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Sciences Po Alumni UK organise une soirée électorale, dimanche 22 avril

Partant pour une soirée politique, électrique, et éclectique ?

Au Sofitel St James, proche de Piccadilly Circus, un buffet-diner pimenté aux images de France2 vous permettra de vivre en direct la soirée du premier tour de la présidentielle.

Ce bain de jouvence républicain et collectif est l’oeuvre de Sciences Po Alumni UK , avec le concours de France in london, et des associations partenaires : anciens de Centrale, Dauphine, EM Lyon, ESCP Europe, Mines, X-Finance.

Rendez-vous le dimanche  22 avril, à partir de 18h00,
Sofitel St James, 6 Waterloo Place, London SW1Y 4AN
Réservations en ligne, suivez ce lien

Dîner de gala de Sciences Po Alumni UK, le 6 octobre 2011 (crédit : Scpouk)

Je me souviens avec émotion du dernier gala de charité organisé par les Sciences Po Alumni UK, le 6 octobre 2011, puisque j’avais rencontré Richard Descoings. Une personnalité magnétique, capable de figer tout un auditoire pour partager ses convictions généreuses et pénétrantes. La France a perdu un serviteur remarquable qui avait donné un nouveau souffle républicain en élargissant l’accès aux grandes écoles.

Un prix d’architecture pour l’AEFE !

Je vous parle souvent de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et je m’en voudrais de passer sous silence qu’elle vient de se distinguer pour une réalisation architecturale exceptionnelle.

Le jury de l’Afex (Architectes français à l’export) a décerné son Grand Prix au lycée Jean-Mermoz de Dakar, au Sénégal, conçu par l’agence Terreneuve (lire l’article sur le site de l’AEFE).

Le lycée, dit “nouveau Mermoz”, a été entièrement reconstruit pendant deux ans pour un montant de 15,7M€ (valeur 2006) et inauguré à la rentrée scolaire 2010. Ce vaste ensemble de 17.000m2  accueille 2 400 élèves, de la maternelle à la terminale, qui se croisent joyeusement dans les nombreuses coursives, galeries et patios qui agrémentent les bâtiments. Ses architectes ont résolument pensé un projet “contemporain dans sa forme, économique dans les moyens et autonome dans son fonctionnement.”

Le jury de l’Afex a été particulièrement sensible à cette expérience d’architecture bio-climatique, dont l’agencement des vides et des pleins favorise la circulation de l’air pour un rafraîchissement naturel et permanent des espaces intérieurs.

Décerné tous les deux ans, le Grand Prix Afex 2012  sera solennellement remis à l’AEFE, maitre d’ouvrage, le 28 août prochain à Venise, à l’occasion de la Biennale internationale d’architecture. Pourquoi pas d’autres récompenses pour ses chantiers en cours (Alger, Amman, Le Caire, Francfort…) ?

Faites de nécessité vertu, votez !

A chaque élection, il y a un sujet sur lequel tous les candidats s’accordent à l’unisson : lutter contre l’abstention.

Quel que soit votre décision, vous aurez accompli un acte primordial pour la République. La République n’existe pas sans le vote libre et démocratique ! Et ce système politique est loin d’être dominant dans notre monde : chaque jour des gens continuent de perdre leur vie pour avoir, enfin, le droit de choisir leur dirigeant.

De plus, notre pays est l’une des rares démocraties à offrir à ses citoyens expatriés la possibilité de participer aux choix essentiels de la vie de la Nation. “Il s’agit, pour nous, de nous en montrer dignes”, déclare notre consul, Edouard Braine dans la lettre d’information consulaire d’avril.

Mobilisés depuis des mois, les consulats auront fait, pour leur part, leur devoir pour recueillir les suffrages des électeurs inscrits à l’étranger. Le nombre de bureaux de vote a été doublé par rapport à 2007 en Grande-Bretagne et on pourra désormais se prononcer également par internet ou par correspondance dans le cadre des législatives, dès lors “le taux d’abstention lors des prochains scrutins mesurera objectivement notre civisme”, en déduit notre consul. D’autant qu’Olivier Tulliez, consul adjoint, conduisant une équipe efficace et endurante a fait une chasse méticuleuse aux électeurs fantômes. Ces inscrits sur les listes ne pouvant plus voter puisqu’ils avaient quitté la Grande Bretagne, risquaient d’impacter négativement le taux d’abstention, de par leur grand nombre.

Outre-Manche, on se montre positif. Le fait que 16.650 personnes se soient inscrites en 2011 sur la liste électorale consulaire laisse clairement supposer que Français se feront un devoir de voter bien plus qu’à l’accoutumée (lire : “En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger !” du 23 mars 2012).

Informations pratiques :

En 2012, vous êtes appelés à voter aux dates suivantes :
– L’élection présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai
– Les législatives se dérouleront le 3 juin (et non pas le 10 comme en France) et le 17  juin. (pour la première fois, 11 députés issus de 11 circonscriptions représenteront les Français établis hors de France à l’Assemblée nationale)

En 2012, 27 bureaux de vote, répartis sur 10 sites, seront à votre disposition : (voir les centres de votes sur Google Maps) :
– 3 sites à Londres : 13 bureaux au Lycée Charles de Gaulle (South Kensington), 6 bureaux au Collège français bilingue de Londres (Kentish Town) et un bureau au Consulat général.
– 7 sites de vote hors Londres : Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.
– En Ecosse, les Français pourront voter à Edimbourg, Glasgow et Aberdeen (voir les adresses des bureaux de vote sur le site de l’ambassade).

Pour toute information sur les modalités de vote ou l’actualisation de vos données en ligne, consultez le site : monconsulat.fr

Véronique Revington anime un service de recrutement novateur à la Chambre de commerce

Véronique Revington

Le consulat le regrette bien, mais Véronique Revington va poursuivre ailleurs son action en faveur de la communauté française, cette fois dans le cadre d’une mission assez innovante au sein de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne, vénérable institution londonienne née en 1883.

La directrice de la Chambre, Florence Gomez, en rêvait, elle l’a fait ! Forte de son expérience réussie en Chine en faveur de la création d’emploi, Florence a trouvé en Véronique la personnalité adéquate et les compétences marquées en ressources humaines pour lui confier la création d’un service de recrutement au bénéfice des 600 entreprises membres de la Chambre.

Les candidats et les recruteurs sont d’ores et déjà les bienvenus sur le site www.ccfgb.co.uk/recruitment, pour étoffer la base de données de leurs CV et annonces. Première nouveauté, les petites entreprises pourront confier l’intégralité du processus de recrutement à la Chambre qui capitalise ainsi sur sa connaissance des métiers, de la culture et des besoins de ses membres.

Une autre innovation significative s’inscrit dans le rapport de confiance particulier qui unit la CCI et les entreprises : le service “Spouse Mission“. Dans l’excellent article de Caroline Imbert paru dans l’Echo, Véronique Revington exprime son intérêt pour celles et ceux qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint en Grande-Bretagne, souvent en cas de mutation professionnelle (lien vers l’Echo, numéro de avril/mai 2012).

Durant la période d’installation de la famille, il faut bien s’organiser en partant de zéro et apprendre  comment fonctionne la société anglaise. Alors, souvent, l’un des conjoint se “sacrifie”,  d’autant s’il y a des enfants dans l’aventure. Aujourd’hui, Véronique Revington leur propose de recoller aux wagons de l’épanouissement professionnel avec la Spouse Mission, ce “service socialement responsable”. Il s’agit d’une forme de coaching pour d’abord reprendre confiance en soi, puis préparer le CV et les entretiens d’embauche. Enfin, les candidats vont intégrer le monde du travail en commençant généralement par des missions souples et ponctuelles (temps partiel, télétravail…) et au sein d’entreprises qui recherchent des francophones. En effet, “avec la Spouse Mission, résume Véronique dans l’Echo, nous voulons porter un regard nouveau sur l’emploi tout en répondant à une attente des entreprises et à un besoin fort au sein de la communauté française”.

Je ne doute pas un instant de la réussite de Véronique dans ces nouvelles attributions, pas plus que notre consul, Edouard Braine, qui l’avait embauchée il y a un an exactement pour concrétiser les actions du plan Emploi (lire : “Véronique Revington va incarner le plan Emploi” du 19 mars 2011).

La priorité était de pérenniser l’action du centre Charles Péguy en recherchant des financements privés. Véronique s’est donc attelée à prospecter les entreprises avec un succès qui a permis de couvrir le coût de l’embauche d’un conseiller en recrutement supplémentaire.

Véronique s’est aussi illustrée auprès de nos jeunes compatriotes en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales du consulat. Mission toute légitime puisqu’elle était rémunérée sur des crédits de vacation du consulat consacrés à la préparation des élections de 2012.

En dépit d’une activité soutenue, Véronique anime une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres». Un petit fait qui en dit long, je trouve, sur sa personnalité.

Les députés des Français de l’étranger seront membres de droit de l’AFE

Un arrêté du 26 mars 2012 du ministre des Affaires étrangères et européennes vient de modifier le règlement intérieur de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) en disposant que les futurs onze députés des Français de l’étranger sont membres de droit de l’AFE.

Les députés que vous choisirez en juin prochain auront donc le même privilège que les 12 sénateurs des Français vivant hors de France qui, eux, ne sont pas élus au suffrage direct mais par les 155 conseillers de l’AFE.

Lire l’arrêté du 26 mars 2012

Est-ce que votre ordinateur vous permet de voter par internet ?

Dans le cadre de l’organisation des élections législatives à l’étranger, et pour faciliter l’exercice de votre droit de vote, le recours à l’internet sera l’une des 4 modalités de scrutin proposées aux Français établis hors de France.

Le ministère des Affaires étrangères  a mis en ligne  un outil de test de configuration ‘Mon Vote Sécurisé’ à l’adresse suivante :

www.monvotesecurise.votezaletranger.gouv.fr

Cet outil vous permet de tester, dès aujourd’hui, la conformité de votre ordinateur avec les règles de sécurité requises pour voter par internet. En effet, la garantie du respect de l’anonymat et de l’intégrité du mode de scrutin n’est pas autorisée par toutes les configurations techniques.

Pour vous accompagner, un service d’assistance téléphonique et de courriel est également en place. Il répond à toutes les questions d’ordre technique. Ce service est accessible depuis le site de ‘Mon Vote Sécurisé’.

Je vous invite à lire le courriel que François Saint-Paul, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, a adressé aux électeurs afin de les informer de cette mise en ligne (lire : Législatives 2012 – voter par internet en sécurité).

Photo Flickr de Mediajon

Cette jeunesse qui préfère l’étranger… pour faire rayonner la France

Dans le Figaro de vendredi dernier, page 2, Stephane Kovacs signe un article âprement intitulé : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France”. Son enquête l’a conduite à s’intéresser à ces moins de 30 ans qui sont “de plus en plus nombreux à partir « faire rayonner » leur pays à l’étranger.” La journaliste conclut néanmoins qu’ils “prévoient rarement un billet de retour”…

Je lui suis reconnaissant d’avoir reproduit mes commentaires au sujet de ces jeunes compatriotes qui m’inspirent beaucoup d’affection et d’admiration. La crise est devenue mondiale et anxiogène, certes. Mais tandis que certains se plaignent de tout et attendent le sauveur providentiel, d’autres tentent de s’inventer un avenir envers et contre tout. Selon une récente enquête, deux jeunes sur dix s’exilent dans le but de créer une entreprise.

Afin de compléter mes propos qui ont été partiellement repris, j’ai indiqué qu’environ un tiers des jeunes Français qui arrivent au Royaume-Uni repartent en France dans les trois ans. Ils poursuivent souvent le double objectif de parfaire leur apprentissage de la langue anglaise et d’acquérir une expérience internationale qu’ils espèrent valoriser à leur retour.

Et si les autres quittent la France pour longtemps, cela ne signifie pas pour autant qu’ils lui tournent le dos.

Lire : “Ces jeunes citoyens qui disent adieu à la France” sur le site du Figaro.

Photo Flickr de Svadilfari

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : “Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ?” du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire “French revolution at New York lycée” – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Europa School UK lance sa campagne d’inscription (date limite : 30 avril 2012)

Je vous reparle avec plaisir de la nouvelle free school qui va ouvrir ses portes à Culham près d’Oxford pour vous alerter sur l’ouverture du processus d’inscription qui se clôturera le 30 avril prochain.

L’Europa School UK constitue un projet exceptionnel puisque cette école d’Etat anglaise gratuite offrira dès la rentrée deux filières bilingues : franco-anglaise et germano-anglaise (lire : “La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford” du 30 octobre 2011).

Bénédicte Yue, représentante des parents d’élèves, m’a transmis ces quelques informations pratiques :
Six classes de 28 élèves  sont proposées pour la rentrée 2012 :
– 2 classes de « Reception » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2007 et le 31 août 2008 ;
– 2 classes de «  Year 1 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2006 et le 31 août 2007
– 2 classes de « Year 2 » pour les enfants nés entre le 1er septembre 2005 et le 31 août 2006.

A chaque niveau correspond une classe franco-anglaise  et une classe germano-anglaise. 

Le programme pédagogique sera basé sur le « curriculum » européen et anglais.

Je rappelle que cette free school s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne de Culham dont la fermeture progressive s’étalera jusqu’en 2017. C’est pourquoi, chaque année, de nouvelles classes seront ouvertes, par effet de vase communicant.

A terme, l’Europa School UK accueillera des élèves de 4 ans à 19 ans pour les conduire jusqu’au au baccalauréat européen, dès son homologation européenne.

Toutefois, l’Ecole européenne actuelle continue d’accueillir des enfants à partir de la deuxième année de primaire (équivalent au CE1 dans le système français pour les enfants nés avant le 01.01.2006) et dans les toutes classes de primaire et de secondaire jusqu’au  baccalauréat européen.  Rappelons que la section française de l’école européenne est homologuée.

Pour vos inscriptions auprès de l’Europa School UK, je vous invite à consulter son site internet. Soulignons enfin que cette école sera gratuite et que la sélection des élèves dépendra de la localisation des familles intéressées par rapport à quatre points géographiques situés dans la région d’Oxford.

Europa School UK : www.europaschooluk.org
Ecole européenne : www.esculham.eu

Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ?

Depuis trois ans, une contribution de 6% assise sur les frais de scolarité des établissements à gestion directe et conventionnés constitue une nouvelle ressource pour le siège de l’AEFE qui gère le réseau mondial de l’enseignement français à l’étranger (485 établissements, 130 pays, 300 000 élèves). Elle se justifie par le financement des pensions des agents du réseau (précédemment pris en charge par l’Etat) et ses investissements immobiliers.

La décision avait fait couler beaucoup d’encre car elle avait inévitablement pesé sur les frais de scolarité.

J’ai noté, lors du conseil d’administration de l’AEFE qui s’est tenu ce mardi, qu’en 2011, cette contribution acquittée par les parents d’élèves a rapporté 34M€ à l’Agence, ce qui équivaut à 82% de son excédent, intégralement reversé dans ses réserves.

Force est de constater que grâce à cette mesure, l’AEFE dégage aujourd’hui son excédent pour abonder ses réserves. Elle est donc totalement justifiée et se révèle  même salutaire.

J’ai fait une autre observation.

Deux enveloppes budgétaires sont à peu près équivalentes : 31,65M€ pour la mesure de prise en charge (PEC) et 34M€ pour la contribution des 6%. Cette équivalence pourrait laisser penser aux parents de primaire et collège qu’ils financent, indirectement, la part de gratuité des frais de scolarité du lycée. En effet, la prise en charge (PEC) est versée par l’AEFE au profit des lycéens français de son réseau sans condition de ressources ! Certes, conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le différentiel reste à la charge des parents.

Ce postulat est destiné à faire réfléchir chacun sur les options qui s’offrent à nous pour évaluer les options futures pour la PEC. Des décisions devront être prises après les élections.

Chaque année, l’impact de la PEC va diminuant. L’idée généreuse de gratuité totale voulue initialement par Nicolas Sarkozy s’est avérée ne pas être financièrement tenable. Aujourd’hui 2/3 des frais de scolarité sont pris en charge pour les classes de lycée à Charles de Gaulle. Dans deux ans, ce ne sera plus que la moitié. En perdant de sa substance, cette mesure s’éloigne de son premier objectif de prise en charge totale des frais de scolarité. De toute manière, cette solution doit être encore revue cet été. Il manque 23 à 24M€ pour la financer en 2013 d’après le directeur des Français de l’étranger.

Alors quel futur pour la PEC ? Certains suggèrent que l’enveloppe actuelle soit intégralement reversée au service des bourses scolaires pour que seuls les plus modestes bénéficient d’une aide à la scolarité. C’est une solution qui paraît juste. En fait c’est une manière habile d’arrêter la PEC. On se contentera alors de poursuivre l’effort entrepris par le Président de la République qui a doublé l’enveloppe des bourses lors de son quinquennat en plus de la PEC.

Une autre option pourrait être de reverser cette enveloppe à l’AEFE pour remplacer la contribution des 6%. Cela pourrait permettre d’offrir une ristourne généralisée d’environ 5% sur les tarifs de scolarité en échange de la fin de la PEC. Les temps sont durs pour tous, et cela permettrait d’atténuer la prochaine hausse.

Compte tenu de l’état des finances publiques, le ministère du budget préfèrera surement l’option de récupérer le maximum de cette somme pour baisser le déficit de l’Etat.

Photo Flickr de 401K

Retrouvez-moi ce soir à 18h sur French Radio London

J’ai le plaisir d’être l’invité de Jean-Michel Duffrène dans son émission Prêt-à-Parler, sur French Radio London, ce mercredi à 18h.

Vous pouvez écouter French Radio London sur votre radio DAB dans le Grand Londres ; sur www.frenchradiolondon.com, ainsi qu’avec l’application FRL sur votre IPhone

A tout à l’heure.

Plan Ecole : nous devons créer 1000 places à Londres d’ici deux ans

Dans le cadre du plan Ecole animé par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, un groupe de travail dont la mission est d’établir des projections en termes de capacité d’accueil, s’est réuni ce 26 mars. Ses travaux vont nourrir la réflexion du comité de pilotage du plan Ecole  qui se réunira, sous la présidence de l’ambassadeur, après les prochaines élections législatives.

Le travail de projection réalisé par le groupe de travail repose sur des mesures et des contrôles opérés par les participants eux-mêmes. La conclusion est sans appel : si nous souhaitons que les enfants qui sont actuellement en primaire à Londres puissent tous aller au bout d’une scolarité française, nous devrons créer 750 places dans les 3 ans, soit 25 nouvelles classes à Londres essentiellement en collège et lycée.

En parallèle, il nous faut gérer une autre difficulté, celle de la saturation du lycée Charles de Gaulle avec l’objectif de diminuer substantiellement le nombre de ses élèves.

J’ai donc plaidé pour la recherche d’un nouvel établissement pouvant accueillir 1000 élèves à horizon 2013/2014. Cette perspective implique de trouver 6000 mètres carrés à Londres, une tâche qui incombe actuellement à un autre groupe de travail du plan Ecole (lire : “Vers un troisième établissement secondaire français à Londres” du 23 août 2011).

L’ouverture de nouveaux locaux permettrait de répondre au problème le plus criant de l’enseignement français à Londres : le manque de places. Une situation qui semble incompréhensible et injuste aux yeux de nombreux parents à qui on refuse l’inscription de leurs enfants. La situation est d’autant plus urgente que l’on risquerait  bientôt d’expliquer aux parents des enfants déjà scolarisés qu’ils vont devoir sortir du système, par carence de places dans les classes supérieures !

L’échec n’est pas permis. C’est la raison pour laquelle j’appuie et je contribue à toute démarche visant à élargir les capacités d’accueil.

Photo Flickr de MightyBoyBrian

Plaidoyer pour la création d’un pôle agroalimentaire français au Royaume-Uni

Je connais Frédéric Gayral depuis deux ans. Il fait la promotion des laiteries françaises au Royaume-Uni. Si vous trouvez de plus en plus de fromages de nos terroirs dans les rayons des supermarchés britanniques, Frédéric n’est pas étranger à ce phénomène.

Il estime néanmoins que l’agroalimentaire français n’occupe pas la place qu’il mérite dans les rayons. Notre présence est même dérisoire au regard de la profusion des produits italiens ou espagnols. Frédéric Gayral impute cette carence à notre organisation de soutien à l’export qui a été calibrée pour servir les intérêts des entreprises de grande et de moyenne taille (lire son texte : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni).

Autrement dit, et cela ne vous étonnera pas, les petites exploitations agricoles n’ont ni la structure, ni la culture pour trouver leur chemin dans les méandres procéduraux des structures gouvernementales d’aide à l’export.

D’où l’idée de Frédéric de bâtir un nouveau modèle reposant sur des experts locaux  qui encadreraient des Jeunes en statut VIE (Volontaires international en entreprise) qui seraient chargés de la promotion de structures artisanales françaises, représentant les diverses filières agroalimentaires.

Je soutiens cette approche qui repose sur l’expérience acquise et qui limite les coûts d’intermédiaires.

J’ai présenté ce projet en commission Finances de l’AFE, le 6 mars dernier, à Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne et de la commission Affaires internationales de l’ARF.

Selon M. Bachy, la France a mis en place une structure d’aide à l’export, composée de gens forts compétents au travers d’UBI France, mais dont l’ambiguïté et la faiblesse est d’agir aussi comme “un outil destiné à organiser des salons et à tirer de l’argent des PME exportatrices”.

Le président de région ajoute avec dépit que “les banques ne prêtent plus, ni ne prennent de risque. Les régions ne peuvent prendre ce relais.” Par conséquent, “nous avons un tissu trop fragile de PME”, juge-t-il.

Jean-Paul Bachy a paru apprécier cette idée de pôle agroalimentaire pour soutenir des secteurs qui ont du mal à percer à l’exportation.

Le texte de Frédéric Gayral : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni (fichier pdf)

Photo Flickr de Teachernz

En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger !

Le dernier Conseil des ministres s’est penché attentivement sur l’organisation des prochaines élections à l’étranger. Notre secrétaire d’État, Edouard Courtial, a présenté le 21 mars, une communication sur le sujet, dont je vous résume les points majeurs.

En premier lieu, le corps électoral des Français vivant à l’étranger comprend 1.075.746 inscrits, en hausse de 30,9 % par rapport à la dernière élection présidentielle de 2007. La progression est éloquente et tout à l’honneur des expatriés qui montrent leur grand sens civique.

Ces expatriés participeront pour la sixième fois à l’élection du Président de la République et, pour la première fois, je vous en parle bien souvent, à l’élection de leurs députés. Leurs représentants au palais Bourbon seront au nombre de onze, comme le nombre de circonscriptions répartissant le monde en grandes zones géographiques.

En termes de modalités de vote, on pourra choisir son président en se déplaçant à l’urne ou par procuration dans l’un des 786 bureaux de vote ouverts hors de France, dont 27 au Royaume-Uni (lire : “Appel à volontaires pour l’organisation des élections de 2012” du 05 mars 2012). A noter que les services diplomatiques et consulaires ont anticipé la hausse de la participation électorale en augmentant le nombre de bureaux de vote de 35 % par rapport à 2007, soit 206 bureaux supplémentaires.

Pour l’élection des députés, on votera comme pour la présidentielle, sauf que le législateur a ouvert deux possibilités supplémentaires :
– le vote par correspondance sous pli fermé.
70 000 électeurs ont choisi ce dispositif, mais ils n’y sont pas tenus et pourront donc s’exprimer par tout autre moyen,
– le vote par voie électronique, ouvert à tous les électeurs ayant fourni une adresse électronique (environ 67 % du corps électoral aujourd’hui). Ils recevront bientôt leur identifiant et leur mot de passe. (lire : “Quelles sécurités pour le vote par internet ?” du 24 février 2012)
A noter que la période de vote électronique s’achève cinq jours avant le jour du scrutin afin qu’un électeur qui ne parviendrait pas à voter par voie électronique puisse voter à l’urne.

J’espère que ce bond remarquable des inscriptions se traduira en une participation record de la troisième France !

Photo Flickr de nlm dzgn

Me retrouver sur Twitter

Je suis heureux de vous annoncer l’ouverture de mon compte Twitter qui me permet d’offrir un moyen de contact direct supplémentaire avec vous.

Pour me suivre : www.twitter.com/oliviercadic

Lettre aux Français de la 3ème France

Madame, monsieur, chères et chers compatriotes d’Europe du Nord,

Les 3 et 17 juin prochains, pour la première fois, vous serez appelés à élire un député pour vous représenter à l’Assemblée nationale.

J’ai l’honneur de vous présenter ma candidature.

  La voix de la troisième France

Dans la République française une et indivisible, il y a la France de l’hexagone, la France d’outre-mer et la troisième France, c’est vous et les deux millions et demi de français qui vivent à l’étranger. Pour vous, je souhaite porter la voix de cette troisième France.

En 2005 déjà, je défendais l’idée de créer une représentation de cette troisième France à l’Assemblée nationale. Le Président de la République a concrétisé cette avancée démocratique.

Créateur d’une entreprise d’électronique à 20 ans en 1982, j’ai fondé la France Libre d’Entreprendre dans le Kent en 1996 pour aider les entrepreneurs français à demeurer compétitifs dans un environnement qui se mondialisait.

Elu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2006, j’accomplis mon mandat sans esprit partisan, vous rendant compte chaque jour de nos avancées sur mon blog, tout en cherchant à apporter une réponse individualisée à vos sollicitations.

 Un bilan dont vous êtes seul juge

Pour nos enfants, j’ai obtenu la création d’un plan Ecole et activement participé au projet du second collège français de Londres (CFBL). Ce plan Ecole a permis la création de mille places supplémentaires dans l’enseignement français, facilité l’ouverture de 38 nouvelles petites écoles FLAM et œuvré au développement de filières bilingues dans les écoles britanniques. L’Assemblée des Français de l’étranger m’a élu à l’unanimité en 2009 pour la représenter au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Je suis fier d’avoir contribué à dynamiser notre action contre le chômage en obtenant la mise en place d’un plan Emploi et en faisant une priorité du métro transmanche pour développer l’emploi transfrontalier entre la France et la Grande Bretagne.

Pour votre quotidien dans vos relations avec l’administration,  mon action se traduit par des résultats concrets comme  l’obtention d’un nouveau standard téléphonique au consulat de Londres pour doubler la capacité de réception des appels.

La médiatisation de mon engagement contre la double taxe foncière prévue pour les non-résidents illustre ma démarche pour éliminer toutes les discriminations qui frappent les Français de l’étranger. Je suis donc intervenu pour simplifier les certificats de vie imposés aux retraités expatriés, mais aussi pour que les victimes du Mediator à l’étranger puissent également être indemnisées et pour  que nos enfants étudiant en universités étrangères puissent faire un stage professionnel en France.

 Amplifier mon action d’élu au Parlement

 Mon action en tant qu’élu local a visé à défendre vos intérêts.  Je souhaite à présent la poursuivre et l’amplifier en vous représentant à l’Assemblée Nationale.

Je désire contribuer à créer un nouvel élan afin que nous puissions offrir une solution d’enseignement en français à 100% des enfants français vivants hors de France et non seulement 30% comme c’est le cas aujourd’hui.

Je suis de près l’évolution du budget du ministère des Affaires étrangères et Européennes qui vous est consacré. Elu à l’Assemblée nationale, je pourrai enfin participer à son élaboration pour donner les moyens nécessaires au bon fonctionnement de l’administration qui vous sert.

Rassembler pour être au service de tous

Elu sous la bannière de l’Union des Français à l’étranger (UFE), j’ai soutenu l’action du gouvernement en me consacrant à l’intérêt général, avant la défense de tout intérêt partisan.

Aujourd’hui, je me présente avec le concours de personnes  représentant toutes les sensibilités politiques, de droite comme de gauche et de citoyens soucieux de faire participer la société civile à l’action publique.

Comme eux, je pense que les Français de l’étranger méritent mieux que le traditionnel spectacle d’affrontement des partis politiques qui nous est offert actuellement.

Je vous invite à me rejoindre et ensemble nous ferons résonner à Paris, la voix de la troisième France !

Respectueusement, Olivier Cadic

Pour en savoir plus : www.cadic2012.eu

L’AEFE s’associe à l’hommage national rendu aux victimes du collège de Toulouse

J’adresse mes pensées aux familles endeuillées par la tragédie de Toulouse et je m’associe à leur douleur. Comme chacun, je me sens profondément affecté et effaré devant cet acte innommable et inconcevable.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) s’associe à l’hommage national qui sera rendu ce mardi 20 mars à 11h00 aux victimes de cette fusillade.

Lundi 19 mars au matin, un homme a ouvert le feu devant le collège-lycée Ozar Hatorah à Toulouse, tuant trois enfants et un professeur et blessant cinq autres personnes.

Conférence de presse sur les élections législatives de juin 2012

En conclusion de ma dernière newsletter, je vous avais annoncé que je reviendrai vers vous très prochainement pour vous annoncer ma décision concernant ma candidature à l’élection législatives.
J’aurai donc le plaisir de vous informer de mes intentions, dès demain matin à l’issue d’une conférence de presse organisée au Café des Amis à Londres à 10h30.

Faut-il multiplier les fonctionnaires pour fluidifier le traitement de dossiers de bourses ?

Accroissement de la population française à l’étranger, dégradation de la situation économique, hausse des frais d’écolage… on ne s’étonne pas dans un tel contexte de l’inflation constante des demandes de bourses scolaires.

Du côté de l’instruction des dossiers, comme un fait exprès, les procédures gagnent en lourdeur et en complexité. Je peux vous dire que les agents des services sociaux des consulats et ceux du service central de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, sont mis à dure épreuve, d’autant que leurs effectifs sont contraints.

Afin de palier un prévisible engorgement, la commission Enseignement de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, a émis un vœu en faveur de l’augmentation des effectifs en charge de traiter les dossiers de demande de bourses, tant au niveau local que central.

Logique, me direz-vous ? Eh bien non, la solution est à la fois anachronique au regard de la technologie disponible et malvenue au regard de nos finances publiques.

Voici en quels termes, je suis intervenu auprès de l’AFE lorsque le débat est arrivé en séance plénière :

“Ce vœu ne correspond pas au sens de l’histoire. Le sens de l’histoire, c’est l’e-administration.
Le sens de l’histoire, c’est de faire saisir aux demandeurs leur dossier de demande d’aide à la scolarité sur internet pour que l’action des agents consulaires se limite au contrôle des dossiers. C’est la complexité des dossiers qui génère cette lourdeur administrative. Pour faciliter le travail des agents, il faut rationaliser la demande.
Le sens de l’histoire, ce n’est pas d’augmenter le nombre de fonctionnaires pour remplir de la paperasse.
Le sens de l’histoire, c’est de leur fournir des outils qui leur permettent d’apporter une valeur ajoutée et de faire plus et mieux avec moins d’argent.”

En conclusion, j’ai proposé que ce vœu soit converti en une demande d’étude d’optimisation du ratio nombre de dossiers / nombre d’agents.

Le président et le rapporteur de la Commission ont suivi ma recommandation visant à proposer une saisie informatique des dossiers par le demandeur… tout en persistant dans leur idée d’augmenter les effectifs de l’Administration.

Je me suis donc abstenu parce que je ne me résous pas à demander l’augmentation du nombre de fonctionnaires avant d’avoir préalablement examiné les voies pour optimiser leur travail.

Photo Flickr de Let Me Feel You Shine

Edouard Courtial fait le point sur la question du certificat de vie devant l’AFE

Pour la troisième fois depuis sa nomination, Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger s’est rendu à l’Assemblée des Français de l’étranger, jeudi dernier, pour une brève allocution.

Il a d’abord rappelé tout l’intérêt du récent test de vote par internet, grandeur nature, en prévision des élections législatives de juin (lire : “Le test du vote par internet était nécessaire” du 08 février 2012 ). En effet, 650 000 Français établis hors de France se sont inscrits au registre consulaire en communiquant leur adresse email à leur consulat, ce qui leur permettra de voter par internet si elles le souhaitent.

Edouard Courtial, secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, devant l'AFE

Edouard Courtial a ensuite évoqué l’épineuse question du certificat de vie pour nous livrer un dernier état de la situation (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Il a obtenu l’organisation d’une table ronde réunissant toutes les caisses de retraite, fin janvier. L’enjeu était de définir une approche commune et consensuelle afin de dispenser les retraités de l’étranger d’adresser à ces caisses un certificat de vie (ou d’existence) à plusieurs reprises en cours d’année.

Cette concertation n’a malheureusement pas débouché sur un accord. Le dossier a été transmis à Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Une nouvelle table ronde a d’ores et déjà été programmée, début avril.

Voilà pour les faits. Je me réjouis que le ministre se soit saisi du dossier. Je regrette cependant qu’il n’ait pas réglé d’un trait de plume la situation des retraités français établis dans l’Union européenne, au nom de l’égalité républicaine.

Je comprends les risques de fraude afférents à certains pays qui peuvent légitimer le dispositif des certificats de vie. Ces craintes n’ont pas lieu d’être au Royaume-Uni, ni en Allemagne ou en Espagne ! C’est pourquoi, je demande que les retraités qui ont cotisé en France et qui vivent dans l’Union européenne puissent envoyer un certificat de vie sur l’honneur, à l’instar des retraités établis en France. Il suffirait de leur réclamer le même formulaire. Point.

La vie de milliers de Français profitant de leur retraite à l’étranger en serait terriblement simplifiée.

Crédit photo AFE