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Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger

Les Français ont opté pour « le changement » il y a bientôt deux ans. Tout comme leurs compatriotes restés en métropole, Les Français de l’étranger en ressentent douloureusement les effets.

La réforme des bourses décidée par le gouvernement a conduit à une chute de 42% du montant des bourses versé en 2013 aux parents des élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres ! On sait que cette politique restrictive va s’amplifier en 2014.

HandprintLa réforme des bourses va éconduire les familles économiquement fragiles du système de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. La Gauche instaure clairement la sélection par l’argent. Je pose la question : est-il normal qu’une institution dotée de plus de 500 millions d’euros de subventions ne s’attache pas à garantir la mixité sociale au sein de ses établissements?!

En effet, en 2011, la subvention du ministère des Affaires étrangères destinée à l’AEFE s’élevait à 420,8M€, tandis que l’aide à la scolarité s’établissait à 119M€. Le total du budget consacré à l’enseignement à l’étranger représentait donc 539,8M€.

Au Royaume-Uni, une vague d’indignation enfle parmi les parents d’élèves qui ont besoin d’une bourse pour financer, tout ou partie, des frais de scolarité de leurs enfants. Mais cette vague d’amertume s’étend à presque tous les parents après l’annonce d’une hausse annuelle d’environ 8% des frais de scolarité. Le coût est d’autant plus rude pour le budget familial que vous avez plusieurs enfants scolarisés.

Quelle est la finalité poursuivie par le gouvernement à l’horizon des deux prochaines années ?

La réponse se trouve, en filigrane, dans le projet de loi de finances 2014 (PAP 2014 Action extérieure de l’Etat – page 100), où l’on peut lire : « les prévisions pour 2014 et 2015 sont établies pour rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD (Etablissement en gestion directe) »

En termes clairs, les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité française à l’étranger. Ils en assument déjà 60%.

Cette politique se traduira par un accroissement substantiel des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle.

En effet, en page 14 du même document, nous découvrons que la subvention destinée à l’AEFE sera de 416,5M€, tandis que l’aide à la scolarité s’élèvera à 118,8M€, soit un total de 535,3M€ en 2014. Pour information, le budget était de 539,8M€ en 2011.

L’engagement de l’Etat en 2014 est donc inférieur à celui de 2011 !

Mais, dans le même temps, les frais ont augmenté de plus de 38% au lycée Charles de Gaulle !

L’Etat fait supporter aux parents d’élèves non seulement 100% de l’augmentation des coûts du lycée, mais également 100% des coûts de son administration centrale !

Afin que les parents puissent déterminer s’ils seront en mesure de supporter financièrement une scolarisation de leurs enfants au lycée dans la durée (soit 12 années, du cours préparatoire à la terminale), j’ai demandé au proviseur Olivier Rauch de nous indiquer son anticipation du taux annuel d’augmentation pour les cinq prochaines années.

Actuellement, l’AEFE n’offre aucune visibilité à moyen ou long terme. L’Agence est incapable de se projeter au-delà de trois ans, ne pouvant garantir la part de subvention consacrée aux salaires des enseignants d’une année sur l’autre… Par conséquent, Olivier Rauch m’a honnêtement répondu qu’il était tout à fait illusoire de réaliser une anticipation sur cinq ans.

La réforme des bourses, alliée à une volonté de faire assumer l’intégralité des coûts de scolarité à l’étranger par les familles, va accentuer le phénomène de retrait d’enfants issus des classes moyennes.

La démarche du gouvernement est paradoxale : subventionner largement une organisation étatique en charge de gérer un réseau d’écoles… financé à terme exclusivement par les familles !

Nul besoin d’être prospectiviste pour comprendre que cette politique affligeante et partiale éradiquera, à terme, la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE.

L’attitude du gouvernement socialiste porte gravement atteinte à l’idée que je me fais du pacte républicain !

C’est pourquoi j’ai demandé, lors de la dernière réunion du plan Ecole et du conseil d’établissement du lycée, qu’un indicateur soit mis en place pour mesurer la mixité sociale au sein des établissements de l’AEFE.

Photo Flickr de Pekka Nikrus

L’ordre national du Mérite et les aviateurs de la France Libre à l’honneur aux cérémonies du 18 juin

Un rayon de soleil complice éclaira la scène lorsque que Bernard Masson s’avança devant la statue du général à Carlton Gardens.

Ce furent de belles minutes durant lesquelles Bernard a prêté sa voix pour lire l’Appel du 18 juin 1940.
Il rendait hommage à ces Français qui nous ont précédés, à ces combattants de la liberté, dévoués corps et âme à leur patrie, fidèles à leurs engagements jusqu’au sacrifice, dont nous ranimons le souvenir par reconnaissance.

Rappelons que Bernard Masson préside la section britannique de l’association des membres de l’ordre national du Mérite, une distinction née il y a cinquante ans exactement par la volonté du général de Gaulle pour récompenser les mérites militaires ou civils, rendus à la nation.

Notre ambassadeur, Bernard Emié, retenu en Irlande du nord pour le G8 ne pouvait être présent. Ceux qui participaient à cette cérémonie en 2011 se souviennent encore de sa phrase : « Je sais qu’en cet instant, tandis qu’en Lorraine émerge de la brume l’immense croix de « l’homme qui a dit non », avec nous, les âmes de tous ses compagnons vibrent à l’unisson ». En mettant l’ordre national du Mérite à l’honneur cette année, Bernard Emié marque son attachement à l’idéal républicain et au Général de la plus belle manière.

J’arborais donc cette décoration que l’ambassadeur m’a remis en octobre 2011 pour déposer une gerbe au nom de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Anne Faure procédait au même rituel au nom de FAFGB, Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, dont elle est la nouvelle présidente, suivie par plusieurs représentants d’associations.

Premier décoré du jour, de la main du ministre conseiller, Antoine Anfré, le capitaine Duborgel fut fait chevalier de l’ordre national du Mérite. Le Flight Lieutenant Abson recevait ensuite la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, suivi par le lieutenant de vaisseau Godelain décorée de la médaille OTAN de « l’Operation Unified Protector ». Enfin, M. Dubet (Association du Souvenir Français) recevait l’insigne de porte-drapeau.

La nouvelle vitrine dédiée aux « Pilotes Français Libres » dévoilée au lycée Charles de Gaulle en ce 18 juin 2013, créée par le Yorkshire Air Museum

Vers midi, au sein du lycée Charles de Gaulle, l’heure fut à l’inauguration de la vitrine dédiée aux « aviateurs Français Libres ». On doit cette superbe composition d’objets utilisés par les pilotes de la Seconde guerre au Yorkshire Air Museum, à l’initiative de la fondation de la France Libre, représentée au Royaume-Uni par Brigitte Williams.

Celle-ci prononça un discours pour remercier Ian Reed, directeur du mémorial des Forces aériennes alliées et le musée de York d’avoir collaboré à cette réalisation historique qui nous fait vivre, par procuration, le quotidien de ces chevaliers du ciel. Brigitte Williams rappela que deux escadrilles françaises libres avaient été créées par le général de Gaulle. Juste avant de les rejoindre, tandis qu’il servait dans la RAF, René Mouchotte nota dans son carnet : “Si le destin ne m’accorde qu’une courte carrière de combattant, je remercie le ciel d’avoir pu donner ma vie à la libération de la France”.

Au lycée toujours, on se souviendra de l’excellent discours républicain et historique prononcé par notre consul général, Olivier Chambard. Nous en retiendrons que nos valeurs républicaines ne sont pas quelques règles de savoir-vivre ensemble, mais des armes péniblement forgées par le marteau de l’Histoire. Le 18 juin fut un moment de vérité, comme il y en eu d’autres, parce que la France fut en péril. Qui se sent le dépositaire ultime de nos valeurs, interrogeait le consul en filigrane ? Qui est encore capable de se relever et galvaniser les autres, lorsque le sol tremble et le ciel vrombit, lorsque nos élites elles-mêmes ont renoncé et que s’entrechoquent toutes nos angoisses personnelles ?

L’après-midi se déroula à l’Institut français, où fut projeté « In Search of René Mouchotte », un film de la BBC réalisé par Jan Leeming, relatant l’histoire héroïque de ce pilote de chasse qui a commandé l’escadrille Alsace en 1943 jusqu’à sa disparition en août de la même année. Puis, Ian Reed, directeur du musée de York, apporta des éclaircissements sur cette période et répondit à diverses questions.

Ce fut ensuite au tour de l’écrivain, Eric Simon, auteur du récent ouvrage « Londres, ballade au fil de la France Libre » de nous raconter l’histoire du quartier général des “Forces Aériennes Françaises-Libres”… établi au lycée Charles de Gaulle ! L’historien a précisé combien les Français de Londres aimaient se retrouver chaque week-end en ce lieu, où l’on profitait de l’instant présent sans savoir si l’on serait de la partie la semaine suivante… On s’amusait comme on pouvait et on buvait du vin d’Algérie qui s’échangeait à 5 pences la bouteille, une anecdote dont tous les Anciens se souviennent.

Cette cérémonie du 18 juin eut un écho intime et pénétrant pour l’un des participants. Il s’agit de Laurent Burin des Roziers, notre conseiller culturel. Son père, récemment disparu, a fait la guerre en étant parachuté en France en 1944 avant le débarquement. Nous le remercions d’avoir partagé ses souvenirs et son émotion au cours de son allocution.

Surprenant, l’AEFE fait reculer la démocratie dans ses établissements EGD

La Commission permanente des parents d’élèves du lycée Charles de Gaulle à Londres a officiellement disparu l

J’ai appris cette nouvelle au cours du conseil d’établissement de novembre dernier avec stupéfaction. Le proviseur, Olivier Rauch, n’est pas en cause, puisqu’il s’est trouvé contraint de supprimer ce dispositif, dès lors que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’avait pas prévu de commission permanente dans sa circulaire n°1894 (pdf), relative à « l’Organisation et fonctionnement des instances des établissements d’enseignement français à l’étranger relevant de l’AEFE » du 6/7/12.

Je m’empresse de vous dire que nous avons trouvé la parade, parce que le proviseur a la possibilité de créer des groupes de travail ad hoc. C’est ce que j’ai obtenu, lors du conseil d’établissement suivant qui s’est tenu jeudi dernier, avec le soutien des parents et des enseignants afin que nous puissions fonctionner comme précédemment, du temps de feu la « Commission permanente ».

Je vous parle de commission permanente, de quoi s’agit-il au juste ? D’un particularisme des Français de Londres pour le réseau d’enseignement à l’étranger, disons-le d’emblée.

Le 14 mai 2010, les acteurs du plan Ecole, soucieux d’une évolution démocratique du fonctionnement des établissements à gestion directe du réseau (EGD), étaient parvenus à une avancée significative : la création d’une commission permanente au lycée CDG de Londres.

Mon action d’administrateur de l’AEFE engagée depuis septembre 2009 pour, entre autres, permettre un contrôle plus démocratique de l’évolution des tarifs de scolarité enregistrait son premier succès. Une idée pleine de promesse et inspirée des bonnes pratiques de l’Education nationale en France avait pris vie (voir le document : La-commission-permanente_43591 – pdf).

Cette commission se composait de 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et, enfin, 5 représentants d’élèves et de parents d’élèves, c’est à dire toutes les parties concernées par la marche d’un établissement scolaire. Sa mission visait à renforcer la concertation et le débat en amont des projets, afin de faire des choix stratégiques et budgétaires tenant compte des problématiques de chacun des interlocuteurs (lire : « Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can ! » du 18 mai 2010).

Suite à ma visite à Francfort, fin 2010, les parents d’élèves avaient obtenu la même avancée (lire : « Quand le lycée de Francfort s’inspire du lycée de Londres » du 14 décembre 2010). Le lycée de Tananarive fut le troisième établissement à nous emboiter pas.

Devant l’engouement naissant, j’ai suggéré au conseil d’administration de l’AEFE, dès novembre 2010, que des commissions permanentes soient instituées dans tous les établissements EGD. En écho, François Denis, président de la prestigieuse Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger, exprimait publiquement le souhait de voir ce type de commissions, essentielles en phase de choix budgétaires, se multiplier dans tout réseau scolaire français à l’étranger, en s’inspirant de l’expérience londonienne (lire : « La Fapée revendique une meilleure implication des parents dans les décisions » du 25 septembre 2010).

Trois ans durant, j’ai mis mon mandat d’administrateur de l’AEFE au service de cette cause en tentant d’essaimer les bonnes pratiques en cours à Londres, au travers de notre plan Ecole.

J’ai eu le sentiment d’avoir accompli ma mission en lisant la note d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, diffusée à son conseil d’administration le 6 juin 2012, relative à « la place des parents d’élèves et des personnels dans les instances des établissements français à l’étranger » (voir: CA_6_Juin_2012_parents_personnels_instances_etablissements – pdf). Ce document envisageait clairement la création d’un « comité de gestion » tenu de se réunir avant la confection du budget annuel des établissements.

Nous avons été nombreux à nous réjouir de cette perspective, n’imaginant pas un seul instant un possible retour en arrière. Quelques mois après, la rédaction technocratique de la circulaire n°1894 précitée m’a fait l’effet d’une douche froide.

Mon devoir d’élu est de faire vivre la démocratie en imposant la transparence et une gestion participative pour contourner les obstacles administratifs et les mentalités figées.

Soutenu par les représentants des parents d’élèves et les enseignants du lycée CDG, comme je vous l’ai dit plus haut, j’ai obtenu de la part du proviseur Olivier Rauch la création immédiate d’un groupe de travail… qui aura les mêmes attributions que la défunte Commission permanente.

Dans un contexte tendu, je salue l’attitude constructive d’Olivier Rauch qui n’a jamais perdu le nord, c’est bien le moins pour un agrégé de géographie.

Je suis convaincu que Mme Descôtes appréciera la formule mise en oeuvre au sein du lycée. J’espère qu’elle rédigera une nouvelle circulaire qui respectera scrupuleusement les avancées de la note validée par le conseil d’administration du 6/6/2012.

Ma position est claire. Depuis 2010, je demande à l’AEFE d’officialiser et de généraliser les commissions permanentes, d’autant que ce type de commission existe dans tous les établissements secondaires en France (EPLE). Les représentants des parents ou des enseignants doivent pouvoir agir en amont sur toute décision susceptible de faire évoluer le budget et les frais de scolarité de leur établissement !

Pour consulter l’historique des articles publiés sur ce blog en rapport avec l’évolution de l’EGD, suivez ce lien

Photo Flickr de Bladsurb et Tiggywinkle

FundRaising 2013 : les parents d’élèves du lycée CDG vous convient à leur dîner de gala du 22 mars 2013

C’est désormais une tradition. Comme chaque année, au cours du second trimestre, notre communauté se retrouvera à l’initiative de l’APL, l’association des parents d’élèves du lycée Charles de Gaulle de Londres.

Cette soirée de gala sous-tend un enjeu financier clair : l’amélioration des conditions de travail de près de 4000 élèves répartis sur l’ensemble des sites de South Kensington, André Malraux, Marie d’Orliac et Wix. L’édition de 2012 avait permis de lever £137.000 ! Une telle générosité s’explique par une mobilisation qui dépasse le cadre des parents d’élèves et s’étend notamment aux entreprises.

Dîner de gala
Champagne, diner, soirée dansante
Vendredi 22 mars 2013
Park Lane Hotel, Piccadilly
(£110 par personne)

Florence Quattrochi, Présidente de l’APL, Virginie Royer, vice-présidente, Karin Gilles, Marie-Luce Drayson et les trustees des deux « Charities » sont aux commandes de la campagne FundRaising 2013 destinée à soutenir le Lycée :

Friends of the Lycée, permet de financer divers équipements, de rénover les locaux, de fournir des bourses et de contribuer à des projets éducatifs. En 2012, votre générosité a permis de rénover la salle de conférence Jacques Iselin, d’insonoriser une classe, d’acheter des tableaux interactifs.

APL Welfare Fund, contribue aux frais de scolarité, de cantines, de livres ou encore de voyages scolaires des enfants dont les familles traversent des difficultés financières. En 2012, £48.000 ont permis à plus de 30 élèves de poursuivre leur scolarité au Lycée.

Soirée APL 2012 : Anne Oppetit, élue à l’AFE pour le RU et ex-présidente de l’APL, Olivier Cadic, Joëlle Garriaud Maylam, sénatrice des Français de l’étranger et Stéphane Rambosson, entrepreneur, administrateur de l’UFE GB et ancien élève du lycée Charles de Gaulle

Les bénéfices du dîner seront équitablement répartis entre Friends of the Lycée et APL Welfare Fund, alors que les dons seront répartis selon vos vœux.

La fameuse vente aux enchères, condiment indispensable à cette soirée, pour laquelle vous pouvez offrir des lots de valeur, profitera aux Friends, tandis que les recettes de la tombola seront versées à l’APL Welfare Fund.

J’espère avoir le plaisir de trinquer avec beaucoup d’entre-vous, alors n’hésitez pas à venir croiser du monde et vous amuser, d’autant que c’est pour la bonne cause.

Ci-joint la brochure APL Appeal 2013 (fichier pdf) vous permettra d’effectuer votre réservation et de connaitre les détails pratiques, ainsi que la brochure Corportate : APL Corporate Brochure 2013  (fichier pdf)

60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle

(de g. à d.) Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Bernard Emié, ambassadeur de France et Michael Gove, ministre de l’Education au Royaume-Uni.

Quel est la meilleure voie pour intégrer une université britannique ? La bonne idée, puisqu’elle est désormais éprouvée depuis 60 ans, consiste à intégrer la section britannique du lycée Charles de Gaulle.

La paternité de la section britannique revient à M. Gaudin, proviseur de 1948 à 1965. Le 14 septembre dernier, sa fille, elle-même ancienne élève du lycée, a eu l’honneur de dévoiler une plaque commémorative devant un parterre de personnalités.

Le ministre britannique de l’éducation Michael Gove, en personne, avait fait le déplacement. Il s’est exprimé après les mots d’accueil de notre ambassadeur, Bernard Emié, pour rendre hommage à cette section qui justifie d’insignes résultats aux GCSE et aux A levels.

Puis, l’esprit railleur de Sir Malcolm Rifkind, Member of Parliament for Kensington, fit mouche lorsqu’il est venu souhaiter une longue vie à la section. Il n’a pas résisté à nous raconter l’histoire de ce jeune journaliste venu rencontrer Winston Churchill pour ses 80 ans et à qui il souhaita de le revoir pour son 100ème anniversaire. Churchill lui répliqua benoitement : « Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas le faire, vous me paraissez en excellente santé ! »

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentante des Français établis hors de France et, précédemment, élue des Français du Royaume-Uni pendant 16 ans, eut le loisir de rappeler que l’histoire de cette section britannique ne fut pas de tout repos et qu’il avait souvent fallu batailler pour la préserver face aux menaces de démembrement pour augmenter le nombre de places dans les classes d’enseignement français.

La sénatrice salua aussi l’implication personnelle d’Eric Simon, conseiller principal d’éducation de cette section, au sein de l’établissement auquel il a consacré près de 40 ans de sa vie. Nous avons tous regretté l’absence d’Eric Simon lors de cette cérémonie pour raison de santé et je lui souhaite un prompt rétablissement.

L’événement s’est dénoué aux accents mélodieux d’un concert donné par les élèves de M. Muller, professeur de musique qui travaille dans la salle Iselin totalement rénovée durant l’été.

La longévité même de la section britannique démontre la pertinence de faire cohabiter deux cultures au sein d’un même établissement. Je présente toutes mes félicitations aux élèves pour leurs excellents résultats 2012, entretenant le prestige de cette section unique en son genre.

Pour plus d’information, suivez ce lien : Pourquoi choisir la section britannique ?

Bac 2012, cru d’exception pour le lycée Charles de Gaulle de Londres

Cour du lycée Charles de Gaulle

C’est loin d’être une surprise, mais c’est toujours surprenant à entendre : 100% de réussite au bac pour le Lycée Charles de Gaulle !

Les 212 nouveaux bacheliers de Londres ont presque tous décroché une mention, 38% sortent estampillés « très bien » (lien vers les résultats 2012). Je leur adresse mes plus vives félicitations pour faire rimer France avec excellence et je ne doute qu’ils iront cueillir toujours plus haut les fruits du savoir, mais après quelques vacances dûment méritées.

Derrière ce carton plein, il faut mettre à l’honneur les professeurs, ces aimables pépiniéristes de l’esprit, et Bernard Vasseur, leur proviseur, qui achève en beauté son périple londonien. Je lui souhaite le meilleur dans la poursuite de ses activités à Tunis.

Crédit photo lycée CDG

Le plan Ecole prévient tout favoritisme

Julien Balkany, candidat à l’élection législative en Amérique du Nord, dénonce le système d’inscription au lycée français de New York qui favoriserait les enfants de stars, au détriment des enfants français (lire : « Trop d’enfants de stars au French Lycée de New York ? » du 30 mars 2012).

J’ai été interviewé par le Times qui voulait savoir si des pratiques semblables pouvaient exister à Londres. J’ai répondu que tout favoritisme me semblait désormais très difficile (Lire « French revolution at New York lycée » – lien payant).

Il fut un temps où la pénurie des places générait immanquablement d’amicales pressions ou de petits mots de recommandation pour faciliter l’accession de certains élèves au lycée Charles de Gaulle.

Dès la création du plan Ecole, j’ai demandé une clarification des critères d’accès au lycée  et la transparence sur la procédure de sélection. Il y a quatre ans déjà, une commission a été créée en ce sens, au sein du plan Ecole. A l’époque, nous avons même revu les critères d’attribution qui sont impartiaux et disponibles sur le site internet du lycée Charles de Gaulle.

La commission d’attribution des places est composée du proviseur Bernard Vasseur, du conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, et du conseiller culturel adjoint, Laurent Batut. Toutes leurs décisions donnent lieu à un procès-verbal paraphé.

Je me réjouis de n’avoir jamais entendu un soupçon sur leur probité, ni relevé la moindre erreur ou incohérence dans l’exercice de leur mission.

Dans le cadre de ma candidature à l’élection législative, j’ai prévu de reprendre l’idée que j’ai avancée lors de mon mandat : je souhaite que cette commission d’attribution des places puisse également inclure deux élus de sensibilité différente, un représentant des parents d’élèves, un représentant du corps enseignant et un autre de la Chambre de commerce. Le proviseur ainsi serait à l’abri de toute pression extérieure.

Photo Flickr de Samboussek

Hommage à Jacques Iselin, ancien professeur d’art au lycée Charles de Gaulle

Ils seraient fort étonnés les élèves du lycée Charles de Gaulle si on leur disait que Jacques Iselin a traversé bien souvent la grande salle qui porte désormais son nom. Rien à voir avec un général d’Empire, un parlementaire de la IIIème République ou autre vieille baderne qui peuplent nos dictionnaires. Non, juste un ancien prof d’arts plastiques du lycée, de 1956 à 1997. Un prof que ses élèves adoraient. Si cela ne tenait qu’à Jacques Iselin, il se satisferait amplement de cette image posthume.

Jacques Iselin (1933-2003)

Nous ajouterons qu’il était un grand artiste.

Enseigner ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux. Cette formule de Montaigne illustre au mieux la démarche de Jacques. Combien sont-ils les élèves dont il a révélé la sensibilité intérieure, développé le sens du beau et, parfois même, fait éclore une vocation?

Son immense culture ne présentait pour lui de sens que si elle pouvait aider autrui, en commençant par se mettant à la portée de chacun. Pourtant, il se gardait bien d’être professoral. Il suffisait de lui demander ce que représentait telle ou telle peinture pour qu’il vous réponde, un sourire en coin : « Mais, tu y vois ce que tu  veux… ». Le théâtre étant son péché mignon, il adorait produire ces petits effets, à contre-emploi de la posture traditionnelle du prof.

Si pendant quarante ans il a enseigné avec passion, sa nature réservée, parfois secrète, reprenait le dessus dans son atelier de Fulham, où il réalisé avec intensité une oeuvre picturale abondante, dont nous pourrons voir une partie à Hastings, dès le 29 février prochain. L’anecdote est plaisante : la galerie d’art a prié Hélène, femme de Jacques, de donner un titre pour chaque pièce exposée, un détail dont ne s’était pas encombré son peintre de mari.

Dans cette tâche délicate, elle a pu compter sur l’assistance précieuse et réconfortante de Jean-Luc Muller, l’ami musicien de Jacques, le complice de quinze années de conversations tous azimuts et de créations théâtrales. « Nous avons, ensemble, essayé de ne pas trahir  le message que Jacques voulait transmettre lorsqu’il nous a fallu traduire par des mots les images, les sentiments et l’esprit de ses oeuvres », explique Hélène. « Y sommes-nous arrivés?… Avons-nous réussi ?… Seul Jacques pourrait l’affirmer ou l’infirmer », sourit-elle.

Un jour glacial de janvier 2003, devant la dernière demeure de son ami, le musicien Jean-Luc Muller s’était déjà chargé de trouver les mots qui convenaient. Et il les a prononcés ces mots, si justes et denses qu’ils ont résonné au coeur de tous comme la complainte d’un violoncelle :

« … Je vois ce regard, cet oeil qui écoute et l’autre qui pense.. Je vois cette barbe de patriarque respecté.
Jacques était un créateur, un concepteur d’idées, un artiste authentique chez qui, d’ailleurs, je trouvais un petit côté visionnaire.
C’était un plaisir de le voir en action… tour à tour conteur, historien ou homme de terrain et bien sûr, prof d’art hors pair.
Altruiste, il insufflait cette énergie qu’il  aimait appeler la “charge émotionnelle”, une espèce d’énergie ravageuse  dont on ne sortait pas indemne.
Je garde de Jacques une image, celle d’une palette de couleurs vives, comme ses peintures. »

La biographie de Jacques Henri Iselin (fichier pdf)

Exposition Jacques Iselin, du 29 février au 14 mars 2012
Hastings Arts Forum, 36 Marina, Saint Leonards on Sea, Sussex, TN 38-OBU.
e-mail:info@hastingsforum.co.uk
www.hastingsartsforum.co.uk

FundRaising 2012 : les parents d’élèves du lycée CDG vous espèrent à leur diner du 30 mars

Impliqués et généreux, voilà en deux mots comment définir les parents d’élèves du Lycée Français Charles de Gaulle (CDG), réunis au sein de l’APL, présidée par Florence Quattrocchi.

Je ne vous présente plus la campagne annuelle de FundRaising qui sert à étoffer les infrastructures à disposition des 3895 élèves répartis sur l’ensemble des sites. Cette année, Virginie Royer, vice-présidente – Comite APL 2011-2012 et coordinatrice à l’école primaire Marie d’Orliac, assume la responsabilité de mener cette campagne.

L’édition 2012 se tiendra une nouvelle fois au Park Lane Hotel, Piccadilly, le vendredi 30 mars 2012.

Les bénéfices réalisés lors de cette soirée (diner, tombola, ventes aux enchères) auxquels s’ajoutent vos dons, permettra au comité de l’APL de financer deux « Charities » associées au lycée, d’une part Friends of the Lycée et d’autre part l’APL Welfare Fund :

Friends of the Lycée a pour rôle d’acquérir des équipements scolaires, de rénover des locaux, de participer à des bourses et de contribuer à des projets éducatifs.

Une fois encore, en 2011, le conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, a été stupéfait de la générosité de l’APL qui lui a versé £172.000 (196.000 euros) destinés à l’amélioration du lycée. La contribution précédente s’élevait à 97.000₤ (soit 111.550 €) en 2010.

APL Welfare Fund donne un coup de pouce aux familles qui traversent des difficultés financières pour régler les frais de scolarité. Concrètement, en 2011, £50.000 ont permis à plus de 35 élèves de poursuivre leur scolarité à CDG.

Comme de coutume, j’espère avoir le plaisir de revoir beaucoup d’entre vous au diner de l’APL qui ravit le cœur autant que le palais.

Je remercie d’avance les participants de leur mobilisation et de leur contribution, sous forme de dons ou de lots de prestige, faisant de ce diner l’emblème de l’engagement des parents du Royaume-Uni et un brillant exemple au sein de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

La brochure APL Appeal 2012 vous permettra de réserver votre table et de connaitre les détails.

Il est temps de clore la polémique sur la gratuité des lycées français à l’étranger

Mais quelle mouche a piqué le Figaro pour exhumer le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger, datant du 30 juin 2010, et dont le gouvernement a tiré les conséquences ?

Dans son papier, Marion Brunet relance la polémique sur la gratuité des lycées français pour les enfants d’expatriés, d’autant que la mission d’évaluation déplore l’inflation des coûts prévisible et insupportable pour nos finances publiques : +67% d’ici 2013 (Site du Figaro : « Le coût de la scolarité des enfants français à l’étranger » du 01 août 2011). La journaliste ne mentionne pas que les frais de prise en charge par l’Etat ont été plafonnés en mai dernier et que le débat est donc clos !

Alors, les lecteurs du quotidien crient au loup. L’article étant reproduit sur le site du Figaro, on vit affluer près de 300 commentaires en quelques heures, souvent pour stigmatiser les Français de l’étranger « qui font payer les études de leurs enfants par le contribuable français ». Alors, moi aussi, je me suis empressé de laisser un commentaire en expliquant que les frais de scolarité au lycée avaient été plafonnés et que cette mesure permettra d’économiser 9,4M€ au titre de l’année scolaire 2011/2012 ! Pour mémoire, dans son document de synthèse sur l’aide à la scolarité en 2010/2011, l’AEFE annonçait que le montant global des prises en charge s’est établit à 30,02M€ pour 7.472 élèves.

Un billet a déjà été publié à ce sujet expliquant que la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) était désormais plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008. Exemple : les frais du lycée Charles de Gaulle s’élèvent £4,311 pour la rentrée 2011, mais  l’Etat ne prendra à sa charge que la somme de £3,246 correspondant au tarif de la rentrée 2007 (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Je me réjouis que le gouvernement ait fait preuve de pragmatisme en reconsidérant la promesse du Président de la République de gratuité totale des lycées. J’avais, dès le début, pressenti tous les effets pervers d’un engagement de dépense non maitrisé ! (lire : Lettre au Président du 16 juillet 2007, en fichier pdf).
Face à ce qui a été qualifié de « cauchemar budgétaire » par les services financiers du ministère des Affaires étrangères et européennes l’an dernier, le bon sens a prévalu. (lire : « Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010).

Il me paraît désormais plus important de porter notre attention sur les enjeux futurs de l’enseignement français à l’étranger, dont le gouvernement a pris la mesure comme l’atteste le conseil des ministres du 15 juin dernier (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres le 15 juin dernier » du 29 juin 2011). C’est ce que j’ai suggéré à la journaliste du Figaro.

Photo Flickr de Phil H

L’ambassadeur de France félicite nos bacheliers émérites

L'ambassadeur de France, Bernard Emié, entouré des meilleurs bacheliers du lycée Charles de Gaulle (21/06/11)

Le soleil resplendissait, autant que nos bacheliers sur les marches de la résidence de l’ambassadeur, ce vendredi 21 juin 2011 à Londres. J’ai assisté à ce moment inoubliable pour tous ces jeunes, au milieu de leurs parents à la mine ravie.

Bernard Emié a reçu soixante élèves du lycée Charles de Gaulle pour les congratuler personnellement d’avoir décroché la mention Très bien au baccalauréat, c’est à dire une note moyenne supérieur ou égale à 16 !

En se distinguant brillamment, ces diplômés ont confirmé la réputation d’excellence de leur lycée : un tiers des candidats au Bac 2011 ont obtenu la mention très bien ! Du reste, 87,50% d’entre-eux ont reçu une mention, et le taux de réussite global atteint 99% ! Epoustouflant. Voir les résultats statistiques du bac 2011.

Comme à l’accoutumée, cette réception avait pour mécène la Banque Transatlantique dont les représentants étaient présents en nombre. Le directeur de la succursale londonienne, Yves Pinsard, est un ancien élève du lycée. Il m’a fait remarquer que l’an dernier 60 élèves également avaient obtenu la mention « très bien ». Je salue l’implication généreuse et fraternelle de cette institution financière qui perpétue et régénère cette cérémonie.

Les parents ravis immortalisent ce moment unique

Dussé-je froisser la modestie du proviseur Bernard Vasseur, son travail, celui de ses collaborateurs et celui de son équipe éducative ne sont pas étrangers à ce résultat. Le lycée CGD affiche des performances exceptionnelles. Les parents d’élèves savent que leurs enfants empruntent un chemin privilégié et assument les efforts que cela implique, notamment sur un plan financier. Cette école apprend aux élèves ce qu’ils doivent savoir, mais on leur apprend aussi à questionner pour que leur apprentissage devienne permanent et perpétuel. On leur apprend à être. Chacun est unique, mais tous doivent devenir des responsables en quête de sens et d’inventivité, constamment l’esprit en éveil.

Les résultats du lycée Charles de Gaulle prouvent que son corps enseignant a fait sien ce précepte de Montaigne : enseigner ce n’est pas remplir des vases, c’est allumer des feux. Je profite de ce billet pour saluer la grande compétence et le sens de l’intérêt général des professeurs. J’ai pu observer qu’en de nombreuses circonstances, ils n’ont jamais donné la priorité à leurs revendications catégorielles, aussi légitimes soient-elles, lorsque l’intérêt des enfants pouvait être en jeu. Ils méritent indubitablement une mention « très bien » eux aussi, chaque année.

Je souhaite bonne chance à tous les lauréats dans la poursuite de leurs études et, pour l’instant, de savourer des vacances bien méritées !

Crédit photo : Florent Donneger

Le 18 juin, une journée particulière

De retour chez moi, samedi soir, j’ai eu envie de vous raconter le déroulé de ma journée de conseiller élu à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) un jour de cérémonies officielles.

8h30. Départ du train Canterbury-Londres. Je ferme les yeux et me souviens : il y a tout juste cinq ans les Français du Royaume-Uni me témoignaient leur confiance en m’élisant à l’Assemblée des Français de l’étranger.

9h00. Rencontre avec Corinne dans le train, une Française vivant à Ashford. Excellente occasion pour évoquer mon idée d’emplacement idéal du futur bureau de vote à Ashford pour les échéances de 2012 : une école accessible à pied depuis la gare et disposant d’un parking gratuit.

10h00. Arrivée à Carlton Garden où j’ai le plaisir de retrouver la communauté française qui s’est déplacée pour assister à la cérémonie du 18 juin.

De gauche à droite, Mme Emié, Amiral de Coriolis, Bernard Emié, ambassadeur, Gérard Maréchal, consul général adjoint, Olivier Cadic

10h15. Je me tiens aux cotés de Gérard Maréchal, consul général adjoint pour commémorer l’appel du Général de Gaulle. L’ambassadeur, Bernard Emié, prononce son premier discours devant la statue du Général. L’émotion est palpable. Un élève du lycée Charles de Gaulle lit l’appel du 18 juin. Bernard Emié remet à Marcelle Adamson Hugonnet la Croix d’officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, après une allocution émouvante en hommage à son action de résistante au cours de la seconde guerre mondiale.

11h00. Entretien privé avec Gérard Maréchal. Le consul général adjoint sait que l’accueil du standard téléphonique du consulat constitue une de mes principales préoccupations. Une mission destinée à rénover l’auto-commutateur téléphonique doit arriver la semaine prochaine. Nous échangeons sur mes attentes en matière d’outils statistiques sur les appels sans réponse du consulat et mon souhait d’obtenir un service de rappel automatique pour éviter à l’usager de rappeler lorsque son appel a été infructueux.

Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Marcelle Adamson Hugonnet, résistante et officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, Olivier Cadic

12h00. Cérémonie dans le hall d’accueil au lycée Charles de Gaulle pour célébrer les nouvelles vitrines du souvenir de la Fondation de la France Libre. L’ambassadeur prononce un discours avec une adresse remarquée à l’attention des jeunes générations. Bernard Emié remet le diplôme d’honneur et l’insigne de porte-drapeau à MM Eric Trevor Dennis et Daniel Steck.

12h30 Vin d’honneur offert par le lycée Charles de Gaulle à l’initiative du proviseur Bernard Vasseur. J’assiste aux cotés de l’ambassadeur à la présentation des nouvelles bornes interactives de la France Libre par Brigitte Williams, présidente de la Fédération de la France Libre. Après avoir échangé avec les participants aux cérémonies, je remercie le Colonel Kolodziej pour la remarquable organisation des événements du jour placés sous son autorité.

14h00. Café au bar de l’Institut français que j’ai organisé en qualité de président de l’UFE GB pour prolonger l’événement. Brigitte Williams et le Dr Thierry Dorfsman, membres éminents de l’UFE m’aident à accueillir nos invités. Une trentaine de personnes savourent ce moment d’échange privilégié.

De gauche à droite : Guy Audibert, pdt de l'ass. des Mutilés et Combattants, Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Olivier Cadic, Bernard Masson, pdt ass. des membres de l'Ordre national du Mérite, Dr Thierry Dorfsman, UFE GB, Gérard Maréchal, consul général adjoint

14h30. Je prie le consul général adjoint, Gérard Maréchal, et Bernard Masson, président de l’association des membres de l’Ordre national du Mérite et Guy Audibert, président de l’association des Mutilés et Combattants, de bien vouloir me rejoindre auprès de Brigitte Williams et Thierry Dorfsman pour rendre hommage à l’action héroïque de Mme Adamson Hugonnet et à tous les combattants de la Liberté. Les clients présents à l’Institut se lèvent et se joignent à nous pour un formidable ban en l’honneur de notre héroïne et de ses compagnons qui ont permis la libération de la France.

16h00. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam me téléphone pour m’annoncer que le Président de la République a manifesté sa volonté de retirer la double taxe foncière des non-résidents. Je lui fait entendre en retour un tonnerre d’applaudissements de la part d’un auditoire soulagé et reconnaissant de la pugnacité de ses élus.

Olivier Cadic, Benoit Belhomme Pdt comité de gestion Ile aux Enfants et Sophie Routier

17h00. Arrivée à la kermesse de l’Ile aux Enfants à Kentish Town, dans le nord de Londres. Je suis en compagnie de Brigitte Williams et de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. Nous retrouvons Sophie Routier, qui a porté le dossier de l’établissement dans le cadre du plan Ecole. Il y a trois ans, l’école était menacée. Le plan Ecole a fait son œuvre. Une page se tourne : à la rentrée, l’Ile aux Enfants se fondra dans le nouveau collège franco-bilingue de Londres (CFBL). Je me complais trois heures durant à  partager le ravissement des enfants et de leurs familles au milieu des animations.

22h30. Me voici de retour à Canterbury pour un moment de bonheur familial : aujourd’hui, 18 juin, je fête le 17ème anniversaire de ma fille Margot !

Crédit photo 1 à 3 : Bernard Masson

Rendez-vous aux cérémonies du 18 juin

L’an dernier, divers événements avaient donné un relief et lustre particulier au 70ème anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.

Le président de la République française a fait spécialement le déplacement à Londres. Après une visite au siège de la BBC, Nicolas Sarkozy avait découvert les locaux occupés par le général de 1940 à 1943, au 4, Carlton Gardens, avant de rejoindre David Cameron au Chelsea Hospital pour un discours fraternel et reconnaissant au « seul peuple libre qui sur la terre continuait de résister de toutes ses forces au nazisme. » (lire : « Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique » du 22 juin 2010).

On se souvient aussi de l’hommage rendu par le lycée Charles de Gaulle par l’exposition d’objets et de documents évoquant la Résistance et son émouvante chorale entamant le Chant des partisans, après le discours de l’ambassadeur (lire : « Hommage aux anciens combattants de la France Libre au Lycée CDG » du 15 juin 2010).

Je vous invite à vous rendre à la commémoration de l’Appel du général de Gaulle

Samedi 18 juin 2011

- 10h00 : cérémonie à Carlton Gardens devant la statue du général de Gaulle
– 12h00 : cérémonie dans le hall du lycée Charles de Gaulle
Vous trouverez le détail du dispositif officiel à Carlton Gardens et au lycée dans cette note d’organisation.

– 14h00 : café au bar de l’Institut français
(17 Queensberry Place – SW7 2DT – Métro South Kensington)
Je vous invite à nous retrouver devant un café en compagnie de Brigitte Williams, présidente de la fondation de la France Libre et du Dr Thierry Dorfsman, tous deux éminents représentants de l’UFE GB très attachés à la célébration de cet événement.

A voir ou revoir le film « Libres Français de Londres » sur Planète+
Vous pouvez profiter de la rediffusion sur la chaine Planète+ du film « Libres Français de Londres » réalisé par réalisé par Timothy Miller que j’avais découvert avec émotion à l’Institut français, l’été dernier. Ce documentaire retrace le parcours des Français libres de la première heure, partis dans un élan patriotique irrésistible, abandonnant tout derrière eux et, le plus beau, sans même savoir qu’un certain général de Gaulle les avait précédés à Londres (lire : « Libres Français de Londres, un film exceptionnel » du 16 juin 2010).
Rediffusions : 12 juin à 22h40 et 16 juin à 10h30

Photo Flickr de Metro centric

Invitation : les attentes des parents d’élèves au cœur de la 4ème réunion publique annuelle de l’UFE GB sur le Plan Ecole

La section britannique de l’UFE organise sa 4ème réunion annuelle sur le Plan Ecole au Royaume-Uni,

le jeudi 12 mai 2011, de 18h30 à 20h30 à l’Institut français

Lors du lancement du Plan Ecole, en juin 2008, en présence des sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand, j’avais pris l’engagement d’organiser chaque année une réunion publique pour évaluer les progrès accomplis.

Cette année, afin de vérifier si les attentes des parents d’élèves sont prises en compte, j’ai invité François Denis, président de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) qui, tout comme moi, siège au conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Bernard Vasseur, proviseur du lycée Charles de Gaulle et Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne et du Comité de gestion du CFBL (Collège français bilingue de Londres) qui doit ouvrir ses portes en septembre 2011 (lire : « Inauguration du toit du futur collège français » du 13 février 2011) seront également présents pour répondre aux questions. Nous débattrons avec vous des enjeux auxquels est confronté l’enseignement français au Royaume-Uni. Je serai heureux de pouvoir vérifier auprès de vous que le chemin emprunté par le plan école vous convient.

Ci-joint votre invitation pour le 12.05.2011, en vous remerciant de bien vouloir vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : Inscription réunion plan Ecole.

Participation : £4 à régler à l’entrée. Gratuit pour les membres de l’UFE.

Photo Flickr de Picture Meeting

Nouveaux bureaux de vote en 2012 à Ashford (Kent), Londres Nord, Liverpool et Nottingham

C’est une bonne nouvelle d’aspect pratique : notre projet « Périmètre des bureaux de vote : Elections 2012″ a été validé mercredi dernier par la DFAE, Direction des Français à l’étranger, dépendant du ministère des Affaires étrangères.

Je l’ai appris par Edouard Braine, notre consul général, qui avait transmis ce projet après avoir en compte les remarques et suggestions des élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, des présidents d’association, et de la direction du Centre Charles Péguy. Il est ressorti des diverses consultations que Londres avait grand besoin d’un nouveau centre de vote pour les présidentielles et législatives en 2012, car le lycée Charles de Gaulle était totalement engorgé à certains moments de la journée lors des dernières élections. C’est chose faite. La capitale anglaise devrait disposer de deux centres :

Centre n°1 : Londres Sud + Ouest – 11 bureaux au Lycée français Charles de Gaulle, 35 Cromwell Road – Londres SW7 2DG
Centre n° 2 : Londres Nord + Est – 5 bureaux à l’Ecole de Kentish Town / Collège Français bilingue de Londres – 22 Vicar’s road – Londres NW5 4NL

Soulignant le besoin de fluidité des élections à Londres, le projet « Périmètre des bureaux de vote : Elections 2012″ ambitionnait également un meilleur maillage du territoire britannique en proposant 7 centres de vote décentralisés, contre 4 en 2007.

En 2007, j’avais constaté le nombre élevé de Français vivant dans Kent contraints de se déplacer au lycée londonien pour assumer leur devoir citoyen. Il faut prévoir environ deux heures de trajet aller et encore deux heures au retour, sans compter le temps d’attente au bureau de vote : certains ont dû patienter près de 2 heures pour déposer leur bulletin ! Tout ceci en intégrant le coût financier d’environ £20 par personne pour chaque déplacement aller-retour.

Avec quatre tours de scrutin prévus en 2012 pour 2000 inscrits environ, il a paru opportun d’ouvrir un bureau de vote à Ashford qui est le nœud ferroviaire de ce Comté. Je suis heureux que ma suggestion d’ajouter un bureau dans le Kent ait été suivie et j’en remercie Edouard Braine, ses services et la DFAE.

Dans la même logique, deux autres villes, Liverpool et Nottingham, auront leur propre bureau de vote.

Reste en suspend la question du bureau de vote de Belfast. Le nombre d’inscrits y est très faible (actuellement 266). Si la possibilité du vote par internet et par correspondance se confirme, il sera difficile de justifier le coût d’un bureau de vote physique en Irlande du nord.

Le consul général devra désormais identifier, avec l’aide de ses consuls honoraires, quels sont les locaux susceptibles d’accueillir 4 week-ends de scrutins en 2012 dans les sept villes décentralisées : 3 nouvelles (Ashford, Liverpool, Nottingham) et 4 anciennes (Belfast, Birmingham, Bristol, Leeds).

Je pense que toutes ces initiatives sont essentielles pour augmenter le taux de participation qui s’était élevé à 30,6% au second tour de la présidentielle en 2007.

Photo Flickr de Clementine Gallot

Fundraising 2011 : les parents d’élèves du lycée de Gaulle préparent leur diner de gala (1er avril)

Qu’on se le dise : il n’est nullement obligatoire d’être un parent d’élève du lycée Charles de Gaulle pour se joindre au diner de gala, de haute réputation, qui se tiendra le vendredi 1er avril prochain au Park Lane Hotel, Piccadilly .

Ce diner, comme chaque année, lance la campagne de Fundraising de l’APL, l’association des parents d’élèves du lycée français de Londres, dans le but d’appeler à la générosité des particuliers et des entrepreneurs pour améliorer les conditions de scolarité de 3900 élèves étudiant sur l’ensemble des sites de South Kensington, André Malraux, Marie d’Orliac et Wix.

Florence Quattrocchi, présidente du Comité APL, a annoncé qu’une large mobilisation avait permis de récolter plus de 150 000 l’an dernier, qui ont notamment servi à l’achat d’équipements sportifs, la création des nouvelles salles d’art et de musique, la rénovation des salles de physique-chimie, l’aménagement du foyer des élèves, la rénovation de l’infirmerie… De plus, cette campagne alimente un fonds de solidarité.

Vous pouvez également offrir des lots de valeur pour les ventes aux enchères ou la tombola qui contribue beaucoup au cachet de la soirée de gala.

L’argent collecté est juridiquement drainé vers deux associations caritatives (deux « charities ») qui soutiennent le lycée :
Friends of the Lycée permet de financer divers équipements, de rénover les locaux, de participer à des bourses et de contribuer à des projets éducatifs. En 2010, votre générosité a permis de récolter plus de
100.000.
APL Welfare Fund contribue aux frais de scolarité, de cantines, de livres ou encore de voyages scolaires des enfants dont les familles traversent des difficultés financières. En 2010,
95.000 ont été affectés à une cinquantaine d’élèves.

Lorsque j’évoque de telles performances financières, tous mes interlocuteurs en ont le souffle coupé. Il faut reconnaître que l’implication et la dynamique générée par les parents d’élèves de Charles de Gaulle est sans égale dans tout le réseau scolaire français à l’étranger. Le conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger), où je siège, en sait quelque chose puisqu’il doit approuver les dons supérieurs à 30.000 €. L’APL a récemment remis 97.000₤ à l’AEFE pour lui permettre d’améliorer les conditions de scolarité du lycée. Et le seul don qui dépassait 30.000€ en 2010 était celui de l’APL (lire : « L’APL, championne des dons auprès de l’AEFE » du 23 décembre 2010).

Comme les années précédentes, j’espère que nous serons nombreux au diner de l’APL où l’on ne s’ennuie jamais !

Pour toute information (dons, réservation de table, contact…), merci de télécharger la brochure APL Appeal 2011 (pdf)

Le site de l’APL

François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple »

Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, Olivier Cadic, François Fillon, Premier ministre

En visite officielle au Royaume-Uni, les 12 et 13 janvier, François Fillon a rencontré David Cameron, Nick Clegg, ainsi que les acteurs de la City. Sa visite aura aussi été l’occasion de saluer les Français du Royaume Uni qui représentent, par leur nombre, la première communauté française expatriée au monde.

Comme tous ceux qui ont fait leur valise, sous l’effet d’une impérieuse nécessité, j’ai beaucoup apprécié d’entendre la voix de France en la personne de François Fillon déclarer qu’il est « inutile d’occulter que certains de nos compatriotes se sont installés en Grande-Bretagne parce qu’ils avaient le sentiment qu’ils n’auraient pas dans notre pays les mêmes moyens pour réaliser leurs aspirations. Ils ont quitté une France qui se reposait beaucoup sur le souvenir d’une grandeur acquise ; qui retardait le moment de regarder en face la réalité du monde. Une France qui négligeait de mesurer ses forces et ses faiblesses et souvent d’engager les réformes nécessaires. »

François Fillon se démarque, car il ne déplore aucun exode. Au contraire, à travers nous, les expatriés, nos initiatives, nos ambitions, il juge que la « France projette ses forces. Elle projette aussi une image, une image d’ouverture, une image de dynamisme, une image de diversité et donc vous contribuez autant à la richesse de la Grande Bretagne qu’à celle de notre pays. » Que dire de plus ?

Parce que l’expatriation est avant tout un acte de courage, le Premier ministre a tenu à saluer notre travail d’élus à l’Assemblée des Français de l’étranger, associé à celui du consul général, Edouard Braine, en faveur de l’insertion de jeunes français en quête d’emploi et d’intégration au Royaume Uni, en faisant même mention des « Oubliés de Saint-Pancras » pour saluer l’action « originale et novatrice » du centre Charles Peguy.

La suite du discours nous permet d’apprécier sa parfaite connaissance de notre communauté : « Au fond, de l’innovation qui caractérise les Français au Royaume Uni, peut être que l’un des meilleurs exemples c’est l’effort collectif qui inspire le « plan école ». Toutes les composantes de la communauté française, soutenues par vos élus du Sénat, de l’Assemblée des Français de l’Etranger s’y sont associées pour développer l’offre scolaire. » Lorsque le Premier ministre a prononcé ces mots, l’ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne et moi avons échangé un long regard complice et satisfait. Mes pensées sont allées immédiatement à Michel Monsauret, précédent conseiller culturel adjoint, co-fondateur du plan Ecole et aux sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand qui se sont investis dès le premier jour pour sa réussite.

Toutes les parties prenantes au plan école apprécieront les félicitations reçues pour leur « intelligence de promouvoir ce partenariat public-privé novateur » afin de financer de nouvelles places dans l’enseignement public français et qui va « « se concrétiser par la prochaine ouverture du CFBL, un collège de 700 places à Londres, première étape d’une opération qui connaîtra, j’en suis sûr, d’autres développements en Grande-Bretagne », nous dit François Fillon. Ce mode opératoire pourrait être « un exemple pour d’autres pays dans lesquels j’espère que votre initiative sera imitée », nous ravit le Premier ministre.
Il a ainsi justifié notre logique en rupture avec l’idée que le financement de l’enseignement français à l’étranger doit reposer essentiellement sur le contribuable français.

En ma qualité d’administrateur de l’AEFE, je ne pouvais que me réjouir d’entendre le chef du gouvernement vanter « la qualité exceptionnelle de l’enseignement » au lycée Charles de Gaulle. Le proviseur, Bernard Vasseur, les cadres du lycée et les représentants des enseignants étaient présents. Tous ceux qui contribuent au bon fonctionnement du lycée français peuvent être fiers de cette juste reconnaissance de leur travail.

François Fillon a également cité la Fédération des Associations françaises de Grande-Bretagne reconnue comme un « partenaire précieux de l’action de l’Etat » et honoré avec émotion les représentants des anciens combattants et ceux de la France Libre qui « furent les témoins et les acteurs de l’épopée du général de Gaulle. »

Auprès de la communauté française, le Premier ministre a tenu à développer sa politique économique. Après un bilan de ses trois années de modernisation de la France, il a estimé qu’une croissance à hauteur de 2% était à notre portée en 2011. Pour s’en convaincre, il a annoncé que 35 milliards d’euros seraient injectés pour soutenir les projets d’avenir des universités, des centres de recherche ou de l’industrie. En parallèle, les efforts du gouvernement porteront sur l’insertion professionnelle des Jeunes. Par ailleurs, le travail de réforme en 2011 visera surtout la fiscalité du patrimoine et le financement de la dépendance des personnes.

Pour conclure, François Fillon a touché le cœur de chacun d’entre nous en estimant que « chaque Français a la même valeur, mais enfin ceux qui sont à l’étranger jouent pour le rayonnement de notre pays un rôle qui est absolument indispensable. Et nous devons tout faire pour vous encourager, vous aider dans l’entreprise qui est la vôtre. En tout cas votre communauté donne l’exemple. »

Voir plusieurs discours en vidéo de la visite de François Fillon au Royaume-Uni (12 et 13 janvier 2011)

Texte du discours_du_Premier_ministre_devant_la_Communaute_francaise_de_Londres (13 janv 2011)

L’APL, championne des dons auprès de l’AEFE

En 2010, comme chaque année, l’Association des parents d’élèves (APL) du lycée Charles de Gaulle de Londres se distingue par sa générosité.

Présidée par Florence Quattrocchi, qui a récemment succédé à Delphine Porta, l’APL a remis 97.000₤ (soit 111.550 €) à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Les fonds proviennent du diner de gala organisé le 26 mars dernier (Lire : L’APL lance sa «Fundraising Campain 2010» du 22 janvier 2010).

Ce montant sera affectée à la modernisation du lycée : acquisition de matériels multimédia et d’équipements pour les classes et laboratoires, travaux sur les structures de jeux dans les écoles annexes et enfin construction d’un préau à l’école André Malraux.

J’ai souligné l’engagement exemplaire et sans faille des parents d’élèves de Londres lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE où je siège. Du reste, la contribution du lycée CDG ne pouvait pas passer inaperçue puisque tous les dons supérieurs à 30.000 € doivent être portés à l’approbation du conseil. Un seul don dépassait 30.000€ cette année : celui de Londres (Ptn°10 – Dons et legs). L’APL championne sans rivale !

Lors des cinq dernières années, L’APL a ainsi apporté plus de 1 million d’aide directe pour améliorer les infrastructures de Charles de Gaulle. Voilà qui démontre une nouvelle fois s’il en était besoin la force de l’engagement des parents d’élèves en faveur de l’enseignement français à Londres. Cette attitude mérite toute la considération de l’AEFE et plaide pour un renforcement de l’implication des parents d’élèves dans les choix stratégiques du lycée.

Photo Flickr de Mamdouh Auf

11 novembre, jour des Poppies

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place…

C’est ainsi que débute le poème du lieutenant-colonel John McCrae, médecin militaire canadien, rédigé le 3 mai 1915 sur le front belge.

« Dans les champs de Flandres, les coquelicots oscillent au vent, entre les rangées de croix qui marquent nos tombes…  »

Le médecin, témoin de la bataille d’Ypres, n’a pas évoqué le coquelicot, couleur sang, par goût de l’allégorie mais bien parce les coquelicots fleurissaient sur les champs de bataille de la Somme et des Flandres… pour disparaître la guerre finie.

Les soldats napoléoniens avaient aussi remarqué cet étrange phénomène, cependant naturel : un terrain crayeux labouré par des obus fait remonter la chaux qui fertilise la fleur.

C’est pourquoi les Britanniques, les Canadiens et membres du Commonwealth (Australie, Nouvelle-Zélande…) arborent massivement un poppy en papier en hommage aux anciens combattants, début novembre jusqu’au jour de l’armistice. 

Frôlant l’incident diplomatique, David Cameron a refusé obstinément de retirer son coquelicot, lors de sa visite à Pékin. Pour les Chinois, cette fleur évoque les guerres de l’opium perdues par la Chine au 19e siècle…

(de gauche à droite) Carole Rogers, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, Edouard Braine, consul général de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic

Comme tous les Français de Londres, je portais sur mon veston la fleur symbole du souvenir et du sacrifice lors des commémorations du 11 novembre pour déposer la couronne de l’AFE devant la statue du maréchal Foch, lieu même où le général de Gaulle s’était rendu en 1940. Comment ne pas être ému en écoutant alors les enfants du lycée Charles de Gaulle mêler leurs voix à celles de leurs aînés pour entonner la Marseillaise et entourer ensuite le consul général Edouard Braine pour suivre un cours d’histoire improvisé sur le macadam ?

La cérémonie s’est poursuivie au cimetière militaire de Brookwood, devant la plaque répertoriant les 244 soldats français tombés au champ d’honneur et non rapatriés.

Cours d’histoire improvisé par Edouard Braine devant des enfants captivés

J’adresse mon salut à toutes les associations d’anciens combattants, du souvenir français, de la fondation de la France Libre, des officiers de réserve et à leurs représentants qui s’investissent pour célébrer la mémoire de ceux qui ont fait don de leur vie pour notre patrie.

Tous viennent se recueillir fraternellement, chaque année, grâce au transport collectif organisé par la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne présidée par Carole Rogers. Ce 11 novembre, j’étais ravi de partager le déjeuner avec des femmes et des hommes qui portent si haut notre drapeau.

Photo Flickr (poppy) de Nataliej

Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle

Si la mesure de plafonnement de la Prise en charge (PEC) proposée par le rapport Collot-Joissains était votée, quelles seraient les conséquences pour les parents d’élèves des classes de seconde, première et terminale du lycée Charles de Gaulle ?

Les deux Parlementaires, auteures du rapport, proposent de se référer au niveau des frais de scolarité de l’année scolaire 2007/2008 par établissement, sur l’ensemble des établissements faisant partie du réseau de l’AEFE, puis d’appliquer une indexation de 3% par an pour tenir compte de l’inflation (lire le rapport Colot-Joissains).

En 2007/2008, le tarif trimestriel pour le lycée de Charles de Gaulle (CDG) était de £1,082.00. Entre temps, les frais de scolarité ont progressé de 10% par an. Lors du dernier conseil d’établissement de CDG, le mois dernier, le proviseur a clairement pronostiqué une progression constante de 10% an pour les cinq prochaines années.

Nous pouvons donc anticiper qu’en 2011/2012, les frais de scolarité du lycée seraient de £1,580 et que la prise en charge sur la base du rapport s’élèverait à £1.217 (voir le graphique ci-dessous), laissant un montant de £363 à acquitter trimestriellement par les parents d’élèves soit 23% de la somme totale. Jusqu’à présent les frais étaient entièrement couverts par la prise en charge. Bien entendu, les bourses permettraient de venir aider les familles ne pouvant assumer cette dépense.

Si la tendance se maintient, en 2014/2015, l’Etat couvrira à peine deux tiers (64%) des frais de scolarité. Cela constitue encore une véritable aubaine en ces temps de disette budgétaire pour les familles concernées.

Pour les familles des enfants en maternelle, primaire et collège qui assument la totalité des frais de scolarité, la dérive des coûts apparaît clairement sur le graphique. On comprend pourquoi les représentants des parents d’élèves ont clairement exprimé leur désapprobation devant cette perspective. Ils ont mon plein soutien.

Comme je l’ai exprimé à l’Assemblée Nationale (Lire : « Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger » du 24 avril 2010), il est un peu facile de faire payer davantage les parents d’élèves en prétextant l’insuffisance de subventions : il faut revoir sérieusement la structure des coûts, car les budgets ne sont pas d’une grande clarté. La situation manque de transparence au niveau de l’AEFE !

Lire aussi : « Frais de scolarité : le Président de la République se déclare favorable au plafonnement de la mesure de Prise en charge » du 03 novembre 2010