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HEBDOLETTRE n°90 – Un système Qualité pour l’amélioration continue de nos services consulaires ? (édito) – L’été meurtrier : violence du climat et celle des hommes – Sénatoriales 2017 : l’UDI soutient Ronan Le Gleut et la liste « Agir ensemble pour les Français de l’étranger » – Semaine des ambassadeurs : mes 5 propositions pour moderniser les services consulaires + compte-rendu des événements – Madagascar : insécurité chez les Franco-malgaches d’origine indienne – Enquête : aidez le centre des impôts des non-résidents à améliorer son accueil – En circonscription au MAROC – Marrakech & Essaouira / 5 au 17 août 2017 – En Bref du 17 au 31 juillet 2017 (Sénat – Circo).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°90 – 13 septembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°90

Edwin Land, inventeur du Polaroïd et auteur de 535 brevets, avait cette heureuse formule : « innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée, c’est arrêter d‘en avoir une vieille. »

Notre nouveau ministre, Jean-Baptiste Lemoyne, pourrait se saisir du flambeau de la modernité́ pour repenser l’offre de services consulaires. Etre disruptif pourrait-il devenir une option ? Je l’ai pensé car le ministre m’a demandé d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires », lors d’un diner au Quai d’Orsay pendant la Semaine des ambassadeurs. J’ai proposé 5 pistes de travail (lire l’article).

Tout le monde est d’accord pour « faire autrement », d’autant que scintille l’effet ciseau : de plus en plus d’expatriés, de moins en moins de moyens. Mais dématérialiser, est-ce faire autrement ? On transforme bien souvent la contrainte papier en contrainte fichier (que l’on finit par imprimer, d’ailleurs). Par exemple, ne pourrait-on supprimer les certificats de vie, au lieu de les dématérialiser ? Il existe des armes bien plus efficace contre la fraude, comme l’ont démontré nos voisins allemands.

Le mot numérisation flotte sur toutes les lèvres comme un mantra, mais qui se soucie de mesurer la fiabilité du matériel installé ou des passeports délivrés ? Combien de temps les technologies nouvelles restent-elles nouvelles ? Depuis combien d’années promettons-nous un système de demandes de visas en ligne ou un système Itinera fiables ? Je ne compte plus les consulats au bord de la crise de nerfs, lorsqu’ils essaient de se connecter à Paris sur le système géré par le ministère de l’Intérieur.

Visuel HL90 Mesurer ses performances, c’est savoir quand on a le droit d’être satisfait. Adepte du « référentiel Marianne », le consulat de Londres observe à la loupe tous les paramètres de son accueil au sens large (prise de rv, information, courtoisie, jusqu’au confort de la salle d’attente). Une démarche qui valorise les efforts de chaque agent et tout en cadrant avec l’obligation du programme 151 : « offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger » (*). C’est un vrai progrès qu’il faut encourager. Mais faire de la qualité ne saurait se limiter à évaluer l’accueil du client.

J’aimerais convaincre notre ministre de déployer un « système qualité » dans tous nos consulats afin de les certifier Iso d’ici 2020, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires. Je préfèrerais que nous misions sur une démarche d’amélioration continue des services consulaires en faisant appel à l’intelligence collective, plutôt que d’imaginer des solutions entièrement concoctées à Paris, ce qui frustre naturellement les agents sur le terrain.

Rien d’impossible au Quai d’Orsay, comme l’a prouvé son Centre de crise et de soutien, dirigé par Patrice Paoli, qui est certifié Iso 9001 !
Découvrir l’HebdoLettre n°90

(*) L’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État est intitulée : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger ».

Mon Infolettre n°28 d’août est disponible

infolettre n°28J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°28 qui liste les articles publiés de mai à août 2014, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur,

Aux élections consulaires de Londres, la liste l’Union des Français du Royaume-Uni soutenue par l’UMP, l’UDI et l’UFE est arrivée largement en tête en recueillant 40% des suffrages et a obtenu 45% des sièges de grands électeurs pour l’élection sénatoriale!

Je remercie chaleureusement chacun de nos électeurs et les membres de notre comité de soutien au nom de tous les membres de notre liste d’union. Vous avez fait le choix de l’espérance et du progrès pour tous.

J’adresse toutes mes félicitations aux autres candidats élus.

J’exprime toute ma gratitude à Marie-Claire Sparrow et Olivier Bertin, conseillers consulaires indépendants, pour avoir choisi de s’unir à nous pour m’élire à la vice-présidence du conseil consulaire.

Ensemble, nous allons pouvoir défendre l’intérêt général des Français du Royaume-Uni, sans aucun esprit partisan.

Dès le premier conseil consulaire, nous avons présenté 3 avis destinés à raccourcir le délai de délivrance des cartes nationales d’identité, à améliorer la transparence pour l’accès au lycée Charles de Gaulle, et à nous permettre de connaître l’intégralité des bénéficiaires de la réserve parlementaire à Londres.

Ces avis ont été approuvés par les 6 élus de la droite, du centre et des indépendants, soit 66,6% des suffrages. Vous les trouverez ci-joint. Nous attendons leur officialisation.

La loi prévoit que le conseil consulaire soit présidé par le consul général. Cette disposition ne doit pas être comprise par l’administration comme une opportunité de droit de veto sur les débats ou sur les décisions des élus consulaires.

Lors du comité de pilotage du plan Ecole, nous avons souhaité donner un nouvel élan pour établir une « version 2.0 » du plan né en 2008, de façon à revitaliser ses objectifs à l’horizon 2020, pour en faire le « Plan Ecole pour tous ».

Un plan pour tous parce que 75 % des enfants français vivant au Royaume Uni n’ont pas accès aux écoles françaises ! Vous découvrirez les axes de travail décidés par le plan Ecole pour les mois à venir dans mon compte-rendu.

Ce comité de pilotage fut présidé pour la dernière fois par Bernard Emié. Appelé à un nouveau poste à Alger, notre ambassadeur nous quittera cet été.

Lors de son arrivée à Londres, notre ambassadeur avait déclaré avec humilité que son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, avait placé si haut la barre qu’il pourrait difficilement faire mieux. Mais les records sont faits pour être battus. Le CFBL dénombre plus de 700 élèves et le futur lycée international de Wembley en accueillera le double.

Bernard Emié a posé la première pierre du lycée de Wembley, qui ouvrira ses portes en septembre 2015.

Tout comme Maurice Gourdault-Montagne, Bernard Emié aura marqué de son empreinte l’histoire collective des Français du Royaume-Uni. Il mérite notre profonde reconnaissance.

Je souhaite à chacun d’entre vous de belles et bonnes vacances.

Fidèlement, Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°28 (mai – août 2014)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Bernard Emié pose la première pierre d’un nouveau lycée français à Londres

Par une heureuse coïncidence, un second lycée français va ouvrir à Londres, l’année même du centenaire du lycée Charles de Gaulle. Dans le quartier de Wembley, le nouvel établissement accueillera ses premiers élèves en septembre 2015.

Première pierre - Bernard Emié - Olivier Cadic - Muhammed Butt Juin 2014

Sur le toit du futur lycée : Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic et le Councillor Muhammed Butt, Leader du Council de Brent

On n’attendait pas l’événement depuis cent ans, mais impatiemment depuis de nombreuses années lorsque l’unique lycée commença à refuser des inscriptions par manque de capacité. La vague d’immigration française au Royaume-Uni ne cessant de gonfler, les 4500 places du lycée CDG, pourtant l’un des plus grands du monde, ne suffisent plus à répondre à la demande d’enseignement français.

A la rentrée 2015, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) comptera une nouvelle pièce dans son dispositif : le « lycée international de Londres » qui lui permettra d’accueillir 1300 élèves supplémentaires dans un bâtiment rénové, de style Art Déco, à Brent non loin du stade Wembley. Un nouveau succès après l’ouverture, on s’en souvient, en septembre 2011, du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, venu lui aussi alléger la pression sur l’établissement Charles de Gaulle (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

D’ici quelques mois donc, Londres pourra s’enorgueillir d’un troisième établissement secondaire à l’attention des familles francophones et francophiles, réalisant ainsi l’objectif n°1 du plan Ecole qui vise à étoffer constamment le nombre de places disponibles.

« Il s’agira pour moi de l’une des plus belles réussites de mon mandat dans cette ville-monde qu’est aujourd’hui Londres », a déclaré notre ambassadeur, Bernard Emié, le 17 juin dernier, lorsqu’il est venu poser la première pierre.

Chacun peut objectivement mesurer le chemin accompli. Il y a exactement trois ans, Bernard Emié conduisait sa première réunion du plan Ecole, à la Résidence de l’ambassadeur (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié » du 16 juin 2011).

Fraichement nommé, il a immédiatement pris la mesure du problème de la scolarité française. Toujours élogieux et humble à l’égard du travail de Maurice Gourdault-Montagne, son prédécesseur, Bernard Emié a joué sa partie en professionnalisant notre démarche et en restructurant le comité de pilotage du plan qu’il voulait uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat.

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Le futur Lycée international de Londres à Brent

Entre 2011 et aujourd’hui, c’est une « belle réussite, s’est-il félicité dans l’école en chantier de Brent, car c’est surtout un travail d’équipe que nous avons pu conduire grâce au plan Ecole avec toute la communauté scolaire et éducative française avec comme seul objectif commun l’intérêt de nos enfants ». En effet, après les 600 nouvelles places du CFBL, le plan va permettre d’en ajouter le double grâce au lycée de Wembley !

L’ambassadeur a brièvement rappelé combien la route fut parfois chaotique et incertaine, pour mieux valoriser le travail de partenariat entre l’ambassade, l’AEFE et les équipes du FEPT (lire : « Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ? » du 10 mai 2013).

A quelques jours de la fin de son mandat au Royaume-Uni, Bernard Emié retiendra volontiers que de nombreux obstacles ont été franchis grâce à la « qualité de la relation bilatérale franco-britannique à tous les niveaux », saluant chaleureusement Muhammed Butt, Leader of the Council, et les autorités municipales auprès de qui « le dialogue et la coopération ont été riches,  fructueux et faciles ».

Saluons aussi l’action de nos trois trustees du French Education Property Trust Limited (FEPT) : Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn. Le FEPT, organisme à but non lucratif de droit anglais, a emprunté la somme de 40 millions de livres destinés à financer les travaux de l’école. La communauté scolaire a également pu compter sur l’implication financière d’entreprises françaises, inscrites à la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, pour une dizaine de millions de livres complémentaires.

Amplifiant les hommages et alimentant l’enthousiasme général de cette soirée officielle, les médias sont venus manifester leur vif intérêt pour le futur Lycée international de Londres. En particulier, le Journal de 20 heures de France2 a souligné la qualité et le modernisme des infrastructures pour soutenir une pédagogie qui doit répondre « aux défis d’une société nouvelle, internationale, multilingue et connectée », a résumé notre ambassadeur. Par ailleurs, je vous recommande l’article de Nicolas Madeleine: Un nouveau lycée français à Londres pour faire face à l’afflux d’expatriés – Les Echos, du 18 juin 2014.

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Pose de la 1ère pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014. (g. à d.) : Véronique Cartoux, Arnaud Vaissié, Olivier Cadic, Morgane Marot, Bernard Emié, Sophie Routier, Marie-Claire Sparrow et Stéphane Rambosson

Personne n’en doute : nos lycéens recevront le meilleur. Cela suffit au bonheur de tous les acteurs du plan Ecole que Bernard Emié a incité à être « fiers » d’avoir si bien travaillé au service du rayonnement de la France à Londres.

Lire : Texte de l’intervention de M. Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni : Pose de la première pierre du Lycée international de Londres du 17 juin 2014.

Crédit photos : Valérie Sieyes

Dans les pas de l’abbé Pierre

On peut souffrir de diverses privations, mais rien n’est comparable à la détresse de se sentir socialement inutile. Personne pour vous confier un travail, ni personne pour vous accorder intérêt ou affection. C’est pourquoi Emmaüs porte plus qu’il n’apporte. Emmaüs incarne l’espérance, « cette petite fille de rien du tout » qu’affectionnait Charles Péguy, la petite Espérance, seule dans son coin, dont on remarque à peine la présence au milieu du tumulte des adultes.

La silhouette voutée d’un homme au béret noir, flanqué d’une vareuse grise, chemine dans le cœur de chaque Français. Depuis l’hiver 54, ses rêves fous d’amour du prochain, ses harangues contre l’indifférence, ses combats en tête d’une armée de chiffonniers devraient le rendre dérisoire à nos yeux, ils nous le rendent invincible.

Du reste, sur ce blog consacré aux Français du Royaume-Uni, mes premiers billets ont été consacrés à Emmaüs UK (lire : « Si chaque Français du Royaume-Uni parle d’Emmaüs à quatre Britanniques… » du 12 mai 2008), puis j’ai constamment relayé la démarche de son fondateur, Selwyn Image, qui me confiait, l’an dernier, lors du cinquième anniversaire de la disparition de l’abbé Pierre : « C’est malheureux à dire, mais on a de plus en plus besoin de nous » (lire : « Emmaüs UK fait honneur à son fondateur » du 22 janvier 2012).

Emmaüs UK vient juste de célébrer des 22 ans. L’association existe simplement parce que « la pauvreté n’a pas de frontière », nous a rappelé Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres, le 1er juillet dernier. En organisant une soirée à la Résidence pour faire connaître l’association à des donateurs, il tenait à pérenniser officiellement le soutien apporté par son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, à l’œuvre internationale de l’abbé Pierre.

De l’aveu de Bernard Emié, sa visite auprès de la communauté Emmaus installée Cambridge fut marquante. L’aventure anglaise de l’association avait en effet commencé à Cambridge, en 1991, où trône depuis 2011 une sculpture en fer, haute de 4,60m, à l’effigie de l’abbé Pierre, réalisée et offerte par Tony Hillier (lire : « Emmaüs UK fête ses 20 ans ! » du 06 juillet 2011).

En compagnie de son épouse, Bernard Emié a longuement rencontré ceux qui furent un temps déclassés, fragilisés, puis marginalisés. Qu’espèrent-ils aujourd’hui ? « Une vie digne et, ce qui m’a beaucoup frappé en discutant avec les compagnons de Cambridge : un nouveau départ », rapporte l’ambassadeur.

Par ailleurs, Bernard Emié se montre toujours « fasciné par la capacité de nos amis britanniques à parler d’Emmaüs », un fait qui doit encourager la communauté française à jouer un « rôle d’ambassadeur » en faveur de l’association. Il a aussi salué l’engagement personnel de la duchesse de Cornouailles, épouse du prince Charles, en qualité de marraine de l’association britannique, qui mieux que personne sait mobiliser l’attention des médias sur le travail d’Emmaüs UK.

Le fondateur de la première communauté Emmaus à Cambridge, Selwyn Image, est revenu avec émotion sur sa rencontre avec l’abbé Pierre, il y a 22 ans. Depuis, Emmaus UK est devenu le second réseau dans le monde, après celui de la France ! La branche britannique du mouvement aide à ce jour 590 compagnons sans abri et s’articule autour de 24 communautés à travers tout le Royaume-Uni.

Duncan Gall, pour sa part, est venu raconter l’histoire édifiante de son père dont la vie bascula le jour où il reçut son avis d’expulsion. Sans logis, il sombra dans l’alcoolisme et tout le monde perdit sa trace. Emmaus UK lui a permis de retrouver un toit, un emploi, une dignité. Quelques années plus tard, son père l’invitait à son mariage entouré de 150 personnes de la communauté !

Par son récit touchant, Duncan a nous fait comprendre que donner un toit aux déshérités n’est qu’une première étape pour les communautés qui visent à reconstruire les individus en leur redonnant une utilité sociale, autrement dit un emploi.

Je vous invite à découvrir et soutenir l’action d’Emmaus en Grande-Bretagne : www.emmaus.org.uk
Vous pouvez les aider en contactant Anne Zwirlein au 01223 379 251 ou à cette adresse : contact@emmaus.org.uk

Arnaud Vaissié devient officier dans l’Ordre national du Mérite

Notre République a distingué Arnaud Vaissié le 5 février 2013 à Londres.

Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne et Bernard Emié, ambassadeur de France.

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, lui a remis les insignes d’officier dans l’Ordre national du Mérite pour son action au sein de la communauté d’affaires française et son esprit d’initiative au service de l’enseignement et de la culture française outre-Manche.

Etre au service de sa communauté, Arnaud Vaissié en a même fait son métier, dès 1985, en créant un service d’assistance médicale aux expatriés et voyageurs d’affaires. Le groupe International SOS, dont il est le Pdg, fédère désormais 10.000 salariés opérant dans 70 pays. Notons que l’entreprise compte parmi les mécènes les plus généreux et fidèles de l’Institut français de Londres.

Arnaud est aujourd’hui président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne, après avoir présidé la Section des conseillers du commerce extérieur de la France au Royaume-Uni de 2003 à 2007. Sa réputation s’est également renforcée grâce au « Cercle d’outre-Manche », un think tank de dirigeants français qu’il a co-fondé en 2004 et dont les idées ont inspiré quelques mesures du gouvernement précédent. « Vous êtes un allié majeur de notre diplomatie d’influence et de notre réussite économique dans ce pays qui est notre premier excédent commercial dans le monde », a résumé notre ambassadeur.

Je vous invite à lire le discours haut en couleurs de Bernard Emié afin de découvrir le parcours émérite et international d’Arnaud Vaissié : Discours de SEM Bernard Emié – Cérémonie Arnaud Vaissié – 05.02.2013 (fichier pdf). Je vais, quant à moi, apporter mon éclairage dans le cadre du plan Ecole, où j’ai eu le plaisir de travailler à ses côtés.

Et le plan Ecole a eu grandement besoin de son expérience et de son intuition d’entrepreneur. Arnaud a le coup d’oeil, celui des grands généraux arrivant sur le champ de bataille, cette capacité de saisir instantanément une situation, ses tenants et donner la parade. « Vous avez été un acteur décisif et majeur dans la création du nouveau Collège français bilingue de Londres », a salué Bernard Emié, avant de rappeler que le dernier établissement secondaire ouvert dans la capitale britannique datait de…1915.

Pour l’anecdote, suite au lancement du plan Ecole par Maurice Gourdault-Montagne, le précédent ambassadeur, en juin 2008, j’avais demandé à rencontrer Arnaud Vaissié car je savais qu’il avait travaillé par le passé sur le projet d’une nouvelle école à Londres et… qu’il avait renoncé. Son constat fut net : sans le recours d’un professionnel aguerri, disponible à plein temps pour conduire le projet, nous n’avions aucune chance de réussir. C’est pourquoi Michel Monsauret et moi-même avons soutenu le recrutement d’un chargé de mission, au titre de la première action du plan Ecole. Ce nouveau collaborateur fut le brillant Frédéric de la Borderie. Un an plus tard, en septembre 2009, toutes les conditions étaient enfin réunies pour permettre à Arnaud Vaissié de donner toute la mesure de son talent et aussi faire jouer son réseau pour concrétiser une idée qui semblait, aux yeux de beaucoup, bien chimérique.

Nommé président du comité de gestion du futur collège bilingue, le CFBL, Arnaud Vaissié fait feu de tout bois. Il coordonne l’équipe qui va présenter le projet pédagogique et s’attelle aux aspects financiers et immobiliers de la question. Il devient l’un des trois «trustees» du French Education Property Trust, juridiquement une association qui va acquérir le bâtiment de l’école et obtenir la garantie de l’Etat. Entouré de Jean-Pierre Mustier, Richard Fairbairn et Frédéric de la Borderie, Arnaud s’attaque à la levée de fonds auprès de grandes entreprises et aux négociations bancaires pour décrocher des taux minimaux. Le montage mis en oeuvre repose sur le principe d’un portage financier qui permet de cautionner de futurs établissements (lire : « Kentish Town : Un modèle de financement inventif et pérenne » du 15 novembre 2009). Ce dispositif original « va servir de précédent, de référence à Londres et dans le monde pour les communautés françaises à l’étranger », souligne l’ambassadeur.

Ultime péripétie, l’équipe devra pallier la faillite du maitre d’oeuvre du chantier du collège qui ouvrira ses portes, comme prévu, en septembre 2011, dans le quartier de Kentish Town (lire : « Rentrée des classes historique à Londres » du 22 septembre 2011).

Toujours dans le cadre du plan Ecole (objectif 1), une nouvelle échéance attend Arnaud Vaissié en 2015 avec l’ouverture d’un troisième établissement à Brent, près de Wembley, déjà dument garanti par l’Etat et soutenu par l’AEFE, tout comme l’ambassade de France (lire : « Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent » du 19 décembre 2012)

« Vous avez montré l’exemple, cher Arnaud, en mettant votre générosité, votre temps mais aussi vos compétences au service de nos enfants, de leurs parents et plus globalement du renforcement de l’influence de la France au Royaume-Uni », distille en conclusion Bernard Emié, ce 5 février dernier, devant Claire, la charmante et contributive épouse d’Arnaud, ses enfants, tous ses amis et collaborateurs.

Compétent, assurément, jusqu’à forcer l’admiration de chacun, et généreux, absolument, au point devenir la figure tutélaire des Français de Grande-Bretagne, puisqu’on trouve partout trace de sa bienveillance et de ses initiatives, dans le monde des affaires, de l’éducation ou de la culture, nous l’avons vu, mais également sur le terrain social ou celui de l’accueil de nos jeunes compatriotes, comme on vous le racontera volontiers au Dispensaire français ou encore au centre Charles Péguy.

Photo Flickr de French Embassy in the UK

Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin

En se présentant auprès des représentants d’associations chez le consul général, la semaine dernière, Bernard Emié a tenu des propos très chaleureux à l’égard de son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, confiant même qu’il n’y aurait aucune indignité à faire moins bien que lui, tant il avait hissé haut la barre.

Au cours de ses précédentes missions à l’étranger, Bernard Emié a parfois été confronté à des situations de crise qui trempent le caractère d’un diplomate et qu’il nous a relatées avec beaucoup d’humour. Heureusement, Londres devrait le tenir éloigné d’événements aussi dramatiques que ceux qu’il a vécus en Inde ou à Beyrouth. Pour connaitre les détails de son périple, je vous invite à lire l’excellent portrait (fichier pdf) dressé par Amandine Jean pour le magazine Ici Londres.

la Résidence de l’ambassadeur à Londres où se tiennent les réunions du plan Ecole

Notre ambassadeur reconnait que le manque de place dans l’enseignement français à Londres constitue vraisemblablement le défi majeur qui l’attend à son nouveau poste. En organisant une réunion du plan Ecole, mercredi 22 juin à la Résidence, il perpétue la tradition des rencontres semestrielles, tout en apportant, d’ores et déjà, sa griffe.

En effet, Bernard Emié souhaite que les participants soient exclusivement des représentants es qualité : élus, directeurs d’école, représentants élus des parents d’élèves et des professeurs, représentants des Français de l’étranger au travers des deux associations reconnues d’utilité publique… Au total, près d’une quarantaine de personnes sont concernées (Liste des participants).

L’ambassadeur veut structurer  un comité de pilotage du plan Ecole, uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat. Je partage ce point de vue. Lorsque Bernard Emié avait demandé le 6 mai dernier aux élus quelles évolutions leur semblaient nécessaires, j’avais plaidé pour une institutionnalisation du plan Ecole.  Cette nouvelle configuration évoluera d’ailleurs sans doute et les grandes réunions de travail resteront ouvertes à toutes et tous afin de garantir la transparence nécessaire à l’établissement du consensus.

Pour pérenniser l’action entreprise, il est nécessaire de s’assurer qu’aucun des acteurs  représentatifs ne manquent aux réunions décisives présidées par l’ambassadeur.

Il est aussi souhaitable de formaliser le fonctionnement du plan Ecole. Ainsi, chacun pourra comprendre et mieux participer aux mécanismes démocratiques qui aboutissent à la prise de décision ultime par l’ambassadeur en matière éducative.

Pour lancer le plan Ecole, Maurice Gourdault-Montagne avait avec raison ouvert les réunions de la Résidence à toutes les bonnes volontés afin de créer une dynamique. L’initiative de Bernard Emié traduit que la mise en œuvre du plan est parvenue à maturité et qu’il est désormais judicieux de professionnaliser la nature des débats à la Résidence. Les enjeux auxquels nous sommes confrontés justifient pleinement son approche.

Alain Sibiril, consul honoraire a Plymouth, décoré du Mérite

De gauche à droite : Alain Sibiril (consul honoraire de Plymouth), Claude Deburaux-Rapport (consul honoraire de Cardiff), Edouard Braine (consul général), Maurice Gourdault-Montagne (ambassadeur de France), Olivier Cadic (conseiller élu AFE), Annie Burnside (consul honoraire de Bristol), Odile Blanchette (consul honoraire de Guernesey), Jeremy Burton (consul honoraire de Leeds)

Il y a encore peu, si vous aviez demandé à Alain Sibiril s’il avait le Mérite, il vous aurait répondu : le mérite de quoi ? Vous avez compris que l’homme ne court pas après les honneurs. Le président de la République a néanmoins décidé de le nommer chevalier de l’Ordre national du Mérite. Il est revenu à notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne, quelques jours avant de prendre ses fonctions à Berlin, d’accrocher un ruban bleu sur veston de ce Breton qui a débarqué à Plymouth au milieu des années 70 .

Depuis, Alain Sibiril n’a pas quitté le port anglais et il devenu un professionnel réputé dans l’affrètement et le transport maritime, mais aussi un artisan inlassable du dialogue entre la Royal Navy et la Marine nationale. Il fait « honneur aux Bretons et à la Bretagne, complimente Gourdault-Montagne, en montrant un goût pour l’expatriation, un amour pour tout ce qui touche à la mer et un dévouement exceptionnel. » C’est à l’évidence ce dernier aspect de sa personnalité qui a conduit Alain Sibiril aux fonctions de consul honoraire dès 1995 (lire aussi : « Deux Français du Royaume-Uni promus dans l’ordre national du Mérite » du 16 mai 2010).

Ils sont 21 consuls honoraires au Royaume-Uni et bon nombre d’entre-eux étaient présents à la Résidence de l’ambassadeur, venus de Leeds, Cardiff, Bristol ou Guernesey. La remise du ruban était une belle occasion pour se retrouver entre amis. C’est le mot juste pour Alain Sibiril expliquant que « cette amitié qui nous unis et cette bonne entente qui règne entre les consuls honoraires a contribué à l’évolution de la fonction pour le bénéfice de la communauté française du Royaume-Uni. »

Rappelons qu’ils ne sont pas des diplomates professionnels, mais des bénévoles qui assument un lien de proximité avec leurs compatriotes, sous l’autorité du consul général de Londres, Edouard Braine. Ils peuvent ainsi être habilités délivrer des procurations de vote ou remettre des passeports (lire : « La remise des passeports confiée aux consuls honoraires » du 18 novembre 2010). Dans sa région, Alain Sibiril veille ainsi sur 2000 de ses ouailles, comme dirait l’ambassadeur en précisant aussitôt qu’il faut également s’occuper des Français de passage qui demandent des services de toute nature. En effet, apporter protection et assistance à leur ressortissants, notamment auprès des autorités locales, constitue une fonction prépondérante pour les consuls honoraires.

Tout en décorant Alain Sibiril, Maurice Gourdault-Montagne a tenu à rendre hommage à tous ces consuls, « antennes avancées dans leurs propres villes », si indispensables au dispositif consulaire et chapeautés par Edouard Braine. Je n’ai pas manqué l’occasion de m’entretenir avec chacun d’eux.

J’adresse mes plus vives félicitations à Alain Sibiril pour le temps et les efforts qu’il accorde si généreusement aux autres.

Au revoir monsieur l’ambassadeur

Maurice Gourdault-Montagne quitte Londres pour Berlin

Comme le veut la tradition, notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne a organisé une dernière réception «to say farewell» ce mercredi 16 février 2011. La soirée n’aura laissé personne insensible : chacun aura eu droit à son moment de préséance auprès de Maurice Gourdault-Montagne pour lui dire au revoir, évoquer quelques souvenirs et bien souvent le remercier.

Ainsi, entrepreneurs, banquiers, artistes, créateurs, diplomates ou de nombreux britanniques se sont succédés en une ronde ininterrompue et éclectique pendant plus de quatre heures auprès de notre ambassadeur français à Londres, appelé aux mêmes fonctions à Berlin.

La présence de représentants d’associations caritatives témoignaient que Maurice Gourdault-Montagne avait clairement fait plus que son travail diplomatique. Un petit encouragement par-ci, un petit diner de charité par-là, une chaine de petites attentions qui, mises bout à bout, génèrent un flux continu au service du progrès humain. En trinquant avec Selwyn Image, fondateur d’Emmaus UK, je réalisais combien l’action de l’ambassadeur avait été apprécié par le monde associatif.

Je me cantonnerai donc à mon propre registre et certains faits ne sont pas prêts de s’estomper de ma mémoire, comme le jour où Maurice Gourdault-Montagne acceptait mon idée de lancer un plan Ecole, alors qu’il recevait pour la première fois les élus. Il a ensuite assumé le leadership du plan et créé l’élan collectif conduisant cette initiative à devenir un exemple aux yeux des autres pays. Les chiffres sont éloquents puisque près de 500 places ont été créées en trois ans et que 700 élèves pourront bientôt intégrer le futur collège français à Londres (objectif 1 du plan). Par ailleurs, près de 2 000 enfants de 5 à 16 ans fréquentent nos 39 petites écoles Flam (français langue maternelle) qui se multiplient sans discontinuer dans tout le Royaume-Uni (objectif n°3 du plan Ecole). Enfin, l’ambassadeur a soutenu l’idée du développement du bilinguisme dans les écoles britanniques, notamment en faveur des 70% d’écoliers français non scolarisés dans le réseau éducatif de l’AEFE (objectif n°2 du plan Ecole).

De gauche à droite : Quitterie Jarosson, présidente de l’APE de l’Ile aux Enfants, Jane Burton et Selwyn Image, fondateur d’Emmaus UK et Olivier Cadic.

Je retiens aussi son action de soutien auprès des grandes entreprises françaises établies localement afin de soutenir notre commerce extérieur. Mais il témoignait aussi d’une vive affection pour les entrepreneurs. Aussi, je finirai par une anecdote qui eu lieu un 14 juillet, lors d’une réception à la Résidence de l’ambassadeur. Frédéric, dynamique représentant des laiteries françaises établi au Royaume-Uni, tenait un stand et faisait l’article de ses fromages devant un aréopage d’acheteurs britanniques de la grande distribution. Survint Maurice Gourdault-Montagne qui n’hésita pas à leur vanter la qualité de notre production hexagonale. Frédéric me raconta ensuite combien cet appui lui valut la considération de ses clients. Depuis Roblochon, Comté et autres spécialités fromagères se répandent dans les rayons des supermarchés anglais pour notre plus grand bonheur et celui de nos laiteries nationales.

J’ai eu le privilège d’un entretien individuel avec l’ambassadeur, un mois plus tôt pour évoquer différents dossiers. J’ai tenu à lui exprimer un message d’affection et de gratitude de la part de notre communauté à la fin de notre échange. Avec sa chaleur coutumière, il m’a confié combien il avait été heureux d’accomplir sa mission durant ces trois ans et trois mois auprès de nous tous. Une chose est sûre : ce bonheur était partagé.

Bonne continuation, monsieur l’ambassadeur.

Vous trouverez ci-joint la lettre adressée aux invités (Letter from the French Ambassador_1st Feb2011).

Kentish Town (21) : Inauguration du toit du futur collège français

Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, encadré de Jean-Pierre Mustier, trustee du FEPT (à gauche) et Arnaud Vaissié, président du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) et trustee du FEPT (à droite).

Maurice Gourdault-Montagne l’assure : « le projet de Collège Français Bilingue de Londres est le succès le plus visible du plan Ecole et la réalisation la plus attendue. » Rappeler que nous n’avions « pas créé de nouveau collège à Londres depuis 1915 » est pour l’ambassadeur de France au Royaume-Uni l’occasion de saluer le volontarisme de tous les protagonistes du plan.

L’idée de créer cette nouvelle école à Londres n’était pas acquise d’avance et il a fallu concevoir « une situation inédite de partenariat entre les services de l’Etat et le secteur privé au service de la communauté française« , souligne-t-il ce 11 février 2011, jour de l’inauguration du toit du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL). Les trois trustees de FEPT Arnaud Vaissié, également président du CFBL, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, instigateurs de l’événement, entouraient l’Ambassadeur et manifestaient leur approbation.

Rappelons que le French Education Property Trust Limited (FEPT), organisme à but non lucratif de droit anglais, a non seulement emprunté la somme destinée à financer les travaux de l’école, avec une garantie totale de l’Etat pour faire baisser les taux d’intérêt et par conséquent les frais de scolarité mais aussi bénéficié d’une levée de fonds auprès des grandes entreprises qui a déjà rassemblé plus de 3 millions de livres. (lire : « Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée ! » du 27 avril 2010)

Beaucoup d’intervenants au plan Ecole étaient venus savourer l’avancée des travaux à Kentish Town. Une belle matinée néanmoins assombrie par le départ imminent de Maurice Gourdault-Montagne. Il poursuivra son métier de diplomate à Berlin où tous nos vœux l’accompagnent.

Maurice Gourdault-Montagne apporte sa touche personnelle à la construction de l'ouvrage.

Son implication a été déterminante pour la mobilisation du Trust de l’ambassade afin de financer les phases d’amorçage : paiement de l’acompte d’un million de livres pour l’acquisition du site de Kentish Town et recrutement de Frédéric de la Borderie (lire : « Kentish Town (8) : C’est fait ! Merci monsieur l’ambassadeur ! » du 15 décembre 2009).

Lors du conseil d’administration de l’Anefe au Sénat, en septembre 2010, j’ai reçu les félicitations du ministère du Budget pour la qualité du travail réalisé à Londres afin d’obtenir la garantie de l’Etat.

J’avais transmis ces compliments à Frédéric de la Borderie lors de la dernière réunion du plan écoles du 9/12/2010 à l’ambassade. J’avais également remercié Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce, pour avoir trouvé les moyens de mobiliser les grandes entreprises et du temps pour animer la concrétisation du projet.

Je ne peux manquer de saluer aussi Jean-Pierre Mustier, une personnalité discrète qui nous a apporté ses grandes compétences pour négocier l’emprunt bancaire et le contrat de prêt qui l’accompagne. Peu de gens savent combien nous lui devons. Et je ne saurais oublier le juriste Richard Fairbairn, déjà Trustee du Trust de l’Ambassade qui apporte un soutien fidèle et démontre son réel attachement à notre communauté.

Le site de Kentish Town est toujours dans sa phase 1, celle de la rénovation du bâtiment victorien classé : tout est en ligne avec le budget et les délais.

De gauche à droite : Karla de Montbel (CFBL), Stephanie Hess (CFBL), Anne Marchand-Collis (APE), Olivier Cadic, Camilla Zeyssolf (CFBL), Sophie Routier (CFBL), sur le chantier du futur collège, le 11 février 2011

Le FEPT porte les actifs immobiliers de la future structure (lire : « Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne » du 15 novembre 2009). Cette Charity est donc propriétaire des murs et elle n’aura d’autre revenu que les loyers perçus de la part du collège. Un bail de 25 ans a été signé afin d’apporter la stabilité nécessaire au développement de l’école. Le FEPT ne fera pas de bénéfice sur cette opération. Point crucial pour le plan Ecole : le capital immobilier ainsi constitué servira de garantie au financement des projets suivants !

Afin de maitriser la dette du pays, le gouvernement français a décidé que les opérateurs publics, dont l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ne pourraient plus emprunter au delà d’une échéance de 12 mois. La structure FEPT sera utile pour répondre aux demandes émanant des établissements AEFE de Londres.

Je me souviens aussi que toute cette histoire a commencé un beau jour de mai 2008 avec l’appel de Sophie Routier. Mandatée par le Board de l’Ile aux Enfants pour relocaliser son école menacée à court terme par un loyer exorbitant, je l’avais invitée à se joindre au plan Ecole naissant. Et puis grâce à l’implication de chacun, tout s’est déroulé comme par enchantement.

Le Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) répond aux deux priorités de l’objectif n°1 du plan Ecole, à savoir l’ouverture d’un second collège à Londres et la délocalisation de l’Ile aux Enfants, école maternelle et primaire, afin de la pérenniser.

Entouré des représentants des parents d’élèves du Board du CFBL et de l’APE (association des Parents d’élèves de l’Ile aux Enfants), je me suis dit que n’avions pas perdu notre temps depuis trois ans.

Merci aux Trustees de FEPT de nous avoir permis de nous réunir et de témoigner notre reconnaissance à monsieur l’ambassadeur.

Pour lire toutes les news sur Kentish Town.

François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple »

Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, Olivier Cadic, François Fillon, Premier ministre

En visite officielle au Royaume-Uni, les 12 et 13 janvier, François Fillon a rencontré David Cameron, Nick Clegg, ainsi que les acteurs de la City. Sa visite aura aussi été l’occasion de saluer les Français du Royaume Uni qui représentent, par leur nombre, la première communauté française expatriée au monde.

Comme tous ceux qui ont fait leur valise, sous l’effet d’une impérieuse nécessité, j’ai beaucoup apprécié d’entendre la voix de France en la personne de François Fillon déclarer qu’il est « inutile d’occulter que certains de nos compatriotes se sont installés en Grande-Bretagne parce qu’ils avaient le sentiment qu’ils n’auraient pas dans notre pays les mêmes moyens pour réaliser leurs aspirations. Ils ont quitté une France qui se reposait beaucoup sur le souvenir d’une grandeur acquise ; qui retardait le moment de regarder en face la réalité du monde. Une France qui négligeait de mesurer ses forces et ses faiblesses et souvent d’engager les réformes nécessaires. »

François Fillon se démarque, car il ne déplore aucun exode. Au contraire, à travers nous, les expatriés, nos initiatives, nos ambitions, il juge que la « France projette ses forces. Elle projette aussi une image, une image d’ouverture, une image de dynamisme, une image de diversité et donc vous contribuez autant à la richesse de la Grande Bretagne qu’à celle de notre pays. » Que dire de plus ?

Parce que l’expatriation est avant tout un acte de courage, le Premier ministre a tenu à saluer notre travail d’élus à l’Assemblée des Français de l’étranger, associé à celui du consul général, Edouard Braine, en faveur de l’insertion de jeunes français en quête d’emploi et d’intégration au Royaume Uni, en faisant même mention des « Oubliés de Saint-Pancras » pour saluer l’action « originale et novatrice » du centre Charles Peguy.

La suite du discours nous permet d’apprécier sa parfaite connaissance de notre communauté : « Au fond, de l’innovation qui caractérise les Français au Royaume Uni, peut être que l’un des meilleurs exemples c’est l’effort collectif qui inspire le « plan école ». Toutes les composantes de la communauté française, soutenues par vos élus du Sénat, de l’Assemblée des Français de l’Etranger s’y sont associées pour développer l’offre scolaire. » Lorsque le Premier ministre a prononcé ces mots, l’ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne et moi avons échangé un long regard complice et satisfait. Mes pensées sont allées immédiatement à Michel Monsauret, précédent conseiller culturel adjoint, co-fondateur du plan Ecole et aux sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand qui se sont investis dès le premier jour pour sa réussite.

Toutes les parties prenantes au plan école apprécieront les félicitations reçues pour leur « intelligence de promouvoir ce partenariat public-privé novateur » afin de financer de nouvelles places dans l’enseignement public français et qui va « « se concrétiser par la prochaine ouverture du CFBL, un collège de 700 places à Londres, première étape d’une opération qui connaîtra, j’en suis sûr, d’autres développements en Grande-Bretagne », nous dit François Fillon. Ce mode opératoire pourrait être « un exemple pour d’autres pays dans lesquels j’espère que votre initiative sera imitée », nous ravit le Premier ministre.
Il a ainsi justifié notre logique en rupture avec l’idée que le financement de l’enseignement français à l’étranger doit reposer essentiellement sur le contribuable français.

En ma qualité d’administrateur de l’AEFE, je ne pouvais que me réjouir d’entendre le chef du gouvernement vanter « la qualité exceptionnelle de l’enseignement » au lycée Charles de Gaulle. Le proviseur, Bernard Vasseur, les cadres du lycée et les représentants des enseignants étaient présents. Tous ceux qui contribuent au bon fonctionnement du lycée français peuvent être fiers de cette juste reconnaissance de leur travail.

François Fillon a également cité la Fédération des Associations françaises de Grande-Bretagne reconnue comme un « partenaire précieux de l’action de l’Etat » et honoré avec émotion les représentants des anciens combattants et ceux de la France Libre qui « furent les témoins et les acteurs de l’épopée du général de Gaulle. »

Auprès de la communauté française, le Premier ministre a tenu à développer sa politique économique. Après un bilan de ses trois années de modernisation de la France, il a estimé qu’une croissance à hauteur de 2% était à notre portée en 2011. Pour s’en convaincre, il a annoncé que 35 milliards d’euros seraient injectés pour soutenir les projets d’avenir des universités, des centres de recherche ou de l’industrie. En parallèle, les efforts du gouvernement porteront sur l’insertion professionnelle des Jeunes. Par ailleurs, le travail de réforme en 2011 visera surtout la fiscalité du patrimoine et le financement de la dépendance des personnes.

Pour conclure, François Fillon a touché le cœur de chacun d’entre nous en estimant que « chaque Français a la même valeur, mais enfin ceux qui sont à l’étranger jouent pour le rayonnement de notre pays un rôle qui est absolument indispensable. Et nous devons tout faire pour vous encourager, vous aider dans l’entreprise qui est la vôtre. En tout cas votre communauté donne l’exemple. »

Voir plusieurs discours en vidéo de la visite de François Fillon au Royaume-Uni (12 et 13 janvier 2011)

Texte du discours_du_Premier_ministre_devant_la_Communaute_francaise_de_Londres (13 janv 2011)

Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011

Madame, Monsieur, chers compatriotes,

Je souhaite que 2011 vous apporte une santé rayonnante, qu’elle accomplisse vos espoirs, tout en vous réservant d’heureuses surprises…

Dès son arrivée à Londres, fin 2009, le Consul Général Edouard Braine s’est engagé en faveur de nos jeunes compatriotes venus au Royaume-Uni à la recherche d’un premier emploi. Il les a baptisé les « Oubliés de Saint -Pancras ». Edouard Braine a exaucé le vœu que j’exprimais l’an dernier et réuni une équipe motivée pour créer un Plan Emploi. Il a mobilisé les énergies et trouvé les ressources destinées à garantir la survie du Centre Charles Péguy (CCP), qui permet à environ 650 jeunes compatriotes de trouver chaque année un emploi au Royaume-Uni ! Désormais, le premier objectif du Plan Emploi est d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an. Le second objectif est de créer un « RER transmanche », reliant Calais-Frethun à Ashford. Permettre l’éclosion d’une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers, désenclaver le Nord-Pas-de-Calais, offrir de nouvelles perspectives pour les entreprises des Français du Kent justifient cette ambition. Je forme le vœu que sous la conduite de notre Consul Général, ce Plan Emploi aboutisse et contribue à la réduction du chômage en France.

Avec l’emploi, l’essentiel de mes efforts se porte sur l’éducation. Ma conviction est que nous devons démocratiser l’accès à l’enseignement français au Royaume-Uni tout en favorisant le bilinguisme dans les écoles anglaises. Depuis trois ans, Maurice Gourdault-Montagne, Ambassadeur de France au Royaume-Uni, conduit remarquablement un Plan Ecole en y associant les représentants de notre communauté scolaire et les élus. Notre objectif premier vise à accroitre de 500 places par an la capacité d’accueil de l’enseignement français au Royaume-Uni. Nous avons déjà créé près de 500 nouvelles places depuis le lancement du Plan Ecole.

Afin de créer de nouvelles écoles sans peser sur nos finances publiques, le Plan Ecole a décidé la création d’un Trust à vocation immobilière. Avec le soutien du Sénateur André Ferrand, nous avons obtenu la garantie de l’Etat afin de diminuer le coût d’emprunt finançant l’acquisition d’un premier bâtiment. L’ouverture en septembre du collège français bilingue de Londres (CFBL) couronnera les efforts des acteurs du Plan Ecole.

Tous ces succès ne me font pas oublier que l’inflation à deux chiffres des frais de scolarité du lycée Charles de Gaulle menace la mission de continuité du service public de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Je forme le vœu que nous parvenions à plus de transparence sur les coûts et je prendrai l’initiative d’organiser un grand débat sur ce sujet en mai prochain.

Les 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni scolarisés dans le système éducatif local ne sont pas oubliés. Cette année, le Gouvernement va publier un décret instituant un « label France« . C’est l’outil dont nous avions besoin pour favoriser le développement du bilinguisme dans les écoles britanniques, objectif n°2 du Plan Ecole.

Notre dynamisme doit beaucoup à l’engagement des parents d’élèves. A Londres, leurs opérations de levées de fonds ont apportés en quelques années plus d’un million de livres sterling au profit du lycée Charles de Gaulle. Dans le cadre du programme Français Langue Maternelle (Flam), partout dans le Royaume-Uni, ils ouvrent des petites écoles du samedi qui familiarisent les plus petits à la langue française. Nous comptons désormais 39 écoles de ce genre contre 28 l’an dernier ! Invité en 2010 par leurs directrices (à Bristol, Canterbury, Colchester, Dartford, Leeds, Maidstone…), j’ai ressenti à chaque fois la même passion et le même amour pour ces 2 000 enfants aujourd’hui concernés par le programme Flam, la plupart binationaux. Je souhaite que cet élan formidable s’amplifie, d’autant que notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a permis le financement d’une méthode novatrice d’apprentissage du français spécifique aux plus jeunes. Tous ces progrès n’auraient pu se concrétiser sans l’action formidable du Service Culturel conduit par notre nouveau Conseiller Culturel Laurent Burin des Roziers.

Je poursuivrai aussi mon action pour que le Ministère dégage un budget pour moderniser le standard du consulat de Londres afin d’améliorer l’accueil téléphonique. Car comme le souhaitent Edouard Braine et les agents du consulat, tout doit être mis en œuvre pour ne pas rebuter nos compatriotes lorsqu’ils cherchent à entrer en contact avec leur administration. Ils ont d’ailleurs mené une action exemplaire en 2010 afin que le consulat soit enfin conforme aux exigences britanniques d’accessibilité au public.

2011 précédera une année historique pour les Français de l’étranger. L’an prochain, pour la première fois, vous aurez l’occasion d’élire un député représentant les Français du Royaume-Uni et d’Europe du Nord. Edouard Braine a initié une démarche de mise à jour de la liste électorale qui devrait aboutir à radier prochainement 15000 noms. Je vous invite à vérifier votre situation électorale au cours de l’année.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux,

Olivier Cadic
Canterbury, le dimanche 9 janvier 2011

Pour télécharger ce texte en pdf : Voeux à la communauté du RU 2011

Photo Flickr de Mooi

Longue vie à French Radio London (FRL)

C’est une heureuse nouvelle pour notre communauté : mercredi 17 novembre , à midi pile, French Radio London est née ! Une radio 100% francophone et généraliste fondée par Pascal Grierson (CEO).

Vous pouvez dès à présent écouter ses émissions en direct de la « Vallée des Grenouilles », charrie The Independent, autrement dit South Kensington, l’épicentre de la population française de Londres.

J’ai eu le plaisir d’assister au lancement officiel de FRL, depuis la résidence de l’ambassadeur à Londres, en présence d’illustres représentants de notre communauté dont le sympathique et talentueux chanteur Laurent Voulzy qui réside dans le sud de l’Angleterre.

« Un lien entre tous ceux qui ont le français en partage », a joliment résumé Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni, souhaitant une audience étendue aux nombreux Britanniques francophiles.

Je félicite tout particulièrement Pascal Grierson qui encadre déjà une vingtaine de personnes et Thierry de Panafieu, directeur financier, qui a exprimé sa vive reconnaissance aux investisseurs qui ont permis à cette aventure d’éclore.

A la faveur de son lancement, la Radio organise une grande étude statistique pour connaître les goûts musicaux et les centres d’intérêts de ses auditeurs : cliquez ici.

Pour écouter French Radio London (diffusion 24h/24 sur le Grand Londres ou depuis son site Internet)


Discours de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni

Bernard Masson devient officier de l’Ordre national du mérite

A mes côtés, Bernard Masson et son épouse

Le 20 juillet dernier, Bernard Masson a été décoré de l’Ordre national du Mérite par Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni, qui lui a d’emblée rendu ce bel hommage : «Bernard Masson, vous êtes un professionnel de relation franco-britannique, tandis que nous, autour de vous, nous sommes amateurs.»

Déjà chevalier de la Légion d’honneur, Bernard compte bien des distinctions, mais il se souviendra toujours d’avoir reçu cette rosette du Mérite l’année même où sa mère fête ses cent ans et au moment où l’on célèbre le 70ème anniversaire de l’Appel du général de Gaulle dans la capitale britannique.

Depuis cinquante ans, Bernard Masson se distingue sur tous les fronts de l’entraide et de la solidarité. Aussi soucieux de faciliter les exportations françaises que l’accueil des jeunes Français qui débarquent à Londres avec leur sac à dos, cet homme est impliqué auprès de multiples associations, toutes ravies de compter un membre aussi énergique et opiniâtre pour les causes qu’il défend.

Son sens du bien commun et sa fibre patriotique s’illustrent dès 1957 lorsqu’il s’engage comme aspirant en Algérie. Dans le domaine militaire, on lui doit d’avoir réuni, en 1979, les officiers et des sous-officiers de réserve sur le sol anglais et de co-présider aujourd’hui une association des mutilés et anciens combattants.

Pour notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, l’Ordre national du Mérite fondé par le général de Gaulle nous relie à l’idéal chevaleresque, si propre à l’esprit français. Le dévouement désintéressé de Bernard Masson au service de la relation franco-britannique en font un digne officier de l’Ordre.

Discours de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France (20.07.2010 à Londres)

Discours de Bernard Masson, décoré de l’Ordre national du Mérite (20.07.2010, à Londres)

Un Bastille Day tout à souhait !

Caroline Sivilia, directrice de London Macadam, organisateur du Bastille Day, avait promis un « Paris à la folie ». Ce jour de fête a commencé avec un soleil de folie qui a inondé le parc de Battersea, où près de dix mille visiteurs ont déambulé entre stands gastronomiques et attractions foraines. Éblouissant également, le numéro des danseuses du Lido. De superbes filles en robe rouge ont emballé toute l’assistance et rappelé que Paris était à l’époque du French Cancan la capitale des arts, des spectacles et de la frivolité.

Valérie Robin, Edouard Braine et Olivier Cadic

Notre consul Edouard Braine était présent, dès l’ouverture, pour couper le ruban marquant le lancement de la 2ème édition du Bastille Day. Avec beaucoup d’humour, il m’a confié que l’an prochain, il délaisserait volontiers le coté officiel et son costume au profit des espadrilles et du canotier pour mieux se fondre dans la foule. Nous avons alors entrepris une escapade culinaire sur le stand de Raymond Blanc, un chef de renommée mondiale. Il est le propriétaire du Manoir aux Quat ‘Saisons à Oxford qui possède deux étoiles au guide Michelin. Sa seule présence illustre une vision généreuse et non-élitiste de son art.

Parfaitement à l’aise entre concours de pétanque, valse musette ou pêche miraculeuse, on pouvait croiser notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne qui a serré bien des mains.

En fin de journée, ce fût un plaisir de saluer Thomas Castaignède sur le stand d’un autre international de rugby, Serge Betsen, représentant sa propre « Academy » qui aide les enfants du Cameroun en utilisant le rugby comme outil d’insertion. Tous deux incarnent l’esprit du rugby français dont on apprécie l’excellence, notamment en comparaison d’un autre sport au ballon plus rond…

Caroline Sivilia était ravie que de nombreux Britanniques soient venus découvrir tout ce qui rend les Français si atypiques. A n’en pas douter, son talent d’organisatrice contribue à cette « french touch » qu’ils apprécient tant.

Crédit photo OC

Samedi 10 juillet, tous au bal populaire de la Fédération des associations !

Quel plaisir, cette année encore, de pouvoir nous retrouver dans la cour du Lycée Charles de Gaulle pour célébrer la fête nationale.

Ce grand bal populaire est organisé par la Fédération des associations françaises en Grande Bretagne (FAFGB) et les bénéfices seront consacrés cette année à soutenir l’action du centre Charles Péguy.

Une belle occasion de saluer Carole Rogers, nouvelle présidente de la Fédération qui fait preuve d’une grande abnégation au service des 70 associations membres de son organisation, créée en 1942. Cela permettra aussi d’encourager et de remercier tous les bénévoles du comité d’organisation qui mettent un cœur énorme pour préparer cette manifestation.

L’événement se tiendra sous le haut patronage de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France.

Vous êtes tous invités à participer et réserver votre place directement sur le site de la FAFGB.

Ci-joint l’affiche du bal du samedi 10 juillet 2010

Photo Flickr de aarrkk’s photostream

« Libres Français de Londres », un film exceptionnel »

Le 17 juin 1940, leur vie bascule. Ils viennent d’entendre cette phrase fatidique à la radio : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui : il faut cesser le combat. » Insupportable. Insupportable oui, mais pas désespérant. Dès lors, certains Français, qu’ils soient militaires, intellectuels, scientifiques ou étudiants n’ont plus qu’une seule idée en tête : comment rallier l’Angleterre ?

C’est leur histoire que relate le documentaire « Libres Français de Londres », réalisé par Timothy Miller et produit par Fabienne Servan Schreiber que j’ai eu l’honneur de voir à l’Institut Français, ce mardi 15 au soir, invité par sa directrice Laurence Auer, en présence de Maurice Gourdault-Montagne, l’ambassadeur de France, de Edouard Braine, le consul général de France et de nombreux représentants de la communauté française à Londres.

Basé sur un travail d’archives colossal, le film de Timothy Miller mérite un écho particulier au milieu de tous les événements  commémorant le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin. En effet, ces Français libres de la première heure partagent leurs souvenirs avec humilité et esprit et racontent que, désargentés, leur repas ou leurs bières étaient toujours offerts par des anonymes Britanniques.

Angoisse, privation, humiliation, tout s’est effacé, le jour du défilé du 14 juillet 1941 lorsque les Britanniques ont fait flotter le drapeau français sur Westminster.

« Nous sommes tissés de l’étoffe dont sont faits nos rêves », écrivait Shakespeare. Avec des bouts de ficelle, Britanniques et Français ont tissé le plus beau des patchwork au nom de la Liberté.

Je vous encourage à venir, à l’Institut, pour suivre le programme consacré à ces héros qui ont ajouté le prix de l’exil, loin de leur patrie et de leurs proches, au risque de perdre leur vie en luttant aux côtés des Alliés.

Des conférences sont organisées avec la participation de Français libres : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac.

Programme des conférences sur De Gaulle et la Résistance à l’Institut Français

Présentation du film « Libres Français de Londres » sur le site de l’Institut Français

Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG

« Le 18 juin 1940, c’est la date du renouveau de notre patrie, c’est le premier jour de la refondation de la France par la grâce d’un homme qui a su désobéir pour sauver l’honneur de notre pays« .

Il n’est pas commun d’entendre un éloge de la désobéissance dans le hall d’un Lycée, à fortiori de la part un haut fonctionnaire : Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur de France. Mais il s’agit du lycée Charles de Gaulle à Londres ! Unique, il le sera davantage par l’exposition permanente d’objets et de documents évoquant la Résistance en son sein.

Pour lancer les célébrations du 70ème anniversaire de l’appel du Général, l’établissement inaugurait, ce 11 juin, deux vitrines de souvenirs, ainsi que deux bornes interactives pour  retracer la vie du Général en attendant de nouveaux contenus, car « le souvenir c’est vivant, c’est un patrimoine de l’âme et de l’esprit », ponctue l’ambassadeur.

Son discours a été prolongé par quelques mots de Roger Nordmann, résistant de la première heure, venu poursuivre le combat à Londres avant même de savoir qu’il existait un général français sur place ! Après deux ans de combat au milieu du désert, il débarquera le 16 aout 44 en Provence, avec la 1ère Division française libre.

Pour conclure, la chorale du lycée français a soulevé l’émotion générale en entonnant la Marseillaise, puis le Chant des partisans.

Je tiens à rendre hommage aux représentants des associations d’anciens combattants et, en particulier, à Brigitte Williams, qui représente la fondation de la France Libre à Londres, pour leur travail de constitution des vitrines.

Depuis des années, à la faveur de nos réunions annuelles consacrées aux anciens combattants autour du consul, nous réitérions inlassablement notre vœu de création de vitrines du souvenir au pied du buste du général de Gaulle dans l’entrée du lycée.

Début janvier 2009, Brigitte Williams m’annonçait que, soutenu par notre ambassadeur, le proviseur Bernard Vasseur donnait son accord pour mettre en œuvre cette idée.

Pour tous ceux qui ont désiré et concrétisé ce travail de mémoire, l’émotion partagée par les Jeunes et les Anciens ce vendredi 11 juin 2010 a constitué une belle récompense.

Nombre d’entre-eux seront présents le 18 juin prochain pour accueillir Nicolas Sarkozy à Londres. Le président ne manquera pas d’exprimer toute notre reconnaissance envers les Britanniques et de saluer l’amitié de nos deux nations scellée par l’épreuve commune.

Photo et video : OC

Plan Ecole (17) : Evaluation des progrès et cap vers les Académies

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. L’engagement personnel de notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus.

Lors du lancement du Plan-école, j’avais pris l’engagement d’inviter les Français du Royaume-Uni, chaque année à la même date, pour évaluer ensemble les progrès réalisés. Pour la 3ème fois, l’UFE GB a donc organisé cette réunion au ciné-lumière de l’Institut français ce lundi 7 juin 2010.

Vous trouverez ci-dessous les slides que j’ai présentés lors de la réunion et le tableau de bord permettant d’établir le nombre de classes et de places par école française au Royaume-Uni.

Michel Monsauret, attaché de coopération éducative en charge du Plan Ecole pour l’Ambassade de France au Royaume-Uni était présent à mes cotés pour répondre en toute franchise et sans langue de bois aux questions de l’assistance.

Il a rappelé le projet « phare » : la nouvelle école française de Kentish Town qui prévoit 700 places de la maternelle à la 3ème., un projet pédagogique fondé sur le bilinguisme, l’EPS, les arts plastiques et la musique. C’est aussi un montage financier, juridique et pédagogique original et reproductible.

Mais il faut aussi penser à la suite et envisager la création d’un lycée et la mise en place de coopérations avec les établissements anglais.

La problématique dépasse la région londonienne et se décline sur deux actions principales :

–           l’aide au développement des écoles du programme FLAM

–           l’aide au développement des sections bilingues au sein des établissements anglais.

Michel Monsauret a relevé une opportunité à saisir : les « academies ». Ces établissements sont autonomes et décident eux-mêmes de leurs programmes. Ils peuvent y intégrer des enseignements français de type « DNL » (Discipline non linguistique). Ils peuvent aussi investir dans des projets franco-anglais dans des zones d’intérêt commun.

Sa stratégie est de  mobiliser les communautés françaises sur tout le territoire, les Français, les francophones, les élus, les parents d’élèves et les entreprises françaises pour l’aider à convaincre les « academies » de mettre en place des sections bilingues anglais-français.

De nombreuses questions des participants ont porté sur l’accessibilité aux universités britanniques à l’issue d’un parcours dans l’enseignement français.

Une voix était présente pour rappeler le désarroi des parents qui ne trouvaient pas de place dans l’enseignement français à Londres. Une maman de deux enfants de 5 et 7 ans prend sur son temps personnel en plus du temps professionnel pour que ses enfants suivent des cours du CNED. Nous avons salué cet engagement personnel.

C’est tout le sens du Plan-Ecole de vouloir prendre en compte les 70% d’enfants français à l’étranger qui ne peuvent accéder d’une manière ou d’une autre à une forme d’enseignement français.

Merci à tous les participants d’avoir pris sur leur temps pour partager les progrès du plan-écoles et avoir nourri notre réflexion afin de nous permettre de poursuivre notre action.

Ci-joint le tableau de bord effectif 2009-2010 du Plan Ecole pour le Royaume-Uni (7 juin 2010)

Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement

Notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a une nouvelle fois réuni aujourd’hui les membres du Plan-Ecole à la Résidence.

Le conseil d’administration de l’AEFE se tenant au même moment à Paris, Carole Rogers m’a représenté à cette réunion. Après l’introduction de l’ambassadeur, Carole a lu le texte que j’avais préparé (voir ci-dessous).

Il était destiné à exprimer mes observations sur les progrès manifestes du Plan-Ecole au Royaume-Uni et à demander la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat.

Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni m’a appelé pour m’informer de l’accueil favorable fait à ma demande lors de cette réunion.

Cette initiative nous permettra de définir des indicateurs pertinents en nous fondant sur les données statistiques recueillies dans les établissements scolaires et au consulat.

Le recours systématique à ces indicateurs devrait améliorer notre capacité à anticiper sur les attentes des Français vivant Outre-Manche en matière d’enseignement.

Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous prie de bien vouloir excuser mon absence liée à la tenue, ce jour, du conseil d’administration de l’AEFE à Paris.

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. Je suis heureux et reconnaissant de l’écoute et du soutien du sénateur Ferrand, président de l’Anefe pour obtenir la garantie de l’Etat au prêt accordé pour financer le site de Kentish Town.

L’ouverture annoncée de Kentish Town en septembre 2011 est une avancée significative pour atteindre le premier objectif du Plan. Cette réussite est modélisable et reproductible. Il faut dès à présent envisager la suite.

De nouvelles initiatives pour ouvrir des classes de primaire émanant de structures privées apparaissent. Le nombre de places de collège risque d’être encore insuffisant pour répondre à la demande. Certains évoquent aussi la nécessité impérieuse de création de structures de type lycée.

Le développement de partenariats avec les établissements britanniques qui pourront déboucher tant sur le Bac International que sur des certifications technologiques est une piste que nous ne pouvons ignorer.

La définition des objectifs initiaux du Plan-Ecole s’appuyaient sur des données statistiques. Il faut systématiser le recours aux indicateurs pour permettre une prise de décision éclairée.

Je demande la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat pour anticiper sur les besoins.

Les questions abordées par les groupes de travail sur les frais d’écolage et la gestion de la carte scolaire n’ont pas apporté de réponses mais multiplié les pistes de réflexion.

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative. La création d’une « Commission permanente » a été décidée pour assurer un fonctionnement plus démocratique, renforcer la concertation et définir les orientations budgétaires. J’attends de cette Commission permanente des décisions de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité.

Je défends cette démarche, ce jour, auprès du conseil d’administration de l’AEFE afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer du nouveau fonctionnement du lycée Charles de Gaulle à Londres.

La communauté française doit aussi se mobiliser au-delà de Londres dans l’atteinte de l’objectif 2 du Plan-Ecole qui est la meilleure réponse au besoin de scolarisation des familles en dehors de Londres. Nous devons imposer un label France.

Monsieur l’Ambassadeur, votre engagement personnel dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus. Je me tiens à la disposition des services culturels pour les assister dans cette démarche.

Enfin, je souhaite saluer l’engagement renouvelé de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui contribue cette année à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français en faveur des 1,300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Photo Flickr de Vasta

Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !

André Ferrand, sénateur des Français hors de France et président de l'Anefe

Je viens de recevoir un très plaisant coup de fil du sénateur André Ferrand. Après en avoir informé notre ambassadeur, il s’est réjoui avec moi de l’avis favorable rendu aujourd’hui par la commission interministérielle au sujet de la garantie de l’Etat du prêt de 25M£ sur 25 ans pour la future école de Kentish Town.

L’ultime étape a été franchie avec succès après que l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) ait précédemment donné son aval en début d’année.

Cette décision vient couronner un projet porté par notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, afin qu’un second collège français puisse ouvrir ses portes dans les meilleures conditions, en septembre 2011.

Toute la communauté française peut se féliciter de cette garantie pour l’acquisition et la rénovation du bâtiment de l’école, car elle induira des conditions bancaires très avantageuses dont profiteront les parents d’élèves, en premier lieu.

L’arrêté devrait être publié sous quinzaine au Journal officiel.

Lire aussi : « Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril » du 29 mars 2010

Crédit Photo : FG