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La longue marche vers les Etats-Unis d’Europe

Ce jour, nous étions quelques-uns autour du consul général Edouard Braine et de Georges Berthoin, directeur de cabinet de Jean Monnet, à assister à la cérémonie du souvenir organisée à Westminster Abbey pour célébrer la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman. Ce jour-là, cinq ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, lance l’appel fondateur de la construction européenne. Cette déclaration annonce la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) l’année suivante.

A l’endroit même où dix jours plus tôt, deux milliards d’individus avaient braqué leurs regards, j’étais heureux de pouvoir représenter en la circonstance les Français du Royaume-Uni qui, rappelons-le, avaient voté à 90% en faveur du projet de constitution européenne en 2005.

Devant Westminster Abbey, de gauche à droite : Jean Berthoin ; Chantal Braine ; Edouard de Guitaut, pdt Association Officiers et Sous-officiers de Réserve de GB ; Brigitte Williams, pdte Fondation France Libre ; Carole Rogers, pdte Fédération des Associations Françaises de GB ; Edouard Braine, Consul Général ; Georges Berthoin, ancien directeur de cabinet de Jean Monnet ; Olivier Cadic ; Bernard Masson, pdt Association des Membres de l'Ordre National du Mérite ; Yves Audibert, pdt Association des Mutilés et Anciens Combattants

Aussi, en ce lieu propice aux évocations historiques, j’ai pensé à Victor Hugo qui a vécu plus de vingt ans au Royaume-Uni. Il fut le premier à présager la création des Etats-Unis d’Europe. C’est encore à Londres que Jean Monnet va convaincre Churchill, dans une note intitulée Anglo-French Unity, de l’intérêt d’une union franco-britannique immédiate impliquant un seul Parlement et une seule armée, pour être plus forts face à l’Allemagne qui envahissait notre territoire.

En 1950, soit dix ans plus tard, alors que certains craignent que l’Allemagne soit à nouveau tentée par une revanche, Jean Monnet travaille en secret sur un projet de mise en commun du charbon et de l’acier, principales sources d’une possible industrie de guerre. Il transmet ses travaux à Robert Schuman au printemps.

François Duchêne, jeune journaliste britannique né d’une mère française avait écrit des articles pro-européen en 1951 dans le Manchester Guardian au sujet du Plan Schuman. Remarqué par Jean Monnet, il écrira des notes et des discours pour le père de l’Europe. Après sa mort, sa fille Kate m’a adressé une copie de la biographie de Jean Monet écrite par son père qui trône dans ma bibliothèque. J’ai ressenti son geste comme un passage de témoin m’incitant à m’engager à mon tour de toutes mes forces en faveur de la construction européenne.

Il convient désormais pour les décideurs politiques de faire passer les intérêts de l’Europe avant ceux des états nationaux. Les enjeux dépassent les frontières d’antan.

A titre d’exemple, l’Europe met en place un partenariat public-privé sur l’internet du futur et finance la moitié des 600 millions d’euros d’investissements. Si l’internet actuel relie les ordinateurs et des personnes, l’avenir sera axé sur la mobilité pour connecter entre eux toutes sortes d’appareils et d’objets. Le réseau existant ne pourrait supporter de tels volumes de données, ni offrir un niveau de sécurité suffisant. Ce sont 152 organisations qui s’engagent dans un partenariat pour construire l’internet européen du futur.

A l’heure où la crise économique fait resurgir des crispations identitaires qui permettent à des mouvements politiques de mettre les difficultés sur le dos de l’Europe, il n’est pas inutile de se souvenir des pères qui ont fondé cette merveilleuse entente entre les peuples européens.

“Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes”, disait Jean Monnet. Soixante ans après, la longue marche vers les Etats-Unis d’Europe se poursuit.

Voir “Histoire d’un traité” en vidéo (document INA)

Lire le fac-similé du texte manuscrit du discours de Robert Schuman, prononcé le 9 mai 1953 à Luxembourg, première célébration du jour de l’Europe. Robert Schuman a offert son manuscrit autographe à Georges Berthoin, ancien chef de cabinet de Jean Monet : Jour de l’Europe-1ere celebration 1953

La Petite école de Londres fait rimer tradition et ambition

Il était une fois une petite école française qui devait fermer, car son propriétaire l’avait décidé. Devika Malik-Mery travaillait dans la finance, et comme tous les autres parents d’élèves, elle était désemparée. C’est alors que son mari l’a encouragée à l’action en lui suggérant même d’acheter l’école. C’est pourquoi Devika se trouve depuis quatre ans à la tête de la petite Ecole française de Londres.

Samedi dernier, Devika m’a invité a visiter les locaux dans lesquels l’école a emménagé en septembre 2010 (73 Saint Charles Square). J’ai pu mesurer combien les enfants appréciaient leur cour d’école disposant d’une grande aire de jeux, la qualité de la restauration et la bienveillance de leurs maitresses.

L’école accueille 90 enfants répartis en 5 classes de maternelle : 2 Petites sections, 1 Moyenne, 1 Grande et 1 section combinée Grande/Moyenne. Belle ambition : l’école va s’ouvrir à l’enseignement Primaire avec un cours préparatoire (CP) de 10 élèves à la rentrée prochaine et l’année suivante, sera constitué d’une classe mixte CP-CE1 de 20 élèves. L’ambition est aussi d’augmenter la proportion des cours en anglais comparativement au système français.

Devika est fière des excellents rapports délivrés par les inspecteurs français tout autant que par l’Ofsted.

Fondée il y a trente ans, La Petite Ecole Française est une des cinq écoles homologuées de Londres avec le Hérisson, l’Ecole Bilingue, l’école des Petits Fulhamet et l’école de Battersea.

Corinne Clement, directrice adjointe, Oliver Cadic, Devika Malik-Mery and Typhaine Dauchez, directrice

Ce dispositif complète l’offre scolaire française de Londres assurée par le lycée Charles de Gaulle, ses annexes et les deux établissements conventionnés Jacques Prévert et l’Ile aux Enfants (qui déménagera à l’été pour intégrer le CFBL).
Les établissements scolaires hors de France doivent faire l’objet d’une procédure d’homologation attestant leur conformité aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles applicables en France pour des établissements publics similaires.

La continuité de la scolarité est garantie par une charte signée avec l’AEFE (Agence de l’enseignement français à l’étranger). Aujourd’hui, les enfants issus de la Grande section de la Petite école française entrent en Primaire et ils intègrent généralement l’école Jacques Prévert ou le lycée français Charles de Gaulle.

J’avoue avoir été impressionné par l’énergie et la recherche d’excellence qui anime Devika.

Je profite de ce billet pour saluer ces entrepreneurs qui comme Devika sont à la tête des écoles homologuées de Londres. Je sais la passion qui les habite pour offrir les meilleures conditions possibles d’enseignement. Leur travail relève davantage d’une vocation que d’une profession.

Le site de la Petite école française

Rencontre avec les Français de Cornouailles à l’université de Falmouth

Après la chaleureuse réception des membres du Cornwall Council à Truro (lire : “La France à l’honneur en Cornouailles” du 04 mai 2011), notre consul général, Edouard Braine a poursuivi son voyage en Cornouailles jusqu’à l’université de Falmouth, un cadre privilégié pour rencontrer la communauté française.

Edouard Braine reçu par Geoff Smith, recteur de l’université de Falmouth et par Mark Overton,

Nous avons été accueillis par Geoff Smith, le recteur de l’université, et par Mark Overton, professeur à l’université d’Exeter. L’université de Falmouth ne manque pas de dynamisme puisqu’elle a bénéficié d’un fort soutien de l’Union européenne qui a financé les deux tiers de son Performance Centre, un investissement total de £19 millions. Des installations neuves, des équipements modernes, le tout avec vue sur la mer : les étudiants bénéficient d’un environnement exceptionnel. La petite université de Falmouth a le vent en poupe et elle veut en profiter !

Justement, nos conversations ont porté sur un projet de partenariat entre l’université de Rennes2 et celle de Falmouth d’autant qu’elles présentent un profil équivalent en matière d’offre pédagogique (cinéma, théâtre, musique, arts plastiques, information et communication, études celtiques). Chacun est très enthousiaste à l’idée d’une coopération étudiante transfrontalière, une démarche englobant les enseignants et les chercheurs également soucieux d’ouverture. Il reste désormais à définir le cadre de travail et une équipe projet.

Andrew Munson, consul honoraire de Penzance, Olivier Cadic et Victoria, animatrice du café Polyglot de Falmouth

En accompagnant Edouard Braine, j’ai partagé son plaisir à rencontrer longuement avec les Français de Cornouailles. Les sujets de conversation ne manquaient pas ! J’ai rappelé combien nous comptions sur eux pour nous aider à faciliter l’apprentissage du français. De bonnes volontés se sont déjà manifestées pour créer une école Flam, et tous se sont déclarés attachés à faciliter l’enseignement bilingue de leurs enfants.

Nous avons évidemment évoqué les scrutins de 2012 et l’importance de l’inscription sur les listes électorales sans attendre le dernier moment. Sur un plan pratique, le bureau de vote qui leur sera attribué se trouve à Bristol… à 3 heures de route. Puisqu’il faut compter 6 heures de voyage aller-retour pour chacun des deux tours de Présidentielles, plus les Législatives, chacun appelle de ses voeux le vote par correspondance et par internet !

Communiqué de presse de l’Université de Falmouth, publié après notre visite : Historic visit of Edouard Braine, General Consul of France 27th April

Crédit photo : University College Falmouth

Adieu à Bernard Stasi

Je voulais vous faire part de ma tristesse à l’annonce du décès de Bernard Stasi, un homme d’Etat d’un profond humanisme et d’une parfaite probité.

Au temps où j’exerçais des fonctions au sein d’Amnesty International, je m’étais investi en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Un débat avait été organisé à Paris sur ce sujet en présence de Bernard Stasi, abolitionniste convaincu. Son talent d’orateur servait utilement son espérance vers un monde plus respectueux de la dignité humaine.

Il n’hésita pas à condamner le coup d’État du général Pinochet au Chili en 1973, ce qui lui a valu son portefeuille de ministre des départements et territoires d’outre-mer sous Georges Pompidou. Son courage et son franc-parler bâtirent le premier rempart contre la percée du FN aux cantonales de 1983. Jean-Marie Le Pen ironisait alors sur la légitimité de faire de la politique pour ce fils d’immigrés italiens. En réponse et non sans provocation, Bernard Stasi publiait, en 1984, un livre intitulé “L’immigration : une chance pour la France”.

Diplômé de l’Ena, ce Rémois de naissance a accompli un parcours politique exemplaire : maire d’Epinay, député de la Marne et député européen, président du conseil général de Champagne-Ardenne. Devenu une figure du centrisme, il comptait des amis de tous bords, tels que Jacques Chirac ou Michel Rocard.

Bernard Stasi a mis ses derniers efforts au service de l’équité entre les hommes, en devenant Médiateur de la République de 1998 à 2004. Rappelons qu’il a présidé la commission de réflexion sur l’application de la laïcité en 2003, puis il a présidé la mission de préfiguration de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité).

J’espère que l’esprit de tolérance de Bernard Stasi ne fera pas défaut dans le débat public.

Crédit photo : AFP/Mehdi Fedouach

La France à l’honneur en Cornouailles

Deuxième étape de la tournée consulaire d’Edouard Braine, le 27 avril, une rencontre mémorable organisée par le Cornwall Council à Truro, capitale des Cornouailles.

Le déjeuner, présidé par Pat Harvey, la Chairman du Cornwall Council, en compagnie des élus du comté, nous a permis d’évaluer l’intérêt des autorités locales pour le développement de relations culturelles entre les Cornouailles et la Bretagne et, bien sûr, pour le projet de “ligne verte” entre Falmouth et St-Malo.

J’avais eu le plaisir d’évoquer cette idée de navette lors de ma rencontre avec Pierre Cuignet (lire : “Une ligne verte pour relier la Bretagne et les Cornouailles ?” du 18 février 2011). Notre consul y a vu une belle opportunité de rapprocher encore la France du Royaume-Uni. Les bénéfices ne manqueraient à raviver la coopération inter-celtique entre Bretons et Cornish, ce demi-million de Britanniques de couche celtique, plutôt marginalisés culturellement. Au delà de la dimension touristique et culturelle, on imagine des échanges scolaires, des coopérations inter-universitaires, des débouchés économiques pour les produits locaux et, bien sûr, des emplois transfrontaliers, qu’il s’agisse d’apprentis boulanger ou d’ingénieur en haute technologie.
L’aspect humain reste prépondérant dans nos discussions puisque que la ligne verte est justement verte parce qu’elle serait dédiée au transport de passagers et au fret, exit les véhicules et camions.

Olivier Cadic, Pat Harvey, Chaiman du Cornwall Council, Edouard Braine, consul général, entourés des élus du Council, de Pierre Cuignet et des directors de King Harry Ferry, Tim Smithies et Tim Light (Truro, le 27 avril 2011)

Une réunion de travail  en présence de Tim Smithies et Tim Light, Director et Managing Director de King Harry Ferry, nous a permis de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour faire aboutir en matière de financement auprès de relais européens, dans le but de désenclaver les Cornouailles et d’aider cette région à traverser une pénible reconversion économique. Trop excentrée, une liaison maritime vers St-Malo pourrait la dynamiser.

Doris Ansari, leader LibDem du Cornwall Council , et Olivier Cadic

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Mme Doris Ansari, leader LibDem du Cornwall Council, qui m’a raconté comment il y a quelques années, alors qu’elle recherchait une ville française pour jumeler Truro, le comité international leur avait fait découvrir Morlaix en Bretagne. Depuis le jumelage des deux villes a créé des liens indissolubles entre leurs habitants.

L’amour de la France est un sentiment largement partagé au sein des élus et des habitants des Cornouailles et déjà la BBC se fait l’écho enthousiaste d’une probable coopération trans-Manche (lire : “Proposed ferry service to France” du 28 avril 2011). Edouard Braine et moi-même sommes repartis séduits de ces rencontres et de ces moments de partage fructueux avec des Europhiles convaincus.

Crédit photo : Courtesy of the Cornwall Council

Accompagner le développement de la communauté française de Bristol

Annie Burnside et M.Burnside, Edouard Braine, consul général, Olivier Cadic et Monique Pellois

Le 26 avril, Bristol constituait la première étape de la tournée consulaire d’Edouard Braine, notre consul général, une ville où j’ai eu l’occasion de me rendre à trois reprises, l’an dernier.

Cette fois-ci, notre consul honoraire, Annie Burnside, fondatrice de l’école française de Bristol (lire : “L’école française de Bristol fête ses 30 ans” du 01 août 2010), nous a reçus à son domicile en compagnie de Monique Pellois, directrice de l’établissement. Celle-ci m’avait écrit pour me dire qu’elle souhaitait m’entretenir de l’avenir de son école. La communauté française de Bristol se développe et les clients ne manquent pas !  Les locaux actuels interdisent notamment l’ouverture d’une seconde classe de maternelle.

Cette visite en compagnie d’Edouard Braine tombait donc à point nommé pour étudier les moyens de faciliter le développement de l’école française de Bristol grâce au soutien du plan écoles.

Soulignant l’aspect prioritaire de ce dossier, le consul général n’a pas manqué de rebondir sur le futur de l’antenne consulaire de Bristol et de maintenir ce point de contact privilégié entre les Français vivant sur place :

« La présence française à Bristol a bénéficié jusqu’en 2010, grâce au talent de notre consul honoraire Annie Burnside, d’un outil de rayonnement exceptionnel sur le plan immobilier : la villa paladienne de Clifton House, relevant du département d’études françaises de l’Université locale, offrait à l’ensemble de la communauté française de Bristol un point de ralliement, qu’il s’agisse des parents d’enfants de l’école française, des besoins de l’Alliance française pour y tenir des conférences, et bien entendu pour notre agence consulaire. Le départ à la retraite d’Annie Burnside, à l’automne dernier, nous a totalement privés de ces facilités. Aussi bien la communauté française et par conséquent le consulat ont-ils intérêt à ce qu’un nouveau lieu puisse prendre le relai, sur un mode certes plus modeste que Clifton House. Il faudra de toute façon un lieu pour tenir les permanences consulaires et organiser l’année prochaine les élections. »

Soucieux d’accompagner le développement de la communauté française de Bristol, le consul général voit une synergie possible entre le développement de l’école française de Bristol et la future antenne consulaire. J’ai transmis tous les éléments financiers à Laurent Batut pour que l’équipe du plan Ecole puisse rechercher les moyens de soutenir l’école française de Bristol. Frédéric de la Borderie qui œuvre au sein de FEPT (structure destinée à gérer les structures immobilières scolaires françaises au Royaume-Uni) a immédiatement contacté Monique Pellois pour lui offrir son expertise si necessaire.

L’objectif 1 du plan Ecole ne saurait bénéficier exclusivement à la communauté française de Londres et je me réjouis du soutien appuyé du consul général et de l’excellent accueil des représentants du plan par ailleurs.

Le comité de gestion de Bristol s’emploie avec beaucoup d’ardeur pour le développement de cette école. Il mérite tout notre appui. Je serai de retour à Bristol le 13 mai prochain.

Une nation qui ne doute pas de son identité

Christophe Pallée, correspondant spécial de TF1/LCI, m’avait invité à le rejoindre sur le Mall pour assister au passage du carrosse royal, depuis la terrasse de la British Library.

Le précédent mariage royal entre le Prince Charles et Diana Spencer, suivi à la télévision, s’était bien dissipé de ma mémoire et je n’avais guère prêté attention à la foule le long du parcours. Aujourd’hui, j’ai ressenti à sa mesure l’immense popularité de ce genre d’événement auprès des Britanniques.

Ce fut la liesse lorsque le couple royal, revenant de Westminster, remontait l’avenue au milieu des uniformes rutilants. J’ai aperçu Kate, nouvelle duchesse de Cambridge, rayonnante de bonheur. Le carrosse de la Reine qui suivait à quelque distance fut accueilli par un vibrant God Save the Queen.

A l’évidence, Kate et William sont faits pour le job, ils sont même irrésistibles. Leur charme anoblit le plus kitchissime des mugs à leur effigie. Ils vivifient la tradition en lui offrant l’éclat doré de la jeunesse et de la modernité. Alors le peuple adhère, il s’approprie, il communie debout derrière les barrières, formant une marée ondoyante aux couleurs de l’Union Jack en partageant le frisson de l’Histoire et le bonheur d’être anglais.

Je retiendrai à jamais l’image de ce rassemblement autour de la famille royale et du drapeau. La monarchie britannique joue toujours son rôle de ciment auprès d’une nation qui ne doute pas de son identité.

Ici Londres, la revue incontournable des Français à Londres

Les francophones et les francophiles connaissent forcément le magazine Ici Londres, créé il y a une douzaine d’années déjà, pour servir de plateforme d’échanges et d’informations pratiques aux expatriés français de Londres.

En avril 2010, il y a exactement un an, cette revue indépendante et gratuite adoptait une nouvelle charte graphique plus séduisante et en rapport avec l’air du temps. Le fond évoluait également pour offrir un contenu rédactionnel de qualité, croisant les regards et les points de vue, signant des critiques pertinentes et nous prévenant de l’essentiel. C’est pourquoi je suis très flatté d’y apporter ma contribution au travers d’un portrait qui m’a été consacré par la journaliste Amandine Jean : “Olivier Cadic, entrepreneur en série” (lire : Ici Londres mai 2011 p11)

Vous pouvez trouver le magazine dans l’un de ses 300 points de distribution à Londres et en France (repérables sur une carte en visitant le site Ici Londres, à la rubrique Points de distribution). Le site est par ailleurs réputé pour son répertoire des professionnels francophones à Londres, tous corps de métier confondus.

Vous pouvez feuilleter, en ligne, le numéro de mai 2011 : http://www.readoz.com/publication/read?i=1036610#page1

Mariage du siècle : interventions sur TF1 et LCI

En marge des cérémonies du mariage princier de Kate et William, vendredi 29 avril, j’aurai le plaisir et l’honneur de parler des Français du Royaume-Uni, sur TF1 et LCI, entre 10h et 14h (heure anglaise).

Les chaines françaises ont mis en place un dispositif exceptionnel pour suivre l’événement en direct.

Votre retraite, à l’heure des réformes

Nous avons évoqué, il y a quelques mois, le thème l’optimisation de la retraite des expatriés, à la lumière d’une forte évolution législative (lire : “Quelle retraite pour les expatriés ?” du 6 décembre 2010). Dans sa lettre du mois d’avril, l’UFE GB, Union des Français de l’étranger, pose de précieux jalons pour notre compréhension des nouveaux mécanismes issus de la loi du 09 novembre 2010 (télécharger la lettre en pdf : 2011_04__reforme_retraites).

Ce document d’une grande clarté a été conçu par la CNAV, Caisse nationale d’assurance vieillesse comme un mode d’emploi pour les Français vivant à l’étranger, détaillant l’impact des changements en cours selon la situation de chacun.

Le premier thème traité est celui de l’âge du départ à la retraite et celui des retraites anticipées (handicap, pénibilité….). Si vous êtes né à partir du 1er juillet 1951, vous êtes concerné par l’allongement progressif de l’âge légal du départ à la retraite et le report de l’âge d’obtention du taux plein, si vous ne justifiez pas de la durée d’assurance nécessaire.

Ce dossier poursuit son ambition de répondre concrètement à vos interrogations en vous proposant de calculer vos droits, incluant trois éléments de base : le salaire annuel moyen, le taux et la durée d’assurance. Il ne vous reste plus qu’à saisir une calculatrice pour savoir de quoi il en retournera pour vous.

Le site de l’UFE

Photo Flickr de Trekkyandy

Les Français de l’étranger dans le viseur de Bercy

Un article intitulé “Ceux qui ruinent la France” fait la une du Point cette semaine. “Toujours prompts à critiquer la France et ses largesses sociales, les expatriés ne sont pas les derniers à en profiter”, y lit-on. L’image des Français de l’étranger assimilés à des exilés fiscaux pour échapper à l’impôt y est entretenue : “les exilés fiscaux ont en commun de refuser la règle du jeu républicain qui consiste à rendre au pays qui les a éduqués, formés, soignés gratuitement une partie de cet investissement sous forme d’impôts.”

Une tendance malsaine semble se développer actuellement dans notre pays par la recherche de bouc-émissaires pour justifier des difficultés rencontrées.

Les expatriés sont une cible de choix depuis que Jérôme Cahuzac, président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée nationale a déposé, au mois d’octobre 2010, un amendement prévoyant une “taxation proportionnelle” sur le revenu des Français de l’étranger en fonction des impôts déjà payés par ceux-ci.

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam était intervenue sur cette question au Sénat et vous pourrez découvrir la teneur des échanges qui prouve que la caricature à notre endroit n’est pas l’apanage de la presse française :

Mme Joëlle Garriaud-Maylam : Madame la secrétaire d’État, comme l’ensemble des élus des Français de l’étranger, je suis stupéfaite de l’amendement déposé par le président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée nationale qui vise à instaurer une taxation des Français de l’étranger, alors même qu’ils sont déjà imposés dans leur pays de résidence.

(Exclamations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

M. Didier Boulaud : On pleure pour Johnny Halliday ! Reviens, Johnny !

Lire “Question d’actualité au gouvernement n° 0558G de Mme Joëlle Garriaud-Maylam (Français établis hors de France – UMP), publiée dans le JO Sénat du 22/10/2010 – page 8716″

Joëlle Garriaud-Maylam

Bien que cette idée ait été rejetée lors du débat parlementaire, plusieurs propositions d’impositions à destination spécifique des Français de l’étranger seraient actuellement étudiées, comme le révèle une note de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam sur la fiscalité des Français de l’Etranger qui a été circulée aux élus à l’AFE ce week-end (Note – Fiscalité des Français de l’étranger – 19 avril 2011).

Certaines ont déjà été évoquées par le cabinet de François Baroin, ministre du Budget.

Une Exit Tax pourrait imposer les Français s’expatriant pour des raisons fiscales (lire : “L’UFE Corporate, pour renouer avec l’esprit France Libre… d’Entreprendre” du 22 avril 2011).

D’autre part, le ministère du Budget étudierait la possibilité d’imposer les revenus de source française des Français de l’étranger selon le barème de l’impôt sur le revenu au lieu du prélèvement à la source, tel qu’il est pratiqué actuellement, avec régularisation lors du calcul de l’impôt sur le revenu.

Enfin, le ministère du Budget examinerait le projet d’une imposition sur les résidences secondaires en France des expatriés, assise sur la valeur locative de ces biens immobiliers.

La note de la sénatrice vient à point nommé pour tordre le coup à l’image du Français expatrié qui ruinerait la France :

“Les Français établis hors de France, outre les impôts et taxes acquittés dans leur pays de résidence, peuvent rester assujettis à différentes impositions françaises : l’impôt sur les revenus de source française, l’impôt sur les successions, l’impôt sur la fortune (ISF) et l’impôt sur les plus values immobilières réalisées en France.

Ils contribuent pour un montant de près de 541 millions d’euros. Un chiffre à mettre en rapport avec le coût de 343,2 millions d’euros du programme 151 “Français de l’étranger et affaires consulaires.”

N’oublions pas non plus qu’ils ont besoin de passeports (plus de 150.000 par an) qui leur sont facturés 89 euros, alors qu’ils ont un prix de revient de 35 euros, soit un bénéfice d’environ huit millions d’euros annuels.

Dans les faits, les Français de l’Etranger apportent des ressources nettes à la France.

Et c’est sans compter leur apport au commerce extérieur de la France.

Je ne m’étends pas non plus sur les coûts associés supportés par les expatriés tels que les frais de déplacement pour se rendre au consulat afin de faire établir son passeport (journées de travail perdues pour ceux qui n’habitent pas Londres) ou les frais d’établissement d’un certificat de vie pour les retraités qui ne peuvent pas se rendre au consulat.

A l’évidence, comme Joëlle Garriaud-Maylam s’y emploie, il me paraît nécessaire de faire de la pédagogie pour lutter contre la démagogie.

Espérons que cela soit suffisant pour que le gouvernement abandonne ces idées d’imposition spécifique, car à l’évidence tous les expatriés ne s’appellent pas Johnny Halliday.

La FAFGB annonce sa soirée du 14 juillet

Changement de formule cette année puisque le lycée Charles de Gaulle n’accueillera pas le bal du 14 juillet organisé par la FAFGB, Fédération des associations françaises en Grande Bretagne.  Sa présidente, Carole Rogers, nous donne rendez-vous pour un diner de gala sous chapiteau, au  Kensington Palace Garden, situé derrière la résidence de l’ambassadeur de France.

La prise de la Bastille sera fêtée au son du charleston puisque cette soirée étiquetée “Black and white” renouera avec l’esprit joyeux et insouciant des Années folles.

Comme chaque année, les bénéfices récoltés par la fédération seront reversés à diverses associations caritatives, apportant à la communauté française du Royaume-Uni une assistance médicale ou juridique, ainsi qu’une aide dans la recherche d’un logement ou d’un emploi.

Quant au déroulement de la soirée, vous pouvez opter pour la formule VIP qui débutera au champagne à 18h30 et se poursuivra par un diner de gala réunissant des personnalités du monde des affaires, des arts, de la politique ou du sport, pour une entrée de £145 tout inclus.

Autre solution, vous pouvez préférer vous rendre directement au bal et profiter des animations et du feu d’artifice (22h30) contre un ticket de £30, coupe de champagne incluse. Il y aura moyen de vous restaurer sur place puisque de nombreux stands dresseront une offre culinaire aussi fine que variée : crêpes, barbecue, foie gras, sushis….

Cette célébration nationale se déroulera sous le patronage de Bernard Emié, notre nouvel ambassadeur à Londres. Pour aider la fédération dans son oeuvre de bienfaisance et contribuer à réussite de cette manifestation, je m’associe à Edouard Braine, notre consul général, pour vous remercier de bien vouloir diffuser l’information autour de vous.

Pour plus d’informations et pour réserver vos places, vous pouvez consulter la brochure Kensington Palace Gardens Bastille Day Ball ou bien contacter FranceInlondon (bastilledayball@franceinlondon.com), ou encore visiter le site officiel de l’évènement : www.bastilledayball.co.uk

Photo Flickr de thefoxling

L’UFE Corporate, pour renouer avec l’esprit “France Libre… d’Entreprendre”

Il y a bientôt 15 ans, après avoir annoncé l’installation de mon entreprise dans le Kent (“French firm crosses Channel to the land of opportunity”, 1996 09 18 the-independent), j’avais reçu un nombre impressionnant de demandes d’entrepreneurs français tentés par la même aventure.

Olivier Cadic et Loïc Dumas, responsable du business club, UFE Corporate

J’avais alors créé l’association “La France Libre… d’Entreprendre” pour répondre à cet engouement. Un club de professionnels (expert-comptable, avocats…) destiné à accompagner les entrepreneurs s’était réuni autour de moi. Nous avions rassemblé plus de 1,000 adhérents en 1998. Ce succès n’était pas du goût du gouvernement Jospin. DSK, ministre des Finances de l’époque, avait décidé de créer une “Exit tax” en exigeant le versement d’une caution aux entrepreneurs désireux de quitter le territoire français. Le Figaro avait attribué mon nom à cette loi (“Pourquoi des entrepreneurs s’exilent”, 2000 02 20 Le Figaro). Une fois cette loi abrogée, suite à la condamnation de la France par l’Union Européenne qui rétablissait la liberté de circulation des entrepreneurs, nous avions mis un terme aux activités de l’association.

L’an dernier, plusieurs entrepreneurs qui s’étaient engagés à mes côtés m’ont confié qu’ils regrettaient l’atmosphère d’un club d’entrepreneurs, avec l’esprit de la France Libre… d’Entreprendre. Pour y répondre, j’ai proposé à Loïc Dumas d’animer l’UFE Corporate, un business club créé il y a quelques mois par l’UFE GB, l’Union des Français  de l’étranger au Royaume-Uni. Cette structure représente une opportunité d’entraide amicale entre les entrepreneurs français de Grande-Bretagne, prolongeant ainsi la mission et la philosophie de la France Libre… d’Entreprendre.

Ce club d’entrepreneurs solidaires se réunit lors des “Apéros entrepreneurs“. Cet événement mensuel gratuit et ouvert à tous permet aux Français entreprenants de faire du networking. Il n’est nullement besoin d’épiloguer sur l’avantage d’intégrer des réseaux dans le monde des affaires, surtout pour nos compatriotes qui viennent de poser leurs valises à Londres. Ceux qui adhèrent au club sont les entrepreneurs qui souhaitent offrir leur expertise ou leur expérience.

Le dernier Apéro de l'UFE Corporate a réuni une soixantaine d'entrepreneurs, début avril

L’UFE Corporate a déjà trouvé en Loïc Dumas (loic@frogvalley.net) un promoteur enthousiaste qui génère un engouement croissant puisque nous étions une soixantaine réunis début avril au Baranis, un bar qui dispose d’une piste de pétanque en sous-sol ! Pour rejoindre les fondateurs du Club UFE Corporate, vous pouvez vous inscrire sur cette page du site de l’UFE.

Nous fêterons le 15ème anniversaire de la France libre… d’entreprendre, à Ashford le 20 octobre 2011. La semaine dernière, le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé l’institution d’une nouvelle Exit tax. Et je me suis dit que, décidément, l’histoire est un éternel recommencement !

Aziz Senni, porte-flamme de l’entreprenariat, en conférence à Londres

Aziz Senni pourrait être un personnage de roman. Ce serait l’histoire d’un Jeune des cités, ainé de six frères et soeurs, débarquant à l’âge de deux mois au Val Fourré dans les bras de ses parents venus du Maroc. Il décide en l’an 2000 de créer son entreprise à Mantes la Jolie même. Il a 23 ans à peine, inconscient sûrement. Cocteau écrirait qu’il ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait.

Aziz est aujourd’hui un entrepreneur épanoui dirigeant le premier réseau francilien de transport à la demande, autrement dit de taxis collectifs “plus rapide qu’un bus, moins cher qu’un taxi” (www.atafrance.com). Chaque mois, il édite 70 feuilles de paie, ce n’est pas la moindre de ses fiertés.

L’association des anciens de Sciences-Po, Alumni UK, présidée par Stéphane Rambosson, a eu l’heureuse idée d’inviter cet entrepreneur d’un genre nouveau à témoigner de son parcours qu’il a si bien relaté dans un best-seller : “L’ascenseur social est en panne… j’ai pris l’escalier” (Edition L’archipel- 2005). Et depuis, Aziz essaie de le réparer ce fichu ascenseur en multipliant les initiatives auprès les habitants des cités afin qu’ils prennent leur destin en main. Il a ainsi fondé, en 2002, l’Association nationale des jeunes entrepreneurs (ANJE) afin d’accompagner les créateurs issus des quartiers, ou encore la BAC (Business Angel des Cités), en 2007, premier fond d’investissement dédié à la création et au développement d’entreprises en banlieue.

Son énergie et son charisme décuplent la force de son message : il n’y a aucune fatalité, rien ne vous condamne à végéter en bas de l’échelle si vous ayez un peu d’ambition, d’initiative, d’envie d’innover, parce qu’entreprendre est une merveilleuse aventure… qui ne dépend que de vous ! Aziz rappelle que 25% de la population nait dans les banlieues.

A mon sens, Aziz remet l’esprit d’entreprise au coeur de la cité et pas seulement des cités. La France manque globalement d’entrepreneurs. Aujourd’hui, tout diplômé réfléchit à deux fois avant de se lancer dans la création d’entreprise. C’est long et c’est risqué avant de toucher au but. Et encore, rien n’est jamais acquis.

L’esprit d’entreprise est un feu sacré. Avec le temps, des entreprises oublient parfois qu’elles doivent continuer à entreprendre, elles s’assoupissent et finissent par être déposées par de nouveaux entrants qui régénèrent l’offre existante à l’aide de nouvelles briques technologiques, scientifiques ou socio-culturelles. Le malheur veut que les esprits les mieux formés se désintéressent de ce challenge qui est le plus difficile, mais le plus beau : réinventer le monde. Le mot entrepreneur a été forgé au XIXème par l’industriel et professeur au Cnam, Jean-Baptiste Say. Les Anglo-saxons utilisent ce terme français parce qu’il n’a pas d’équivalent dans leur langue. Le business man, c’est tout autre chose.

Aziz Senni vantait l’autre soir ces jeunes qui avaient fait le grand saut de la création d’entreprise au sein de son association. Quand on n’a rien à perdre, tout est à gagner. Ce message m’a renvoyé à mes souvenirs. A vingt ans, c’était cet esprit qui m’animait lorsque j’ai créé mon entreprise.

J’aime beaucoup Aziz Senni et je remercie Stéphane Rambosson de m’avoir donné l’opportunité de le rencontrer lors de cette soirée brillamment animée par Xavier Quattrocchi-Oubradous.

Pour information, vous pouvez lire :
– Son dernier livre : “Monte ton biz, les 10 commandements de l’entrepreneur des cités” (Edition Pearson – Novembre 2010)
– Son interview par l’Express “Aziz Senni, l’entrepreneur des banlieues qui voulait changer de vie” (5 avril 2011)

La lettre de Charles Péguy, source d’information précieuse pour nos Jeunes arrivants en Angleterre

Soucieux de compléter son aide aux jeunes débarquant sur le sol anglais en quête d’un emploi, le centre Charles Péguy consacre un article aux “Job center” dans sa lettre d’information du mois d’avril.  Les procédures en vigueur et les formalités à accomplir y sont décrites. Ce travail d’information à vocation sociale est accompli avec dévouement par l’équipe chevronnée du centre, emmenée par sa directrice Marine Deneux.

J’évoque souvent du rôle de Charles Péguy dont la vocation est d’accompagner les jeunes français sur le chemin de l’emploi au Royaume-Uni, avec l’objectif d’atteindre la barre des 1000 placements en 2011 (lire : “Le centre Charles Péguy financé et médiatisé” du 25 mars 2011). Le Job center est, de fait, l’équivalent de notre Pôle Emploi national et il participe à l’intégration des jeunes Français au Royaume-Uni.

La lettre d’information fournit de précieuses informations pour les personnes qui viennent d’arriver et souhaitent connaître la manière de s’inscrire dans un Job center afin d’obtenir le statut de Job seeker (en recherche d’emploi). Dès lors, ils peuvent bénéficier de l’assistance d’un conseiller ou participer à divers ateliers permettant de mieux définir leur projet et rendre leurs démarches plus efficaces. Par ailleurs, la carte de Job seeker offre diverses réductions lors des sorties ou pour entreprendre une formation, au même titre qu’un demandeur d’emploi en France.

Le texte d’introduction de la newsletter a été rédigé par une nouvelle consultante emploi, Sophie Anère. Je lui souhaite la bienvenue et je suis heureux que le centre étoffe son personnel puisqu’il est la pièce maitresse du dispositif du Plan Emploi, initié par Edouard Braine en fin d’année dernière.

Le site du centre Charles Péguy (votre partenaire emploi sur Londres)
Le site du réseau Eures (le portail européen sur la mobilité de l’emploi)

Photo Flickr de Davo

Pour tout savoir sur votre situation électorale

Dois-je être inscrit au registre des Français établis hors de France pour pouvoir voter ? Mon inscription a expiré, comment faire pour la renouveler ? Comment faire une procuration pour qu’un proche puisse voter pour moi en France ? Etc. Etc.

Concernant les échéances électorales de 2012, le consulat général de Londres vous propose d’ores et déjà une foire aux questions sur son site, afin de vous informer sur votre situation électorale.

Ce même consulat organisera auprès des Français de l’étranger pas moins de quatre tours d’élection, l’an prochain : les présidentielles, et pour la première fois, les élections législatives afin de désigner onze députés qui représenteront les Français résidents à l’étranger au sein de l’Assemblée nationale.

Onze députés puisque la planète a été divisée en onze zones géographiques regroupant divers pays. Les expatriés français au Royaume-Uni partageront ainsi leur député avec ceux des pays scandinaves et baltes formant la 3ème circonscription : Irlande, Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède (lire : : “En 2012, les Français de l’étranger auront des députés !” du 20 février 2010)

Ce travail d’information me paraît remarquable, et je souhaite exprimer toute ma gratitude à Olivier Tulliez et Antoine Simenel du consulat de Londres.

Photo Flickr de Kodak Agfa

Il faut sauver Culham !

Il y a quelques semaines, j’ai été alerté par Cecile Deer, représentante des parents d’élèves du secondaire de l’école européenne de Culham située près d’Oxford. L’école européenne de Culham est entrée dans une période de transition au terme de laquelle elle fermera ses portes en juin 2017. L’établissement compte 800 enfants. Il fermera progressivement ses classes, d’année en année, pour préparer l’échéance.

Voici l’email que j’ai reçu début février de la part de Bénedicte Yue, parent d’élève :

Cher Monsieur,

Je voudrais juste apporter mon témoignage en tant que mère de 4 enfants. Toute la communauté francophone près d’Oxford est effondrée par la décision de fermeture progressive de l’école européenne de Culham. Ce sont près de 250 enfants qui sont actuellement scolarisés en section française et beaucoup de jeunes qui attendaient aux portes de l’école pour pouvoir continuer cette belle aventure. Du jour au lendemain, on nous annonce qu’il n’y a plus rien. Des familles francophones sont installées depuis de nombreuses années dans la région. Elles y ont acheté leurs maisons, travaillent localement et voilà que tout est remis en cause car nous n’avons plus de structure pour scolariser nos enfants et leur permettre d’avoir une éducation bilingue.

Nous comptons beaucoup sur vous et M. Batut pour essayer de nous sortir de l’impasse et nous redonner un peu d’espoir.

Notre réunion à Culham

Je me suis rendu à Culham, le 28 février dernier, en compagnie de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. J’ai été très sensible à la qualité de l’accueil du directeur Simon Sharron qui est déterminé à appuyer toutes les bonnes volontés pour qu’un enseignement bilingue perdure à Culham au-delà de 2017. Nous avons ensuite eu une conversation avec les enseignants. Enfin, la présidente de l’association des parents d’élèves a organisé une réunion publique dans les locaux de l’école. Cela nous a permis d’avoir un échange très intéressant avec divers points de vue.

Compte tenu de mon engagement dans le plan Ecole, chacun comprendra que je ne puisse rester de marbre face à la disparition programmée de 250 places dans notre offre au Royaume-Uni pour l’enseignement français.

Je me réjouis de l’initiative engagée par un groupe de parents et d’enseignants pour créer une Free School bilingue français/anglais et anglais/allemand autour d’un programme pédagogique européen pour chercher une solution dès la rentrée de 2011, en créant 2 classes de «Reception» et une classe de «Year 1». Je soutiens évidemment ce projet de Free School. J’invite les parents intéressés par un enseignement bilingue sur Oxford à contacter Bénédicte Yue (project manager) pour appuyer l’élan qui se crée. Vous trouverez ci-dessous son message afin de partager avec vous leur projet (CEFproject@hotmail.co.uk) :

Vers la poursuite d’une éducation européenne à Culham

L’école européenne de Culham près d’Oxford est l’une des 14 écoles européennes en Europe financée et gérée par l’Union européenne. Cette école compte plus de 800 élèves répartis en différentes sections linguistiques dont environ 250 élèves pour la section française. La région d’Oxford, avec ses nombreux centres de recherche et entreprises internationales, compte de nombreuses familles multi-culturelles et la demande pour ce type d’éducation est très forte. C’est pourquoi, face à la décision de fermeture progressive de cette école prise il y a déjà quelques années et suite à l’échec du projet de transformation de l’ensemble de l’école en Académie le 3 février dernier, un groupe de parents et d’enseignants s’est mobilisé pour créer une «free school», nouveau concept d’école financé par le gouvernement anglais. Cette école s’inscrirait dans la continuité de l’école européenne. Elle offrirait un programme pédagogique basé sur le curriculum européen menant au baccalauréat européen tout en permettant, et cela est encore à l’étude, la possibilité d’offrir d’autres qualifications telles que le bac international par exemple.  Le projet prévoit de commencer avec 3 classes (2 classes de «Reception» et une classe de «Year 1») et de créer de nouvelles classes, années après années, pour se substituer aux classes fermées progressivement par l’école européenne actuelle, afin de la remplacer entièrement en 2017 lorsque cette dernière aura totalement fermé.

Grâce à une forte mobilisation des parents relayée par le soutien des députés locaux, d’Olivier Cadic et de l’Ambassade de France à travers Laurent Batut notamment, une nouvelle école européenne pourrait voir le jour dans les mois à venir.  Le «Department for Education» étudie actuellement toutes les options possibles pour permettre une ouverture dès la rentrée 2011. Nous sommes conscients des délais très courts notamment pour parvenir à un accord sur le partage des locaux avec l’école européenne actuelle, mais le processus est aujourd’hui bien engagé pour permettre la continuation d’un enseignement européen de qualité à Culham.

Culham European Free school project team, le 28 mars 2011 CEFproject@hotmail.co.uk

Le nouvel ambassadeur de France, Bernard Emié, est arrivé à Londres

Le week-end dernier, Bernard Emié est arrivé à Londres, en provenance directe d’Ankara où il a passé ses quatre dernières années au poste d’ambassadeur de France en Turquie. Immédiatement à pied d’œuvre, il a effectué une visite du consulat général londonien, dès mercredi après-midi. A cette occasion, j’ai eu le plaisir de le saluer et de lui souhaiter la bienvenue.

Bernard Emié

Bernard Emié embrasse la carrière diplomatique dès sa sortie de l’ENA en 1983 pour aller servir à New Delhi d’abord, puis à Washington, avant d’occuper les fonctions de sous-directeur d’Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères à Paris. En 1993, il devient chargé de mission auprès d’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et, deux ans plus tard, conseiller technique et diplomatique auprès du président Chirac.

Lorsqu’il débarque à Amman en Jordanie, en 1998, c’est en qualité d’ambassadeur. Sa carrière va connaitre son point d’orgue au Liban lorsqu’il devient le chef de la diplomatie française en décembre 2004 deux mois avant l’assassinat du Premier ministre Hariri et la révolution du Cèdre qui suivra. Dans une situation chaotique, Bernard Emié orchestrera avec sérénité et efficacité les évacuations de civils sous la protection de l’armée française. Jean-Louis Mainguy, mon ami et conseiller AFE au Liban, m’a confirmé l’excellent souvenir qu’il avait laissé à Beyrouth.

Trois ans plus tard, M. Emié abandonnera ses déplacements en 4×4 blindé sous escorte du GIPN, pour rejoindre Ankara, où l’attendent des missions moins dangereuses, mais pas moins subtiles et précieuses pour nos intérêts.

Crédit photo : Nathalie Ritzmann

Invitation : les attentes des parents d’élèves au cœur de la 4ème réunion publique annuelle de l’UFE GB sur le Plan Ecole

La section britannique de l’UFE organise sa 4ème réunion annuelle sur le Plan Ecole au Royaume-Uni,

le jeudi 12 mai 2011, de 18h30 à 20h30 à l’Institut français

Lors du lancement du Plan Ecole, en juin 2008, en présence des sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand, j’avais pris l’engagement d’organiser chaque année une réunion publique pour évaluer les progrès accomplis.

Cette année, afin de vérifier si les attentes des parents d’élèves sont prises en compte, j’ai invité François Denis, président de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) qui, tout comme moi, siège au conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Bernard Vasseur, proviseur du lycée Charles de Gaulle et Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne et du Comité de gestion du CFBL (Collège français bilingue de Londres) qui doit ouvrir ses portes en septembre 2011 (lire : “Inauguration du toit du futur collège français” du 13 février 2011) seront également présents pour répondre aux questions. Nous débattrons avec vous des enjeux auxquels est confronté l’enseignement français au Royaume-Uni. Je serai heureux de pouvoir vérifier auprès de vous que le chemin emprunté par le plan école vous convient.

Ci-joint votre invitation pour le 12.05.2011, en vous remerciant de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : Inscription réunion plan Ecole.

Participation : £4 à régler à l’entrée. Gratuit pour les membres de l’UFE.

Photo Flickr de Picture Meeting

Côte d’Ivoire : dans les sous-sols de l’enfer

Michel Tizon

En se réunissant quatre fois par an à Paris, les conseillers élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) tissent des liens entre-eux. Depuis près de cinq ans, je siège aux côtés de Michel Tizon à la commission Finances et nous appartenons au même groupe. Michel dirige une PME et il est président de la Chambre de commerce française en Côte d’Ivoire.

Je viens de parler à Michel. Il est désormais enfermé depuis neuf jours. Personne ne peut plus mettre le nez dehors. Il m’a confié : “L’enfer a un sous-sol et nous sommes dedans. Je te transmets ce courrier pour qu’à travers le monde on prenne conscience du dérèglement de nos gouvernants. Il y a complicité d’ensemble.”

Je vous invite à lire son témoignage (lire : “25 ans de rêves, 10 ans de descente aux enfers. Les réflexions d’un expatrié en Côte d’Ivoire depuis 35 ans, entrepreneur et propriétaire de son entreprise.”) Il raconte le pillage de son entreprise familiale le 1er avril dernier, “pour les meilleures raisons du monde : celles du pouvoir, de la cupidité, de la bêtise et bien sûr, de la méchanceté humaine.”

Michel Tizon avait largement alerté nos politiques sur les dangers qui menaçaient ce pays et les réserves à adopter pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. Nous assistons à un véritable désastre. La chaine Al Jazira, diffusée en anglais, a révélé des images d’exactions qui dépassent l’entendement.

En 1989, ma vie professionnelle m’avait conduit à développer un appareil électroménager pour le marché ivoirien. J’avais été reçu par les dignitaires du régime du président Houphouet-Boigny et, pour l’anecdote, j’avais résidé à l’hôtel du Golf, devenu fameux depuis qu’Alassane Ouatarra en a fait son quartier général. Ce voyage m’a permis de découvrir un pays où régnait la douceur de vivre et de créer des liens d’amitié avec plusieurs Ivoiriens.

Une vingtaine d’années plus tard, apprenant mon statut d’élu, l’un d’entre eux, Amin, m’avait demandé un entretien. Nous nous étions retrouvés à Paris, il y a tout juste deux ans, le 6 avril 2009.

Visiblement désireux de me faire passer un message d’ouverture du pouvoir ivoirien à l’intention de nos dirigeants, nous avions évoqué la situation politique locale. Je lui avouais que, malgré mon intérêt personnel pour la politique en Côte d’Ivoire, je n’y comprenais rien… Avec un sourire, Amin me répondit : “Si quelqu’un prétend comprendre la politique en Côte d’Ivoire, c’est qu’on lui a mal expliqué !”

Photo Flickr de Stefan Meisel