ces derniers jours, à l’heure où nous avons un besoin vital d’ambition et d’espérance collective.

Je vous souhaite à chacune et chacun un bel été. Découvrir l’HebdoLettre n°106