Accueil      En circonscription      Sénat      Bilan de mandat      Revue de Presse          Parcours      Contact     
    

Est-ce que votre ordinateur vous permet de voter par internet ?

Dans le cadre de l’organisation des élections législatives à l’étranger, et pour faciliter l’exercice de votre droit de vote, le recours à l’internet sera l’une des 4 modalités de scrutin proposées aux Français établis hors de France.

Le ministère des Affaires étrangères  a mis en ligne  un outil de test de configuration ‘Mon Vote Sécurisé’ à l’adresse suivante :

www.monvotesecurise.votezaletranger.gouv.fr

Cet outil vous permet de tester, dès aujourd’hui, la conformité de votre ordinateur avec les règles de sécurité requises pour voter par internet. En effet, la garantie du respect de l’anonymat et de l’intégrité du mode de scrutin n’est pas autorisée par toutes les configurations techniques.

Pour vous accompagner, un service d’assistance téléphonique et de courriel est également en place. Il répond à toutes les questions d’ordre technique. Ce service est accessible depuis le site de ‘Mon Vote Sécurisé’.

Je vous invite à lire le courriel que François Saint-Paul, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, a adressé aux électeurs afin de les informer de cette mise en ligne (lire : Législatives 2012 – voter par internet en sécurité).

Photo Flickr de Mediajon

Cette jeunesse qui préfère l’étranger… pour faire rayonner la France

Dans le Figaro de vendredi dernier, page 2, Stephane Kovacs signe un article âprement intitulé : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France”. Son enquête l’a conduite à s’intéresser à ces moins de 30 ans qui sont “de plus en plus nombreux à partir « faire rayonner » leur pays à l’étranger.” La journaliste conclut néanmoins qu’ils “prévoient rarement un billet de retour”…

Je lui suis reconnaissant d’avoir reproduit mes commentaires au sujet de ces jeunes compatriotes qui m’inspirent beaucoup d’affection et d’admiration. La crise est devenue mondiale et anxiogène, certes. Mais tandis que certains se plaignent de tout et attendent le sauveur providentiel, d’autres tentent de s’inventer un avenir envers et contre tout. Selon une récente enquête, deux jeunes sur dix s’exilent dans le but de créer une entreprise.

Afin de compléter mes propos qui ont été partiellement repris, j’ai indiqué qu’environ un tiers des jeunes Français qui arrivent au Royaume-Uni repartent en France dans les trois ans. Ils poursuivent souvent le double objectif de parfaire leur apprentissage de la langue anglaise et d’acquérir une expérience internationale qu’ils espèrent valoriser à leur retour.

Et si les autres quittent la France pour longtemps, cela ne signifie pas pour autant qu’ils lui tournent le dos.

Lire : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France” sur le site du Figaro.

Photo Flickr de Svadilfari

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : “Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ?” du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire “French revolution at New York lycée” – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Europa School UK lance sa campagne d’inscription (date limite : 30 avril 2012)

Je vous reparle avec plaisir de la nouvelle free school qui va ouvrir ses portes à Culham près d’Oxford pour vous alerter sur l’ouverture du processus d’inscription qui se clôturera le 30 avril prochain.

L’Europa School UK constitue un projet exceptionnel puisque cette école d’Etat anglaise gratuite offrira dès la rentrée deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise (lire : “La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford” du 30 octobre 2011).

Bénédicte Yue, représentante des parents d’élèves, m’a transmis ces quelques informations pratiques :
Six classes de 28 élèves  sont proposées pour la rentrée 2012 :
– 2 classes de « Reception » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2007 et le 31 août 2008 ;
– 2 classes de «  Year 1 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2006 et le 31 août 2007
– 2 classes de « Year 2 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2005 et le 31 août 2006.

A chaque niveau correspond une classe franco-anglaise  et une classe germano-anglaise. 

Le programme pédagogique sera basé sur le « curriculum » européen et anglais.

Je rappelle que cette free school s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne de Culham dont la fermeture progressive s’étalera jusqu’en 2017. C’est pourquoi, chaque année, de nouvelles classes seront ouvertes, par effet de vase communicant.

A terme, l’Europa School UK accueillera des élèves de 4 ans à 19 ans pour les conduire jusqu’au au baccalauréat européen, dès son homologation européenne.

Toutefois, l’Ecole européenne actuelle continue d’accueillir des enfants à partir de la deuxième année de primaire (équivalent au CE1 dans le système français pour les enfants nés avant le 01.01.2006) et dans les toutes classes de primaire et de secondaire jusqu’au  baccalauréat européen.  Rappelons que la section française de l’école européenne est homologuée.

Pour vos inscriptions auprès de l’Europa School UK, je vous invite à consulter son site internet. Soulignons enfin que cette école sera gratuite et que la sélection des élèves dépendra de la localisation des familles intéressées par rapport à quatre points géographiques situés dans la région d’Oxford.

Europa School UK : www.europaschooluk.org
Ecole européenne : www.esculham.eu

Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ?

Depuis trois ans, une contribution de 6% assise sur les frais de scolarité des établissements à gestion directe et conventionnés constitue une nouvelle ressource pour le siège de l’AEFE qui gère le réseau mondial de l’enseignement français à l’étranger (485 établissements, 130 pays, 300 000 élèves). Elle se justifie par le financement des pensions des agents du réseau (précédemment pris en charge par l’Etat) et ses investissements immobiliers.

La décision avait fait couler beaucoup d’encre car elle avait inévitablement pesé sur les frais de scolarité.

J’ai noté, lors du conseil d’administration de l’AEFE qui s’est tenu ce mardi, qu’en 2011, cette contribution acquittée par les parents d’élèves a rapporté 34M€ à l’Agence, ce qui équivaut à 82% de son excédent, intégralement reversé dans ses réserves.

Force est de constater que grâce à cette mesure, l’AEFE dégage aujourd’hui son excédent pour abonder ses réserves. Elle est donc totalement justifiée et se révèle  même salutaire.

J’ai fait une autre observation.

Deux enveloppes budgétaires sont à peu près équivalentes : 31,65M€ pour la mesure de prise en charge (PEC) et 34M€ pour la contribution des 6%. Cette équivalence pourrait laisser penser aux parents de primaire et collège qu’ils financent, indirectement, la part de gratuité des frais de scolarité du lycée. En effet, la prise en charge (PEC) est versée par l’AEFE au profit des lycéens français de son réseau sans condition de ressources ! Certes, conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le différentiel reste à la charge des parents.

Ce postulat est destiné à faire réfléchir chacun sur les options qui s’offrent à nous pour évaluer les options futures pour la PEC. Des décisions devront être prises après les élections.

Chaque année, l’impact de la PEC va diminuant. L’idée généreuse de gratuité totale voulue initialement par Nicolas Sarkozy s’est avérée ne pas être financièrement tenable. Aujourd’hui 2/3 des frais de scolarité sont pris en charge pour les classes de lycée à Charles de Gaulle. Dans deux ans, ce ne sera plus que la moitié. En perdant de sa substance, cette mesure s’éloigne de son premier objectif de prise en charge totale des frais de scolarité. De toute manière, cette solution doit être encore revue cet été. Il manque 23 à 24M€ pour la financer en 2013 d’après le directeur des Français de l’étranger.

Alors quel futur pour la PEC ? Certains suggèrent que l’enveloppe actuelle soit intégralement reversée au service des bourses scolaires pour que seuls les plus modestes bénéficient d’une aide à la scolarité. C’est une solution qui paraît juste. En fait c’est une manière habile d’arrêter la PEC. On se contentera alors de poursuivre l’effort entrepris par le Président de la République qui a doublé l’enveloppe des bourses lors de son quinquennat en plus de la PEC.

Une autre option pourrait être de reverser cette enveloppe à l’AEFE pour remplacer la contribution des 6%. Cela pourrait permettre d’offrir une ristourne généralisée d’environ 5% sur les tarifs de scolarité en échange de la fin de la PEC. Les temps sont durs pour tous, et cela permettrait d’atténuer la prochaine hausse.

Compte tenu de l’état des finances publiques, le ministère du budget préfèrera surement l’option de récupérer le maximum de cette somme pour baisser le déficit de l’Etat.

Photo Flickr de 401K

Retrouvez-moi ce soir à 18h sur French Radio London

J’ai le plaisir d’être l’invité de Jean-Michel Duffrène dans son émission Prêt-à-Parler, sur French Radio London, ce mercredi à 18h.

Vous pouvez écouter French Radio London sur votre radio DAB dans le Grand Londres ; sur www.frenchradiolondon.com, ainsi qu’avec l’application FRL sur votre IPhone

A tout à l’heure.

Plan Ecole : nous devons créer 1000 places à Londres d’ici deux ans

Dans le cadre du plan Ecole animé par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, un groupe de travail dont la mission est d’établir des projections en termes de capacité d’accueil, s’est réuni ce 26 mars. Ses travaux vont nourrir la réflexion du comité de pilotage du plan Ecole  qui se réunira, sous la présidence de l’ambassadeur, après les prochaines élections législatives.

Le travail de projection réalisé par le groupe de travail repose sur des mesures et des contrôles opérés par les participants eux-mêmes. La conclusion est sans appel : si nous souhaitons que les enfants qui sont actuellement en primaire à Londres puissent tous aller au bout d’une scolarité française, nous devrons créer 750 places dans les 3 ans, soit 25 nouvelles classes à Londres essentiellement en collège et lycée.

En parallèle, il nous faut gérer une autre difficulté, celle de la saturation du lycée Charles de Gaulle avec l’objectif de diminuer substantiellement le nombre de ses élèves.

J’ai donc plaidé pour la recherche d’un nouvel établissement pouvant accueillir 1000 élèves à horizon 2013/2014. Cette perspective implique de trouver 6000 mètres carrés à Londres, une tâche qui incombe actuellement à un autre groupe de travail du plan Ecole (lire : “Vers un troisième établissement secondaire français à Londres” du 23 août 2011).

L’ouverture de nouveaux locaux permettrait de répondre au problème le plus criant de l’enseignement français à Londres : le manque de places. Une situation qui semble incompréhensible et injuste aux yeux de nombreux parents à qui on refuse l’inscription de leurs enfants. La situation est d’autant plus urgente que l’on risquerait  bientôt d’expliquer aux parents des enfants déjà scolarisés qu’ils vont devoir sortir du système, par carence de places dans les classes supérieures !

L’échec n’est pas permis. C’est la raison pour laquelle j’appuie et je contribue à toute démarche visant à élargir les capacités d’accueil.

Photo Flickr de MightyBoyBrian

Plaidoyer pour la création d’un pôle agroalimentaire français au Royaume-Uni

Je connais Frédéric Gayral depuis deux ans. Il fait la promotion des laiteries françaises au Royaume-Uni. Si vous trouvez de plus en plus de fromages de nos terroirs dans les rayons des supermarchés britanniques, Frédéric n’est pas étranger à ce phénomène.

Il estime néanmoins que l’agroalimentaire français n’occupe pas la place qu’il mérite dans les rayons. Notre présence est même dérisoire au regard de la profusion des produits italiens ou espagnols. Frédéric Gayral impute cette carence à notre organisation de soutien à l’export qui a été calibrée pour servir les intérêts des entreprises de grande et de moyenne taille (lire son texte : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni).

Autrement dit, et cela ne vous étonnera pas, les petites exploitations agricoles n’ont ni la structure, ni la culture pour trouver leur chemin dans les méandres procéduraux des structures gouvernementales d’aide à l’export.

D’où l’idée de Frédéric de bâtir un nouveau modèle reposant sur des experts locaux  qui encadreraient des Jeunes en statut VIE (Volontaires international en entreprise) qui seraient chargés de la promotion de structures artisanales françaises, représentant les diverses filières agroalimentaires.

Je soutiens cette approche qui repose sur l’expérience acquise et qui limite les coûts d’intermédiaires.

J’ai présenté ce projet en commission Finances de l’AFE, le 6 mars dernier, à Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne et de la commission Affaires internationales de l’ARF.

Selon M. Bachy, la France a mis en place une structure d’aide à l’export, composée de gens forts compétents au travers d’UBI France, mais dont l’ambiguïté et la faiblesse est d’agir aussi comme “un outil destiné à organiser des salons et à tirer de l’argent des PME exportatrices”.

Le président de région ajoute avec dépit que “les banques ne prêtent plus, ni ne prennent de risque. Les régions ne peuvent prendre ce relais.” Par conséquent, “nous avons un tissu trop fragile de PME”, juge-t-il.

Jean-Paul Bachy a paru apprécier cette idée de pôle agroalimentaire pour soutenir des secteurs qui ont du mal à percer à l’exportation.

Le texte de Frédéric Gayral : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni (fichier pdf)

Photo Flickr de Teachernz

En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger !

Le dernier Conseil des ministres s’est penché attentivement sur l’organisation des prochaines élections à l’étranger. Notre secrétaire d’État, Edouard Courtial, a présenté le 21 mars, une communication sur le sujet, dont je vous résume les points majeurs.

En premier lieu, le corps électoral des Français vivant à l’étranger comprend 1.075.746 inscrits, en hausse de 30,9 % par rapport à la dernière élection présidentielle de 2007. La progression est éloquente et tout à l’honneur des expatriés qui montrent leur grand sens civique.

Ces expatriés participeront pour la sixième fois à l’élection du Président de la République et, pour la première fois, je vous en parle bien souvent, à l’élection de leurs députés. Leurs représentants au palais Bourbon seront au nombre de onze, comme le nombre de circonscriptions répartissant le monde en grandes zones géographiques.

En termes de modalités de vote, on pourra choisir son président en se déplaçant à l’urne ou par procuration dans l’un des 786 bureaux de vote ouverts hors de France, dont 27 au Royaume-Uni (lire : “Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012” du 05 mars 2012). A noter que les services diplomatiques et consulaires ont anticipé la hausse de la participation électorale en augmentant le nombre de bureaux de vote de 35 % par rapport à 2007, soit 206 bureaux supplémentaires.

Pour l’élection des députés, on votera comme pour la présidentielle, sauf que le législateur a ouvert deux possibilités supplémentaires :
– le vote par correspondance sous pli fermé.
70 000 électeurs ont choisi ce dispositif, mais ils n’y sont pas tenus et pourront donc s’exprimer par tout autre moyen,
– le vote par voie électronique, ouvert à tous les électeurs ayant fourni une adresse électronique (environ 67 % du corps électoral aujourd’hui). Ils recevront bientôt leur identifiant et leur mot de passe. (lire : “Quelles sécurités pour le vote par internet ?” du 24 février 2012)
A noter que la période de vote électronique s’achève cinq jours avant le jour du scrutin afin qu’un électeur qui ne parviendrait pas à voter par voie électronique puisse voter à l’urne.

J’espère que ce bond remarquable des inscriptions se traduira en une participation record de la troisième France !

Photo Flickr de nlm dzgn

Me retrouver sur Twitter

Je suis heureux de vous annoncer l’ouverture de mon compte Twitter qui me permet d’offrir un moyen de contact direct supplémentaire avec vous.

Pour me suivre : www.twitter.com/oliviercadic

Lettre aux Français de la 3ème France

Madame, monsieur, chères et chers compatriotes d’Europe du Nord,

Les 3 et 17 juin prochains, pour la première fois, vous serez appelés à élire un député pour vous représenter à l’Assemblée nationale.

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature.

  La voix de la troisième France

Dans la République française une et indivisible, il y a la France de l’hexagone, la France d’outre-mer et la troisième France, c’est vous et les deux millions et demi de français qui vivent à l’étranger. Pour vous, je souhaite porter la voix de cette troisième France.

En 2005 déjà, je défendais l’idée de créer une représentation de cette troisième France à l’Assemblée nationale. Le Président de la République a concrétisé cette avancée démocratique.

Créateur d’une entreprise d’électronique à 20 ans en 1982, j’ai fondé la France Libre d’Entreprendre dans le Kent en 1996 pour aider les entrepreneurs français à demeurer compétitifs dans un environnement qui se mondialisait.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour de nos avancées sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

 Un bilan dont vous êtes seul juge

Pour nos enfants, j’ai obtenu la création d’un plan Ecole et activement participé au projet du second collège français de Londres (CFBL). Ce plan Ecole a permis la création de mille places supplémentaires dans l’enseignement français, facilité l’ouverture de 38 nouvelles petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques. L’Assemblée des Français de l’étranger m’a élu à l’unanimité en 2009 pour la représenter au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Je suis fier d’avoir contribué à dynamiser notre action contre le chômage en obtenant la mise en place d’un plan Emploi et en faisant une priorité du métro transmanche pour développer l’emploi transfrontalier entre la France et la Grande Bretagne.

Pour votre quotidien dans vos relations avec l’administration,  mon action se traduit par des résultats concrets comme  l’obtention d’un nouveau standard téléphonique au consulat de Londres pour doubler la capacité de réception des appels.

La médiatisation de mon engagement contre la double taxe foncière prévue pour les non-résidents illustre ma démarche pour éliminer toutes les discriminations qui frappent les Français de l’étranger. Je suis donc intervenu pour simplifier les certificats de vie imposés aux retraités expatriés, mais aussi pour que les victimes du Mediator à l’étranger puissent également être indemnisées et pour  que nos enfants étudiant en universités étrangères puissent faire un stage professionnel en France.

 Amplifier mon action d’élu au Parlement

 Mon action en tant qu’élu local a visé à défendre vos intérêts.  Je souhaite à présent la poursuivre et l’amplifier en vous représentant à l’Assemblée Nationale.

Je désire contribuer à créer un nouvel élan afin que nous puissions offrir une solution d’enseignement en français à 100% des enfants français vivants hors de France et non seulement 30% comme c’est le cas aujourd’hui.

Je suis de près l’évolution du budget du ministère des Affaires étrangères et Européennes qui vous est consacré. Elu à l’Assemblée nationale, je pourrai enfin participer à son élaboration pour donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’administration qui vous sert.

Rassembler pour être au service de tous

Elu sous la bannière de l’Union des Français à l’étranger (UFE), j’ai soutenu l’action du gouvernement en me consacrant à l’intérêt général, avant la défense de tout intérêt partisan.

Aujourd’hui, je me présente avec le concours de personnes  représentant toutes les sensibilités politiques, de droite comme de gauche et de citoyens soucieux de faire participer la société civile à l’action publique.

Comme eux, je pense que les Français de l’étranger méritent mieux que le traditionnel spectacle d’affrontement des partis politiques qui nous est offert actuellement.

Je vous invite à me rejoindre et ensemble nous ferons résonner à Paris, la voix de la troisième France !

Respectueusement, Olivier Cadic

Pour en savoir plus : www.cadic2012.eu

L’AEFE s’associe à l’hommage national rendu aux victimes du collège de Toulouse

J’adresse mes pensées aux familles endeuillées par la tragédie de Toulouse et je m’associe à leur douleur. Comme chacun, je me sens profondément affecté et effaré devant cet acte innommable et inconcevable.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) s’associe à l’hommage national qui sera rendu ce mardi 20 mars à 11h00 aux victimes de cette fusillade.

Lundi 19 mars au matin, un homme a ouvert le feu devant le collège-lycée Ozar Hatorah à Toulouse, tuant trois enfants et un professeur et blessant cinq autres personnes.

Conférence de presse sur les élections législatives de juin 2012

En conclusion de ma dernière newsletter, je vous avais annoncé que je reviendrai vers vous très prochainement pour vous annoncer ma décision concernant ma candidature à l’élection législatives.
J’aurai donc le plaisir de vous informer de mes intentions, dès demain matin à l’issue d’une conférence de presse organisée au Café des Amis à Londres à 10h30.

Faut-il multiplier les fonctionnaires pour fluidifier le traitement de dossiers de bourses ?

Accroissement de la population française à l’étranger, dégradation de la situation économique, hausse des frais d’écolage… on ne s’étonne pas dans un tel contexte de l’inflation constante des demandes de bourses scolaires.

Du côté de l’instruction des dossiers, comme un fait exprès, les procédures gagnent en lourdeur et en complexité. Je peux vous dire que les agents des services sociaux des consulats et ceux du service central de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, sont mis à dure épreuve, d’autant que leurs effectifs sont contraints.

Afin de palier un prévisible engorgement, la commission Enseignement de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, a émis un vœu en faveur de l’augmentation des effectifs en charge de traiter les dossiers de demande de bourses, tant au niveau local que central.

Logique, me direz-vous ? Eh bien non, la solution est à la fois anachronique au regard de la technologie disponible et malvenue au regard de nos finances publiques.

Voici en quels termes, je suis intervenu auprès de l’AFE lorsque le débat est arrivé en séance plénière :

“Ce vœu ne correspond pas au sens de l’histoire. Le sens de l’histoire, c’est l’e-administration.
Le sens de l’histoire, c’est de faire saisir aux demandeurs leur dossier de demande d’aide à la scolarité sur internet pour que l’action des agents consulaires se limite au contrôle des dossiers. C’est la complexité des dossiers qui génère cette lourdeur administrative. Pour faciliter le travail des agents, il faut rationaliser la demande.
Le sens de l’histoire, ce n’est pas d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour remplir de la paperasse.
Le sens de l’histoire, c’est de leur fournir des outils qui leur permettent d’apporter une valeur ajoutée et de faire plus et mieux avec moins d’argent.”

En conclusion, j’ai proposé que ce vœu soit converti en une demande d’étude d’optimisation du ratio nombre de dossiers / nombre d’agents.

Le président et le rapporteur de la Commission ont suivi ma recommandation visant à proposer une saisie informatique des dossiers par le demandeur… tout en persistant dans leur idée d’augmenter les effectifs de l’Administration.

Je me suis donc abstenu parce que je ne me résous pas à demander l’augmentation du nombre de fonctionnaires avant d’avoir préalablement examiné les voies pour optimiser leur travail.

Photo Flickr de Let Me Feel You Shine

Edouard Courtial fait le point sur la question du certificat de vie devant l’AFE

Pour la troisième fois depuis sa nomination, Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger s’est rendu à l’Assemblée des Français de l’étranger, jeudi dernier, pour une brève allocution.

Il a d’abord rappelé tout l’intérêt du récent test de vote par internet, grandeur nature, en prévision des élections législatives de juin (lire : “Le test du vote par internet était nécessaire” du 08 février 2012 ). En effet, 650 000 Français établis hors de France se sont inscrits au registre consulaire en communiquant leur adresse email à leur consulat, ce qui leur permettra de voter par internet si elles le souhaitent.

Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, devant l'AFE

Edouard Courtial a ensuite évoqué l’épineuse question du certificat de vie pour nous livrer un dernier état de la situation (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Il a obtenu l’organisation d’une table ronde réunissant toutes les caisses de retraite, fin janvier. L’enjeu était de définir une approche commune et consensuelle afin de dispenser les retraités de l’étranger d’adresser à ces caisses un certificat de vie (ou d’existence) à plusieurs reprises en cours d’année.

Cette concertation n’a malheureusement pas débouché sur un accord. Le dossier a été transmis à Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Une nouvelle table ronde a d’ores et déjà été programmée, début avril.

Voilà pour les faits. Je me réjouis que le ministre se soit saisi du dossier. Je regrette cependant qu’il n’ait pas réglé d’un trait de plume la situation des retraités français établis dans l’Union européenne, au nom de l’égalité républicaine.

Je comprends les risques de fraude afférents à certains pays qui peuvent légitimer le dispositif des certificats de vie. Ces craintes n’ont pas lieu d’être au Royaume-Uni, ni en Allemagne ou en Espagne ! C’est pourquoi, je demande que les retraités qui ont cotisé en France et qui vivent dans l’Union européenne puissent envoyer un certificat de vie sur l’honneur, à l’instar des retraités établis en France. Il suffirait de leur réclamer le même formulaire. Point.

La vie de milliers de Français profitant de leur retraite à l’étranger en serait terriblement simplifiée.

Crédit photo AFE

Le centre des Impôts des non-résidents améliore son accueil téléphonique

Comme chaque semestre, au cours des travaux de l’AFE à Paris (Assemblée des Français de l’étranger), nous avons auditionné en commission Finances, Cyril Maloine, directeur départemental chargé du Pôle fiscal à la direction des Résidents à l’étranger.

Premier constat, bien que le nombre de Français qui s’expatrie augmente régulièrement chaque année, le centre des Impôts des non-résidents annonce qu’il traite de moins en moins de déclarations d’impôt sur le revenu. La baisse est régulière : 197.828 déclarations en 2008 et 188.269 en 2011. Il estime que 10% des Français établis hors de France, au mieux, déclarent des revenus émanant de France.

Second enseignement, les Français de l’étranger se caractérisent par leur goût des nouvelles technologies, notamment internet, pour régler leurs formalités. Ainsi, le volume de courriels reçu par le centre a augmenté de près de 20% ces quatre dernières années et le nombre de déclarations en ligne progresse plus vite à l’étranger qu’en France (+21% contre + 14% en France en 2011).

En conséquence directe, le nombre d’appels téléphoniques reçus par le centre des Impôts à diminué de 100.000 unités, soit une baisse de 20%. Il faut bien reconnaitre qu’avec un taux de réponse aux appels de 25%, les usagers se rabattent sur leur clavier pour communiquer leur besoin.

En parallèle, il faut saluer les efforts entrepris sur la capacité de traitement des appels qui commencent à porter leurs fruits, surtout depuis le second semestre 2011. Cyril Maloine sait que je suis particulièrement attentif à ces statistiques qui constituent un indicateur objectif de la satisfaction des administrés.

Pour répondre à mon souci de transparence, il a produit devant la commission Finances, un graphique pour illustrer l’évolution qualitative de l’accueil téléphonique. Ceci est tout à son honneur et j’ai le plaisir de partager avec vous les progrès enregistrés depuis trois ans et surtout ces derniers mois du centre des Impôts des non-résidents.
Voir : Taux moyen d’efficacité mensuel téléphonique 2009 2010 2011  (fichier Pdf)

Photo Flickr de art.crazed

Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012

Pour les Français de l’étranger, le printemps 2012 sera exceptionnel puisqu’ils vont élire 11 députés pour la première fois, dans la foulée de l’élection présidentielle.

Merci de diffuser ce message : le consulat recherche des citoyens de bonne volonté pour aider  au bon déroulement du suffrage universel. Affecté à un bureau de vote, vous pourrez tenir divers rôles, tel que président du bureau, assesseur suppléant, vérificateur des listes d’émargements ou encore scrutateur.

Même si tous les agents du consulat seront mobilisés, ils auront grand besoin de renfort durant les 4 dimanches de scrutin : présidentielle (22 avril et 6 mai) et législatives (3 et 17 juin). La circonscription de Londres, à elle seule, devra absorber un flux de 78.000 inscrits.

Si vous souhaitez participer à l’organisation de ces rendez-vous républicains, il vous suffit d’être inscrit sur les listes électorales pour pouvoir intégrer l’un des 27 bureaux de vote :
A Londres : 20 bureaux de vote seront répartis ainsi : 1 au consulat général, 13 au lycée Charles de Gaulle (South Kensington) et 6 au collège français bilingue de Londres (Kentish Town).
Hors Londres : 7 bureaux de vote seront ouverts à Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.

“Le bon déroulement de ces quatre tours de scrutin est un enjeu crucial pour la démocratie, pour le consulat général et l’ambassade de France à Londres”, a prévenu Edouard Braine, notre consul, en s’adressant aux membres des associations françaises de Grande-Bretagne.

Vous trouverez ci-joint le Formulaire de candidature – Elections 2012 – Appel à Volontaires (fichier pdf).

Photo Flickr de Webstern

Une stèle en mémoire des soldats de l’Otan, à Fréthun (Pas-de-Calais)

Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver “Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations”, a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait “mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français.” Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut “célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan”, insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : “La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements” du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org

Le plan Emploi fête ses deux ans

Guillaume Dufresne présente les installations du centre Charles Péguy qu'il dirige à l'ambassadeur Bernard Emié

Il y a deux ans, le 22 février 2010, Edouard Braine exauçait le vœu que j’exprimais un mois plus tôt dans ma lettre aux Français du Royaume-Uni et réunissait une équipe motivée pour créer un plan Emploi sur le modèle du plan Ecole. Nous avons célébré ses deux années de vie au centre Charles Péguy, lieu le plus symbolique de sa légitimité et de son efficience.

En effet, la première préoccupation des acteurs du plan Emploi fut de sauver l’existence même du centre Péguy, menacé par de fatales coupes budgétaires. Un an plus tard, le premier objectif du plan Emploi fut d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires en faisant appel à des fonds privés pour lui permettre de placer 1000 Jeunes par an au lieu de 650. Aujourd’hui, cet objectif peut être atteint. Cette bonne nouvelle annoncée par notre consul général, Edouard Braine, tient à l’émergence d’un partenariat public-privé grâce auquel “cinq entreprises françaises emblématiques sont en train de formuler leur engagement durable aux côtés du centre Charles Péguy, afin de prendre en charge la rémunération d’un chargé de mission emploi supplémentaire et d’aider à une amélioration qualitative de l’offre d’emplois proposée par le Centre Charles Péguy.”

Ce nouveau conseiller emploi sera le troisième en activité au sein du centre et va permettre de prendre en charge quelques centaines de candidats supplémentaires. Le mérite en revient aux entreprises suivantes : EDF Energy, Eurotunnel, la Société Générale au travers de sa fondation éponyme, SOS International et Téléperformance via sa filiale TLS Contact. Le consul général s’est félicité que le message ait été “bien entendu et relayé” par la Chambre de commerce franco-britannique et son président, Arnaud Vaissié, ainsi que par le Comité des conseillers du commerce extérieur, animé par Bruno Deschamps.

Ce 21 février dernier, le président du centre Charles Péguy, par ailleurs directeur général du CEI, Guillaume Dufresne, était naturellement à l’honneur dans les propos de l’ambassadeur de France, Bernard Emié venu marquer son soutien pour la circonstance. Toujours prête à porter attention aux autres et à les écouter avec bienveillance, son épouse, Isabelle Emié, l’accompagnait. Depuis son arrivée à Londres, Isabelle Emié prodigue son temps auprès de diverses d’associations caritatives.

“La problématique de l’emploi est, pour notre action consulaire en Grande-Bretagne, tout à la fois centrale et marginale”, résume parfaitement le consul Edouard Braine. Par centrale, il évoque le flux d’émigration, sous-entendu les “Oubliés de Saint-Pancras”, ces Jeunes qui débarquent en gare de Londres pour se fondre dans la société anglaise, au petit bonheur la chance, sans aucune traçabilité. Par marginale, il considère que les missions régaliennes du consulat et les moyens associés  “sont radicalement inadaptés à la conduite d’une démarche sérieuse en faveur de l’emploi de nos compatriotes installés en Grande-Bretagne.” D’où tout l’intérêt de s’accouder à des partenaires aussi déterminés dans la lutte contre le chômage que le centre Charles Péguy (lire : “Le centre Charles Péguy financé et médiatisé” du 25 mars 2011).

Olivier Cadic ; Bernard Emié, ambassadeur de France ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Isabelle Emié

La venue de François Fillon à Londres, il y a un an, a conforté l’action du plan emploi, en faisant précisément mention des “Oubliés de Saint-Pancras”, tout en saluant l’action  “originale et novatrice” du centre Charles Péguy (lire : “François Fillon à Londres : Votre communauté donne l’exemple” du 16 janvier 2011 ).

Je vous rappelle que le second volet du plan Emploi concerne le projet de “métro transmanche” entre le Calaisis et le Kent, visant à faire éclore une génération de travailleurs transfrontaliers. Je vous parlerai dans les prochains jours des avancées sur ce sujet (lire : “Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche” du 14 décembre 2011).

Pour revenir au 21 février dernier, nous avons étoffé notre plan d’une petite touche créative et fraternelle : l’ambassadeur a suggéré de créer une association des anciens de Charles Péguy. Voici une belle idée qui pourrait naitre et se développer aisément sur un réseau social.

La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements

Signe tangible de l’intimité entre le Royaume-Uni et la France, David Cameron s’est rendu à Paris pour la huitième fois en deux ans !

Le dernier sommet franco-britannique avait déjà été qualifié d’historique dans les médias puisqu’il avait abouti à la signature d’un traité de coopération nucléaire pour une durée de 50 ans (lire : “Traité de défense commune entre la France et le Royaume-Uni” du 05 novembre 2010). Le 17 février dernier, les participants au nouveau sommet apprenaient officiellement la conclusion de divers contrats, dont l’accord passé entre Areva et le britannique Rolls-Royce concernant “la fabrication de composants pour de nouvelles centrales nucléaires” qui nous rapproche d’avantage de la construction des EPR (Réacteurs pressurisés européens) sur le sol anglais. Je félicite au passage Vincent de Rivaz, président d’EDF Energy pour avoir eu le privilège d’un long entretien privé avec le Premier ministre britannique à cette occasion. Le succès d’EDF Energy doit avoir valeur d’exemple pour le plus grand profit de notre commerce extérieur.

Dans les chiffres, notre coopération économique est au beau fixe, “la France est le premier bénéficiaire des investissements britanniques en Europe et réciproquement”, souligne David Cameron. Je rappellerai aussi que 1.600 entreprises françaises sont installées outre-Manche qui emploient 450.000 salariés (lire : “Bernard Emié réunit les consuls honoraires pour évoquer les relations franco-britanniques” du 26 octobre 2011). Cependant, c’est en matière économique que nos divergences affleurent puisque “David Cameron est très attaché au marché unique”, tandis que nous, “nous sommes attachés à ce que la zone euro puisse décider plus rapidement”, résume habilement Nicolas Sarkozy en conférence de presse.

Les deux chefs de gouvernement travaillent évidemment pour harmoniser leurs positions sur ces questions européennes, en espérant aboutir au même partage de vues que sur les sujets de politique étrangère et de défense. Il est manifeste que la crise libyenne aura agi comme un catalyseur permettant à nos deux nations, qui pèsent ensemble la moitié des dépenses militaires de l’OTAN, d’avoir tenu leur rang et fait respecter leurs valeurs aux yeux du monde. Après avoir salué le leadership du président français au cours des événements qui ont fait tomber Kadhafi, David Cameron a conclu que nous n’avons “jamais eu une coopération aussi étroite depuis la Deuxième Guerre Mondiale” !

Au delà de fabriquer des drones ensemble, comme c’est prévu, cette convergence militaro-diplomatique nous appelle à parler d’une même voix, au nom de la liberté, et de plus en plus fort. Il y a partout des briques chaudes : Iran, Afghanistan ou bien le “scandale syrien” parce que “c’est un scandale qu’un dictateur puisse massacrer son peuple”, s’emporte Nicolas Sarkozy devant l’assistance.

Pressions, sanctions, assistance humanitaire, les deux dirigeants avouent que c’est bien “insuffisant” face au drame humain. Jeter l’anathème sur tel ou tel pays paralysant l’action des Nations Unies ne peut occulter le fait que la “révolution syrienne” ne réussira que si elle est “portée de l’intérieur”, prévient David Cameron, en appelant l’opposition actuelle en Syrie à faire “l’effort de rassemblement, d’organisation, pour que nous puissions davantage les soutenir”.

Chacun se félicite de la force du lien franco-britannique, mais il ne saurait se départir de la personnalité exceptionnelle de ses deux représentants. « La force d’une relation, c’est lorsque l’on peut avoir des désaccords mais finalement parvenir à travailler ensemble sur tous les sujets sur lesquels nous sommes d’accord », résume à juste titre David Cameron. Pour sa part, le président français a dévoilé qu’il n’était pas nécessaire de discuter longtemps avec son homologue pour saisir son point de vue : «c’est commode de travailler avec un homme courageux, parce que l’on sait où sont ses lignes rouges».

Je souhaite à ce formidable binôme de fonctionner encore longtemps.

Lien vers la conférence de presse en vidéo sur le site de l’Elysée (25m)