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Jean-Pierre Nebas, un intendant hors du commun

Olivier Cadic et Jean-Pierre Nebas

C’est avec un pincement au cœur que je me suis rendu, le 22 juin à Londres, au conseil d’établissement du lycée Charles de Gaulle, puisque Jean-Pierre Nebas, l’intendant des lieux, assistait à son dernier conseil. Sa prochaine rentrée se passera au lycée Chaptal de Paris qui découvrira bientôt un homme pétri de l’intérêt commun, mariant l’efficacité à l’humilité.

Lorsque Jean-Pierre Nebas a pris ses fonctions au lycée CDG, il n’y n’avait, pour ainsi dire, plus d’argent en caisse. Cinq ans plus tard, la situation financière de l’école est exemplaire. Il aura traqué la moindre économie sans nuire aux projets d’amélioration de l’établissement. J’ai recensé 6 millions de livres d’investissements durant son quinquennat.

Extrêmement sourcilleux sur la qualité de l’enseignement, cet intendant est toujours apparu comme le facilitateur des demandes des enseignants, comme des souhaits des parents d’élèves. Une profonde empathie doublée une ingéniosité pratique pour améliorer le confort de travail et le bien-être des enfants.

Je me souviendrai de sa vitalité pour constituer le business plan du projet Kentish Town et de sa contribution au succès du Plan-école. Tous nos échanges m’ont à l’évidence permis de mieux remplir mon rôle d’administrateur de l’AEFE.

Merci et bonne route, Jean-Pierre !

L’école de Canterbury souffle sa première bougie

Photo de famille à Canterbury. A mes côtés, Isabelle Hellyard, directrice de l’école (en chemisier rouge).

Isabelle Hellyard, la directrice, m’avait convié pour parler du plan Ecole aux parents et répondre à leurs questions.

La petite école de Canterbury est une nouvelle émanation du programme Flam (Français Langue Maternelle), piloté par le service culturel de l’ambassade, qui permet d’initier les jeunes enfants à la langue française, tous les samedis matin. Rien à voir avec un service de garderie amélioré puisque des pédagogues agréés dispensent un apprentissage spécifique et adapté selon les âges .

Lancé en 2001, Flam a provoqué une véritable réaction en chaine dans tout le Royaume-Uni puisqu’il concerne aujourd’hui 1600 enfants.

Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français à l’ambassade, était venu de Londres pour l’occasion.

Un constat d’autant plus louable lorsqu’on sait que fonder une petite école dans un cadre associatif requiert autant d’ardeur et de persévérance que de créer une véritable entreprise. Et pourtant, ce genre d’initiative relève souvent de parents d’élèves qui s’impliquent copieusement pour transmettre notre culture aux futures générations.

Isabelle Hellyard mène cette nouvelle école avec beaucoup de sérieux et j’invite les parents de jeunes enfants situés près de Canterbury à la contacter.

Contact : Petiteecole_canterbury@ymail.com

L’école française de Bristol fête ses 30 ans

Le 26 juin dernier, je me rendais pour la troisième fois cette année à l’école française de Bristol (EFB). J’avais encore une excellente raison de faire le déplacement puisque cette institution célébrait son 30ème anniversaire !

30 ans à déguster offert par le pâtissier français de Bristol

L’EFB constitue une référence, car elle est la première petite école française au Royaume-Uni.

Monique Pellois, la directrice a repris le flambeau au moment où le comité devait impérativement trouver un nouveau toit pour l’école.

Les fondatrices (de gauche à droite) : Françoise Tidball, Annie Burnside et Annie Lewis.

Quel plaisir de pouvoir témoigner de la qualité de l’action déployée par Monique, son équipe, le comité et les parents qui s’investissent à ses cotés.

Sur place, je saluais notre consul général Edouard Braine qui en était à son second déplacement à Bristol en quelques semaines pour marquer le soutien de l’administration à cette école, pleine d’initiatives et de vitalité.

Ce fut, ma foi, un bel anniversaire auxquels participaient quelques élèves de la première heure, restés amis de 30 ans !

Les trois fondatrices nous ont régalé d’anecdotes drôles, heureuses ponctuant cette aventure peu commune de l’EFB sans omettre les moments particulièrement difficiles auxquels elles ont dû faire face.

Monique Pellois n’a pas manqué de souligner que si l’équilibre financier est toujours fragile, l’engagement de chacun permet d’espérer que la flamme qui anime cette école brillera encore dans 30 ans.

Parmi les plus fidèles alliés de l’école de Bristol, on compte notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui a téléphoné, le jour même, à Annie Burnside, consul honoraire de Bristol et co-fondatrice de l’EFB depuis le Sénat où elle était retenue pour adresser ses plus cordiales félicitations.

Vidéo 1 – Annie Lewis revient sur les origines de l’EFB.

Vidéo 2 – Annie Burnside révèle qu’une donatrice de l’EFB était chauffeur du général de Gaulle à Londres, pendant la guerre.

Le site de l’EFB

Lire aussi : “L’école française de Bristol : un petit coin de ciel bleu… blanc, rouge” du 26 février 2010

Programme Flam : les Alouettes prennent leur envol à Colchester

Une petite école française, joliment baptisée les Alouettes, vient de naitre à Colchester dans l’Essex. Une de ces “école du samedi” qui s’intègrent au programme Flam (Français langue maternelle) destiné à sensibiliser les plus jeunes à la langue française, au moins une matinée par semaine, par des enseignants français et diplômés.

On doit cette belle initiative à l’enthousiasme conjugué de quatre jeunes mamans et au leadership de Anne Claydon. Elles avaient organisé, samedi 10 juin, une journée portes ouvertes afin de présenter leur projet aux familles. Ma présence avait pour but de parler du plan Ecole et de signifier aux parents que cette initiative avait le soutien des autorités administratives et politiques françaises. Les discours eurent lieu en anglais pour se faire mieux comprendre des conjoints britanniques, car les familles présentes étaient essentiellement binationales.

Photo souvenir avec Anne Claydon (à gauche) et l’équipe des Alouettes.

En retour, les organisatrices ont recueilli 34 inscriptions pour la rentrée de septembre ! A noter que les enfants seront répartis par classe d’âge : les Moineaux (3-4 ans), les Mésanges (5-6 ans) et les Mouettes (7-11 ans). Une session vaudra £10 par enfant, £8 pour le second inscrit et £6 pour les enfants suivants.

J’ai particulièrement apprécié que les Alouettes veuillent fonctionner en cohésion avec le milieu scolaire britannique, puisqu’une école locale lui offrira des fournitures scolaires, en contrepartie de quelques réalisations d’enfants pour décorer ses salles de français.

Je me suis également réjoui de la présence d’une élue anglaise du borough, d’origine bretonne, venue marquer son soutien à l’école.

Le succès du programme Flam ne se départit pas dans tout le Royaume-Uni : le nombre d’écoles est passé de 12 à 28 ces deux dernières années et concerne près de 1300 enfants qui vivent loin des facilités que peut offrir Londres. Rappelons que Flam constitue l’objectif n°3 du Plan Ecole.

On souhaite des vents favorables à nos Alouettes  !

Contact :  Anne Claydon  –  07547 728 526 –  lesalouettes@ymail.com

Travailler-en-angleterre.com, un site explicite

Je salue l’ouverture d’un nouveau site consacré à ceux qui veulent vivre et travailler en Angleterre. www.travailler-en-angleterre.com fourmille d’informations et de conseils pratiques qui me sont souvent demandés.

Emploi, santé, logement, impôts, banque, transport…le site promet de s’étoffer et s’avère déjà un complément intéressant aux sites officiels pour les candidats à l’expatriation au Royaume-Uni.

Le site est le support du livre «Travailler et vivre en Angleterre» de Loïc Vennin, journaliste à Londres pour l’AFP qui a vécu dans de nombreux pays : Chine, Canada, Allemagne notamment. Il s’est associé dans l’aventure internet avec David Talerman, spécialiste de l’expatriation et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

Nul doute que ce site aidera les Français qui désirent tenter l’aventure. Même si l’information ne peut être exhaustive, la page portail offres d’emploi leur fera assurément gagner du temps.

Il est important de rappeler que la société abritant le site ne garantit pas l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité de l’information fournie.

Fin de la double comparution pour les passeports ?

Dès l’instauration du passeport biométrique, les élus à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) sont montés au créneau pour contester la double comparution imposée aux Français expatriés.

On comprend qu’il soit fastidieux pour nos compatriotes de se rendre deux fois de suite au consulat pour obtenir la délivrance d’un passeport. Pour ceux qui vivent aux quatre coins du Royaume-Uni, ce sont parfois des jours de travail qui s’envolent pendant qu’ils se transportent à Londres.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, a récemment engagé un dialogue avec François Saint-Paul, directeur la DFAE (Direction des Français à l’étranger) sur la simplification d’une procédure qui concerne tout de même 150.000 passeports délivrés dans le monde.

Un courrier de M. Saint-Paul vient de confirmer à notre sénateur qu’un décret sera signé ces prochains jours permettant d’alléger les contraintes de nos expatriés. En effet, les consuls honoraires seront autorisés à remettre le sésame sans nouvelle prise d’empreintes biométriques.

André Ferrand avait levé un autre lièvre auprès du représentant du ministère des Affaires étrangères : l’Imprimerie nationale allèguerait des obstacles techniques pour ne pas fabriquer des passeport «grand voyageur», comprenez avec un nombre de pages supérieur à 30. Certains hommes d’affaires dont le carnet se couvre rapidement de visas verraient d’un bon œil un doublement de la pagination.

En réponse à cette proposition de bon sens, François Saint-Paul a pris l’initiative de saisir la sous-direction ADF pour étudier la question.

Photo Flickr de LLudo’s photostream

Un Bastille Day tout à souhait !

Caroline Sivilia, directrice de London Macadam, organisateur du Bastille Day, avait promis un “Paris à la folie”. Ce jour de fête a commencé avec un soleil de folie qui a inondé le parc de Battersea, où près de dix mille visiteurs ont déambulé entre stands gastronomiques et attractions foraines. Éblouissant également, le numéro des danseuses du Lido. De superbes filles en robe rouge ont emballé toute l’assistance et rappelé que Paris était à l’époque du French Cancan la capitale des arts, des spectacles et de la frivolité.

Valérie Robin, Edouard Braine et Olivier Cadic

Notre consul Edouard Braine était présent, dès l’ouverture, pour couper le ruban marquant le lancement de la 2ème édition du Bastille Day. Avec beaucoup d’humour, il m’a confié que l’an prochain, il délaisserait volontiers le coté officiel et son costume au profit des espadrilles et du canotier pour mieux se fondre dans la foule. Nous avons alors entrepris une escapade culinaire sur le stand de Raymond Blanc, un chef de renommée mondiale. Il est le propriétaire du Manoir aux Quat ‘Saisons à Oxford qui possède deux étoiles au guide Michelin. Sa seule présence illustre une vision généreuse et non-élitiste de son art.

Parfaitement à l’aise entre concours de pétanque, valse musette ou pêche miraculeuse, on pouvait croiser notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne qui a serré bien des mains.

En fin de journée, ce fût un plaisir de saluer Thomas Castaignède sur le stand d’un autre international de rugby, Serge Betsen, représentant sa propre “Academy” qui aide les enfants du Cameroun en utilisant le rugby comme outil d’insertion. Tous deux incarnent l’esprit du rugby français dont on apprécie l’excellence, notamment en comparaison d’un autre sport au ballon plus rond…

Caroline Sivilia était ravie que de nombreux Britanniques soient venus découvrir tout ce qui rend les Français si atypiques. A n’en pas douter, son talent d’organisatrice contribue à cette “french touch” qu’ils apprécient tant.

Crédit photo OC

Disparition du commandant Loustau

On vient de m’apprendre le décès du commandant Henry-Jean Loustau, président de la Fédération nationale des anciens combattants, résidant hors de France et personnalité éminente à l’Assemblée des Français à l’étranger.

J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis et anciens frères d’armes, à ses collègues et à tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer.

Rappelons que Henry-Jean Loustau a été fait Grand Officier de la Légion d’honneur et qu’il est titulaire des décorations suivantes :
. Croix de guerre (1939-1945)
. Croix de guerre TOE
. Croix de la valeur militaire
. Médaille de la Résistance

Le commandant a incarné l’engagement au service de la France et il demeurera pour nous tous un glorieux exemple.

Les obsèques se dérouleront ce vendredi 16 juillet à 15h30, à l’église de Rouffignac Saint-Cernin-de-Reilhac (24580). Une messe aura lieu en septembre aux Invalides, probablement au moment de la tenue de la prochaine session plénière de l’AFE à Paris, afin que ses membres puissent lui rendre hommage.

Erasmus : le Royaume-Uni attire presque autant que l’Espagne !

L’Espagne vient de remporter la coupe du monde, mais les Français, eux, sont les “champions de la mobilité”, claironne Jean Bertsch, directeur de l’agence Europe-Education-Formation qui gère Erasmus en France.

Au vu des derniers résultats publiés (année 2008-2009), les Français ont réussi à détrôner les Allemands sur le terrain de la mobilité étudiante, via le programme Erasmus. Créé en 1987 et immortalisé par le film de Cédric Klapish, l’Auberge espagnole, Erasmus permet d’étudier sur le continent européen, entre trois mois minimum et un an maximum. Ainsi, 28.283 jeunes Français sont dernièrement partis accomplir un cursus ou faire un stage à l’étranger pour une durée moyenne de 7 mois. Cet appel du large représente une hausse de 35% depuis 2003 et de 9% par rapport à l’année précédente !

L’Espagne reste la destination privilégiée de nos étudiants (22,4%), mais elle est talonnée de près par le Royaume-Uni (18,7%), suivie par l’Allemagne (12%). On note un début d’engouement pour la Scandinavie et les pays de l’Est. Conclusion, le soleil et autres charmes méditerranéens ne semblent pas si prépondérants, puisque l’Angleterre attire trois fois plus de jeunes gens que l’Italie (6,7%) !

En conférence de presse, Valérie Pécresse a déclaré que la mobilité internationale des étudiants ne devait “plus être l’exception, mais la règle”, en rappelant son objectif de 20% d’expatriés. Pour l’heure, seuls 5% des étudiants français décident de passer la frontière. La politique menée par la ministre, incluant la reconnaissance mutuelle des diplômes, n’est pas en cause puisque 4000 bourses n’ont pas été utilisées en 2008, sur un total de 27000 bourses mises à disposition…

Photo Flickr de Lounge!’s photostream

Appel du 18 juin : voir ou revoir online les programmes de la Culturethèque et du Ciné Lumière

Si vous n’avez pas eu le loisir d’assister aux évènements programmés par l’Institut français pour célébrer l’Appel du 18 juin, des solutions numériques de rattrapage sont prévues.

A la Culturethèque :

Le film “Libres Français de Londres” en streaming
Vous l’avez manqué sur grand écran ? Voici l’opportunité de voir gratuitement sur le site de la Culturethèque le documentaire de Timothy Miller “Libres Français de Londres”, projeté en avant-première au Royaume-Uni au Ciné Lumière, et qui raconte le quotidien de ces héros ordinaires qui ont décidé de rallier le général de Gaulle dès juin 1940 (Sous-titré en anglais). Voir le film.

Lire aussi :“Libres Français de Londres, un film exceptionnel” du 16 juin 2010

La conférence “Flamme de la Résistance” en video
Rafraichissez vos connaissances sur seconde guerre mondiale en écoutant d’éminents historiens, universitaires et résistants : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Raymond Aubrac et Stéphane Hessel. La conférence s’est tenue à l’Institut français les 16 & 17 Juin. Voir la video.

L’exposition virtuelle sur le thème des Français libres à Londres et de l’Institut français pendant la guerre
Avec l’appel du 18 Juin, le général de Gaulle est entré dans l’Histoire et nous commémorons aujourd’hui ce héros national. L’Institut français a voulu également s’intéresser au quotidien de ces Français Libres qui ont choisi l’exil et le risque par idéal. Visiter l’exposition.

Au Ciné Lumière :

Les prochains épisodes d’Apocalypse du 3 à 15 juillet
“Apocalypse” donne un aperçu exceptionnel de la seconde guerre à travers les récits des témoins oculaires, des soldats sur le champ de bataille aux civils aux prises avec les difficultés du quotidien, une fresque cinématographique précieuse (En anglais). Réserver vos tickets.

Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger?

Il y a 3 mois, j’ai été reçu par la mission d’Evaluation et de Contrôle (MEC) de la commission Finances de l’Assemblée nationale au sujet des enjeux et du bilan de l’enseignement français à l’étranger (Lire : “Mon audition à l’Assemblée nationale sur l’enseignement français à l’étranger” du 24 avril 2010).

Un article du Parisien, daté d’hier, révèle que cette mission va préconiser l’abandon de la mesure de «gratuité» lors de la présentation de son rapport aujourd’hui même auprès de la commission Finances de l’Assemblée nationale («Haro sur la gratuité des lycées français à l’étranger»)

Pour mémoire, lors de la campagne présidentielle de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy s’était engagé à rendre gratuite la scolarité de tous les enfants inscrits dans les écoles françaises de l’étranger pour les classes de lycée.

Suite à son élection, j’avais écrit au Président de la République pour lui demander de reconsidérer cette promesse, car je pressentais tous les effets pervers de cette orientation qui n’avait fait l’objet d’aucune étude préalable (Lettre au Président du 16 juillet 2007).

Mais le Président voulait mettre un point d’honneur à respecter ses engagements et il n’a pas tenu compte des arguments invoqués dans mon courrier. Il a décidé de prendre progressivement en charge les classes de lycée. L’an dernier, un moratoire a été décidé pour ne pas étendre cette mesure au-dessous des classes de lycée.

L’aide de l’Etat à l’enseignement français à l’étranger s’élève à plus de 526.8 millions d’euros pour 2010, répartis ainsi :
– Subvention à l’AEFE : 421,3 millions
– Bourses pour élèves de maternelle, primaire et collège : 64 millions
– Prise en charge pour élèves de lycée : 41.5 millions d’euros (et non 106,5 millions d’euros comme indiqué par Le Parisien qui est la somme correspondant à l’addition des bourses et des Prises en charge).

Pour mémoire, le budget des Bourses est passé de 47M€ (2007) à 59M€ (2009). Celui de la Prise en charge s’élevait à 28.19M€ en 2009.

Si la mesure de Prise en charge était annulée, l’économie ne serait pas de 41,5 millions d’euros. En effet, un certain nombre d’élèves pourrait prétendre à bénéficier d’une bourse. Il faudrait donc prévoir une progression de l’enveloppe des bourses.

Définir un plafonnement de la mesure de prise en charge en fonction des revenus et du niveau des frais de scolarité reviendrait, en fait, à transformer cette prise en charge automatique en une bourse. Compte tenu des difficultés budgétaires auxquelles est confronté notre pays, il me paraît sage d’envisager cette évolution.

Avant de débattre du redéploiement de cette économie, il me paraît important de connaître les recommandations de la MEC sur les orientations de l’enseignement français à l’étranger.

Je souhaite rappeler que seuls 30% des enfants français à l’étranger sont scolarisés dans notre réseau, soit moins d’un sur trois !

Il me faut souligner aussi que nous recensons environ 15% des jeunes français lors des JAPD (Journées d’appel de préparation à la défense) à Londres qui ne parlent pas notre langue, car nous ne disposons d’aucune vision pour garantir l’enseignement de notre langue à nos compatriotes à l’étranger.

Est-ce là le respect du pacte républicain ?

Peut-être allons-nous enfin parler des priorités pour justifier de l’emploi des fonds du contribuable français pour l’enseignement français à l’étranger ?

Se limiter à un débat sur le financement de la prise en charge qui représente moins de 8% du budget me fait craindre une approche politicienne du débat. Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Nous devrions nous préoccuper de définir clairement l’objectif à poursuivre pour l’enseignement français à l’étranger et seulement ensuite déduire les moyens à mettre en œuvre.

Lire aussi : “Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ?” du 14 mars 2010

Lire aussi : “Point de vue sur le budget des Français de l’étranger” du 21 janvier 2010

Photo Flickr de Likabell’s photostream

Joëlle Garriaud-Maylam se mobilise contre la violence conjugale

L’expérience commune des sénateurs des Français de l’étranger est mise à profit dans les débats actuels sur la loi visant à réprimer les violences faites aux femmes.

Plusieurs consulats français, notamment en Afrique du Nord, rapportent que les femmes étrangères sont confrontées au vol de leurs papiers d’identité et titre de séjour par leur propre conjoint, lors d’un voyage dans leur pays d’origine. De ce fait, l’épouse ne peut plus rentrer en France où elle a pourtant le droit de résider. Sur place, elle est souvent privée de ressource, désemparée, quand elle n’est pas séquestrée par sa belle-famille. Le mari peut alors engager une procédure de répudiation ou de divorce devant une juridiction locale, évidemment moins protectrice des droits des femmes que les tribunaux français.

Joëlle Garriaud-Maylam a déposé un amendement visant à permettre aux autorités consulaires françaises de délivrer un visa de retour à ces femmes étrangères. Notre sénatrice estime que le vol de documents par le conjoint est assimilable à une forme de violence conjugale. Cet amendement a été adopté à l’unanimité.

Par ailleurs, la sénatrice a veillé que les dispositions prévues par la proposition de loi soient pleinement applicables aux Françaises résidant à l’étranger, y compris lorsqu’elles sont binationales. Laisser à certaines juridictions étrangères le soin de gérer les violences faites aux femmes « pourrait parfois relever de la non-assistance à personne en danger,» estime-t-elle.

Ainsi, une Française vivant à l’étranger doit pouvoir revenir immédiatement en France pour fuir des violences domestiques. Il est donc indispensable que cette victime puisse avoir accès au juge aux Affaires familiales pour obtenir une ordonnance de protection (pour sécuriser la situation de la victime avant l’intervention du juge pénal) et les aides qui en découlent : par exemple, la proposition de loi tend à réserver, dans chaque département, des logements sociaux pour les victimes de violences conjugales.

Si les interventions de Joëlle Garriaud-Maylam ont été des plus constructives, elle regrettera néanmoins que la future loi ne prenne pas en compte la violence que constitue la séparation durable entre les enfants et l’un de leur parent. Certes, le juge des Enfants ou le juge des Affaires familiales pourra interdire la sortie d’un enfant du territoire en cas de risque d’enlèvement. Cette disposition constitue un progrès, mais ne résout pas les cas de plus en plus épineux et de plus en plus nombreux engendrés par les séparations de couples de nationalité différentes.

Je rappellerai que dans notre pays une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups, que 75 000 femmes sont violées chaque année et que les mariages forcés concernent près de 8 000 adolescentes.

Joëlle Garriaud-Maylam a toujours été pugnace et décisive dans le combat pour le respect et l’égalité entre les sexes. On se souvient qu’en mars 2005 elle avait présenté un amendement, voté à l’unanimité au Sénat, afin de lutter contre les mariages forcés. L’âge minimum légal du mariage des filles en France a été porté de 15 à 18 ans. A l’époque, on estimait à 70.000 le nombre d’adolescentes victimes d’unions imposées en France.

Photo Flickr de European Parliament’s photostream

Une frégate de la Marine nationale accueille la JAPD à Londres !

Tous sur le pont de la frégate

Il faisait frisquet ce samedi matin 19 juin devant Tower Bridge lorsque j’ai accueilli une cinquantaine de jeunes gens, convoqués à leur Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD). Cette obligation légale a été instituée en 1998 en remplacement du service national et concerne tous les Français, filles et garçons, de 16 à 18 ans. La JAPD donne lieu à un certificat qui est notamment indispensable pour participer aux épreuves du baccalauréat.

A 8h30, nous sommes réchauffés à bord de la frégate Latouche-Treville, amarrée sur la Tamise (devant l’embarcadère du HMS Belfast), où nous avons été accueillis par le maitre des lieux, Denis Bertrand, capitaine de vaisseau.

L’objectif principal a été de sensibiliser les participants aux questions de Défense et de présenter les opportunités de carrière dans l’armée, tout en leur rappelant leur devoir de mémoire et les principes de citoyenneté.

Ces rencontres me donnent donc l’occasion présenter à ces Jeunes le rôle de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) et de leur expliquer que nous attendons de notre armée qu’elle protège notre république, fondée sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

A chaque session, je constate que près de 15% de ces citoyens français ne parlent pas notre langue ! Voilà qui me conforte dans ma démarche visant à soutenir le développement de toutes les initiatives en faveur de l’enseignement du français pour les binationaux.

La frégate Latouche-Treville sur la Tamise

D’habitude, la JAPD se déroule au cinéma de l’Institut et accueille 250 jeunes par session. Afin deprofiter de ce site inhabituel, la journée s’est évidemment conclue par la visite complète de cette frégate anti-sous-marine, basée à Brest.

En parcourant les coursives, me revenait le souvenir de mon grand-père, militaire de carrière  dans la marine. Il y a tout juste 70 ans, son navire escortait l’or de la Banque de France pour le mettre en sécurité à Halifax.

Cette JAPD sur un bâtiment de notre Marine nationale restera pour moi une bien belle manière de saluer sa mémoire, ainsi que celle de tous ceux qui ont combattu comme lui au service de la France.

Crédit photo OC

Haïti, année zéro

J’ai reçu un nouveau message de Jacques Marie, conseiller pour les Caraïbes, qui réagissait à l’email de notre collègue au Canada nous avertissant d’un bref tremblement de terre ressenti hier à Ottawa.

Je vous incite à lire ces quelques mots doux-amers sur l’état de l’ile quelques mois après le désastre humanitaire. La situation est stable, mais l’équilibre est précaire tant ce pays est fragilisé à l’extrême. Le moindre orage abat les ruines branlantes et bouche les égouts. L’espoir fait vivre, ici plus qu’ailleurs. Alors, les enfants chahutent et rient en allant à l’école sous une tente. A l’image de ces camelots ambulants, chacun essaie de retrouver une place, un rôle, au jour le jour.

Stupeur et tremblement dans ton vieux continent heureusement plus stable semble t-il que la microplaque sur laquelle je me trouve et qui semble ne plus bouger beaucoup ce qui n’est pas sans être inquiétant : en effet, une petite secousse de l’ampleur de celle que vous venez de connaitre à Ottawa de 5.5 serait suffisante pour causer des dégâts considérables dans le pays qui souffre, ces jours-ci, de pluies et je doute que la maison où je me tiens actuellement résistera à une nouvelle secousse, même d’une ampleur plus supportable pour des pays organisés.

On peut de notre coté consulter en temps direct les enregistrements du sismographe dont fut doté le lycée français Alexandre Dumas il y a quelques années, grâce en partie à une réserve parlementaire (http://www.lycee-a-dumas-pap-aefe.org) ; ce séismographe a bien entendu enregistré pleinement les secousses de janvier en Haïti et nombreux d’entre-nous le consultent en temps direct et reçoivent les nouvelles de l’USGS qui montre quand même une recrudescence depuis janvier de tremblements de terre aux confins des limites de toutes les plaques de subduction.

Merci d’avoir pensé à nous et je profite de ce rappel à des évènements cruels pour vous dire que la situation ici semble piétiner : les pluies régulières et les premières dépressions tropicales accompagnées de vents rendent la situation des déplacés, dans les abris de fortune qui ont fleuri sur toutes les places et endroits un tant soit peu libres de la capitale et de ses banlieues, de plus en plus précaire. Les maisons continuent à être démolies ou tomber toutes seules envahissant les quelques routes qui restent encore carrossables de gravats qui ne peuvent être évacués à la même vitesse que les démolitions. Derrière les ruines et les premières démolitions, apparaissent d’autres et d’autres ruines nous rappelant à chaque instant l’ampleur des dégâts. Du coup, tous les égouts sont bouchés et la moindre pluie transforme en torrents les rues dévalant des hauteurs.

La vie a repris son cours sur les gravats sur lesquels prospère les maigres étals des vendeurs de tout, qq bananes – corossols, mangues légumes côtoient des pièces détachées de toute sorte, des médicaments ou placébos issus de laboratoires parallèles internationaux, des petits sachets de plastique d’eau rafraichis dans des seaux avec un peu de glace. Le tout devant un ballet de grosses voitures CD et plaques ONG internationales souvent beaucoup trop grosses pour les routes locales transportant consultants internationaux fort de leur inexpérience et des ONG dont les frais généraux font un bond en avant. Le tout bien entendu sous l’oeil vigilant des troupes de la Minustha armées comme si c’était l’Afghanistan, posant un œil inquisiteur sur tout ce qui bouge, prêt à on ne sait pas trop bien à quoi… ? Pour dire que l’argent n’arrive pas à la base, sauf par des emplois qui permettent à des petites gens d’avoir un salaire. Entre temps, Business Is Business et le défilé des entrepreneurs de tous poils, origine est impressionnant saturant l’aéroport qui n’en peut plus. Beaucoup de discussions à tous les niveaux pour tenter s’extirper d’un labyrinthe qui n’a peut- être pas de sortie.

Et au milieu de tout cela une lueur d’espoir – une grande bouffée d’oxygène – les petits écoliers et petites écolières dans des uniformes de leur école, impeccables, repassés, socquettes blanches, cheveux au “carreau” nattés qui rient qui pleurent qui revivent un semblant de vie d’enfant se rendent à leur école qui ont repris dans des tentes ou des espaces de fortune avec des professeurs souvent mal payés. On supporte ainsi les embouteillages que causent les sorties ou entrées de ces mini-écoles mini-lycées presque avec joie de voir en cette jeunesse toute neuve qui regagne une certaine insouciance, un futur que tous espère meilleur.

Dans quelques jours je vous avertirais et posterais sur mon site des photos et un rapport de l’aide que nous essayons d’apporter à quelques projets.

Amicalement – Jacques Marie

Photo Flickr de insidedisaster et de bbcworldservice

Samedi 10 juillet, tous au bal populaire de la Fédération des associations !

Quel plaisir, cette année encore, de pouvoir nous retrouver dans la cour du Lycée Charles de Gaulle pour célébrer la fête nationale.

Ce grand bal populaire est organisé par la Fédération des associations françaises en Grande Bretagne (FAFGB) et les bénéfices seront consacrés cette année à soutenir l’action du centre Charles Péguy.

Une belle occasion de saluer Carole Rogers, nouvelle présidente de la Fédération qui fait preuve d’une grande abnégation au service des 70 associations membres de son organisation, créée en 1942. Cela permettra aussi d’encourager et de remercier tous les bénévoles du comité d’organisation qui mettent un cœur énorme pour préparer cette manifestation.

L’événement se tiendra sous le haut patronage de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France.

Vous êtes tous invités à participer et réserver votre place directement sur le site de la FAFGB.

Ci-joint l’affiche du bal du samedi 10 juillet 2010

Photo Flickr de aarrkk’s photostream

Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique

Pour la première fois, un président de la République française s’est rendu sur le sol britannique pour commémorer l’Appel du général de Gaulle. Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Londres, le 18 juin dernier, accompagné des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et de nombreux membres du gouvernement.

Après une visite au siège de la BBC, qui a conservé le micro utilisé par le Général, un dépôt de gerbe en hommage au Roi Georges VI et à la Reine Elizabeth, puis un instant de recueillement devant la statue du Général érigée devant son QG londonien de Carlton Gardens, Nicolas Sarkozy s’est rendu au Chelsea Hospital pour retrouver David Cameron.

Au Chelsea Hospital, une institution analogue à celle de nos Invalides, le président a prononcé un discours magnifique face à des dizaines de vétérans français et britanniques, ces “soldats improvisés”, qu’il allait honorer dans son allocution.

D’emblée, le chef de l’Etat a adressé “le salut fraternel et la reconnaissance éternelle du peuple français.” En effet, en reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d’agir au nom de la France, l’Angleterre a “rendu à la France le plus bel hommage” et elle permit aussi que “la résistance française pût tout simplement exister.”

Glorifiant plus avant les Britanniques, le président a estimé que l’Appel du 18 juin n’aurait pu être lancé nulle part ailleurs qu’en Angleterre, “au sein du seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses forces au nazisme.”

Du côté français, l’Appel allait offrir “un repère, un point de ralliement”, et donner à ces clochards épiques, comme disait Malraux, “cette force spirituelle plus grande que la force matérielle qui leur manquait.”

Le Premier ministre David Cameron et Nicolas Sarkozy ont parfaitement réussi à signifier que l’unité de leurs deux nations a toujours été “la condition de leur survie.” Ils ont quitté les lieux dans une émotion contenue pour un déjeuner privé, non sans avoir salué, devant les caméras, notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et de nombreux représentants des communautés françaises et britanniques. Une bien belle journée qui marque le quatrième anniversaire de mon mandat à votre service.

Vidéo du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

Texte du discours de Nicolas Sarkozy du 18 juin 2010 au  Chelsea Hospital

Un “Bastille Day” qui promet !

Pour la deuxième année, London Macadam vous invite à célébrer la prise de la Bastille sur les bords de la Tamise, à Battersea Park. Le magazine veut rameuter le plus de Français possible, mais aussi des francophiles et de fêtards de tous horizons, en annoncant un spécial “Paris à la folie!”, en association avec Le Lido qui fête son centenaire.

Un événement 100% tradition avec bal musette, pétanque, cours de cuisine pour les enfants, produits du terroir et surtout de quoi arroser dignement notre fête nationale… en ce 11 juillet.

Vous pouvez déjà vous inscrire à ce dimanche de réjouissances, au cours duquel de nombreux lots seront à gagner, tels que des week-ends Relais&Chateaux, des diners gastronomiques, des entrées au Moulin Rouge ou du champagne. Forcément…

Ci-joint le poster Bastille Day 2010 avec le programme détaillé.

Infos et réservations : www.bastilledaylondon.com

“Libres Français de Londres”, un film exceptionnel”

Le 17 juin 1940, leur vie bascule. Ils viennent d’entendre cette phrase fatidique à la radio : “C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui : il faut cesser le combat.” Insupportable. Insupportable oui, mais pas désespérant. Dès lors, certains Français, qu’ils soient militaires, intellectuels, scientifiques ou étudiants n’ont plus qu’une seule idée en tête : comment rallier l’Angleterre ?

C’est leur histoire que relate le documentaire “Libres Français de Londres”, réalisé par Timothy Miller et produit par Fabienne Servan Schreiber que j’ai eu l’honneur de voir à l’Institut Français, ce mardi 15 au soir, invité par sa directrice Laurence Auer, en présence de Maurice Gourdault-Montagne, l’ambassadeur de France, de Edouard Braine, le consul général de France et de nombreux représentants de la communauté française à Londres.

Basé sur un travail d’archives colossal, le film de Timothy Miller mérite un écho particulier au milieu de tous les événements  commémorant le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin. En effet, ces Français libres de la première heure partagent leurs souvenirs avec humilité et esprit et racontent que, désargentés, leur repas ou leurs bières étaient toujours offerts par des anonymes Britanniques.

Angoisse, privation, humiliation, tout s’est effacé, le jour du défilé du 14 juillet 1941 lorsque les Britanniques ont fait flotter le drapeau français sur Westminster.

“Nous sommes tissés de l’étoffe dont sont faits nos rêves”, écrivait Shakespeare. Avec des bouts de ficelle, Britanniques et Français ont tissé le plus beau des patchwork au nom de la Liberté.

Je vous encourage à venir, à l’Institut, pour suivre le programme consacré à ces héros qui ont ajouté le prix de l’exil, loin de leur patrie et de leurs proches, au risque de perdre leur vie en luttant aux côtés des Alliés.

Des conférences sont organisées avec la participation de Français libres : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac.

Programme des conférences sur De Gaulle et la Résistance à l’Institut Français

Présentation du film “Libres Français de Londres” sur le site de l’Institut Français

Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG

Le 18 juin 1940, c’est la date du renouveau de notre patrie, c’est le premier jour de la refondation de la France par la grâce d’un homme qui a su désobéir pour sauver l’honneur de notre pays“.

Il n’est pas commun d’entendre un éloge de la désobéissance dans le hall d’un Lycée, à fortiori de la part un haut fonctionnaire : Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur de France. Mais il s’agit du lycée Charles de Gaulle à Londres ! Unique, il le sera davantage par l’exposition permanente d’objets et de documents évoquant la Résistance en son sein.

Pour lancer les célébrations du 70ème anniversaire de l’appel du Général, l’établissement inaugurait, ce 11 juin, deux vitrines de souvenirs, ainsi que deux bornes interactives pour  retracer la vie du Général en attendant de nouveaux contenus, car “le souvenir c’est vivant, c’est un patrimoine de l’âme et de l’esprit”, ponctue l’ambassadeur.

Son discours a été prolongé par quelques mots de Roger Nordmann, résistant de la première heure, venu poursuivre le combat à Londres avant même de savoir qu’il existait un général français sur place ! Après deux ans de combat au milieu du désert, il débarquera le 16 aout 44 en Provence, avec la 1ère Division française libre.

Pour conclure, la chorale du lycée français a soulevé l’émotion générale en entonnant la Marseillaise, puis le Chant des partisans.

Je tiens à rendre hommage aux représentants des associations d’anciens combattants et, en particulier, à Brigitte Williams, qui représente la fondation de la France Libre à Londres, pour leur travail de constitution des vitrines.

Depuis des années, à la faveur de nos réunions annuelles consacrées aux anciens combattants autour du consul, nous réitérions inlassablement notre vœu de création de vitrines du souvenir au pied du buste du général de Gaulle dans l’entrée du lycée.

Début janvier 2009, Brigitte Williams m’annonçait que, soutenu par notre ambassadeur, le proviseur Bernard Vasseur donnait son accord pour mettre en œuvre cette idée.

Pour tous ceux qui ont désiré et concrétisé ce travail de mémoire, l’émotion partagée par les Jeunes et les Anciens ce vendredi 11 juin 2010 a constitué une belle récompense.

Nombre d’entre-eux seront présents le 18 juin prochain pour accueillir Nicolas Sarkozy à Londres. Le président ne manquera pas d’exprimer toute notre reconnaissance envers les Britanniques et de saluer l’amitié de nos deux nations scellée par l’épreuve commune.

Photo et video : OC

De Gaulle, Londres et la Résistance à l’honneur à l’Institut Français

L’Institut Français commémore l’appel du 18 juin en accueillant deux événements d’importance réunissant un parterre de brillants spécialistes et de témoins majeurs.

Mercredi 16 juin 2010 / 19h00 – 21h30

Table ronde “De Gaulle et la France libre à Londres”

Biographie des intervenants

Jeudi 17 juin 2010 / 10h-18h

Conférence « La flamme de la résistance »

Trois thèmes : Organisation de la Résistance en France, Coopération et conflits, Diversité dans la Résistance.

Programme détaillé et liste des intervenants

19h : projection du film « L’Armée des Ombres »

Lieu : Institut Français 17 Queensberry Place, London (Metro: South Kensington).

Inscription auprès de : nicole.bea@diplomatie.gouv.fr

Accès au programme complet

Crédit Photo : Office of War Information