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Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine

C’est promis : il sera parmi nous, lors du prochain Red Carpet Day !

Edouard Braine et Olivier Cadic

Edouard Braine aurait adoré être à Paris, au Tapis rouge, mais il s’est rangé à l’avis de ses médecins au dernier moment.  « Le corps étant indisponible, c’est par l’esprit que je m’associe au Tapis rouge», s’est-il excusé.

Nous avons diffusé son message en vidéo empreint d’humour et de jovialité que vous trouverez ci-dessous. La veille de l’événement, par email, il a souhaité à tout l’équipe « sans hésitation ni état d’âme, un plein succès pédagogique ».

En effet, la situation économique française fait dire Edouard que « l’entreprise n’a pas d’odeur » et qu’elle n’appartient « ni à la droite, ni au centre, ni même à mon ami Olivier Cadic, qui a organisé de façon exemplaire cette réunion d’affaires.»

Enarque, humaniste, fin lettré, Edouard Braine a fait une carrière de diplomate. Par delà ses périples en Grèce, en Algérie ou encore en Malaisie, il a été profondément marqué par sa mission de restructuration industrielle dans l’industrie de Défense sous le gouvernement Jospin.

Edouard fut consul général à Londres de 2009 à 2012. Nous sommes toujours sur la dynamique qu’il a lancée en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni, notamment par la création du plan Emploi. Un plan qui «transcende les clivages politiques et associe l’Etat et des entreprises socialement responsables, créant chaque année 1000 emplois au profit des jeunes Français de Londres, ceux que j’avais baptisés les oubliés de St Pancras», résume aujourd’hui l’ancien consul.

Dans le même esprit, il a fait progresser l’idée d’un métro transmanche pour faire naître des travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre. « Le scandale est que, pour défendre les pratiques tarifaires monopolistiques d’Eurostar, la SNCF, suivie par le ministère des transports, prive un des premiers employeurs du Kent de sa de main d’oeuvre naturelle, analyse Edouard Braine. La société Boulonaise d’Electronique, qui a déjà 1200 salariés occupés à réparer des téléphones et des PC à Ashford, peine à recruter plusieurs centaines d’emplois supplémentaires. »

Par ailleurs, présent sur tous les fronts, il aura clairement fait évoluer le rapport entre l’Administration et l’expatrié français.

Entre 2012 et 2013, Edouard a été conseiller diplomatique du gouvernement, agissant en faveur des PME soucieuses de développement à l’international. On l’a vu revenir tout spécialement à Londres pour trouver des financements à des dossiers sans issue en France. Il soutient la société grenobloise Laser game Group, leader des jeux lasers en salle qui souhaite s’implanter en Grande Bretagne.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a dix ans, Édouard Braine a mesuré l’écart qui sépare la France du Royaume Uni sur le sujet du handicap, s’exclamant publiquement que « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! » (lire : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 04 mai 2013).

Le Mobile Dream, un véhicule tous terrains, 100% électrique, destiné aux personnes à mobilité réduite

Cet été, Edouard fut victime d’un AVC, ce qui l’a conduit à faire valoir ses droits à la retraite. Officiellement retraité le 1er octobre, il crée son entreprise « In Mobilis »… le 2 octobre. Son projet est formidable. Avec Moore, désigné directeur général, cette société va accompagner le développement d’une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant  de déambuler en pleine nature, à travers les sentiers de randonnées, en toute autonomie (lire : « Santiago Accessible, un raid original pour promouvoir l’accessibilité » du 17 décembre 2011).

C’est donc en qualité d’entrepreneur néophyte qu’Edouard s’est adressé, par la vidéo, aux participants du Red Carpet Day, mais son dernier conseil est le fruit d’une patiente maturité : « Conservons à cette initiative son caractère non partisan, et continuez d’inviter des gens avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord sur le plan idéologique, cela vous permettra de rester sur les rails, comme on dit à la SNCF».

Il y a quelques jours, je l’ai déjà assuré que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir son entreprise In Mobilis, et nous tenterons de fertiliser les projets de développement qu’il nous présentera. Il s’en doutait : « Merci à vous de m’aider à débuter une retraite active et, je l’espère, utile. »

Cher Edouard, je vous souhaite un prompt rétablissement.

RED CARPET NEW from MOORE on Vimeo.

Plaidoyer pour la mobilité professionnelle et l’esprit d’entreprise

J’avais pris l’engagement de contribuer à la réduction du chômage lors de ma campagne en 2006. Dès le début de mon mandat, j’ai souhaité avoir une utilité pour mes jeunes compatriotes qui prenaient le risque de s’expatrier pour trouver un emploi. Les générations précédentes quittaient leur province pour monter à Paris. Désormais la mobilité est internationale et le monde est leur jardin.

Mon action en faveur de la mobilité professionnelle a commencé avec le « coup de pouce à l’emploi des jeunes » à Londres, organisée avec Vladimir Cordier. J’ai ensuite travaillé au soutien du réseau Eures, portail européen pour l’emploi facilitant la mobilité internationale. Du reste, la Commission européenne m’a demandé de participer à la formation de conseillers Eures à Séville, comme d’intervenir devant des centaines de jeunes aux Job Days de Bruxelles. L’Europe regorge d’opportunités pour les personnes à la recherche d’un emploi, il suffit d’utiliser Eures pour s’en rendre compte.

Gare St-Pancras à Londres

L’arrivée du consul général, Edouard Braine, à Londres a permis de pérenniser l’aide attribuée au centre Charles Péguy et la mise en lumière de ceux qu’il appelle « Les oubliés de St Pancras ». C’est pour eux que j’ai souhaité un plan Emploi, afin que notre effort ne soit plus calqué sur l’aide annuelle du ministère des Affaires étrangères, mais sur une nouvelle ambition pluri-annuelle. Dans ce cadre, nous avons pu mobiliser des entreprises privées pour financer le recrutement d’un conseiller emploi supplémentaire afin d’atteindre 1000 emplois offerts aux jeunes arrivant à Londres chaque année. Autre objectif du plan, nous avons donné corps au rêve de faire naître une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers avec le projet du métro transmanche, entre le Kent et le Calaisis.

Je souhaite la création d’un plan Emploi pour chaque pays de la circonscription, sur le modèle éprouvé au Royaume-Uni.

Mon souhait est également d’offrir une infrastructure aux jeunes qui rêvent de transformer leur projet d’entreprise en réalité tangible. J’ai moi-même réalisé ce rêve à l’âge de vingt ans. Depuis 1996, j’aide les entrepreneurs qui sont désireux de s’implanter au Royaume-Uni. Ils cherchent généralement un environnement propice à la liberté d’entreprendre, ou bien des financements ou encore ils souhaitent rayonner davantage.

Je les rencontre régulièrement grâce aux « Apéros entrepreneurs » organisés par Loïc Dumas ou au sein de divers clubs qui naissent de l’utilisation des réseaux sociaux. Ils rivalisent d’enthousiasme et d’imagination.

Pour eux, je souhaite que nous construisions un plan Start-up en réunissant les entrepreneurs les plus expérimentés, les business angels et les cercles d’entrepreneurs. Nous mettrons en avant le nombre d’entreprises et d’emplois créés grâce à cette synergie. Au final, j’ai toujours constaté que ceux qui réussissaient outre-Manche embauchaient bon nombre de compatriotes ! Cette dynamique aura valeur d’exemple pour inspirer de nouvelles règles fiscales et sociales en France.

J’ai maintenant le plaisir de vous présenter mon programme qui vise à favoriser la liberté d’entreprendre pour développer l’emploi. Les bases ont déjà été jetées au Royaume-Uni. Il n’a besoin que d’être poursuivi, amplifié et décliné vers les autres pays de la 3ème circonscription. Je le dédie à Edouard Braine, notre consul général, Bruno Deschamps, président des conseillers du commerce extérieur, Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique.

Programme pour l’emploi

– Création d’un plan Start-up
Je travaillerai à la mise en place d’un plan Start-up réunissant les acteurs économiques locaux dont la Chambre de Commerce, les conseillers du commerce extérieurs, et les clubs d’entrepreneurs pour faciliter l’implantation et le développement des entreprises françaises.

– Organisation de groupement par filière pour accroitre nos exportations.
Je favoriserai l’exportation française en organisant des groupements de PME par filière à commencer par l’agro-alimentaire et les nouvelles technologies.

– Création d’une coordination pour promouvoir les artistes français à l’étranger.
L’action des Instituts français doit accorder la priorité à la promotion commerciale de nos auteurs et de notre culture. Je demanderai aux conseillers culturels d’appuyer la création d’une coordination permettant aux artistes venant de France d’exercer leur talent dans le pays d’accueil dans les meilleures conditions.

– Création de plans Emploi dans chaque pays sous la responsabilité du consul général.
Je militerai pour que chaque consul général développe un plan autour de l’emploi pour favoriser la mobilité professionnelle. Je soutiendrai le développement du centre Charles Peguy qui œuvre pour le plus grand bonheur des jeunes qui arrivent à Londres à la recherche d’un premier emploi.

– Sécuriser l’accueil des jeunes français.
Je souhaite sécuriser l’accueil des jeunes français en créant un espace qui leur permette de trouver les structures offrant des stages professionnels à l’étranger ou des emplois à domicile tout en veillant à la qualité des opérateurs et des stages offerts.

– Créer un métro transmanche entre Calais et Ashford.
Enfin, je travaillerai à obtenir l’ouverture du métro transmanche entre Calais et Ashford… pour qu’à l’image du pont entre le Danemark et la Suède, naisse une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Le Kent et le Nord-Pas-de-Calais deviendront ainsi à terme un nouveau pôle de développement pour les affaires internationales.

Photo Flickr de f-l-e-x

Législatives : mon programme pour les Français d’Europe du nord

Pour répondre à une question récurrente, je vous invite à prendre connaissance de mon programme sur mon site de campagne : http://cadic2012.eu/programme

Je reproduis, ci-dessous, la version synthétique de ce programme qui peut se résumer en 4 objectifs majeurs. Chaque point est développé sur le site de campagne où vous trouverez par ailleurs diverses informations et de nombreux autres documents.

Introduction : L’application d’une méthode de travail consensuelle

4 objectifs destinés aux Français de l’étranger

Obj.1 : Créer un nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger afin d’atteindre 100% des enfants français à l’étranger
– Création d’un plan école en Irlande et en Scandinavie.
– Création d’un nouvel établissement de 1000 places à Londres.
– Développement de structures locales de financement de l’immobilier scolaire.
– Création d’un fonds immobilier dépendant de l’AEFE là où les structures de financement locales ne sont pas permises.
– Accroitre la transparence dans l’attribution des places dans les établissements scolaires français à l’étranger.
– Revoir les conditions d’attribution des bourses pour définir un système plus juste et plus cohérent avec les moyens financiers dont nous disposons.
– Impliquer les parents d’élèves pour mieux contrôler l’évolution des frais de scolarité.
– Offrir aux enfants qui ne vivent pas à proximité d’une école française une solution économique d’enseignement en français.
– Développer et pérenniser les associations du programme FLAM.

Obj.2 : Favoriser la liberté d’entreprendre pour développer l’emploi
– Création d’un plan Start-up.
– Organisation de groupement par filière pour accroitre nos exportations.
– Création d’une coordination pour promouvoir les artistes français à l’étranger.
– Création de plans emploi dans chaque pays sous la responsabilité du consul général
– Sécuriser l’accueil des jeunes français.
– Créer un métro transmanche entre Calais et Ashford.

Obj.3 : Eliminer les discriminations à l’égard des Français de l’étranger
– Lutter contre toute forme de discrimination fiscale à l’égard des Français établis hors de France ou qui choisissent de s’expatrier.
– Remplacer le certificat de vie validé par une autorité légale demandé par les caisses de retraite pour les pensionnés à l’étranger par un certificat sur l’honneur.
– Protéger le droit à la double nationalité et soutenir les familles binationales.
– Permettre à nos enfants étudiant en universités étrangères de faire un stage professionnel en France.
– Simplifier et clarifier le système de couverture sociale des Français de l’étranger.

Obj.4 : Améliorer la performance de l’administration consulaire
– Développer le recours aux nouvelles technologies pour éviter les déplacements aux consulats.
– Créer un centre d’appel unique pour les démarches administratives en Europe.
– Création d’un comité consulaire pour le fonctionnement du consulat.
– Création d’un outil collaboratif à la Direction des Français à l’étranger.
– Création d’un budget autonome pour le Service des systèmes d’information au Ministère des Affaires Etrangères.
– Obtenir le vote par internet et par correspondance à l’étranger pour les élections présidentielles.
– Populariser le port du bleuet lors des cérémonies du souvenir.

3 grandes orientations de mon action au Parlement

1. Promouvoir les réformes structurelles nécessaires au rétablissement de l’économie.
2. Créer une collectivité d’outre frontières.
3. Protéger le scrutin majoritaire aux législatives à l’étranger et l’esprit de nos institutions.

Conclusion : Rassembler pour faire le consensus

Lettre aux Français de la 3ème France

Madame, monsieur, chères et chers compatriotes d’Europe du Nord,

Les 3 et 17 juin prochains, pour la première fois, vous serez appelés à élire un député pour vous représenter à l’Assemblée nationale.

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature.

  La voix de la troisième France

Dans la République française une et indivisible, il y a la France de l’hexagone, la France d’outre-mer et la troisième France, c’est vous et les deux millions et demi de français qui vivent à l’étranger. Pour vous, je souhaite porter la voix de cette troisième France.

En 2005 déjà, je défendais l’idée de créer une représentation de cette troisième France à l’Assemblée nationale. Le Président de la République a concrétisé cette avancée démocratique.

Créateur d’une entreprise d’électronique à 20 ans en 1982, j’ai fondé la France Libre d’Entreprendre dans le Kent en 1996 pour aider les entrepreneurs français à demeurer compétitifs dans un environnement qui se mondialisait.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour de nos avancées sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

 Un bilan dont vous êtes seul juge

Pour nos enfants, j’ai obtenu la création d’un plan Ecole et activement participé au projet du second collège français de Londres (CFBL). Ce plan Ecole a permis la création de mille places supplémentaires dans l’enseignement français, facilité l’ouverture de 38 nouvelles petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques. L’Assemblée des Français de l’étranger m’a élu à l’unanimité en 2009 pour la représenter au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Je suis fier d’avoir contribué à dynamiser notre action contre le chômage en obtenant la mise en place d’un plan Emploi et en faisant une priorité du métro transmanche pour développer l’emploi transfrontalier entre la France et la Grande Bretagne.

Pour votre quotidien dans vos relations avec l’administration,  mon action se traduit par des résultats concrets comme  l’obtention d’un nouveau standard téléphonique au consulat de Londres pour doubler la capacité de réception des appels.

La médiatisation de mon engagement contre la double taxe foncière prévue pour les non-résidents illustre ma démarche pour éliminer toutes les discriminations qui frappent les Français de l’étranger. Je suis donc intervenu pour simplifier les certificats de vie imposés aux retraités expatriés, mais aussi pour que les victimes du Mediator à l’étranger puissent également être indemnisées et pour  que nos enfants étudiant en universités étrangères puissent faire un stage professionnel en France.

 Amplifier mon action d’élu au Parlement

 Mon action en tant qu’élu local a visé à défendre vos intérêts.  Je souhaite à présent la poursuivre et l’amplifier en vous représentant à l’Assemblée Nationale.

Je désire contribuer à créer un nouvel élan afin que nous puissions offrir une solution d’enseignement en français à 100% des enfants français vivants hors de France et non seulement 30% comme c’est le cas aujourd’hui.

Je suis de près l’évolution du budget du ministère des Affaires étrangères et Européennes qui vous est consacré. Elu à l’Assemblée nationale, je pourrai enfin participer à son élaboration pour donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’administration qui vous sert.

Rassembler pour être au service de tous

Elu sous la bannière de l’Union des Français à l’étranger (UFE), j’ai soutenu l’action du gouvernement en me consacrant à l’intérêt général, avant la défense de tout intérêt partisan.

Aujourd’hui, je me présente avec le concours de personnes  représentant toutes les sensibilités politiques, de droite comme de gauche et de citoyens soucieux de faire participer la société civile à l’action publique.

Comme eux, je pense que les Français de l’étranger méritent mieux que le traditionnel spectacle d’affrontement des partis politiques qui nous est offert actuellement.

Je vous invite à me rejoindre et ensemble nous ferons résonner à Paris, la voix de la troisième France !

Respectueusement, Olivier Cadic

Pour en savoir plus : www.cadic2012.eu

Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver « Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations », a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait « mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français. » Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut « célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan », insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : « La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements » du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org

Le plan Emploi fête ses deux ans

Guillaume Dufresne présente les installations du centre Charles Péguy qu'il dirige à l'ambassadeur Bernard Emié

Il y a deux ans, le 22 février 2010, Edouard Braine exauçait le vœu que j’exprimais un mois plus tôt dans ma lettre aux Français du Royaume-Uni et réunissait une équipe motivée pour créer un plan Emploi sur le modèle du plan Ecole. Nous avons célébré ses deux années de vie au centre Charles Péguy, lieu le plus symbolique de sa légitimité et de son efficience.

En effet, la première préoccupation des acteurs du plan Emploi fut de sauver l’existence même du centre Péguy, menacé par de fatales coupes budgétaires. Un an plus tard, le premier objectif du plan Emploi fut d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires en faisant appel à des fonds privés pour lui permettre de placer 1000 Jeunes par an au lieu de 650. Aujourd’hui, cet objectif peut être atteint. Cette bonne nouvelle annoncée par notre consul général, Edouard Braine, tient à l’émergence d’un partenariat public-privé grâce auquel « cinq entreprises françaises emblématiques sont en train de formuler leur engagement durable aux côtés du centre Charles Péguy, afin de prendre en charge la rémunération d’un chargé de mission emploi supplémentaire et d’aider à une amélioration qualitative de l’offre d’emplois proposée par le Centre Charles Péguy. »

Ce nouveau conseiller emploi sera le troisième en activité au sein du centre et va permettre de prendre en charge quelques centaines de candidats supplémentaires. Le mérite en revient aux entreprises suivantes : EDF Energy, Eurotunnel, la Société Générale au travers de sa fondation éponyme, SOS International et Téléperformance via sa filiale TLS Contact. Le consul général s’est félicité que le message ait été « bien entendu et relayé » par la Chambre de commerce franco-britannique et son président, Arnaud Vaissié, ainsi que par le Comité des conseillers du commerce extérieur, animé par Bruno Deschamps.

Ce 21 février dernier, le président du centre Charles Péguy, par ailleurs directeur général du CEI, Guillaume Dufresne, était naturellement à l’honneur dans les propos de l’ambassadeur de France, Bernard Emié venu marquer son soutien pour la circonstance. Toujours prête à porter attention aux autres et à les écouter avec bienveillance, son épouse, Isabelle Emié, l’accompagnait. Depuis son arrivée à Londres, Isabelle Emié prodigue son temps auprès de diverses d’associations caritatives.

« La problématique de l’emploi est, pour notre action consulaire en Grande-Bretagne, tout à la fois centrale et marginale », résume parfaitement le consul Edouard Braine. Par centrale, il évoque le flux d’émigration, sous-entendu les « Oubliés de Saint-Pancras », ces Jeunes qui débarquent en gare de Londres pour se fondre dans la société anglaise, au petit bonheur la chance, sans aucune traçabilité. Par marginale, il considère que les missions régaliennes du consulat et les moyens associés  « sont radicalement inadaptés à la conduite d’une démarche sérieuse en faveur de l’emploi de nos compatriotes installés en Grande-Bretagne. » D’où tout l’intérêt de s’accouder à des partenaires aussi déterminés dans la lutte contre le chômage que le centre Charles Péguy (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars 2011).

Olivier Cadic ; Bernard Emié, ambassadeur de France ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Isabelle Emié

La venue de François Fillon à Londres, il y a un an, a conforté l’action du plan emploi, en faisant précisément mention des « Oubliés de Saint-Pancras », tout en saluant l’action  « originale et novatrice » du centre Charles Péguy (lire : « François Fillon à Londres : Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011 ).

Je vous rappelle que le second volet du plan Emploi concerne le projet de « métro transmanche » entre le Calaisis et le Kent, visant à faire éclore une génération de travailleurs transfrontaliers. Je vous parlerai dans les prochains jours des avancées sur ce sujet (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011).

Pour revenir au 21 février dernier, nous avons étoffé notre plan d’une petite touche créative et fraternelle : l’ambassadeur a suggéré de créer une association des anciens de Charles Péguy. Voici une belle idée qui pourrait naitre et se développer aisément sur un réseau social.

Les « 24 heures chrono de l’international » de News21.TV et TV5 Monde sont passées par Londres

C’est le charme incomparable des chaines de télé internet : on peut voir les émissions quand on veut. Je vous invite à regarder « 24h chrono de l’international » sur Mondissimo, qui a consacré une heure d’antenne à toutes les grandes métropoles mondiales sous l’angle de la vie quotidienne et des affaires, soit 24 villes en 24 heures. Une idée séduisante qui fut conduite avec la vivacité de ton et la pertinence des propos que l’on espérait.

J’ai eu le plaisir d’avoir été invité à parler de Londres, en compagnie de plusieurs intervenants. Edouard Braine, consul général de France à Londres, est également intervenu sur le plateau en téléconférence. Il fut alternativement question de la population française vivant sur place, de la sécurité, de la scolarité à Londres, de l’implantation des entrepreneurs français, du futur métro transmanche et enfin des différences culturelles entre la France et le Royaume-Uni (lien vers le sujet sur Londres).

Le flux des arrivants français au Royaume-Uni ne dégonfle pas, incarnant la troisième vague d’émigration, après celle des Huguenots et de la Révolution française, qui doit beaucoup au tunnel sous la Manche, ai-je rappelé. Sait-on que nos Huguenots, contraints à l’exil par des lois qui les discriminaient se sont révélés d’extraordinaires entrepreneurs et ont participé entre autres à la fondation de la banque d’Angleterre ?

Si la City est devenue la première place financière du monde, elle le doit en partie aux mathématiciens français de cette génération tunnel. Les entrepreneurs français installés au Royaume-Uni se sont révélés les dignes successeurs des Huguenots en prenant avantage de cet environnement idéal pour développer des affaires. Micha Missakian (Partner Ernst & Young et French Business Network) a renchérit sur l’excellence française en mathématiques, puis il a évoqué un Londres agréable à vivre, plein d’énergie, de buzz, de multiculturalisme ou encore d’espaces verts immenses.

Ce sont justement ces espaces verts qui avaient impressionné le futur Napoléon III. De retour d’exil à Londres, il avait demandé au baron Haussmann de faire respirer Paris, ce qui donna le bois de Vincennes, le bois de Boulogne et les parcs comme les Buttes Chaumont.

Recherche d’emploi, besoin d’expérience internationale, velléités de perfectionner son anglais, goût du dépaysement à deux heures seulement de Paris, tous les ingrédients sont réunis pour donner aux jeunes Français l’envie de s’aventurer à Londres. Pourtant, il faudra survivre… au coût de la vie. Londres est la 18ème ville la plus chère du monde (Paris est en 27ème position), mais qu’importe le flacon ! Sur trois jeunes, on estime qu’un seul rentrera au bercail, tandis qu’un autre partira ailleurs à l’étranger et enfin qu’un dernier s’installera durablement au Royaume-Uni.

Parmi les élément clés de « l’attractivité de nos amis anglais et écossais », Edouard Braine a veillé que l’on oublie pas ce qui relève « des aspects immatériels, en particulier le monde universitaire et celui de l’enseignement« . Et pour cause, notre consul a offert à ses enfants des études en Grande-Bretagne dès qu’ils eurent 12-13 ans. Voir l’émission sur Londres.

Mon Infolettre n°11 de janvier est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°11 qui liste les articles publiés en cette fin d’année, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Je vous présente mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même et tous ceux qui vous sont chers. A toutes et à tous, une très belle année 2012 !

Il y a tout juste deux ans, lors de mes vœux, j’appelais à la constitution d’un plan Emploi. Sous la conduite du consul général, Edouard Braine, nous avons constitué une équipe dont le premier objectif vise à permettre à 1000 jeunes de trouver chaque année un emploi au Royaume-Uni grâce au centre Charles Péguy. Je forme le vœu que des entreprises sponsorisent cette démarche en complétant l’aide de l’Etat. Je souhaite également que le métro transmanche devienne une réalité pour dynamiser l’emploi des deux côtés de la Manche.

Notre ambassadeur, Bernard Emié, sera au centre Charles Péguy le 21 février prochain pour célébrer le 2ème anniversaire du plan Emploi. Il manifestera ainsi tout l’intérêt des pouvoirs publics pour un organisme qui affiche des résultats incomparables.

L’enseignement français au Royaume-Uni, lui aussi, se développe en respectant un plan. L’année 2011 a été un grand cru pour le plan Ecole. Qu’on en juge: 2/3 des 1.500 places supplémentaires prévues dans l’enseignement français sont déjà créées ! Nous avons pulvérisé notre objectif de doubler le nombre de petites écoles du samedi sur le territoire du Royaume-Uni. Nous sommes passés de 10 à 46 écoles accueillant près de 3.000 enfants au total. Par ailleurs, la formule d’enseignement à distance « Cned Royaume-Uni », lancée en septembre, scolarise déjà près de 200 enfants. Je souhaite que cette dynamique se poursuive en lançant le projet d’un troisième collège français à Londres et en offrant un premier accès à l’enseignement bilingue dans des établissements britanniques dès la rentrée de septembre.

La campagne de communication orchestrée par nos consulats de Londres et Edimbourg pour appeler à s’inscrire sur les listes électorales a clairement porté ses fruits, et je voudrais remercier tous ceux qui ont relayé cet appel. En 2011, le consulat a enregistré 16.250 inscriptions sur la seule liste électorale de Londres, dont plus de 1.500 dans les dix derniers jours de décembre.

Je souhaite vivement que cet élan se confirme par un taux de participation exemplaire lors des échéances électorales de 2012.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°11 (déc 2011-janv 2012)

Photo Flickr de MaretH

Mon Infolettre n°10 de décembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°10 qui liste les articles publiés en cette fin d’année, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

L’année 2011 s’achève avec deux annonces du gouvernement très encourageantes pour les Français du Royaume-Uni. Le ministre des Transports Thierry Mariani a répondu à la question posée par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam sur le dossier du métro transmanche, objectif 2 de notre plan emploi. Il fait part de son « avis extrêmement favorable » et prodigue « de précieux encouragements aux porteurs du projet.» A l’heure où la compagnie Sea France est menacée d’une disparition pure et simple, je souhaite que les élus du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais s’investissent désormais pleinement à nos côtés pour concrétiser cette nouvelle liaison entre la côte d’Opale et le Kent.

Mon engagement pour affranchir nos aînés de la remise régulière et contraignante d’un certificat de vie pour continuer de percevoir leur pension, alors qu’une simple déclaration sur l’honneur suffit en France, a retenu l’attention d’Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger. Il a annoncé le 16 décembre devant le bureau de l’AFE une concertation en janvier. Une réflexion interministérielle devrait faire émerger un nouveau dispositif simple et rapide.

J’ai pu le remercier pour ce soutien. Edouard Courtial prévoit de venir à Londres mi-janvier pour inaugurer le CFBL (Collège Franco-Bilingue de Londres), succès éminent de l’objectif 1 de notre plan Ecole. Il a répondu favorablement à ma suggestion de visiter le centre Charles Peguy. Plus de 1 400 jeunes français à la recherche d’un emploi sont venus au Centre en 2011. Avec plus de 700 placements par an, cette institution affiche nos meilleurs résultats en matière d’emploi à l’étranger. Dépasser les 1000 placements par an constitue le premier objectif de notre plan Emploi.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°10 (nov-dec 2011)

Photo Flickr de Holeymoon

Conférence UFE Corporate (8) : Témoigner pour servir notre compétitivité

J’ai créé la « France libre d’entreprendre » en 1996, une association destinée à faire profiter les entrepreneurs français de mon expérience sur le sol britannique, animée par des experts en tout genre et parfaitement bilingues. Pour répondre à l’afflux des questions soulevées par une immense vague d’espérance, nous avions organisé une journée de séminaire à l’Ashford International Hotel, affrétant quelques wagons de l’Eurostar pour la circonstance.

Le 20 octobre 2011, la conférence UFE Corporate fut pour moi l’occasion de mesurer le chemin parcouru. Quinze ans plus tard, au même endroit, dans la même salle, l’Histoire semblait balbutier : le Royaume-Uni ressemble toujours à une autre planète lorsqu’il s’agit de trouver un emploi, d’entreprendre ou simplement de rêver à entreprendre dans un écosystème incitatif et socialement reconnaissant.

Il me semble pourtant que la France prend conscience de son retard surtout à la faveur des élections. Les charges sociales patronales sont de 48% en France contre 12,8% au Royaume-Uni. Désormais, beaucoup évoquent la TVA sociale pour remplacer des cotisations sociales. Une idée déjà émise lors de mon départ par Jean Arthuis, alors ministre des Finances. Disons que l’économie française se hâte lentement. On reparle même des 35 heures comme d’un fléau économique, cette loi qui est née il y a quinze ans, justement…

Ce 20 octobre, ce fut un bonheur et un honneur d’avoir obtenu la participation de professionnels de haut niveau à nos tables rondes. Ils ont tous été épatants, toujours pertinents et avisés dans leurs paroles, tout en se mettant à l’écoute de chacun dans le public, sans autre gain que le sentiment de se sentir utile.

Je veux adresser ma profonde reconnaissance à l’assistance. Je sais que certains, comme notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, se sont levés à l’aube pour filer à la gare du Nord, quand d’autres ont découvert le nouveau train express reliant St Pancras à Ashford. D’aucuns m’ont dit qu’ils n’avaient pas regretté leur déplacement, j’ose espérer que la satisfaction fut générale.

Je reprends, ci-dessous, mes conclusions exprimées lors du discours de clôture, au sujet des quatre tables rondes.

Table ronde 1 : Emploi

Le centre Charles Péguy dont nous avons salué l’action émérite a besoin de recruter un conseiller emploi. Sa venue permettrait d’attribuer 300 postes supplémentaires aux  jeunes Français de Londres ! On dépasserait clairement, sur l’année 2012, un millier de jobs pourvus par le centre. Il n’y pas d’autre alternative que de trouver des fonds privés pour permettre cette nouvelle embauche. Pour y parvenir, nous aurions besoin de 5 entreprises dont l’implication serait équivalente au prix d’une page de pub dans un magazine. Grâce à leur contribution, un nouvel emploi par jour sera créé au profit de nos jeunes compatriotes.
Pour soutenir le centre Péguy, merci de prendre contact avec son président, Guillaume Dufresnes (g.dufresne@cei4vents.com)
Lire : « Conférence UFE Corporate (5) : Tous égaux devant l’emploi au Royaume-Uni » du 19 novembre 2011

Table ronde 2 : Création d’entreprises

Il y a quinze ans, j’expliquais que j’avais la chance de pouvoir partir pour permettre la survie de mon entreprise, ce qui n’était pas le cas de mes clients, les fabricants de circuits imprimés. Ceux-ci commençaient à subir les effets ravageurs de la mondialisation avec des taux de charges sociales qui leur donnaient la sensation de courir un marathon avec un sac de pierres sur le dos. Les usines se sont mises à fermer les unes après les autres. Ils étaient 138 fabricants de circuits imprimés en 1996, ils ne sont plus que 25…
Lire : « Conférence UFE Corporate (6) : Les entrepreneurs qui ont vu le bout du tunnel » du 24 novembre 2011

Table ronde 3 : Financement d’entreprises

Dans un pays où la fiscalité fait pousser les business angels comme des champignons, les « start-up britanniques sont cinq fois plus capitalisées, elles emploient cinq fois plus de personnes et elles ont une espérance de vie cinq fois supérieure », nous a dit Bruno Deschamps. Que c’est dur à entendre quand on aime son pays ! Comment sortir de la crise si les plus ambitieux et les plus doués décident, eux, de sortir de France ? Le Times a écrit que le tunnel sous la Manche avait provoqué la troisième vague d’immigration, après celles des Huguenots et des adversaires de la Révolution française. Cette génération de Français est entrée dans les livres d’Histoire en contribuant à faire de la City la première place financière mondiale.
Lire : « Conférence UFE Corporate (7) : Tout incite à financer les PME au Royaume-Uni » du 01 décembre 2011

Table ronde 4 : Métro transmanche

Aujourd’hui, le tunnel sous la Manche est devenu un axe Paris-Londres, propice aux affaires et au tourisme. Il est temps de disposer d’un moyen de transport de deuxième génération, de type métro ou RER, au profit des transfrontaliers. Il est important de rappeler que ce projet d’une liaison entre Calais et Ashford est né dans la société civile. A Ashford, nous avons accompli un nouveau pas en avant : la sénatrice des Français hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam s’est engagée à porter la question au Sénat, ce qu’elle a évidemment fait depuis (lire : « Le métro transmanche s’invite au Sénat » du 21 novembre 2011).

Comme l’a regretté Edouard Braine, notre consul général, l’idéal eu été de réunir à Ashford tous les décisionnaires, qu’on pense à la Sncf, à Eurotunel, au Conseil régional ou encore à tel ou tel ministère. Nous y parviendrons un jour ! Notamment grâce à des hommes de la trempe de Jacques Gounon, président d’Eurotunnel, dont je salue l’implication sur ce projet formidable.
Lire : « Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits » du 21 octobre 2011
Lire : « Conférence UFE Corporate (2) : Plaidoyer à 5 voix pour un métro transmanche » du 25 octobre, 2011
Lire : « Conférence UFE Corporate (3) : Théodore Zeldin, l’Anglais qui adore la France » du 26 octobre 2011
Lire : « Conférence UFE Corporate (4) : Le Petit Journal fait le point sur le métro transmanche » du 28 octobre 2011

L’infoLettre d’automne de Joëlle Garriaud-Maylam

Je vous invite à lire la dernière infoLettre de Joëlle Garriaud-Maylam qui aborde l’actualité du Sénat notamment au regard des Français vivant hors de France et qui recoupe certains thèmes dont il est parfois question sur ce blog, comme le métro transmanche.

Joëlle Garriaud-Maylam donne aussi son sentiment sur les prochaines législatives. Nommée, en mars dernier, par Jean-François Copé au poste de secrétaire national de l’UMP, en charge des « Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques », elle n’a rien perdu de sa franchise et de sa sagesse. En effet, elle prône de faire confiance aux élus de terrain en désignant parmi eux les candidats aux prochaines législatives. On sait que les purs choix d’appareils se révèlent parfois aussi inefficaces qu’illégitimes.

(Extrait de l’InfoLettre : ) La gauche a donc pris le pouvoir au Sénat et elle entend bien l’utiliser…

Cette situation est certes la résultante des élections municipales de 2008, qui avaient été très favorables à la gauche, mais elle souligne également la nocivité des nombreuses divisions de la droite et la difficulté rencontrée par l’UMP pour investir des candidats dont la légitimité ne sera pas gravement remise en cause par l’électeur.

A 7 mois des élections présidentielles et législatives, cet ultime avertissement devrait servir de leçon et amener l’UMP à reconsidérer certaines investitures, notamment sur les 11 nouvelles circonscriptions législatives des Français établis hors de France. C’est à travers l’AFE et ses représentants sur les zones électorales établies que les investitures déjà proposées devraient être confirmées, s’il y a lieu, ou reconsidérées dans le cas contraire.

Sera-t-elle entendue ? Il est encore temps.

Lire l’infoLettre d’automne de Joëlle Garriaud-Maylam

Conférence UFE Corporate (5) : Tous égaux devant l’emploi au Royaume-Uni

Venez comme vous êtes ! Ce slogan publicitaire, récemment affiché par une célèbre chaine de hamburgers, illustrerait parfaitement la souplesse du marché du travail anglais, dans l’esprit et la pratique.

Tous les participants de la table ronde consacrée à l’emploi, lors de la conférence UFE Corporate à Ashford le 20 octobre dernier, étaient à l’unisson pour considérer le Royaume-Uni comme une terre d’élection pour l’égalité de chances au plan professionnel.

(g. à d.) Julie Calleux, juriste en droit du travail, Edouard Braine, consul général, Guillaume Dufresnes, président du centre Charles Péguy, Marine Deneux, directrice du centre Charles Péguy, Saloi Benbaha, consultante en énergies (table ronde "Emploi" - Conf. UFE du 20/10/11)

On considère chacun pour ce qu’il est, résume Guillaume Dufresnes, président du centre Charles Péguy. En sachant « respecter et mettre en valeur les différences sociales entre les humains », l’économie britannique tire profit de cette diversité en même temps qu’elle « force l’admiration de ceux qui en bénéficient », conclut-il.

Outre-Manche, on fait fi de la couleur de peau, mais aussi du statut social. Les employeurs britanniques se révèlent beaucoup plus sensibles à la motivation du candidat et ses « compétences transférables » qu’aux diplômes obtenus, nous a expliqué Marine Deneux, directrice du centre Charles Péguy. Un phénomène qui ravi bien des jeunes Français qui passent la porte de son établissement à Londres, dans la proportion de 10.000 par an ! Un millier d’entre-eux décide de s’inscrire pour obtenir une aide personnalisée (60£ de cotisation) et presque tous trouvent du travail grâce aux offres spécifiques qui transitent par le centre Péguy.

Le témoignage de Saloi Benbaha fut éclairant sur les conditions d’embauche et l’évolution des carrières. Cette jeune consultante en énergies a été valorisée par son caractère volontaire et la diversité de ses expériences, pendant que ses amis français la mettaient en garde contre le risque d’apparaitre « instable ».

Pas de discrimination, diplômes désacralisés, recherche de compétences transférables, … les Anglais continuent à faire tout à l’envers et bien plus encore lorsqu’il s’agit d’intégrer les handicapés dans la vie des entreprises.

Julie Calleux, juriste experte en droit du travail, a évoqué les « reasonable adjustements » auxquels étaient tenus les patrons britanniques pour préserver cette fameuse égalité des chances au profit de ceux dont les aptitudes physiques étaient réduites. Sur un plan légal, elle a souligné que la France était aussi bien outillée… mais que les textes restaient lettre morte. « La Grande-Bretagne a 50 ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale », s’est alors exclamé, Edouard Braine, notre consul général, même s’il vante par ailleurs le service public français.

Il a développé le sujet avec l’autorité du consul et la légitimité d’un homme qui vit en fauteuil roulant, suite à un accident de cheval, et qui a toujours refusé de rester tranquillement chez lui, pensionné par l’Administration.

Edouard Braine est sur le pont, chaque jour, imperturbable, le cap fixé sur l’emploi, une préoccupation viscérale que partageaient tous les intervenants de cette table ronde. En arrivant à Londres, le consul a découvert ceux qu’il appelle affectueusement les Oubliés de Saint-Pancras, du nom de la gare londonienne où des flots de jeunes Français débarquent en toute insouciance, de vrais électrons libres, un sac sur l’épaule et des rêves plein la tête.

D’une part, le consul applaudit au volontarisme de ces Jeunes qui viennent « découvrir la réalité d’un monde globalisé et se tremper d’expériences diverses », comme on irait patauger dans le petit bain, avant d’oser plonger dans le grand bassin. D’autre part, il est résolu à aller à leur rencontre par les moyens de l’Administration et par son soutien au centre Charles Péguy, une association dont il ne cesse de vanter l’action en faveur de l’emploi, avec des « moyens dérisoires » en comparaison de son utilité sociale pour nos compatriotes.

Je lui reconnaissant d’avoir répondu favorablement à ma demande de créer le plan Emploi début 2010 qu’il anime de main de maître. Le développement du centre Charles Péguy constitue le premier objectif de ce plan Emploi ; le second étant la création du métro transmanche.

Mon Infolettre n°9 de novembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°9 qui liste les articles publiés à la rentrée, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:

Madame, Monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

En 2010, pour la 4ème année consécutive, le Royaume-Uni est demeuré le premier excédent commercial bilatéral de la France pour un montant de plus de 6 milliards d’euros. » ne manque pas de rappeler avec à-propos notre ambassadeur Bernard Emié. Ce résultat est très important pour la France, car il a atténué son déficit commercial global de 51 milliards d’euros en 2010.

Il témoigne du dynamisme de nos entreprises et des entrepreneurs français qui ont fait le choix de s’installer sur ce territoire. Mais nous le devons aussi à chacun d’entre vous dès lors que vous achetez un produit français dans votre vie quotidienne. Vous pouvez tous être fiers de ce résultat, car c’est un soutien dont la France a besoin.

Pour améliorer encore nos échanges, la conférence de l’UFE Corporate du 20 octobre à Ashford a soutenu notre démarche en faveur de la création du métro transmanche. Les répercussions économiques et en terme d’emploi pour le Kent et le Nord-Pas-de Calais justifient ma détermination à faire aboutir ce dossier. Nos progrès doivent beaucoup à notre consul général Edouard Braine. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a pris le relais pour porter cette attente au Parlement.

Bernard Emié inaugurera l’ascenseur du consulat à Londres le 8 novembre. Obtenu grâce à l’action tenace d’Edouard Braine, il met fin au caractère inaccessible de ce bâtiment pour les personnes à mobilité réduite. Un concert sera organisé à cette occasion à l’Institut Français pour faire avancer la cause du handicap en France, en nous appuyant sur le bon exemple britannique. J’espère que nous serons nombreux à témoigner notre soutien à cette initiative.

En lançant une opération « Bleuet », notre ambassadeur restaure une tradition qui permet à chaque Français d’outre-manche de s’inscrire dans une démarche commune et solidaire en faveur de nos anciens combattants. Merci à tous ceux d’entre-vous qui ferez fleurir un Bleuet sur votre poitrine au côté d’un Poppy et aussi à ceux qui nous accompagneront le samedi 12 novembre pour nos cérémonies.

J’invite les Français de New Haven, Manchester, Leeds et York qui souhaitent me rencontrer à la faveur de mes déplacements en novembre à me contacter.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°9 (sept-nov 2011)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Conférence UFE Corporate (3) : Théodore Zeldin, l’Anglais qui adore la France

Un homme peu commun, un Anglais atypique, tout à la fois historien, sociologue, philosophe et romancier, nommé Théodore Zeldin nous a fait le grand plaisir de sa présence à Ashford, le 20 octobre dernier, lors de la conférence UFE Corporate.

Théodore se trouvait assis à la table ronde consacrée au métro transmanche, il aurait pu tout aussi bien s’installer la tribune pour parler de l’emploi ou de l’entreprise, lui qui fut appelé à la Commission pour la libération de la croissance française (dite « Commission Attali ») en 2007, ou bien encore disserter sur les aspirations et les angoisses des individus à travers l’histoire des civilisations qu’il étudie. Face au public, il avait le regard espiègle de celui qui sait et qui aime amuser la galerie, trouvant immédiatement le bon mot ou l’anecdote juste dans la base de son érudition. Ne jamais être ennuyeux, semble être son crédo.

Mais il a d’abord étonné le public en utilisant à la perfection la langue de Molière, d’un timbre de voix léger et assuré. En effet, Théodore est un Anglais qui aime la France, le pays du « bien vivre ». Il s’est même rendu célèbre chez nous en publiant son « histoire des passions françaises », en 5 volumes excusez du peu !

Il a découvert une vérité confondante pour un étranger : « En France, tout le monde se considère intelligent. » Côté britannique, ce n’est pas le cas de longue date puisque leurs aristocrates « ont toujours prétendu être idiots » (une posture qui leur a peut-être sauvé la tête…). Ainsi, « du temps des Lumières, les Anglais venaient à Paris lorsqu’ils voulaient discuter de façon intelligente. » Théodore nous donne une idée lumineuse pour entretenir l’esprit d’universalité des Lumières : « La France doit être l’avocat du polylinguisme. » Cela vaut son pesant de la part d’un Anglais…

Un métro transmanche pour rapprocher les hommes, s’enrichir de leur diversité et jouer de leur complémentarité ne pouvait que plaire à Théodore Zeldin. Il pense que faciliter le flux de travailleurs entre le Kent, jardin de l’Angleterre et le Calaisis, terre agricole, pourrait conduire à « réinventer la vie rurale » à l’heure où la moitié de l’humanité résidait désormais en ville, tout en « aspirant à la paix des campagnes. » L’important étant à terme « d’avoir une vie équilibrée ».

Tout inspire ce scientifique méticuleux qui nous parle comme un poète et qui adore les nouveautés d’autant qu’elles parviennent à « se mélanger avec le passé »

Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses

Si l’on voulait résumer les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers par un chiffre, ce serait 285 offres d’emplois ! Ces propositions émanaient d’entreprises du sud-est de l’Angleterre, de la Belgique ou de la Côte d’Opale, réunies à Fréthun pour l’occasion. Ces annonces sont toujours visibles sur le site Internet www.jobstransfrontaliers.eu

« La mission du plan Emploi est de contribuer à la réduction du chômage en France. » déclare Olivier Cadic, entre Catherine Fournier, maire de Fréthun, et Richard Gosse

Comme l’an dernier, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Fréthun,  pour expliquer aux demandeurs d’emploi du Calaisis que tout l’équipe du plan Emploi, présidée par le consul général Edouard Braine, avait à coeur de contribuer à résorber le chômage en France. (lire : « Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers » du 06 octobre 2010)

L’objectif n°1 de ce plan Emploi vise à soutenir l’action du centre Charles Péguy à Londres qui fournit près d’un millier de jobs par an aux jeunes Français qui débarquent en Angleterre. Péguy disposait d’un stand sur place et animait une conférence « Partir travailler en GB, comment s’y préparer ? ».

L’objectif n°2 est dédié à la création d’un métro transmanche entre Calais-Fréthun et Ashford qui permettra aux chercheurs d’emploi, situés des deux côtés de la Manche, de postuler à des postes de l’autre côté de la frontière et… de rentrer tous les soirs chez eux. Ce projet de navette à prix serrés est impatiemment attendu par les sociétés françaises implantées à Ashford, tel ques SBE Ltd ou Eikos, toutes deux exposantes. (lire : « Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité » du 02 septembre 2011).

Justement, ces 2èmes Rencontres étaient présidées par Jacques Gounon, Pdg d’Eurotunnel qui a fait part de sa « déception » qu’aucun service ne soit déjà en place ! Il a exposé tout le bénéfice d’une liaison de proximité, notamment en termes d’emplois, entre le Kent et pour le Nord de la France. Je remercie Jacques Gounon pour son engagement sans faille afin de faciliter l’émergence de ce nouveau service qui devra forcément emprunter le tunnel sous la Manche.

(de g. à d.) Catherine Rabet, consul adjointe et Véronique Révington, chargée de mission du plan Emploi, Olivier Cadic et Catherine Fournier, devant le stand de SBE Ltd, principal employeur d’Ashford

L’autre figure emblématique du projet, notre consul général Edouard Braine, était retenue à Chester pour l’inauguration de la nouvelle agence consulaire, réouverte par Yvan Besnard. Il fut parfaitement représenté Catherine Rabet, consul adjointe, et par Véronique Révington, chargée de mission du Plan Emploi.

Catherine Fournier et Richard Gosse, président de la Communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis, ont invité notre délégation à un déjeuner de travail, autour de Jacques Gounon et de Alain Gérard, sous-préfet de Calais. Nous avons ainsi déterminé les actions qui restaient à entreprendre pour rendre possible ce rêve fou et cette espérance collective : créer un métro transmanche !

Sur le chemin du retour, je me suis demandé si nous serions si près du but sans Catherine Fournier, tant elle insuffle vie à ce projet dans un élan créateur et généreux qui fait la grandeur et le respect des maires de France. Il découle de sa collaboration avec l’intrépide Richard Gosse que chacun se sent en pleine convergence en leur présence.

La prochaine étape se tiendra lors de la conférence AFE Corporate du 20 octobre à Ashford.
Lien pour les inscriptions.
Le programme : « 15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel » (fichier pdf).

Les médias de Londres et l’association « Contribuables associés » annoncent l’événement UFE Corporate du 20 octobre

J’ai été très sensible au message chaleureux et fortifiant d’Alain Dumait paru cette semaine sur le site des Contribuables associés, rappelant que mes liens avec son mouvement remontent à 15 ans, lors de la première conférence de la France libre d’entreprendre, à Ashford déjà. J’avais eu l’honneur d’y accueillir Benoite Taffin, porte-parole de Contribuables associés, alors maire du 2ème arrondissement de Paris.

Cet organisme, né il y a vingt ans, vise à rappeler que l’argent public provient des contribuables et que chaque euro dépensé doit l’être exclusivement dans l’intérêt général. Je m’inscris dans leur crédo et je prône une transparence totale de l’utilisation des fonds publics, afin de permettre à la société civile d’exercer un contrôle vigilant. C’est dans cet état d’esprit que je travaille sur le budget du ministère des Affaires étrangères, en qualité de membre de la commission Finances de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Je remercie le magazine Ici Londres d’avoir annoncé de manière détaillée la conférence UFE Corporate du 20 octobre 2011, intitulée «15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel ». Un point est à rectifier : la participation ne s’élève qu’à £45, déjeuner compris (lire en pdf : 111001 Ici Londres)

London Macadam a décidé de placer cette conférence dans le Top 5 des événements de la semaine pour les Français de Londres (lien

French Radio London passe un spot pour annoncer l’événement (lien) (fichier Mp3 : UFE corporate finished spot)

La réactivité de ces médias montre que l’esprit d’entreprise a de beaux jours devant lui au Royaume-Uni !

A remarquer la participation de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentant les Français établis hors de France et la venue de Catherine Fournier, maire de Fréthun. Le métro transmanche est une cause qui leur est chère.

Rappelons que la conférence poursuit trois objectifs :
– Promouvoir la création d’un métro transmanche pour favoriser l’emploi transfrontalier et le développement des affaires,
– Offrir aux entrepreneurs français des solutions pour faciliter leur développement au Royaume-Uni,
– Comparer l’expérience des entrepreneurs arrivés il y a 15 ans et récemment pour suggérer de nouvelles mesures destinées à dynamiser l’emploi et libérer l’initiative en France.

Renseignements et inscriptions à la journée « 15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel » du 20 octobre 2011, à Ashford sur le site Ufe corporate

Photo Flickr de Matt’s photostream

Bernard Emié me décore de l’Ordre national du Mérite

(g. à d.) Florence Quattrochi, Pdte de l'APL, l’association des parents d’élèves du lycée français de Londres, Delphine Porta, ex-Pdte APL, Olivier Cadic, Catherine Cecillon, ex-Pdte APL et Cécile d’Angelin, Vice-Pdte APL

Lundi dernier, l’ambassadeur de France, Bernard Emié, m’a remis les insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

Cette décoration « marque une étape majeure dans la vie d’un Français », m’a-t-il dit. C’est bien ainsi que je considère mon ruban bleu, tissé du fil de l’amitié, des responsabilités et de l’espérance.

En ce jour d’exception, Bernard Emié m’a fait l’honneur d’un discours chaleureux, dont chaque phrase a fait jaillir dans mon esprit un visage aimé, une image enfouie puisqu’il a retracé en détail mon parcours.

Bernard Emié a évoqué les dossiers franco-britanniques dans lesquels je me suis pleinement investi, tel que le plan Ecole, « magnifique réalisation au bénéfice de nos enfants », ou le lancement du plan Emploi, et le futur métro transmanche. Accomplir mon mandat avec coeur et efficacité est toute mon ambition. C’est pourquoi, j’ai été très touché par ses compliments et par la lettre d’Alain Juppé.

Avant de me souhaiter de nombreuses autres vies, l’ambassadeur m’a dédié cette belle phrase de René Char : « Impose ta chance. Serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »

Je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont fait l’honneur et le plaisir de leur présence si cordiale. L’accueil chaleureux et les multiples attentions de M. l’ambassadeur et de son épouse Isabelle ont conquis l’assistance. J’ai eu la sensation d’être merveilleusement entouré et infiniment redevable. L’insigne que je porterai fièrement au revers de ma veste sera l’emblème de l’action collective des Français du Royaume-Uni.

Discours de Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume Uni, du 03 octobre 2011 :

Lien vers la seconde partie du discours.

Discours de Olivier Cadic, élu de l’AFE, du 03 octobre 2011 :

Mon Infolettre n°7 de septembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°7 qui liste les articles publiés cet été, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:

Madame, Monsieur, chers compatriotes,

Depuis plus de deux ans, j’ai entrepris une action de solidarité en faveur de nos aînés. Avec le soutien de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, je travaille à les affranchir de la remise régulière et contraignante d’un certificat de vie pour continuer de percevoir leur pension. En France, une simple déclaration sur l’honneur suffit.

J’appuie donc la démarche d’une personne qui vient de déposer plainte pour discrimination auprès de la Commission européenne. Je décris sur mon blog la procédure à suivre pour ceux qui veulent imiter son exemple. Si les plaignants sont suffisamment nombreux, la plainte deviendra une « plainte multiple », soumise à un traitement particulier qui devrait accélérer la restauration de l’égalité entre tous les retraités français résidant dans l’Union européenne et, de plus, éliminer une charge de travail conséquente qui pèse sur nos consulats pour établir ces certificats de vie.

Les récentes annonces de progression du chômage en France démontrent la nécessité et l’urgence de mon engagement au service du plan Emploi. Grâce au tunnel et à l’Eurostar, de très nombreux Français se sont installés ici pour créer leur entreprise ou trouver leur emploi. Je souhaite que leur réussite inspire notre pays. C’est pourquoi je remercie ceux qui viendront partager leur expérience le jeudi 20 octobre prochain à Ashford dans le Kent.

Cet événement sera une excellente occasion d’appuyer publiquement l’émergence d’un métro transmanche destiné à instaurer un flux journalier de travailleurs transfrontaliers entre le Nord Pas-de-Calais et le Kent. Notre consul général Edouard Braine sera présent. Il multiplie avec succès les actions vers l’accomplissement de ce qui constitue, rappelons-le, l’objectif n°2 du plan emploi.

J’espère que cette manifestation permettra une avancée décisive pour ce métro transmanche et sait-on jamais, d’écrire une nouvelle page de l’amitié franco-britannique. Je compte sur votre soutien.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°7 (juillet-août 2011)

Photo Flickr de Mag3737

Notre nouveau ministre chargé des Affaires européennes, Jean Leonetti, nous aidera-t-il au sujet des certificats de vie ?

Jean Leonetti, nouveau ministre chargé des Affaires européennes, a rendu visite à la délégation UMP de Londres, le 21 juillet 2011

Le 21 juillet dernier, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jean Leonetti, tout nouveau ministre chargé des Affaires européennes en marge de son déplacement à Londres. En poste depuis fin juin et succédant à Laurent Wauquiez, M. Leonetti ne peut faire aucune promesse l’impliquant au delà de dix mois, date de l’échéance présidentielle.

Dans cette attente, comment faire évoluer les dossiers qui intéressent les Français de l’étranger?

La question du certificat de vie me semble être une priorité, d’autant qu’elle est embourbée depuis des mois et qu’elle impose toujours des obligations administratives intolérables à nos retraités vivant à l’étranger. J’ai donc interpellé Jean Leonetti avec beaucoup de confiance puisque notre ministre est avant tout un humaniste à qui Jacques Chirac avait confié une mission parlementaire qui a conduit à la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, en 2005. La personnalité de Jean Leonetti et sa profession de cardiologue, faisait de lui l’homme tout désigné pour cette provoquer une avancée éthique et médicale, suite à la médiatique affaire Vincent Humbert.

Est-il acceptable qu’on exige un certificat de vie aux Français résidant dans l’Union européenne pour continuer de leur verser leur pension, alors qu’une simple déclaration sur l’honneur adressée aux caisses de retraite suffit en métropole ? Il faut préciser qu’un certificat de vie impose une visite régulière au consulat, comme s’il s’agissait de pointer au commissariat, pour prouver… que l’on est toujours en vie ! A défaut de pouvoir se déplacer, il faut consulter un médecin (à ses frais) pour disposer d’un certificat médical (à renvoyer au consulat, qui renvoie un formulaire, qui repart aux caisses, etc.).

Je trouve inique que des personnes parfois très âgées soient contraintes de faire des déplacements contraignants pour obtenir leur certificat de vie. Par exemple, si vous habitez le Kent il faut prévoir deux heures aller et deux heures retour vers Londres…  De plus, ce dispositif génère un lot de paperasse dont les services du consulat se passeraient volontiers.

Je viens de recevoir aujourd’hui même une lettre de la part de Edward Hudson, un texte d’autant plus poignant qu’il est rédigé plein de magnanimité pour évoquer une situation désarmante. Il habite avec son épouse à une centaine de kilomètres de Londres et je vous incite à lire son témoignage (fichier pdf) qui illustre toute la détresse que peut provoquer notre technocratie.
D’une part, Edward nous dit que son épouse ne peut se présenter en personne au consulat de Londres parce qu’elle est âgée de 83 ans et que sa mobilité très réduite l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant avec accompagnateur.
D’autre part, il nous informe qu’il négocie actuellement avec son centre médical qui, débordé, « filtre sévèrement les demandes de rendez-vous de médecin » et « se montre réticent à accorder un rendez-vous pour une formalité administrative qu’il estime ne pas lui incomber ». Par ailleurs, il s’alarme du nombre de certificat qui vont bientôt lui être requis si toutes les caisses adoptent cette procédure. En effet, son épouse touche la retraite de la CNAV ainsi que quatre retraites complémentaires, dont il dépend lui-même. Ainsi donc « avec neuf certificats à faire établir chaque année (tous à des époques différentes, car il n’existe aucune coordination de calendrier entre les caisses), nous sommes certains de nous heurter très rapidement à une fin de non recevoir de la part de notre centre médical. » Tout ceci est ubuesque et honteux.

Il y a près de deux ans déjà, je m’en étais ému officiellement auprès de Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger, lors de la présentation de son rapport auprès de l’AFE (lire : « Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires » du 07 septembre 2009).

Cette indignation a ensuite été énergiquement relayée et amplifiée au coeur du Sénat par l’intermédiaire de notre sénatrice (lire : « Certificats de vie (4) : La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam se bat pour l’égalité de traitement des retraités français » du 15 octobre 2009). Il aura fallu attendre près de… 18 mois lire une fin de non recevoir de la part du ministère des Affaires étrangères.

J’ai préparé un courrier à l’attention de Jean Leonetti pour formaliser notre entretien et circonscrire la demande concernant les certificats de vie aux résidents de l’UE. J’y expose aussi la question du métro transManche qui mérite l’appui de son ministère pour faciliter l’accès à l’emploi transfrontalier entre le Kent et la côte d’Opale, dont l’idée enthousiasme toutes les parties concernées (lire : « Le métro transManche fait la une de la presse régionale » du 02 juin 2011).

Lors de sa venue au Royaume-Uni, Jean Leonetti s’est d’ores et déjà engagé à travailler sur ces sujets. Il m’a dit d’un regard posé et aimable que ces problèmes sont « comme des cailloux dans une chaussure » et qu’il convient de s’y concentrer surtout lorsque le temps pour agir nous est compté. Je compte beaucoup sur lui et je vous ferai part de sa réponse que j’attends avec impatience.

Conférence exceptionnelle, jeudi 20 octobre, pour l’anniversaire de la « France Libre… d’Entreprendre »

A l’occasion du quinzième anniversaire de l’association « la France libre… d’entreprendre », l’UFE Corporate organise une conférence intitulée :

15 ans après, les Français qui ont vu le bout du tunnel

le jeudi 20 octobre 2011, à Ashford (kent)

La conférence a un triple objectif :
1 – Promouvoir la création d’un métro transmanche pour favoriser l’emploi transfrontalier et le développement des affaires
2 – Offrir aux entrepreneurs français des solutions pour faciliter leur développement au Royaume-Uni
3 – Comparer l’expérience des entrepreneurs arrivés il y a 15 ans et récemment pour suggérer de nouvelles mesures destinées à dynamiser l’emploi et libérer l’initiative en France.

Le programme de la journée ménagera des temps d’échanges et de rencontres, notamment lors du déjeuner ou du cocktail de clôture, entre les séances de travail dont voici les temps forts :

Table ronde 1 : L’emploi (10h15 – 11h00)
Juristes, chasseurs de tête, spécialistes du recrutement, ils parlent des différences culturelles, de la mobilité sociale et de la lutte contre la discrimination. Des jeunes exposent les raisons qui les ont poussés à passer le tunnel pour chercher l’emploi qu’ils ne trouvaient pas en France.

Table ronde 2 : Création d’entreprises (11h30-12h30)
Portraits croisés d’entrepreneurs qui ont créé leur entreprise en Angleterre il y a 15 ans et récemment. Quelles raisons ont poussé ces entrepreneurs français à préférer créer leur entreprise en Angleterre plutôt qu’en France ?

Table ronde 3 : Financement d’entreprises (14h00 – 14h45)
Financement d’entreprises : Des financiers parlent des conditions fiscales et financières avantageuses pour développer une PME au Royaume-Uni, notamment au travers de la levée de fonds.

Conférences – (15h00 – 16h00)

Un métro transmanche pour dynamiser l’emploi
15 ans après, suggestions pour libérer l’initiative

Participation, déjeuner inclus : £45
Programme complet + fiche d’inscription : www.ufecorporate.org.uk

Pourquoi la France libre… d’entreprendre ?

Le 17 septembre 1996, j’organisais à Paris une conférence de presse pour expliquer pourquoi je transférais à Ashford le siège social de ma société :  la nécessité de réduire mes coûts pour rester compétitif m’imposait de prendre avantage du taux de charges patronales de 10.5% en Angleterre contre 48% en France. Je souhaitais alerter les pouvoirs publics sur les conséquences dramatiques de cette pression fiscale sur l’industrie électronique française.

Le lendemain, le journal britannique The Independant mettait le feu aux poudres en titrant en première page : French firm crosses Channel to the ‘land of opportunity’ (1996 09 18 the-independent). Puis, Europe 1 m’invita à raconter mon histoire et croula sous les appels des auditeurs. Les jours suivants, ce fut l’emballement médiatique (lire : « Il traverse la Manche et quadruple d’un coup son bénéfice » – L’Expansion du 26-09-1996).

Je recevais des dizaines d’appels par jour de la part de chefs d’entreprise ou d’aspirants entrepreneurs, pour m’encourager et me demander conseil afin de s’expatrier en Grande-Bretagne. Pour répondre à cette vague d’espérance, j’ai créé l’association « La France libre… d’entreprendre » qui va délivrer des renseignements de toute nature et orienter les demandes d’accompagnement vers des experts juridiques, fiscaux, comptables ou encore marketing. Tous s’expriment en français et sont rompus au monde des affaires britanniques et sa réglementation. L’idée est aussi de décourager les inconscients, les désabusés ou les combinards de se lancer dans l’aventure, l’Angleterre n’étant pas un nouvel Eldorado, ni un paradis fiscal, ni une zone de non-droit (lire le dossier de Job Pratique – décembre 1997).

Quelques mois plus tard, le succès est tel que je dois affréter un Eurostar pour déplacer des centaines d’entrepreneurs et toute la presse française pour une journée de conférences à Ashford.

Cette initiative avait alors eu un fort retentissement en France. Fin 1998, Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances du gouvernement Jospin, avait décidé de créer une « Exit tax » en exigeant le versement d’une caution aux entrepreneurs désireux de quitter le territoire français. Une fois cette loi abrogée, suite à la condamnation de la France par l’Union Européenne qui rétablissait la liberté de circulation des entrepreneurs, l’association n’avait alors plus de raison d’exister.

Le contexte actuel et la demande de reprendre un club de professionnel s’est concrétisé en 2011 par le lancement de l’UFE Corporate. Cette structure représente une opportunité d’entraide amicale entre les entrepreneurs français de Grande-Bretagne, prolongeant ainsi la mission et la philosophie de la France Libre… d’Entreprendre.

La conférence du 20 octobre 2011 à Ashford est l’occasion de fêter le 15ème anniversaire de la France libre… d’entreprendre.


Photo Flickr : Catholic Church