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Déplacement au Royaume Uni – York (6 sept.) & Londres (10-12 sept. 2015)

Mon déplacement en circonscription « Europe du Nord » s’est achevé par le Royaume-Uni, terrain familier, mais riche en nouveautés: nouveau lycée français, nouveaux locaux pour le centre Péguy, nouvelle école Flam, nouvelle médiathèque jeune (rénovée)…
Ce fut également l’occasion de rencontrer Sylvaine Carta-Le Vert, consule générale et Loren Lemor, conseillère culturelle adjointe qui ont respectivement succédé à Olivier Chambart et Laurent Batut.

Consulat

1 ConsulatPremière rencontre avec Sylvaine Carta-Le Vert, nouvelle consule générale à Londres.

Arrivée de Zurich, où elle occupait la même fonction, la ville de Londres ne lui est pas inconnue : Mme Carta-Le Vert était 1ère secrétaire à l’ambassade, de 2003 à 2005, tandis que son mari occupait la fonction de… consul général à Londres.

Diplomate aguerrie, les élus consulaires se réjouiront de travailler avec une consule qui a également occupé la fonction de secrétaire générale du CSFE (précédent nom attribué à l’AFE) et qui connaît donc parfaitement leurs préoccupations.

Emploi

2 PeguyNouveaux locaux du centre Charles Péguy

Le centre a déménagé cet été, il est désormais à deux stations de métro de la gare St Pancras, son accès est donc plus facile.

(à l’image) Thibault Dufresne, directeur du centre, m’a présenté l’organisation du plateau et la synergie mise en place pour aider nos jeunes compatriotes à trouver un travail, un stage ou encore un logement dans la capitale anglaise.
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3 PeguyPrès d’un millier d’emplois sont directement trouvés grâce aux services de cette association, créée en 1954.

De nouveaux défis sont à relever pour Thibault. Parmi ceux-ci, il faudra compenser la baisse progressive des crédits alloués par le ministère des Affaires étrangères, jusqu’à leur disparition programmée.

Enseignement

4 LyceeOuverture du lycée international Winston Churchill

Photo (à droite:) Mireille Rabaté, proviseure, me reçoit entourée de son équipe.

Impliqué aux côtés de tous les acteurs du plan Ecole, j’étais impatient de découvrir le fruit de ce formidable investissement collectif. Ce nouveau lycée est superbe !

Les parents que j’ai rencontrés étaient radieux et louaient une organisation fluide et sans faille.

5 lyceeLe jour de la rentrée, en accueillant 475 élèves accompagnés de leurs parents, Mireille Rabaté a eu la charmante idée de se présenter entourée de la grande section de maternelle : sa future promotion de bacheliers 2028.

« Chères familles et chers élèves,

Aujourd’hui, ensemble, nous allons vivre une journée historique et donner naissance au nouveau Lycée International de Londres Winston Churchill. Pour célébrer cet intense moment, je vous dédie cette chanson interprétée par notre professeur de musique, Leslie Losardo. [Leslie chante a capella « It’s a wonderful world »]

Un monde extraordinaire en effet, et puisque nous bâtissons pour l’avenir, regardons loin devant : je vous présente donc la promotion des Bacheliers de 2028. »

6 lyceeLes équipes pédagogiques, administratives ou techniques me sont apparues totalement mobilisées et désireuses de faire du lycée Churchill une nouvelle référence de notre réseau d’écoles à l’étranger.

Je vous invite à vous rendre sur la page Facebook de l’établissement pour en suivre l’actualité et l’évolution.

Programme Flam

7 FlamPhoto (g. à d.) Yves Letournel, attaché de coopération pour le français ; Olivier Cadic ; Christian Ravel, président de « Parapluie Flam »

Nous avons fait le point sur le développement du programme Flam (Français Langue Maternelle), objectif n°3 du plan Ecole pour le Royaume-Uni, mis en place en 2008.

En sept ans, le nombre de ces « petites écoles du samedi » a explosé, passant de 13 à 42, dont 22 situées à Londres.

Initiées la plupart du temps par un groupe de parents ou d’enseignants, ces écoles dispensent des cours de français à des enfants francophones scolarisés dans le système britannique.

Christian et Yves unissent leur effort au sein de Parapluie Flam, une association qui aide ces initiatives à éclore par le biais de conseils pédagogiques ou administratifs, tout en facilitant l’entraide et la solidarité entre les structures Flam implantées au Royaume-Uni.

8 Flam« Et patati patata », nouvelle école Flam

J’ai retrouvé Caroline Sivilia Cassin, fondatrice de London Macadam, qui m’a annoncé que sa « petite école du samedi » avait obtenu l’accréditation Flam, cet été.

Baptisée « Et patati patata », l’école est ouverte à Fulham West – Kensington, et propose plusieurs niveaux d’apprentissage de la langue française auprès des enfants de 3 à 13 ans.

Pour intégrer le dynamique réseau Flam, Caroline a travaillé avec l’association « Parapluie Flam » et Yves Letournel, l’attaché de coopération pour le français à l’Institut français du Royaume-Uni.

Caroline a déjà beaucoup de demandes. Tous mes voeux de réussite l’accompagnent.

Culture française

9 MediaInauguration de la médiathèque jeunesse

Samedi 12 septembre, le célèbre illustrateur pour enfants, Quentin Blake, a inauguré une médiathèque qui portera son nom, au sein de l’Institut français de Londres.

Après d’importants travaux de rénovation, elle constitue un espace d’accueil pour les familles, un centre de ressources pour apprendre le français et un lieu d’activités scolaires. L’endroit avait accueilli 4000 élèves en 2014.

Cette médiathèque proposera, en novembre, une nouvelle édition du « South Ken Kids Festival », en faveur de littérature pour la jeunesse.

10 MediaQuentin Blake a eu les honneurs d’un magnifique discours de notre ambassadeur Sylvie Bermann. Ses propos témoignent que la jeunesse est assurément une cause qui la passionne.

La modernisation des espaces et le doublement de la superficie de la médiathèque ont été rendus possibles par le Trust « Friends of the French Culture Institute », présidé par Marc Mourre.

Photo (g. à d.) Marc Mourre, Quentin Blake et Sylvie Bermann

Dans son allocution, Marc a remercié les donateurs qui ont permis de rassembler près de 800.000 euros et invité chacun à participer à une dernière levée de fonds pour la troisième partie du projet, notamment un espace dédié au cinéma et à la musique (en savoir plus).

11 CinemaLondon’s Favourite French Film 2015

A l’invitation de l’organisatrice, Patricia Connell (FranceInLondon), je suis intervenu, le 10 septembre, pour évoquer la bonne santé cinéma français et son exceptionnel rayonnement international. Lire mon discours.

J’ai profité de cette tribune pour mobiliser la communauté française en faveur de Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes français condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine, après une parodie de justice (lire : « République dominicaine : mon appel de Londres pour internationaliser le soutien à Pascal et Bruno » du 11 septembre, 2015)

Solidarité

12 BetsenGrand plaisir de revoir Serge Betsen, international de rugby, à quelques jours du début de la coupe du monde au Royaume-Uni.

Nous avons évoqué les préparatifs du dîner de charité qu’il organise le 8 octobre prochain, au profit de son association la Serge Betsen Academy qui oeuvre en faveur des enfants défavorisés du Cameroun : : Présentation & Réservation

En faisant découvrir le rugby à ces enfants, Serge souhaite leur transmettre des valeurs et des repères, tout comme les accompagner en termes de scolarité et de suivi médical. Il a déjà ouvert 5 centres localement.

Je lui souhaite tout le succès possible pour son événement caritatif.

Devoir de mémoire

13 YorkIntervention lors d’une commémoration militaire à Elvington, près de York, le 6 septembre dernier. Mon discours en anglais, traduit en français.

Organisée par le directeur du Yorkshire Air Museum, Ian Reed, cette journée commémorait conjointement les 75 ans de la Bataille d’Angleterre et le 70ème anniversaire du retour en France des deux escadrons français de bombardiers « Guyenne » et « Tunisie », basés à Elvington.

Un équipage sur deux n’est pas revenu (lire : « Allied Air Forces Memorial Day – Elvington / Yorkshire » du 10 septembre).

Photo : Avec le colonel de l’armée de l’air Patrice Morand, nous avons déposé une gerbe à la mémoire des équipages français

Centenaire de la mort de Charles Péguy

Ce blog fait souvent référence au centre Charles Péguy de Londres. Présidé par Guillaume Dufresne et dirigé par Marine Deneux, le centre fournit un emploi à près d’un millier de nos jeunes compatriotes, chaque année, au Royaume-Uni.

Charles_peguyŒuvre salutaire puisque le taux de chômage des 15-24 ans en France métropolitaine s’élève à 22,8 % ! Le ministre du travail, François Rebsamen, a reconnu cette semaine « un échec » en matière d’emploi : depuis l’élection de François Hollande plus de 500 000 nouveaux demandeurs d’emploi ont poussé la porte de Pôle emploi.

Le centre Péguy porte le nom de l’écrivain français mort il y a exactement cent ans, aux premiers jours de la guerre 14-18, à l’âge de 41 ans.

En fin d’après-midi du 5 septembre 1914, dans un champ d’avoine aux alentours du village de Villeroy près de Meaux, le lieutenant Charles Péguy charge en tête de sa section lorsqu’il est atteint d’une balle en plein front. Autour de lui, gisent une centaine d’hommes de la 19ème compagnie du 276ème régiment d’infanterie.

« Celui qui est désigné doit marcher. Celui qui est appelé doit répondre. C’est la loi, c’est la règle, c’est le niveau des vies héroïques, c’est le niveau des vies de sainteté », écrivait-il.

« Aucun écrivain ne m’a autant marqué », disait de lui Charles de Gaulle.

Beaucoup d’auteurs contemporains, Alain Finkielkraut en tête, se sentent les héritiers de Péguy.

Dans son dernier livre, «Les Héritiers Péguy», paru en 2014, le philosophe Damien Le Guay nous assure de la « fraicheur de sa pensée et la justesse de ses mises en garde qui éclatent à chacune de ses pages. Et surtout, il y a dans son œuvre, de nombreux antidotes. Antidotes pour sauver la république de ceux qui s’en servent au lieu de la servir. (…) Antidote contre la déprime française, la morosité démocratique, le manque d’espérance et de foi en l’avenir. »

Ce sont des antidotes dont la France a bien besoin de nos jours.

Lire : « Ateliers, workshops, formations : les nouveautés du centre Charles Péguy » du 15 décembre 2013

Lire : « Plan Emploi : le centre Charles Péguy toujours plus performant » du 02 décembre 2013

Photo wikimedia commons

Ateliers, workshops, formations : les nouveautés du centre Charles Péguy

Lors de la publication de son dernier rapport d’activité, nous avons pris toute la mesure de la « performance sociale » du centre Charles Péguy qui parvient à trouver du travail à près d’un millier de nos jeunes compatriotes, chaque année, au Royaume-Uni (lire : « Plan Emploi : le centre Charles Péguy toujours plus performant » du 02 décembre 2013).

Il faut aussi insister sur la culture innovante du centre qui expérimente continuellement de nouvelles approches pour répondre à la variété de besoins de ses adhérents. L’année 2013 fut un bon cru. Sans tomber dans un catalogue à la Prévert, je voudrais illustrer mon propos en vous présentant quatre initiatives.

L’atelier CV au centre Charles Péguy, nouveau service pour favoriser l’insertion professionnelle et sociale des jeunes francophones en Grande-Bretagne

D’abord, l’atelier CV, rendu possible par le recrutement d’une nouvelle bénévole au début novembre 2013, Emmanuelle Pradere, coach professionnelle.

Ce nouveau service de conseils personnalisés permet de libérer du temps aux conseillers permanents et prolonge le bénéfice de l’Atelier Emploi, mis en place, lui, en mars 2012.

Puis, la formation en anglais, depuis octobre 2013, qui se caractérise par une semaine de cours d’anglais intensifs (3h par jour) gratuits. Le but est de proposer un « déblocage linguistique » précise le centre, comprenez la révision des bases axée sur la recherche d’emploi.

Ensuite, les workshops, qui sont des ateliers gratuits et développés en partenariat avec des entreprises. Une première expérimentation concluante eu lieu en juin 2012 auprès des recruteurs d’EDF Energy. En 2013, 8 autres workshops ont été organisés attirant près d’une centaine d’adhérents dont le feedback a été très positif. Les entreprises participantes sont les sponsors du centre, comme EDF Energy et Bouygues UK, mais aussi des entreprises extérieures telles que Taskhub ou Flexijobs. Sur le principe, les jeunes sont reçus individuellement par des professionnels du recrutement anglophones pour une simulation d’entretien d’embauche, suivie d’une phase de conseils aux participants.

Ces workshops trouvent leur légitimité dans le fait que de plus en plus d’adhérents viennent à Londres pour y faire carrière, même si dans un premier temps tous sont ouverts aux petits jobs, notamment pour développer leurs compétences linguistiques. Rencontrer des professionnels du recrutement les aide à concevoir un projet à plus long terme et plus valorisant, à travers ces entretiens d’embauche « plus poussés », explique le centre.

Pour terminer, signalons qu’une carte de membre a été instituée donnant accès à tous les services du centre, mais également à des réductions auprès fournisseurs partenaires. Déjà, les premiers avantages ont été négociés auprès de The French BookShop (librairie francophone à South Kensington), Callan School (école d’anglais), Franglish (organisme d’échange de conversations) et différentes agences immobilières qui ne factureront plus de frais d’agence au possesseur de la carte. Et ce n’est qu’un début !

J’ose imaginer que des chercheurs en sciences sociales étudieront un jour l’activité du centre Péguy, présidé par Guillaume Dufresne et dirigé par Marine Deneux, véritable laboratoire social au service de l’emploi et de l’insertion des jeunes immigrants français en Angleterre.

Crédit photo : Centre Charles Péguy

Plan Emploi : le centre Charles Péguy toujours plus performant

Au 31 octobre, 603 adhérents du centre Charles Péguy avaient trouvé un emploi, soit un taux de placement de 76%, contre 64% sur la même période en 2012.

Ainsi, grâce au centre, près d’un millier de jeunes Français auront trouvé un emploi au Royaume-Uni en 2013.

Signe de reconnaissance et d’efficacité, le centre a enregistré cette année une augmentation de 25% du volume d’offres d’emploi postées par des employeurs !

Cette association à but non lucratif de droit anglais, créée en 1954, est aussi un modèle d’efficacité d’emploi des fonds publics : 50€ par personne embauchée ! En effet, le centre est subventionné à hauteur de 55 000€ par le ministère des Affaires étrangères.

On aimerait que Pôle Emploi puisse s’approcher d’un tel ratio !

Pourtant l’Administration a failli provoquer la fermeture du centre en envisageant de diminuer fortement sa subvention il y a quatre ans. Mais l’arrivée du consul général Edouard Braine fin 2009 à Londres a popularisé les « Oubliés de St Pancras » (lire : « Un premier pas vers les Oubliés de St Pancras » du 28 janvier 2010). Pour assurer le maintien des fonds publics, il a mis en lumière le rôle crucial du centre Péguy auprès de tous nos jeunes compatriotes débarquant à la recherche d’un emploi, parfois dans la plus grande improvisation. En parallèle, nous avons alors lancé le plan Emploi (lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Afin d’amplifier l’action du centre Péguy, nous avons souhaité compléter son financement grâce à des entreprises privées. Une recherche fructueuse de sponsors a conduit, le 27 septembre 2012, à la signature d’une convention de partenariat auprès de 6 entreprises françaises implantées au Royaume Uni. En versant chacune un montant de £7,000 par an, sur une période de trois ans renouvelable, elles ont même permis l’embauche d’un troisième conseiller emploi. Un beau cadeau de départ pour Edouard Braine au moment de transmettre le flambeau à son successeur Olivier Chambard.

Ainsi, il y a un an, j’étais heureux de vous annoncer que le plan Emploi avait réalisé son premier objectif qui visait à accroître la capacité d’action de Péguy (lire Lire : « Le plan Emploi accomplit son premier objectif ! » du 22 octobre 2012).

Pour 2014, le président du centre Guillaume Dufresne vise 1300 placements. La reconduction de la subvention de 55,000€ par le ministère est essentielle puisqu’elle représente un bon tiers du budget de fonctionnement, à laquelle s’ajoute le montant des cotisations et celui du partenariat public-privé précédemment évoqué.

Mais l’incertitude règne comme il transparait dans le rapport d’activité 2013 de l’association : « Les financements du ministère des Affaires étrangères sont incertains d’une année sur l’autre et tardivement annoncés, il est important que nous puissions conserver le 3ème poste de conseiller emploi et accueillir toutes les personnes désireuses de s’inscrire, dès janvier, avec des niveaux d’anglais de plus en plus faibles et pourtant des diplômes de plus en plus élevés. »

L’incertitude est amplifiée par le fait que la subvention est décidée et versée en milieu d’année (mai et juin) !

J’avais présenté un vœu voté à l’unanimité par l’AFE en mars dernier, afin que la Commission nationale pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) « se réunisse avant la fin de l’année calendaire pour déterminer les subventions accordées pour l’année suivante » (voir le diaporama ci-dessous). Le souhait était que les associations puissent démarrer l’année avec une avance de trésorerie pour leur permettre de faire face à leurs coûts. Ce vœu a été rejeté par l’administration (lire : Voeu n° 4 de la commission des Finances et des affaires économiques – Mars 2013).

C’est d’autant plus incompréhensible que le ministère avance 50% de la dépense annuelle dès janvier aux 9 structures d’aides à l’emploi qui sont intégrées dans des consulats de par le monde. Le centre Charles Péguy exprime combien il est humainement pénible et financièrement risqué pour une association d’engager plus du tiers de son exercice sur la base de subventions incertaines.

Lors de la réunion à Londres du Comité consulaire local de l’emploi et de la formation professionnelle (CCEFP) du 18 novembre dernier, Olivier Chambard nous a appris une bonne nouvelle. En définitive le ministère a décidé de débloquer 20% de la subvention annuelle pour le centre Charles Péguy dès janvier ! Mon action n’aura donc pas été vaine. Je me réjouis de ce progrès et je remercie tous les élus à l’AFE d’avoir porté ce vœu partiellement exaucé. Guillaume Dufresne, la directrice Marine Deneux et toute l’équipe de Péguy pourront entamer 2014 plus sereinement.

La plus grande « richesse » de France s’expatrie

Le tableau des offres d’emploi au centre Péguy

Elle en a rêvé, elle l’a fait. La plus grande « richesse » de France s’expatrie lentement… mais surement. Qui est-elle ? Sa jeunesse. Un jeune français sur quatre est au chômage. 27% d’entre eux sont prêts à quitter la France pour trouver un emploi, chiffre en forte hausse depuis l’an dernier. Nous les voyons débarquer au quotidien au centre Charles Péguy de Londres, où les inscriptions ont progressé de 40% au premier trimestre de 2013 par rapport à 2012.

La majorité des inscrits possède un diplôme de type Bac+2 / Licence. Ils ne sont donc pas concernés par les « contrats d’avenir » du gouvernement Ayrault qui sont réservés aux jeunes peu ou pas diplômés. Ils n’espèrent plus rien des « contrats de génération », énième aide à l’emploi.

Ces jeunes qui partent décident de se construire ailleurs leur propre contrat d’avenir.

Le centre Charles Péguy, présidé par Guillaume Dufresne et dirigé par Marine Deneux, joue un rôle majeur auprès de nos compatriotes âgés de 20 à 30 ans. Créé en 1954 pour faciliter l’insertion professionnelle et sociale des francophones en Grande-Bretagne, le centre bénéficie d’une subvention publique annuelle de 55.000 euros. Il est le pivot du plan Emploi, dont l’objectif n°1 lui est dédié (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Le plan Emploi a en effet conduit le centre à trouver six entreprises partenaires lui permettant de financer le poste d’un troisième conseiller Emploi dans le but d’atteindre le millier de placements annuels ! (lire : « Le plan Emploi accomplit son premier objectif ! » du 22 octobre 2012).

Les premiers effets se font sentir puisque sur le premier trimestre 2013, l’équipe du centre a proposé 418 offres d’emploi (212 en 2012), est parvenue à trouver un emploi à près de 200 membres (84 l’an passé) tout en conseillant et orientant « plus de 650 francophones désireux de tenter l’aventure à Londres ». Remarquable!

Activité du centre Charles Péguy  (extrait de la newsletter)

A toute époque, les jeunes ont cherché à s’affranchir de leur environnement et à s’éloigner du bercail. Les ambitions restent diverses. On peut vouloir apprendre la langue, se forger une expérience à l’international ou bien trouver enfin un travail.

Et puis, au rang des motivations, il y a ceux, moins nombreux mais pas moins talentueux, qui rêvent d’entreprendre !

Je leur rappelle que le 16 mai prochain, le Red Carpet Day, s’adresse aux entrepreneurs comme à ceux qui aspirent à le devenir. Cet événement est un antidote contre le découragement et un message d’espoir pour ceux qui peinent à monter leur projet en France (lire : « Bienvenue au Red Carpet Day, le 16 mai 2013, à Ashford ! » du 30 mars 2013).

Grâce à l’appui de ses sponsors, la section britannique de l’UFE (Union des Français de l’étranger) offre la participation à la journée aux porteurs de projets d’entreprise. Ils pourront rencontrer gratuitement des investisseurs et des experts. Pour tous renseignements : redcarpetday@ufecorporate.org.uk

Newsletter 1er trimestre 2013 du centre Charles Péguy : Newsletter CCP 1er trimestre 2013 (pdf)

TF1 rend hommage au travail du centre Péguy

Le 27 décembre dernier, le centre Charles Péguy de Londres a fait l’objet d’un reportage diffusé au cours du JT de 20h de TF1.

Réunion d’information au centre Péguy de Londres auprès de candidats à l’emploi au Royaume-Uni (JT de TF1)

Le sujet s’intitulant « En quête d’un emploi, ces jeunes Français qui traversent la Manche », il aurait été impossible de faire l’impasse sur le travail exceptionnel du centre en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes. Chaque jour ouvrable, deux ou trois d’entre-eux trouvent une embauche au Royaume-Uni. Aussi, sur l’année 2013, le centre Péguy prévoit de placer plus d’un millier de jeunes, notamment grâce au renfort récent d’un chargé Emploi, recruté grâce à la générosité de six entreprises françaises implantées localement.

Qui sont-ils ces jeunes déboulant plein d’espoir au centre Péguy ? 35% des candidats ont au moins le niveau BAC+4, contre 10% de jeunes qui n’ont aucune qualification.

Les autres constituent le cœur de cible du centre, soit des jeunes de 18-20 ans de qualification CAP à BAC+2 avec un faible niveau d’anglais, nous a précisé Marine Deneux, directrice du centre, lors de la réunion du comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle du 6 décembre.

Toutefois, « leur nombre a diminué cette année au profit des 20-25 ans, nuance la directrice. On note également un glissement vers des profils BAC+2 à BAC+5 qui représentent aujourd’hui 60% des adhérents contre 50% l’an dernier ».

Sur la question des diplômes, Catherine Jentile correspondante à Londres de TF1 a expliqué, à juste titre, que « les Britanniques s’intéressent souvent plus à la personnalité qu’aux diplômes des candidats ».

Merveilleuse opportunité avec l’essor de la mondialisation ou dernier recours à l’emploi en période de crise, l’éventail des raisons de solliciter le centre Charles Péguy s’élargit chaque jour. C’est pourquoi, nous avons fait de cette institution, présidée par Guillaume Dufresne, le dispositif clé du plan Emploi (lire : « Le plan Emploi accomplit son premier objectif » du 22 octobre 2012).

Grâce au renforcement des équipes de traductrices bénévoles, au nombre de quatre cette année contre deux l’an dernier, Péguy a pu particulièrement aider les jeunes sans qualification et tous ceux dont l’anglais est balbutiant. Permettre à chacun de se sentir un peu moins seul, un peu plus en confiance est aussi la mission sociale du centre qui multiplie les activités et les rencontres dans ce but.

Voir le reportage du JT de TF1 : «En quête d’un emploi, ces jeunes Français qui traversent la Manche»

Un job de Noël en Angleterre ?

La dernière lettre d’information du centre Charles Péguy vous explique comment s’y prendre pour intégrer un « Christmas staff » et donc devenir salarié temporaire pendant la période des fêtes.

A condition de ne pas perdre de temps, vous avez de sérieuses chances d’embauche, notamment auprès des chaines de grands magasins qui recrutent à tour de bras en fin d’année. La lettre d’information en fournit une belle liste en indiquant à chaque fois le lien internet dédié pour postuler au Christmas staff d’enseignes telles que Boots, Argos, Next ou encore celui de la Royal Mail.

Si vous vous sentez frileux à l’idée de vous retrouver vendeur au rayon littérature anglaise, mettez en avant des aptitudes et motivations qui vous placeront plutôt en coulisses (stocks, mise en rayon, vente en ligne…). A la clé, vous aurez vécu un moment palpitant et peut-être une première expérience à coller sur votre CV, vous ouvrant la voie à des postes similaires sur le marché du travail, pensez-y.

Le centre Péguy rappelle que ses traductrices peuvent vous aider à rédiger vos « applications forms » (mardis & jeudis sur rendez-vous)

Les autres thèmes et rubriques contenus dans la lettre d’information sont les suivants : Conseils juridiques : les congés payés ; les bons plans ; cours d’anglais : la recette du Christmas Cake ;  les informations sur le Centre Charles Péguy ; les ateliers de l’emploi et les cafés de l’emploi. Lire Newsletter_Peguy_decembre_2012 (fichier pdf).

Le plan Emploi accomplit son premier objectif !

Signature de la convention entre le Centre Charles Péguy et six entreprises socialement responsables

Je vous en ai souvent parlé : l’objectif n°1 du plan Emploi visait à pérenniser et renforcer l’action du centre Charles Péguy à Londres qui a pour mission d’accueillir et de faciliter l’intégration des jeunes français sur le sol britannique, notamment en les aidant à trouver un emploi.

Le centre Péguy, présidé par Guillaume Dufresne, a toujours tenu son rôle à merveille en permettant chaque année de placer 700 compatriotes, principalement dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie, des soins à la personne et des services familiaux. Sous la direction de Marine Deneux, seuls deux chargés Emploi sont dédiés à cette vaste tâche. Ses locaux accueillent près de 10.000 Jeunes par an, âgés de 20 à 25 ans, venus tenter leur chance au Royaume-Uni, sans aucun billet de retour et parfois dans une totale improvisation.

Et pourtant, le centre Péguy a bien failli disparaitre. C’était il y a deux ans. Il semble aujourd’hui sauvé grâce au plan Emploi, dont l’objectif 1 lui était consacré (lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Ce plan Emploi que j’appelais de mes voeux, sur le modèle du plan Ecole, est officiellement né le 22 février 2010, de la détermination de notre ancien consul, Edouard Braine, personnellement soucieux du parcours erratique de ces « Oubliés de Saint Pancras » qui ignorent souvent que l’Etat français peut les aider même à Londres, lorsqu’ils débarquent de l’Eurostar (lire : « Le plan Emploi fête ses deux ans » du 01 mars 2012).

Ainsi donc l’objectif 1 du plan Emploi est atteint. Trois faits rendent tangibles cette affirmation.

En premier lieu, dès l’année dernière, la subvention publique de 55.000 euros a été reconduite, sous l’effet d’une forte et audible mobilisation des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), de l’UFE GB et de Pierre Dagonnot, Président de l’ADFE UK.  (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars, 2011)

Ensuite, le sénateur André Ferrand avait soutenu ma demande d’attribution de la réserve parlementaire de 15.000 euros pour financer les investissements informatiques et mobiliers du centre Péguy, notamment pour offrir des outils de travail à un chargé Emploi supplémentaire (lire Lettre Ferrand 18.01.2011).

Et l’embauche de ce chargé Emploi supplémentaire, troisième point, vient d’être rendue possible grâce à la générosité de six entreprises implantées au Royaume-Uni. En finançant, à hauteur de 7000 Livres par an, la rémunération ce nouveau collaborateur, ils permettront au centre Péguy de passer allègrement la barre des 1000 emplois pourvus par an !

Le 27 septembre dernier, journée qualifiée d’historique par Guillaume Dufresne, une convention de partenariat, souscrite pour une période de trois ans renouvelable, a été signée entre le centre Charles Péguy et ces entreprises françaises « socialement responsables » : Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, International Sos, TLS Contact. J’adresse mes félicitations à Véronique Revington qui s’est mise en quête de trouver ces fonds privés, dans le cadre des missions du consulat.

Les représentants de ces six entreprises ont eu les honneurs de la République en étant chaleureusement remerciés par Bernard Emié, notre ambassadeur.

Signature du partenariat public-privé avec le centre Charles Péguy, le 27 septembre 2012. (g à d) : Peter Alfandery, Bruno Deschamps, Philippe Chalon, Guillaume Dufresne, Madani Sow, Bernard Emié, Vincent de Rivaz, Axelle Lemaire, Edouard Braine, Cécile Jouenne-Lanne, Bertrand Weisgerber et Olivier Cadic.

Lors de la cérémonie, j’ai eu le loisir de rappeler que cette journée était l’aboutissement d’un travail de longue haleine et de souligner combien le partenariat public-privé était une solution d’avenir. J’ai défendu cette vision dès la création du plan Emploi. Aujourd’hui, l’idée d’associer les entreprises privées dans une démarche en faveur de l’emploi est officiellement soutenue par le ministère des Affaires étrangères et tous les conseillers élus à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011)

Peter Alphandéry, vice-Président de la Chambre de commerce franco-britannique, a paraphé le document, tout comme les conseillers du Commerce extérieur, représentés par Bruno Deschamps qui est venu offrir à Péguy un coaching/parrainage gratuit afin d’aider le centre à  professionnaliser ses pratiques et diversifier les emplois proposés.

L’objectif n°1 du plan Emploi était à la fois ambitieux et atteignable dès lors que efforts des décideurs du public et du privé se sont conjugués vers ce noble dessein d’offrir une expérience internationale à nos jeunes les plus entreprenants et, par-dessus tout, une espérance !

Les six entreprises signataires qui ont décidé de relayer l’action publique en finançant le centre Charles Péguy pour favoriser l’emploi des jeunes Français au Royaume-Uni :
Bouygues UK, représenté par son président Madani Sow.
EDF Energy représenté par son CEO, Vincent de Rivaz,
Eurotunnel représenté par son président Jacques Gounon,
Fondation de la Société Générale, par le truchement du président de la Société Générale au Royaume-Uni, représentée par Ian Fisher,
International SOS représenté par son président Arnaud Vaissié,
TLS et sa maison mère Téléperformance représentée par son vice président M. Weissberger.

Crédit photo : Pearl Marjorie Draps

Comment trouver un travail saisonnier au Royaume-Uni ?

En visite à Londres, la semaine dernière, le Président de la République n’a pas manqué de saluer l’action du centre Charles Péguy en faveur de l’emploi de nos jeunes. Au rang de ses diverses actions, le centre diffuse une lettre d’informations qui fourmille d’informations précieuses.

Ce mois-ci, Peguy met un coup de projecteur sur le travail saisonnier au Royaume-Uni. Pour les jeunes dégourdis, motivés et prêts à dormir chez l’habitant, ces jobs sont une excellente manière de gagner un peu d’argent pendant les vacances, de croiser beaucoup de gens, tout en améliorant son anglais.

Pendant la période estivale, il est plus aisé de trouver certains types de mission, du fait départ en vacances des employés ou d’un surcroît d’activité saisonnier.

Trois secteurs recourent habituellement à de  la main d’oeuvre supplémentaire pendant l’été, il s’agit de l’agriculture, l’hostellerie-restauration et des camps de vacances. Adresses, contacts et bons conseils figurent évidemment dans la lettre d’information.

L’autre sujet traité par la lettre du mois de juillet est de nature juridique et porte sur les accidents du travail.

Lire : Newsletter_Juillet 2012 du centre Charles Péguy (fichier pdf)

Photo Flickr de sweetbordeaux

Le plan Emploi fête ses deux ans

Guillaume Dufresne présente les installations du centre Charles Péguy qu'il dirige à l'ambassadeur Bernard Emié

Il y a deux ans, le 22 février 2010, Edouard Braine exauçait le vœu que j’exprimais un mois plus tôt dans ma lettre aux Français du Royaume-Uni et réunissait une équipe motivée pour créer un plan Emploi sur le modèle du plan Ecole. Nous avons célébré ses deux années de vie au centre Charles Péguy, lieu le plus symbolique de sa légitimité et de son efficience.

En effet, la première préoccupation des acteurs du plan Emploi fut de sauver l’existence même du centre Péguy, menacé par de fatales coupes budgétaires. Un an plus tard, le premier objectif du plan Emploi fut d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires en faisant appel à des fonds privés pour lui permettre de placer 1000 Jeunes par an au lieu de 650. Aujourd’hui, cet objectif peut être atteint. Cette bonne nouvelle annoncée par notre consul général, Edouard Braine, tient à l’émergence d’un partenariat public-privé grâce auquel « cinq entreprises françaises emblématiques sont en train de formuler leur engagement durable aux côtés du centre Charles Péguy, afin de prendre en charge la rémunération d’un chargé de mission emploi supplémentaire et d’aider à une amélioration qualitative de l’offre d’emplois proposée par le Centre Charles Péguy. »

Ce nouveau conseiller emploi sera le troisième en activité au sein du centre et va permettre de prendre en charge quelques centaines de candidats supplémentaires. Le mérite en revient aux entreprises suivantes : EDF Energy, Eurotunnel, la Société Générale au travers de sa fondation éponyme, SOS International et Téléperformance via sa filiale TLS Contact. Le consul général s’est félicité que le message ait été « bien entendu et relayé » par la Chambre de commerce franco-britannique et son président, Arnaud Vaissié, ainsi que par le Comité des conseillers du commerce extérieur, animé par Bruno Deschamps.

Ce 21 février dernier, le président du centre Charles Péguy, par ailleurs directeur général du CEI, Guillaume Dufresne, était naturellement à l’honneur dans les propos de l’ambassadeur de France, Bernard Emié venu marquer son soutien pour la circonstance. Toujours prête à porter attention aux autres et à les écouter avec bienveillance, son épouse, Isabelle Emié, l’accompagnait. Depuis son arrivée à Londres, Isabelle Emié prodigue son temps auprès de diverses d’associations caritatives.

« La problématique de l’emploi est, pour notre action consulaire en Grande-Bretagne, tout à la fois centrale et marginale », résume parfaitement le consul Edouard Braine. Par centrale, il évoque le flux d’émigration, sous-entendu les « Oubliés de Saint-Pancras », ces Jeunes qui débarquent en gare de Londres pour se fondre dans la société anglaise, au petit bonheur la chance, sans aucune traçabilité. Par marginale, il considère que les missions régaliennes du consulat et les moyens associés  « sont radicalement inadaptés à la conduite d’une démarche sérieuse en faveur de l’emploi de nos compatriotes installés en Grande-Bretagne. » D’où tout l’intérêt de s’accouder à des partenaires aussi déterminés dans la lutte contre le chômage que le centre Charles Péguy (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars 2011).

Olivier Cadic ; Bernard Emié, ambassadeur de France ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Isabelle Emié

La venue de François Fillon à Londres, il y a un an, a conforté l’action du plan emploi, en faisant précisément mention des « Oubliés de Saint-Pancras », tout en saluant l’action  « originale et novatrice » du centre Charles Péguy (lire : « François Fillon à Londres : Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011 ).

Je vous rappelle que le second volet du plan Emploi concerne le projet de « métro transmanche » entre le Calaisis et le Kent, visant à faire éclore une génération de travailleurs transfrontaliers. Je vous parlerai dans les prochains jours des avancées sur ce sujet (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011).

Pour revenir au 21 février dernier, nous avons étoffé notre plan d’une petite touche créative et fraternelle : l’ambassadeur a suggéré de créer une association des anciens de Charles Péguy. Voici une belle idée qui pourrait naitre et se développer aisément sur un réseau social.

Conférence UFE Corporate (5) : Tous égaux devant l’emploi au Royaume-Uni

Venez comme vous êtes ! Ce slogan publicitaire, récemment affiché par une célèbre chaine de hamburgers, illustrerait parfaitement la souplesse du marché du travail anglais, dans l’esprit et la pratique.

Tous les participants de la table ronde consacrée à l’emploi, lors de la conférence UFE Corporate à Ashford le 20 octobre dernier, étaient à l’unisson pour considérer le Royaume-Uni comme une terre d’élection pour l’égalité de chances au plan professionnel.

(g. à d.) Julie Calleux, juriste en droit du travail, Edouard Braine, consul général, Guillaume Dufresnes, président du centre Charles Péguy, Marine Deneux, directrice du centre Charles Péguy, Saloi Benbaha, consultante en énergies (table ronde "Emploi" - Conf. UFE du 20/10/11)

On considère chacun pour ce qu’il est, résume Guillaume Dufresnes, président du centre Charles Péguy. En sachant « respecter et mettre en valeur les différences sociales entre les humains », l’économie britannique tire profit de cette diversité en même temps qu’elle « force l’admiration de ceux qui en bénéficient », conclut-il.

Outre-Manche, on fait fi de la couleur de peau, mais aussi du statut social. Les employeurs britanniques se révèlent beaucoup plus sensibles à la motivation du candidat et ses « compétences transférables » qu’aux diplômes obtenus, nous a expliqué Marine Deneux, directrice du centre Charles Péguy. Un phénomène qui ravi bien des jeunes Français qui passent la porte de son établissement à Londres, dans la proportion de 10.000 par an ! Un millier d’entre-eux décide de s’inscrire pour obtenir une aide personnalisée (60£ de cotisation) et presque tous trouvent du travail grâce aux offres spécifiques qui transitent par le centre Péguy.

Le témoignage de Saloi Benbaha fut éclairant sur les conditions d’embauche et l’évolution des carrières. Cette jeune consultante en énergies a été valorisée par son caractère volontaire et la diversité de ses expériences, pendant que ses amis français la mettaient en garde contre le risque d’apparaitre « instable ».

Pas de discrimination, diplômes désacralisés, recherche de compétences transférables, … les Anglais continuent à faire tout à l’envers et bien plus encore lorsqu’il s’agit d’intégrer les handicapés dans la vie des entreprises.

Julie Calleux, juriste experte en droit du travail, a évoqué les « reasonable adjustements » auxquels étaient tenus les patrons britanniques pour préserver cette fameuse égalité des chances au profit de ceux dont les aptitudes physiques étaient réduites. Sur un plan légal, elle a souligné que la France était aussi bien outillée… mais que les textes restaient lettre morte. « La Grande-Bretagne a 50 ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale », s’est alors exclamé, Edouard Braine, notre consul général, même s’il vante par ailleurs le service public français.

Il a développé le sujet avec l’autorité du consul et la légitimité d’un homme qui vit en fauteuil roulant, suite à un accident de cheval, et qui a toujours refusé de rester tranquillement chez lui, pensionné par l’Administration.

Edouard Braine est sur le pont, chaque jour, imperturbable, le cap fixé sur l’emploi, une préoccupation viscérale que partageaient tous les intervenants de cette table ronde. En arrivant à Londres, le consul a découvert ceux qu’il appelle affectueusement les Oubliés de Saint-Pancras, du nom de la gare londonienne où des flots de jeunes Français débarquent en toute insouciance, de vrais électrons libres, un sac sur l’épaule et des rêves plein la tête.

D’une part, le consul applaudit au volontarisme de ces Jeunes qui viennent « découvrir la réalité d’un monde globalisé et se tremper d’expériences diverses », comme on irait patauger dans le petit bain, avant d’oser plonger dans le grand bassin. D’autre part, il est résolu à aller à leur rencontre par les moyens de l’Administration et par son soutien au centre Charles Péguy, une association dont il ne cesse de vanter l’action en faveur de l’emploi, avec des « moyens dérisoires » en comparaison de son utilité sociale pour nos compatriotes.

Je lui reconnaissant d’avoir répondu favorablement à ma demande de créer le plan Emploi début 2010 qu’il anime de main de maître. Le développement du centre Charles Péguy constitue le premier objectif de ce plan Emploi ; le second étant la création du métro transmanche.

La lettre de Charles Péguy, source d’information précieuse pour nos Jeunes arrivants en Angleterre

Soucieux de compléter son aide aux jeunes débarquant sur le sol anglais en quête d’un emploi, le centre Charles Péguy consacre un article aux « Job center » dans sa lettre d’information du mois d’avril.  Les procédures en vigueur et les formalités à accomplir y sont décrites. Ce travail d’information à vocation sociale est accompli avec dévouement par l’équipe chevronnée du centre, emmenée par sa directrice Marine Deneux.

J’évoque souvent du rôle de Charles Péguy dont la vocation est d’accompagner les jeunes français sur le chemin de l’emploi au Royaume-Uni, avec l’objectif d’atteindre la barre des 1000 placements en 2011 (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars 2011). Le Job center est, de fait, l’équivalent de notre Pôle Emploi national et il participe à l’intégration des jeunes Français au Royaume-Uni.

La lettre d’information fournit de précieuses informations pour les personnes qui viennent d’arriver et souhaitent connaître la manière de s’inscrire dans un Job center afin d’obtenir le statut de Job seeker (en recherche d’emploi). Dès lors, ils peuvent bénéficier de l’assistance d’un conseiller ou participer à divers ateliers permettant de mieux définir leur projet et rendre leurs démarches plus efficaces. Par ailleurs, la carte de Job seeker offre diverses réductions lors des sorties ou pour entreprendre une formation, au même titre qu’un demandeur d’emploi en France.

Le texte d’introduction de la newsletter a été rédigé par une nouvelle consultante emploi, Sophie Anère. Je lui souhaite la bienvenue et je suis heureux que le centre étoffe son personnel puisqu’il est la pièce maitresse du dispositif du Plan Emploi, initié par Edouard Braine en fin d’année dernière.

Le site du centre Charles Péguy (votre partenaire emploi sur Londres)
Le site du réseau Eures (le portail européen sur la mobilité de l’emploi)

Photo Flickr de Davo

Le centre Charles Péguy financé et médiatisé

Le printemps a doublement resplendi pour le centre Charles Péguy avec un accord définitif pour sa subvention de fonctionnement et les honneurs du JT de France2.

Le 7 décembre dernier, le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) présidé par le consul général Edouard Braine s’était prononcé à l’unanimité en faveur du maintien de la subvention de 55.000€ au centre (lire : « Proposition de subvention reconduite pour le centre Charles Péguy » du 14 janvier 2011).

La Commission nationale relevant de l’emploi au ministère des Affaires étrangères vient de valider notre proposition. Parmi les membres de cette commission, nous avions le soutien bienveillant de Jeannine Sandmayer, conseillère AFE pour l’Australie, qui a affirmé que Péguy était une « plateforme indispensable à nos jeunes ».

C’est justice, d’autant que le centre ambitionne d’atteindre 1000 placements de jeunes Français en Angleterre par an, contre 700 en 2010 ce qui représentait déjà 23% du total des placements effectués par les 31 CCPEFP dans le monde !

Autre sujet de fierté pour Guillaume Dufresne, le président du centre Péguy, avec la venue de la télévision française pour rendre compte de sa démarche dans le cadre d’un reportage sur les Français de Londres, programmé cette semaine du lundi au vendredi, en toute fin du journal de 13h sur France2. Vous pouvez visionner les 5 épisodes de ces portraits croisés de Français expatriés outre-Manche sur le site de la chaine, à la rubrique du JT.

Un coup de projecteur, au sens propre, bien mérité !

Véronique Revington va incarner le plan Emploi

Sous la houlette d’Edouard Braine, consul général de Londres, le comité de pilotage du Plan Emploi a décidé de recruter Véronique Revington pour faciliter l’atteinte de ses objectifs, lors de la réunion du 28 février dernier. Je pense que c’est la bonne tactique : l’expérience démontre qu’il est vital de dédier une personne pour concrétiser les actions d’un plan. On se souvient que le Plan Ecole, quant à lui, avait aussi démarré par une embauche, celle de Frédéric de la Borderie sur les fonds du Trust de l’ambassade.

Le comité a débuté sa réunion en se félicitant de la légitimation apportée par François Fillon aux objectifs du plan Emploi et son soutien déclaré à l’action du centre Charles Péguy, lors de sa venue au Royaume-Uni (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011). On a aussi relevé des échos favorables dans les médias français, notamment le Monde, mais aussi britanniques à l’image de The Economist s’intéressant à la communauté française et aux Oubliés de Saint Pancras.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy, partage l’objectif 1 du plan Emploi à savoir le placement de 1000 jeunes compatriotes dans l’année 2011, contre une moyenne d’environ 700 précédemment. Les nouveaux locaux du centre et le recrutement imminent d’un conseiller emploi supplémentaire autorisent cette ambition.

Véronique Revington entre au service du plan Emploi

Véronique Revington au service du plan Emploi

Justement, la mission de Véronique Revington, prévue jusqu’à la fin du mois de juin, va consister à renforcer la synergie entre les services du consulat et le centre Charles Péguy, notamment pour inciter nos jeunes compatriotes à s’inscrire sur la liste électorale dans l’optique des échéances de 2012 (présidentielles et législatives). En effet, Véronique est rémunérée sur des crédits de vacation du consulat liés à la préparation du dossier des élections prévues en 2012 et elle est hiérarchiquement rattachée au service de l’administration des Français.

Par ailleurs, Véronique cherchera à diversifier et augmenter les sources de financement pour l’association Charles Peguy par un travail de prospection auprès des entreprises et de recherche de fonds européens ou locaux. Ce travail est destiné à pérenniser l’action de Peguy en rendant le centre moins dépendant de l’argent public.

Lorsque j’ai parlé à Véronique de l’objectif 2 du plan Emploi destiné à établir un métro trans-Manche afin de favoriser l’emploi des personnes résidant dans le Nord – Pas-de-Calais, elle évoqué ses onze années de chargée de mission et directrice des ressources humaines au conseil général de la Somme. Ils avaient établi une navette entre Amiens et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, pour permettre aux habitants de la Somme d’aller travailler à moindre coût chaque jour sur la plateforme aéroportuaire. Voilà une expérience qui est bienvenue pour favoriser l’atteinte de cet objectif.

Tous mes vœux de réussite à Véronique dans sa nouvelle mission. Véronique anime également une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres».

Proposition de subvention reconduite pour le centre Charles Péguy

Le 7 décembre dernier, je participais à la réunion du CCPEFP, Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle, qui devait se prononcer sur la demande de subvention du centre Charles Péguy (CCP), tout comme l’an dernier à la même époque (lire : « Nouvelle subvention demandée pour le centre Charles Peguy » du 11 décembre 2009).

 J’ai récemment relaté l’inauguration des nouveaux locaux londonien du CCP, en présence de Martin Hirsh, qui lui permettront de recevoir plus efficacement nos jeunes français (18-30 ans) désireux de s’installer en Grande Bretagne pour travailler et maitriser l’anglais (lire : « Le centre Charles Peguy, pivot du plan Emploi » du 12 novembre 2010). Le CCP était menacé de fermeture fin 2009.  Edouard Braine a mobilisé les énergies et trouvé les ressources destinées à garantir la survie du Centre Charles Péguy (CCP).

 Je rappelle que le centre est un des piliers du plan Emploi, initié à ma demande par notre consul général Edouard Braine en mobilisant tous les acteurs de notre communauté. A souligner que ce plan s’adresse aussi à une catégorie de Jeunes que le consul nomme les « Oubliés de Saint Pancras », du nom de la gare londonienne où débarquent chaque jour des dizaines de compatriotes, avant de se dissiper dans la nature avec leur sac à dos. Ils ne comptent que sur leur bonne étoile. Comme ils n’imaginent pas une seconde qu’ils auraient intérêt à s’immatriculer auprès des services consulaires, Edouard Braine avait vu dès son arrivée à Londres que notre administration les connaissait mal. 

Deux représentants du centre Peguy étaient venus pour justifier la demande de subvention devant la Commission consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle. Il s’agissait de Marine Deneux, directrice, et Alexandre Auddin, conseiller emploi, qui ont dressé un bilan d’activité et évoqué les projets de leur association d’aide à l’insertion professionnelle.

 Le CCP place près de 700 jeunes Français par an (voir graphique), ce qui est loin d’être une goutte d’eau puisque ce chiffre équivaut à 20% du volume global des placements (3121 postes) réalisés par les 31 CCPEFP dans le monde ! Ajoutons à la performance que le coût moyen d’un placement est de 309 euros, contre 208 euros à Londres (lire : « Charles Péguy champion du monde des placements ! » du 13 mai 2010). Vous serez alors étonnés d’apprendre, si vous ne le savez, que Peguy dispose d’un effectif de 5 personnes seulement : une directrice, 2 VIA (volontaire international de l’Administration), une réceptionniste et un comptable.

 Lorsque j’ai demandé comment le centre pouvait parvenir au seuil des 1000 placements en 2011, la réponse a fusé : « il faut recruter un conseiller emploi supplémentaire ! ». J’ai suggéré de faire appel à la générosité des sociétés qui pourraient contribuer à l’action solidaire en sponsorisant le recrutement d’un conseiller dans le cadre du service civique. Ce serait une double bonne action, à la fois pour le jeune embauché et pour Peguy.

 De plus, on pourrait imaginer la création d’un certificat justifiant du nombre d’embauches et d’entretiens permis grâce au conseiller sponsorisé. Une forme de reconnaissance dont l’entreprise pourrait se prévaloir, ce qui favoriserait encore la notoriété du CCP.

 La commission s’est prononcée à l’unanimité en faveur du maintien de la subvention de 55.000€ au centre Charles Péguy. Avec ses chaleureuses félicitations. Souhaitons que la Commission nationale suive notre demande.

Le consul général peut être satisfait d’avoir conduit l’action emploi en 2010 qui a permis au CCP de voir désormais l’avenir plus de sérenité. Mais son expérience de l’entreprise privée lui a enseigné qu’il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers et s’imposer toujours de nouveaux objectifs plus ambitieux.

 L’objectif 1 du Plan Emploi est désormais d’aider Peguy à placer 1 000 jeunes par an !

Le centre Charles Peguy, pivot du Plan Emploi

Ce 10 novembre, le centre Charles Péguy inaugurait ses nouveaux locaux du côté de Curtain Street, à deux stations de métro de St Pancras par la Northern Line. Plus spacieux, plus clairs et fonctionnels, les nouveaux lieux redonnent du baume au cœur à une équipe émérite.

Martin Hirsh, président de l'agence du Service civique ; Edouard Braine, consul général ; Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy ; Olivier Cadic, conseiller élu AFE

Le consul général Edouard Braine n’avait pas ménagé ses efforts pour attirer les représentants de notre communauté en nombre, ainsi que la presse à cette pendaison de crémaillère.

Cerise sur le gâteau, Guillaume Dufresne, directeur général du centre d’Echanges internationaux (CEI) et Président du centre Charles Péguy, a déclaré que nous devions au consul d’avoir un buffet bien garni pour la fête. Et une fête bien méritée puisqu’elle couronne aussi une année de travail du comité de pilotage en faveur des Oubliés de St Pancras qui a obtenu le soutien financier indispensable à la survie de Péguy en 2010.

Pour l’occasion, Martin Hirsh, président de l’agence du Service civique, est venu adresser ses encouragements et ses félicitations pour le travail accompli en faveur de nos jeunes compatriotes tentés par l’aventure anglaise (Blog de Martin Hirsh: « Les Oubliés de Saint Pancras » du 11.11.2010).

On ne peut que s’en réjouir : le centre devient la rampe de lancement du Plan Emploi au Royaume-Uni. De quoi s’agit-il ?

Pour exprimer clairement et complètement ma pensée, je vous reproduis un extrait de mon discours qui a commencé par un coup de chapeau à notre consul général Edouard Braine.

(…) Son arrivée à Londres, il y a un an a marqué un tournant en matière de politique de l’emploi du consulat.

Edouard a décidé de s’engager en faveur de nos jeunes compatriotes qui comptent parmi les plus entreprenants, les plus courageux et les plus ouverts sur le monde, ceux qu’il nomme les « Oubliés de St Pancras ».

Pour l’aider dans sa tâche, je lui ai proposé que soit réuni, auprès de lui, une équipe pour créer un Plan Emploi, à l’image du Plan Ecole. Premier objectif : accompagner les premiers pas de nos compatriotes qui se rendent au Royaume-Uni pour y trouver un emploi, en s’appuyant sur le centre Charles Péguy.

Pourquoi les aider ? Parce que tout ce qui facilite leur établissement contribue à la réduction du chômage en France et à leur épanouissement personnel. Certains resteront, d’autres rentreront en France et un tiers ira vers des horizons plus lointains.

Pourquoi s’appuyer sur Peguy ? Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement. 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Londres est le premier lieu de recrutement des jeunes Français hors de France. Bravo Guillaume Dufresne et à vos équipes pour ces performances.

Je voudrais saluer tous les élus à l’AFE qui se sont engagés solidairement en mars dernier à l’Assemblée des Français à l’étranger pour plébisciter Peguy et s’assurer que la subvention nécessaire à son fonctionnement soit maintenue. Merci à François Saint-Paul, directeur de la DFAE et au département de nous avoir entendu et d’avoir accordé ce soutien.

Cet appel à l’action solidaire lancé par Edouard Braine a été entendu. Les forces vives sont réunies, les clivages idéologiques dépassés.

Le soutien de l’agence du Service civique permet d’envisager un nouvel élan pour notre dispositif. La présence de Martin Hirsch, aujourd’hui, pour inaugurer le nouveau lieu qui va accueillir des milliers de jeunes à la recherche d’un emploi constitue un magnifique encouragement pour l’équipe de Peguy et nous tous à persévérer (…)

Lire l’intégralité du discours d’Olivier Cadic à l’occasion de l’inauguration des locaux du centre Peguy à Londres, le 11 novembre 2010.

 

Le centre Charles Péguy déménage !

 
 Cette brève pour vous informer que le bureau du centre Charles Péguy sera exceptionnellement fermé ce vendredi 29 octobre pour cause de transfert de locaux.

 

Le centre ouvrira lundi 1er novembre 2010, à 9h00, dans ses nouveaux locaux situés à l’adresse suivante :

 

114-116 Curtain Road
EC2A 3AH London
Tel: 00 44 207 749 77 14
Fax: 00 44 207 749 77 19
info@centrecharlespeguy.co.uk
www.centrecharlespeguy.co.uk

 

METRO
– Shoreditch High Street
(Overground)
– Old Street (Northern Line) – Exit
3
– Liverpool Street (Central/Metropolitan/Circle/Hammersmith & City Line/Trains)

 

J’adresse tous mes encouragements et mes félicitations aux collaborateurs du Centre. 

Photo Flickr de Meantux

Pari gagné pour les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers

Le plan Emploi pour le Royaume-Uni souhaité par Edouard Braine, notre consul général à Londres est en marche. Une nouvelle page des relations franco-britanniques commence à s’écrire avec l’émergence de travailleurs transfrontaliers.

Un millier de visiteurs se sont présentés à Frethun en quête d'un job, d'un stage ou d'informations en vue de s'expatrier.

Sous un grand chapiteau tendu sur le parking de la gare Eurostar de Calais-Frethun, le 1er octobre dernier, les 1ères Rencontres jobs transfrontaliers ont attiré près d’un millier de visiteurs. Résultat, une centaine d’emplois pourvus et 70 stages attribués.

L’initiative de Catherine Fournier, maire de Frethun, s’est révélée être un véritable succès.

Je suis arrivé en compagnie d’Edouard Braine et d’Olivier Tulliez, consul adjoint, venus exprès de Londres. Sur place, j’ai eu le plaisir de retrouver des sociétés françaises implantées dans le Kent telles que SBE (Société Boulonnaise d’Electronique) ou Eikos, aux cotés de sociétés prestigieuses comme Accor ou Eurotunnel.

« Que de chemin parcouru depuis la rencontre organisée à Ashford », s’est exclamé Edouard Braine, devant l’afflux général. En effet, à sa demande, pour préparer cet événement, j’avais organisé des entretiens à Ashford, le 8 juillet dernier, pour permettre a Catherine Fournier de rencontrer des entrepreneurs français implantés dans le Kent (Lire : « Vers une nouvelle génération de transfrontaliers »). A cette occasion, j’avais fait la rencontre de la maire de Fréthun pour qui la croissance économique de la Côte d’Opale est la clé du sous-emploi qui frappe le Calaisis.

Il ne s’agit cependant que d’une première étape. La route sera longue pour banaliser le travail outre-Manche et inciter à la mobilité sur la Côte d’Opale. Pour Catherine Fournier , tout est question de mentalité, il faut donc « démystifier le franchissement des frontières ».

Olivier Tulliez, consul adjoint, Edouard Braine, consul général de France, Catherine Fournier, maire de Frethun

A cet effet, Guillaume Dufresne et son dynamique centre Charles Peguy avaient fait le déplacement depuis Londres pour offrir des emplois et répondre aux aspects pratiques ou juridiques de la vie outre-Manche : prix des transports, protection sociale, imposition… Par ailleurs, pour estimer l’employabilité à l’étranger des visiteurs, un stand permettait d’évaluer gratuitement le niveau de maitrise de l’anglais et du flamand.

Pour précipiter les échanges entre les côtes française et anglaise, rien ne vaudra un “métro transmanche”, selon l’expression de Thaddée Segard, président d’Opale Link, association dédiée au développement de la Côte d’Opale. Les responsables d’Eurotunel présents à la manifestation ont semblé parfaitement conscients de l’enjeu d’un projet de navette transmanche, reliant Calais-Frethun à Ashford par exemple, qui ferait éclore une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers.

Samedi 10 juillet, tous au bal populaire de la Fédération des associations !

Quel plaisir, cette année encore, de pouvoir nous retrouver dans la cour du Lycée Charles de Gaulle pour célébrer la fête nationale.

Ce grand bal populaire est organisé par la Fédération des associations françaises en Grande Bretagne (FAFGB) et les bénéfices seront consacrés cette année à soutenir l’action du centre Charles Péguy.

Une belle occasion de saluer Carole Rogers, nouvelle présidente de la Fédération qui fait preuve d’une grande abnégation au service des 70 associations membres de son organisation, créée en 1942. Cela permettra aussi d’encourager et de remercier tous les bénévoles du comité d’organisation qui mettent un cœur énorme pour préparer cette manifestation.

L’événement se tiendra sous le haut patronage de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France.

Vous êtes tous invités à participer et réserver votre place directement sur le site de la FAFGB.

Ci-joint l’affiche du bal du samedi 10 juillet 2010

Photo Flickr de aarrkk’s photostream

Emploi (15) : Charles Péguy champion du monde des placements !

On peut le dire ainsi : au sein du réseau français, le centre Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement.

Réunie le 10 mars dernier, la commission nationale pour l’Emploi et la Formation professionnelle a officialisé cette performance en délivrant les chiffres de l’année 2009 et les demandes de subvention pour 2010.

Le centre londonien affiche 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Dans le même temps, seuls deux autres centres au monde passent la barre des 200 emplois : Montréal (391) et Milan (226).

C’est hautement mérité : Péguy a reçu l’intégralité de la subvention demandée, soit 55.000 euros ce qui correspond à seulement 12,7% des 432 859€ affectés à l’emploi par le ministère des Affaires étrangères. Le centre justifie de recettes propres tout juste supérieures à la subvention.

Les crédits alloués aux autres villes du réseau par le ministère de Affaires étrangères et européennes sont globalement en baisse de 25%.

Le coût moyen par placement s’établit à 108 euros au centre Péguy. Autre record. A noter de fortes disparités en Europe : de 212€ par placement à Milan jusqu’à 1862€ à Francfort.

La rationalisation des dépenses a conduit à la fermeture de quelques bourses d’emploi en 2009 (Barcelone, Londres, Munich…). Certains désengagement sont évidemment nécessaires. Oslo et Copenhague cesseront leur activité cette année. En 2009, Oslo affiche 22 placements qui ont coûté 800€ chacun au contribuable français. Les 15.000€ demandés pour 2010 par ce centre ont été refusés par la Commission. Je m’étais du reste interrogé en 2008 sur l’opportunité d’un centre d’emploi à Oslo (qui ne justifiait d’aucun placement) et j’avais interpellé à ce sujet le directeur de la DFAE au Quai d’Orsay (lire : « Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque ! » du 22 septembre 2008).

Je rappelle que l’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par le réseau Eures et je pense qu’il convient d’orienter les efforts du ministère vers certains pays émergents où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Lire aussi : « Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni » du 06 mai 2010

Photo Flickr de Goddam-M