Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

Le Petit Journal couvre la rentrée des petites écoles Flam

Je recommande la lecture de l’excellent article de Tiphaine Beausseron qui apporte un bel éclairage, mâtiné de tendresse, sur ces petites écoles du samedi matin qui permettent aux jeunes enfants de faire l’apprentissage du français.

S’inscrivant dans le cadre du programme Flam, ces associations, souvent créées à l’initiative des parents, essaiment dans le Royaume-Uni puisqu’on dénombre déjà 36 établissements qui s’organisent chacun à leur façon, explique la journaliste du Petit Journal.

Dans cet article, celle-ci reprend mes propos tirés du blog sur l’aide financière attribuée aux écoles Flam par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) qui s’élève cette année à 90.700€, soit 3 fois plus que l’an dernier et représente 15% de l’enveloppe budgétaire dédiée au réseau Flam du monde. Chaque école reçoit entre 1.000 et 10.000 euros selon son profil.

Lire l’article «Les écoles Flam font elles aussi leur rentrée scolaire», du 29 septembre 2010.

Photo Flickr de Pierre Pouliquin

Londres, un exemple à suivre pour France-Monde Mobilité

A la faveur de la dernière session de l’AFE, Françoise Delagrave m’a interviewé pour avoir un éclairage sur le Plan-écoles de Londres dont elle avait beaucoup entendu parler.

Conquise par la méthode consensuelle appliquée, et désireuse de faire partager nos résultats avec les expatriés, son éclairage motivera peut-être d’autres postes diplomatiques.

Comme vous pourrez le lire en page 3, nous avons pu évoquer les progrès du Plan-écoles, en mentionnant aussi bien le Trust ayant pour vocation de financer et gérer l’immobilier pour les écoles françaises du RU, la prochaine ouverture du collège de 700 places à Kentish Town ou encore les remarquables résultats obtenus dans le cadre du programme Flam pour les plus jeunes.

Dans le même esprit, les représentants des parents d’élèves du lycée français Victor Hugo à Francfort m’ont demandé de faire une présentation sur le Plan-écoles du RU, la semaine prochaine.

Pour lire la Lettre n°7

Consulat : Gérard Maréchal fait rimer sécurité et convivialité

D’un naturel courtois et souriant, Gérard Maréchal, est le consul général adjoint à Londres.

Fin juin 2010, les visiteurs du consulat de France à Londres ont découvert un tout nouveau système de sécurité initié par Gérard Maréchal: un portique de détection associé à une machine à rayons X pour les bagages protègent désormais l’accès au bâtiment.

Plutôt que de faire appel à Paris pour fournir le système électronique, Gérard Maréchal s’est adressé à une société française implantée localement qui peut garantir un service après-vente de proximité.

On lui doit aussi une modification de la tenue des agents de sécurité pour permettre leur identification.

Le résultat de ses actions ne s’est pas fait attendre. « Auparavant, nous avions besoin de faire appel à la police diplomatique environ deux fois par mois, c’est devenu exceptionnel, » précise le consul général adjoint.

Conscient de la réponse à apporter en matière de sécurisation de l’accès au Consulat, Gérard Maréchal s’est toutefois gardé de mettre en place des mesures trop contraignantes. « Il faut trouver un juste équilibre entre une sécurité convenable et un flux qui ne ralentisse pas l’accueil de nos compatriotes, nuance-t-il. Les gens me disent qu’ils se sentent rassurés par ces mesures. C’est une première satisfaction. »

Travaux au consulat de France à Londres

Il inscrit sa démarche dans un processus d’amélioration continue de l’accueil des Français au consulat. Dans cet esprit, il évoque les initiatives de ses prédécesseurs, telle que la prise de rendez-vous via internet pour réduire le temps d’attente ou encore la réfection des locaux accueillant le public vers plus de confort et d’agrément.

Aujourd’hui, de nouveaux travaux sont en cours avec pour ligne de mire un accès plus facile aux personnes à mobilité réduite. Après 8 mois d’attente, le permis de construire a été accordé pour mettre en place un dispositif extérieur puisqu’il n’est pas permis de toucher au bâtiment. Tout devrait être fonctionnel en janvier 2011.

Je me réjouis de ces efforts et progrès destinés à améliorer le confort et la sécurité de tous les usagers du consulat de Londres..

Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité

La Prise en charge par l’Etat des frais de scolarité des enfants français dans les lycées français à l’étranger résulte d’une promesse de Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle. Elle s’applique actuellement aux classes de lycées (seconde, première et terminale). 6752 élèves en bénéficieront en 2010-2011 pour un montant évalué à 30.036.812 euros.

Malgré mon attachement à soutenir l’action du Président de la République, je n’ai jamais fait mystère de mes réserves sur ce dispositif.

Les trois principales raisons sont :
1 – Le financement de la mesure parait insoutenable pour nos finances publiques.
2 – Cette mesure est destinée à une minorité des enfants français à l’étranger.
3 – Elle permet à des établissements privés d’être prescripteurs de dépenses publiques.

1 – La crise économique et financière a entrainé un moratoire qui a eu pour effet de suspendre, l’an dernier, l’extension de la mesure à d’autres classes. Comme le rappelle une note d’information émanant du Sénat datée du 22/6/2010, « la généralisation (de la PEC) par l’extension aux autres classes ne paraît pas budgétairement soutenable dans le contexte budgétaire actuel. On estime en effet que sa généralisation aurait un coût pour l’Etat de 750 millions d’euros à l’horizon 2020. Même en cas de maintien du moratoire actuel, le coût pour l’Etat augmente chaque année de 20 millions d’euros, en raison de l’augmentation du nombre d’élèves et des frais d’inscription. Il s’agit à proprement parler d’un exemple type de cauchemar budgétaire » (Voir la note du Sénat). Alors stop ou encore ?

2 – Dans le Projet Annuel de Performance 2010 (Action Extérieure de l’Etat p182), il apparaît que seuls 30% des enfants français inscrits à l’étranger fréquentent des établissements du réseau (AEFE, Mission laïque, écoles indépendantes). Moins de 2% des enfants enregistrés à l’étranger sont concernés par la mesure de prise en charge. Pour les 233.600 enfants français en âge d’être scolarisés à l’étranger ne fréquentant pas le réseau, 600.000 euros vont au programme FLAM. La prise en charge absorbe 30 millions d’euros pour 6752 élèves. Je trouve cela disproportionné. Pas vous?

3 – Avec la mise en place de la mesure, les écoles ont pu augmenter leurs frais de scolarité en se disant qu’au final ce serait l’Etat français qui paierait. Comme je l’ai fait remarquer en séance à l’AFE (6/03/2008), « Comment maîtriser son budget si vous signez avec un fournisseur qui est libre de changer ses tarifs sans vous demander votre accord et qui vous contraint de payer ses services ? ». Grâce à la prise en charge, des établissements privés peuvent être prescripteurs de dépenses publiques. Cette dérive empêche le législateur de maîtriser la prévision budgétaire de l’Etat. Cela m’a toujours posé un problème. Pas vous?

Le ministère des affaires étrangères et européennes propose, en accord avec le ministère du budget, divers scénarios pour l’encadrement de cette mesure (par des mécanismes de plafonnement en fonction des frais de scolarité ou de revenu des familles par exemple).

Je compte sur l’arbitrage du Président de la République pour qu’il trouve une issue pertinente conforme à l’intérêt général.

Il est décevant d’être accaparé par un éternel débat autour du financement de cette mesure. Je préfèrerais que nous soulagions l’engagement de l’Etat en favorisant une autonomie du réseau français à l’étranger, et en développant les filières bilingues respectueuses de la diversité propre au système éducatif du pays partenaire pour mieux s’y intégrer. Je souhaiterais que l’investissement public porte plus sur « l’école à distance », ouverte à tous ceux qui sont attirés par notre système où qu’ils soient. J’échangerais volontiers un « cauchemar financier » contre un rêve qui prenne en compte tous les enfants français à l’étranger. Pas vous ?

Lire aussi : « Vers l’abandon de la mesure de «gratuité» pour les lycées français à l’étranger ? » du 30 juin 2010

Photo Flickr de Truthout

JO Londres 2012 : on demande des bénévoles !

Le recrutement de 70.000 volontaires enthousiastes pour les Jeux Olympiques et Paralympique de Londres est lancé !

J’encourage chaleureusement mes jeunes compatriotes à contribuer à l’organisation de cet événement planétaire. J’exhorte les plus anciens à faire passer le message !

Deux types de profil sont recherchés :

– les spécialistes qualifiés (médecine, sport…)

– les généralistes qui requièrent de la passion avant tout.

Le comité d’organisation des Jeux de 2012 à Londres (LOCOG) répertorie 30 domaines fonctionnels qui feront appel aux bénévoles généralistes, tels que les transports, l’assistance dans les villages, l’interprétariat…

Date limite : Lancé le 15 septembre 2010, le programme de recrutement de ces généralistes sera ouvert pour une durée limitée, estimée à 6 semaines, ce qui nous conduit à fin octobre.

Critères : les bénévoles français devront avoir plus de 18 ans (au 1er janvier 2012), être présents à l’entretien préalable, être disponibles pour une période minimale de 10 jours (pendant les JO ou les Jeux Paralympiques) ou de 20 jours (pour les deux Jeux), avoir participé à 3 séances de formation minimum, savoir s’exprimer en anglais, et posséder de réelles qualités et valeurs humaines.

Cependant, le LOCOG a prévu que 1 500 rôles de bénévoles seraient ouverts aux mineurs, via un programme de jeunes bénévoles des Jeux, qui sera dévoilé en juillet 2011.

Il n’y a pas d’âge pour vouloir incarner l’idéal olympique de fraternité collective et de dépassement individuel.

Renseignements et inscriptions sur la page bénévolat du LOCOG

Site officiel des JO de Londres

La Fapée revendique une meilleure implication des parents dans les décisions

Créée il y a juste 30 ans, et reconnue d’utilité publique depuis 1985, la Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger, tenait son assemblée générale le 3 juillet dernier au Sénat. J’ai été heureux d’avoir été convié par son président, François Denis, à participer aux travaux de cette organisation totalement indépendante et résolument progressiste. Je ne le regrette pas d’autant plus que j’étais le seul élu de la majorité présent.

De gauche à droite, Jean Christophe Deberre, directeur général de la Mission Laïque Française, Olivier Cadic et Claudine Lepage, sénatrice

Il est ressorti sans surprise que les parents souhaitent être davantage associés dans le fonctionnement des écoles. Pour affermir leur sentiment appartenance, la fédération suggère aux parents de s’impliquer dans diverses activités scolaires qui font appel au bénévolat.

Sur un plan collectif, comment cultiver l’idée d’un partenariat institutionnel avec l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, dont la Fapée est membre du conseil d’administration ? Rappelons que l’agence, sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, gère directement 77 établissements (les EGD) dans son réseau de 243 écoles.

Anne-Marie Descôtes, sa directrice présente à l’AG, a clairement répliqué aux parents qu’elle ne peut «envisager de cogestion en EGD» des moyens affectés au réseau par les pouvoirs publics : personnel, subventions, bourses. Elle souhaite néanmoins resserrer sa collaboration avec les parents d’élèves, à commencer par étoffer leur niveau information.

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE et François Denis, président de la FAPEE

Trop peu pour contenter François Denis. Delphine Porta, représentante de la Fapée à Londres, s’est fait un plaisir d’évoquer l’existence d’une commission permanente créée au lycée Charles de Gaulle, qui donne un vrai droit de regard aux parents en les associant à toutes les réflexions stratégiques, tout comme au vote et au suivi du budget. J’ai été heureux d’entendre François Denis préconiser la duplication de ce mécanisme au sein d’autres EGD… Rappelons qu’à Londres cette commission comprend 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et enfin 5 représentants des parents d’élèves et élèves.

En rapport direct avec cette aspiration vers une démocratisation du fonctionnement des EGD, la Fapée clôturera ses travaux en définissant cette priorité : la stabilisation des frais de scolarité. Une solution semble se démarquer : la contractualisation des frais sur trois ans, rendant impossible toute hausse avant l’échéance du contrat et permettant ainsi aux familles de maitriser leur budget. Pour ceux qui douteraient de la pertinence d’une telle proposition, un intervenant a raconté que les tarifs avaient bondi de 50% à Caracas, puis de 35% l’année suivante ! Et il parlait d’un établissement en gestion directe…

Enfin, au rang des vœux exprimés, il serait louable que les élèves en provenance du réseau AEFE cessent d’être obligés de passer un test de langue lors de leur retour en France.

Vous trouverez ci-joint le compte-rendu de l’Assemblée Générale de la FAPEE qui constitue une mine d’informations et une fiche descriptive sur le « métier de parent dans l’enseignement français à l’étranger ».

Site de la FAPEE

Lire aussi : « EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can ! » (du 18 mai 2010)

Des funérailles dignes de l’héroïne Eileen Nearne

Je vous ai raconté, il y a quelques jours, l’histoire de Eileen Nearne, héroïne de la seconde guerre mondiale, qui nous a quittés à l’âge de 89 ans dans son appartement de Torquay. Lire : « Disparition de Eileen Nearne, héroïne de guerre » du 16 septembre 2010

Ses obsèques ont été couverts par les médias britanniques célébrant « l’espionne », parachutée, torturée par la Gestapo, puis évadée des camps. Le Times a souligné la présence du consul général de France, Edouard Braine, ainsi que celle de l’attaché des forces terrestres, le colonel Laurent Kolodziej.

« Je lui dois la liberté de mon pays, a déclaré Edouard Braine devant les caméras. Tous mes compatriotes ressentent la même chose. Il est important pour nous d’exprimer notre gratitude vis à vis de tous ces êtres courageux qui, comme elle, nous ont rendu la liberté. »

Funérailles de Eileen Nearne (reportage BBC)

La vie de Eileen Nearne (1921-2010)

Quelles Indemnités chômage au retour en France ?

Il arrive parfois que je sois interrogé par des compatriotes qui, ayant perdu leur emploi, souhaitent connaître le montant des indemnités chômage qu’ils percevraient à leur retour en France. L’UFE (Union des Français de l’étranger) vient de traiter ce sujet sur son site car la législation concernant le calcul de vos droits aux indemnités de chômage en France a changé.

Si vous avez travaillé en France postérieurement à l’activité exercée dans un autre Etat membre de l’UE (à l’exclusion des pays de l’EEE : Islande, Norvège, Lichtenstein et Suisse), le Pôle Emploi prend en compte, pour le calcul de vos droits, les périodes de travail accomplies à l’étranger indiquées sur un formulaire U1. Ce formulaire est délivré, sur demande, par l’institution compétente de l’Etat dans lequel le travail a été accompli. Dans ce cas, le calcul des allocations chômage s’effectue, depuis juillet 2010, sur la base des salaires perçus en France uniquement.

Pour plus d’informations, consultez la page chômage du site UFE.

Le consulat de Londres externalise l’instruction des demandes de visa

Même si le consulat de Londres est, de loin, le premier émetteur de visas pour l’espace Schengen (lire : « Un service des visas qui ne chôme pas » du 8 février 2010), il reste soucieux d’améliorer la qualité du service offert aux usagers de ce service.
Le consulat a confié à la société
TLScontact l’accueil et l’information des demandeurs de visas. Depuis le 15/09/10, la société TLScontact a mis en ligne son site internet et ouvert son centre d’appel.

Pour tous renseignements sur les modalités d’obtention des visas, la prise de rendez-vous pour le dépôt des dossiers, et les régimes applicables, il faut désormais contacter TLScontact :
– soit en se connectant sur le site internet de la société TLScontact : https://www.tlscontact.com/gb2fr
– soit en appelant le numéro de téléphone suivant : 0845 7300 118 du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30.

Les personnes ayant un dossier de demande de visa en cours au service des visas, pourront contacter le service :
– soit en adressant un courrier électronique à l’adresse visas.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr (solution à privilégier).
– soit en appelant le 020 7073 1250 l’après-midi de 14h00 à 17h00 (15h00 le vendredi).

A partir du 1/10/2010, Le service des visas situé dans l’enceinte du consulat sera fermé au public afin d’entamer des travaux qui dureront 3 mois.

Tous les demandeurs de visa devront déposer leurs dossiers dans les locaux de TLS situés dans le quartier d’Hammersmith : Exhibition House Suite 14 Addison Bridge Place London W14 8XP.

Les pages « visas » du site du consulat général ont été totalement remaniées pour tenir compte des nouvelles procédures mises en place (http://www.ambafrance-uk.org/Page-principale.html).

Photo Flickr de Zhaffsky

Il y aura un avant et un après, Michel Monsauret…

Michel Monsauret quitte son poste de conseiller culturel adjoint à Londres pour une nouvelle mission au CIEP, Centre international d’études pédagogiques.

Il y a trois ans à peine, j’étais fort désabusé face au manque de réactivité de l’Administration devant toutes mes demandes d’information. Puis, en septembre 2007, Michel a été nommé à Londres, et très vite tout a changé.

Pour commencer, il m’a permis de compiler toutes les données statistiques qui servent de base au tableau de bord de l’enseignement français au Royaume-Uni. Sa coopération exemplaire m’a permis d’exercer pleinement mes responsabilités politiques en matière d’enseignement.

Il a rapidement été convaincu que le Plan-écoles était la seule organisation permettant de répondre à la fois aux attentes de continuité du service public dans l’enseignement français au Royaume-Uni et au développement de l’enseignement bilingue. Le sénateur André Ferrand n’a d’ailleurs jamais manqué une occasion de saluer publiquement sa contribution dans le succès du Plan-écoles de Londres, dont l’une des grandes réussites aura été l’acquisition du site de Kentish Town.

Conduisant des dizaines de réunions avec bienveillance et rigueur, Michel a été le liant de la communauté scolaire, sachant résister aux intérêts partisans et poursuivre avec ténacité la recherche de décisions toujours conformes à l’intérêt général. Du reste, c’est son image d’intégrité qui a ramené la confiance dans la gestion des listes d’attente du lycée Charles de Gaulle. Il a apporté une amplitude jamais vue à son rôle de conseiller culturel adjoint.

Tandis qu’il lui restait un an à accomplir à Londres, Michel m’a confié qu’il semblait préférable de passer dès à présent le relais afin de faciliter la tâche de son successeur. En effet, donner un nouvel élan au Plan-écoles, préparer le lancement de Kentish Town, assurer la promotion du label France auprès des établissements britanniques ou encore organiser les activités liées aux JO de 2012 sont autant de chantiers qui nécessitent une présence au delà de deux ans.

J’ai apprécié à la fois l’homme et son exercice de la fonction. J’ai donc l’impression qu’il part deux fois.

Aussi, je suis venu le rencontrer, fin août, avant son départ pour lui témoigner notre profonde reconnaissance au nom de notre communauté, et lui présenter mes vœux de réussite dans ses nouvelles attributions.

A l’attention de ceux qui souhaitent plus de détails sur son avenir professionnel, Michel m’a écrit ces quelques lignes :

« Le CIEP a été créé en 1945, le Centre international d’études pédagogiques est un établissement public des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche qui travaille en relation étroite avec de nombreux partenaires nationaux et internationaux. Il est reconnu en France et à l’étranger pour ses compétences en matière d’expertise, de formation et d’évaluation et pour sa réflexion dans le domaine de la coopération internationale en éducation.

Il répond à deux missions : valoriser l’expertise française à l’étranger, participer à l’effort d’attractivité de la France et à l’internationalisation de son système éducatif.

Quelques infos sur mon poste :

J’assume la responsabilité du département d’enseignement général qui a pour vocation de répondre aux appels d’offre internationaux émis par l’Agence Française du Développement, la Banque Mondiale, la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l’Education nationale ayant le français en aprtage), l’OIF (Organisation internationale de la francophonie). Il s’agit pour moi de gérer une équipe de chargés de programmes qui soumettent les propositions françaises de réponse aux appels d’offre et de représenter ce secteur d’expertise française en matière éducative tant auprès des bailleurs que des partenaires et bénéficiaires des actions. Les pays concernés à l’heure actuelle sont le Mexique, le Paraguay, la Georgie, les pays du Maghreb et plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne. »

Disparition de Eileen Nearne, héroïne de guerre

Je salue la mémoire d’Eileen Nearne, héroïne britannique, décédée de cause naturelle à l’âge de 89 ans, dans son appartement de Torquay (Dorset) où elle vivait recluse et discrète depuis de nombreuses années.

C’est aujourd’hui que ses voisins découvrent avec émotion et surprise qu’ils vivaient aux côtés d’une authentique héroïque de la Seconde guerre mondiale, décorée de la Croix de guerre et vétérante du UK’s Special Operations Executive sous le nom de code de « Rose ».

Née en France d’un père anglais et d’une mère espagnole, Eileen Nearne ne supporte pas l’invasion allemande et décide de gagner Londres, avec sa soeur, à travers le Portugal et Gibraltar. Après diverses affectations au service de la Défense, elle est transportée en avion, le 2 mars 1944, vers la France pour une mission d’opérateur radio.

Quatre mois plus tard, elle est arrêtée devant son poste de radio, mais, sous la torture, elle persuade la Gestapo qu’elle n’est qu’une midinette qui ignore tout des opérations d’infiltration en cours. Le 15 août, elle est déportée au camp Ravensbrück, en Allemagne, puis transférée dans un camp de travail forcé en Silésie, à la frontière allemande, où elle se lie d’amitié deux Françaises.

Le 13 avril 1945, elles se font la belle, vivent dans la forêt, atteignent Markkleeberg où elles sont capturées par les SS. L’ingéniosité d’Eileen Nearne leur sauve la vie au point qu’elles sont relâchées. Les trois femmes se cachent alors chez un prêtre de Leipzig jusqu’à l’arrivée des troupes américaines.

En l’absence de toute famille, la municipalité de Torquay se chargera des funérailles qui auront lieu à la Drakes Chapel à Hele Road, Torquay, le 21 septembre à 11h.

Edouard Braine, consul général de France, accompagné du colonel Kolodziej rendront hommage à la mémoire d’Eileen Nearne en assistant à ses obsèques. Leur présence témoigne de la considération que notre pays a pour chaque personne ayant contribué au péril de sa vie à libérer la France du joug nazi.

Je suis convaincu que nous serons nombreux à les accompagner par la pensée, mardi prochain, afin de témoigner notre reconnaissance à Eileen dont l’action courageuse force notre admiration.

Photo Flickr de hfabulous

FLAM : 13 petites écoles subventionnées au Royaume-Uni !

Que du bonheur !

Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) a décidé de subventionner nos petites écoles Flam à hauteur de 90.700€, soit 3 fois plus que l’an dernier !

Une sacrée réussite : nous avions demandé 101.893,07€, pour être précis.

Il faut en premier lieu féliciter Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français à l’ambassade pour le formidable travail d’animation du réseau entrepris auprès des petites écoles du programme Flam en Grande-Bretagne.

Voici la liste des associations bénéficiaires des subventions, accordées au titre de l’année 2010 :

La Petite école Edimbourg 1.000 €
Les Poussins Milton Keynes 2.500 €
Les Parents francophones Glasgow 1.600 €
1, 2, 3 Soleil Maidenhead 9.000 €
La Petite école kentoise Harrieshard 10.000 €
Un Jour en France Enfield 1.000 €
Petit club français Oxford 9.300 €
Les Allouettes Colchester 10.500 €
Les Franglophones Brighton 10.300 €
L’école buissonière Londres 15 000 €
La Petite école Canterbury 5.500 €
La Marelle Dartford 10.000 €
La Petite école Leeds 5.000 €

Initié en 2001, le programme «français langue maternelle» (programme FLAM) a pour objectif de permettre aux jeunes enfants français expatriés de pratiquer la langue française et de s’imprégner de notre culture. Cette démarche est salutaire pour des familles binationales dont les enfants ne peuvent être scolarisés dans un établissement d’enseignement français pour des raisons d’éloignement ou de budget.

Le succès est grandissant comme l’atteste l’éclosion de ces écoles, dites « écoles du samedi », un peu partout et surtout en Angleterre, à l’initiative des parents. Je rappelle que le programme Flam constitue le troisième objectif du plan Ecole.

En mai dernier, Joëlle Garriaud-Maylam avait interrogé par écrit le ministre des Affaires étrangères pour savoir si un bilan détaillé du programme avait été réalisé depuis sa création il y a dix ans. Au mois d’août, elle a reçu un certain nombre d’informations statistiques sur le nombre d’écoles subventionnées et leur répartition géographique.

On apprend ainsi qu’en 2010, l’enveloppe prévue pour le programme FLAM se monte à 600 000 €, soit le double de l’année 2009 avec 300.000€ qui avaient servi à financer 50 établissements dans une vingtaine de pays.

L’enveloppe budgétaire 2010 met perspective que le Royaume-Uni perçoit 90K€ sur un total de 600K€ pour le monde. N’est pas le signe de la reconnaissance sans équivoque de la dynamique engendrée par le plan Ecole ?

Lire aussi : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010

Lire aussi : « Ecole (11) : Soutenir le programme Flam (objectif 3) » du 24 juin 2008

PJ. La réponse à la question écrite de la sénatrice « Bilan et avenir du programme FLAM »

Anne-Marie Descôtes reçoit le prix du Rayonnement français 2010

Jeudi dernier, tous les élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), réunis pour une semaine de travaux à Paris, se sont transportés jusqu’à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur pour assister à une table ronde et à la remise du prix du Rayonnement français, attribué par l’association Racines France.

Après une visite de l’internat qui abrite depuis plus de deux cents ans les filles et petites filles de Légionnaires, les participants ont débattu sur le thème suivant : « Entre tradition et excellence : les atouts à l’international de l’enseignement français ».

Patrick Poivre d’Arvor (journaliste, écrivain), Jacques-Yves (assistant parlementaire de Joëlle Garriaud-Maylam), Joëlle Garriaud-Maylam (sénatrice des Français de l'étranger), Anne-Marie Descôtes (directrice de l’AEFE, Agence pour l'enseignement français à l'étranger)

Créé à l’initiative de Joëlle Garriaud-Maylam, le prix du Rayonnement français 2010 a été ensuite remis par Patrick Poivre d’Arvor à Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Ce prix récompense le rôle de l’Agence au service de la promotion des valeurs et de la culture française, au travers son réseau de 470 établissements qui scolarise 280.000 élèves dans 130 pays.

Il s’agit de la première édition de ce prix délivré par l’association Racines France qui ambitionne de récompenser « tous ceux qui, par leurs trajectoires personnelles et collectives, ont contribué à susciter, partout dans le monde, un attachement fort à notre pays et à son message de paix, de tolérance et de générosité ».

Le destinataire du prix sera désigné par un prestigieux jury de personnalités. Parmi elles, cette année : Michel Déon, de l’Académie française et président de ce jury, Olivier Poivre d’Arvor (diplomate et écrivain), Patrick Poivre d’Arvor (journaliste et écrivain), Marie-Christine Saragosse (directrice générale de TV5Monde), Marie-Louise de Clermont-Tonnerre (directrice de société), Jean-Pierre de Launoit (président des Alliances françaises), Dominique Wolton (scientifique et écrivain).

Une contrainte d’agenda avait empêché, à la dernière minute, Bernard Kouchner de rejoindre les élus de l’AFE à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur.

Le ministre des Affaires étrangère a adressé par écrit ses félicitations à la directrice de l’AEFE, tout en saluant l’heureuse initiative de Joëlle Garriaud-Maylam et son propre « rôle dans le rayonnement de notre pays dans le monde ».

Ci-joint le message de Bernard Kouchner (Prix du Rayonnement 2010)

Le site de Racines France

Air France va-t-elle promouvoir la France ?

Je vous avais fait part de la suggestion de notre sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam d’inciter notre compagnie d’aviation nationale à inclure dans ses bouquets de programmes des informations culturelles, économiques et touristiques sur la France, tout comme des jeux ou modules d’initiation au français (Lire : « Une idée qui vole haut » du 03 juin 2010).

En réponse à sa question écrite, le ministre des affaires étrangères et européennes, lui a répondu, début août, qu’il considère qu’il serait « tout à fait bienvenu qu’Air France accueille, parmi les programmes de télévision qu’elle relaie dans ses vols, ceux de TV5 Monde, et ce d’autant plus qu’outre les informations relatives à la francophonie et à la France que cette chaîne diffuse, il existe également sur son site de nombreux liens électroniques permettant d’accéder à des cours de français langue étrangère ».

Les services du ministère ont même pris contact avec la chaine de télé en vue d’approcher Air France. Il reviendra évidemment à la compagnie de se prononcer souverainement sur l’idée.

PJ. La réponse à la question écrite de la sénatrice (Connaissance de la France dans les avions)

Photo Flickr de Kevin Boydston

La remise des passeports confiée aux consuls honoraires

Les conditions de remise d’un passeport à l’étranger viennent d’être enfin assouplies, nous l’évoquions il y a peu de temps (Lire : « Fin de la double comparution pour les passeports ? » du 20 juillet 2010) ! Il ne sera plus nécessaire se déplacer deux fois de suite au consulat français, situation d’autant plus pénible lorsque l’on vit éloigné. En effet, en vertu d’un nouveau décret, des consuls honoraires seront habilités à vous remettre vos passeports localement.

Je vous reproduis le texte du décret n°2010-926 du 3 août 2010 – art. 1: « Le passeport est remis au demandeur au lieu de dépôt de la demande. Toutefois, à l’étranger, le passeport peut également être remis, au choix du demandeur exprimé au moment du dépôt de sa demande, soit à l’occasion d’un déplacement de l’autorité de délivrance ou de son représentant dans la même circonscription consulaire, soit par un consul honoraire de ladite circonscription habilité à cette fin par arrêté du ministre des affaires étrangères. Le demandeur signe le passeport en présence de l’agent qui le lui remet. Le passeport d’un mineur lui est remis en présence d’une personne exerçant l’autorité parentale. »

Ces consuls honoraires n’auront pas à vérifier les données biométriques lors de la remise des passeports. Attention, ce texte ne concerne que les passeports, pas les cartes nationales d’identité.

Liste des consuls honoraires du Royaume-Uni, habilités à remettre des passeports à leur titulaire, par arrêté du 7 août 2010 :

Le consul honoraire à Aberdeen.
Le consul honoraire à Birmingham.
Le consul honoraire à Bristol.
Le consul honoraire à Douglas.
Le consul honoraire à Leeds.
Le consul honoraire à Manchester.
Le consul honoraire à Newcastle.
Le consul honoraire à Nottingham.
Le consul honoraire à Plymouth.
Le consul honoraire à Road Town (Tortola).
Le consul honoraire à The Valley (Anguilla).

Pour consulter l’arrêté du 7 août 2010, publié au Journal officiel.

Aussi, la liste des consuls honoraires de l’Ambassade de France

Bourses scolaires : les agents publics à l’étranger rassurés

Lors de la commission locale des bourses du 12/4/10, les représentants des enseignants m’avaient alerté sur la question de l’avantage familial.

Les prestations familiales dont bénéficient les agents du service public doivent-elles être prises en compte dans l’évaluation des revenus permettant d’attribuer les bourses scolaires?

De toutes nouvelles mesures dérogatoires le prévoyaient. C’est pourquoi, cet été, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français de l’étranger, a porté la question par écrit auprès du ministre des affaires étrangères et européennes.

Olivier Cadic et Joëlle Garriaud-Maylam

Pour deux cents familles de fonctionnaires la question est d’importance, pour ne pas dire cruciale lorsqu’elles vivent dans certains pays où le coût de scolarité est conséquent. Un changement de modalités entrainerait dans certains cas le retrait d’enfants du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), voire le retour au pays forcé de toute la famille.

La réponse du ministre est intervenue fin août, proposant d’emblée de revenir au statu quo « dans un souci de rigueur, d’équité et de cohérence ».

Un télégramme diplomatique a d’ores et déjà été envoyé à tous les postes diplomatiques précisant que les dossiers de bourses instruits en incluant les majorations familiales dans le revenu feront l’objet d’un réexamen.

En effet, la réponse ministérielle indique clairement que « les instances locales seront ainsi invitées à s’interroger, au cas par cas, sur la nécessité de maintenir ou d’accorder ou non une aide aux familles des personnels concernés, en raison de leur situation spécifique ou de leurs difficultés financières avérées, conformément aux possibilités de dérogation prévues réglementairement. »

Comme je l’avais envisagé devant la commission locale des bourses, nous allons donc pouvoir examiner avec attention tous les dossiers litigieux, s’il en reste, lors de la prochaine commission du19 octobre.

Voir détail de la question écrite et la réponse du Ministre : Attribution des bourses scolaires aux enfants d’agents publics à l’étranger

La Conférence des ambassadeurs dessine la route du futur

La XVIIIe Conférence des ambassadeurs s’est déroulée du 25 au 27 août à l’Hôtel de Matignon, réunissant l’ensemble de nos représentants diplomatiques. Le Premier ministre a dressé le bilan d’une intense action diplomatique tandis que Président de la République a livré ses objectifs à l’échelle internationale.

Nicolas Sarkozy a commencé par rappeler à l’auditoire que le 12 novembre, la France prendra la présidence du G20 pour un an, et le 1er janvier prochain la France prendra la présidence du G8. « Ce sont deux très lourdes responsabilités. Je ne reviendrai pas sur le G20 qui représente 85% de la richesse de la planète. »

Face aux défis politiques et économiques planétaires, le président se félicite qu’un tabou soit enfin tombé : « Aujourd’hui, toute l’Europe s’accorde pour reconnaître qu’un véritable gouvernement économique européen est non seulement nécessaire et même indispensable ». Et de rappeler que l’Europe est une puissance économique de 500 millions de citoyens qui représente 30 % du PIB mondial. Par ailleurs, l’Europe est le premier importateur du monde et pèse 35 % du total mondial des investissements directs à l’étranger.

Selon Nicolas Sarkozy, le premier chantier qu’il faut régler dès l’année prochaine est celui de la réforme du système monétaire international. Le second chantier doit concerner la volatilité des prix des matières premières : « C’est une catastrophe. Et il suffit de voir ce qui se passe avec le blé », plaide le président. Enfin, il nous apprend que la France va proposer de créer un secrétariat du G20 pour suivre en permanence la mise en oeuvre des décisions prises et instruire les dossiers.

Le président a conclu que « ce dont le monde a le plus besoin, au XXIe siècle, c’est de nouvelles idées, de nouveaux projets, de nouvelles ambitions. » Superbe et imparable.

Pour sa part, François Fillon considère que « tenir notre rang dans une concurrence internationale impitoyable est un vrai défi », en rappelant qu’en 2009 la Chine est devenue le premier exportateur mondial, le premier pays en nombre de brevets déposés et le deuxième pays d’accueil des investissements étrangers. Sa croissance sera supérieure à 10%, un peu au dessous de son voisin indien qui avoisinera 8%.

Alors comment tenir notre rang ? « Les pouvoirs publics sont là pour aider les entreprises françaises à être au rendez-vous et en particulier sur les marchés émergents », s’engage le chef du gouvernement. Pour François Fillon, le salut des pays développés sera dans leur capacité à maintenir « leur avance technologique en innovant constamment. » A ce propos, il souligne que la France est le premier pays européen pour l’implantation de centres de R&D de groupes étrangers.

Discours video de Nicolas Sarkozy : « Les enjeux économiques et stratégiques européens« .

Discours video de François Fillon : « Grâce à notre réseau diplomatique, la France a été présente sur tous les fronts« 

Le président du Sénat aime les Français de l’étranger

« Toutes les fois où je vais l’étranger, j’aime rencontrer nos compatriotes. Leur regard extérieur est un moment de partage riche d’enseignements. » Les mots de Gérard Larcher, président du Sénat, sont allés droit au cœur de tous les élus des Français de l’étranger, réunis en session à Paris cette semaine.

Le président est venu mieux nous connaitre par la diversité de nos attentes et nous rappeler que nous sommes chez nous au Sénat depuis 64 ans ! Rappelons en effet que 12 sénateurs représentent aujourd’hui 2,5 millions de compatriotes vivant hors de France.

L’année 2012 sera historique puisque nous élirons 11 députés, en plus de nos sénateurs. Les Français expatriés disposeront alors d’une « représentativité parlementaire complète et non plus bancale, grâce à Nicolas Sarkozy ne l’oublions pas, » sourit Gérard Larcher.

J’y vois un pas de géant et aussi beaucoup de travail en termes d’organisation du scrutin, l’année même de la présidentielle, c’est pourquoi le principe du vote par internet est déjà acquis.

Ainsi, au delà de l’horizon 2012, nous aurons le loisir de deviser gaiement de notre future représentativité au parlement européen….

Photo FG

La France revendique sa propre bioéthique

Lors de la session AFE, Roselyne Bachelot est venue nous entretenir de bioéthique, puisqu’elle va présenter au conseil des ministres un projet de révision des lois bioéthiques. La ministre de la Santé et des Sports estime que les Français partagent une certaine vision du progrès fondée sur un esprit humaniste qui doit conduire à une société plus hospitalière que marchande.

Vouloir légiférer sur la bioéthique conduit à explorer des problématiques hyper-sensibles liées au désir d’enfant des homosexuels, à la prévention des anomalies génétiques, au prolongement de la vie à tout prix ou encore aux limites de la recherche sur l’embryon. Difficile de se fixer des repères, d’autant que la science progresse à grands pas. Pour le moins, tout le monde s’accordera à vouloir protéger le faible, l’exploité, « contre la dérive mercantile qui bafoue le respect du corps humain ». Surtout à une époque où l’on peut louer un ventre ou acheter un ovocyte sur internet avec la même facilité qu’un livre.

La première ambition sera donc de protéger les plus vulnérables en commençant par rappeler que la gratuité du don a valeur de principe. Pour autant, la prochaine loi préfigurera l’avenir avec audace en favorisant, par exemple, les dons croisés d’organes basé sur un principe de solidarité ou bien encore la levée de l’anonymat du donneur de sperme (avec son accord), si utile à la construction identitaire de l’enfant.

Photo FG

Bernard Kouchner a ouvert les travaux de l’AFE (6 au 11 septembre)

Les premiers mots de Bernard Kouchner ont été dédiés à Sakineh Mohammadi Ashtani, l’Iranienne condamnée à la lapidation. L’espoir est mince pour cette malheureuse qui est devenue quoi qu’il advienne l’emblème international du déni de justice et de la barbarie.

Le ministre des Affaires étrangères s’est ensuite adressé à l’Assemblée des Français de l’étranger, réunis pour leur 13ème session, en citant Kipling « Il y a deux sortes de gens. Ceux qui restent chez eux et les autres. Les autres, c’est vous. Vous êtes leurs porte-parole ». En effet, le nombre de Français expatriés progresse de 4% par an. En 20 ans, leur nombre a doublé !

En dépit des contraintes financières, le ministre était heureux d’annoncer en sa qualité de président de l’AFE que le budget allait progresser de +7% pour l’Administration consulaire et de +7% pour l’aide à la scolarité. Et contrairement à l’adage qui veut que l’on remplace un fonctionnaire sur deux… seul un départ à la retraite sur cinq ne sera pas compensé.