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Mon Infolettre n°20 de novembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°20 qui liste les articles publiés au cours de cette rentrée 2013, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

La formule du candidat Hollande « le changement, c’est maintenant » se traduit désormais par « Yes, we tax ! ». Des non-résidents ayant fait le choix d’investir dans l’immobilier locatif en France m’ont confié qu’ils sont contraints de se séparer de leur bien en raison de la CSG de 15,5% qui leur est réclamée. Cet automne, les impôts et taxes pleuvent en France de toute part. La Bretagne voit rouge. « Le pays semble ne plus rien attendre du gouvernement » tranche un éditorial du Monde.

La Cour des comptes critique l’organisation de nos consulats à l’étranger et suggère des nouvelles recettes… fiscales. Il est envisagé de facturer une partie du coût du réseau consulaire aux Français établis hors de France sous la forme d’un tarif surtaxé de délivrance des passeports. Les cartes nationales d’identité pourraient ne plus être délivrées en dehors de l’espace Schengen afin de contraindre nos ressortissants à payer un passeport.

Comme le reconnaît la Cour des Comptes, l’organisation de notre réseau consulaire semble obsolète. Donc le budget de l’action extérieure de l’Etat pour 2014 est inadapté. Meyer Habib, député UDI des Français de l’étranger ne le votera pas. A titre d’exemple, le député fait valoir que le Quai d’Orsay prévoit l’embauche de 75 fonctionnaires pour la délivrance des visas pour touristes quand d’autres pays optent pour des systèmes de demandes automatisés. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a répondu que cela prendrait 2 ou 3 ans pour remplacer notre système informatique. Dans l’attente, le ministre envisage même de rappeler des fonctionnaires à la retraite. Le gouvernement est plus prompt à augmenter les impôts qu’à rationaliser le fonctionnement de notre administration.

Plutôt que de faire travailler quelques fonctionnaires retraités du Quai, j’aurais préféré que notre ministre affranchisse tous les retraités établis hors de France de ce pénible « certificat de vie ». Qu’ils doivent se déplacer une à plusieurs fois par an au consulat pour justifier qu’ils ne sont pas morts afin de percevoir leur pension est intolérable.

Vouloir mettre l’administration au service des hommes et non le contraire est ce qui distingue l’approche humaniste de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants). Selon un sondage BVA, cette nouvelle formation politique qui rassemble le centre droit est la plus populaire aux yeux des Français. Cette semaine Jean-Louis Borloo, Président de l’UDI achève le rassemblement de la famille centriste en signant la charte « UDI- Modem : l’Alternative ».

L’UDI m’a désigné délégué national aux Français de l’étranger. Tous ceux qui souhaitent réveiller la politique sont invités à participer au lancement du club UDI-Royaume-Uni le 11 novembre prochain à Londres.

A l’initiative de l’UFE GB, des entrepreneurs de talent se sont réunis au Tapis rouge à Paris pour aider ceux qui souhaitent exporter, investir, créer, financer ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. Je les remercie sincèrement. Le Red Carpet Day fut un succès public et médiatique qui a fait la une des Echos et du Figaro Eco!

L’UFE GB poursuit son action au service de tous en organisant un « Noël des Français de Londres » le 27/11/13 à l’Institut français. Trente lots ont déjà été réunis pour une grande tombola en faveur d’associations caritatives. Soyez nombreux à venir écouter l’écrivain Eric Simon raconter l’extraordinaire Noël 1941 des Français de Londres !

Fidèlement – Olivier Cadic

« La France est notre pays, l’Europe est notre frontière et notre destin, le monde est notre vision ! » Jean-Louis Borloo, président de l’UDI.

Accédez à l’infolettre n°20 (septembre-novembre 2013)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Cérémonies du 11 novembre : à chaque Français, son Bleuet !

Outre-Manche, afficher son patriotisme ne souffre d’aucune ambigüité et rendre hommage aux anciens combattants ne suscite aucun sarcasme. Chaque Britannique, jeune et moins jeune, en arborant fièrement son poppy à la boutonnière, nous montre que le devoir de mémoire peut aussi être une démonstration vivifiante du « vivre ensemble » pour tout un peuple.

Je vous propose de surnager dans la mer rouge des poppies en exhibant bien haut votre Bleuet ! Cette petite fleur en papier doit sa couleur à l’uniforme bleu horizon de nos Poilus. Nous sommes de plus en plus nombreux à réveiller cette tradition française presque tombée en désuétude. Les premières ventes à Londres ont eu lieu en 2011 sous l’impulsion du colonel Laurent Kolodziej (lire : “Comment aider au foisonnement des Bleuets de France au Royaume-Uni ?” du 07 octobre 2012).

Nous serons loin de faire la moindre concurrence aux Anglais, mais la manifestation de notre esprit civique contribuera à aider au sort des victimes de guerre et celui des anciens combattants à travers l’organisme caritatif des Bleuets de France.

Le colonel Alain Bayle a pris le relais de son prédécesseur à Londres pour dynamiser le port du bleuet. La liste de points de vente s’allonge au Royaume-Uni:

À Londres : Consulat général de France à Londres ; Institut français de Londres ; Lycée français Charles de Gaulle ; Collège français bilingue de Londres ; Royal Hospital Chelsea et de nombreux commerçants français à South Kensington !
À l’extérieur de Londres : certains Consuls honoraires : Plymouth, Gibraltar, Notthingham (Chesterfield), Newcastle, Glasgow ; Consulat d’Edimbourg ; Maison des français à Oxford
Auprès des associations françaises au Royaume-Uni : AMAC, Souvenir Français, Français Libres, Ordre National du mérite, réservistes de Londres, Scout de France, Londres Accueil et UFE GB

Je vous présente le déroulement des cérémonies de « la journée en hommage à tous les morts pour la France » qui auront lieu le lundi 11 novembre :

11h00 – Cérémonie devant la statue du maréchal Foch, Grosvenor Gardens,
– Allocution de l’ambassadeur de France
– Remise de décoration au docteur Stephen Weiss et au contre amiral Henri Schricke
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise
– Rencontre des délégations par notre ambassadeur

13h30 – Cérémonie au carré français du cimetière militaire de Brookwood (Surrey)
– Allocution de l’ambassadeur de France
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise

A noter qu’une messe en souvenir des disparus se déroulera le samedi 9 novembre à 18h00 en l’église Notre Dame de France.

J’espère vous retrouver fraternellement en ce jour emblématique, avant de célébrer l’an prochain le centenaire de la Grande guerre.

L’UDI organise son réseau à l’étranger et lance le club UDI-Royaume-Uni

On ne pouvait rêver plus beau cadeau pour l’UDI, au moment où l’Union des Démocrates et Indépendants souffle sa première bougie : selon un sondage BVA, elle est la formation politique la plus populaire aux yeux des Français, puisque 44% des sondés déclarent en avoir une bonne ou une très bonne opinion, reléguant loin derrière les autres partis ! (voir : Cote de popularité des partis politiques – BVA – 28 oct 2013).

Un an après sa création, l’UDI, présidée par Jean-Louis Borloo, figure à la 1ère place sur la cote de popularité des principaux partis politiques, selon un sondage BVA

Dans le même sondage, c’est logiquement que Jean-Louis Borloo, notre président, se situe au troisième rang des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence dans la vie politique – derrière Manuel Valls et Alain Juppé – (voir : Cote d’influence des personnalités – BVA – 28 oct 2013)

Pour la famille de centre-droit qui a privilégié le travail des idées pour mieux s’affranchir des questions de personnes, il s’agit d’un immense satisfecit. Mais il ne doit pas occulter le travail qui reste à accomplir. L’aventure ne fait même que commencer pour les Français de l’étranger. Nous devons organiser un réseau militant UDI à l’étranger pour porter nos idées lors des élections européennes et consulaires du printemps prochain.

Comment s’organiser ? Un comité de pilotage est né.

Yves Jégo, délégué général et vice-président de l’UDI, en a fait l’annonce le 18 octobre dernier : Le réseau des Français de l’étranger est piloté par trois délégués nationaux :
• Meyer Habib, député, qui vous représente au sein des instances nationales
• Olivier Cadic, élu à l’Assemblée des Français de l’étranger, pour organiser le réseau
• Hervé Marseille, président de la Commission Nationale d’Investiture de l’UDI, pour suivre les sujets électoraux

J’ai la responsabilité d’organiser le réseau UDI à l’étranger afin de préparer les élections consulaires du 25 mai 2014 qui se dérouleront dans 130 circonscriptions du monde entier.

Sur le terrain, le réseau va se structurer progressivement en « Clubs UDI », idéalement selon les circonscriptions consulaires.

J’ai le plaisir de vous annoncer que nous lançons le :

Club UDI Royaume-Uni
Lundi 11 novembre à 18h30

à Londres près de St Pancras

Pour participer, merci d’envoyer un mail à : clubroyaumeuni@parti-udi.fr

Je vous invite chaleureusement à nous retrouver et partager un moment privilégié qui représentera je l’espère, un nouvel élan pour chacun.  Je vous encourage à découvrir notre pacte fondateur.

Notre vie quotidienne à l’étranger, avec ses atouts et ses vicissitudes, ne doit pas se départir d’une vision globale : j’ai la conviction que les expatriés doivent aider leurs compatriotes de l’Hexagone à comprendre les enjeux de la mondialisation et la légitimité des réformes nécessaires.

En promettant de réveiller la politique, Jean-Louis Borloo apporte le souffle du renouveau auquel les Français se montrent déjà sensibles. L’UDI a déjà réussi son pari de rassembler la famille des centristes. L’Union est en passe d’offrir une véritable alternative politique aux Français, populaire et non populiste, ouverte à l’autre, écologique, libérée des idéologies et désireuse de bouger la société parce que le monde bouge.

Photo Flickr de Sénat

Projet de loi de finances 2014 : le groupe UDI vote contre le budget «Action extérieure de l’État»

Le 22 octobre 2013, le député des Français de l’étranger, Meyer Habib, s’est opposé en commission à l’Assemblée nationale, au nom du groupe UDI, au projet de budget « Action extérieure de l’Etat » (lire : 22102013 Prise de parole de Meyer Habib Mission Action Extérieur de l’Etat).

Rappelons que Meyer est le candidat UDI victorieux de la législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger : Chypre, Grèce, Italie, Israël, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et Turquie (lire : “Un premier parlementaire UDI élu par les Français de l’étranger” du 10 juin 2013).

Meyer Habib intervenant, le 22 octobre 2013, en commission élargie à l’Assemblée nationale sur le budget de l’Action extérieure de l’Etat

Je partage ses commentaires sur l’Action extérieure de l’Etat qui s’articulent en quatre thèmes : la réduction des aides aux organisations internationales, la réforme des bourses qui va écarter des enfants de notre système scolaire, l’augmentation des effectifs de fonctionnaires pour fluidifier la remise des visas et, enfin, la réforme de la représentation électorale qui oblige les élus à travailler sous la tutelle de fonctionnaires !

Le député considère avec raison que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, Campus France ou l’Institut français jouent un rôle moteur dans le rayonnement culturel français. Sans remettre en cause la volonté de modération budgétaire du gouvernement, Meyer Habib s’interroge sur la latitude laissée à ces organisations pour repenser leur fonctionnement : « Quelles mesures concrètes, quelle liberté, quelle flexibilité allez-vous donner à ces institutions pour qu’elles fassent aussi bien, avec moins de crédits ? ».

Une question majeure qui méritait une réponse de principe. Le ministère des Affaires étrangères, par la voix de Laurent Fabius, ignora superbement ce point se limitant à souligner que la réduction des crédits n’aurait qu’un « impact limité sur les actions conduites ».

Le second point de l’intervention concernait les frais de scolarité. En la matière, on déplore soit la hausse des frais, soit la baisse du niveau des bourses. Meyer Habib n’a pas hésité à mettre en parallèle la bienveillance publique dans l’affaire Leonarda avec le fait que des familles, surtout monoparentales, seront obligées de retirer leurs enfants des lycées français à l’étranger. Il a ainsi mis le doigt sur l’hypocrisie d’un gouvernement qui se fait élire et qui communique sur des principes de générosité sociale, mais qui organise, en définitive, le partage de la pénurie.

A la veille de la 2ème commission des Bourses, les élus de tous pays savent combien la réforme a fait des dégâts. Meyer Habib évoque des parents rencontrés dans sa circonscription à Milan ou Rome, qui avaient concédé des sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’école française et qui se sentent lâchés en cours de route.

Laurent Fabius a renvoyé cette question de « politique tarifaire » sur le dos des « responsables d’établissement » précisant qu’ils essaient d’accueillir « les enfants des familles les plus modestes et ne reçoivent en tout cas aucune instruction pour ne pas les accepter. »

Le troisième thème évoqué par Meyer Habib concerne la délivrance des visas pour touristes, puisque le Quai d’Orsay prévoit l’embauche de 75 fonctionnaires a cet effet. L’intention est louable puisqu’elle a pour but de répondre à une demande croissante. Certes, mais notre député a semblé utile de rappeler que nous sommes au 21ème siècle ! Autrement dit, des solutions techniques existent permettant de faire mieux avec autant de monde, appelant de ses vœux « un choc de simplification et d’efficacité ».

Laurent Fabius a reconnu que le système informatique de délivrance de visas s’avérait « obsolète » et qu’il « sera remplacé d’ici à deux ou trois ans ». Dans l’attente, l’Administration pourra mobiliser les retraités ! En effet, « lors de périodes d’intense activité, les chefs de poste doivent pouvoir faire appel à des personnes – comme des anciens fonctionnaires – permettant de gérer l’afflux de demandes », commente notre ministre des Affaires étrangères.

Quatrième et dernier point, la réforme électorale invraisemblable, votée cet été, instituant un collège de 444 conseillers consulaires élus au suffrage universel direct, nouvel échelon d’élus avec les conseillers AFE et les 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger (lire : “Feu vert du conseil constitutionnel à la réforme de l’AFE” du 23 juillet 2013). Au micro, Meyer Habib a signifié que la réforme avait consisté à « multiplier les élus sans leurs donner de compétences ni de moyens supplémentaires ». Il s’est aussi inquiété du fait que les conseils consulaires élus seraient présidés par un fonctionnaire ! En conclusion, notre député tonne qu’« il s’agit en fait surtout de tripatouillage électoral ». Ce que nous pensons tous! (lire : “Charcutage électoral pour les nuls” du 15 mars 2013).

Pour l’anecdote, la réponse molle de Laurent Fabius que chacun peut voir en vidéo a été modifiée en réponse sèche et outrée sur le verbatim transcrit par les assistants du Quai d’Orsay : « Monsieur Habib, vous avez parlé de « tripatouillage électoral », sans que je comprenne bien à quoi vous faisiez allusion. Sachez, en tout cas, que ce n’est pas le genre de la maison ! ».

On en rit encore dans les travées de l’Assemblée… La première sortie du parlementaire de l’UDI sur l’action extérieure de l’Etat fut cordialement saluée par ses confrères.

Je continuerai d’être le relais de l’action courageuse et déterminée de Meyer Habib à l’Assemblée nationale, dans l’intérêt général de la nation et dans l’idée que les Français de l’étranger doivent être traités sur un même pied d’égalité.

Voir la vidéo de l’intervention de Meyer Habib du 22 octobre 2013 (visible jusqu’au 20/01/2014)
Lire le compte rendu des débats sur l’Action extérieure de l’Etat – Projet de loi de finances 2014

Le plan Ecole enregistre de nouveaux progrès

Chaque semestre, depuis cinq ans déjà, l’ambassadeur réunit le comité de pilotage du plan Ecole. Cette tradition fut initiée par Maurice Gourdault-Montagne en 2008. Et depuis cinq ans, nous faisons le point sur les avancées des trois objectifs définis à l’origine.

Je vous invite à prendre connaissance de nos progrès en lisant le compte rendu de notre dernière réunion, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié (lire : 20130701-CR Comité de Pilotage).

Je me suis clairement réjoui de l’atteinte de notre premier objectif : la création de 1500 places supplémentaires dans l’enseignement français à l’étranger. Nous avions prévu trois ans pour y parvenir. Nous en mettrons sept. Cela tempère un peu mon enthousiasme car je mesure la frustration des parents dont les enfants n’obtiennent toujours pas de places. Ils étaient encore largement plus de 1 000 dans ce cas cette année.

Comme vous pourrez le découvrir dans le compte-rendu, le groupe de travail chargé d’analyser l’organisation des flux d’élèves entre les différentes écoles primaires et secondaires après l’ouverture du futur lycée de Wembley a abouti à de nombreux points d’accord. Mais il n’est pas parvenu à un consensus complet.

Pourquoi donner une priorité d’accès au lycée Charles de Gaulle (CDG) aux seuls élèves issus des écoles annexes de ce lycée? Cette proposition de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’a pas obtenu l’assentiment du comité. J’ai suggéré que la discussion sur la gestion des flux d’élèves se poursuive au second semestre.

J’ai aussi souligné que nous devrons poursuivre l’accroissement du nombre de places une fois que le lycée de Wembley sera ouvert, à la rentrée 2015, parce que la pénurie reste prévisible. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé la participation d’Yves Aubin de la Messuzière, président de la Mission laïque Française (MLF), à notre prochain comité de pilotage. Il sera en effet intéressant d’entendre la vision de la MLF qui constitue le second réseau d’écoles françaises à l’étranger après l’AEFE.

L’ambassadeur a également accepté ma suggestion de prévoir la participation à nos réunions de Sabine Paradis, directrice de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, ouverte il y a un an seulement à Portland Place, au centre de Londres.

En outre, j’ai mis l’accent sur l’objectif n°2 du plan Ecole, dédié au développement des écoles bilingues franco-anglaises. Il faut saluer le travail de l’équipe dédiée à ce dessein en mai dernier et animée par Bénédicte Yue (lire : “Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues” du 31 mai 2013).

Le rôle joué par Bénédicte dans la création de la Free school de Culham justifie qu’elle puisse siéger au comité de pilotage pour offrir le regard des parents d’élèves dans le cadre du développement des filières bilingues au Royaume-Uni. De plus, pour favoriser la dynamique de cet objectif n°2, j’ai proposé qu’une journée d’information consacrée à la création de « Free schools » bilingues soit organisée à l’intention des écoles du programme Flam. L’association «Parapluie» qui fédère les écoles Flam sur le sol britannique se réunira le 1er décembre prochain. J’espère qu’elle pourra encadrer cette manifestation (lire : “« Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue” du 20 septembre 2013).

Au sujet des écoles Flam, qui sont une cinquantaine au Royaume-Uni, le plan Ecole a permis de faire émerger « le réseau le plus dense en Europe et dans le monde pour un pays de cette taille » selon les termes de notre ambassadeur. Bernard Emié ajoute justement que ce réseau est « arrivé à maturité » et que « sa professionnalisation est devenue un enjeu majeur », d’autant que «ces “petites écoles” sont bien souvent le seul point d’ancrage francophone dans des régions entières. »

Il est néanmoins regrettable que le gouvernement socialiste ait mis fin à la transparence concernant l’attribution des subventions par le ministère des Affaires étrangères aux écoles Flam du Royaume-Uni. Seules 13 petites écoles Flam bénéficieraient d’une aide du ministère aujourd’hui sans que nous sachions ce qu’elles ont reçu…

L’ambassadeur a répondu que ses services donneraient satisfaction à mon souci de transparence en 2013. C’était le 1er juillet dernier. Quatre mois plus tard, l’information n’a toujours pas été diffusée, ni à moi, ni aux élus.

De son côté, notre députée Axelle Lemaire a confié aux élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, en mars dernier, qu’elle avait accordé l’ensemble de sa réserve parlementaire 2012 (estimée à 130.000 euros) aux petites écoles Flam. Contrairement à son engagement, elle ne nous a jamais communiqué la liste des heureux bénéficiaires de son bon vouloir.

Il souffle comme un parfum de clientélisme et d’opacité autour des aides publiques liées au programme Flam, une situation qui tranche nettement avec l’époque précédente sous l’ancienne majorité (lire : “Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné !” du 06 avril 2013).

Souhaitons que notre députée reprenne à son compte les règles de bonne conduite qu’elle sait si bien rappeler aux autres.

Photo Flickr de Blondie 478

Red Carpet Day Report (5) : Pourquoi ils investissent depuis le Royaume-Uni

David Blanc aime Londres. Comme lui, beaucoup de Français s’y sentent bien. Sur place, il est impossible de répertorier tous nos compatriotes, mais on peut avancer que Londres est la 6ème plus grande ville de France ! (Source: Discours de Boris Johnson, National Conservative Party Conference 1/10/13).

On y parle français, mais parmi 300 autres langues parce que le monde entier, lui aussi, aime Londres, d’autant que la ville se déclare prête à accueillir toute la richesse du monde : parmi les 10 plus grandes fortunes du Royaume Uni, 9 sont d’origine étrangères et toutes sont basées dans la capitale britannique (source: Sunday Times Rich List 2013). Pas étonnant que Londres demeure le plus grand centre financier au monde, avec ses 251 banques !

Après avoir égrené ces quelques chiffres éloquents, David Blanc, Vice-président de l’UFE GB et cofondateur de Vestra Wealth à Londres, a posé la question de confiance aux participants du Red Carpet Day : pourquoi les plus belles fortunes d’Europe s’installent-elles à Chelsea, West End ou Notting Hill ? Pour la douceur du climat ? Pour la réputation gastronomique ? Non, bien sûr, conclut notre expert en gestion de patrimoine, en mettant les rieurs de son côté. L’attractivité des lieux peut s’expliquer en trois mots, dit-il : facilité, disponibilité, fiscalité.

La facilité. Où est-il relativement plus facile de “faire du business” ? La Banque mondiale place le Royaume Uni en 7ème position au niveau mondial et la France au 34ème rang… (Source: Rapport 2013, doingbusiness.org). C’est un choix politique, le gouvernement anglais attire même les investisseurs étrangers (non européens) en leur proposant des visas “Entrepreneurs et Investisseurs”. Conclusion, plus de 50% des activités de banque d’affaires en Europe sont conduites depuis Londres.

La disponibilité. Tout type d’investissement (ou presque) est possible à Londres, du fait d’une expertise en termes d’investissements internationaux et de gestion alternative (hedge funds et autres) avec 85% des actifs européens, second rang mondial juste derrière New York. Ajoutons que plus d’un tiers des fonds de private equity en Europe ont été levés depuis la City, ponctue David d’un ton alerte.

La fiscalité. Si vous faites rimer fiscalité et stabilité, vous avez compris une préoccupation majeure de tout investisseur.

David Blanc (Vice-Président de l’UFE GB) explique en trois points la force d’attraction du Royaume-Uni : la facilité d’entreprendre, la disponibilité des ressources et une fiscalité attractive et stable

Outre-Manche, l’arme fatale s’appelle le régime des “non-domiciliés”. Tout individu d’origine non britannique qui devient résident fiscal au Royaume Uni peut bénéficier du statut fiscal de résident “non-domicilié”. Dès lors, tout actif détenu hors d’Angleterre n’est pas assujetti à la fiscalité anglaise, sauf si le rendement de ces actifs ou le produit de la vente de ces actifs est rapatrié en Angleterre (il est possible de rapatrier du ‘clean capital’, capital au sens strict du terme).

Après les 7 premières années de résidence fiscale, il est toujours possible de bénéficier du statut de non-domicilié, mais en utilisant le système de la “remittance basis” et en s’acquittant d’une taxe forfaitaire de £30,000 (qui passe à £50,000 après 12 années de résidence).

David Blanc a ensuite exposé les avantages spécifiques consentis aux investisseurs de capitaux vers les PME et les start-ups. “Depuis 1994, les gouvernements anglais successifs ont pris le parti de reconnaitre la valeur ajoutée des business angels dans le financement des PME et le risque important auquel ils s’exposent”, insiste David.

Fiscalement parlant, les « EIS » (« Enterprise Investment Scheme ») permettent une réduction d‘impôt de 30% sur un montant maximal investi d’un million de livres, après une durée minimum de détention de 3 ans (sans aucune imposition sur les gains en capital ou en droits de succession !).

Par ailleurs, les « SEIS » sont un programme supplémentaire de déduction fiscale dérivé de l’« EIS » et ciblant tout particulièrement les apports en capital auprès des entreprises en phase d’amorçage avec une réduction d’impôt de 50% sur un montant maximal investi de £100,000 (maximum reçu de £150,000 par société).

Toujours dans un style enlevé et plein d’humour, David a terminé son intervention en nous parlant de la perception de l’homme d’affaires, de l’investisseur, de l’entrepreneur au Royaume-Uni. Une perception bien différente de la nôtre, puisque ces entrepreneurs sont proprement considérés comme des stars ! Citation du Financial Times à l’appui : “Entrepreneurs are the rock stars of the decade » (Special Report UK’s Entrepreneurs,8 octobre 2013).

A la télévision, il existe deux émissions vedettes sur l’entrepreneuriat. Chaque semaine, The Apprentice et Dragon’s Den rassemblent respectivement 3 et 7 millions de téléspectateurs ! Le Royaume-Uni est décidemment un autre monde. Si certains entrepreneurs y voient leur paradis, c’est peut-être parce que les anges du business y sont plus nombreux!

Red Carpet Day Report (4) : une formule événementielle unique en son genre

Le mini-salon : William Healing, membre d’un cabinet d’avocats londonien, reçoit sur son stand

C’était au Tapis rouge de Paris, le 10 octobre dernier : 9 conférences, 6 ateliers, un mini-salon et une pluie de rendez-vous sur les épaules d’une vingtaine d’experts, soit un nouvel interlocuteur toutes les 10 minutes. Entrée gratuite et convivialité garantie. C’est une gageure de trouver mieux sur la place de Paris. Le journaliste Jean-Marc Sylvestre (Atlantico, itélé) a écrit que c’était un des seuls événements de la semaine qui ait brillamment marché à Paris.

La formule du Red Carpet Day a séduit parce que chacun a pu tracer son propre itinéraire à travers une offre riche et attrayante. Parmi ceux qui sont venus passer une heure ou deux, beaucoup ont prolongé l’expérience… happés par une conversation, captivés par un atelier ou intrigués par un exposant.

David Blanc, expert en gestion de patrimoine et vice-président de l’UFE GB confie son étonnement : « J’ai reçu une quinzaine de personnes dans la journée ; j’ai été stupéfait par la qualité de mes interlocuteurs et par la solidité de leurs projets».

L’opération de speed-dating, l’après-midi, a été réglée comme du papier à musique. A son arrivée, chaque participant s’est vu remettre, en même temps que son badge, un planning de rendez-vous individualisé. Rappelons les experts répondaient sur les thèmes de l’entreprise, du financement, de la fiscalité et de la gestion de patrimoine.

Afin de faciliter le travail des 30 médias présents et de ne pas indisposer les participants, des pastilles de couleurs différentes sur les badges permettaient de désigner ceux qui étaient disposés à répondre aux journalistes et ceux qui étaient rétifs aux interviews et aux caméras.

Le speed-dating auprès d’experts en marge du mini salon

 

On a échangé des cartes, on a partagé des projets, mais on a surtout rêvé de réussite et c’est pour le mieux. Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves, écrivait Shakespeare. Nous reviendrons sur les témoignages de tous ces entrepreneurs, aux profils si divers, qui se sont succédé sur la scène du Tapis Rouge. En définitive, pourquoi ont-ils fait le voyage jusqu’à Paris ? Pour nous dire, chacun à leur manière : “soyez prudents, soyez entourés, mais n’ayez pas peur ; un monde d’opportunités attend les entreprenants et les persévérants ; nous, Français de Grande-Bretagne, nous ne regrettons rien”.

Cet événement, gratuit rappelons-le, n’aurait pas vu le jour sans l’engagement de nos 11 sponsors qui ont associé leur image à ce Red Carpet Day, organisé par l’UFE GB que je préside. Je les remercie chaleureusement pour leur confiance et pour leur participation active au séminaire. Sans eux, rien n’aurait été possible. Tous m’ont exprimé leur satisfaction en fin de journée. Ce fut pour moi un soulagement et, surtout, une immense fierté. Je vous propose de les découvrir au bas de cette page du site UFE Corporate.

Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine

C’est promis : il sera parmi nous, lors du prochain Red Carpet Day !

Edouard Braine et Olivier Cadic

Edouard Braine aurait adoré être à Paris, au Tapis rouge, mais il s’est rangé à l’avis de ses médecins au dernier moment.  « Le corps étant indisponible, c’est par l’esprit que je m’associe au Tapis rouge», s’est-il excusé.

Nous avons diffusé son message en vidéo empreint d’humour et de jovialité que vous trouverez ci-dessous. La veille de l’événement, par email, il a souhaité à tout l’équipe « sans hésitation ni état d’âme, un plein succès pédagogique ».

En effet, la situation économique française fait dire Edouard que “l’entreprise n’a pas d’odeur” et qu’elle n’appartient « ni à la droite, ni au centre, ni même à mon ami Olivier Cadic, qui a organisé de façon exemplaire cette réunion d’affaires.»

Enarque, humaniste, fin lettré, Edouard Braine a fait une carrière de diplomate. Par delà ses périples en Grèce, en Algérie ou encore en Malaisie, il a été profondément marqué par sa mission de restructuration industrielle dans l’industrie de Défense sous le gouvernement Jospin.

Edouard fut consul général à Londres de 2009 à 2012. Nous sommes toujours sur la dynamique qu’il a lancée en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni, notamment par la création du plan Emploi. Un plan qui «transcende les clivages politiques et associe l’Etat et des entreprises socialement responsables, créant chaque année 1000 emplois au profit des jeunes Français de Londres, ceux que j’avais baptisés les oubliés de St Pancras», résume aujourd’hui l’ancien consul.

Dans le même esprit, il a fait progresser l’idée d’un métro transmanche pour faire naître des travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre. « Le scandale est que, pour défendre les pratiques tarifaires monopolistiques d’Eurostar, la SNCF, suivie par le ministère des transports, prive un des premiers employeurs du Kent de sa de main d’oeuvre naturelle, analyse Edouard Braine. La société Boulonaise d’Electronique, qui a déjà 1200 salariés occupés à réparer des téléphones et des PC à Ashford, peine à recruter plusieurs centaines d’emplois supplémentaires. »

Par ailleurs, présent sur tous les fronts, il aura clairement fait évoluer le rapport entre l’Administration et l’expatrié français.

Entre 2012 et 2013, Edouard a été conseiller diplomatique du gouvernement, agissant en faveur des PME soucieuses de développement à l’international. On l’a vu revenir tout spécialement à Londres pour trouver des financements à des dossiers sans issue en France. Il soutient la société grenobloise Laser game Group, leader des jeux lasers en salle qui souhaite s’implanter en Grande Bretagne.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a dix ans, Édouard Braine a mesuré l’écart qui sépare la France du Royaume Uni sur le sujet du handicap, s’exclamant publiquement que « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! » (lire : “Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap” du 04 mai 2013).

Le Mobile Dream, un véhicule tous terrains, 100% électrique, destiné aux personnes à mobilité réduite

Cet été, Edouard fut victime d’un AVC, ce qui l’a conduit à faire valoir ses droits à la retraite. Officiellement retraité le 1er octobre, il crée son entreprise « In Mobilis »… le 2 octobre. Son projet est formidable. Avec Moore, désigné directeur général, cette société va accompagner le développement d’une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant  de déambuler en pleine nature, à travers les sentiers de randonnées, en toute autonomie (lire : “Santiago Accessible, un raid original pour promouvoir l’accessibilité” du 17 décembre 2011).

C’est donc en qualité d’entrepreneur néophyte qu’Edouard s’est adressé, par la vidéo, aux participants du Red Carpet Day, mais son dernier conseil est le fruit d’une patiente maturité : « Conservons à cette initiative son caractère non partisan, et continuez d’inviter des gens avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord sur le plan idéologique, cela vous permettra de rester sur les rails, comme on dit à la SNCF».

Il y a quelques jours, je l’ai déjà assuré que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir son entreprise In Mobilis, et nous tenterons de fertiliser les projets de développement qu’il nous présentera. Il s’en doutait : « Merci à vous de m’aider à débuter une retraite active et, je l’espère, utile. »

Cher Edouard, je vous souhaite un prompt rétablissement.

RED CARPET NEW from MOORE on Vimeo.

Les retraités français à l’étranger peuvent bénéficier de la carte Vitale

Sauf à continuer de cotiser au régime général de l’assurance maladie, on sait que les expatriés doivent restituer leur carte Vitale. La situation est toute différente pour les retraités français.

En effet, nos retraités peuvent s’établir à l’étranger et revenir se faire soigner en France, grâce à leur carte Vitale, et ainsi se faire rembourser.

Encore mieux, les retraités résidant à l’étranger qui n’auraient pas de carte vitale peuvent en obtenir une, sous trois semaines, en s’adressant à la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de leur dernier lieu de résidence en France, soit à la caisse du lieu des soins. Dès lors, ils pourront bénéficier du tiers payant total ou partiel.

Pour être complet, les adhérents de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), actifs ou retraités, doivent s’adresser à la CPAM d’Indre-et-Loire pour l’envoi de leur carte Vitale ouvrant droit au remboursement de soins effectués en France.

Ces informations proviennent des services de notre ministre délégué aux Français de l’étranger et elles ont été publiées au Journal officiel. Cette clarification est le fruit du travail de Commission des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), réunie dernièrement au début septembre.

Gérard Pélisson rappelle que les Français de l’étranger servent la France

Hier, Gérard Pélisson, président de l’UFE, Union des Français de l’étranger a publié un communiqué important sur le site de l’association (lire ci-dessous), à l’attention de ses 20.000 membres dans le monde.

Oui, chaque Français, où qu’il se trouve dans le monde, à fortiori s’il est entrepreneur, peut favoriser la prospérité et le rayonnement de la France ! Je partage sans réserve les propos du président de l’UFE.

Si les entrepreneurs implantés à l’étranger peuvent légitimement donner un coup de pouce aux nouveaux arrivants, en termes de conseils et de réseau, il ne faudrait pas l’interpréter comme une tentative éhontée de siphonage des forces vives et des recettes fiscales de la Nation au profit d’une puissance étrangère, sauf à faire de preuve mauvaise foi caractérisée (lire : “Red Carpet Day Report (1) : Internationaliser ses activités est suspect, forcément suspect” du 13 octobre 2013).

Pendant ce temps là, les Allemands exportent et, pour ce faire, multiplient les investissements à l’étranger…

Rappelons que M. Pélisson a co-fondé le groupe Accor, aujourd’hui, cinquième groupe hôtelier mondial avec 4000 établissements sur tous les continents.

Communiqué de Gérard Pélisson du 16 octobre 2013

Grâce à son réseau, à ses services, animés très souvent par des bénévoles de qualité, l’Union des Français de l’Étranger contribue, au travers de ses 170 représentations, à accueillir, assister les Français qui ont choisi de vivre ou de travailler hors de France, comme ceux qui envisagent de revenir en France.

C’est la mission essentielle de notre association, reconnue d’utilité publique.

Cette mission s’exerce auprès des particuliers, mais parfois également des entrepreneurs qui peuvent bénéficier de l’expérience, voire des conseils, de ceux qui les ont précédés dans leur pays d’implantation.

En aucun cas, en revanche, l’Union des Français de l’Étranger n’a encouragé, de quelque manière que ce soit, la délocalisation d’entreprises françaises à l’étranger, en particulier pour des raisons fiscales.

Je réprouve, personnellement, tout ce qui peut faire du tort à notre pays qui a besoin de tous ses ressortissants, en France et à l’étranger. Ils concourent ensemble, quels que soient leurs projets de vie et leurs ambitions légitimes, à la prospérité et au rayonnement de la France.

Red Carpet Day Report (2) : Exporter vers le Royaume-Uni, une idée de bon sens

Je remercie Alain Milard, fondateur d’Industrie-Mag.com, d’être venu au Red Carpet Day et d’avoir réalisé la capture vidéo de mon discours d’ouverture que vous trouverez ci-dessous.

Le Red Carpet Day est un clin d’oeil aux propos de David Cameron, mais pas davantage puisqu’il n’y a aucune incitation à l’exil fiscal

A la tribune, j’ai souligné d’emblée que l’organisateur de l’événement était l’UFE Grande-Bretagne que je préside depuis 2005. Dans le monde, l’UFE, Union des Français de l’étranger, compte 170 représentations et près de 20.000 adhérents. Créée en 1927 par Gabriel Vernlé et reconnue d’utilité publique en 1936 par le gouvernement de Léon Blum, L’UFE est actuellement présidée par Gérard Pélisson, célèbre co-fondateur du groupe Accor.

Devant l’assistance, j’ai ensuite évoqué mon parcours d’entrepreneur qui a débuté à l’âge de 20 ans et connu un nouvel essor lorsque j’ai transféré le siège social de mon entreprise à Ashford, tout en créant la France Libre… d’entreprendre, une association pour accompagner les entrepreneurs français.

C’était en 1996. Je poursuis toujours cette même démarche d’entraide.

Beaucoup d’intervenants au Red Carpet Day ont spontanément déclaré qu’ils souhaitent aider leurs compatriotes à réussir leur développement commercial au Royaume-Uni. C’est grâce à des gens comme eux que j’ai pu lever près de 10 millions d’euros pour créer une place de marché internet. Après avoir cédé mes activités dans l’électronique, c’est encore des Français du Royaume-Uni qui m’ont conseillé pour créer ma maison d’édition Cinebook, devenue premier acheteur mondial de droits de traduction et de diffusion en langue anglaise de bandes dessinées franco-belges.

Cependant… le mythe de l’exilé fiscal a la peau dure. Certains médias collent cette étiquette à beaucoup d’entrepreneurs français qui réussissent à l’international.

C’est pourquoi j’ai martelé tout au long de la journée aux journalistes présents que le Red Carpet Day n’incitait en rien à l’exil fiscal, ni bien sûr à frauder le fisc.

Le nom de Red Carpet Day est certes un clin d’œil au propos de David Cameron, l’an dernier. Rappelons que le Premier ministre a déclaré qu’il déroulerait le tapis rouge aux Français refusant de payer 75% d’impôts sur des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Une disposition qui sera votée à l’automne. Peut-on sérieusement penser que les gens qui gagnent plus d’un million d’euros sont venus au Red Carpet Day pour y trouver une solution de contournement fiscal ? Non, ces gens-là ont pris leurs dispositions depuis bien longtemps !

Comme je l’expose dans la vidéo, le séminaire du 10 octobre avait trois objectifs déclarés au service des participants :
1 – les aider à exporter au Royaume-Uni leurs produits et services (internet, intermédiaire, filiale…)
2 – les aider à trouver des financements pour leurs projets
3 – doper la capacité d’investissement des investisseurs

10 000 PME françaises exportatrices ont disparu en 10 ans. Il faut permettre à beaucoup  d’entreprises françaises qui ont l’impression d’être des hamsters en cage de sortir par le haut de leur problématique en s’internationalisant. Si votre produit est bon, il doit se vendre dans le monde entier, sinon vous n’existez simplement pas, c’est le nouvel adage dicté par la mondialisation. Et nous avons en France pléthore de sociétés imaginatives et performantes, il n’y a qu’à ouvrir n’importe quel magazine d’affaires ou regarder BFM Business.

Il s’agit d’exporter pour survivre. Vouloir commencer par le Royaume-Uni semble une démarche de bon sens, compte tenu des facilités offertes aux entrepreneurs et de l’universalisme de la langue anglaise.

Se développer à l’international ne signifie donc pas que l’on veuille frauder le fisc. Je l’ai récemment dit à Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Fleur Pellerin, Ministre des PME, en les priant de faire cesser les contrôles à répétition que subissent les exportateurs, forcément suspects aux yeux du fisc (lire : “19ème session AFE : Fleur Pellerin présente un bouquet de mesures fanées aux PME-PMI exportatrices” du 18 septembre 2013).

Les Français qui entreprennent en France sont des héros, dit avec raison Pierre Gattaz, Président du Medef. Ils méritent que leurs compatriotes installés outre-Manche leur déroulent le tapis rouge vers un marché qui constitue le premier excédent commercial de la France depuis 5 ans.

Je veux terminer par une pensée pleine de gratitude vis à vis de Patricia Connell de France in London et à l’attention de son équipe de choc, pour son travail de relations presse et d’organisation générale du Red Carpet Day.

Red Carpet Day Report (1) : Internationaliser ses activités est suspect, forcément suspect

Que propose l’agence nationale « Invest in France » aux entreprises britanniques qui souhaitent conquérir le marché français ? Réponse : créer une filiale en France. Personne au Royaume-Uni ne s’en offusque. Au contraire.

A l’inverse, conseillez donc à une entreprise française d’ouvrir un établissement en Angleterre pour y exporter plus facilement ses biens et services, vous êtes immédiatement suspecté de tirer contre votre camp, d’être un mauvais Français, voire un traitre. L’article de Charles Gautier du Figaro est, à cet égard, révélateur à commencer par son titre persifleur (lire : “Ces patrons expatriés qui jouent les VRP de Sa Majesté à Paris”, Le figaro du 10 octobre 2013).

Pour le fisc qui ne manque pas de flair, une odeur de soufre poursuit tout entrepreneur qui ose franchir nos frontières pour internationaliser ses activités en créant une filiale à l’étranger. Un nombre important d’exportateurs se plaignent à moi d’être l’objet de contrôles fiscaux tatillons. L’administration fiscale ne semble pas supporter que des Français puissent faire des affaires à l’étranger sans avoir à leur rendre des comptes. Certains ont même vu des fonctionnaires débarquer chez eux au petit matin sous les yeux interloqués de leur famille et de leurs voisins…

Le message est clair. Pour travailler à l’international, si vous ne voulez pas être suspecté d’être un fraudeur patenté, il faut quitter définitivement le pays avec armes et bagages, femme et enfants. Vous serez alors baptisé du titre d’exilé fiscal… c’est délirant !

Je me demande parfois si cette schizophrénie ambiante n’est pas davantage préjudiciable que notre taux de prélèvement obligatoire. L’Etat et les médias créent une bulle autour des Français pour les couper du réel. Tandis que de nombreux pays ont compris que la mondialisation était aussi une opportunité, la France enregistre 10.000 PME exportatrices en moins entre 2002 et 2012. Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, n’ose même pas imaginer un retour possible à l’excédent de notre commerce extérieur!

Le Royaume-Uni est notre premier excédent commercial depuis cinq ans. C’est ainsi : les Britanniques sont nos meilleurs clients. J’ai insisté sur ce fait au micro de Stéphane Soumier sur BFM Business TV au cours de son émission « Good morning Business », une heure avant le début du Red Carpet Day, le 10 octobre dernier.

Je le remercie de m’avoir donné la possibilité, en direct, de faire passer ces deux messages : il faut arrêter de stigmatiser les entrepreneurs français qui veulent exporter et il faut leur donner accès au premier pays européen en termes de prêts aux entreprises qui pèse, par ailleurs, 51% du capital risque européen.


Red carpet day : échange entre entrepreneurs… par BFMBUSINESS

Succès au rendez-vous pour le Red Carpet Day

Le premier Red Carpet Day fut une réussite publique et médiatique.

Trois principaux protagonistes du Red Carpet Day, le 10 octobre 2013 à Paris, au moment de la clôture : David Blanc (Vestra Wealth), Olivier Cadic (pdt du l’UFE GB) et Stéphane Rambosson (Veni Partners)

Hier, 10 octobre, près de 200 entrepreneurs français se sont rendus au Tapis rouge à Paris. Pas moins de 40 intervenants se sont succédé à la tribune, dans le cadre 9 conférences et 6 ateliers ! Et pourtant, ce ne fut pas une journée marathon, mais un événement convivial, décontracté et optimiste.

Au cours des speed dating, chaque expert a reçu plus d’une quinzaine d’interlocuteurs. Comme l’a exprimé David Blanc de Vestra Wealth, en clôture du séminaire, tous nos experts été interloqués par « la qualité » des interlocuteurs qui avaient pour la plupart un projet clair, prometteur et déjà bien ficelé.

Nous reviendrons, au cours des prochains jours, sur toutes ces conférences enrichissantes et les témoignages pertinents dont nous avons profité lors de cette journée mémorable, organisée par l’UFE GB, Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne. Comme le rapporte l’article de Jean-Louis Dell’Oro dans Challenge, précisons que 11 compagnies ont sponsorisé la manifestation (lire : « Les Français de l’étranger déroulent le tapis rouge aux patrons de l’Hexagone », challenges, du 10 octobre 2013.

Soyons clairs et n’en déplaise à David Cameron, cette journée n’avait pas pour but d’inciter mes compatriotes à l’exil fiscal, mais seulement de les aider à exporter vers le Royaume-Uni. Je rappelle que le Royaume-Uni représente le premier excédent commercial de la France depuis cinq ans. Nous, Français de Grande Bretagne, avons l’expérience et les réseaux pour les y aider. Pour une entreprise française, parvenir à vendre ses produits et services outre-Manche, constitue un marchepied certain vers la mondialisation.

Comment exporter ? Il y a trois possibilités : internet, un intermédiaire commissionné ou une implantation locale par la création d’une filiale, une solution efficace et pérenne.

Comme je l’exprime dans la vidéo ci-dessous, tournée par le magazine Challenges au Tapis rouge, le second objectif était de donner de la visibilité aux start-ups en quête d’investisseurs pour éviter à leurs créateurs de se décourager. Un chiffre : 51% du capital risque européen est à Londres.

Je remercie chaleureusement tous les participants à cet événement et je leur donne rendez-vous à la prochaine édition !


Les Français de l’étranger déroulent le tapis… par Challenges

« dernière minute » : deux personnalités connues des Français du Royaume-Uni interviendront au Red Carpet Day !

Le 10 octobre, à Paris, au Tapis rouge, nous aurons le plaisir d’accueillir Edouard Braine et Arnaud Vaissié à la tribune, le premier en fin de matinée et le second en clôture du séminaire.

Arnaud Vaissié

Je vous rappelle qu’Arnaud Vaissié est, depuis cet été, le président de l’UCCIFE, Union des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger, un réseau international de 111 établissements (lire : “Arnaud Vaissié, nouveau président de l’UCCIFE” du 26 juillet 2013. Une mission à la mesure du fondateur d’International SOS, un service d’assistance médicale aux expatriés et voyageurs d’affaires, présent dans 76 pays !

Edouard Braine

Je vous ai abondamment parlé d’Edouard Braine, consul général de Londres de 2009 à 2012, tant il a été sur tous les fronts, notamment sur celui de l’emploi en faveur de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni et sur celui du rapprochement entre le consulat et les expatriés (lire : “Edouard Braine, un consul d’exception” du 01 octobre 2012). Edouard a quitté ses fonctions de conseiller diplomatique du gouvernement, le 1er octobre dernier, en faisant valoir ses droits à la retraite

Dès le lendemain, Edouard Braine créait son entreprise. Une nouvelle vie d’entrepreneur s’ouvre à lui, en toute liberté et créativité.

Plus de 200 entrepreneurs se sont d’ores et déjà enregistrés pour participer au Red Carpet Day. Plus d’une vingtaine de journalistes couvriront l’événement.

Vous pouvez encore vous joindre à nous.

Il suffit de s’inscrire, gratuitement, sur le site Red Carpet Day

Pour les derniers inscrits, les rendez-vous pour un speed dating vous seront attribués lors de votre arrivée, en fonction des disponibilités des experts présents.

Une personne malveillante se fait passer pour moi

Quelqu’un a usurpé mon identité en utilisant cette adresse email fallacieuse : o.cadic.udi@gmx.com

En se faisant passer pour moi, cette personne cherche à recueillir des informations confidentielles sur l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants), le parti présidé par Jean-Louis Borloo.

Une action visant à identifier et à poursuivre l’auteur de cet acte malveillant est en cours.

Si vous recevez un email provenant de l’adresse o.cadic.udi@gmx.com, je vous prie de bien vouloir m’en informer en écrivant à mon adresse officielle : o.cadic@assemblee-afe.fr

Julien Thierry, symbole de la nouvelle génération des Français du Royaume-Uni

Face à la gare internationale d’Ashford, Julien Thierry a ouvert, il y a quelques jours, les bureaux de sa start-up, Eclypsia, un site spécialisé dans la création de contenus en ligne autour de l’univers des jeux vidéo.

Quelques jours après l’inauguration, j’ai eu le plaisir de le rencontrer entouré d’une trentaine de nouveaux compatriotes fraichement débarqués. La plupart d’entre eux ont choisi de troquer un statut désormais incertain d’auto-entrepreneur en France pour un emploi stable et gratifiant dans une jeune entreprise prometteuse au Royaume-Uni. D’autres ont fait le choix d’abandonner leurs études pour ne pas rater un emploi de qualité. Ils sont positifs, dynamiques et enthousiastes.

A mes côtés, Julien Thierry incarne la nouvelle génération d’entrepreneurs français qui s’installe au Royaume-Uni. Je vous invite à l’entendre, jeudi 10 octobre prochain, au Tapis rouge à Paris, lors du séminaire Red Carpet Day organisé par l’UFE GB

Emblème de cette nouvelle génération qui a décidé de s’installer outre-Manche, Julien Thierry, a livré ses premières impressions dans les colonnes du Figaro où il affirme que sa « société a pu se développer cinq fois plus vite que ce qu’on aurait fait en France. » En effet, d’ici deux ou trois ans, Eclypsia prévoit d’employer une centaine de collaborateurs à Ashford pour un CA estimé à une dizaine de millions d’euros (Lire : « Un Français s’exile en Grande-Bretagne avec ses 40 salariés » par Florentin Collomp, Le Figaro, le 02/10/2013)

Julien Thierry fera partie des entrepreneurs qui animeront l’atelier « Story selling » dans le cadre du séminaire gratuit, Red Carpet Day, organisé par l’Union des Français de l’étranger à Paris le 10 octobre, à Paris. L’objectif est d’informer sur les opportunités d’exportation au Royaume-Uni, d’exposer tous les avantages offerts par le Royaume-Uni aux entrepreneurs et aux investisseurs, tout en cernant les difficultés attenantes à une implantation locale  (Lire : “UFE GB : Bienvenue au Red Carpet Day, le jeudi 10 octobre 2013, au Tapis Rouge à Paris !” du 25 septembre 2013).

Je vous invite à venir entendre l’expérience de ce chef d’entreprise de 28 ans à peine, atypique et fort doué.

Lire : « Un Français s’exile en Grande-Bretagne avec ses 40 salariés » par Florentin Collomp, Le Figaro, le 02/10/2013

UFE GB : Bienvenue au Red Carpet Day, le jeudi 10 octobre 2013, au Tapis Rouge à Paris !

Vous souhaitez exporter, investir, créer, financer ou faire grandir votre entreprise au Royaume Uni ?

Depuis trois ans, l’ambition des Britanniques est de créer le système fiscal le plus compétitif des pays du G20 et de faire du Royaume-Uni l’un des meilleurs endroits pour créer, financer et faire grandir une entreprise. En septembre 2013, selon l’OCDE, l’économie britannique repart plus vite que les autres.

Du fait de sa proximité et de son attractivité, le Royaume-Uni est le premier excédent commercial de la France depuis cinq ans. Le Royaume-Uni est classé n°1 mondial par « Doing business (Source : Banque Mondiale et IFC) pour l’offre de prêt aux entreprises. Il représente 51% du marché du capital risque européen.

Olivier Cadic, président, David Blanc, vice-président, David Macdonald, trésorier, Frédéric Gayral, Katherine Passerieu et Stéphane Rambosson, administrateurs de l’UFE GB mobilisent la communauté  d’affaires française du Royaume-Uni pour dérouler le tapis rouge aux entrepreneurs, créateurs d’entreprises et investisseurs dynamiques et favoriser leur réussite.

Avec la participation de Gérard Pélisson, président de l’UFE Monde et co-fondateur du groupe Accor, d’Agnès Verdier-Molinié, directeur de la Fondation iFRAP, Fabrice Delon, Fondateur de Graines de Boss France et de New Sparks UK, François Bergerault, Atelier des Chefs – Croissance Plus, Catherine Fournier, maire de Fréthun et chef d’entreprise et de plus de 20 experts.

Le jeudi 10 octobre 2013, au centre de conventions le « Tapis Rouge » (67, rue du Faubourg Saint-Martin – 75010 Paris), vous pourrez participer aux événements suivants :

· 12 conférences et ateliers avec des experts et pour favoriser l’échange d’expérience avec des entrepreneurs déjà installés avec succès.
· 1 speed dating entre les experts et les visiteurs.
· 1 mini-salon au service des Français désireux de s’implanter au Royaume-Uni.

Places limitées. Inscription gratuite sur le site UFE Corporate

Mon Infolettre n°19 de septembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°19 qui liste les articles publiés au cours de l’été et de la rentrée 2013, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Comme le chante si bien Laurent Voulzy, en regardant vers le pays de France, mon cœur est loin de l’indifférence. Depuis l’arrivée de François Hollande, en un an seulement la France a perdu 80.000 PME, 300 usines et 400.000 emplois. Il y a ainsi aujourd’hui plus de 40% d’écart entre les taux de chômage français et britannique. Reçu à Bercy par Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, j’ai évoqué la faiblesse de son dispositif pour les PME et relayé le message de ceux qui se plaignent d’être harcelés par notre administration fiscale désormais autorisée à utiliser des moyens abusifs pour les surveiller.

Pour pouvoir exporter, tout doit être entrepris pour faciliter la mobilité. C’est l’esprit du « Red Carpet Day » organisé par l’UFE GB à Paris au Tapis Rouge le 10 octobre prochain. Je remercie nos entrepreneurs qui partageront leur expérience avec ceux qui veulent exporter, investir, créer, financer ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. Premier excédent commercial de la France, ce pays est la première destination non francophone pour nos compatriotes à l’étranger.

Cette année encore, ce sont plus de 1000 enfants qui n’ont pas pu trouver une place dans le système éducatif français au Royaume-Uni. Je me réjouis de la ténacité de notre ambassadeur Bernard Emié qui ne ménage pas ses efforts en faveur du plan Ecole. Le permis de construire vient d’être accordé pour le futur établissement de plus de 1000 places à Brent près de Wembley et dont l’ouverture est prévue en septembre 2015. C’est encore grâce à son appui et à la loyauté du poste diplomatique envers des engagements pris par leurs prédécesseurs que l’Ecole Internationale Franco-Anglaise a ouvert cette année à Marylebone avec le concours de la Mission Laïque Française. Mais cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Aussi, j’ai proposé au comité de pilotage du plan Ecole qu’une journée d’information soit organisée pour faciliter la création de « Free Schools » bilingues à l’image de celle de Culham près d’Oxford.

Londres est la ville qui délivre le plus de passeports au sein du réseau français à l’étranger ! Je tiens à féliciter Olivier Chambard, consul général et toute l’équipe du Consulat qui font remarquablement face dans un contexte tendu avec des moyens limités. Les procédures d’obtention d’un passeport sont source de frustration pour tous ceux qui vivent éloignés du consulat. Les Britanniques proposent un passeport électronique que l’on peut obtenir sans se déplacer et les allemands permettent la saisie à distance des empreintes biométriques par leurs consuls honoraires. La France a opté pour des tournées d’un fonctionnaire pourvu d’une station mobile «itinera» qui s’illustre pour sa faible productivité et son taux de panne élevé.

Il paraît urgent de simplifier les procédures administratives. Plutôt que d’entendre le directeur des Français de l’étranger se féliciter devant l’AFE de la création de 75 postes de fonctionnaires pour délivrer des visas, j’aurais préféré que nous imitions le Nigéria qui permet l’enregistrement et le paiement des visas en ligne.

La Commission européenne vient d’ouvrir une procédure d’infraction contre la France pour avoir appliqué une CSG (contribution sociale généralisée) de 15,5% sur les revenus du capital de source française (revenus fonciers et plus-values immobilières) perçus par les non-résidents. J’avais dénoncé cette décision du gouvernement Ayrault dès juillet 2012. En effet, les non-résidents ne bénéficiant pas de la protection sociale française, ils ne devraient pas y être assujettis. La semaine dernière, suite à ma demande en commission Finances, l’AFE a émis le vœu que le gouvernement prenne en compte le risque de condamnation encouru, et sursoie à cette mesure dès 2014.

Il y a un an, nous étions 300 à fonder l’UDI autour de Jean-Louis Borloo. Aujourd’hui, nous comptons 50 000 adhérents mobilisés pour la reconquête d’un projet européen conduit par Jean Arthuis. Un contre gouvernement de l’UDI prépare l’alternance. Si en regardant vers le pays de France, votre cœur est loin de l’indifférence, je vous invite à lui apporter votre contribution.

Fidèlement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°19 (juillet-septembre 2013)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Venez découvrir les associations françaises à Londres !

Voici une idée de sortie en famille par excellence. La Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, la FAFGB, organise un grand Forum pour présenter les activités de ses membres.

 Forum des Associations
Organisé par la FAFGB
Samedi 12 octobre, de 13h à 17h
à Baden Powell House, South Kensington
– Entrée gratuite –

A la manière d’un salon, chaque association disposera d’un emplacement qu’elle va personnaliser pour valoriser et promouvoir son travail auprès des visiteurs et, par le fait même, séduire de nouveaux adhérents.

“C’est une occasion exceptionnelle pour la communauté française d’apprécier la diversité de ses associations, et pour celles-ci de gagner en visibilité”, résume Anne Faure, présidente de la FAFGB.

Je m’associe à Anne pour vous inciter de venir nombreux et faire le buzz à propos de cet événement. Venez au moins par curiosité ! Au gré des 70 associations membres de la FAFGB, vous constaterez que les gens ne se réunissent pas seulement pour jouer au Bridge ou faire du Scrapbooking, ils s’investissent parfois dans des activités insolites, érudites ou excentriques.

Vous découvrirez également nos diverses associations régionales (Corses, Alsaciens, Auvergnats…) !

Ainsi donc, s’il vous prend l’envie de rencontrer des compatriotes partageant vos propres centres d’intérêts, il est impossible de ne pas trouver votre bonheur puisque le Forum va réunir toutes les familles d’activités possibles : loisirs, culture, spiritualité, business, bienfaisance, éducation, anciens élèves ou anciens combattants…

Toutefois, si vous ne présentez aucun atavisme pour la vie associative, vous ne perdrez pas votre après-midi qui sera ponctuée de dégustations de produits régionaux, d’une tombola et de diverses animations pour vous faire passer un moment festif et convivial.

L’entrée est gratuite pour le public. Informations pratiques et complémentaires sont disponibles auprès de la FAFGB.

Je serai évidemment de la partie en qualité de représentant de la section britannique de l’UFE, Union des Français de l’étranger, et je suis persuadé que nous serons très nombreux à répondre à cette belle initiative de la FAFGB, fédération créée en 1942, rappelons-le.

Je vous laisse découvrir la jolie affiche du Forum : Affiche FAFGB – Forum du 12 octobre 2013 (fichier pdf)

“Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?” par Bénédicte Yue

Il y a un an, presque jour pour jour, j’inaugurais l’Europa School UK, une nouvelle free school multilingue près d’Oxford, en compagnie de tous les élus locaux et de Lord Hill, Schools Minister (lire : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012).

Michale Gove, Secretary of State for Education, aux parents d’élèves: « Les gens se souviendront de vous parce que vous aurez été à l’origine des premières free schools » (“Free Schools Live!” du 29 juin 2013)

Parmi les parents d’élèves figurait Bénédicte Yue, dont je vous ai parlé en mai dernier puisqu’elle a proposé de fabriquer un « kit d’information » à l’attention des parents qui souhaitent créer d’une Free School bilingue.

Son initiative a pris corps en même temps que la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, inchangé depuis 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. (lire : “Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !” du 31 mai 2013).

J’ai participé à la journée “Free Schools Live!” le 29/6/13 à Westminster en compagnie de Bénédicte. Le discours passionnant et visionnaire prononcé par Michael Gove, ministre de l’éducation britannique, offre des perspectives nouvelles pour les parents désireux d’obtenir un système éducatif répondant à leurs aspirations d’enseignement bilingue.

Rappelons que 2/3 des jeunes Français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques, principalement du fait de leur éloignement de Londres. Un  enseignement bilingue leur offrirait une ouverture culturelle française, tout en restant intégrés au système scolaire britannique.

Après l’Europa School en 2012, nous attendons l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (français/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue). Nous souhaitons que d’autres projets prennent forme et voient le jour en 2015. J’ai le plaisir d’ouvrir mes colonnes à Bénedicte Yue pour vous faire partager son expérience de création d’école à Culham et les informations recueillies lors du Free Schools Live conference and exhibition. Je la remercie vivement de cette contribution.

 Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ?  – Bénédicte Yue

Face à la saturation des établissements français sur Londres, le concept de free school pourrait s’avérer une alternative intéressante pour développer des écoles bilingues en Angleterre.

Les Free schools sont des écoles d’état anglaises disposant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ».  Elles sont indépendantes du contrôle des autorités locales et supervisées directement par le Department for Education, l’OFSTED et l’Education Funding Agency.

Les free schools disposent d’une plus grande liberté à plusieurs niveaux :
– Elles n’ont pas l’obligation de suivre le programme anglais (National curriculum) mais doivent offrir une éducation « vaste et équilibrée » ;
– Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget ;
– Elles ont également certaines libertés en matière de rythme scolaire ou encore de politique de recrutement et de rémunération ;
– Enfin, et ce qui n’est pas négligeable, elles sont « free » d’un point de vue financier.

Cette initiative, lancée par le gouvernement de coalition en juin 2010 et qui s’inspire des exemples américains (Charter schools) et suédois, connait un vif succès. Il y a aujourd’hui en Angleterre 171 free schools (24 ouvertes en 2011, 55 en 2012, 92 en 2013) et 115 ont déjà été approuvées pour ouvrir en 2014.

Très peu d’entre-elles axent leur curriculum sur un programme multilingue. On peut citer notamment Europa school UK (près d’Oxford) offrant 2 filières anglais/français et anglais/allemand et l’école de Brighton (primaire anglais/espagnol), Judith Kerr (primaire anglais/allemand), Tiger Primary school (primaire mandarin/anglais) et nous nous réjouissons de l’ouverture en 2014 de l’école bilingue de Bromley (fançais/anglais) ou encore de l’International Academy of Greenwich (secondaire multilingue).

La flexibilité qu’offrent les free schools en matière de programme pédagogique en font un véhicule idéal pour mettre en place des écoles bilingues/multilingues qui s’intègrent dans le système éducatif britannique.

Cela peut représenter une opportunité pour toutes les familles françaises ou franco-anglaises installées durablement en Angleterre qui tout en faisant le choix de l’immersion dans le système scolaire de leur pays de résidence peuvent continuer à offrir à leurs enfants une éducation multiculturelle. Cela favorise en outre l’intégration avec la communauté anglaise désireuse d’améliorer ses compétences linguistiques.  Enfin, cela peut également offrir une alternative aux familles qui n’ont pas de place dans les écoles françaises ou encore qui habitent en province.

Alors, quelle est la marche à suivre ?

1) Equipe. La première étape consiste à bâtir une équipe autour d’un projet éducatif dans une zone où la demande pour ce projet est forte. L’équipe est en général un groupe de volontaires de la société civile (parents, enseignants, associations, etc…) dont la multidisciplinarité est essentielle.  Pour créer une free school bilingue par exemple, il s’agira de démontrer des compétences en matière d’éducation tant du côté anglais que français, des compétences juridiques, et, ce sur quoi le Department for Education insiste de plus en plus, des compétences financières.

2) Projet. Il faut ensuite pouvoir articuler son projet pédagogique en respectant un format très précis.

3) Demande. Enfin, recenser la demande pour chaque niveau des classes à créer.

Notons qu’il n’est pas essentiel d’avoir identifié un site et que, si votre projet est retenu, l’Education Funding Agency sera à vos côté pour rechercher un site, en faire l’acquisition le cas échéant et engager les travaux.

(de g. à d.) Olivier Cadic, Natalie Evans, director New Schools Network, et Bénédicte Yue lors du “Free Schools Live” au Queen Elisabeth II Conference Centre, à Westminster.

Une fois ces trois conditions remplies (équipe-projet-demande), il conviendra de vous doter d’un statut juridique sous forme d’Academy trust sans but lucratif (charitable company limited by guarantee) et de déposer un dossier auprès du Department for Education selon le format indiqué sur son site internet ci-dessous.

En termes de calendrier, il faut compter minimum 18 mois entre le dépôt du dossier initial et l’ouverture de l’école.  Il existe maintenant 3 fenêtres par an pour déposer un dossier (septembre, janvier et mai).  Si votre dossier passe la présélection, vous serez ensuite convoqué 2 mois plus tard pour un oral de présentation devant un panel.  Suite à cet oral, vous aurez ou non un accord pour passer en phase de pré-ouverture.  A partir de ce moment-là, le gouvernement vous allouera des fonds pour mettre en place votre projet.  Vous serez en général assisté par des consultants spécialisés et si tout se passe bien, votre projet débouchera sur la signature d’un funding agreement, lequel constitue le véritable acte de naissance de l’école.

N’hésitez pas à informer Yves Letournel, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade mail : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr qui pourra vous mettre en contact avec d’autres équipes et faciliter la communication au sein de la communauté française.

Le gouvernement anglais a également mis en place le New School Network (NSN).   Le NSN, dirigé par Nathalie Evans, a pour missions de conseiller gratuitement les équipes sur le montage des dossiers.  Il dispose de nombreuses informations utiles sur son site internet référencé ci-dessous et propose également un programme de développement vous permettant de bénéficier de subventions et de conseils personnalisés.

Il ne reste plus qu’à vous lancer dans l’aventure !

Liens utiles:
News school network – Application guidance
Department for Education website – How to apply guide
Education Funding Agency – Recherche de site, acquisition  et construction