Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

Comment aider au foisonnement des Bleuets de France au Royaume-Uni ?

Ceux qui vivent au Royaume-Uni savent que le 11 novembre n’est pas un jour ordinaire. Chacun veut témoigner ostensiblement de son civisme et de sa solidarité : à chaque Anglais, son Poppy. Et à chaque Français ? Son Bleuet, évidemment !

Une gageure qui prend tournure. Il ne s’agit pas d’imiter une pratique fort populaire outre-Manche, mais plutôt de raviver notre propre tradition du Bleuet, en référence à la couleur des uniformes des Poilus, née en 1934 et dont l’engouement s’est progressivement estompé.

Il fut un temps où le général de Gaulle arborait un signe bleu sur sa veste.  En 2011, le colonel Laurent Kolodziej a rallumé le flambeau à Londres. Il affirmait justement que « Bleuet et Poppy ont la même origine, véhiculent les mêmes valeurs de solidarité et de souvenir et les réunir aurait donc beaucoup de sens ». (lire : « La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière » du 15 novembre 2011)

Colonel Alain Bayle, attaché de Défense adjoint Terre près de l’ambassade de France, en charge de l’opération Bleuet

Pour sa première année de lancement, Londres a récolté 1651€. Un résultat qui « ferait rougir quelques grandes agglomérations françaises », écrivait le magazine du Bleuet de France. L’opération se fit dans l’urgence et le regret de n’avoir pu multiplier les points de distribution (lire : « Bilan de la première campagne du Bleuet à Londres » du 06 décembre 2011).

Justement, pour la campagne 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre.

Si vous souhaitez créer un point de diffusion du Bleuet au Royaume-Uni, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Concrètement, quel objectif est-il souhaitable pour 2012 ? Le Bleuet de France a recueilli 1.070.000 euros en France. Si on considère que 0,5% des Français vivent au Royaume-Uni, il faudrait donc que nous nous mobilisions pour atteindre 5.350€  pour faire aussi bien que les Français de l’Hexagone, soit trois fois mieux qu’en 2011.

Cette année, nous travaillerons sous la responsabilité du colonel Alain Bayle, responsable au sein de la mission Défense du volet « Devoir de Mémoire », en relation avec l’Office national des anciens combattants à Paris. Il succède au  colonel Kolodziej reparti en France en août dernier.

On se souvient que le colonel Alain Bayle a été élevé au rang d’officier de l’Ordre national du mérite, l’an dernier, par Bernard Emié, notre ambassadeur, grand facilitateur et promoteur du Bleuet, lui aussi (Texte de l’intervention de Bernard Emié, lors de la remise).

A l’occasion du 11 novembre 2012 et des semaines précédentes, j’appelle la communauté française à poursuivre la dynamique du « Bleuet de France » pour faire écho à la spectaculaire campagne du Poppy.

La liste des points de diffusion sera publiée sur ce blog et transmise dans ma prochaine lettre d’information, début novembre. Pour recevoir un courriel de la liste des points de diffusion dès publication, veuillez vous enregistrer en suivant ce lien.

Nous comptons sur vous tous !

 Le site du Bleuet de France

Hommage aux aviateurs de la RAF à York

Tous les deux ans, une commémoration se déroule au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, en souvenir de tous les défenseurs du monde libre qui ont servi pendant de la Seconde guerre, comme en temps de paix.

Cette année 2012 consacre un événement particulier : il y a exactement 70 ans le fameux « 77 squadron RAF Bomber command » prenait ses quartiers à Elvington.

La postérité retiendra que 450 aviateurs du « 77 squadron » perdirent la vie en tout juste 18 mois de combat. Toute l’assistance fit écho au vœu du lieutenant W. Foote qui écrivit ces mots poignants : « A chaque crépuscule, à chaque aube, nous nous souviendrons d’eux ». Ce héros de la RAF accomplit personnellement 37 missions au sein de cette prestigieuse escadrille.

(de g. à d.) Olivier Renard, Olivier Cadic, Colonel Nicolas Chambaz, Jean Jammes, Bernard Masson au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, le 09.09.2012

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie en compagnie de Bernard Masson, président de l’Ordre national du mérite, Olivier Renard, président du Souvenir français en Grande-Bretagne et du colonel Nicolas Chambaz, attaché pour l’armée de l’air à l’ambassade de France et de Jean James.

A la fin de l’office, juste après le God save the Queen, nous avons partagé un rare moment d’émotion lorsque le public britannique a entonné à nos côtés les trois premiers couplets de la Marseillaise. Un hommage du coeur aux Français qui ont rejoint la Royal Air Force au sein de deux groupes de bombardement : le « 346 Guyenne Squadron » et le « 347 Tunisie Squadron. » Au total, 216 membres d’équipage ont fait le sacrifice de leur vie en combattant pour libérer la France et l’Europe occupée, en s’envolant depuis cette base aérienne.

Si vos pas vous conduisent un jour jusqu’à York, je vous invite à visiter la superbe cathédrale, puis à vous arrêter un instant devant le mémorial qui y est érigé en l’honneur de ces aviateurs français depuis le 20 octobre 2011.

Appel du 18 juin 1940 : une commémoration en l’honneur des combattants de Bir Hakeim

Devant la statue du général Charles de Gaulle, à Carlton Gardens, je crois et j’espère que mes compatriotes vivant au Royaume-Uni se sentiront toujours, génération après génération, les dépositaires légitimes et vigilants de l’esprit de résistance du peuple français et de son amour pour la liberté. « C’est parce qu’ils se sont battus hier que nous sommes libres aujourd’hui », a martelé Bernard Emié, notre ambassadeur de France.

Les cérémonies de l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le général se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année fut marquée par la célébration du 70ème anniversaire de la bataille de Bir Hakeim.

Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France libre, a consacré à ce grand fait d’armes une vitrine de souvenirs dans le hall du lycée Charles de Gaulle, où la cérémonie s’est poursuivie après le dépôt de gerbe et les remises de décorations à Carlton Gardens. De plus, avec le concours de notre consul général Edouard Braine, Brigitte a organisé la diffusion à l’Institut français d’un documentaire sur Bir Hakeim, illustré de témoignages d’anciens combattants, dont la résistance héroïque au milieu du désert de Libye stupéfia Rommel et tout l’état-major de Berlin.

Pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin 1942, les volontaires des Forces françaises libres, sous les ordres du général Koenig, ont farouchement défendu une forteresse perdue dans les sables, contre les assauts furieux et répétés des troupes allemandes et italiennes. Pilonnés par l’artillerie, bombardés par des vagues de Stukas allemands, les soldats français demeureront indomptables et ils trouveront chaque fois les ressources pour repousser les attaques de la 21e Panzerdivision.

« L’adversaire se terrait dans ses trous individuels, et restait invisible. Il me fallait Bir Hakeim, le sort de mon armée en dépendait », écrira Rommel.

Ces quinze jours ont fait basculer le sort de la guerre en Afrique du Nord, puisque la résistance de Bir Hakeim a permis à la 8ème armée britannique accablée par l’ennemi de se replier, puis de se fortifier à El Alamein, à proximité d’Alexandrie. Cette nouvelle ligne de défense bloquera définitivement la progression l’Afrika Korps dans sa marche vers Le Caire et le canal de Suez.

Une fois les Britanniques en lieu sûr à El Alamein, le général Koenig entreprit le repli de ses combattants qui durent forcer de nuit leur encerclement. Sorti d’affaire, il reçut de Londres ce compliment du général de Gaulle : « Sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde, et que vous êtes son orgueil ».

Vibrant témoignage de bravoure patriotique, la vitrine dédiée à Bir Hakeim est à sa juste place au cœur du lycée français, parce que « c’est le devoir de notre école que d’éveiller, éclairer et rendre vivante notre Histoire » a parfaitement justifié Bernard Emié.

Voir le Diaporama de l’Ambassade de France

De g. à d. : Henri Schricke, contre-amiral ; Edouard Braine, consul général, Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni ; Axelle Lemaire, députée des Français de l'étranger d'Europe du Nord ; Olivier Cadic. - En arrière-plan, à droite : Alain Sibiril, consul honoraire à Plymouth, Brigitte Williams, Pdte de la Fondation de la France Libre ; Carole Rogers, Pdte Fédération des Associations Françaises de GB ; Edouard de Guitaut, Pdt de l’Association officiers et sous-officiers de réserve de GB ; Bernard Masson, Pdt de l’association de l’Ordre national du Mérite ; Olivier Renard, Pdt du Souvenir français en GB. (copyright Ambassade de France - Service de presse)

Commémorations de l’Appel du 18 juin 1940

J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer aux cérémonies du 18 juin qui auront lieu successivement le lundi 18 juin 2012 devant la statue du général de Gaulle à Carlton Gardens, puis dans le hall du lycée Charles de Gaulle à South Kensington

Carlton Gardens : 10h00 – 11h00

 

 

 

 

 

 

 

 

Lycée Charles de Gaulle : 12h30 – 13h15

 

 

 

 

 

J’en profite pour adresser toutes mes félicitations à Charles-Edouard de Coriolis, attaché de Défense auprès de l’ambassadeur de France à Londres, pour sa promotion au rang de vice-amiral d’escadre, décidée ce matin même, en Conseil des ministres. Cette distinction fait suite à sa nomination, en mars dernier, au titre de commandant des forces sous-marines et de la force océanique stratégique.

Vice-amiral depuis le 1er novembre 2011, Charles-Edouard de Coriolis a été précédemment adjoint au chef de l’état-major particulier du Président de la République (2006 à 2009), puis attaché de Défense près l’ambassade de France à Londres (2009 – 2012). Il est marié et père de six enfants.

Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver « Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations », a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait « mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français. » Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut « célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan », insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : « La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements » du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org

Un timbre pour les Français de l’étranger

Voilà une idée qui ne manque pas de cachet. Editer un timbre, ou une série de timbres, pour honorer la présence française à l’étranger, propose Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France.

L’annonce faite, le mois dernier, par notre d’Etat aux Français de l’étranger, Edouard Courtial, de vouloir consacrer 2014 «année des Français de l’étranger», semble propice pour relancer cette idée de timbre qui trotte dans la tête de notre sénatrice depuis une dizaine d’années. Mais il ne faut plus tarder puisque les timbres commémoratifs se préparent deux ans à l’avance.

La présidente de La Poste s’est d’ores et déjà montrée très intéressée par la création d’une série philatélique sur la présence française à l’étranger, il reste donc à obtenir l’accord du ministre de tutelle de La Poste, Eric Besson. Notre sénatrice lui a soumis un projet « célébrant nos réussites en matière d’enseignement, de coopération, de protection sociale ou d’innovations institutionnelles (notre AFE par exemple !), et qui viendrait opportunément compléter les manifestations et commémorations qu’il nous restera à imaginer, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, pour célébrer 2014. »

Déjà, Joëlle Garriaud-Maylam imagine déjà le traditionnel « premier jour d’émission » avec cachet spécial, qui pourrait s’organiser dans un bureau postal temporaire au Quai d’Orsay où afflueraient les philatélistes.

Ceux-ci seraient les premiers prescripteurs de cette œuvre pédagogique qui exprimerait « l’importance diplomatique, économique et sociale de notre vaste réseau de plus de deux millions et demi de nos compatriotes établis hors de France », résume la sénatrice.

Le blog de Joëlle Garriaud-Maylam

Photo Flickr de bzhmatth

Hommage à Jacques Iselin, ancien professeur d’art au lycée Charles de Gaulle

Ils seraient fort étonnés les élèves du lycée Charles de Gaulle si on leur disait que Jacques Iselin a traversé bien souvent la grande salle qui porte désormais son nom. Rien à voir avec un général d’Empire, un parlementaire de la IIIème République ou autre vieille baderne qui peuplent nos dictionnaires. Non, juste un ancien prof d’arts plastiques du lycée, de 1956 à 1997. Un prof que ses élèves adoraient. Si cela ne tenait qu’à Jacques Iselin, il se satisferait amplement de cette image posthume.

Jacques Iselin (1933-2003)

Nous ajouterons qu’il était un grand artiste.

Enseigner ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux. Cette formule de Montaigne illustre au mieux la démarche de Jacques. Combien sont-ils les élèves dont il a révélé la sensibilité intérieure, développé le sens du beau et, parfois même, fait éclore une vocation?

Son immense culture ne présentait pour lui de sens que si elle pouvait aider autrui, en commençant par se mettant à la portée de chacun. Pourtant, il se gardait bien d’être professoral. Il suffisait de lui demander ce que représentait telle ou telle peinture pour qu’il vous réponde, un sourire en coin : « Mais, tu y vois ce que tu  veux… ». Le théâtre étant son péché mignon, il adorait produire ces petits effets, à contre-emploi de la posture traditionnelle du prof.

Si pendant quarante ans il a enseigné avec passion, sa nature réservée, parfois secrète, reprenait le dessus dans son atelier de Fulham, où il réalisé avec intensité une oeuvre picturale abondante, dont nous pourrons voir une partie à Hastings, dès le 29 février prochain. L’anecdote est plaisante : la galerie d’art a prié Hélène, femme de Jacques, de donner un titre pour chaque pièce exposée, un détail dont ne s’était pas encombré son peintre de mari.

Dans cette tâche délicate, elle a pu compter sur l’assistance précieuse et réconfortante de Jean-Luc Muller, l’ami musicien de Jacques, le complice de quinze années de conversations tous azimuts et de créations théâtrales. « Nous avons, ensemble, essayé de ne pas trahir  le message que Jacques voulait transmettre lorsqu’il nous a fallu traduire par des mots les images, les sentiments et l’esprit de ses oeuvres », explique Hélène. « Y sommes-nous arrivés?… Avons-nous réussi ?… Seul Jacques pourrait l’affirmer ou l’infirmer », sourit-elle.

Un jour glacial de janvier 2003, devant la dernière demeure de son ami, le musicien Jean-Luc Muller s’était déjà chargé de trouver les mots qui convenaient. Et il les a prononcés ces mots, si justes et denses qu’ils ont résonné au coeur de tous comme la complainte d’un violoncelle :

« … Je vois ce regard, cet oeil qui écoute et l’autre qui pense.. Je vois cette barbe de patriarque respecté.
Jacques était un créateur, un concepteur d’idées, un artiste authentique chez qui, d’ailleurs, je trouvais un petit côté visionnaire.
C’était un plaisir de le voir en action… tour à tour conteur, historien ou homme de terrain et bien sûr, prof d’art hors pair.
Altruiste, il insufflait cette énergie qu’il  aimait appeler la “charge émotionnelle”, une espèce d’énergie ravageuse  dont on ne sortait pas indemne.
Je garde de Jacques une image, celle d’une palette de couleurs vives, comme ses peintures. »

La biographie de Jacques Henri Iselin (fichier pdf)

Exposition Jacques Iselin, du 29 février au 14 mars 2012
Hastings Arts Forum, 36 Marina, Saint Leonards on Sea, Sussex, TN 38-OBU.
e-mail:info@hastingsforum.co.uk
www.hastingsartsforum.co.uk

Bilan de la première campagne du Bleuet à Londres

Mission accomplie pour le colonel Laurent Kolodziej ! Le Poppy n’a plus le monopole du coeur à Londres. Le colonel restera celui qui a conduit la première opération en faveur du Bleuet de France, récoltant au passage la somme rondelette de 1651,08€ pour l’association du même nom.

Alexandre Fons, chargé de mission du Bleuet de France, a félicité le colonel d’avoir créé une nouvelle dynamique outre-Manche, en précisant que peu de grandes villes françaises avaient recueilli plus de dons que Londres, le 11 novembre dernier.

Le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, arborant son Bleuet lors des cérémonies du 11 novembre à Londres

J’avais reçu de nombreux emails me demandant où trouver ces Bleuets suite à ma dernière lettre d’information. Je suis heureux de constater qu’une fois encore notre communauté sait se montrer solidaire. Travaillant dans l’urgence, le colonel et moi-même avons regretté de ne pas avoir pu multiplier les points de distribution.

L’an prochain, la section britannique de l’UFE, Union des Français de l’étranger, que je préside, délèguera un volontaire pour assister le successeur du colonel dans cette démarche, au service du devoir de mémoire.

Pour mieux faire la prochaine fois, je proposerai à notre communauté de se distinguer par sa générosité vis-à-vis de nos anciens combattants.

Joli coup d’essai, mon colonel !

Lire : « La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière » du 15 novembre 2011
Lire : « Le 11 novembre sera célébré le 12 et sous le signe du Bleuet ! » du 29 octobre 2011

La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière

Bleuet et Poppy sont deux fleurs qui vont très bien ensemble, au revers d’un col, un jour d’Armistice.

J’ai partagé cette pensée patriotique avec le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, organisateur talentueux des cérémonies qui a pris l’initiative de réhabiliter le Bleuet de France, dont le port a été autorisé sur l’uniforme pour la circonstance, après l’appui officiel de l’ambassadeur Bernard Emié, tout aussi ravi du succès de l’opération ce samedi 12 novembre. (lire : « Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ? » du 24 septembre 2011).

L’ambassadeur Bernard Emié rappelle le parcours du colonel Alain Bayle, avant de lui remettre les insignes d’Officier de l'Ordre national du Mérite

Justement, notre ambassadeur aura été bien inspiré de choisir un samedi pour célébrer l’Armistice puisque les Français de Londres étaient manifestement venus plus nombreux qu’à l’habitude et bien souvent accompagnés d’enfants, impressionnés par la solennité des événements qui se déroulaient autour de la statue du maréchal Foch, là même où le général de Gaulle avait déposé une gerbe le 11 novembre 1940.

Bernard Emié a ensuite procédé aux remises de décoration. Le capitaine de frégate Jérôme Grivelet était fait Chevalier de la Légion d’Honneur, tandis que le colonel Alain Bayle était élevé au rang d’Officier de l’Ordre National du Mérite.

Cette première partie de cérémonie se termina aux accents d’une belle Marseillaise enlevée par chorale du lycée Charles de Gaulle et reprise en chœur par l’assistance.

Le temps de saluer à peu près tout le monde et je rejoignais le cortège pour accompagner le consul général, nos autorités militaires et nos associations aux cérémonies du cimetière militaire de Brookwood, dans le Surrey.

Cette année, le temps était inhabituellement clément sur le plus grand cimetière d’Europe. Tout à côté du cimetière militaire américain, se trouve le monument à la mémoire de nos soldats français étendus alentour pour l’éternité. J’ai retrouvé la même émotion en remontant d’un pas lourd la grande allée du cimetière, partageant un silence recueilli avec le consul général Edouard Braine et l’attaché militaire, l’amiral de Coriolis.

Cimetière de Brookwood (de gauche à droite) : Brigitte Williams, Capitaine de vaisseau Jean-Marc Gerbier, Eddy Hasson, Olivier Renard, Bernard Masson, Michel Giquel, Olivier Cadic, Daniel Steck, Françoise Richardson, Amiral Charles-Edouard de Coriolis, Marc Dubet, Steve Weiss

Grâce à la Fédération des Associations françaises de Grande-Bretagne, présidée par Carole Rogers, un autocar transporte les membres d’associations d’Anciens combattants et du Souvenir. Chaque année, après les hommages, ils se restaurent ensemble au pub dans un climat très fraternel.

Lorsque j’avais pris la succession de Joëlle Garriaud-Maylam à l’AFE, la sénatrice m’avait prévenu : « Au début tu iras à Brookwood par devoir ; après quelques années, tu auras le sentiment de te retrouver au sein d’une nouvelle famille. »

J’ai exactement eu cette impression en entendant les mots dont Guy Audibert, président de l’Association des Anciens combattants, m’a gratifié en fin du repas.

Le Président de la République veut transformer le 11 novembre en Memorial Day à la française

J’aime l’idée de Nicolas Sarkozy. L’année même où le dernier combattant de la Grande guerre, l’Anglais Claude Stanley Choules, s’est éteint, le Président souhaite donner un caractère plus universel aux cérémonies du 11 novembre, en honorant tous les « morts pour la France ». Les Français du Royaume-Uni comprennent l’importance et la symbolique du Memorial Day pour nos amis britanniques. L’idée nous paraît évidente.

Malheureusement, en France, on polémique déjà. Mourir à la Première Guerre serait tout à fait particulier. Je pensais que verser son sang sous l’uniforme français conférait la même dignité à chaque combattant, qu’il soit tombé à l’assaut du moulin de Valmy ou du Chemin des Dames, noyé dans la Bérézina ou à Mers-el-Kébir ou encore fauché en pleine jeunesse dans les montagnes afghanes à l’heure où la conscription n’existe plus.

Pour certains, il faudrait faire le tri entre ces frères d’armes, nuancer selon le lieu et le moment, graduer selon le niveau d’horreur aussi, bref ne pas mettre tous les enfants de la patrie dans le même sac à mémoire. Controverse d’autant plus étonnante que l’idée de nation est bien jeune et nul ne songe à honorer les guerriers de Vercingétorix ou les compagnons de Jeanne d’Arc.

En premier lieu, le chef de l’Etat proposera une loi visant à inscrire sur les monuments aux morts des communes les soldats disparus en opérations extérieures, soit en Indochine, Suez, Afrique du nord, mais aussi dans les Balkans, au Moyen-Orient, au Tchad, en Côte d’Ivoire et enfin en Afghanistan, parce qu’ils ont « droit au respect et aux honneurs que la Nation réserve à ceux qui ont fait pour elle le sacrifice de leur vie », a déclaré Nicolas Sarkozy, en précisant bien « qu’aucune autre commémoration ne sera supprimée ».

En effet, il n’est pas question de minimiser l’hécatombe de la Grande Guerre au regard de nos 76 morts en Afghanistan ou de délayer le patriotisme héroïque de nos Poilus à l’heure de la guerre électronique. J’ai assisté aujourd’hui aux commémorations du 11 novembre, à Londres, avec une émotion intacte vis à vis de nos glorieux aînés et j’applaudis à l’ouverture du musée de Meaux consacré au conflit 1914-1918, initié par Jean-François Copé.

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous favorable à amplifier le sens donné aux cérémonies du 11 novembre ?

Le 11 novembre sera célébré le 12 et sous le signe du Bleuet !

Une fois n’est pas coutume, nous commémorerons l’Armistice de la Première Guerre, un 12 novembre.

Cette année 2011 est symbolique puisqu’elle a vu disparaitre le dernier combattant connu de la guerre 14-18. Il s’agissait d’un Anglais, Claude Stanley Choules, mort en mai dernier en Australie à l’âge de 110 ans. Pour l’anecdote, il avait menti sur son âge pour pouvoir s’engager à 14 ans dans la Royal Navy. Je rappelle que notre dernier poilu, Lazare Ponticelli, s’en est allé en mars 2008, également à l’âge de 110 ans.

Voici le déroulé prévisionnel de la journée du samedi 12 novembre, à Londres :
11h00 : cérémonie devant la statue du maréchal Foch, Grosvenor Gardens
13h00 : cérémonie au cimetière militaire de Brookwood
18h00 : messe en l’église de Notre Dame de France en souvenir des disparus

Vous vous souvenez peut-être de mon billet appelant au port du Bleuet pour relayer l’initiative du colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, qui ambitionnait de (re)lancer la dynamique du Bleuet pour faire écho à celle du Poppy au Royaume-Uni (lire : « Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ? » du 24 septembre 2011).

J’ai été flatté de découvrir que mon petit article sur le Bleuet avait été communiqué à la commission des Anciens combattants de l’AFE, Assemblée de Français de l’étranger, par son rapporteur Jacques Janson et annexé au rapport de leurs travaux (p.27), le 1er octobre dernier.

Le 11/11/11, Poppies britanniques et Bleuets français fleuriront ensemble

Puis, les événements se sont précipités. Notre ambassadeur, Bernard Emié, a entrepris de lancer une opération « Bleuet » à Londres au grand bonheur de nombreux concitoyens attachés au devoir de mémoire. Il restaure une tradition qui  permet à chaque Français d’outre-Manche de s’inscrire dans une démarche commune et solidaire, ce dont nous lui serons reconnaissants très longtemps, j’espère.

Enfin, autre bonne nouvelle, le site du ministère de la Défense se fait l’écho de la campagne de l’association Bleuet de France, se déroulant du 2 au 11 novembre, qui fait appel à la générosité autour d’un nouveau slogan « Aidons ceux qui restent ». (lien vers le ministère)

Ceci étant, le colonel Laurent Kolodziej vient de m’annoncer que les bleuets sont bien arrivés. Il dispose d’un stock de 1000 unités. Il a d’ores et déjà commencé la distribution, en ciblant d’abord les lieux les plus fréquentés par nos concitoyens : consulat, Institut français, lycées et écoles.

Les fonds récoltés servent une noble cause et je vous invite à consulter le dépliant du Bleuet de France (fichier pdf), l’association caritative qui apporte son soutien à des milliers d’anciens combattants, veuves de guerre, victimes du terrorisme et pupilles de la Nation. Vos dons sont les bienvenus sur leur site.

Merci à tous ceux d’entre-vous qui ferez fleurir un Bleuet sur votre poitrine… au côté d’un Poppy !

Pour connaitre l’histoire du Poppy, lire : « 11 novembre, jour des Poppies » du 13 novembre 2010

Photo Flickr de ImAges ImprObables

Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ?

Le 11 novembre approche et les Poppies vont refleurir immuablement sur les cols de tous les Britanniques dans un élan patriotique et fraternel. J’avais raconté, l’an dernier, l’histoire de ces coquelicots en papier que l’on porte en souvenir de ceux qui fleurissaient réellement sur les champs de bataille de la Somme et des Flandres… pour disparaître la guerre finie (lire : « 11 novembre, jour des Poppies » du 13 novembre 2010).

Au cours de la Seconde guerre mondiale, on arborait son poppy pour exalter la ténacité du peuple anglais face à l’agresseur. A l’instar du coquelicot, combien savent aujourd’hui que l’on portait le Bleuet en France, couleur rappelant l’uniforme bleu horizon des Poilus ?

En 2011, le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, veut rallumer le flambeau en sa qualité de responsable au sein de la mission Défense du volet « Devoir de mémoire » : « (re)lancer la dynamique du « Bleuet de France » dans notre communauté pour faire écho à celle du « Poppy » qui est ici un succès spectaculaire. Le but serait de faire porter à nos compatriotes voire à nos amis britanniques le Bleuet aux côtés du Poppy qui est arboré à peu près par tous ici. Bleuet et Poppy ont la même origine, véhiculent les mêmes valeurs de solidarité et de souvenir et les réunir aurait donc beaucoup de sens. » On ne saurait dire mieux que ces quelques mots rédigés à l’attention des responsables de nos réseaux consulaires et diplomatiques outre-Manche.

J’adresse au colonel Kolodziej toutes mes félicitations pour cette initiative et je l’assure de mon soutien, d’autant que cette idée me trotte dans l’esprit tous les ans connaissant l’existence du Bleuet qu’il s’agit bien de rappeler et faire connaître à notre communauté, comme l’entend le colonel.

Pour l’anecdote, la vente traditionnelle de Bleuets remonte à 1934, à l’initiative conjointe d’une infirmière et d’une fille de général, et elle n’est pas tout à fait tombée en désuétude puisque l’association Les  Bleuets de France en propose toujours, tous les 11 novembre et 8 mai, sur la voie publique. Grâce aux fonds récoltés, cet organisme caritatif vient en aide annuellement à près de 20.000 anciens combattants, victimes de guerre et pupilles de la Nation, tout en finançant quelque 450 manifestations mémorielles dans toute la France (voir le prospectus des Bleuets). Vous pouvez évidemment faire un don en ligne sur leur site.

Si notre ambassadeur de France, Bernard Emié, décide de lancer l’opération, nous aurons à nouveau une belle initiative émanant de Londres. Le colonel Kolodziej ne doute pas du succès de la démarche qui a déjà acquis à sa cause, l’an dernier, la représentation militaire française au sein de l’Otan. Bernard Masson, président de l’association des membres de l’Ordre du mérite a déclaré son soutien à cette initiative. C’est un premier pas.

Et si le prochain 11 novembre, tous les ministres, élus et hauts fonctionnaires arboraient le Bleuet ? Qu’en pensez-vous ?

J’en ai donc parlé à mon ami et collègue Jacques Janson, élu du Canada à l’AFE et rapporteur de la commission temporaire des Anciens Combattants. Il soumettra cette idée à la commission qui se réunira ce lundi au Sénat.  J’en suis heureux et je le remercie sincèrement de porter ce projet au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).