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Inauguration officielle de l’Europa School UK

(g. à d.) Olivier Cadic, John Howell, Member of Parliament et Lord Hill, Schools Minister.

Le 4 septembre dernier, 165 élèves faisaient leur rentrée à Europa school UK, la nouvelle free school multilingue qui vient d’ouvrir ses portes sur le site de l’école européenne de Culham près d’Oxford (lire: « Il reste des places vacantes à l’école européenne de Culham » du 30 juin 2012).

« Nous avons été agréablement surpris par la grande diversité culturelle des familles qui ont rejoint l’école.  Près de 40 nationalités ont été recensées sur 165 inscrits », note, avec satisfaction, Bénédicte Yue,  parent d’élèves

Puis, le 21 septembre dernier, ce fut l’inauguration officielle réussissant un aréopage de hautes personnalités. Pour autant, l’événement ne fut ni compassé, ni cérémoniel et c’est en toute simplicité que profs et parents d’élèves ont pu dialoguer avec Lord Hill, Schools Minister et John Howell député dans cette circonscription, ou encore le maire d’Oxford venu en compagnie de ceux des communes avoisinantes, mais aussi des représentants des ambassades allemande et autrichienne. J’ajoute que nous avons aussi le plaisir de voir Yves Letournel de l’Institut Français arrivé à Londres l’été dernier pour remplacer Vincent Gleizes.

Rappelons que cette nouvelle école a été créée pour palier la fermeture progressive de l’Ecole européenne de Culham. Autrement dit, l’Europa School UK reprendra progressivement les classes fermées par l’Ecole européenne permettant d’assurer une continuité de l’enseignement. Par exemple, l’Europa school UK entâmera prochainement une procédure d’accréditation qui à terme devrait permettre de continuer à conduire au baccalauréat européen, comme le propose actuellement l’Ecole européenne.

Bénédicte Yue : « Ce concept d’école d’état anglaise est très innovant dans la mesure où il répond à un réel besoin des familles multi-culturelles »

Son statut est néanmoins différent de l’Ecole européenne puisque l’Europa school UK est une école d’Etat anglaise (lire: « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

« Ce concept d’école permet de démocratiser les filières bilingues, de part la gratuité de son enseignement ainsi qu’une meilleure intégration avec la communauté locale », souligne Bénédicte Yue. Je me félicite, pour ma part, que l’objectif 2 du plan Ecole prenne corps, à savoir un enseignement bilingue gratuit au Royaume-Uni.

Grâce à Pascal Marechau, nouveau directeur du Primaire d’Europa School UK qui assurait auparavant la coordination de la filière bilingue à Wix , nous avons tous pris conscience de l’ampleur du défi : « Ouvrir une nouvelle école est toujours un projet ambitieux et risqué…  mais lorsque cette école est totalement multilingue, située dans la campagne de l’Oxfordshire, financée par des fonds publics en pleine période de récession, et qu’elle crée 6 classes d’un coup, l’ambition frise la démesure et le risque devient aventure. Pourtant depuis quelques semaines une nouvelle communauté scolaire s’est constituée avec ses richesses et sa diversité, le projet a pris corps et a bien démarré – et je suis personnellement très heureux et très fier d’en faire partie ! »

Olivier Cadic, Simon Sharron, directeur de l’Ecole Europeenne de Culham et Peter Ashbourne, Principal d’Europa School UK.

En effet, précisons que, pour l’année 2012-2013, Europa school UK propose deux filières bilingues franco-anglaise et germano-anglaise sur 3 niveaux : Reception, Year 1 et year 2.  Puis, l’école européenne prend le relais à partir du CE1 jusqu’au bac, à travers différentes sections linguistiques dont une section française homologuée.

Sur le plan des chiffres, l’addition des effectifs des deux écoles représente près de 850 enfants de la maternelle à la terminale, dont 220 en section française à l’Ecole européenne et 80 en section bilingue franco-anglaise au sein d’Europa school UK.

Je souhaite vivement que cette initiative d’enseignement gratuit bilingue puisse essaimer en de nombreux points à travers le Royaume-Uni. L’avenir est là et je remercie le gouvernement britannique d’avoir rendu possible cette évolution.

Pour plus d’information :
European School Culham (CE1 à Terminale – section française)
Europa school UK (Reception/year1/year 2 – section bilingue franco-anglaise)

Solvit fait prévaloir vos droits européens face aux autorités publiques

On en parle bien peu : si la législation européenne peut être source de contraintes, elle est aussi source de droits et d’avantages particuliers pour les citoyens européens.

Que faire lorsqu’une administration, dans n’importe quel pays de l’Union, bafoue vos droits, par désinvolture ou simple ignorance ? Ici, un citoyen turc qui n’obtient pas son visa pour rejoindre son épouse danoise enceinte en Allemagne ; là, une patiente britannique à qui on demande de régler des frais d’hospitalisation en Bulgarie.

La dernière Lettre de l’UFE de septembre 2012 (fichier pdf) vous donne la solution d’un mot : Solvit !

Solvit est un réseau de 30 centres situés dans les pays de l’Union européenne chargé de résoudre gratuitement et rapidement (sous 10 semaines) divers problèmes administratifs des particuliers tout comme ceux des entreprises vis à vis d’autorités publiques nationales ou locales.

Ceci dit, Solvit se refuse à intervenir dans un conflit quelconque qui relèverait des autorités judiciaires et limite donc son intervention aux situations de mauvaise application de la règlementation européenne.

Ainsi, Solvit est prédestiné à connaitre les affaires de droits de séjour, de reconnaissance des diplômes, d’accès à la Sécurité sociale ou à l’éducation. Quant aux entreprises, Solvit va plutôt se préoccuper des questions de remboursement de TVA, de libre circulation des capitaux ou bien d’accessibilité des produits aux marchés européens.

La Lettre de l’UFE de septembre 2012 vous donne tous les détails et vous explique comment soumettre votre plainte au travers de ce dispositif, né en 2002, dont nous avons déjà parlé dans le cadre des certificats de vie imposés seulement aux retraités français expatriés (lire : « Solvit facilite un nouveau progrès sur la question des certificats de vie » du 07 février 2012)

L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1

« C’est un cadeau qu’on leur fait pour la vie d’être bilingue ». On ne saurait dire mieux que ce parent d’élève devant les caméras de TF1, le dimanche 23 septembre dernier, au cours du journal de 13 heures présenté par Claire Chazal. En effet, Catherine Jentile, correspondante de TF1 au Royaume-Uni avait choisi l’école des Petits de Londres pour illustrer un sujet sur l’enseignement bilingue (lien vers la vidéo du reportage de TF1 : Le bilinguisme a la cote dans les écoles anglaises).

Frédérique Brisset, directrice de l’école des Petits, répond aux questions du Journal de TF1

La directrice de l’établissement, Frédérique Brisset, a aimablement ouvert ses portes aux journalistes qui ont eu le loisir de s’immerger dans la vie scolaire bilingue et d’interroger des professeurs, de nationalité anglaise et française, tout comme des élèves représentatifs, eux, de 25 nationalités différentes.

Il ressort des propos des enseignants que le cursus pédagogique français est plus structurant, tandis que la démarche britannique fait davantage appel à la liberté et l’initiative des élèves.

Par le biais d’une formation biculturelle, « on apprend à être tolérant et on apprend aussi à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », a tenu à préciser Frédérique Brisset.

Le thème du bilinguisme scolaire semble désormais porteur et je m’en félicite. L’objectif n°2 du plan Ecole est justement de doubler le nombre d’écoles franco-anglaises en 5 ans. Je reviendrai dans un billet prochain sur l’inauguration de l’Europa School UK à Culham, vendredi dernier. L’affaire du bilinguisme n’est pourtant pas nouvelle grâce à des précurseurs qui ont montré la voie: la section britannique du lycée CDG, vient de fêter son 60ème anniversaire (lire : « 60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle » du 22 septembre 2012), et je rappelle que l’école des Petits a été fondée en 1977 par Mirella Otten, sa présidente, il y a donc 35 ans !

Site de l’Ecole des Petits (Fulham)

60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle

(de g. à d.) Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Bernard Emié, ambassadeur de France et Michael Gove, ministre de l’Education au Royaume-Uni.

Quel est la meilleure voie pour intégrer une université britannique ? La bonne idée, puisqu’elle est désormais éprouvée depuis 60 ans, consiste à intégrer la section britannique du lycée Charles de Gaulle.

La paternité de la section britannique revient à M. Gaudin, proviseur de 1948 à 1965. Le 14 septembre dernier, sa fille, elle-même ancienne élève du lycée, a eu l’honneur de dévoiler une plaque commémorative devant un parterre de personnalités.

Le ministre britannique de l’éducation Michael Gove, en personne, avait fait le déplacement. Il s’est exprimé après les mots d’accueil de notre ambassadeur, Bernard Emié, pour rendre hommage à cette section qui justifie d’insignes résultats aux GCSE et aux A levels.

Puis, l’esprit railleur de Sir Malcolm Rifkind, Member of Parliament for Kensington, fit mouche lorsqu’il est venu souhaiter une longue vie à la section. Il n’a pas résisté à nous raconter l’histoire de ce jeune journaliste venu rencontrer Winston Churchill pour ses 80 ans et à qui il souhaita de le revoir pour son 100ème anniversaire. Churchill lui répliqua benoitement : « Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas le faire, vous me paraissez en excellente santé ! »

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentante des Français établis hors de France et, précédemment, élue des Français du Royaume-Uni pendant 16 ans, eut le loisir de rappeler que l’histoire de cette section britannique ne fut pas de tout repos et qu’il avait souvent fallu batailler pour la préserver face aux menaces de démembrement pour augmenter le nombre de places dans les classes d’enseignement français.

La sénatrice salua aussi l’implication personnelle d’Eric Simon, conseiller principal d’éducation de cette section, au sein de l’établissement auquel il a consacré près de 40 ans de sa vie. Nous avons tous regretté l’absence d’Eric Simon lors de cette cérémonie pour raison de santé et je lui souhaite un prompt rétablissement.

L’événement s’est dénoué aux accents mélodieux d’un concert donné par les élèves de M. Muller, professeur de musique qui travaille dans la salle Iselin totalement rénovée durant l’été.

La longévité même de la section britannique démontre la pertinence de faire cohabiter deux cultures au sein d’un même établissement. Je présente toutes mes félicitations aux élèves pour leurs excellents résultats 2012, entretenant le prestige de cette section unique en son genre.

Pour plus d’information, suivez ce lien : Pourquoi choisir la section britannique ?

Olivier Rauch, nouveau proviseur du lycée Charles de Gaulle

Aux dires des parents et des professeurs, la rentrée au lycée Charles de Gaulle s’est déroulée comme sur du papier à musique et son nouveau proviseur, Olivier Rauch, a fait une excellente impression.

Olivier Cadic et Olivier Rauch, proviseur du lycée Charles de Gaulle

J’ai eu le plaisir de faire sa connaissance, à l’occasion du 60ème anniversaire de la section britannique du lycée français.

Ce jeune quinqua, père de trois enfants, aura la tâche difficile de succéder à Bernard Vasseur et c’est loin d’être une clause de style tant l’ancien proviseur aura modernisé son établissement, facilité l’augmentation du nombre de places ces dernières années dans le cadre du plan Ecole et terminé sur des résultats exceptionnels au baccalauréat. (lire : « Bac 2012, cru d’exception pour le lycée Charles de Gaulle de Londres » du 09 juillet 2012).

Avant de poser ses valises sur les bords de la Tamise, Olivier Rauch débute sa carrière à Nouméa comme professeur d’histoire-géographie. Il y passe six ans au lycée La Pérouse, avant de retourner en 1988 en métropole pour devenir proviseur adjoint à Château Thierry. Trois ans plus tard, en 1991, il quitte les frimas de la Champagne pour Papeete, où il devient proviseur au lycée Paul Gauguin. En 1997, il abandonne la Polynésie pour diriger le lycée René Cassin de Bayonne, puis, en 2002, le lycée Pierre de Fermat à Toulouse, le grand établissement de la région.

En septembre 2007, Olivier Rauch retrouve le chemin de l’exotisme en devenant proviseur à Rabat dans un lycée où il est en charge de 2500 élèves et 250 professeurs. Au Maroc, il est également responsable de l’ensemble des écoles de l’AEFE sur le groupement de gestion de Rabat-Kénitra (5500 élèves, 550 personnels).

Je lui souhaite bonne route, solidement entouré par Gaëlle Barfety et Christophe Guérard, tous deux proviseurs-adjoints, à qui j’adresse mes félicitations pour cette rentrée réussie.

Le premier diner de gala du CFBL, jeudi 11 octobre 2012

Voici une grande première qui fera plaisir à la communauté française : le Collège français bilingue de Londres (CFBL) vous invite à sa soirée de gala, jeudi 11 octobre 2012, à l’hôtel Russell.

Le célèbre Russell Hotel, dont sa façade n’a pas changé depuis 1898, accueillera la soirée de gala du CFBL.

Un grand moment festif en perspective, dont l’objectif sera également de recueillir des fonds, par une vente aux enchères, afin de soutenir certaines initiatives de l’école bilingue présidée par Arnaud Vaissié, dont l’ambition affirmée est de combiner le meilleur du système éducatif français et britannique au profit de ses 500 élèves. Le CFBL a gagné ses premiers galons en juin dernier, après une seule année de fonctionnement, en affichant un taux de réussite de 94,59% au brevet des collèges (lire : « Premiers résultats, premiers lauriers pour le CFBL » du 16 juillet 2012″ du 16 juillet 2012).

L’événement se tiendra au Russell Hotel de Londres, l’un des fleurons du style victorien, situé au 1-8 Russell square, Bloomsbury, London, WC1B 5BE (Métro : Russell square).

Vous y êtes attendus pour prendre un verre à partir de 19h. Le diner débutera à 20h qui ouvrira aussi le temps des enchères. Enfin, à partir de 22h45, le dance floor vous accueillera pour finir la soirée en beauté.

L’équipe administrative et pédagogique du CFBL, conduite par François-Xavier Gabet, mérite toute notre sympathie et notre soutien. J’espère donc avoir la joie de fêter cette grande première en votre compagnie.

Pour réserver, rendez-vous sur le site dédié à la soirée.
(80£ par personne, possibilité de réserver une table de 10)

Photo Flickr de laura Lessa

Il y a davantage de Français enregistrés au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis !

Combien de Français vivent-ils officiellement à l’étranger ? Au 31 décembre 2011, on sait exactement que 1.594.303 de nos compatriotes étaient inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente.

Quant au Royaume-Uni, la progression du nombre d’inscrits au registre est de 8,5%. De ce fait, il y a désormais davantage de Français répertoriés outre-Manche (123.306 personnes) qu’aux États-Unis (122 686 inscrits) ! Pour la première fois, le Royaume-Uni dépasse les Etats-Unis et il occupe la seconde place derrière la Suisse au rang des pays les plus attractifs pour nos concitoyens.

Une seconde place, derrière nos amis suisses, aussi officielle que relative, puisqu’on estime que pour chaque Français enregistré au consulat de Londres, deux ne le sont pas ! En effet, contrairement à d’autres nations, il n’est pas obligatoire de s’enregistrer au consulat français pour résider sur le sol britannique.

Je tire ces chiffres du « rapport du directeur des Français de l’étranger et de l’administration consulaire », dans le chapitre consacré aux Français établis hors de France, dont les données ont été compilées par Magali Decrossas, responsable cellule statistiques et contrôle de gestion.

Top 10 de la présence française dans le monde (2011)
(Ce tableau ne répertorie que les expatriés inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France)

On constate que les cinq premiers pays accueillent chacun une communauté supérieure à 100.000 concitoyens inscrits.

Ces cinq pays – la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et la Belgique – regroupent à eux seuls près de 40% des Français établis à l’étranger, nous dévoile le rapport, tandis que ce top 10 recense déjà 60% des Français expatriés (et inscrits au registre).

Notons encore qu’entre 2010 et 2011, quatre pays justifient une croissance à deux chiffres :
– le Canada avec une hausse conséquente de 11,1%, ce qui signifie près de 8000 Français supplémentaires d’une année sur l’autre pour cumuler à 79.328,
– la Chine avec un bond remarquable de 11,4% qui compte désormais 30.305 compatriotes installés,
l’Australie qui réalise un taux spectaculaire de 15,8% et qui comptabilise aujourd’hui 18.323 Français, contre 15.821 en 2011,
– enfin, citons les Emirats Arabes Unis qui peuvent se flatter de 15,2% de progression, ce qui équivaut actuellement à 14.352 expatriés.

Ces statistiques serviront surement de base pour la révision de la carte des circonscriptions électorales lors des prochains renouvellements de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). La Suisse, le Royaume-Uni et la Belgique comptent chacun 6 élus à l’AFE. De leur coté, les Etats-Unis et l’Allemagne sont représentés respectivement par 11 et 10 élus.

Pour plus de détails ou de statistiques sur les 25 premiers pays d’expatriation, lire :  Evolution de la population française inscrite au Registre mondial des Français établis hors de France – 2011 (fichier pdf).

Photo Flickr de Manne

Les élus des Français de l’étranger débattent avec Jean Arthuis de l’avenir du centre et de la droite

J’ai eu le plaisir de rassembler une trentaine d’élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), le 5 septembre dernier au Sénat, lors d’un diner-débat autour de Jean Arthuis, sénateur et président de l’Alliance centriste.

(g. à d.) Gérard Pélisson, président de l’UFE ; Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne et président de l’Alliance centriste ; Olivier Cadic, conseiller élu pour le Royaume-Uni et président de l’UFE GB et Christophe-André Frassa, sénateur et président du groupe UDR, Union des Républicains de la droite et du centre, à l’AFE (Diner-débat du 5 sept. 2012 – Sénat).

Je remercie Jean Arthuis et Gérard Pélisson, Président de l’UFE (Union des Français de l’étranger) de nous avoir fait l’honneur de leur présence, ainsi que deux sénateurs UMP des Français de l’étranger pour leur amicale complicité dans l’organisation de cet événement : Joëlle Garriaud-Maylam, vice-présidente du groupe UMP au Sénat et Christophe-André Frassa, président du groupe URDC (Union des Républicains de la droite et du centre) à l’AFE. Lors de la soirée, pas moins de quatre sénateurs des Français établis hors de France ont donné de la voix puisqu’ils ont été rejoints par Christiane Kammermann et Louis Duvernois, tous deux également UMP.

Les discussions portèrent sur l’avenir du centre et de la droite en France, laissant libre parole à Jean Arthuis. Pour ceux qui s’interrogent sur le positionnement politique du centre, Jean Arthuis cite avec malice François Mitterrand : « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ! »

Le sénateur de la Mayenne est remonté dix ans en arrière pour se souvenir de la création de l’UMP par Jacques Chirac, entre les deux tours de la présidentielle de 2002. Un acte fatal puisqu’il a fait éclater l’UDF qui a perdu la moitié de ses députés. Depuis, « le centre droit est un terrain en jachère », soupire Jean Arthuis.

Par la suite, en 2008, lorsqu’il lui est apparu que François Bayrou avait « confondu indépendance et isolement », il a pris la porte du MoDem. Sans attache, Jean Arthuis s’est alors « senti en apesanteur »,  sourit-il.

Tandis que la crise financière battait son plein, « la voix du centre était devenue totalement inaudible ». Ce n’est pas faute d’initiatives puisque les chapelles centristes se sont multipliées depuis, mais « la communication s’est substituée à l’action et seul compte l’effet d’annonce », déplore-t-il.

En 2009, Jean Arthuis lance l’Alliance centriste qui a pour vocation de refonder la famille centriste, dont « cette décennie de déconvenues doit être le terreau fertile ». Cette famille doit être à la hauteur du partenaire UMP : « Pour faire une bonne alliance, il faut d’abord exister et permettre à chacun d’apporter sa valeur ajoutée. » Et pour donner consistance au centre, son mot d’ordre est de « travailler sur le fond » pour délivrer un message porteur sur les réformes dont la France a un grand besoin.

Un travail de fond avant tout parce que l’écueil serait de tomber dans la cuisine électorale et les rivalités de personnes. En effet, pour Jean Arthuis, l’obsession ne doit pas être de trouver un chef ni même d’accéder au pouvoir, mais bien de sortir la France d’une crise sans précédent qui plonge notre société dans un « état d’extrême vulnérabilité ». N’est-ce pas symptomatique que des milliardaires du Qatar ou de Macao puissent s’offrir le PSG ou un grand vin de Bourgogne, si l’envie leur en prend, illustre-t-il ?

Au rang des idées pour soutenir le dessein d’une « économie sociale de marché » viable, Jean Arthuis prône l’impôt de consommation pour financer la protection sociale,  au lieu d’alourdir les charges sociales précipitant les délocalisations, ou bien encore « un service public moins normé » qui pourrait s’adapter aux réalités locales en se différenciant d’un département à l’autre. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’au niveau économique et financier, le pouvoir réel revient à l’Europe. Il faut donc « assumer un partage de souveraineté », comme nous l’avons fait avec la monnaie unique, même si aujourd’hui l’Europe « doit se ressaisir et mettre bon ordre à la gouvernance de la zone euro », en la dotant d’institutions spécifiques.

Le lien est désormais patent entre les Français de l’étranger et les convictions de Jean Arthuis : « Etre au centre signifie un engagement européen très profond qui préfigure le fédéralisme européen. » Le sénateur se sent à l’aise avec ceux qui portent un autre regard sur la France, du fait de leur éloignement, même si ce reflet est parfois « triste », comme l’a confié l’élue d’Allemagne, Martine Schoeppner.

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français de l’étranger et vice-présidente du groupe UMP au Sénat, aux côtés de Jean Arthuis.

Jean Arthuis n’aura pas attendu ce diner-débat pour défendre les intérêts des expatriés, comme tout récemment lorsque le parlement a soumis leurs revenus patrimoniaux français à la CSG, avec l’aval du Conseil constitutionnel, alors même qu’ils ne bénéficient pas de la Sécurité sociale !

Le président de l’Alliance centriste veut pouvoir « compter sur les Français de l’étranger et ses représentants pour aider la France de l’Hexagone à comprendre les enjeux de la mondialisation ». Dans cette perspective partagée, les réformes nécessaires paraitront plus légitimes aux yeux de l’opinion.

Hommage aux aviateurs de la RAF à York

Tous les deux ans, une commémoration se déroule au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, en souvenir de tous les défenseurs du monde libre qui ont servi pendant de la Seconde guerre, comme en temps de paix.

Cette année 2012 consacre un événement particulier : il y a exactement 70 ans le fameux « 77 squadron RAF Bomber command » prenait ses quartiers à Elvington.

La postérité retiendra que 450 aviateurs du « 77 squadron » perdirent la vie en tout juste 18 mois de combat. Toute l’assistance fit écho au vœu du lieutenant W. Foote qui écrivit ces mots poignants : « A chaque crépuscule, à chaque aube, nous nous souviendrons d’eux ». Ce héros de la RAF accomplit personnellement 37 missions au sein de cette prestigieuse escadrille.

(de g. à d.) Olivier Renard, Olivier Cadic, Colonel Nicolas Chambaz, Jean Jammes, Bernard Masson au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, le 09.09.2012

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie en compagnie de Bernard Masson, président de l’Ordre national du mérite, Olivier Renard, président du Souvenir français en Grande-Bretagne et du colonel Nicolas Chambaz, attaché pour l’armée de l’air à l’ambassade de France et de Jean James.

A la fin de l’office, juste après le God save the Queen, nous avons partagé un rare moment d’émotion lorsque le public britannique a entonné à nos côtés les trois premiers couplets de la Marseillaise. Un hommage du coeur aux Français qui ont rejoint la Royal Air Force au sein de deux groupes de bombardement : le « 346 Guyenne Squadron » et le « 347 Tunisie Squadron. » Au total, 216 membres d’équipage ont fait le sacrifice de leur vie en combattant pour libérer la France et l’Europe occupée, en s’envolant depuis cette base aérienne.

Si vos pas vous conduisent un jour jusqu’à York, je vous invite à visiter la superbe cathédrale, puis à vous arrêter un instant devant le mémorial qui y est érigé en l’honneur de ces aviateurs français depuis le 20 octobre 2011.

Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film

Le bâtiment étonne, détonne même dans son quartier. Soixante-dix ans après sa création, la façade de l’Institut français du Royaume-Uni suscite toujours la curiosité du passant. Fondé en 1910 à Londres, l’Institut qui assure la promotion  de la culture et de la langue françaises attend jusqu’en 1939 pour inaugurer un bâtiment à sa mesure et à son goût. A l’époque, l’art cubiste pousse à la géométrisation et l’épuration des formes. L’architecte désigné, Patrice Bonnet, va signer dans la capitale britannique un chef d’oeuvre de l’Art déco.

A l’occasion de la 20ème édition de “Open City” ou Journées du Patrimoine à Londres, un film documentaire sera projeté dans les lieux mêmes, racontant par le détail cette belle aventure, révélant tous les protagonistes et les artistes impliqués dans l’édification de ce célèbre centre culturel (Rodin, Sonia Delaunay…) :

“Les Arcanes de l’Institut français du Royaume-Uni : Histoire d’un bâtiment”
Dimanche 23 septembre, 16h00, Projection gratuite
Ciné Lumière de l’Institut français, 17 Queensberry Place, Londres

Basé sur une idée originale d’Anissa Rachef, ce film est réalisé par Karine Chevalier à partir des recherches historiques conduites par Charlotte Faucher.

Le site de l’Institut français du Royaume-Uni

Photo Flickr de Renaud Camus

Fiscalité de votre immobilier en France : ce qui change

Dans sa dernière lettre d’information, l’UFE s’attache aux changements concernant la fiscalité française vis-à-vis des possesseurs de biens immobiliers.

Dans le cadre de  la  loi de finances rectificative du 16 août 2012, la nouvelle majorité a voté quelques mesures emblématiques : abrogation de la défiscalisation des heures supplémentaires pour les entreprises de plus de 20 salariés, relèvement du taux normal de TVA de 19,6 % à 21,2 % (TVA dite « sociale ») dès octobre 2012, ou encore suppression de l’allègement de l’ISF.

La Lettre du mois d’août développe principalement deux sujets : la contribution exceptionnelle sur la Fortune (personnes assujetties et mode de calcul) et les droits de mutation à titre gratuit (donations et successions).

Au rang des autres mesures fiscales, vous trouverez les nouveaux taux d’imposition sur les « prélèvements sociaux sur les revenus immobiliers des non-résidents » et sur la « taxe annuelle sur les logements vacants », ainsi que des informations sur la révision des valeurs cadastrales des locaux professionnels.

Lire la lettre de l’UFE (fichier pdf) : 2012_08 Fiscalité en France ce qui change

Lire aussi : « Les foyers modestes seront les plus affectés par le Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents » du 02 septembre 2012

Photo Flickr de Images_of_Money

Les foyers modestes seront les plus affectés par le Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents

Je remercie la ministre Hélène Conway-Mouret d’avoir répondu à mon courrier concernant le prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents (lire : « Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents : Lettre ouverte à Hélène Conway-Mouret » du 12 juillet 2012)

La ministre déléguée des Français de l’étranger a consulté les services compétents en charge de la Sécurité sociale et des finances.

Elle m’assure que ce prélèvement social ne fait pas courir de risque de double imposition pour les résidents au Royaume-Uni. Par conséquent pour ceux qui sont aux tranches d’imposition supérieures ou égales à 40%, leur impôt n’augmentera pas. Cela ne changera donc rien pour les revenus supérieurs. Seul le fisc britannique y perdra puisqu’auparavant un résident au Royaume-Uni imposé à 40% versait 20% d’imposition en France et 20% au Royaume-Uni sur les revenus immobiliers situés en France. Désormais, la France percevra 35,5% et le Royaume-Uni 4,5%.

Ainsi, puisque le gouvernement français garantit l’absence de double imposition, ce nouveau prélèvement social pèsera uniquement sur les foyers modestes imposés aux tranches inférieures ou égales à 20% au Royaume-Uni. Ils verront donc l’imposition de leur bien immobilier situé en France passer de 20 à 35,5%. C’est une forme de justice fiscale que les intéressés apprécieront.

L’Administration balaie l’argument européen dénonçant le paiement de droits sociaux par les Français de l’étranger alors que ceux-ci n’ont pas accès aux droits sociaux en France. La ministre indique que le règlement européen sur lequel j’ai appuyé mon argumentation pour faire valoir l’incompatibilité de ce projet de taxe et la législation européenne porte uniquement sur les revenus du travail et non du capital.

Les sénateurs UMP au Sénat ont repris cet argument d’incompatibilité lors de leurs débats et dans un recours auprès du Conseil constitutionnel. Je remercie en particulier Jean Arthuis, sénateur de l’Union Centriste et les sénateurs UMP des Français de l’étranger Joëlle Garriaud-Maylam, Robert-Denis Del Picchia, Louis Duvernois et Christophe Frassa pour leur activisme lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative.

Le Conseil constitutionnel a indiqué que le défaut de compatibilité d’une disposition législative aux engagements internationaux et européens de la France ne saurait être regardé comme un grief d’inconstitutionnalité ; que l’examen d’un tel grief fondé sur les traités ou le droit de l’Union européenne relève de la compétence des juridictions administratives et judiciaires ;

Il faudra donc qu’un des contribuables visé par cette taxe assigne la France auprès de la Cour de justice de l’Union européenne pour arbitrer cette question.

Si l’incompatibilité est avérée comme beaucoup de fiscalistes, de juristes et de parlementaires le pensent, la France devra rembourser l’ensemble des sommes qui auront été collectées dans ce cadre. Dans ce cas, malheureusement, la responsabilité du ministre du Budget Jérome Cahuzac et de son administration ne pourra pas être recherchée.

Réponse de Helene Conway, ministre déléguée des Français de l’étranger, du 23 juillet 2012 (fichier pdf).

Photo Flickr de Lichfield District Council