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Bilan 2010 : 100M€ distribués sous forme de bourses et de prises en charge

La Commission nationale des Bourses s’est réunie les 15 et 16 décembre à Paris. Cela nous permet de faire le point sur le nombre d’enfants qui ont bénéficié du dispositif des bourses et de la prise en charge pour l’année écoulée.

Au total, ce sont 99,77 millions d’euros (76,48 M€ en 2009) qui auront été versés au bénéfice de 29.118 élèves pour financer les bourses et la prise en charge (PEC) par l’Etat des élèves français scolarisés en classes de seconde, première, terminale à l’étranger. Le coût moyen par élève pour l’Etat est de 3,426 euros.

L’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) avait pris des mesures visant à ralentir la progression des bourses : évolution du coefficient K à 0,25 au lieu de 0,2 qui revient à dire que l’on considère que les familles peuvent consacrer 25% de leur revenu disponible à la scolarité de leurs enfants, et revenus minima de 2009 reconduits en 2010.
Malgré cela, la somme allouée par l’Etat aux bourses a progressé de 16,87% pour atteindre 72,12 M€ et favorisé 23.077 enfants (21.733 enfants en 2009).

L’AEFE a mis en place dès septembre 2007 un dispositif de prise en charge des frais de scolarité pour les lycéens des classes de terminale. Il a été élargi aux élèves français de 1ère à la rentrée 2008 et à l’ensemble des lycéens français à la rentrée 2009. Nous pouvons donc mesurer pour la première fois le coût de la mesure pour l’ensemble des lycéens. Ce sont donc 6.043 élèves qui auront bénéficié de la mesure en 2010 pour un coût de 27,66 M€.

Ce sont donc 27,5% des élèves français scolarisés dans l’enseignement français à l’étranger qui sont aidés directement par l’Etat. Comme 70% des enfants français à l’étranger sont scolarisés dans l’enseignement local, ces mesures bénéficient donc à 8,25% des enfants français à l’étranger.

Photo Flickr de Aimforawesome

Frais de scolarité : l’AFE propose de remonter les plafonds de la prise en charge (PEC)

L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) était appelée à prononcer un avis sur le projet de décret qui vise à plafonner la prise en charge (PEC) par l’Etat des frais de scolarité des élèves français scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l’étranger (classes de seconde, première, terminale). Conformément aux préconisations du rapport des parlementaires Collot et Joissains, sur la mesure voulue par le Président de la République, l’objectif est d’économiser 7 millions d’euros sur le budget 2011.

D’après le projet de décret, le plafond de la prise en charge doit être égal au montant des frais de scolarité de l’année scolaire 2007-2008 pour les établissements d’enseignement français à l’étranger du rythme nord, auxquels appartiennent le lycée Charles de Gaulle de Londres et l’école européenne de Culham.

Dans les faits, pour le lycée Charles de Gaulle, cela signifierait que l’Etat ne prendrait plus à sa charge à partir de septembre 2011 que 3,246 livres sterling (tarif 2007-2008) au lieu de 4,311 livres sterling actuellement. La prise en charge des frais de première inscription serait limitée à £130 au lieu de £600.

Pour Culham, l’aide à la scolarité serait plafonnée à £3,197 au lieu de £3,454 actuellement.

Comme je l’avais anticipé (Lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010), cela signifierait qu’un quart des frais de scolarité des enfants français en classes de seconde, première, terminale serait désormais à la charge des familles. Bien entendu, les familles auront toujours la possibilité de demander une bourse pour financer ce complément.

Lors de la session de bureau du 18 décembre 2010, l’AFE a voté deux amendements par 18 voix pour et 11 abstentions :
– Le premier amendement prévoit que l’année scolaire de référence pour le plafonnement soit 2009-2010 au lieu de 2007-2008, année d’entrée en vigueur de la PEC.
– Le second suggère l’ajustement mécanique du plafonnement de la prise en charge pour les pays qui rencontrent une inflation annuelle importante de plus de 10%.
C’est principalement le cas des pays d’Amérique du Sud, et de nombreux pays d’Afrique.

En réponse à une question du sénateur André Ferrand lors des débats, Mme Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) a indiqué que l’économie réalisée ne serait plus que d’un million d’euros pour le budget 2011, si les amendements de l’AFE était suivis par le gouvernement. L’objectif initial était d’économiser 7 millions d’euros. Il faudrait donc trouver à économiser la différence ailleurs.

Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères et européennes devra se déterminer au début de l’année 2011. Le suspens ne sera pas long.

Photo Flickr de Sebastian Mary

Kentish Town (20) : le CFBL entame sa promotion

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint de l’ambassade de France, m’a transmis le premier visuel de la campagne de communication du futur collège français bilingue de Londres (CFBL).

Sophie Routier, membre du comité de gestion de l’établissement en charge de la communication m’informe que l’encart publicitaire paraitra dans London Macadam, Ici Londres et North London Families en Janvier 2011.

Au dessus de l’illustration figurant les locaux rénovés, nous pouvons lire : Nouvel établissement français au coeur de Londres. Un projet éducatif ambitieux, bilingue et international, dans un cadre exceptionnel, au service du développement de chaque élève. 700 places de la grande section de maternelle (5 ans) à la troisième (15 ans).

Je rappelle que l’école l’Ile au Enfants va intégrer les nouveaux locaux de Kentish Town dès le 1er septembre et que, d’ici là, elle gère les pré-inscriptions (Lire : « Kentish Town (19) : Les pré-inscriptions sont ouvertes au nouveau collège, baptisé CFBL ! » du 24 novembre 2010).

L’enseignement sera parfaitement conforme avec les programmes de l’Education nationale française, mais le collège se distinguera par une politique ambitieuse en faveur de l’apprentissage de l’anglais.

Les frais de scolarité ne sont pas encore définis avec exactitude, car ils sont tributaires du nombre d’élèves et du nombre de d’enseignants résidents mis à disposition par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Merci de bien vouloir relayer l’effort de promotion autour de vous.
Renseignements et inscription : 020 7267 7119
Site internet du CFBL

L’APL, championne des dons auprès de l’AEFE

En 2010, comme chaque année, l’Association des parents d’élèves (APL) du lycée Charles de Gaulle de Londres se distingue par sa générosité.

Présidée par Florence Quattrocchi, qui a récemment succédé à Delphine Porta, l’APL a remis 97.000₤ (soit 111.550 €) à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Les fonds proviennent du diner de gala organisé le 26 mars dernier (Lire : L’APL lance sa «Fundraising Campain 2010» du 22 janvier 2010).

Ce montant sera affectée à la modernisation du lycée : acquisition de matériels multimédia et d’équipements pour les classes et laboratoires, travaux sur les structures de jeux dans les écoles annexes et enfin construction d’un préau à l’école André Malraux.

J’ai souligné l’engagement exemplaire et sans faille des parents d’élèves de Londres lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE où je siège. Du reste, la contribution du lycée CDG ne pouvait pas passer inaperçue puisque tous les dons supérieurs à 30.000 € doivent être portés à l’approbation du conseil. Un seul don dépassait 30.000€ cette année : celui de Londres (Ptn°10 – Dons et legs). L’APL championne sans rivale !

Lors des cinq dernières années, L’APL a ainsi apporté plus de 1 million d’aide directe pour améliorer les infrastructures de Charles de Gaulle. Voilà qui démontre une nouvelle fois s’il en était besoin la force de l’engagement des parents d’élèves en faveur de l’enseignement français à Londres. Cette attitude mérite toute la considération de l’AEFE et plaide pour un renforcement de l’implication des parents d’élèves dans les choix stratégiques du lycée.

Photo Flickr de Mamdouh Auf

Le CEI ouvre le monde aux Jeunes

Depuis plus d’un an, je côtoie régulièrement Guillaume Dufresne, président du centre Charles Peguy, l’établissement qui dépend du Centre d’échanges internationaux (CEI), dont il est le directeur général.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Olivier Cadic

Pour vous donner un ordre d’idée, le CEI de Londres et le Centre Charles Péguy ont accueilli 320.000 jeunes l’an dernier et pourvus 26.230 emplois au Royaume-Uni. .. (Lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Je suis impressionné par l’engagement de Guillaume au service des jeunes français avides de tenter l’aventure à l’étranger. Aussi, à la faveur d’un déplacement à Paris, j’ai eu envie de visiter le siège social du CEI et j’ai pu saisir l’étendue de son action à travers l’Europe et dans le monde puisque le rayonnement du CEI s’étend sur plus de soixante pays.

C’est un fait, en 2010, travailler à l’étranger n’a jamais été aussi facile, grâce au dévouement de tous les collaborateurs du centre dans leurs bureaux de Londres, Dublin, Paris ou Berlin qui assument un suivi individualisé de chaque candidat à un job d’été, un stage ou une formation en anglais.

Quelle que soit l’expérience désirée dans un pays anglophone, tout est mis en œuvre pour favoriser la mobilité des plus de 18 ans, à commencer par les possibilités d’hébergement, selon les envies et les budgets de chacun, tout comme les programmes pour groupe.

Sur le plan de l’hébergement, le centre s’implique jusqu’à la possibilité de financer un séjour au moyen d’un job dans l’hôtellerie, la restauration ou la vente.

En effet, le CEI propose des programmes Job, comme des placements en entreprise pour effectuer un stage (avec ou sans convention) dans tous les secteurs : administration, commerce international, communication, comptabilité/finance, import/export, informatique, ingénierie, logistique, marketing, secrétariat, tourisme…

A mon sens, la plus belle formule pour caractériser cet organisme revient à François Fillon en avant propos de l’ouvrage célébrant les 60 ans du CEI en 2007 : « Le Centre d’Echanges Internationaux incarne la mondialisation dans ce qu’elle a de meilleur, et la France dans ce qu’elle a de plus prometteur ».

Un dossier pour découvrir les missions et les activités du CEI : Dossier Presse Groupe CEI_2010

Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, témoigne à l’Institut Français

Une soirée exceptionnelle s’est déroulée au Ciné Lumière de l’institut  Français, le 7 décembre dernier, marquée par la présence de Daniel Cordier, héros de la Résistance, venu assister à la projection d’un documentaire retraçant ses exploits et intitulé « Daniel Cordier, la Résistance comme un roman ».

Suite au film, une conférence-débat animée par le professeur Julian Jackson s’est engagée autour du destin épique de Daniel Cordier, membre de la France libre en juin 1940, parachuté en France en 1942, puis secrétaire de Jean Moulin jusqu’à son arrestation en juin 1943. Quelle émotion de pouvoir entendre un témoin direct des événements livrer son sentiment sur l’auteur de la trahison…

En signant ce nouvel événement, Laurent Burin des Roziers, conseiller culturel de l’ambassade, marque à nouveau nos esprits et poursuit avec grâce le travail de mémoire de l’Institut qu’il dirige.

Je remercie Edouard Braine, consul général à Londres, de partager sur mon blog ses impressions personnelles et ses commentaires éclairés de passionné d’Histoire.

Un grand moment d’histoire de la Résistance à l’Institut Français du Royaume Uni,  par Edouard Braine

Décidément l’Institut Français de Londres assume son rôle de mémoire de la Résistance. Après avoir offert en octobre un concert du duo Clara Cernat-Thierry Huillet en l’honneur de Stéphane Hessel, il vient de projeter le film présentant la vie résistante de Daniel Cordier auprès de Jean Moulin dont il était le secrétaire.

Les commentaires de Daniel Cordier après la projection, imputant expressément la responsabilité de l’arrestation de Jean Moulin à Caluire à René Hardy relancent une polémique historique. Celle ci a visé les résistants gaullistes de l’armée secrète appartenant au groupe Combat et en particulier Jacques Baumel avec qui j’ai eu la chance de travailler au sein du Forum du Futur, cercle de réflexion qu’il présidait.

J’avais oublié les détails de l’arrestation de Jean Moulin et même craint, en entendant Daniel Cordier, que l’accusation visant Hardy (Didot pseudo de résistant) ne mette en cause l’honneur du grand résistant qu’a été Jacques Baumel. Malgré mon soulagement en réalisant mon erreur, la mise en cause de Hardy, qui n’a jamais été condamné malgré deux procès après guerre où sa culpabilité n’a jamais été établie, touche un point très sensible dans l’histoire de la Résistance.

Après avoir un peu « révisé le sujet » qui a été réactualisé par les propos de Daniel Cordier, je suis heureux de partager avec vous ce qui apparait comme le consensus minimal des historiens sur les éléments à peu près établis concernant la fin tragique de Jean Moulin : lire la suite du texte d’Edouard Braine

EGD (9) : Quand le lycée de Francfort s’inspire du lycée de Londres

Le lycée français Victor Hugo de Francfort

Répondant à l’invitation de Séverine Feraud, représentante des parents d’élèves du lycée français Victor Hugo de Francfort, je me suis rendu outre-Rhin, le 7 octobre dernier, pour partager l’expérience du Plan Ecole au Royaume-Uni. Séverine en a tiré un bel article, publié dans « La plume de Victor » de décembre 2010, intitulé « Best practice outre-Manche : le Plan Ecole pour des objectifs à définir en commun » (p.4)

Je me rends compte que notre Plan Ecole conduit depuis 2007 par notre ambassadeur en concertation avec les élus, conseillers culturels, directeurs d’écoles, parents d’élèves et enseignants, constitue progressivement un modèle du genre pour le réseau mondial.

« L’AEFE peut être réceptive à une certaine autonomisation des établissements. Mais pour cela, la participation des parents sur le long terme est essentielle », conclut avec raison Séverine Feraud dans son article. Selon les établissements, les choses seront plus ou moins simples et il faut saluer l’ouverture d’esprit de M. Dominique Parisot, proviseur du lycée français à Francfort qui m’a réservé le meilleur accueil sur place.

Suite à ma visite, M. Parisot a donné son accord pour la création d’une commission permanente au profit des parents d’élèves, destinée à réfléchir en commun aux orientations stratégiques et budgétaires de l’école. Cette décision sonne comme nouvelle avancée vers une démocratisation dans la conduite des écoles de type EGD (Etablissement à gestion directe) du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger).

Cette information est évidemment à mettre en perspective avec la constitution d’une commission permanente du lycée français Charles de Gaulle de Londres, où les parents d’élèves ont été invités à débattre sur les grands enjeux scolaires et financiers de l’établissement (Lire : « EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can ! » du 18 mai 2010).

Il m’a fallu un engagement important pour obtenir cette avancée à Londres. Je suis convaincu que les parents d’élèves et les enseignants doivent être de vrais partenaires pour déterminer les orientations stratégiques de leurs établissements. C’est un principe acquis dans l’Hexagone, il devrait s’appliquer naturellement à l’étranger.

Mon ami et collègue élu à l’AFE pour l’Allemagne, Daniel Ollagnier, avec lequel je siège à la commission Finances soutient cette démarche à Francfort. J’ai suggéré au conseil d’administration de l’AEFE que les commissions permanentes soient instituées dans tous les établissements à gestion directe du réseau.

J’adresse mes plus sincères félicitations à Séverine Feraud pour la qualité de son engagement au service des parents d’élèves du lycée français de Francfort.

Photo Flickr de Pikadilly

Tout passe, tout lasse, sauf Europass

Envie d’une expérience à l’étranger ? Qu’il s’agisse d’un stage, d’une formation ou d’un emploi, dans tous les cas il faut vous rendre visible, par exemple en utilisant ce site initié par la Commission européenne et devenu incontournable : Europass.

Ouvert depuis cinq ans, Europass est accessible en 26 langues et présente la nouveauté d’homogénéiser la présentation des compétences des candidats, quelle que soit leur culture d’origine ou leur scolarité. Après la monnaie unique, le CV unique ! A noter que le CV Europass accorde beaucoup d’importance à tout type d’expérience acquise… hors des salles de classe.

Votre Curriculum Vitæ doit se compléter d’un Passeport de langues, afin de valoriser précisément vos connaissances linguistiques, selon votre propre auto-évaluation en 6 niveaux, vos diplômes, mais aussi votre vécu hors frontières.

Plus de 10 millions de CV ont déjà été enregistrés, dont une bonne moitié concerne les moins de 25 ans. L’attractivité du site va crescendo puisque la barre du million de visiteurs a été franchie en octobre dernier.

Pour être complet, ajoutons que Europass se compose de cinq documents : outre le CV et le Passeport de langues évoqués précédemment, trois autres documents viendront compléter votre profil (l’Europass Mobilité, le Supplément descriptif du certificat, le Supplément au diplôme Europass), mais ils seront cette fois délivrés par les organismes compétents. Ouf.

Un nouveau regard sur le monde avec « Destinations »

Que fait la diplomatie française à l’étranger ?  Comment travaille une ambassade ? Quels sont  les métiers diplomatiques et consulaires ? C’est par ces mots que vous interpelle un tout nouveau site réalisé par le ministère des Affaires étrangères, baptisé Destinations et qui se définit comme « un voyage au cœur de la diplomatie de terrain ».

Cet outil multimédia et interactif vise à rendre plus lisible l’action de notre réseau diplomatique au travers de multiples parcours d’images et de vidéos. Ces documents d’une beauté époustouflante nous racontent un pays, son peuple et évoquent notre rôle en termes de coopération culturelle et scientifique et d’aide au développement.

Le premier « webdocumentaire » du Quai d’Orsay propose actuellement trois destinations : Algérie, Pérou et Géorgie.  Les trois prochains reportages seront consacrés aux territoires palestiniens, à la Slovaquie et l’Inde.

Notre ministre s’appelle Henri de Raincourt

Un décret en date du 7 décembre (n° 2010-1500) vient de préciser les attributions de Henri de Raincourt, dont nous retiendrons qu’il accomplira « toutes missions que la ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, lui confie, notamment à l’égard des Français de l’étranger« .

Sous l’autorité de Michèle Alliot-Marie, elle-même ministre des Affaires étrangères et européennes , Henri de Raincourt est notamment en charge de préparer et mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de coopération culturelle, scientifique et technique. Chargé de la Coopération, le ministre suivra également les actions de l’Union européenne en matière d’aide au développement.

Ingénieur en agriculture, diplômé de l’Etsitpa, il commence sa vie active en tant qu’exploitant agricole. Il épouse la politique en 1977 en conquérant la ville de Saint-Valérien dans l’Yonne où il est né il y a 62 ans et dont il sera le maire jusqu’en 2001. Il suit ainsi les pas de son père, Philippe, sénateur dans les années 50. Président respecté du groupe UMP au Sénat, Henri de Raincourt est devenu ministre chargé des Relations avec le Parlement en juin 2009. Il a hérité du portefeuille de la Coopération lors de la constitution du Gouvernement « Fillon 7 » du 14 novembre 2010.

Photo Flickr de Richard Ying

Vous avez dit téléorthophonie ?

Savez-vous que l’on pratique désormais l’orthophonie à distance ? A quoi peut bien servir la téléorthophonie, me direz-vous ? Ce nouveau service s’adresse essentiellement aux enfants scolarisés dans les pays dépourvus d’orthophoniste de langue française.

Dyslexie, dysorthographie, retard de parole et de langage, troubles de l’attention et de la concentration…les parents savent combien de petits handicaps peuvent causer de lourds retards scolaires. Les élèves expatriés nécessitant « des prises en charge orthophoniques vont pouvoir suivre une rééducation à distance partout dans le monde », explique Michel Sistac, orthophoniste et fondateur du site teleorthophonie.

Concrètement, des séances de travail avec un orthophoniste francophone se déroulent à votre domicile grâce à une connexion internet. Le tarif pratiqué est de 50€ la séance.

Ce service m’a paru innovant et susceptible d’aider des familles à la recherche d’un soutien. Cependant, je ne connais pas cette société et cette information ne saurait constituer une recommandation. Si vous utilisez leurs services, n’hésitez pas à m’indiquer si vous êtes satisfait.

Quelle retraite pour les expatriés ?

Comment bénéficier d’une retraite à taux plein ? Quel montant vais-je recevoir ? Existe-t-il des solutions pour optimiser mes droits ? Un jour ou l’autre, chacun se pose de genre de questions. Se dire qu’on a bien le temps d’y penser est une tactique peu avisée. En la matière, l’indolence ne paie pas. « Si vous êtes âgés de plus de 50 ans, et que vous avez exercé une partie de votre activité en France et à l’étranger, il est important de faire le point sur votre situation », estime Pascale Gauthier du cabinet Novelvy, venue à Londres 15 novembre pour l’AG de l’UFE GB, afin d’expliquer la façon d’optimiser sa retraite française lorsqu’on travaille à l’étranger.

Pour leur retraite de base, beaucoup d’expatriés continuent de cotiser aux caisses françaises (notamment la CNAV) par l’intermédiaire d’autres caisses (CFE, CRE ou IRCAFEX) pour garantir la continuité de leurs droits. Cependant, d’autres Français qui sont moins enclins à rentrer au bercail peuvent valablement opter pour la retraite par capitalisation. Ceci dit, ceux qui ont travaillé à la fois en France et au Royaume-Uni ont forcément des droits à la retraite ouverts en France.

La retraite complémentaire, pour sa part, s’appuie sur le nombre de trimestre d’activité. Vous pouvez décider de racheter des trimestres travaillés à l’étranger (env. 1200€ par trimestre). Mais faites vite : une augmentation de près 400% est attendue d’ici la fin de l’année 2010 !

Par ailleurs, Pascale Gauthier nous a permis de mieux comprendre les conséquences de la réforme des retraites sur l ‘âge de la retraite et la durée des cotisations (voir le slide n°10 dans de diaporama ci-dessous)

Si vous souhaitez compléter cette information en obtenant un bilan retraite personnalisé, une simulation incluant divers scénarios ou encore trouver une assistance pour toute démarche vous pouvez écrire à pascale.gauthier@novelvy.com.

Vous trouverez également beaucoup d’informations sur le site www.retraite.cnav.fr notamment pour avoir un relevé de carrière et calculer votre retraite future.

[slideshare id=5967701&doc=optimiserlaretraitedesexpatrisfranaisnovelvylondres15nov-2010-101129093944-phpapp02]

Photo Flickr de Ted Sali