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Henri de Raincourt réaffirme l’engagement de l’Etat auprès des Français de l’étranger

Notre ministre chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, a ouvert la 14e session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) réunie à Paris du 7 au 11 mars 2011. Je vous l’avais présenté en décembre dernier puisqu’un décret précisant ses attributions faisant référence aux Français de l’étranger (lire : « Notre ministre s’appelle Henri de Raincourt » du 08 décembre 2010)

Les conseillers élus de l’AFE représentent plus de deux millions de Français établis sur les cinq continents, une réalité et un poids électoral qui n’échappe pas au gouvernement. Le ministre a souligné que c’est à l’initiative du Président de la République que, pour la première fois, dès 2012, onze députés des Français de l’étranger seront élus au suffrage universel direct.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, conseiller AFE, Henri de Raincourt, ministre de la Coopération (AFE, mars 2011)

Dans un monde mouvant et parfois chaotique, Henri de Raincourt a rappelé que la sécurité des Français de l’étranger était une préoccupation constante du ministère des Affaires étrangères, au même titre que « l’exigence de solidarité de la France » à l’égard des compatriotes expatriés qui se traduisait en matière d’enseignement ou de protection sociale, grâce aux crédits maintenus par la loi de finances 2011-2013 en dépit d’un contexte budgétaire tendu.

En compagnie du sénateur André Ferrand, j’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec Henri de Raincourt qui s’est enquis des attentes concrètes de la communauté française en Grande-Bretagne. Je ne me suis pas fait prier et je l’ai senti particulièrement attentif. Mon parcours d’entrepreneur a aussi suscité son intérêt puisqu’il ne manque jamais de rappeler ses origines bourguignonnes et la qualité du Chablis, soutien aux entreprises locales oblige. La conversation prend alors un tour jovial qui ajoute encore à la sympathie qui émane de notre ministre de la Coopération.

L’école J. Prévert obtient la garantie de l’Etat pour financer ses travaux

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.

Après l’ouverture prochaine du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), l’extension de l’école Jacques Prévert (52 élèves en maternelle et 201 élèves en primaire) devrait elle aussi entrer dans sa phase concrète. L’ouverture d’une nouvelle classe et l’aménagement de ses locaux permettront d’accueillir 50 élèves supplémentaires.

A l’heure où notre ambassadeur s’apprête à nous quitter pour Berlin, il sera heureux d’apprendre qu’Anne Barnaud m’a informé, en sa qualité de directrice de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger), que la commission interministérielle, réunie le 11 février, avait émis un avis favorable pour l’octroi de la garantie de l’Etat pour un prêt de 1,700.000 £ sur 25 ans à Jacques Prévert.

La publication de la garantie est soumise à deux conditions :
– obtenir l’accord définitif du Borough
– s’engager à augmenter les frais de scolarité si la levée de fonds n’atteint pas la hauteur du montant espéré.

Pour l’anecdote, j’étais intervenu en faveur de cette garantie il y a deux ans déjà, après avoir visité l’établissement dirigé par Christophe Gachet, accompagné du sénateur Ferrand, président de l’Anefe en juin 2008. Cette garantie avait été obtenue et je me souviens l’avoir joyeusement annoncé lors d’une réunion du plan Ecole de juin 2009, organisée par l’UFE (Union des Français de l’étranger).

Cependant, à l’occasion des 20 ans de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à Paris en avril 2010, Christophe Gachet et le directeur du Board de Prévert Charles Goodfellow m’avaient confié que le montant à garantir serait un peu plus élevé qu’anticipé initialement en raison de nouvelles exigences des autorités locales. Il fallait donc présenter à nouveau le dossier.

L’occasion était trop belle. J’ai profité de la grand messe de l’AEFE pour organiser une réunion improvisée dans un couloir avec André Ferrand et Anne Barnaud, directrice de l’Anefe, et les représentants de Jacques Prévert.

Ces derniers repartirent à Londres rassurés, avec une feuille de route pour présenter à nouveau leur demande de garantie auprès de l’Anefe.

Un grand merci au sénateur Ferrand qui suit attentivement les progrès de notre plan Ecole et nous accorde son soutien bienveillant. Toutes mes félicitations au comité de gestion de Jacques Prévert et à son directeur Christophe Gachet qui font vivre au quotidien une bien belle école et favorisent par ce projet la réussite de l’objectif 1 du plan Ecole.

Retrouver toute l’actualité de l’école, vous pouvez visiter son site.

Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011

Madame, Monsieur, chers compatriotes,

Je souhaite que 2011 vous apporte une santé rayonnante, qu’elle accomplisse vos espoirs, tout en vous réservant d’heureuses surprises…

Dès son arrivée à Londres, fin 2009, le Consul Général Edouard Braine s’est engagé en faveur de nos jeunes compatriotes venus au Royaume-Uni à la recherche d’un premier emploi. Il les a baptisé les « Oubliés de Saint -Pancras ». Edouard Braine a exaucé le vœu que j’exprimais l’an dernier et réuni une équipe motivée pour créer un Plan Emploi. Il a mobilisé les énergies et trouvé les ressources destinées à garantir la survie du Centre Charles Péguy (CCP), qui permet à environ 650 jeunes compatriotes de trouver chaque année un emploi au Royaume-Uni ! Désormais, le premier objectif du Plan Emploi est d’offrir à Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an. Le second objectif est de créer un « RER transmanche », reliant Calais-Frethun à Ashford. Permettre l’éclosion d’une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers, désenclaver le Nord-Pas-de-Calais, offrir de nouvelles perspectives pour les entreprises des Français du Kent justifient cette ambition. Je forme le vœu que sous la conduite de notre Consul Général, ce Plan Emploi aboutisse et contribue à la réduction du chômage en France.

Avec l’emploi, l’essentiel de mes efforts se porte sur l’éducation. Ma conviction est que nous devons démocratiser l’accès à l’enseignement français au Royaume-Uni tout en favorisant le bilinguisme dans les écoles anglaises. Depuis trois ans, Maurice Gourdault-Montagne, Ambassadeur de France au Royaume-Uni, conduit remarquablement un Plan Ecole en y associant les représentants de notre communauté scolaire et les élus. Notre objectif premier vise à accroitre de 500 places par an la capacité d’accueil de l’enseignement français au Royaume-Uni. Nous avons déjà créé près de 500 nouvelles places depuis le lancement du Plan Ecole.

Afin de créer de nouvelles écoles sans peser sur nos finances publiques, le Plan Ecole a décidé la création d’un Trust à vocation immobilière. Avec le soutien du Sénateur André Ferrand, nous avons obtenu la garantie de l’Etat afin de diminuer le coût d’emprunt finançant l’acquisition d’un premier bâtiment. L’ouverture en septembre du collège français bilingue de Londres (CFBL) couronnera les efforts des acteurs du Plan Ecole.

Tous ces succès ne me font pas oublier que l’inflation à deux chiffres des frais de scolarité du lycée Charles de Gaulle menace la mission de continuité du service public de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Je forme le vœu que nous parvenions à plus de transparence sur les coûts et je prendrai l’initiative d’organiser un grand débat sur ce sujet en mai prochain.

Les 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni scolarisés dans le système éducatif local ne sont pas oubliés. Cette année, le Gouvernement va publier un décret instituant un « label France« . C’est l’outil dont nous avions besoin pour favoriser le développement du bilinguisme dans les écoles britanniques, objectif n°2 du Plan Ecole.

Notre dynamisme doit beaucoup à l’engagement des parents d’élèves. A Londres, leurs opérations de levées de fonds ont apportés en quelques années plus d’un million de livres sterling au profit du lycée Charles de Gaulle. Dans le cadre du programme Français Langue Maternelle (Flam), partout dans le Royaume-Uni, ils ouvrent des petites écoles du samedi qui familiarisent les plus petits à la langue française. Nous comptons désormais 39 écoles de ce genre contre 28 l’an dernier ! Invité en 2010 par leurs directrices (à Bristol, Canterbury, Colchester, Dartford, Leeds, Maidstone…), j’ai ressenti à chaque fois la même passion et le même amour pour ces 2 000 enfants aujourd’hui concernés par le programme Flam, la plupart binationaux. Je souhaite que cet élan formidable s’amplifie, d’autant que notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam a permis le financement d’une méthode novatrice d’apprentissage du français spécifique aux plus jeunes. Tous ces progrès n’auraient pu se concrétiser sans l’action formidable du Service Culturel conduit par notre nouveau Conseiller Culturel Laurent Burin des Roziers.

Je poursuivrai aussi mon action pour que le Ministère dégage un budget pour moderniser le standard du consulat de Londres afin d’améliorer l’accueil téléphonique. Car comme le souhaitent Edouard Braine et les agents du consulat, tout doit être mis en œuvre pour ne pas rebuter nos compatriotes lorsqu’ils cherchent à entrer en contact avec leur administration. Ils ont d’ailleurs mené une action exemplaire en 2010 afin que le consulat soit enfin conforme aux exigences britanniques d’accessibilité au public.

2011 précédera une année historique pour les Français de l’étranger. L’an prochain, pour la première fois, vous aurez l’occasion d’élire un député représentant les Français du Royaume-Uni et d’Europe du Nord. Edouard Braine a initié une démarche de mise à jour de la liste électorale qui devrait aboutir à radier prochainement 15000 noms. Je vous invite à vérifier votre situation électorale au cours de l’année.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux,

Olivier Cadic
Canterbury, le dimanche 9 janvier 2011

Pour télécharger ce texte en pdf : Voeux à la communauté du RU 2011

Photo Flickr de Mooi

Frais de scolarité : l’AFE propose de remonter les plafonds de la prise en charge (PEC)

L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) était appelée à prononcer un avis sur le projet de décret qui vise à plafonner la prise en charge (PEC) par l’Etat des frais de scolarité des élèves français scolarisés dans un établissement d’enseignement français à l’étranger (classes de seconde, première, terminale). Conformément aux préconisations du rapport des parlementaires Collot et Joissains, sur la mesure voulue par le Président de la République, l’objectif est d’économiser 7 millions d’euros sur le budget 2011.

D’après le projet de décret, le plafond de la prise en charge doit être égal au montant des frais de scolarité de l’année scolaire 2007-2008 pour les établissements d’enseignement français à l’étranger du rythme nord, auxquels appartiennent le lycée Charles de Gaulle de Londres et l’école européenne de Culham.

Dans les faits, pour le lycée Charles de Gaulle, cela signifierait que l’Etat ne prendrait plus à sa charge à partir de septembre 2011 que 3,246 livres sterling (tarif 2007-2008) au lieu de 4,311 livres sterling actuellement. La prise en charge des frais de première inscription serait limitée à £130 au lieu de £600.

Pour Culham, l’aide à la scolarité serait plafonnée à £3,197 au lieu de £3,454 actuellement.

Comme je l’avais anticipé (Lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010), cela signifierait qu’un quart des frais de scolarité des enfants français en classes de seconde, première, terminale serait désormais à la charge des familles. Bien entendu, les familles auront toujours la possibilité de demander une bourse pour financer ce complément.

Lors de la session de bureau du 18 décembre 2010, l’AFE a voté deux amendements par 18 voix pour et 11 abstentions :
– Le premier amendement prévoit que l’année scolaire de référence pour le plafonnement soit 2009-2010 au lieu de 2007-2008, année d’entrée en vigueur de la PEC.
– Le second suggère l’ajustement mécanique du plafonnement de la prise en charge pour les pays qui rencontrent une inflation annuelle importante de plus de 10%.
C’est principalement le cas des pays d’Amérique du Sud, et de nombreux pays d’Afrique.

En réponse à une question du sénateur André Ferrand lors des débats, Mme Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) a indiqué que l’économie réalisée ne serait plus que d’un million d’euros pour le budget 2011, si les amendements de l’AFE était suivis par le gouvernement. L’objectif initial était d’économiser 7 millions d’euros. Il faudrait donc trouver à économiser la différence ailleurs.

Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères et européennes devra se déterminer au début de l’année 2011. Le suspens ne sera pas long.

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Fin de la double comparution pour les passeports ?

Dès l’instauration du passeport biométrique, les élus à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) sont montés au créneau pour contester la double comparution imposée aux Français expatriés.

On comprend qu’il soit fastidieux pour nos compatriotes de se rendre deux fois de suite au consulat pour obtenir la délivrance d’un passeport. Pour ceux qui vivent aux quatre coins du Royaume-Uni, ce sont parfois des jours de travail qui s’envolent pendant qu’ils se transportent à Londres.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, a récemment engagé un dialogue avec François Saint-Paul, directeur la DFAE (Direction des Français à l’étranger) sur la simplification d’une procédure qui concerne tout de même 150.000 passeports délivrés dans le monde.

Un courrier de M. Saint-Paul vient de confirmer à notre sénateur qu’un décret sera signé ces prochains jours permettant d’alléger les contraintes de nos expatriés. En effet, les consuls honoraires seront autorisés à remettre le sésame sans nouvelle prise d’empreintes biométriques.

André Ferrand avait levé un autre lièvre auprès du représentant du ministère des Affaires étrangères : l’Imprimerie nationale allèguerait des obstacles techniques pour ne pas fabriquer des passeport «grand voyageur», comprenez avec un nombre de pages supérieur à 30. Certains hommes d’affaires dont le carnet se couvre rapidement de visas verraient d’un bon œil un doublement de la pagination.

En réponse à cette proposition de bon sens, François Saint-Paul a pris l’initiative de saisir la sous-direction ADF pour étudier la question.

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Plan Ecole (17) : Evaluation des progrès et cap vers les Académies

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. L’engagement personnel de notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus.

Lors du lancement du Plan-école, j’avais pris l’engagement d’inviter les Français du Royaume-Uni, chaque année à la même date, pour évaluer ensemble les progrès réalisés. Pour la 3ème fois, l’UFE GB a donc organisé cette réunion au ciné-lumière de l’Institut français ce lundi 7 juin 2010.

Vous trouverez ci-dessous les slides que j’ai présentés lors de la réunion et le tableau de bord permettant d’établir le nombre de classes et de places par école française au Royaume-Uni.

Michel Monsauret, attaché de coopération éducative en charge du Plan Ecole pour l’Ambassade de France au Royaume-Uni était présent à mes cotés pour répondre en toute franchise et sans langue de bois aux questions de l’assistance.

Il a rappelé le projet « phare » : la nouvelle école française de Kentish Town qui prévoit 700 places de la maternelle à la 3ème., un projet pédagogique fondé sur le bilinguisme, l’EPS, les arts plastiques et la musique. C’est aussi un montage financier, juridique et pédagogique original et reproductible.

Mais il faut aussi penser à la suite et envisager la création d’un lycée et la mise en place de coopérations avec les établissements anglais.

La problématique dépasse la région londonienne et se décline sur deux actions principales :

–           l’aide au développement des écoles du programme FLAM

–           l’aide au développement des sections bilingues au sein des établissements anglais.

Michel Monsauret a relevé une opportunité à saisir : les « academies ». Ces établissements sont autonomes et décident eux-mêmes de leurs programmes. Ils peuvent y intégrer des enseignements français de type « DNL » (Discipline non linguistique). Ils peuvent aussi investir dans des projets franco-anglais dans des zones d’intérêt commun.

Sa stratégie est de  mobiliser les communautés françaises sur tout le territoire, les Français, les francophones, les élus, les parents d’élèves et les entreprises françaises pour l’aider à convaincre les « academies » de mettre en place des sections bilingues anglais-français.

De nombreuses questions des participants ont porté sur l’accessibilité aux universités britanniques à l’issue d’un parcours dans l’enseignement français.

Une voix était présente pour rappeler le désarroi des parents qui ne trouvaient pas de place dans l’enseignement français à Londres. Une maman de deux enfants de 5 et 7 ans prend sur son temps personnel en plus du temps professionnel pour que ses enfants suivent des cours du CNED. Nous avons salué cet engagement personnel.

C’est tout le sens du Plan-Ecole de vouloir prendre en compte les 70% d’enfants français à l’étranger qui ne peuvent accéder d’une manière ou d’une autre à une forme d’enseignement français.

Merci à tous les participants d’avoir pris sur leur temps pour partager les progrès du plan-écoles et avoir nourri notre réflexion afin de nous permettre de poursuivre notre action.

Ci-joint le tableau de bord effectif 2009-2010 du Plan Ecole pour le Royaume-Uni (7 juin 2010)

Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement

Notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a une nouvelle fois réuni aujourd’hui les membres du Plan-Ecole à la Résidence.

Le conseil d’administration de l’AEFE se tenant au même moment à Paris, Carole Rogers m’a représenté à cette réunion. Après l’introduction de l’ambassadeur, Carole a lu le texte que j’avais préparé (voir ci-dessous).

Il était destiné à exprimer mes observations sur les progrès manifestes du Plan-Ecole au Royaume-Uni et à demander la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat.

Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni m’a appelé pour m’informer de l’accueil favorable fait à ma demande lors de cette réunion.

Cette initiative nous permettra de définir des indicateurs pertinents en nous fondant sur les données statistiques recueillies dans les établissements scolaires et au consulat.

Le recours systématique à ces indicateurs devrait améliorer notre capacité à anticiper sur les attentes des Français vivant Outre-Manche en matière d’enseignement.

Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous prie de bien vouloir excuser mon absence liée à la tenue, ce jour, du conseil d’administration de l’AEFE à Paris.

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. Je suis heureux et reconnaissant de l’écoute et du soutien du sénateur Ferrand, président de l’Anefe pour obtenir la garantie de l’Etat au prêt accordé pour financer le site de Kentish Town.

L’ouverture annoncée de Kentish Town en septembre 2011 est une avancée significative pour atteindre le premier objectif du Plan. Cette réussite est modélisable et reproductible. Il faut dès à présent envisager la suite.

De nouvelles initiatives pour ouvrir des classes de primaire émanant de structures privées apparaissent. Le nombre de places de collège risque d’être encore insuffisant pour répondre à la demande. Certains évoquent aussi la nécessité impérieuse de création de structures de type lycée.

Le développement de partenariats avec les établissements britanniques qui pourront déboucher tant sur le Bac International que sur des certifications technologiques est une piste que nous ne pouvons ignorer.

La définition des objectifs initiaux du Plan-Ecole s’appuyaient sur des données statistiques. Il faut systématiser le recours aux indicateurs pour permettre une prise de décision éclairée.

Je demande la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat pour anticiper sur les besoins.

Les questions abordées par les groupes de travail sur les frais d’écolage et la gestion de la carte scolaire n’ont pas apporté de réponses mais multiplié les pistes de réflexion.

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative. La création d’une « Commission permanente » a été décidée pour assurer un fonctionnement plus démocratique, renforcer la concertation et définir les orientations budgétaires. J’attends de cette Commission permanente des décisions de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité.

Je défends cette démarche, ce jour, auprès du conseil d’administration de l’AEFE afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer du nouveau fonctionnement du lycée Charles de Gaulle à Londres.

La communauté française doit aussi se mobiliser au-delà de Londres dans l’atteinte de l’objectif 2 du Plan-Ecole qui est la meilleure réponse au besoin de scolarisation des familles en dehors de Londres. Nous devons imposer un label France.

Monsieur l’Ambassadeur, votre engagement personnel dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus. Je me tiens à la disposition des services culturels pour les assister dans cette démarche.

Enfin, je souhaite saluer l’engagement renouvelé de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui contribue cette année à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français en faveur des 1,300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Photo Flickr de Vasta

Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !

André Ferrand, sénateur des Français hors de France et président de l'Anefe

Je viens de recevoir un très plaisant coup de fil du sénateur André Ferrand. Après en avoir informé notre ambassadeur, il s’est réjoui avec moi de l’avis favorable rendu aujourd’hui par la commission interministérielle au sujet de la garantie de l’Etat du prêt de 25M£ sur 25 ans pour la future école de Kentish Town.

L’ultime étape a été franchie avec succès après que l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) ait précédemment donné son aval en début d’année.

Cette décision vient couronner un projet porté par notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, afin qu’un second collège français puisse ouvrir ses portes dans les meilleures conditions, en septembre 2011.

Toute la communauté française peut se féliciter de cette garantie pour l’acquisition et la rénovation du bâtiment de l’école, car elle induira des conditions bancaires très avantageuses dont profiteront les parents d’élèves, en premier lieu.

L’arrêté devrait être publié sous quinzaine au Journal officiel.

Lire aussi : « Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril » du 29 mars 2010

Crédit Photo : FG

Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril

Comme nous vous l’annoncions précédemment, le financement de la future école de Kentish Town sera garanti par l’Etat français.

Le comité des Prêts de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) s’était réuni le 22 février dernier pour approuver le projet.

J’ai eu l’occasion de remercier André Ferrand, président de l’Anefe et les membres du comité lors de l’Assemblée générale de l’Anefe qui s’est tenue à Paris le 01 mars.

J’ai salué le pragmatisme des représentants de Bercy qui a facilité le bon déroulement de ce dossier.

Reste la dernière étape à franchir : la tenue d’une commission interministérielle destinée à entériner la décision.

La date vient d’être fixée : cette commission paritaire se tiendra le 27 avril 2010 après-midi et réunira des représentants des ministères des Finances, de l’Education, et des Affaires étrangères, en présence d’Anne Barnaud, directrice de l’Anefe.

Lire aussi : Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne (du 15 novembre 2009)

Photo Flickr de Agirregabiria 70

Kentish Town (12) : L’Anefe accepte de garantir l’emprunt

La nouvelle est d’importance : le financement de la future école de Kentish Town sera garanti par l’Etat français.

Le Comité des Prêts de l’Anefe s’est réuni hier (22/02/10) à Paris.

Andre Ferrand, président de l'Anefe et sénateur des Français de l'étranger

Présidée par le sénateur André Ferrand, l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) vient d’accepter de garantir l’emprunt immobilier de 21M£, ce qui aura pour effet d’alléger les taux offerts par les trois banques prêteuses dans cette affaire.

Saluons la décision du Comité de Prêts, dirigé par Anne Barnaud, qui doit permettre un remboursement plus rapide et des frais de scolarité plus faibles lors de l’ouverture de l’établissement en septembre 2011, après rénovation.

Prochaine et dernière étape, une commission paritaire devrait se réunir lors de la première quinzaine d’avril réunissant des représentants des ministères des Finances, de l’Education, et des Affaires étrangères pour boucler le dossier.

Lire aussi : Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne (du 15 novembre 2009)

Bonne nouvelle pour l’Ile aux Enfants !

Une dotation de 10.000 euros vient d’être accordée à l’école l’Ile aux Enfants, destinée à contribuer au financement du transfert de ses locaux.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, vient de m’en informer, en se félicitant de voir nos efforts communs récompensés. Ce montant a été inscrit au budget du ministère des Affaires étrangères, au titre de la réserve parlementaire du Sénat.

Située au nord-est de Londres, l’Île aux Enfants est une école primaire, conventionnée par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui accueille aujourd’hui 195 élèves (avec une liste d’attente de plus d’une centaine d’élèves). L’établissement déménagera en septembre 2011 pour s’installer sur le site de Kentish Town acquis récemment dans le cadre du Plan Ecole.

J’ai écrit à Benoit Belhomme, président du comité de gestion de l’Ile aux Enfants pour lui annoncer la bonne nouvelle.

C’était aussi l’occasion de saluer l’action de Sophie Routier, sa représentante au sein de l’équipe du Plan Ecole du Royaume-Uni, depuis près de deux ans.

PJ : Lettre du senateur André Ferrand

PJ : Mon courrier à Benoit Belhomme

www.ileauxenfants.co.uk.

Kentish Town (4) : Dernière visite avec le sénateur Ferrand avant le grand saut

J’ai profité de la venue du sénateur André Ferrand à Londres à la faveur de l’inauguration du bureau d’UBI France pour lui proposer de visiter le site de Kentish Town.

de gauche à droite, Arnaud Vayssié, président de la Chambre de commerce française en GB, le représentant de l’Agence immobilière, André Ferrand, sénateur et Olivier Cadic.

André Ferrand est aussi président de l’Anefe, organisme attribuant la garantie de l’Etat pour les emprunts destinés à financer les établissements scolaires à l’étranger.

L’ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a décidé lors de notre réunion du Plan Ecole du 20 octobre dernier de réunir une délégation pour accompagner le sénateur. L’objectif est de se faire une idée partagée sur le site avant de prendre la décision définitive d’acquisition.

Ainsi, se sont joints à nous les membres du Trust de l’ambassade Arnaud Vayssié, président de la Chambre de commerce française en Grande-Bretagne, arrivé le matin même de Singapour, et l’avocat Richard Fairbairn.

Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint, assisté de Frédéric de la Borderie nous prodiguaient toutes les informations et les potentialités du local.

de gauche à droite, l’ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne et le sénateur André Ferrand

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Plan école (2) : Discours tenus en séance plénière lors de l’Assemblée des Français de l’étranger du 7 mars 2008

Je vous rappelle qu’au moment de la rentrée, en septembre 2007, je m’étais aperçu qu’un plan existait ! Nonobstant ses qualités, il était le fruit du travail solitaire de Laurence Auer, conseillère culturelle de l’ambassade.

Comme vous pourrez le lire, j’ai été ravi d’entendre Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la diversité linguistique et du français, au Ministère des affaires étrangères et européennes, annoncer qu’il a expressément demandé aux ambassadeurs de tous les postes diplomatiques d’associer à ce genre de réflexion toutes les composantes de la présence française à l’étranger : les communautés françaises, leurs représentants, les Chambres de commerce, les entreprises françaises.

Mon intervention a été coordonnée avec celle du sénateur André Ferrand.


Résolution n°2/03/08

Madame Soledad MARGARETO donne lecture de la résolution n° 2/03/08 relative au plan Ecole, adoptée à l’unanimité en commission de l’Enseignement et des Affaires Culturelles.

Monsieur le Président s’enquiert des demandes de prise de parole.

Monsieur Olivier CADIC

Merci Monsieur le Président. La dernière fois, au mois de septembre, on a déjà eu une résolution sur le plan-école et je voulais vraiment remercier la commission pour cette résolution. Il faut savoir que je demandais la création du plan-école pour l’Angleterre depuis plus de six mois et j’ai découvert en rentrant, fort de notre résolution et du travail du Sénateur André FERRAND qui avait bien défini les contours et les intervenants sur la constitution du plan-école, qu’en fait, le plan-école Londres existait et avait été rédigé uniquement par la conseillère culturelle. Grâce à cette résolution, j’ai donc pu exiger que nous soyons réunis afin de travailler dessus. Nous avons un nouvel Ambassadeur à Londres depuis le début du mois de décembre, Monsieur Maurice GOURDAULT-MONTAGNE, qui est devenu un vrai leader sur le sujet et qui a, justement, demandé à ce que des réunions régulières soient menées. Grâce aussi maintenant au conseiller culturel adjoint, Michel MONSAURET et à Madame Laurence AUER qui a aussi compris qu’il fallait intégrer tout le monde, nous avançons et nous avons un objectif de plan-école pour le mois de juin, c’est-à-dire dans les temps pour notre sujet. Fort de cette expérience, peut-être pourrions-nous nous assurer que le plan-école n’est pas simplement l’émanation d’une personne sur un poste. Comment sommes-nous sûrs que toutes les parties ont été consultées ? Est-ce que l’on fait un document qui est approuvé par tout le monde ? C’est cela ma simple crainte, mais, encore une fois, merci vraiment pour ce travail dans ce domaine.

Monsieur Le Président demande à Monsieur Jean-Paul REBAUD de rassurer Monsieur Olivier CADIC à ce sujet.

Monsieur Jean-Paul REBAUD

Je voulais seulement confirmer l’information donnée par Monsieur Yves AUBIN DE LA MESSUZIÈRE tout à l’heure. Le télégramme est en train de partir. Il est adressé à l’ensemble des postes diplomatiques. Je peux vous le dire parce que c’est moi qui l’ai rédigé et qu’il est très clair sur ce point. Ce télégramme va donc partir dans les prochains jours. Il est adressé à l’ensemble des postes diplomatiques et il demande expressément aux ambassadeurs d’associer toutes les composantes de la présence française à l’étranger : les communautés françaises, leurs représentants, les Chambres de commerce, les entreprises françaises afin qu’ils puissent participer pleinement à cet exercice de réflexion et de prospective ; dans les postes où cet exercice a déjà été réalisé, comme en Grande-Bretagne, qu’il soit repris et qu’il soit réalisé dans les postes où il n’a pas été fait encore.

Monsieur le Président Monsieur Jean-Paul REBAUD et donne la parole à Monsieur le Sénateur FERRAND en lui demandant d’être bref.

Monsieur le Sénateur André FERRAND

Promis, je vais aller très vite. Merci Monsieur Jean-Paul REBAUD. Simplement, moi, je voudrais être vraiment certain – je vous demande pardon, on a eu des entretiens tous les deux à ce sujet – que véritablement tous les plans soient repris, y compris ceux qui sont devenus un petit peu obsolètes et qui ont été envoyés il y a un an. Ce que nous demandons, c’est une entreprise de remise à plat. On tient compte de l’expérience acquise. On va dire que le verre était à moitié plein, mais il ne l’était qu’à moitié. A partir de cette expérience, ce que nous souhaitons vraiment c’est que tout le monde joue le jeu, que les Ambassadeurs en tiennent compte – peut-être faut-il que cela soit porté sur leurs lettres de mission, peut-être sur leurs rapports de missions, peut-être sur leurs feuilles de route – mais il est indispensable qu’ils répondent, comme le fait Monsieur GOURDAULT-MONTAGNE apparemment et on s’en réjouit vraiment.

Alors, un dernier point. C’est effectivement en ce qui concerne le formatage. C’est un exercice particulièrement difficile. Je sais que vous avez des équipes qui sont aussi performantes que possible, mais je me demande si elles auront le temps et la possibilité de réaliser ce formatage qui devra être unique, mais adaptable à toutes les situations. Vous savez que personnellement, ma suggestion serait d’externaliser la confection de ces documents, vos services réalisant un cahier des charges et des professionnels extérieurs préparant le document. Voilà mon idée.

Monsieur le Président remercie le Sénateur André FERRAND. En l’absence d’autre demande de prise de parole, Monsieur le Président met aux voix la résolution n° 2/08/03 relative au plan Ecole. La résolution est adoptée à l’unanimité.

Photo Flickr de PharCyder.