A Newhaven comme dans toute le Royaume-Uni, le Memorial Day provoque l’engouement de ses habitants qui sortent en foule faire claquer les couleurs de l’Union Jack. Ce dimanche 13 novembre, un temps splendide réchauffait s’il en était besoin l’esprit patriotique de cette manifestation à laquelle m’avaient convié notre consul honoraire, le Dr. Keith Amery et son épouse. La ville portuaire de Newhaven et ses autorités se sont enorgueillis de la présence d’Edouard Braine, notre infatigable consul général, et de celle du colonel de Chaxel, tous deux spécialement venus de Londres.
A Newhaven, la présence française est palpable et s’incarne par de nombreux panneaux d’orientation en français. Le port de la ville, cédé à la France du temps de Margaret Thatcher, est partiellement sous le contrôle du conseil général de Seine Maritime, soucieux d’assurer la pérennité de la liaison de ferries avec Dieppe. La direction du port de Newhaven est assurée, depuis quatre ans, par François Jean, un de nos compatriotes et ancien capitaine au long cours.
Isaac Newton disait que les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. En assistant à la cérémonie de jumelage entre La Chapelle Saint Mesmin, bourgade du Val de Loire et Newhaven, je me disais que ce grand physicien aurait eu matière et plaisir à décrire une loi de la gravitation universelle entre les hommes.
(de g. à d.) Nicolas Bonneau, maire de la Chapelle Saint Mesmin , Norman Hobson, Chair of the Newhaven Twinning Committee, Pdte du Comité de Jumelage de La Chapelle Saint Mesmin, Annie Lefèbvre, Steve Saunders, maire de Newhaven, Dr. Keith Amery, consul honoraire de Brighton, Olivier Cadic, Edouard Braine consul général, Colonel de Chaxel (Newhaven, nov 2011)
En souvenir de ce jour historique pour les deux cités, Nicolas Bonneau, maire de la Chapelle Saint Mesmin, a remis à son homologue un magnifique vase numéroté en porcelaine, fabriqué à Giens ville voisine.
Edouard Braine a pris avantage de cette rencontre pour remettre son certificat de nationalité française à Keith Amery, notre excellent consul honoraire de Brighton, en estimant qu’il s’agit de la «juste récompense de son mariage avec notre compatriote Réjane, et le témoignage rassurant de l’attraction qu’exerce parfois ici notre pays».
Je lui présente tous mes vœux de bienvenue au sein de notre communauté nationale.
Nous avons été heureux d’apprendre de la part de Fabrice Etienvre, CEO de Invest in France, que les investissements britanniques en France étaient repartis à hausse en 2010, après trois mornes années de crise : +56% de projets d’investissements confirmés en 2010, une soixantaine de projets représentant 2000 emplois créés ou sauvegardés.
On ne dit pas assez que la France capte 25% des investissements étrangers des entreprises anglaises, faisant du Royaume-Uni le second investisseur étranger dans notre pays. Cette attractivité se traduit par 2.500 sociétés implantées dans l’Hexagone et 340.000 emplois à la clé.
Je me suis rendu au siège de Invest in France Agency pour prendre connaissance du détail des investissements récents. Par exemple, grâce à ses enseignes Castorama et Brico-dépôt, Kingfisher réalise 40% de son CA sur le marché français, ainsi que près de la moitié de ses profits. Un succès porté par 19.000 salariés français, soit un tiers des effectifs du groupe.
Citons aussi le développement de la compagnie aérienne Easyjet qui a étendu cette année ses implantations à Paris et à Lyon et qui va créer deux bases à Toulouse et Nice en 2012.
Enfin, après dix ans d’absence, signalons le retour emblématique de Marks & Spencer sur les Champs Elysées dès novembre, ou encore l’ouverture de Burberrys ces prochains jours dans la rue du Faubourg St Honoré.
Moins visibles par le grand public, mais tout aussi importants pour la vitalité de notre économie, des centres de recherche-développement reflètent l’attrait de notre pays pour la réalisation de projets innovants.
Certes, la France a bien des atouts, mais encore faut-il l’expliquer à nos amis britanniques, lever leurs appréhensions, les accompagner pas à pas… Alors, côté coulisses, cet âpre travail de prospection, d’information et de séduction incombe à l’équipe londonienne de Invest in France Agency, dirigée par Fabrice Etienvre, une émanation de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII).
Fabrice Etienvre, CEO de Invest in France et Olivier Cadic
Dès son arrivée à Londres fin 2009, Fabrice Etienvre avait tenu à me rencontrer pour me présenter l’action de cette agence publique, chargée de promouvoir le « site France » dans le monde auprès des entreprises et des relais d’influence. J’ai donc eu le plaisir de revoir Fabrice à la Résidence de l’ambassadeur, parmi les consuls honoraires. Il n’a rien perdu de son mordant et de sa vivacité pour une mission de l’ombre qui exige une démarche éclairée d’intelligence, éclatante de diplomatie et baignée d’instinct puisqu’il faut bien commencer par les débusquer, puis les traquer ces fameux investisseurs potentiels.
Grâce aux efforts conjugués de toute l’équipe d’Invest in France, ce sont 1.300 emplois de plus qui ont déjà été créés en France en 2011. Chapeau !
Les Français du Royaume-Uni peuvent aussi contribuer à ce travail collectif, comme cela se fait de manière particulièrement efficace à Londres entre les acteurs d’Invest in France et la communauté économique française. Aussi, si vous connaissez un ami entrepreneur qui souhaiterait investir sur le continent, assurez-le qu’il trouvera chez Invest in France l’interlocuteur idéal, via la page web IFA Teams in 22 Countries. Et, sait-on jamais, si vous étiez à court d’arguments pour valoriser le territoire français, rendez-vous sur le site de Invest in France.
Bleuet et Poppy sont deux fleurs qui vont très bien ensemble, au revers d’un col, un jour d’Armistice.
J’ai partagé cette pensée patriotique avec le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, organisateur talentueux des cérémonies qui a pris l’initiative de réhabiliter le Bleuet de France, dont le port a été autorisé sur l’uniforme pour la circonstance, après l’appui officiel de l’ambassadeur Bernard Emié, tout aussi ravi du succès de l’opération ce samedi 12 novembre. (lire : “Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ?” du 24 septembre 2011).
L’ambassadeur Bernard Emié rappelle le parcours du colonel Alain Bayle, avant de lui remettre les insignes d’Officier de l'Ordre national du Mérite
Justement, notre ambassadeur aura été bien inspiré de choisir un samedi pour célébrer l’Armistice puisque les Français de Londres étaient manifestement venus plus nombreux qu’à l’habitude et bien souvent accompagnés d’enfants, impressionnés par la solennité des événements qui se déroulaient autour de la statue du maréchal Foch, là même où le général de Gaulle avait déposé une gerbe le 11 novembre 1940.
Bernard Emié a ensuite procédé aux remises de décoration. Le capitaine de frégate Jérôme Grivelet était fait Chevalier de la Légion d’Honneur, tandis que le colonel Alain Bayle était élevé au rang d’Officier de l’Ordre National du Mérite.
Cette première partie de cérémonie se termina aux accents d’une belle Marseillaise enlevée par chorale du lycée Charles de Gaulle et reprise en chœur par l’assistance.
Le temps de saluer à peu près tout le monde et je rejoignais le cortège pour accompagner le consul général, nos autorités militaires et nos associations aux cérémonies du cimetière militaire de Brookwood, dans le Surrey.
Cette année, le temps était inhabituellement clément sur le plus grand cimetière d’Europe. Tout à côté du cimetière militaire américain, se trouve le monument à la mémoire de nos soldats français étendus alentour pour l’éternité. J’ai retrouvé la même émotion en remontant d’un pas lourd la grande allée du cimetière, partageant un silence recueilli avec le consul général Edouard Braine et l’attaché militaire, l’amiral de Coriolis.
Cimetière de Brookwood (de gauche à droite) : Brigitte Williams, Capitaine de vaisseau Jean-Marc Gerbier, Eddy Hasson, Olivier Renard, Bernard Masson, Michel Giquel, Olivier Cadic, Daniel Steck, Françoise Richardson, Amiral Charles-Edouard de Coriolis, Marc Dubet, Steve Weiss
Grâce à la Fédération des Associations françaises de Grande-Bretagne, présidée par Carole Rogers, un autocar transporte les membres d’associations d’Anciens combattants et du Souvenir. Chaque année, après les hommages, ils se restaurent ensemble au pub dans un climat très fraternel.
Lorsque j’avais pris la succession de Joëlle Garriaud-Maylam à l’AFE, la sénatrice m’avait prévenu : « Au début tu iras à Brookwood par devoir ; après quelques années, tu auras le sentiment de te retrouver au sein d’une nouvelle famille. »
J’ai exactement eu cette impression en entendant les mots dont Guy Audibert, président de l’Association des Anciens combattants, m’a gratifié en fin du repas.
Sir Peter Westmacott, ambassadeur du Royaume-Uni en France, Olivier Cadic, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France et Louis de Broissia, ambassadeur chargé de l’Audiovisuel extérieur
Le 28 septembre, j’ai eu le plaisir d’assister à la remise du prix du Rayonnement français, créé par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam. Il a été attribué cette année à William Christie.
A cette occasion, Sir Peter Westmacott, ambassadeur du Royaume-Uni en France, avait chaleureusement accueilli les élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, venus des quatre coins du monde, en sa superbe résidence acquise en 1722 par le duc de Wellington située à deux pas du Palais de l’Elysée. “Nous avons des choses à apprendre de votre expérience”, a-t-il constaté au nom de ses compatriotes avant de conclure, au grand amusement de son auditoire : «Vous, les Français, vous rayonnez ; nous, les Britanniques, nous réfléchissons…»
Qui est le lauréat William Christie qui “porte si haut les couleurs de la France” a affirmé Joëlle Garriaud-Maylam avant qu’il ne soit honoré des mains de l’académicien Michel Déon, représentant d’un prestigieux jury composé de Marie-Louise de Clermont-Tonnerre, Jean-Pierre de Launoit, Olivier Poivre d’Arvor, Patrick Poivre d’Arvor, Daniel Rondeau, Marie-Christine Saragosse et Dominique Wolton ?
Chef d’orchestre, claveciniste, mais aussi musicologue et enseignant, William Christie a permis la redécouverte de la musique baroque en fondant les “Arts Florissants”, un ensemble instrumental et vocal qui a fait connaître au monde entier un répertoire tombé dans l’oubli. Cet américain, devenu français en 1995, a fait “revivre un pan entier de notre patrimoine immatériel” sur les plus grandes scènes internationales, explique Joëlle Garriaud-Maylam, notamment en exhumant “des trésors des collections de la Bibliothèque nationale de France”.
William Christie sert admirablement notre culture en la préservant et en faisant briller son éclat au-delà des frontières et du temps. Je rappelle que la première édition du prix avait consacré l’action d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger.
Le prix du Rayonnement français est une initiative de l’association Racines France, dont je vous invite à visiter le portail d’informations dédié à “ceux qui, par leurs trajectoires personnelles et collectives, ont contribué à susciter, partout dans le monde, un attachement fort à notre pays et à son message de culture, de paix et de générosité.”
J’aime l’idée de Nicolas Sarkozy. L’année même où le dernier combattant de la Grande guerre, l’Anglais Claude Stanley Choules, s’est éteint, le Président souhaite donner un caractère plus universel aux cérémonies du 11 novembre, en honorant tous les “morts pour la France”. Les Français du Royaume-Uni comprennent l’importance et la symbolique du Memorial Day pour nos amis britanniques. L’idée nous paraît évidente.
Malheureusement, en France, on polémique déjà. Mourir à la Première Guerre serait tout à fait particulier. Je pensais que verser son sang sous l’uniforme français conférait la même dignité à chaque combattant, qu’il soit tombé à l’assaut du moulin de Valmy ou du Chemin des Dames, noyé dans la Bérézina ou à Mers-el-Kébir ou encore fauché en pleine jeunesse dans les montagnes afghanes à l’heure où la conscription n’existe plus.
Pour certains, il faudrait faire le tri entre ces frères d’armes, nuancer selon le lieu et le moment, graduer selon le niveau d’horreur aussi, bref ne pas mettre tous les enfants de la patrie dans le même sac à mémoire. Controverse d’autant plus étonnante que l’idée de nation est bien jeune et nul ne songe à honorer les guerriers de Vercingétorix ou les compagnons de Jeanne d’Arc.
En premier lieu, le chef de l’Etat proposera une loi visant à inscrire sur les monuments aux morts des communes les soldats disparus en opérations extérieures, soit en Indochine, Suez, Afrique du nord, mais aussi dans les Balkans, au Moyen-Orient, au Tchad, en Côte d’Ivoire et enfin en Afghanistan, parce qu’ils ont “droit au respect et aux honneurs que la Nation réserve à ceux qui ont fait pour elle le sacrifice de leur vie”, a déclaré Nicolas Sarkozy, en précisant bien “qu’aucune autre commémoration ne sera supprimée”.
En effet, il n’est pas question de minimiser l’hécatombe de la Grande Guerre au regard de nos 76 morts en Afghanistan ou de délayer le patriotisme héroïque de nos Poilus à l’heure de la guerre électronique. J’ai assisté aujourd’hui aux commémorations du 11 novembre, à Londres, avec une émotion intacte vis à vis de nos glorieux aînés et j’applaudis à l’ouverture du musée de Meaux consacré au conflit 1914-1918, initié par Jean-François Copé.
Qu’en pensez-vous ? Etes-vous favorable à amplifier le sens donné aux cérémonies du 11 novembre ?
C’est toujours un plaisir de me rendre chaque année à Leeds et de revoir les directrices de la Petite Ecole, Patricia Lefèvre, Corinne Lapierre et Catherine Blain. Depuis six ans, parties de rien, elles cultivent amoureusement ce petit jardin à la française où des enfants scolarisés dans les écoles anglaises viennent tous les samedis goûter aux plus beaux fruits de la culture française.
Corinne Lapierre, Catherine Blain, Patricia Lefevre, directrices de la Petite Ecole de Leeds
Elles se flattent d’attirer, outre des familles francophones de Belgique ou d’Afrique, des parents britanniques qui veulent transmettre à leurs enfants ces rudiments de français qu’ils ont eux-mêmes acquis, notamment lors d’un séjour en France.
Je me suis mis à leur disposition pour contribuer à l’animation d’une matinée de conférences qui s’annonce fort intéressante et sympathique :
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Conférences à La Petite Ecole de Leeds Samedi 19 novembre 2011 de 10h00 à 12h30 Gledhow Primary School, Lidgett Lane, Leeds LS8 1PL
Au programme :
10h00 – 10h30 – Conférence sur le bilinguisme : “Growing up and growing old with multiple languages”
Animée par Dr. Céline Souchay PhD, Senior Lecturer in Human Memory Institute of Psychological Sciences University of Leeds et Dr.Jelena Havelka, Lecturer, Institute of Psychological Sciences, University of Leeds.
10h40 – 12h25 – Conférence sur les élections 2012 : Tout savoir pour voter
+ Questions/Réponses sur tout sujet intéressant les Français du Royaume-Uni
Animé par Olivier Cadic, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’’étranger.
Tous les éclaircissements seront apportés sur les modalités du vote dans la région du Yorkshire.
J’en profite pour rappeler l’importance d’être inscrit sur le registre des Français établis hors de France, ainsi que sur la liste électorale avant le 31 décembre 2011.
Si vous désirez être des nôtres en ce jour particulier, merci de faire part de votre venue à cette adresse : la.petite.ecole@email.com
Les Petits Français, playgroup Groupe d’éveil, créé en 2003, pour les petits francophones/bilingues de 0 à 4 ans, accompagnés de leurs parents, les lundis de 10h00 à 12h00.
Infos : www.toutunmonde.org.uk ou Olivia au 07899754165
La Petite Ecole de Leeds Association à but non lucratif, partiellement financée par FLAM (programme de consolidation du Français Langue Maternelle), accueillant 97 élèves âgés de 3 à 16 ans le samedi de 10h00 à 12h30 pour suivre des cours de français, incluant l’orthographe et la grammaire, des cours d’Histoire ou encore des activités théâtrales.
Infos : www.lapetiteecoledeleeds.co.uk
Je reviens sur un événement qui remonte à septembre dans la charmante ville balnéaire de Brighton. François Miramont a eu l’heureuse initiative d’organiser une réunion qui a mobilisé une trentaine de parents d’élèves sur l’avenir de l’enseignement français dans cette région en plein essor.
En même temps que Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative, et Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le Français à l’ambassade, j’ai été touché par l’engouement de l’assistance sur le projet de créer un enseignement bilingue à Brigthon et impressionné par la pertinence des réflexions qui fusaient dans le petit gymnase qui nous avait été aimablement mis à disposition par la directrice de Westdene Primary school.
Sur ce blog, j’ai plusieurs fois évoqué l’enjeu de l’enseignement bilingue au sein des écoles britanniques pour offrir un enseignement en français là où nos opérateurs traditionnels AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission Laïque sont absents. Il s’agit d’un dispositif alternatif, non-budgétivore pour nos finances et bientôt couronné par un “label FrancEducation” pour certifier la qualité de la pédagogie (lire : “Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres” du 20 juin 2011).
Les parents d'élèves, français et britanniques, ont été invités à donner leur avis sur un projet d'enseignement bilingue à Brighton, le 19 septembre 2011, en présence des responsables de l'ambassade de France.
Il ressort des discussions de Brighton que ce projet séduit tout le monde, dont Judy Hawker, Primary Languages Consultant. Enfin, presque tout le monde, puisque l’honnêteté m’impose de révéler que la personne la plus attachée à un enseignement français exclusif lors de notre réunion était une grand-mère britannique qui avait longtemps vécu en France.
Pour concrétiser ce dessein, il reste à éclaircir certains points, notamment en termes de diplômes, et lever évidemment quelques obstacles. La directrice de l’école Westdene Primary school a justement fait remarquer qu’intégrer le bilinguisme coûterait plus cher, en pleine période de restriction de moyens. Par contre, cette ouverture au français rendrait son établissement plus attractif aussi vis à vis les parents anglophones.
Je suis reparti une fois de plus convaincu que la détermination des parents sera récompensée, à l’image de l’association des familles francophones locale baptisée “les Franglophones” qui ont créé une petite école en 2009, pour les 4-11 ans, basée sur le programme Flam (Français langue maternelle). J’ai été très heureux de faire leur connaissance lors de cette réunion. A petite échelle, la multiplication de ces écoles Flam au Royaume-Uni atteste d’un élan résolu et communicatif.
Pour les plus grands, je suis persuadé qu’en multipliant les initiatives et les soutiens, ces parents ne couperont pas leurs enfants d’une scolarité en langue française. Et je compte bien les y aider.
L’école Flam, les Franglophones, dispose de deux lieux (Brighton et Hove) :
– Les classes à Hove Park School, Nevill road, Hove, tous les jeudis de 16h00 à 17h30
– Les classes à Lewes au Cluny Hall tous les vendredis de 13h30 à 15h00
La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand, s’est tenue au Sénat à Paris fin septembre. C’est l’occasion de vous parler de l’extension du réseau d’écoles françaises dont le financement constitue, comme vous imaginez, le nerf de la guerre.
Pour mémoire, l’Anefe a pour mission d’instruire les demandes de prêts garantis par l’Etat pour financer les établissements scolaires à l’étranger. J’ai eu l’honneur d’être réélu pour siéger à son conseil d’administration.
La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand (sept. 2011)
Les questions immobilières constituent un point critique pour le développement des écoles françaises à l’étranger. Le Royaume-Uni représente un tiers des engagements de l’Anefe ! Le principal engagement est le CFBL, Collège français bilingue de Londres avec 21M£ (lire : “Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat” du 28 mai 2010). Vient ensuite, la garantie du prêt de l’école Jacques Prévert (1,7M£) obtenue pour financer ses travaux. Un troisième dossier de 0,32M£ est en cours : l’école française de Bristol a déjà obtenu la garantie de l’Etat pour son projet, mais le dossier est en suspens parce que leur offre d’acquisition du bâtiment n’a pas été retenue par les autorités locales.
Cette dernière assemblée m’a permis de remercier, au nom de notre communauté, tous les acteurs qui ont facilité ces résultats, à commencer par le président Ferrand et notre secrétaire générale, Anne Barnaud.
J’ai aussi salué l’action de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui a veillé à ce que les engagements de l’Agence en faveur du CFBL soient scrupuleusement tenus. J’ai tenu à exprimer ma gratitude à Mmes Christine Eusèbe, représentant le ministère de l’Education nationale, et Agnès Rivoisy-Maaelassaf représentant le ministère des Finances. La représentante de Bercy a fait preuve de flexibilité pour construire une solution financière favorable au CFBL et l’Education nationale a accepté d’homologuer une bonne part de la pédagogie de l’école avant même son ouverture.
J’ai souvent fait état dans mes billets de la tension qui règne à Londres sur le nombre de places disponibles dans l’enseignement français. Chaque partie prenante, consciente de cet enjeu, a su se dépasser pour nous aider à atteindre le premier objectif de notre plan Ecole, lancé en juin 2008, qui vise à créer 500 places par an dans l’enseignement français.
Nous savons tous ce que nous devons à Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, les trois Trustees du FEPT (French Education Property Trust), mais tout autant à Frédéric de la Borderie, qui dirige l’équipe qui travaille au quotidien sur les projets immobiliers sans qui ces réussites n’auraient pas été possibles.
Pour l’avenir, j’ai proposé lors de l’assemblée générale de l’Anefe que l’immobilier appartenant à l’AEFE à Londres soit transféré au sein du Trust immobilier FEPT pour lui permettre d’augmenter sa structure financière et de cautionner ainsi directement le prochain établissement qui ouvrira à Londres. Rappelons que le FEPT, organisme à but non lucratif, avait contracté le prêt de 21 millions de livres à bas taux pour financer les travaux du CFBL après l’obtention de la garantie de l’Etat grâce à l’Anefe.
Pour sa part, la directrice de l’AEFE a développé l’idée de créer son propre fonds pour financer ses opérations immobilières, car l’Etat ne veut plus emprunter au-delà d’une année pour aider ses établissements publics, afin de ne pas aggraver sa dette. L’AEFE est en cours d’évaluation de la somme minimale pour constituer ce fonds. Le chiffre de 50 millions d’euros a été avancé.
Que ce soit au conseil d’administration de l’AEFE, à celui de l’Anefe ou en séance plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, je ne manque jamais une occasion de soutenir cette orientation présentée par Anne-Marie Descôtes.
Par contre, je ne pense pas qu’il faille se limiter à un seul fonds qui gèrerait tous les actifs depuis Paris. Pour les pays où la législation l’autorise, j’ai suggéré de favoriser la création de fonds immobiliers décentralisés (des trusts, société civiles immobilières…) comme nous l’avons déjà expérimenté à Londres avec le FEPT. Créés et contrôlés par des acteurs locaux (parents d’élèves, entreprises locales), placés sous la responsabilité de l’ambassadeur, nos investissements seraient plus simples à optimiser. Il serait également plus facile de lever de l’argent auprès d’entreprises françaises établies sur place.
Dès lors, le fonds immobilier de l’AEFE pourrait se consacrer exclusivement au financement des écoles situées dans les pays qui ne disposent pas de l’environnement juridique adéquat, autrement dit dans l’impossibilité de créer des structures financières sur place.
Enfin, j’ai également recommandé que la propriété des bâtiments scolaires à l’étranger appartenant à l’Etat soit apportée à ces fonds immobiliers lorsqu’ils seront créés pour garantir les emprunts finançant l’entretien ou l’acquisition de nouveaux sites.
En matière de Défense et de Sécurité, le poids des mots est capital. Une traduction erratique, un contre-sens peuvent avoir des conséquences graves à l’heure d’une coopération toujours plus renforcée entre la France et le Royaume-Uni, dans le cadre de l’OTAN, de l’ONU et de l’Union européenne.
Un outil exceptionnel existe pour faciliter l’interopérabilité entre nos forces armées, nos administrations et nos industries de l’armement, il s’agit du “dictionnaire thématique français-anglais/américain sur la Défense et la Sécurité.”
J’ai le plaisir de connaitre son auteur, le Maitre Principal Philippe Le Lay, qui travaille à Londres comme assistant de l’attaché de Défense et Naval. Cet officier de Marine a compulsé plus de 40.000 mots, synonymes, acronymes et expressions par langue ! Inutile de vous dire que je lui ai toujours trouvé l’esprit vif et alerte. Vous pourriez être, en revanche, surpris par son humilité. Il pense simplement avoir servi de son mieux en réalisant, avec minutie et patience, ce travail de Bénédictin pour traduire les terminologies les plus récentes en vigueur dans toutes les institutions politico-militaires françaises, britanniques et américaines.
J’ai toujours aimé les dictionnaires. Ils invitent au voyage, comme des mappemondes culturelles, et l’ouvrage de Philippe Le Lay me touche à double titre. D’abord, il m’a fait l’honneur de me remercier parmi une liste de personnalités prestigieuses, puis il me renvoie au souvenir de mes activités dans l’électronique de Défense. A vingt ans déjà, je contribuais à la fabrication des circuits imprimés qui équipaient nos systèmes d’armes.
En marge de ce précieux outil, vous serez certainement heureux de lire le texte de Maurice Gourdault-Montagne, notre ancien ambassadeur à Londres, exerçant désormais les mêmes fonctions en Allemagne. Il s’est attaché à la préface en ces termes : “Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Cela doit être vrai dans les deux langues, au service de nos intérêts et de notre sécurité”. Je vous invite à ouvrir la Brochure du dictionnaire (fichier pdf), afin de lire la suite et de découvrir les autres préfaces, ainsi que le parcours de Philippe Le Lay qui édite à compte d’auteur depuis plus de 20 ans divers lexiques thématiques interarmées et bilingues.
A noter enfin que ce “dictionnaire thématique français-anglais/américain sur la Défense et la Sécurité” est disponible sous format numérique (licence monoposte ou réseau) et sous format papier en tirage limité. Pour plus de renseignements : www.lelay.com
J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°9 qui liste les articles publiés à la rentrée, regroupés par rubriques.
A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:
Madame, Monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,
En 2010, pour la 4ème année consécutive, le Royaume-Uni est demeuré le premier excédent commercial bilatéral de la France pour un montant de plus de 6 milliards d’euros. » ne manque pas de rappeler avec à-propos notre ambassadeur Bernard Emié. Ce résultat est très important pour la France, car il a atténué son déficit commercial global de 51 milliards d’euros en 2010.
Il témoigne du dynamisme de nos entreprises et des entrepreneurs français qui ont fait le choix de s’installer sur ce territoire. Mais nous le devons aussi à chacun d’entre vous dès lors que vous achetez un produit français dans votre vie quotidienne. Vous pouvez tous être fiers de ce résultat, car c’est un soutien dont la France a besoin.
Pour améliorer encore nos échanges, la conférence de l’UFE Corporate du 20 octobre à Ashford a soutenu notre démarche en faveur de la création du métro transmanche. Les répercussions économiques et en terme d’emploi pour le Kent et le Nord-Pas-de Calais justifient ma détermination à faire aboutir ce dossier. Nos progrès doivent beaucoup à notre consul général Edouard Braine. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a pris le relais pour porter cette attente au Parlement.
Bernard Emié inaugurera l’ascenseur du consulat à Londres le 8 novembre. Obtenu grâce à l’action tenace d’Edouard Braine, il met fin au caractère inaccessible de ce bâtiment pour les personnes à mobilité réduite. Un concert sera organisé à cette occasion à l’Institut Français pour faire avancer la cause du handicap en France, en nous appuyant sur le bon exemple britannique. J’espère que nous serons nombreux à témoigner notre soutien à cette initiative.
En lançant une opération « Bleuet », notre ambassadeur restaure une tradition qui permet à chaque Français d’outre-manche de s’inscrire dans une démarche commune et solidaire en faveur de nos anciens combattants. Merci à tous ceux d’entre-vous qui ferez fleurir un Bleuet sur votre poitrine au côté d’un Poppy et aussi à ceux qui nous accompagneront le samedi 12 novembre pour nos cérémonies.
J’invite les Français de New Haven, Manchester, Leeds et York qui souhaitent me rencontrer à la faveur de mes déplacements en novembre à me contacter.
Pour voter en Grande-Bretagne en 2012, l’inscription sur le registre des Français établis hors de France et sur la liste électorale doit être effectuée avant le 31 décembre 2011. N’attendez pas la dernière minute !
Ces formalités exigées pour participer aux élections depuis le Royaume-Uni sont simples et peuvent se réaliser à distance. Vous pouvez donc vous inscrire au Consulat général de France et sur la liste électorale consulaire en suivant ce lien : www.ambafrance-uk.org/Inscription-au-registre-des,12095
Pour tout renseignement concernant votre inscription sur les listes électorales :
– Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord : elections.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
– Ecosse : contact.edimbourg-fslt@diplomatie.gouv.fr
Enfin, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette video très sympathique pour inviter les Français de New York à s’inscrire.
Il y a tout juste six mois, je publiais un billet intitulé “Il faut sauver Culham !” suite à ma visite de l’Ecole européenne de Culham, située près d’Oxford. Une solution émerge grâce à l’action tenace des parents d’élèves.
Joli logo de l'Europa School UK
Le 10 octobre dernier, le ministre de l’Education britannique, Michael Gove, a officiellement donné son feu vert à la pré-ouverture d’Europa School UK, une « free school » offrant deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise. Cette free school qui sera basée à Culham près d’Oxford s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture est programmée jusqu’en 2017. Europa School UK devrait ainsi voir le jour dès septembre 2012 avec 6 classes de 28 élèves répartis en 2 sections franco-anglaises et germano-anglaises, 2 classes de « Réception », 2 classes de « Year 1 » et 2 classes de « Year 2 ». Elle remplacera progressivement les classes fermées par l’école européenne pour offrir à terme un enseignement européen allant de 4 à 19 ans menant au bac européen.
Le « funding agreement » devrait être signé début 2012 à l’issue d’une période de consultation publique. Un accord sur le partage des locaux entre l’Ecole européenne et la free school est également en cours de négociation avec Bruxelles.
Cette école sera gratuite. Comme toute école d’Etat anglaise, les règles d’admission en « Reception » seront principalement basées sur la proximité du domicile des familles concernées par rapport à l’école.
Simon Sharon, directeur de l’Ecole européenne de Culham affiche sa satisfaction : « Il y a un lien étroit entre l’école européenne et l’ouverture prochaine de la free school. Ce projet de free school présente une perspective positive pour offrir une continuité pédagogique au-delà de 2017 pour les élèves qui sont actuellement scolarisés à l’école européenne ».
Bénédicte Yue, parent d’élèves, dont deux enfants sont scolarisés à l’Ecole européenne et deux autres en attente d’inscription à la free school témoigne :
«Dans un environnement en pleine globalisation et en particulier dans la région d’Oxford où se trouve le siège de nombreuses entreprises et programmes de recherche internationaux, le nombre de familles bilingues et multi culturelles ne cesse d’augmenter. Ces familles parlent souvent plusieurs langues à la maison, et ce projet d’école, unique en Angleterre, leur permettra d’offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle répondant à leurs besoins. Par ailleurs, j’ai toujours été émerveillée de voir, à l’école européenne, tous ces enfants de différentes nationalités capables de travailler ensemble tout en partageant leurs cultures et traditions. C’est un formidable exemple d’intégration qui commence dans la cour de récréation dès le plus jeune âge. La mise en place par Michael Gove du concept de free school nous offre une occasion unique de poursuivre cette aventure tout en permettant d’intégrer davantage de familles anglaises qui auront ainsi la possibilité d’acquérir une deuxième langue dans un environnement multiculturel.»
J’adresse mes plus vives félicitations à tous ceux qui ont forgé cette réussite. Tous méritent d’être mis à l’honneur : Andrew Parker, Europa School UK Chair of Directors ainsi que les autres directors : Jackie Holderness, Antonella Shorrock, Clara della Croce, Jutta Weber, Karin Loudon et Paul Adams ; à Emmanuel Pallot, Chair of Europa School UK Project Steering Group ; Simon Sharron, Directeur de l’Ecole Européenne ; à Lord Hill, Schools Minister au Department for Education pour son soutien continu, à l’’ETEE (English Trust for European Education) notamment Jim Campbell ( Chair), Maurizio Fantato (Founder and Vice-Chair) and John Sayer (Trustee).
Je souhaite également témoigner de mon admiration envers Bénédicte Yue et toute l’équipe de la “Culham European free school” qui ne se sont pas découragées après l’annonce de l’échec de leur premier projet d’Academy en février dernier. Seulement quelques jours plus tard, elles initiaient ce projet de free school. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et moi avions immédiatement soutenu cette initiative. Elles témoignent du formidable engagement des Français du Royaume-Uni en faveur d’un enseignement en langue française.
Une fois n’est pas coutume, nous commémorerons l’Armistice de la Première Guerre, un 12 novembre.
Cette année 2011 est symbolique puisqu’elle a vu disparaitre le dernier combattant connu de la guerre 14-18. Il s’agissait d’un Anglais, Claude Stanley Choules, mort en mai dernier en Australie à l’âge de 110 ans. Pour l’anecdote, il avait menti sur son âge pour pouvoir s’engager à 14 ans dans la Royal Navy. Je rappelle que notre dernier poilu, Lazare Ponticelli, s’en est allé en mars 2008, également à l’âge de 110 ans.
Voici le déroulé prévisionnel de la journée du samedi 12 novembre, à Londres :
11h00 : cérémonie devant la statue du maréchal Foch, Grosvenor Gardens
13h00 : cérémonie au cimetière militaire de Brookwood
18h00 : messe en l’église de Notre Dame de France en souvenir des disparus
Vous vous souvenez peut-être de mon billet appelant au port du Bleuet pour relayer l’initiative du colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, qui ambitionnait de (re)lancer la dynamique du Bleuet pour faire écho à celle du Poppy au Royaume-Uni (lire : “Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ?” du 24 septembre 2011).
J’ai été flatté de découvrir que mon petit article sur le Bleuet avait été communiqué à la commission des Anciens combattants de l’AFE, Assemblée de Français de l’étranger, par son rapporteur Jacques Janson et annexé au rapport de leurs travaux (p.27), le 1er octobre dernier.
Le 11/11/11, Poppies britanniques et Bleuets français fleuriront ensemble
Puis, les événements se sont précipités. Notre ambassadeur, Bernard Emié, a entrepris de lancer une opération “Bleuet” à Londres au grand bonheur de nombreux concitoyens attachés au devoir de mémoire. Il restaure une tradition qui permet à chaque Français d’outre-Manche de s’inscrire dans une démarche commune et solidaire, ce dont nous lui serons reconnaissants très longtemps, j’espère.
Enfin, autre bonne nouvelle, le site du ministère de la Défense se fait l’écho de la campagne de l’association Bleuet de France, se déroulant du 2 au 11 novembre, qui fait appel à la générosité autour d’un nouveau slogan “Aidons ceux qui restent”. (lien vers le ministère)
Ceci étant, le colonel Laurent Kolodziej vient de m’annoncer que les bleuets sont bien arrivés. Il dispose d’un stock de 1000 unités. Il a d’ores et déjà commencé la distribution, en ciblant d’abord les lieux les plus fréquentés par nos concitoyens : consulat, Institut français, lycées et écoles.
Les fonds récoltés servent une noble cause et je vous invite à consulter le dépliant du Bleuet de France (fichier pdf), l’association caritative qui apporte son soutien à des milliers d’anciens combattants, veuves de guerre, victimes du terrorisme et pupilles de la Nation. Vos dons sont les bienvenus sur leur site.
Merci à tous ceux d’entre-vous qui ferez fleurir un Bleuet sur votre poitrine… au côté d’un Poppy !
Si la question du métro transmanche suscite votre intérêt, je sais que les questions doivent se bousculer dans votre esprit impatient. Le 20 octobre dernier à Ashford, dans le cadre d’une conférence organisée par l’UFE Corporate, une table ronde fut exclusivement consacrée au sujet, réunissant les plus importants acteurs du projet (lire : “Conférence UFE Corporate (2) : “Plaidoyer à 5 voix pour un métro transmanche” du 25 octobre 2011).
En marge de cette conférence, j’ai été interviewé par Simon Gleize du Petit Journal, le média des Français et francophones à l’étranger. L’article est paru dès le lendemain sous le titre : “Metro transmanche : trois questions à Olivier Cadic”.
Voici les trois questions auxquelles je me suis fait un plaisir de répondre de manière franche et détaillée :
– Parlez-nous de ce projet de métro transmanche que vous portez ?
– Concrètement, sur ce projet, où en est-on ? Qu’est ce qui est acquis et quels sont les obstacles qui demeurent ?
– On a bien compris l’intérêt qu’a la France à développer ce métro transmanche, mais quel est celui du Royaume-Uni ?
Je vous publie le début du texte du Petit Journal et je ne peux que vous inciter à vous connecter sur leur site pour disposer d’un bon éclairage sur l’avancée de la situation (lien ci-dessous).
« Le projet de métro transmanche a été évoqué ce jeudi 20 octobre au terme de la conférence UFE Corporate. Porté depuis 2008 par Olivier Cadic, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger et président de l’Union des Français de l’étranger Grande-Bretagne, avec l’association Opale Link, ce nouveau mode de transport type RER “sous-marin” permettrait de rallier Calais à Ashford, dans le Kent en 30 minutes en utilisant huit rames de TER, détenues par la région Nord-Pas De Calais, et en empruntant le channel que la société Eurotunnel n’utilise qu’à la moitié de ses capacités. Si rien n’est encore décidé, Olivier Cadic, à l’instar du Consul Édouard Braine mais aussi de la sénatrice des Français établis hors de France, Joëlle Garriaud-Maylam ainsi que de Catherine Fournier, maire de Fréthun, a répété sa détermination à voir les premiers trains circuler avant les Jeux Olympiques de 2012
Lepetitjournal.com : Parlez nous de ce projet de métro transmanche que vous portez ?
Olivier Cadic : C’est un projet qui me tient à coeur. Quand vous voyez d’un côté des gens qui cherchent du travail et de l’autre des entreprises qui cherchent des gens, vous ne pouvez pas rester insensible. Quand on me dit : “il faudrait faire des études pour ce métro, tout ça…”, je dis non. J’ai tout. Le tunnel, l’opérateur, le métro, l’emploi d’un côté, les gens qui en cherchent de l’autre. Il faut se bouger. Je suis un entrepreneur et quand j’ai tout, moi, je fais l’entreprise. Il faut se mettre autour d’une table avec les gens concernés. C’est important parce que des emplois sont en jeu, il y a des gens qui sont au chômage et qui pourraient très bien avoir un boulot. Ce n’est pas acceptable. Tout est là et les gens attendent ce métro. ”
Sur la gauche, une caméra de LCI enregistre la cérémonie conçue par le consul général, Edouard Braine
Au cours de l’émission “Un jour dans le monde” de Vincent Hervouët sur LCI, nos compatriotes ont pu découvrir un reportage réalisé par Catherine Jentile consacré à la cérémonie de réception de la nationalité française à Londres.
Le consulat londonien a accueilli 250 nouveaux Français en 2010, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.
Dès son arrivée, Edouard Braine avait décidé d’accentuer le caractère officiel de la remise du certificat de nationalité, afin que nos nouveaux compatriotes gardent le souvenir, toute leur vie certainement, du jour unique où ils sont devenus Français.
Evénement solennel, mais tout autant familial et fraternel qui réunit des personnes de tous horizons. Certificat de nationalité française en poche, ils entament la Marseillaise en chœur avec le consul général devant le drapeau tricolore, le buste de Marianne et le portrait du Président de la République.
Le point d'orgue de la réunion : chanter la Marseillaise, tous en chœur !
A l’heure où certains veulent remettre en cause le principe de binationalité, j’ai tenu à exprimer à nos nouveaux compatriotes, le 14 septembre dernier, combien notre pays était fier de les accueillir, eux, qui ont choisi en conscience de respecter et de défendre notre devise « liberté, égalité, fraternité ».
A l’instant où ils reçoivent leur certificat, ils deviennent des Français à part entière, au même titre que ceux qui ont reçu cette nationalité à leur naissance. Ont-ils quelque chose en moins ? Quelques faiblesses de langage ? S’ils endossent nos valeurs, ils demeurent tous, individuellement, une porte sur le monde. Je crois que la France en a besoin.
Oliver Cadic, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et l'ambassadeur Bernard Emié
Le 14 octobre, l’ambassadeur Bernard Emié a rassemblé pour une journée de travail les consuls généraux, les consuls honoraires et élus des Français du Royaume-Uni à la Résidence de France. Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur représentant les Français établis hors de France, assistait à cette réunion.
L’ambassadeur nous a présenté les grandes priorités de nos relations bilatérales et les échéances importantes qui orientent l’action du réseau français au Royaume Uni pour la fin de cette année et l’année prochaine : présidence du G20 et sommet de Cannes, sommet bilatéral du 2 décembre, organisation des élections présidentielle et législatives et, enfin, les Jeux olympiques.
Bernard Emié a souligné les excellentes relations entre nos deux pays et indiqué que 75% des résolutions de l’ONU sont d’inspiration franco-britanniques ! Afin d’illustrer l’importance de nos investissements au Royaume-Uni, il a rappelé que 1.600 entreprises françaises sont installées outre-Manche qui emploient 450.000 salariés. ll n’est pas étonnant que « Les iles britanniques constituent le premier excédent commercial de la France. Il faut le maintenir et l’accroitre», accentue-t-il.
Nos 22 consuls honoraires au Royaume Uni, réunis autour de l'ambassadeur de France, le 14 octobre 2011 à Londres
Bernard Emié a déclaré que nous devons aider les Britanniques à réussir leurs Jeux Olympiques. Le flux de visiteurs sera très important. Les estimations prévoient un accroissement de 25% du trafic transmanche pendant cette période. L’ambassadeur a demandé à chacun d’être à son poste pendant cette période estivale.
Au-delà de leur mission d’assistance des Français en difficulté dans leur région, les consuls honoraires sont les relais de l’administration et des initiatives de l’ambassade sur le terrain. Ils participent, avec le réseau culturel, au maillage de la présence française au Royaume Uni.
La France compte 22 consuls honoraires au Royaume Uni (liste des noms et coordonnées). Je salue leur action exemplaire.
Un homme peu commun, un Anglais atypique, tout à la fois historien, sociologue, philosophe et romancier, nommé Théodore Zeldin nous a fait le grand plaisir de sa présence à Ashford, le 20 octobre dernier, lors de la conférence UFE Corporate.
Théodore se trouvait assis à la table ronde consacrée au métro transmanche, il aurait pu tout aussi bien s’installer la tribune pour parler de l’emploi ou de l’entreprise, lui qui fut appelé à la Commission pour la libération de la croissance française (dite « Commission Attali ») en 2007, ou bien encore disserter sur les aspirations et les angoisses des individus à travers l’histoire des civilisations qu’il étudie. Face au public, il avait le regard espiègle de celui qui sait et qui aime amuser la galerie, trouvant immédiatement le bon mot ou l’anecdote juste dans la base de son érudition. Ne jamais être ennuyeux, semble être son crédo.
Mais il a d’abord étonné le public en utilisant à la perfection la langue de Molière, d’un timbre de voix léger et assuré. En effet, Théodore est un Anglais qui aime la France, le pays du “bien vivre”. Il s’est même rendu célèbre chez nous en publiant son “histoire des passions françaises”, en 5 volumes excusez du peu !
Il a découvert une vérité confondante pour un étranger : “En France, tout le monde se considère intelligent.” Côté britannique, ce n’est pas le cas de longue date puisque leurs aristocrates “ont toujours prétendu être idiots” (une posture qui leur a peut-être sauvé la tête…). Ainsi, “du temps des Lumières, les Anglais venaient à Paris lorsqu’ils voulaient discuter de façon intelligente.” Théodore nous donne une idée lumineuse pour entretenir l’esprit d’universalité des Lumières : “La France doit être l’avocat du polylinguisme.” Cela vaut son pesant de la part d’un Anglais…
Un métro transmanche pour rapprocher les hommes, s’enrichir de leur diversité et jouer de leur complémentarité ne pouvait que plaire à Théodore Zeldin. Il pense que faciliter le flux de travailleurs entre le Kent, jardin de l’Angleterre et le Calaisis, terre agricole, pourrait conduire à “réinventer la vie rurale” à l’heure où la moitié de l’humanité résidait désormais en ville, tout en “aspirant à la paix des campagnes.” L’important étant à terme “d’avoir une vie équilibrée”.
Tout inspire ce scientifique méticuleux qui nous parle comme un poète et qui adore les nouveautés d’autant qu’elles parviennent à “se mélanger avec le passé”
Un nouveau pas décisif a été accompli, jeudi dernier à Ashford, vers l’avènement du métro transmanche. Le bonheur semble maintenant à portée de main sous les efforts conjugués d’une pléiade de talents, dont j’ai eu le privilège de réunir les principales figures, lors de la conférence UFE : Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, Edouard Braine, consul général, Catherine Fournier, maire de Fréthun et Théodore Zeldin, historien et philosophe.
(g. à d.) Théodore Zeldin, historien sociologue philosophe, Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, Catherine Fournier, maire de Fréthun (table ronde "métro transmanche" - Conférence UFE Corporate du 20/10/11)
L’appel est lancé et les infrastructures existent, alors que manque-t-il pour faire aboutir ce “projet passionnant qui donnerait une vraie dimension à cette Europe des régions”, s’enthousiasme Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français de l’étranger ? (lire : “Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité” du 02 septembre 2011).
En préambule à cette table ronde consacrée au métro transmanche, David Rosenberg, annonçait qu’il pouvait offrir immédiatement 100 à 150 jobs chez SBE Uk dans le Kent. Il a haussé d’un cran le sentiment d’urgence dans l’assistance, puisque les Français au chômage n’ont pas de solution pour faire un aller-retour quotidien à faible coût pour travailler dans le Kent, tandis qu’on observe à toutes les bordures de notre Hexagone un flux croisé de travailleurs transfrontaliers.
Premiers bénéficiaires : les jeunes du Calaisis. “Tout commence par la mobilité des Jeunes”, postule Catherine Fournier, qui devront “travailler en terre d’échanges” puisqu’elle estime que le changement ne sera pérenne que si les liens s’établissent entre les deux côtés du Channel. On a grand besoin de gens qui parlent anglais dans beaucoup de métiers sur la Côte d’Opale.
Au chapitre de la mobilité, l’historien-philosophe anglais, Théodore Zeldin, célèbre auteur de “l’histoire des passions françaises” (en 5 volumes) soutient cette démarche.
“Entre les différences, réside la richesse”, abonde Edouard Braine, notre consul général, identifiant un “désir de sud” chez les Anglais, contre un “besoin du nord” chez les Français en proie à un chômage chronique, surtout dans le Calaisis.
Contribuer à la réduction du chômage en France est la mission du plan Emploi dirigé par Edouard Braine. Un de ses objectifs est de faire circuler un métro transmanche.
Où en sommes-nous ? On le sait le tunnel sous la Manche n’est utilisé qu’à 50% de ses capacités, il y a donc de la marge pour faire circuler des trains régionaux, type TER, de la Sncf.
Il y a quelques jours seulement, Jacques Gounon, président d’Eurotunnel m’avait même fait part de sa «déception» que la liaison ne soit pas déjà effective, lors des 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers. Il nous a confirmé sa volonté d’aller de l’avant, en demandant à Jean-Alexis Souvras, directeur des Affaires publiques d’Eurotunnel, de participer à cette rencontre.
Du côté d’Eurotunnel, les nouvelles sont donc très encourageantes. Mais je dois vous avouer que l’équipe du plan Emploi avait fait un grand rêve pour ce 20 octobre. Edouard Braine l’a dévoilé : nous avions rêvé d’un accord au sommet en réunissant, autour de Jacques Gounon, les élus et décideurs concernés par ce dossier, en premier lieu Guillaume Pepy, président de la Sncf, Daniel Percheron, sénateur et président de la région du Nord-Pas-de-Calais ou encore Michel Delebarre, sénateur-maire de Dunkerque, pour ne citer qu’eux. Ce jour viendra bientôt, j’en suis certain.
Pour couvrir le chemin qui reste à faire, Joëlle Garriaud-Maylam s’est résolument engagée à porter ce projet au cœur du Sénat avec confiance : “Ce n’est pas une utopie, c’est à portée de main”. Notre sénatrice a révélé que la nouvelle sénatrice Natacha Bouchard, également maire de Calais, avait exprimé un intérêt marqué pour cette idée de liaison. L’affaire semble s’engager au mieux.
“La complémentarité finira par l’emporter”, parie Edouard Braine, dès lors que tous les acteurs seront réunis.
Le rendez-vous est pris avec l’Histoire. La presse s’intéresse vivement à ce nouvel élan transfrontalier, comme l’atteste les articles parus au lendemain de la conférence :
Le 8 novembre prochain, la communauté française se mobilisera sur le thème du handicap. J’attire votre attention sur un concert de solidarité exceptionnel qui se tiendra en fin d’après-midi à l’institut français, intitulé « Beyond difference – Musique en Selle ».
Nous avons beaucoup à apprendre des Britanniques en matière d’accessibilité. Il leur semble naturel de penser qu’une personne handicapée, âgée ou menant une poussette d’enfant puisse entrer aisément dans un lieu public.
Comme un symbole, en ouverture de cette journée du 8 novembre consacrée au dépassement du handicap et son intégration sociale, un ascenseur sera inauguré consulat français de Londres. Il faut dire qu’un vent nouveau souffle depuis l’arrivée d’Edouard Braine au poste de consul général. Plus moyen d’éluder certains sujets, on agit. A commencer par se conformer à une législation anglaise exemplaire.
“La Grande Bretagne a 50 ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale”, nous a dit Edouard Braine, jeudi 20 octobre lors de la conférence UFE Corporate à Ashford, en réponse à l’exposé de Julie Calleux, juriste experte en droit social. Celle-ci évoquait les “reasonable adjustements” auxquels étaient tenus les entrepreneurs anglais pour permettre aux personnes handicapés d’exercer leurs activités professionnelles. Julie Calleux ajoutait qu’en France les textes existaient, mais qu’ils étaient ignorés. Question de mentalité, donc.
Avant le concert, Edouard Braine réunira au consulat une trentaine de personnalités françaises et anglaises de haut niveau, ainsi que des journalistes, pour tenir un colloque franco-britannique consacré aux bonnes pratiques sur le handicap. Je me ferai l’écho de leurs propos prochainement.
J’en appelle à votre élan solidaire, en vous accordant un immense plaisir personnel, en venant nous rejoindre dans la salle de spectacle de
l’Institut français, mardi 8 novembre 2011, 17h30 Box office : 020 70 73 13 50, 17, Queensberry Place, London
Dès 17h30, Clara Cernat (violon) et Thierry Huillet (piano) vous raviront de pièces classiques (Dvořák, Huillet, Porumbescu, Liszt, Saint-Saëns), avant de céder la scène à une succession de cinq musiciens, en situation de handicap, dans un registre variétés et musique du monde. Magali, Shérazade, Rachel, Yvan et Patrick vous êtes les bienvenus à Londres. Programme détaillé du concert “Beyond difference” (fichier pdf) Réservation (£50) : www.institut-francais.org.uk/music-events/beyond-difference
Il n’est pas certain que les recettes du concert couvrent les frais, c’est pourquoi vous êtes invités à faire un don. Merci de vous manifester à l’adresse suivante : musiqueenselle@gmail.com.
Justement, vous devez penser que je relaie l’initiative d’Edouard Braine pour faire une sorte de quête au profit des handicapés. Pas du tout. Les bénéfices, ainsi qu’une vente aux enchères, serviront à financer la “Caravane de l’espoir“, une opération imaginée par SLL Chevaux Blancs. Il s’agit d’une association franco-britannique en charge de réinsertion sociale des jeunes, anglais et français, grâce aux chevaux ! C’est ainsi qu’ils vont relier la Camargue à Londres à dos de cheval à l’automne 2012.
Plus de détails sur “Caravane de l’espoir 2012” (fichier Pdf)
Visiter le site de l’association et l’aider : www.sllassoc.com
Dépasser nos différences, c’est se sentir plus fraternel, n’est-on pas proche de l’idéal olympique qui sera à l’honneur d’ici quelques mois à Londres ? Je compte vivement sur votre présence.
“Comment dépasser la contrainte du handicap et s’inspirer des bonnes pratiques britanniques dans ce domaine ?” par Edouard Braine
Diplomate de carrière depuis près de 40 ans et jeune ambassadeur il y a 15 ans, je n’ai découvert le handicap que récemment (9 années de tétraplégie) et j’ai choisi de refuser le statut économique et social protecteur mais aliénant qui, en France, accompagne cette “qualification” étrange où certains citoyens sont caractérisés par ce qu’ils ont de pire. En n’acceptant pas de bénéficier d’une pension d’invalidité avec tierce personne, j’ai pu reprendre mon travail à un niveau plus modeste que celui de mes fonctions précédentes.
Aujourd’hui Consul général à Londres, je souhaite mettre à profit l’exemplarité britannique pour, dans le climat de la campagne électorale qui s’engage, et à la veille des JO de Londres, tenter de lancer un débat sur un thème de société où nous sommes hélas les derniers de la classe européenne.
Ayant montré que le handicap ne devait pas être synonyme d’incapacité et d’exclusion, je sortirai le 8 novembre des limites habituelles de ma mission de Consul général (…)
Hier, à Ashford, l’anniversaire de la “France libre d’entreprendre” fut studieuse mais décontractée. Un casting d’excellence avait été réalisé pour offrir quatre tables rondes autour de l’emploi, la création d’entreprise, le financement et le métro trans-Manche à propos desquelles je reviendrai en détail.
Cette conférence fut à l’image de tous les entrepreneurs présents, dans la salle et sur le plateau, un moment chaleureux et éclairant.
D’une manière ou d’une autre, “ceux qui ont vu le bout du tunnel” ont bien expliqué que tout n’était pas possible en Angleterre, mais bien davantage qu’on ne l’imagine aussi. Ces Français expatriés ont fait envie et leur parole a agi comme un souffle sur les braises. Je les remercie profondément d’avoir partagé leur expérience et prodigué leurs conseils.
En fin d’après-midi, bien des gens se sont redressés sur leur chaise en entendant l’annonce de notre ami David Rosenberg, directeur de SBE Uk (Société Boulonnaise d’électronique) : 100 à 150 nouveaux jobs sont disponibles au sein de sa société électronique. Créée à Ashford dans le Kent il y a 15 ans avec un seul salarié, cette entreprise compte désormais près de 1,500 employés au Royaume-Uni.
Quel meilleur symbole pouvions-nous souhaiter à la journée ?
Pour postuler aux offres d’emploi de la société SBE, envoyez votre CV à : adevilliers@sbe-ltd.co.uk