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19 et 20 mai : deux concerts de la Chorale du Lycée français en faveur d’Haïti

Les ruines d’Haïti s’éloignent chaque jour de l’actualité balayée par d’autres vents mauvais, reléguant le 12 janvier 2010 à la liste des calamités naturelles qui s’abattent aveuglement sur l’Homme. 220.000 morts cette fois… Fatalité sans doute, mais le séisme n’a fait qu’enfoncer ce pays au fond du gouffre. Avant la tragédie, la moitié seulement des enfants étaient scolarisés et depuis la destruction de 5000 écoles, c’est désormais 3 millions de gamins qui ne connaissent pas le chemin des écoliers.

Que faire ? Que faire devant l’immensité du chaos ? Apporter chacun sa petite pierre.

Le 26 janvier dernier, nous étions une dizaine réunis autour de Carole Rogers, qui conduit le groupe «UFE solidarité pour Haïti». (Lire aussi : « Quel projet solidaire pour Haïti » du 30 janvier 2010)

Notre objectif était d’étudier la meilleure manière de répondre aux différents appels de solidarité en provenance d’Haïti. Le groupe s’est montré unanime pour que Carole partage cette initiative avec la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne (FAFGB), afin que toutes nos associations locales puissent contribuer à sa réussite.

Avec le soutien de la Chaîne de l’Espoir, la FAFGB organise deux concerts donnés par la Chorale du Lycée français.

2 concerts : 19 et 20 mai à 19h30

London Oratory School, Seagrave Road, SW6 Fulham.

Au programme de la pop music : Paul Simon, Beach Boys, Abba, des extraits de comédies musicales : Grease, Starmania, Mamma Mia, Oliver…et du jazz…

Les bénéfices iront à la Chaîne de l’Espoir et à d’autres organismes humanitaires au profit d’Haïti (£5 le ticket pour les adultes).

Sur place, la Chaine de l’Espoir travaille dans deux directions : les soins médicaux et un programme d’aide aux écoles. Ci-joint un document « Ensemble sauvons des enfants » qui détaille ses interventions à Haïti.

Nous souhaitons une participation nombreuse.

Le site de la Chaine de l’Espoir

Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !

André Ferrand, sénateur des Français hors de France et président de l'Anefe

Je viens de recevoir un très plaisant coup de fil du sénateur André Ferrand. Après en avoir informé notre ambassadeur, il s’est réjoui avec moi de l’avis favorable rendu aujourd’hui par la commission interministérielle au sujet de la garantie de l’Etat du prêt de 25M£ sur 25 ans pour la future école de Kentish Town.

L’ultime étape a été franchie avec succès après que l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) ait précédemment donné son aval en début d’année.

Cette décision vient couronner un projet porté par notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, afin qu’un second collège français puisse ouvrir ses portes dans les meilleures conditions, en septembre 2011.

Toute la communauté française peut se féliciter de cette garantie pour l’acquisition et la rénovation du bâtiment de l’école, car elle induira des conditions bancaires très avantageuses dont profiteront les parents d’élèves, en premier lieu.

L’arrêté devrait être publié sous quinzaine au Journal officiel.

Lire aussi : « Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril » du 29 mars 2010

Crédit Photo : FG

Les écoles françaises ont la cote, selon Terrafemina

Le Lycée Charles de Gaulle à Londres

Le site Terrafemina m’a interrogé, il y a quelques jours, sur l’attractivité de l’enseignement français en Grande-Bretagne et j’ai donc développé divers points dont vous êtes familiers sur ce blog.

La journaliste, Marine Deffrennes, a souligné que 700 élèves n’avaient pu trouver place au lycée français Charles de Gaulle, lors de la précédente rentrée.

Cela m’a permis d’évoquer la solide réputation au Royaume-Uni de cette école française (en vous reproduisant telle quelle une de mes réponses) : le journal « The Independent » a publié en janvier 2010 le classement des 50 meilleurs établissements « indépendants » en Angleterre. Le lycée français est placé en 25ème position pour ses résultats aux A Level (examen britannique, équivalent du baccalauréat) et en 15ème position pour ses résultats aux G.C.S.E (examen britannique de fin de 2nde) ! Le lycée bat ainsi certains établissements prestigieux.

Lire l’interview sur le site Terrafemina, « Lycées français, the place to be….« , du 21 avril 2010.

Photo Flickr de Metro Centric

« France : je t’aime, je te quitte », ouvrage de référence sur les expatriés

J’ai reçu avec plaisir un ouvrage intitulé « France : je t’aime, je te quitte » que l’auteur m’a dédicacé de cette formule téméraire : cette enquête destinée à secouer le cocotier hexagonal.

L’enquête du journaliste Christian Roudaut, qui vient de paraître chez Fayard, porte sur les deux millions et demi de Français qui vivent hors de l’Hexagone. Une autre France en somme, celle des expatriés de tous bords et de tous poils, mais « cette France-là n’est ni d’en bas ni d’en haut, ni de droite ni de gauche, elle est d’ailleurs », explicite l’auteur de cette analyse très documentée, servie par un style clair et élégant.

« Quand le Français sort de chez lui, il se rend compte que les choses ne sont pas comme on le les lui a racontées. » Cette phrase résume tout l’esprit du livre.

Rencontre avec le célèbre auteur Marc Levy devant la librairie londonienne French Bookshop, théâtre de son roman «Mes amis, mes amours». Christian Roudaut nous a réunis dans son livre pour partager notre regard de "Français du dehors" (photo : Robert Zaigue)

Rencontré par l’auteur, Marc Levy allègue même que « la vie à l’étranger est le parfait antidote contre l’ignorance ».

Cependant, Christian Roudaut cautionne volontiers nos fiertés nationales (qualité de vie, culture, protection sociale…) et n’en rajoute pas sur les travers français (conservatisme, nombrilisme, discriminations…).

Son dessein a été de capter un autre regard, un regard amoureux mais lucide, car c’est celui des « témoins privilégiés de la mondialisation. » Ceux qui ont choisi de recommencer sous d’autres cieux, avec enthousiasme et beaucoup d’humilité. L’expatrié est souvent loin d’être un loser dans son pays, démontre Christian Roudaut, et il s’attend bien à ce que l’herbe ne soit pas aussi verte qu’il l’imaginait. L’expatrié répond généralement à un appel impérieux qui n’épargne pas toujours ceux qui ont déjà fait leur trou en France. Notre journaliste en a rencontré certains, tels que les chanteurs Yannick Noah ou Charlélie Couture, et le professeur Luc Montagnier.

L’auteur m’a consacré quelques pages en relatant mon départ médiatisé, il y a près de 15 ans. La hauteur des charges sociales, les pesanteurs bureaucratiques, l’économie administrée, la fiscalité dissuasive menaçaient mon entreprise.

Rien ne me prédestinait à l’expatriation qui s’est imposée à moi comme une évidence de bonne gestion. J’ai pérennisé et transmis mes activités. Aujourd’hui, je peux me consacrer à la fois à la promotion de la bande dessinée franco-belge dans le monde entier et à la représentation des Français du Royaume-Uni. D’autres parcours décrits avec talent par l’auteur sont aussi éloquents.

Avec le temps, je suis devenu l’Anglais pour les Français, et le Français pour les Britanniques. Peu à peu, cette ambigüité permet de s’élever au-dessus des clichés. L’auteur a su capter ce regard. Si vous lisez cet ouvrage, vous vous retrouverez certainement dans les nombreux témoignages de nos compatriotes établis à l’étranger.

Référence : «France : je t’aime, je te quitte» de Christian Roudaut – édition Fayard – 350 pages, 18€.

Bienvenue au site LatitudeFrance

Le ministère des Affaires étrangères et européennes lance un site internet pour rendre compte de l’activité de tous les acteurs du réseau français à l’étranger.

Un projet convivial, vivant et très ambitieux, puisque LatitudeFrance se prétend à la fois vitrine, centre de ressources, magazine, lieu de débats ou encore plateforme de coopération pour les agents du ministère.

Le site veut notamment refléter et valoriser auprès des relais d’opinion les initiatives des institutions publiques (instituts français, alliances françaises, ambassades, médiathèques, lycées…) et des opérateurs du ministère (AEFE, Campus France, Canal France International, Ubifrance, France Coopération International…).

On appréciera aussi l’ergonomie et l’esthétique de ce portail du réseau français, où chacun trouvera son compte dans la foule de rubriques relatives à la culture, l’économie, les enjeux planétaires, la linguistique, les sciences ou encore l’enseignement.


Visibilité et attractivité sont les maîtres-mots de cette belle réalisation pleine de promesses.

Adresse web : www.latitudefrance.org

Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger

Olivier Cadic et le député Jean-François Mancel, lors de la 12ème session de l'AFE, en mars 2010

Comme je vous l’avais annoncé, en début d’année, j’ai été auditionné par la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC), de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

(Lire : « Audition à l’Assemblée nationale sur l’Enseignement français à l’étranger » du 25 février 2010)

Le 4 mars dernier, au palais Bourbon, l’audition était présidée par le député Jean-François Mancel, rapporteur de cette Mission sur le bilan et les enjeux de l’enseignement français à l’étranger.

Mes propos viennent d’être publiés sur le site de l’assemblée nationale, ce qui me permet de vous les reproduire, ci-après.

Verbatim de l’audition

Jean-François Mancel, Rapporteur. Je vous propose de vous présenter et de nous faire part brièvement de votre point de vue quant à notre politique d’enseignement français à l’étranger.

Olivier Cadic. Je suis conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni, représentant de cette assemblée au conseil d’administration de l’AEFE.

La situation de Londres est emblématique de l’avenir du réseau.

Nous sommes confrontés à une injonction paradoxale lorsqu’il nous est demandé d’assumer la continuité du service public et le rayonnement culturel.

La mission de continuité du service public n’est plus assurée. Cette année encore, 263 enfants de France se sont vu refuser une place à Londres. La notion même de service public est mise à mal. Messieurs, l’argent affecté à l’enseignement français à l’étranger concerne seulement 30% des enfants français ! Que faisons-nous pour les 70% restants ? Pas grand-chose, mis à part le programme français langue maternelle ou FLAM !

Le résultat, il ne faut pas se le cacher, est une école pour les riches ! À Londres, 55% des résidents français sont des employés, mais le lycée Charles-de-Gaulle accueille seulement 3% d’enfants d’employés. Toutes les statistiques figurent dans le plan école dont je vous laisserai une copie.

Je tiens à souligner que la dérive – 75 % d’augmentation des frais de scolarité au cours des cinq dernières années – avait commencé avant la prise en charge.

Telles sont les réalités que j’ai constatées sur le terrain. Je vous ferai part de mes propositions dans un deuxième temps.

Jean-François Mancel, Rapporteur. Monsieur Cadic, les problèmes sont différents selon les pays. Les parents à Singapour ou à Sydney n’ont pas les mêmes difficultés que ceux de Londres, située à une heure de Paris. La solution de réserver des places au lycée français peut paraître excessive, d’autant que l’État paie très cher un institut français du Royaume-Uni, chargé lui aussi du rayonnement culturel et de l’enseignement du français.

Olivier Cadic. Effectivement, les problèmes ne sont pas les mêmes à Londres et à Singapour. Mais alors, pourquoi vouloir apporter la même réponse partout ? La même politique peut être très bonne à Rio de Janeiro ou à New Delhi, et ne pas fonctionner ailleurs, notamment à Londres.

Voilà pourquoi, dès le mois de juillet 2007, j’avais écrit au Président de la République pour lui proposer de régler le problème pays par pays. Et c’était la volonté exprimée à l’Assemblée des Français de l’étranger avec le plan École : la réunion autour de l’ambassadeur des politiques, des parents d’élèves et des enseignants a permis de fixer les objectifs pour Londres. Objectif 1 : créer 500 nouvelles places par an dans l’enseignement français au Royaume-Uni. Objectif 2 : développer l’enseignement bilingue français-anglais dans ce pays, grâce à la mobilisation du corps diplomatique auprès des autorités locales. Le Royaume-Uni compte cinquante écoles bilingues : elles sont la solution car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout. Je vous suggère une piste : servez-vous des visites du Président de la République, car impliquer le réseau éducatif avec un vrai projet de coopération permet de faire avancer les choses.

Par ailleurs, si l’on veut parler de l’avenir, il faut impliquer les nouvelles générations, ne serait-ce que pour intégrer le concept de nouvelles technologies. Or parmi les personnes qui se sont réunies pour l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, combien avaient de moins de cinquante ans ?

Il convient également de développer l’enseignement à distance. Mais quels moyens reçoit le CNED, Centre national d’enseignement à distance, outil essentiel à tous ceux désirant apprendre le français ?

Les moyens doivent donc prioritairement être affectés au bilingue et à l’enseignement à distance.

Enfin, il est un peu facile de faire payer davantage les parents d’élèves en prétextant l’insuffisance de subventions : il faut revoir sérieusement les coûts, car les budgets ne sont pas d’une grande clarté. La situation manque de transparence !

(A propos de Flam) C’est l’objectif 3 du plan Écoles de Londres : développer les « écoles FLAM », avec l’obligation pour ces dernières de se rapprocher d’écoles britanniques afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif 2 : le bilingue.

M. André Schneider, Rapporteur (député du Bas-Rhin). Selon moi, il est difficile d’avoir un seul pilote, pour le réseau.

À Berlin la semaine dernière, je me suis adressé en allemand au chauffeur venu chercher ma délégation à l’aéroport, et il m’a répondu : « Monsieur, parlez-moi votre belle langue française : je la comprends ! ». Petit Alsacien, j’avais des complexes car on se moquait de moi quand je parlais français.

J’aurais souhaité vous entendre sur la gestion, la qualification et la formation professionnelle des personnels, premiers vecteurs de l’enseignement français et du français dans le monde.

Olivier Cadic. Selon moi, il faudrait limiter le temps d’expatriation des professeurs. En effet, a-t-on toujours une bonne connaissance de la France si l’on a été expatrié trop longtemps ?Les enseignants, de plus en plus sédentaires, risquent de ne pas mettre en œuvre les textes officiels. Connaissent-ils le socle commun ? Actuellement, il y a peu de formation.

Les chefs d’établissement sont, comme ici, noyés dans l’administratif.

Un objectif pourrait être assigné à l’AEFE : inspecter les enseignants au moins une fois tous les trois ans pour évaluer leurs connaissances des programmes. Cela éviterait, lorsqu’ils viennent noter le baccalauréat en France par exemple, un certain décalage.

Site de l’Assemblée : Compte rendu n° 11 de la Mission d’évaluation et de contrôle sur l’Enseignement français à l’étranger du jeudi 4 mars 2010

Crédit photo : FG

Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français à l'étranger, se dévoue sans relâche à sa communauté, à commencer par les tout-petits...

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, s’était personnellement engagée à soutenir le programme Flam (Français langue maternelle) au Royaume-Uni lors des deux grandes réunions sur le Plan Ecole que j’avais organisé avec l’UFE en juin 2008 et 2009 (Lire : Lire aussi : « Ecole (11) : Soutenir le programme Flam (objectif 3) » du 24 juin 2008).

Notre sénatrice vient d’écrire à Vincent Gleizes pour l’informer de l’attribution d’une subvention de 8000€, un vrai pactole par les temps qui courent !

Cette somme, attribuée au titre de la réserve parlementaire 2010, va contribuer à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français faveur des 1300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Une implication qui n’étonnera pas ceux qui ont connu Joëlle du temps où elle était élue à l’AFE pour le Royaume-Uni puisqu’elle avait organisé à Londres, début des années 2000, des séminaires de formation sur la question et même publié un ouvrage, préfacé par Boutros Boutros-Ghali, intitulé : « L’enseignement du français aux enfants de familles biculturelles établies dans un pays non francophone ».

Voilà 10 ans que le programme FLAM a été lancé par le ministère des Affaires étrangères.

Ces petites écoles FLAM ou « écoles du samedi« , coordonnées au sein d’un réseau animé par le service culturel de l’ambassade, offrent une sensibilisation et un apprentissage du français aux enfants des familles expatriées loin de Londres.

Leur fréquentation a doublé ces deux dernières années au Royaume-Uni ! Cela méritait bien un nouvel outil pédagogique.

Crédit photo : OC

Nicolas Sarkozy célèbrera l’appel du 18 juin à Londres

Commémoration du 18 juin 2008. En arrière-plan, la statue du général de Gaulle. (de gauche à droite) Olivier Cadic, conseiller AFE ; Bertrand Cochery, consul général ; Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France ; Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France et l’attaché de Défense à Carlton Garden.

Selon une information parue cette semaine dans l’hebdomadaire le Point, le président de la République se rendra dans la capitale britannique pour commémorer le 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, premier discours du général de Gaulle sur les ondes de la BBC en invoquant cette flamme qui « ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

Le chef de l’Etat visitera les locaux occupés par le général de 1940 à 1943, au 4, Carlton Gardens. Sur place, une statue du fondateur de la France Libre a été érigée en 1993.

Nicolas Sarkozy sera attendu le soir même au mont Valérien pour une célébration nationale télévisée.

En effet, cette journée nationale rend hommage à « l’ensemble des résistants français, c’est-à-dire tous ceux qui ont refusé la défaite et continué à se battre, que cela soit dans les Forces françaises libres, à la tête d’un journal clandestin, sur les bancs de l’Assemblée consultative provisoire d’Alger ou dans un maquis. » ( JO Sénat du 2 juillet 2009 p.1823)

Ouverture de nouvelles classes de primaire à Fulham

Chacun se réjouira d’apprendre qu’à partir de la rentrée de septembre 2010, une annexe de l’école Marie d’Orliac composée de 4 classes sera ouverte dans l’enceinte de l’école St John’s, située sur Munster Road (Fulham).

Au regard des demandes d’inscription, les niveaux des classes ont été déterminés ainsi : 2 classes de C.P ; 1 classe de C.E1-C.E2 ; 1 classe de C.M1-C.M2.

Cette bonne nouvelle ne suffira tout de même pas à satisfaire tout le monde.

Moins d’un enfant sur deux a obtenu, à ce jour, son ticket d’entrée dans une des 4 écoles primaires françaises relevant du Lycée Charles de Gaulle (CDG), pour la rentrée prochaine.

En moyenne, la commission d’affectation du primaire, réunie le 13 avril dernier, a dû rejeter 56% des demandes d’inscription.

181 familles ont toutefois obtenu satisfaction sur un total de 412 dossiers traités par la commission (ci-joint le détail des demandes école par école).

Même cause, même conséquence : 2/3 des candidatures en maternelle ont été déboutées le mois dernier (Lire : « Inscriptions en maternelle à CDG : Deux tiers des demandes refusées ! » du 14 avril 2010 ). Lors de cette commission du primaire, et suite à des désistements, 11 places de maternelle ont pu être affectées. Pour mémoire, seules 150 places avaient été attribuées pour 430 demandes d’inscription.

Lire aussi : Plan Ecole (9) : Augmenter le nombre de places dans les écoles françaises (objectif 1) du 22 juin 2008

Photo Flickr de Bertrudestein

Le « plan Kouchner » pour l’enseignement français à l’étranger

Bernard Kouchner souhaite présenter en conseil des ministres, avant l’été, son « plan de développement de l’enseignement français à l’étranger », dont il nous a révélé la teneur lors des premières Rencontres mondiales de l’AEFE, la semaine dernière.

Avant d’aborder le futur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa vive gratitude et sa fierté aux acteurs d’un réseau de 460 écoles, implantées dans 130 pays, qui contribuent à notre rayonnement national par l’éducation.

Le président de la République avait d’ailleurs confirmé, le 20 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie, que « la question des lycées et des écoles françaises, en cette période de disette budgétaire, est absolument incontournable et doit être sanctuarisée. » Nicolas Sarkozy s’est même félicité que 5.000 élèves supplémentaires s’inscrivaient chaque année dans le réseau AEFE (Lire : « Le président de la République réaffirme son attachement au réseau des écoles françaises à l’étranger »).

Question budget, Bernard Kouchner a rappelé que son ministère affectait plus de 500M€ à l’AEFE. Il a toutefois exprimé son inconfort face à l’engagement de gratuité pris par le chef de l’Etat en faveur des lycéens français de l’étranger. Le ministre est actuellement en recherche de solution budgétaire, en liaison avec deux parlementaires à qui il a demandé une « étude d’impact » (Geneviève Collot, députée de l’Essonne, membre de la commission des Affaires étrangères et présidente du groupe d’étude sur les Français de l’étranger et Sophie Joissains, sénatrice des Bouches-du-Rhône, membre de la commission de la Culture et de l’Education) .

S’il parvient à élargir la politique des bourses, Bernard Kouchner ne cache pas le « risque d’éviction progressive » des enfants de familles étrangères qui ne pourraient plus suivre la hausse des coûts de scolarité. Constat désolant qui bat en brèche le principe fondamental de mixité prôné par l’AEFE et la volonté du ministre d’une plus grande ouverture culturelle vers le pays d’accueil.

M. Kouchner a expliqué comment résoudre le dilemme suivant : rendre le modèle éducatif français toujours plus attractif dans un monde ouvert, tout en réduisant ses marges budgétaires. Rappelons que l’AEFE gère déjà 250.000 élèves, soit une augmentation de 50% en 20 ans.

C’est le point clé du plan Kouchner : il faudra « organiser une redistribution plus équitable des moyens entre les différents pays et zones géographiques. »

Nous avons eu l’occasion d’évoquer les disparités entre pays qui se justifiaient seulement par le poids d’un passé révolu (Lire : « Budget – Comment faire face enjeux du réseau AEFE ? » du 14 mars 2010)

Par ailleurs, le ministre Kouchner a dévoilé « deux grandes orientations novatrices » :

1 – La création d’un label « France-Education » : Il s’agit de valoriser des parcours éducatifs en français au sein même des établissements étrangers, dans le cadre de leur coopération avec le réseau AEFE.

2 – Attirer nos bacheliers vers notre enseignement supérieur : La fuite des cerveaux débute très tôt à l’étranger…. Sitôt bacheliers, nos petits Français filent dans les universités de leur pays d’accueil, tandis que nos élèves étrangers, eux, regagnent leur système national. Comment faire pour les orienter vers nos facs et nos grandes écoles ? « Nous allons tout faire », a indiqué pour l’instant Bernard Kouchner.

Je serais très heureux que son plan trouve un écho favorable au gouvernement, car il me semble restaurer les principes fondamentaux de l’AEFE (universalité, ouverture, mixité….) tout en intégrant les nouveaux enjeux auxquels la France est confrontée (globalisation, crise, nouvelles technos…).

Enfin, pour l’anecdote, j’avoue avoir été sensible à l’hommage que le ministre a rendu aux élus à l’AFE (que j’ai l’honneur de représenter au conseil d’administration de l’AEFE) en les qualifiant d’avocats permanents et convaincants de notre réseau scolaire.

Discours de Bernard Kouchner du 9 avril 2010 aux Rencontres mondiales de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) qui célébrait ses 20 ans.

Kentish Town (14) : les parents d’élèves de l’Ile aux Enfants séduits par le projet

L’Association des parents d’élèves (APE) de l’Ile aux Enfants s’est livrée à un brillant exercice de démocratie participative en interrogeant les 124 familles de l’école sur divers sujets sensibles. A l’arrivée, un taux de participation remarquable de 65%, soit 81 familles qui ont retourné leur formulaire.

On ne peut que louer cette initiative de Quitterie Jarrosson, présidente de l’APE, qui a eu l’amabilité de me transmettre les résultats statistiques et les commentaires des parents, dont je vous invite à découvrir avec quel sérieux et pertinence ils s’impliquent dans l’avenir de l’établissement.

Cette enquête m’a beaucoup éclairé sur la perception du projet Kentish Town par les parents d’élèves. Quel ravissement de lire tous ces commentaires qui tournent au plébiscite ! J’en aurais eu envie, mais la modestie m’empêche d’en reproduire les plus éloquents. Ils sont la reconnaissance du Plan Ecole, mené par notre ambassadeur en associant toutes les parties prenantes de notre communauté.

L’ile aux enfants intégrera donc les locaux de Kentish Town en septembre 2011.

Une bonne moitié des familles se déclare en attente d’explication sur le thème de la gouvernance de la future école, des frais de scolarité, du cursus scolaire ou encore sur l’aménagement des activités sportives. La fermeture les PSM et MSM, petites et moyennes sections des maternelles suscite un sujet de colère pour certains parents. Fait rare, car le taux de mécontentement oscille entre 0% à 4% suivant les questions. En cause cette décision qui est tombée comme un couperet : seule la grande section survivra au déménagement à Kentish Town.

L’explication tout entière réside dans la capacité d’accueil de Kentish Town : 700 élèves maximum. L’ordre des priorités est le suivant : 50 enfants en maternelle (2 classes de 25 en GSM), 290 élèves au primaire (CP, CE1et2, CM1et2), 360 collégiens au secondaire (3ème à la 6ème).

Le Plan Ecole avait deux objectifs prioritaires. Créer un nouveau collège à Londres et sauver l’Ile aux Enfants qui risquait de disparaître si elle ne pouvait pas se relocaliser. Le site de Kentish Town permet de répondre à ces deux priorités.

On se veut néanmoins rassurant. Pour les plus petits, des initiatives privées se profilent.

L’APE de l’Ile aux Enfants a formalisé les réponses aux questions les plus pertinentes des parents issues de l’enquête. Je vous invite à lire ce document synthétique et sérieux en annexe du document joint.

98% des parents souhaitent que l’APE les informe régulièrement sur les évolutions du projet. On peut dire que c’est réussi. Chapeau bas !

Résultats du questionnaire sur Kentish Town, organisé par l’APE de l’Ile aux Enfants (mars 2010)

Information aux parents au sujet de Kentish Town (avril 2010)

Photo Flickr de 3fold

Inscriptions en maternelle à CDG: Deux tiers des demandes refusées !

Un chiffre, un seul chiffre qui fait froid dans le dos : 65% des demandes d’inscriptions en maternelle pour Charles de Gaulle et ses annexes à Londres viennent d’être rejetées par manque de place !

Nouvelle démonstration, s’il en était besoin, de l’absolue nécessité d’ajouter 500 places par an dans nos écoles françaises au Royaume-Uni, ce qui constitue le premier objectif du Plan Ecole et qui concerne l’enseignement primaire et secondaire (Lire aussi : « Plan Ecole (9) : Augmenter le nombre de places dans les écoles françaises (objectif 1) » du 22 juin 2008).

Le 23 mars dernier, la première commission d’Affectation de maternelle a examiné 430 dossiers pour répondre favorablement à 150 familles seulement, soit 35% des requêtes. Ces enfants ont été jugés admissibles pour Charles de Gaulle et ses annexes : André Malraux, Wix, Marie d’Orliac (ci-joint le tableau par écoles du nombre de refus et d’affections, publié sur le site du lycée)

Voilà pour les maternelles. Pour les plus grands, une commission de l’Elémentaire a eu lieu hier, 14 avril, et c’est à peu près du même ordre : 35% d’heureux élus.

Quant au niveau collège, juste pour vous donner une idée : les demandes d’inscription en 6ème représentent aujourd’hui l’équivalent de 17 classes ! Le lycée Charles de Gaulle ne peut offrir que 13 classes de 6ème à la rentrée prochaine.

Pour ceux qui n’ont pas reçu de réponse positive, il faut désormais attendre la prochaine réunion de la commission d’Affectation et compter sur des départs ou désistements…

500 nouvelles places par an, vous disais-je tout à l’heure….

Je me souviens qu’à la même époque, l’an dernier, lors d’une réunion du Plan Ecole, certains esprits chagrins doutaient du bien fondé d’ouvrir un nouveau collège à Londres, d’autant que la crise devait refroidir les ardeurs parentales.

Depuis, nous avons identifié et acquis le site de Kentish Town qui accueillera 3 classes de 6ème dès septembre 2011.

Certes, nous avons toujours la sensation de colmater les brèches, face au flot grossissant des demandes, mais le Plan Ecole gagne chaque jour en légitimité et il impose déjà de considérer un nouvel établissement succédant à celui de Kentish Town.

Photo Flickr de Darque 9

La scolarisation des enfants handicapés pose question dans le réseau de l’AEFE

En ce début d’année, la sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam, s’était enquis de l’égalité des droits et des chances des enfants handicapés dans le réseau de l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, regroupant 460 écoles dans le monde.

La sénatrice avait posé une question écrite au ministères des Affaires étrangères, dont dépend l’AEFE, souhaitant ainsi mesurer les effets à l’étranger de la loi du 11 février 2005 en faveur des personnes handicapées.

En effet, Joëlle Garriaud-Maylam rapporte qu’en France les résultats sont probants puisque, depuis la rentrée 2009, ce sont 185.000 enfants handicapés qui sont scolarisés en milieu ordinaire, soit 38 % de plus qu’en 2005. Un succès notamment imputable à l’action de 22.000 auxiliaires de vie scolaire.

La sénatrice pense qu’un « bilan détaillé des actions actuellement menées en faveur de l’intégration des enfants handicapés dans les établissements français à l’étranger contribuerait également utilement à la réflexion sur les actions à mener de manière prioritaire ».

La réponse du ministère est arrivée. Vous pouvez la lire en pièce jointe.

Je me réjouis de constater en premier lieu que l’AEFE est sensible à la question et soucieuse de faciliter l’intégration scolaire de ces enfants.

En second lieu, j’apprécie que le budget d’action sociale du ministère des Affaires étrangères complète l’action de l’AEFE en matière d’accompagnement des enfants handicapés. En effet, il est précisé dans la réponse que sur 15,8M€ délégués aux comités consulaires en 2009 pour la protection et l’action sociale (CCPAS), 6,3M€ ont été versés sous forme d’allocations au bénéfice de 2.800 personnes handicapées, dont 700 enfants.

Par contre, je déplore que le ministère ne relève pas la suggestion d’un bilan détaillé des actions déployées en faveur des enfants handicapés. Demande fort pertinente de la sénatrice, car existe-t-il une autre manière de s’assurer que le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire, exigée par le gouvernement, soit bien respectée ?

Et comment mesurer les progrès, même si je ne doute pas des bonnes intentions de l’AEFE ? Je suis d’autant plus perplexe que le ministère explique que « les dispositions du plan pluriannuel 2008-2012 de création de places en établissements pour personnes handicapées ne sont cependant que partiellement applicables aux établissements scolaires français à l’étranger. L’intégration d’élèves handicapés y reste en effet soumise aux possibilités pratiques et au contexte juridique local. »

Je compte bien aviver la proposition d’un bilan d’actions au sein du conseil d’administration de l’AEFE, dont je suis administrateur, représentant de l’AFE.

Copie de la question écrite de Joëlle Garriaud-Maylam et la réponse du ministère des Affaires étrangères et européennes (JO Sénat du 25/02/2010).

Photo Flickr de Ed and Lex

L’AEFE fête ses 20 ans !

Je viens d’assister aux premières Rencontres mondiales de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), un événement d’envergure pour rendre un digne hommage aux 20 ans d’existence de cet établissement public, placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Des représentants d’une centaine de pays sont venus au Palais des congrès de Paris, vendredi 9 et samedi 10 Avril, pour créer du lien, rendre témoignage ou participer à des ateliers sur l’enseignement « à la française » dans le monde, ses valeurs et ses exigences.

Deux jours exceptionnels, d’autant que c’est la première fois que l’AEFE réunit tous les acteurs et les partenaires de son réseau scolaire tentaculaire : 460 établissements, 250.000 élèves, 5.600 enseignants titulaires, répartis dans 130 pays !

Je reviendrai dans un prochain billet sur les thèmes évoqués, dont le rôle des parents dans la gestion des établissements scolaires du réseau AEFE.

Le programme des premières Rencontres de l’AEFE

Une nouvelle version de l’application « conseils aux voyageurs » pour téléphone mobile

On ne présente plus le service « conseils aux voyageurs » disponible sur le site du ministère des Affaires étrangères et européennes qui collationne pour chaque pays toute information utile sur la sécurité, la santé, les infrastructures de transport ou bien les conditions d’entrée/sortie.

A la manière d’une agence de presse, des dépêches tombent constamment pour vous alerter de tout danger ou perturbation dont vous pourriez être victime dans votre pays de destination.

On imagine à quel point il est pertinent de recevoir ces informations au quotidien et gratuitement sur son mobile. C’est chose faite depuis longtemps au moyen d’une application iPhone, Ipod-Touch et téléphone sous Androïd avec un succès retentissant puisque 100.000 téléchargements ont été déjà enregistrés.

Le ministère annonce aujourd’hui une modernisation de son application « conseils aux voyageurs » pour téléphones mobiles, grâce à de nouvelles fonctionnalités comme l’accès aux différents pays via une carte du monde.

Par ailleurs, un système de “push” permettra aux voyageurs de recevoir instantanément les dernières actualités.

On annonce enfin que les possesseurs de Blackberry et de téléphones fonctionnant sous Windows Mobile seront les prochains bénéficiaires de ce service exceptionnel.

Crédit photo : ministère des Affaires étrangères

Maurice Gourdault-Montagne promu officier de la Légion d’honneur

Croix d'officier de la Légion d’honneur

L’ambassadeur de France au Royaume-Uni, Maurice Gourdault-Montagne, avance dans l’ordre de la légion d’honneur en passant du grade de chevalier à celui d’officier. Il figure dans la promotion de Pâques 2010 (JO du 4 avril).

J’ai lui ai adressé mes sincères et chaleureuses félicitations.

Il y a seulement quelques jours, je lui consacrais un billet, pour rendre hommage à son action décisive dans la création et le lancement du Plan Ecole : Maurice Gourdault-Montagne fait rimer ambassadeur et facilitateur (du 29 mars 2010)

Je vous renvoie également à un article récent du Petit Journal pour connaître le parcours de cet ancien ambassadeur de France au Japon : «Maurice Gourdault-Montagne, un ambassadeur hautement stratégique».

Crédit Photo : Alexvonf

Barcelone : Quand les parents se font entendre, l’AEFE écoute

Lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), j’ai soutenu la demande émanant des parents d’élèves du lycée français de Barcelone, dont je m’étais fait l’écho dans un précédent billet (Lire : « Barcelone : Les parents d’élèves s’insurgent contre la montée des frais de scolarité » du 8 mars 2010)

Il est un temps où il faut tenir compte des réalités.

Il serait injuste de faire pression sur les parents d’élèves en augmentant les frais de scolarité pour financer la construction d’un nouvel établissement sur la commune de Montgat, d’autant que certains protagonistes (collectivités locales, Commission européenne via le projet Iter) se sont désistés. Le remboursement d’un emprunt sur 15 ans induirait en effet d’une hausse des frais de scolarité comprise entre 40 et 60% sur 10 ans. De plus, sous l’effet de la crise, personne ne peut garantir le remplissage du site de Montgat imaginé pour recevoir 1200 élèves, allant du primaire au secondaire.

Le président de l’AEFE, Christian Masset, a entendu la requête des parents remarquablement relayée par François Denis, président de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger). Le 29 mars, M. Masset a soumis la renonciation au projet à un vote en procédure d’urgence absolue (à distance). En effet, l’Agence avait jusqu’au 6 avril pour répondre à l’appel d’offre public lancé par la mairie de Montgat pour la concession du terrain.

J’ai donc voté en faveur de la renonciation.

Bien entendu, j’ai préalablement pris l’avis des 5 élus de l’AFE en Espagne (Assemblée de Français de l’étranger), dont j’ai reçu un courriel qu’ils ont signé conjointement. Leur analyse recouvre heureusement la mienne, à l’aune de la crise qui sévit en Catalogne : «Le projet d’un nouveau lycée à Mongat répondait, il y a deux ans, au besoin avéré d’une plus grande mixité : le pourcentage de Français au lycée français de Barcelone était, en effet, très élevé notamment au niveau des petites classes. Il s’agissait de consolider la base de l’édifice en permettant aux Espagnols d’accéder plus facilement au système et d’en assurer la viabilité. C’est pourquoi nous nous étions prononcé en faveur du projet tout en alertant sur le financement qui, à l’époque, n’était pas clairement défini. Aujourd’hui, force est de constater que la situation a changé».

A la fin de leur message, mes collègues me prient d’être leur porte-parole au conseil d’administration de l’AEFE lorsqu’il faudra défendre le financement des travaux de rénovation du site existant de Pedralbes.

J’espère que cet épilogue aura pour conséquence directe une modération des frais de scolarité à Barcelone et valeur d’exemple pour d’autres pays.

Copie du courrier des conseillers AFE en Espagne : Francis Huss, Soledad Margareto, Monique Morales, Alain Naeder, Jean Nesins

Crédit photo : Dreamstorm