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La rentrée du CFBL différée au 16 septembre

Je vous fais part de deux lettres émanant d’Arnaud Vaissié, président du Board du CFBL et de François-Xavier Gabet, directeur du CFBL qui font état d’un nouveau report de la date de rentrée au collège français bilingue de Londres (CFBL). Les élèves sont attendus :

le vendredi 16 septembre
à 9h pour les classes de secondaire
et à 13h pour les classes de maternelle et primaire

L’ensemble de l’équipe du CFBL continue à mettre les bouchées doubles pour que les enfants soient accueillis dans des conditions idéales, après ces quelques jours de report. J’ai toute confiance dans la capacité de l’équipe éducative pour rattraper le retard lié à cette rentrée différée.

“La création du Collège Français Bilingue de Londres est une longue course contre la montre depuis l’acquisition des locaux il y a 22 mois et les dernières semaines ont été particulièrement tendues pour assurer à vos enfants l’ouverture de cet établissement dans des locaux de grande qualité et entièrement rénovés”, justifie Arnaud Vaissié.

La communauté scolaire peut toutefois se réjouir d’avoir reçu l’autorisation du Department for Education pour l’ouverture du Collège français bilingue de Londres.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur site du CFBL

Lettre de Arnaud Vaissié (9 sept 2011) (fichier pdf).

Lettre aux parents de François Xavier Gabet, directeur de l’école

Chers Parents,

Comme vous en avez été informés par le courrier de Monsieur Arnaud Vaissié, Président du Comité de Gestion, l’établissement ne pourra recevoir vos enfants avant le Vendredi 16 Septembre et ce, malgré les efforts coordonnés de tous les acteurs de ce projet.

Sachez que je suis totalement conscient des problèmes que ce nouveau report de rentrée occasionne dans l’organisation de vos vies privées et professionnelles. Je le regrette sincèrement.

Je suis au jour le jour, l’évolution du chantier en m’y rendant quotidiennement depuis maintenant plusieurs semaines. Je n’ai qu’un seul souci, celui de pouvoir accueillir vos enfants dans des conditions de confort et de sécurité optimales. Ce qui, à ce jour n’a pas été possible.

Il est probable que certains d’entre vous aient eu l’impression de ne pas être volontairement tenus informés de la situation générale. Je le regrette. Mais l’école n’étant pas en charge du chantier, et les intervenants étant nombreux, les prises de décision étant lentes et complexes, il n’est pas toujours facile de divulguer en temps réels des informations.

Après concertation avec l’ensemble des équipes enseignantes, il a donc été décidé que cette journée du Vendredi 16 Septembre constituera une journée de prérentrée pour nos élèves. Il n’y aura pas de service de restauration scolaire ce jour-là. Les élèves seront accueillis soit le matin (classes du secondaire) soit l’après-midi (classes du primaire et de maternelle). Elle sera organisée de la façon suivante :

De 9h00 à 12h30 : Accueil des élèves du secondaire.

Les élèves arriveront  par le portail situé sur Willes Road.

Ils seront accueillis par leurs professeurs principaux.

Programme de la demi-journée : Tests de niveaux de langue – visite de l’établissement – Découverte des emplois du temps – Présentation et Etude du règlement intérieur.

Il s’agit d’une demi-journée de pré-rentrée et non pas de cours. Les élèves ne doivent pas venir avec leurs manuels scolaires ni leurs cahiers mais simplement avec de quoi prendre des notes.

Les élèves quitteront l’établissement à 12h30 par le portail de Willes Road.

De 13h00 à 15h30 : Accueil des élèves du primaire

Les élèves seront accueillis dans la cour de récréation des classes primaires dans laquelle ils accèderont  par le portail situé sur Cathcar Street.

Les élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 devront rentrer dans la cour sans leurs parents, trop petite pour contenir parents et enfants. Ils seront appelés par leurs enseignants.

Les parents des enfants de CP et GSM resteront avec leur enfant à l’extérieur de la cour jusqu’à la fin de l’appel des plus âgés. Puis ils accompagneront leur enfant jusqu’à la porte de leur classe.

Après la classe, les parents des élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 attendront leurs enfants dans la cour.

Les parents des élèves de GSM et CP iront chercher leurs enfants à la porte de leur classe.

Si cette organisation s’avère efficace, permettant à la fois de sécuriser les moments d’entrée et de sortie des élèves sans pour cela encombrer la cour de récréation ni gêner la circulation de Cathcar Street, elle sera reconduite durant toute l’année.

Durant cette demi-journée, les enfants rencontreront leurs deux enseignants qui leur feront visiter l’école et qui leur présenteront le fonctionnement des classes.

Vous aurez sans doute remarqué une information contradictoire dans la version anglaise de notre précédent email. Il s’agit d’une erreur. Veuillez s’il vous plait ne retenir que la version décrite dans cette lettre de l’organisation de la journée du vendredi.

En attendant d’avoir le plaisir de vous rencontrer je vous prie chers parents de croire  en mes sentiments dévoués.

Ps :

— Nous sommes conscients du besoin que de nombreuses familles ont de voir leurs enfants confiés à une garderie avant et après l’école. Sachez qu’avec l’aide de certains parents,  je suis à la recherche d’une solution que nos locaux pourraient nous permettre d’organiser.

— Les professeurs des classes secondaires vous feront parvenir dès lundi des propositions de travaux à faire cette semaine, afin que vos enfants scolarisés au collège puissent reprendre le travail. Ces travaux s’appuieront sur l’utilisation des manuels scolaires qui ont été listés sur le site de l’école.

François Xavier Gabet, Directeur

Crédit Photo CFBL

11 septembre : la mémoire reste intacte

Dix ans ont passé. Comme chacun d’entre vous, aujourd’hui, je me souviens.

Les victimes de la tragédie du 11 septembre ne seront jamais oubliées. L’héroïsme des pompiers de New York est entré dans la légende.

Je relis l’éditorial que j’avais écrit au lendemain de ce désastre pour le magazine que je dirigeais. Une publication américaine l’avait repris. Dix ans après, l’émotion est intacte :

« Il est des jours qui rassemblent. Il est des événements qui marquent les êtres humains et l’histoire pour toujours. La tragédie du 11 Septembre 2001 relativise toutes les difficultés économiques traversées par l’électronique mondiale ces derniers mois. En avril, je dînais à Manhattan avec Hayao Nakahara afin que nous échangions nos points de vue sur le futur de l’industrie mondiale du circuit imprimé. Ses visites permanentes aux principaux fabricants de la planète, son parcours professionnel dont l’origine remonte aux années 60, en ont fait un des observateurs les plus avertis du marché mondial. Hayao réside à Long Island dans la banlieue de New York depuis plus de 25 ans. Son choix avait été guidé à l’époque par la facilité d’accès à tous les endroits du monde depuis cette ville. Nous étions loin d’imaginer que tous les scénarios envisagés ce soir-là devraient être repensés à la lumière d’événements alors inconcevables. En m’envolant le 11 Avril, j’admirais donc les majestueuses « Twin towers »… pour la dernière fois.  Comme le reste du monde, nous étions insensibles et aveugles face à des signaux qui ne semblaient pas nous concerner.

Nombre d’entre nous ont participé à des séminaires sur les technologies duales. Afin de réduire les coûts des équipements militaires, l’Industrie de l’Armement doit autant que possible utiliser des composants destinés aux applications civiles. En transformant des avions de lignes en missiles, les Terroristes ont appliqué à la lettre cette philosophie et porté un coup sérieux à la crédibilité des généraux sensés assurer la protection des civils. Il est trop tôt aujourd’hui, pour tenter d’évaluer les conséquences des attentats ayant endeuillés l’Amérique. Encore faudrait-il en comprendre les causes. Peu de gens sont en mesure d’apprécier la stratégie des commanditaires de ces actions. Quelque part dans le monde, des individus ont décidé qu’une terre était sacrée et devait être exclusivement foulée par des fidèles de l’Islam. Une guerre sainte est proclamée pour chasser les « Infidèles », à l’image de ce qui s’est passé, il y a près de 1000 ans. A une différence près, en ce temps là, les infidèles étaient les musulmans. La croisade favorisait l’élaboration de l’idéal du chevalier chrétien par le combat au service de l’église contre les infidèles, moyen de rachat et de salut éternel. La première croisade se finit par la prise de Jérusalem le 15 Juillet 1099 dans un terrible carnage. « … après avoir enfoncé les païens, nos hommes saisirent dans un temple un grand nombre d’hommes et de femmes, et ils tuèrent ou laissèrent vivant qui bon leur semblait. Au dessus du Temple de Salomon s’était réfugié un groupe nombreux de païens des deux sexes, auxquels Tancrède et Gaston de Béarn ( deux chefs croisés ) avaient donné leurs bannières (pour les protéger). … Le matin suivant, les nôtres escaladèrent le toit du Temple, attaquèrent les Sarrasins, hommes et femmes, et ayant tiré l’épée, les décapitèrent. Quelques-uns se jetèrent du haut du Temple. A cette vue Tancrède fut rempli d’indignation.* » La vue insupportable de ces New-Yorkais se jetant par les fenêtres pour échapper aux flammes et les justifications des fondamentalistes Islamistes m’ont renvoyé à ce texte et à cette époque. En voyant, il y a quelques mois aux actualités, un reportage sur les conditions de vie des femmes en Afghanistan, drapées et interdites d’éducation et de travail, j’avais été décontenancé par la réaction de ma fille Margot, âgée de 6 ans. Elle, qui semblait  imperméable au monde extérieur, et soupirait d’ordinaire en levant les yeux dès que le journal télévisé commençait, m’indiqua « qu’ un jour quand elle serait grande, elle empêcherait ça ». Ce qui m’apparaissait seulement anachronique lui était inacceptable. Face à cette insoutenable méchanceté d’êtres convaincus d’œuvrer pour le bien, il m’a fallu attendre la 11 septembre pour ouvrir les yeux. J’aspire désormais à comprendre les causes d’un désastre qui nous marquera tous à jamais. L’économie mondiale prend sa source aux Etats-Unis. Leur réaction déterminera vraisemblablement notre avenir. Hayao Nakahara et sa famille vont bien. La vie continue. SCI systems et Sanmina, Solectron et Cmac ou encore Hewlett-Packard et Compaq ont décidé de fusionner. Imagine que les Religions fusionnent. »

* Histoire anonyme de la première croisade, éditée et traduite par L.Bréhier, Paris 1964

10e anniversaire du 11 septembre 2001 – Discours du Président Nicolas Sarkozy et de l’ambassadeur des Etats-Unis Charles H. Rivkin (9.9.2011 – Ambassade des USA)

Photo Flickr de Treviño

Invitation à tester le vote par internet

Dans le cadre de la préparation des élections législatives de 2012, le consulat organise un test du vote par voie électronique / Internet, qui sera effectué début décembre 2011.

L’échantillonnage nécessite d’atteindre 12.000 votants dans le monde entier.

Nous vous serions reconnaissants de prendre part à ce test grandeur nature.

Pour ce faire, merci de vous faire connaitre auprès de la cellule Elections du consulat général de Londres

AVANT LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 (13 heures),
à cette adresse : elections.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr

Pour y participer, vous devez :
– être inscrits sur la liste électorale consulaire de Londres en vigueur 2011 et avoir opté pour le vote à l’étranger ;
– disposer d’une adresse courriel (pour recevoir l’authentifiant) ;
– disposer d’une connexion Internet ;
– être disponibles pour voter par voie électronique (vote en une session d’une durée de 5 à 10 min maximum) lors du premier tour (ouverture le 4/12 à 18h et fermeture le 6/12 à 18h heures de Paris) et du deuxième tour (ouverture le 8/12 à 12h et fermeture le 10/12 à 12h, heures de Paris). Ces dates sont à ce stade encore prévisionnelles.

Je m’associe au consul général, Edouard Braine, pour vous remercier pour votre précieuse collaboration.

Photo Flickr de JC Lepoulet

Le certificat de vie objet d’une plainte pour discrimination auprès de la Commission européenne

Est-il acceptable qu’on exige un certificat de vie aux Français résidant dans l’Union européenne pour continuer de leur verser leur pension, tandis qu’une simple déclaration sur l’honneur adressée aux caisses de retraite suffit en métropole ?

En imposant des tracasseries à des allocataires âgés et fragiles qui résident hors de France, les caisses de retraite portent atteinte au droit de liberté d’établissement dont bénéficient les citoyens de l’Union Européenne, au nom des traités européens.

Mes diverses interventions, relayées par la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam au Sénat, n’ont pas permis à ce jour d’unifier les formalités des retraités résidant dans l’Union européenne sur celles qui sont exigées en France.  Aussi, j’appuie la démarche d’un citoyen britannique qui vient de déposer plainte auprès de la Commission européenne pour exercice d’une discrimination en imposant le formulaire de certificat de vie à tous les pays étrangers (y compris ceux de l’UE), alors qu’une simple déclaration sur l’honneur suffit pour les résidents en France.

Le service “L’Europe vous conseille”
(http://ec.europa.eu/citizensrights/front_end/index_fr.htm), a fourni l’avis juridique ci-joint (Your Europe Advice reply  Word ; Your Europe Advice reply Pdf) sur plusieurs points concernant les formalités réclamées par les caisses de retraite françaises. Cet avis démontre :

i) que le formulaire CERFA 11851 (qui impose la validation consulaire à l’exclusion de toute autre) n’est pas compatible avec l’article 5 (1) du Règlement 987/2009, qui impose aux autorités françaises d’accepter des documents validés par les autorités britanniques;

ii) qu’il existe, dans les articles 5 (2), (3) et (4) du Règlement 987/2009, une procédure qui doit satisfaire les autorités françaises en matière de lutte contre la fraude : les autorités britanniques sont obligées de vérifier tout certificat britannique sur lequel les autorités françaises auraient des doutes. Par ailleurs, ces contrôles seront renforcés par une base de données européennes en voie de création ;

iii) que le droit français impose actuellement deux formulaires uniquement — le CERFA 11753 (déclaration sur l’honneur) pour ceux qui résident en France, et le CERFA 11851 pour tous ceux qui habitent à l’étranger (voir La Documentation Française, http://vosdroits.service-public.fr/F2543.xhtml) ;

iv) que l’application de conditions plus rigoureuses aux retraités qui résident dans un autre pays de l’UE qu’à ceux qui résident en France pourrait constituer une discrimination contraire à l’article 4 du Règlement 883/2004, dans la mesure où les proportions de ressortissants français et d’étrangers seraient différentes dans les deux cas ;

v) qu’imposer un délai de réponse aussi bref que deux semaines n’est pas compatible avec l’article 76 (5) du Règlement 883/2004.

Fort de cet avis, et suivant les conseils donnés, la personne a déposé une  plainte auprès de la Commission européenne, d’une part contre la caisse de retraite pour avoir imposé à son épouse un formulaire du type CERFA 11851 et pour ne lui avoir accordé qu’un délai effectif de réponse de deux semaines, et, d’autre part, contre la Documentation française pour avoir publié sur son site internet le formulaire CERFA 11851 comme applicable à tous les pays étrangers (y compris ceux de l’UE) imposant une discrimination alors qu’une simple déclaration sur l’honneur suffit pour les résidents en France.

Si vous résidez au Royaume-Uni et que votre caisse de retraite vous réclame un certificat de vie du type CERFA 11851, je vous suggère de suivre cette procédure préparée à votre intention :

1. Remplir et envoyer le formulaire en ligne “L’Europe vous conseille” (http://ec.europa.eu/citizensrights/front_end/enquiry/index_fr.htm), en insérant à la rubrique “Demande” un texte similaire au modèle ci-joint (LEurope vous conseille Word ; LEurope vous conseille Pdf).

2. Si la réponse qui vous parviendra vous conseille de le faire, vous pouvez déposer une plainte auprès de la Commission européenne, en joignant copie de la réponse adressée par “L’Europe vous conseille” et une photocopie (ou une copie électronique) d’un certificat de vie du type CERFA 11851 et de la lettre qui l’accompagnait.

3. Envoyer à son MP un courriel ou une lettre similaire au modèle ci-joint (Draft letter or e-mail to MP Word ; Draft letter or e-mail to MP Pdf). (Pour trouver ses coordonnées : http://findyourmp.parliament.uk).

4. Envoyer à son MEP un courriel ou une lettre similaire au modèle ci-joint (Draft letter or e-mail to MEP Word ; Draft letter or e-mail to MEP Pdf). (Pour trouver ses coordonnées : http://www.europarl.org.uk/ section/your-meps/your-meps)

5. M’envoyer copie de votre plainte auprès de la Commission européenne  à o.cadic@assemblee-afe.fr

Pour les Français qui sont résidents dans les autres pays de l’UE, les modèles ci-joints nécessiteront de légères modifications.

Si vous êtes suffisamment nombreux à soumettre la même plainte, celle-ci deviendra une ‘plainte multiple‘, soumise à un traitement spécial et publiée au Journal officiel de l’Union européenne

Photo Flickr de Winnifredxoxo

L’ouverture du CFBL retardée de quelques jours

Le collège en chantier (août 2011)

J’ai été averti par les services culturels et des représentants du Board du report de l’ouverture du CFBL, Collège français bilingue de Londres.

Durant l’été, les travaux n’ont pas cessé comme en témoigne cette photo prise le 20 août dernier.

Je vous reproduis le message d’Arnaud Vaissié, président du CFBL, adressé aux parents d’élèves.

Chers Parents,

En accord avec le Service Culturel de l’Ambassade et l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger, le Comité de gestion du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) a décidé de retarder la rentrée scolaire.

En effet des retards imprévus dans les travaux de rénovation sur certaines parties du bâtiment ne permettaient pas d’obtenir des autorités britanniques les certificats de sécurité pour le mercredi 7 septembre.

Nous nous sommes engagés auprès de vous à garantir le bien-être, la sécurité et une scolarisation de qualité à vos enfants, c’est pour ces raisons que nous avons décidé de n’ouvrir les portes du CFBL que

le lundi 12 septembre à 8H45 pour les classes de collège

et le mercredi 14 à 9H00 pour les classes de maternelle et primaire.

Sachez que nous sommes conscients des difficultés logistiques que cela entraîne pour vos familles. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Nous espérons compter sur votre soutien dans ce projet passionnant et historique, puisque le CFBL est le premier établissement secondaire créé à Londres depuis 1915.

Bien cordialement,
Arnaud Vaissié
Président Board de CFBL

Crédit Photo : Xavier Zuniga

Le centre des impôts des non-résidents communique sur les avis d’imposition

Tous les semestres, la commission des finances de l’AFE à laquelle j’appartiens, auditionne Cyril Maloine, directeur du pôle gestion fiscale à la DRESG, Direction des résidents à l’étranger et des services généraux. Le 26 septembre prochain, nous l’entendrons faire le point sur les nouveautés fiscales.

Je vous invite à cliquer sur “commentaires” pour m’adresser vos questions ou vos observations concernant le centre des impôts des non-résidents (CINR). Je les transmettrai à M. Maloine et vous ferai part de ses réponses.

Par ailleurs, j’ai le plaisir de vous transmettre son communiqué à destination des Français à l’étranger sur les avis d’imposition des non-résidents.

Je le remercie d’avoir formulé sa note avec concision et d’avoir rappelé à votre attention toute l’importance de la rubrique “Vivre hors de France” dédiée aux non-résidents sur le site www.impots.gouv.fr.

Objet : Information sur les avis d’imposition des non-résidents

Cyril Maloine

Madame, Monsieur,

La Direction des résidents à l’étranger et des services généraux (DRESG) dans un souci constant de faciliter les démarches des usagers non résidents, porte une attention particulière à l’actualisation et la mise à jour de la rubrique dédiée aux non-résidents “Vivre hors de France” sur www.impots.gouv.fr.

Aussi, les non-résidents pourront trouver dans la rubrique “Votre actualité” de “Vivre hors de France”, dont vous trouverez le lien ci-après, des informations pratiques sur leur avis d’imposition ainsi que sur les modalités de paiement. J’attire plus particulièrement votre attention sur deux nouveautés:

– L’indication du revenu fiscal de référence (RFR) sur la première page de l’avis d’imposition. Cette information fait partie des trois informations utiles aux usagers non résidents pour accéder de façon sécurisée à leur compte fiscal et tous les services qui s’y rattachent : consultation des avis d’imposition sur le revenu, de taxe d’habitation et de taxes foncières et les paiements qui y sont associés;

– Le renouvellement de la notice explicative jointe aux avis d’imposition avec sa traduction anglaise au verso.

Nous attirons votre attention sur le fait qu’une partie des avis d’imposition est à régler avant le 15 septembre, les autres seront à régler avant le 15 novembre 2011 ou le 15 mars de l’année prochaine. Aussi, nous recommandons vivement aux non-résidents qui s’interrogent sur l’envoi de leurs avis d’imposition de consulter leur compte fiscal sur www.impots.gouv.fr, accessible sous leur espace personnel.

Nous vous remercions de communiquer ses informations à nos compatriotes expatriés ou à vos salariés étrangers.

Je vous remercie pour l’attention que vous voudrez bien porter à ce message et reste, avec les équipes de la Direction des résidents à l’étranger et des services généraux, à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Pour le Directeur de la DRESG
Le Directeur du pôle gestion fiscale

Cyril Maloine
Directeur du Pôle Gestion Fiscale
Direction des Résidents à l’Etranger et des Services Généraux (DRESG)

Crédit photo : Olivier Bolvin – MAEE

Métro trans-Manche : transformer le rêve en réalité

Et si la création d’une navette trans-Manche reliant Calais-Fréthun à Asford en 35 minutes n’était pas si éloignée ? On l’espère car ce projet est destiné à instaurer un flux journalier de travailleurs transfrontaliers entre le Nord Pas-de-Calais et le Kent.

Je suis d’autant plus optimiste que nous pouvons compter sur Jacques Gounon, président d’Eurotunnel qui devrait se révéler un acteur déterminant dans cette opération. Pour l’heure, il m’a touché par son volontarisme lors de sa visite au consulat de Londres, le 28 juin dernier, à l’initiative de notre consul Edouard Braine qui multiplie avec succès les actions vers l’accomplissement de ce qui constitue, rappelons-le, l’objectif n°2 du Plan Emploi (lire : “Le métro transmanche fait la une de la presse régionale” du 02 juin 2011).

L’idée du “Cross Channel Tube” crée l’effervescence dans les médias anglais et le Times a évidemment cherché à connaitre la nature des propos du président d’Eurotunnel face aux représentants du plan Emploi dans le bureau du consul général.

J’ai expliqué à Adam Sage, correspondant du Times à Paris, que la société civile, des deux côtés de la Manche, réclamait ce moyen de transport pratique et économique. J’ai ajouté qu’à mon sens, la question n’était plus de savoir si le projet allait aboutir, mais seulement de savoir quand. Qui irait à son encontre s’opposerait au sens de l’Histoire.

Quant à ses questions sur les solutions techniques, j’ai dit à Adam Sage qu’il était grand temps de démystifier le tunnel sous la Manche qui est un tunnel comme un autre, susceptible d’accueillir n’importe quel type de train ! (lien payant : “French commuters pin their hopes on Cross Channel Tube” du 5 juillet).

Nous l’évoquerons tous ces points, le 20 octobre prochain, à Ashford, à l’occasion de la journée de l’Union des Français de l’étranger (UFE GB) pour fêter les 15 ans de la France libre d’entreprendre (FLE). Je suis flatté que notre consul Edouard Braine ait accepté de faire le point sur les progrès enregistrés sur ce dossier conduit par l’équipe du plan Emploi qu’il anime.

Cet événement est une merveilleuse occasion d’appuyer publiquement cette démarche et, sait-on jamais, d’écrire ce jour même une nouvelle page de l’amitié franco-britannique. Je compte sur votre soutien.

Pour tous renseignements et inscriptions pour la journée du 20 octobre 2011

Renseignements et inscriptions : www.ufecorporate.org.uk

Photo Flickr de Jos Rozen

Appel à tous pour dénicher les locaux du futur collège à Londres

Si vous avez lu la précédente dépêche, vous savez que le comité de pilotage du plan Ecole recherche des locaux susceptibles d’accueillir un nouvel établissement scolaire dans la capitale anglaise (lire : “Vers un troisième établissement secondaire français à Londres” du 23 août 2011). Vous imaginez bien que cela ne sera pas une mince affaire. C’est pourquoi nous vous invitons, chers amis, à participer à cette recherche immobilière !

Le comité serait très heureux de compter sur votre contribution si vous connaissez ou si vous dénichez un site propice à recevoir un millier d’élèves, ce qui représente une surface de 10.000m² environ.

Les bâtiments devront se situer en priorité à l’ouest de l’agglomération londonienne (de Wimbledon à Hamstead Heath) et bénéficier de la classification D1, précise Laurent Batut, conseiller culturel adjoint et attaché de coopération éducative à l’ambassade, dont je relaie la lettre de recherche immobilière qu’il a rédigée au nom du comité.

La première des choses à faire est d’en parler abondamment autour de soi. On est souvent surpris du résultat.

Le temps presse puisque le futur collège français devrait ouvrir ses portes en 2013 idéalement ! Je saisis l’occasion de vous rappeler que le CFBL, Collège française bilingue de Londres, va ouvrir les siennes dans quelques jours à Kentish Town (lire : “Kentish Town (21) : Inauguration du toit du futur collège français” du 13 février 2011).

Je me joins à Laurent Batut pour vous remercier d’avance de votre implication.

Une adresse électronique spécifique a été ouverte pour contacter directement l’équipe de recherche immobilière : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Lire aussi : “Le point sur les projets immobiliers de l’AEFE à Londres” du 12 mai 2011

Photo Flickr de br1dotcom

Vers un troisième établissement secondaire français à Londres

Tous les indicateurs du plan Ecole clignotent pour nous alerter de la “montée des cohortes jusqu’en 2017 pour tous les niveaux de scolarisation”, résume Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui affine et recoupe constamment ses chiffres pour mesurer la “pression réelle” de la demande en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Malgré le sentiment d’urgence, la dernière réunion du comité de pilotage du plan Ecole du 22 juin, sous l’autorité de notre ambassadeur, s’est déroulée dans une grande sérénité et une parfaite convergence de vues. Les parties prenantes ont fait le choix du réalisme et de l’honnêteté quant aux devoirs et aux possibilités de chacun, sans une once de démagogie.

Quelle est la situation ? Le nouveau collège (CFBL) de Kentish Town qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2011 sera insuffisant pour absorber le flot des demandes. Il s’avère indispensable d’ouvrir un nouvel établissement secondaire à Londres d’ici 2013, véritable année charnière, selon Bernard Vasseur,  proviseur du lycée Charles de Gaulle.

Il me semble que l’urgence du moment doit inciter l’ensemble des acteurs à redoubler d’audace et se mettre immédiatement en quête de locaux. Heureusement, personne ne discute le bien fondé de créer rapidement un nouveau site, tout en sachant que la contrainte immobilière risque de déterminer la nature même de l’établissement : création d’un collège (640 élèves) ou d’un collège/école primaire (1140 élèves) ou bien encore d’un collège/lycée (960 élèves). En réunion, tous les regards se sont portés vers le très efficace Frédéric de la Borderie, un des acteurs de la FEPT, structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire qui vient d’intervenir avec succès à Bristol (lire : “L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment” du 09 juillet 2011). On reproduira évidemment le montage financier original mis en oeuvre par la FEPT avec la garantie de l’Etat obtenue avec le soutien du sénateur André Ferrand.

Je rappelle que l’objectif n°1 du plan Ecole, lancé en juin 2008, visait à créer 500 places par an dans l’enseignement français. En juin 2011, nous étions au tiers du chemin avec 425 places (lire : “La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole” du 26 mai 2011). L’ouverture du collège français bilingue (CFBL) en 2011, venant s’ajouter au lycée de Gaulle, et le projet de troisième établissement scolaire (à l’horizon 2014 vraisemblablement) constitueront un grand bon en avant.

Et ensuite ? Combien de places faudra-t-il encore créer à Londres ? Serions-nous entrés dans une véritable fuite en avant, d’autant que le nombre de Français expatriés ne cesse de croitre?

La réunion de pilotage du 22 juin dernier a eu le mérite de rappeler les règles du jeu au risque de surprendre certains de nos compatriotes.

Notre ambassadeur Bernard Emié a été limpide en déclarant que “la scolarisation dans les établissements français est une chance, mais n’est pas un droit, ni un dû“, ajoutant qu’en tout état de cause après l’ouverture du CFBL, “le nouveau projet fixe une limite. Il ne sera pas possible de reproduire cette opération une troisième fois à Londres ni couvrir l’ensemble du Royaume Uni d’écoles françaises”. En employant le terme de “cylindrage”, M. Emié a pris position vers une “nécessaire stabilisation” du nombre de places offertes dans l’enseignement français.

Le discours de Anne-Marie Descôtes, présidente de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, fut tout aussi explicite et loyal. Si l’agence s’engage à soutenir le nouveau projet immobilier et fournir son expertise, elle ne peut indéfiniment étendre son réseau au motif qu’une “part importante des Français de Londres s’est sédentarisée, or la mission de l’Agence était de permettre la scolarisation des enfants d’expatriés temporaires”.

En remerciant Anne-Marie Descôtes de sa présence à Londres, j’ai rappelé dans le même esprit que près de 70% des Français vivant au Royaume Uni ne disposent pas de solution de scolarité française près de chez eux. Tout le monde ne vit pas aux environs de Londres.

Alors que faire pour résoudre la question de la scolarisation française ? Simplement se consacrer avec ardeur aux objectifs n°2 et n°3 du plan Ecole, soit multiplier le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni et favoriser le programme Flam.

Je rejoins parfaitement Laurent Batut qui préconise “des formes de scolarisation alternatives : Cned, filières bilingues” et Anne-Marie Descôtes qui cautionne “Le programme Flam et toutes les solutions visant à créer des filières bilingues” soulignant également le caractère alternatif de “ces instruments de rayonnement de notre enseignement”.

Par ailleurs, existe-t-il un meilleur moyen que les filières bilingues pour promouvoir la langue française chez nos amis britanniques, dont il faut aussi rappeler l’excellence de leur mode pédagogique ?

J’ai d’ailleurs mentionné que Alain Juppé venait d’annoncer la création du label «FrancEducation» pour valoriser, dès la rentrée 2011, les programmes partiellement dispensé en langue française dans les établissements étrangers, si ceux-ci se conforment à certains critères éducatifs (lire : “Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres” du 29 juin 2011).

Pour synthétiser, je reprendrai les termes de Laurent Batut en disant que “l’axe 2 du plan Ecole doit constituer le second pilier de notre réponse à la demande d’éducation des communautés françaises au Royaume Uni, mais aussi permettre de promouvoir la langue française par la création de filières bilingues.” Pour illustrer son propos, il a informé le comité qu’une réflexion était engagée avec le Cned afin de proposer une formule à la carte. Je m’étais tout récemment fait l’écho d’une offre innovante dispensée de ce service public d’enseignement à distance (lire : “10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned” du 13 juillet 2011).

Quant à l’axe 3, on ne peut que se réjouir de l’élan apporté par le programme Flam dans toute l’Angleterre. Une 39ème “Petite école du samedi” va ouvrir ses portes dans quelques semaines à Manchester (lire : “Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester” du 16 juillet 2011). Le comité a également félicité notre sénatrice Joëlle Garriaud Maylam, pour avoir obtenu 8000€ sur la réserve parlementaire afin de financer une méthode d’apprentissage du français pour les centaines d’enfants binationaux fréquentant les écoles Flam (lire : “Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM” du 19 avril 2010).

En conclusion, je dirai qu’en cette période de choix cruciaux sur fond de limitations budgétaires, le Plan Ecole vient apporter des réponses à l’ensemble de la communauté. La réunion semestrielle du Comité de Pilotage est un gage indispensable du dynamisme de cette initiative. Chacun a pu constater que l’ambassadeur a fait preuve de perspicacité en voulant “institutionnaliser” le comité de pilotage en le restreignant aux personnalités légitimées par un mandat, dont les représentants des parents d’élèves (lire : “Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin” du 16 juin 2011). Il paraît désormais nécessaire d’institutionnaliser le fonctionnement du plan école du Royaume-Uni avec toutes ses composantes afin de permettre à chaque volontaire de s’impliquer dans le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Lire le compte rendu de la réunion du 22 juin 2011 du comité de pilotage du plan Ecole

Photo Flickr de Intheozone

Il est temps de clore la polémique sur la gratuité des lycées français à l’étranger

Mais quelle mouche a piqué le Figaro pour exhumer le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger, datant du 30 juin 2010, et dont le gouvernement a tiré les conséquences ?

Dans son papier, Marion Brunet relance la polémique sur la gratuité des lycées français pour les enfants d’expatriés, d’autant que la mission d’évaluation déplore l’inflation des coûts prévisible et insupportable pour nos finances publiques : +67% d’ici 2013 (Site du Figaro : “Le coût de la scolarité des enfants français à l’étranger” du 01 août 2011). La journaliste ne mentionne pas que les frais de prise en charge par l’Etat ont été plafonnés en mai dernier et que le débat est donc clos !

Alors, les lecteurs du quotidien crient au loup. L’article étant reproduit sur le site du Figaro, on vit affluer près de 300 commentaires en quelques heures, souvent pour stigmatiser les Français de l’étranger « qui font payer les études de leurs enfants par le contribuable français ». Alors, moi aussi, je me suis empressé de laisser un commentaire en expliquant que les frais de scolarité au lycée avaient été plafonnés et que cette mesure permettra d’économiser 9,4M€ au titre de l’année scolaire 2011/2012 ! Pour mémoire, dans son document de synthèse sur l’aide à la scolarité en 2010/2011, l’AEFE annonçait que le montant global des prises en charge s’est établit à 30,02M€ pour 7.472 élèves.

Un billet a déjà été publié à ce sujet expliquant que la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) était désormais plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008. Exemple : les frais du lycée Charles de Gaulle s’élèvent £4,311 pour la rentrée 2011, mais  l’Etat ne prendra à sa charge que la somme de £3,246 correspondant au tarif de la rentrée 2007 (lire : “L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger” du 14 mai 2011).

Je me réjouis que le gouvernement ait fait preuve de pragmatisme en reconsidérant la promesse du Président de la République de gratuité totale des lycées. J’avais, dès le début, pressenti tous les effets pervers d’un engagement de dépense non maitrisé ! (lire : Lettre au Président du 16 juillet 2007, en fichier pdf).
Face à ce qui a été qualifié de « cauchemar budgétaire » par les services financiers du ministère des Affaires étrangères et européennes l’an dernier, le bon sens a prévalu. (lire : “Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité” du 26 septembre 2010).

Il me paraît désormais plus important de porter notre attention sur les enjeux futurs de l’enseignement français à l’étranger, dont le gouvernement a pris la mesure comme l’atteste le conseil des ministres du 15 juin dernier (lire : “Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres le 15 juin dernier” du 29 juin 2011). C’est ce que j’ai suggéré à la journaliste du Figaro.

Photo Flickr de Phil H

Décès de Nancy Wake, héroïne de la Résistance

La célèbre résistance Nancy Wake, dite la "souris blanche", en 1945

Le nom de Nancy Wake est passé à la postérité, dimanche soir, dans un hospice londonien où s’est éteinte une immense figure de la Résistance peu avant ses 99 ans. La Gestapo l’avait surnommée la “souris blanche” pour son habilité à disparaitre dans la nature toutes les fois où elle était sur le point d’être capturée.

Avant guerre, Nancy avait quitté son Australie natale pour apprendre le journalisme à Londres, puis devenir correspondante du Chicago Tribune à Paris. A ce titre, elle se rendit en l’Allemagne pour interviewer Hitler à peine élu et revint horrifiée du traitement que l’on réservait déjà aux Juifs en 1933 .

Dès l’Armistice, elle rejoignit la Résistance avec son mari français, un riche armateur, épousé en 1939. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, a rappelé lundi qu’elle avait été “un saboteur et une espionne magnifiquement efficace.” Elle aida aussi des centaines de soldats britanniques à regagner le Royaume-Uni et des Juifs à fuir la France occupée. En 1943, Henri Fiocca, son époux est arrêté et torturé à mort sans livrer la moindre information. Nancy Wake gagne alors l’Angleterre pour intégrer les services secrets. Après une rude formation, elle est parachutée en Auvergne en 1944 en vue du Débarquement pour organiser les livraisons d’armes auprès de la Résistance et assurer des liaisons radio.

Après la guerre, Nancy retournera vivre en Australie et épousera un ancien pilote de chasse anglais. Devenue veuve, elle revient à Londres au début des années 2000.

La Souris blanche n’est pas une héroïne anonyme et fut même la femme la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale : Croix de Guerre avec 3 citations, Légion d’honneur, médaille de George en Grande-Bretagne, médaille de la Liberté des Etats-Unis… Sa vie tragique et sublime a même inspiré un film : Charlotte Gray de Gilliam Armstrong (2001).

La belle et rebelle Nancy Wake a réservé aux Français une ultime et vibrante pensée en exprimant le souhait que ses cendres soient dispersées au-dessus de Montluçon, où elle a combattu en 1944.

Crédit photo : Pd-Australia

Votre passeport biométrique sans se déplacer à Londres ? Le consulat s’y prépare

Il y a quelques jours, une compatriote m’a fait part de son irritation de devoir se déplacer au consulat de Londres pour renouveler son passeport, d’autant qu’elle renouvelle sa carte consulaire tous les trois ans, ce qui visiblement n’allège pas les contraintes.

Il y a plusieurs choses à savoir sur les nouveaux passeports et l’évolution des formalités.

L’obligation de comparution est inhérente à la technologie du passeport biométrique : prise d’empreintes, photographie… Les procédures sont établies par le ministère de l’Intérieur et doivent respecter les accords de Schengen. Par ailleurs, si vous êtes déjà enregistré au consulat, les documents à produire se résument à votre ancien passeport et un justificatif de domicile récent.

Je partage néanmoins vos préoccupations au sujet du coût financier et du temps dissipé, car il n’est pas rare que certains compatriotes excentrés par rapport à Londres déposent un jour de congé pour se rendre au consulat. Le problème est international : Francis Huss, conseiller élu d’Espagne m’a raconté que les Français résidant aux iles Canaries devaient prendre l’avion pour Madrid et passer au moins une nuit sur place.

Les choses progressent puisqu’il y a un an seulement les élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) se mobilisaient contre l’obligation de se rendre physiquement une seconde fois au consulat de Londres pour récupérer un passeport (lire : “Fin de la double comparution pour les passeports ?” du 20 juillet 2010).

Je vous rappelle que cette contrainte de la double comparution a été précédemment assouplie, puisque les consuls honoraires de Birmingham, Bristol, Newcastle, Nottingham et Plymouth peuvent désormais remettre un passeport (lire : “La remise des passeports confiée aux consuls honoraires” du 13 septembre 2010). Au Royaume-Uni, ce dispositif sera étendu à cinq nouvelles agences consulaires dès la rentrée si l’arrêté est publié cet été: Belfast, Cardiff, Chester, Douvres et Jersey.

Les conditions de sécurité requises pour lutter contre la fraude documentaire nous imposent actuellement ce dispositif. Mais le ministère des Affaires étrangères et européennes n’a pas été sourd à nos doléances. Ainsi, un équipement mobile de saisie de données biométriques a été récemment testé à Bristol. Les procédures sont actuellement en phase de validation. Cet équipement permettra au consulat d’organiser des “tournées” pour éviter aux résidents français d’avoir à se déplacer jusqu’à Londres pour faire une demande de passeport. Le Royaume-Uni fera partie des pays pionniers en la matière, ce qui ne m’étonne pas de la part de notre consul général, Edouard Braine. Il faut dire que la demande explose à Londres avec une progression de 30% en nombre de passeports délivrés dont un pic de 1.800 pour les seuls mois de mars et mai 2011. Je publierai un billet dès que ce service sera opérationnel.

Photo Flickr de Remiforall

Notre nouveau ministre chargé des Affaires européennes, Jean Leonetti, nous aidera-t-il au sujet des certificats de vie ?

Jean Leonetti, nouveau ministre chargé des Affaires européennes, a rendu visite à la délégation UMP de Londres, le 21 juillet 2011

Le 21 juillet dernier, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jean Leonetti, tout nouveau ministre chargé des Affaires européennes en marge de son déplacement à Londres. En poste depuis fin juin et succédant à Laurent Wauquiez, M. Leonetti ne peut faire aucune promesse l’impliquant au delà de dix mois, date de l’échéance présidentielle.

Dans cette attente, comment faire évoluer les dossiers qui intéressent les Français de l’étranger?

La question du certificat de vie me semble être une priorité, d’autant qu’elle est embourbée depuis des mois et qu’elle impose toujours des obligations administratives intolérables à nos retraités vivant à l’étranger. J’ai donc interpellé Jean Leonetti avec beaucoup de confiance puisque notre ministre est avant tout un humaniste à qui Jacques Chirac avait confié une mission parlementaire qui a conduit à la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, en 2005. La personnalité de Jean Leonetti et sa profession de cardiologue, faisait de lui l’homme tout désigné pour cette provoquer une avancée éthique et médicale, suite à la médiatique affaire Vincent Humbert.

Est-il acceptable qu’on exige un certificat de vie aux Français résidant dans l’Union européenne pour continuer de leur verser leur pension, alors qu’une simple déclaration sur l’honneur adressée aux caisses de retraite suffit en métropole ? Il faut préciser qu’un certificat de vie impose une visite régulière au consulat, comme s’il s’agissait de pointer au commissariat, pour prouver… que l’on est toujours en vie ! A défaut de pouvoir se déplacer, il faut consulter un médecin (à ses frais) pour disposer d’un certificat médical (à renvoyer au consulat, qui renvoie un formulaire, qui repart aux caisses, etc.).

Je trouve inique que des personnes parfois très âgées soient contraintes de faire des déplacements contraignants pour obtenir leur certificat de vie. Par exemple, si vous habitez le Kent il faut prévoir deux heures aller et deux heures retour vers Londres…  De plus, ce dispositif génère un lot de paperasse dont les services du consulat se passeraient volontiers.

Je viens de recevoir aujourd’hui même une lettre de la part de Edward Hudson, un texte d’autant plus poignant qu’il est rédigé plein de magnanimité pour évoquer une situation désarmante. Il habite avec son épouse à une centaine de kilomètres de Londres et je vous incite à lire son témoignage (fichier pdf) qui illustre toute la détresse que peut provoquer notre technocratie.
D’une part, Edward nous dit que son épouse ne peut se présenter en personne au consulat de Londres parce qu’elle est âgée de 83 ans et que sa mobilité très réduite l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant avec accompagnateur.
D’autre part, il nous informe qu’il négocie actuellement avec son centre médical qui, débordé, “filtre sévèrement les demandes de rendez-vous de médecin” et “se montre réticent à accorder un rendez-vous pour une formalité administrative qu’il estime ne pas lui incomber”. Par ailleurs, il s’alarme du nombre de certificat qui vont bientôt lui être requis si toutes les caisses adoptent cette procédure. En effet, son épouse touche la retraite de la CNAV ainsi que quatre retraites complémentaires, dont il dépend lui-même. Ainsi donc “avec neuf certificats à faire établir chaque année (tous à des époques différentes, car il n’existe aucune coordination de calendrier entre les caisses), nous sommes certains de nous heurter très rapidement à une fin de non recevoir de la part de notre centre médical.” Tout ceci est ubuesque et honteux.

Il y a près de deux ans déjà, je m’en étais ému officiellement auprès de Alain Catta, directeur de l’Administration des Français à l’étranger, lors de la présentation de son rapport auprès de l’AFE (lire : “Certificats de vie (2) : Simplifier la vie de nos concitoyens et fonctionnaires” du 07 septembre 2009).

Cette indignation a ensuite été énergiquement relayée et amplifiée au coeur du Sénat par l’intermédiaire de notre sénatrice (lire : “Certificats de vie (4) : La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam se bat pour l’égalité de traitement des retraités français” du 15 octobre 2009). Il aura fallu attendre près de… 18 mois lire une fin de non recevoir de la part du ministère des Affaires étrangères.

J’ai préparé un courrier à l’attention de Jean Leonetti pour formaliser notre entretien et circonscrire la demande concernant les certificats de vie aux résidents de l’UE. J’y expose aussi la question du métro transManche qui mérite l’appui de son ministère pour faciliter l’accès à l’emploi transfrontalier entre le Kent et la côte d’Opale, dont l’idée enthousiasme toutes les parties concernées (lire : “Le métro transManche fait la une de la presse régionale” du 02 juin 2011).

Lors de sa venue au Royaume-Uni, Jean Leonetti s’est d’ores et déjà engagé à travailler sur ces sujets. Il m’a dit d’un regard posé et aimable que ces problèmes sont “comme des cailloux dans une chaussure” et qu’il convient de s’y concentrer surtout lorsque le temps pour agir nous est compté. Je compte beaucoup sur lui et je vous ferai part de sa réponse que j’attends avec impatience.

Un Bastille Day fameux et fructueux !

Carole Rogers, présidente de la FAFGB, Fédération des associations françaises en Grande Bretagne

L’été est la période propice aux moissons : 13,000£ ont été récoltés pour les bonnes oeuvres de la Fédération des associations françaises en Grande Bretagne (FAFGB) au grand ravissement de sa présidente, Carole Rogers. En effet, plus de 300 convives avaient réservé leur place au diner de charité situé derrière les jardins de la Résidence de l’ambassadeur pour célébrer le 14 juillet. Théorème de base : le réseau rend plus fort. Les sommes permettront de soutenir, parfois de secourir, les membres de la communauté française dans l’accomplissement de démarches de nature médicale, sociale ou juridique. Médecins du monde, Pour un Sourire d’enfant, le Dispensaire français, le centre Charles Péguy et la Société de Bienfaisance devraient être les principaux bénéficiaires de cette réussite.

Au milieu de nombreux convives parés de chapeaux haut-de-forme, de boas de plumes ou de fume-cigarettes, les tables mêlaient les donateurs et les personnes investies dans le monde associatif. Je citerai ceux dont j’ai eu le privilège de partager la table : Carole Rogers, présidente de la FAFGB, Julie Mills, Mayor de Kensington-Chelsea, David Blanc, partner chez Vestra Wealth LLP, Gabrielle Mulas-Thorogood et Odile Dutoit, présidente et secrétaire de l’association des Corses du Royaume-Uni.

Un millier de participants se sont retrouvés pour célébrer un 14 juillet façon Années folles, mais toujours French touch

Par ailleurs, plus de 700 personnes ont afflué pour assister aux animations et s’ébrouer sur la vaste piste de danse au son des Années folles, le thème de cette soirée qui marquera longtemps nos mémoires, notamment pour son feu d’artifice majestueux au timbre de la voix envoutante d’Edith Piaf.

La FAFGB organisait auparavant un bal populaire le 14 juillet au lycée Charles de Gaulle, sur le mode de ce que nous connaissons en France. Les intempéries des années précédentes avaient mis ce modèle en difficulté. Afin de renouer avec le succès, la conception et l’organisation de l’événement ont été confiées à la société France in London. Pari réussi.

J’adresse donc mes compliments à Patricia Connell, directrice de France in London qui a organisé un Bastille Day Ball aussi impressionnant que le chapiteau déployé à Kensington Palace Gardens !

L’association René Cassin organise son gala de charité le 8 septembre

C’est avec un grand plaisir que je me fais l’écho d’une manifestation organisée par Caroline Sivilia en mémoire de René Cassin.

J’ai fait la connaissance de Caroline il y a six ans tandis qu’elle lançait le magazine gratuit ”London Macadam” avec la réussite que l’on connait auprès de la communauté française de Londres. J’ignorais à l’époque ses liens de famille avec René Cassin qui agissent comme un ressort intime dans son combat pour le respect humain à travers la figure emblématique de son illustre patriarche.

Une soirée de gala se tiendra en l’honneur de René Cassin, diplomate, résistant et principal auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 :

Jeudi 08 septembre 2011
à la BT Tower de Londres
Ticket £110 (ou £90 avant le 8 août)
Renseignements et inscriptions

Cette soirée sera aussi le cadre d’une vente aux enchères silencieuse

La fameuse tour BT qui accueillera la soirée de gala de l'association René Cassin

René Cassin fut membre du gouvernement de la France libre pendant la seconde Guerre mondiale. Le général de Gaulle ne s’étonna pas d’être rejoint par celui qui avait démissionné de son poste à la Société des Nations pour protester contre des accords de Munich en 1938. La paix revenue, il représentera la France au cours de nombreuses missions diplomatiques et présidera de prestigieuses instances, telles que l’ENA, la Cour européenne des droits de l’homme ou l’Alliance israélite universelle.
En 1968, René Cassin reçoit le prix Nobel de la paix pour la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme, ainsi que pour la propagation et le respect de ses principes. Il utilisera l’argent du prix Nobel pour fonder l’Institut international des droits de l’homme (IIDH). Disparu en 1976, René Cassin repose aujourd’hui au Panthéon.

Je suis particulièrement sensible à la démarche de Caroline en faveur des droits humains d’autant qu’elle me relie à mon lointain passé d’activiste chez Amnesty International. Aussi, je vous incite à participer à cet événement d’exception qui réunira de nombreuses personnalités dans l’immeuble si particulier de BT qui surplombe toute la capitale anglaise.

Dans cette attente vous pouvez visiter le site l’association caritative René Cassin, regroupant la communauté juive pour mener campagne contre toute discrimination, détention arbitraire ou génocide.

Photo Flickr de Turkinator

L’iFrap compare les aides sociales au Royaume-Uni et en France

Je vous invite à découvrir un tableau comparatif des aides sociales versées en France et au Royaume-Uni. Ce travail a été réalisé par la Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) qui pris en référence trois types d’aides dont bénéficient les bas revenus en France et outre-Manche :
RSA // Income support
APL // Housing benefit
Allocations familiales // Child benefit

Je trouve ce compte-rendu d’autant plus intéressant qu’il balaie quelques stéréotypes et qu’il ne cherche pas à opposer les deux modèles : toute disparité trouve sa source dans un environnement économique propre, parfois radicalement différent, comme celui du logement parfaitement décrypté par l’iFrap, intrégant également les problématiques auxquelles le gouvernement de David Cameron est actuellement confronté.

J’avais déjà évoqué le travail de l’iFrap à l’occasion de son rapport sur l’enseignement français (lire : “L’Ifrap se demande comment dynamiser l’AEFE” du 29 octobre 2010). Ce think tank, créé en 1985, est devenu une fondation reconnue d’utilité publique en 2009 au service de la création d’entreprises et de l’emploi contre la bureaucratie. En étudiant l’efficacité des politiques publiques, l’iFrap ne revendique qu’une méthode : les propositions concrètes. Composée d’une quinzaine de spécialistes d’envergure, la fondation est abondamment sollicitée par les médias et divers cercles de réflexion.

Pour en savoir plus sur les aides sociales disponibles au Royaume-Uni dont peuvent bénéficier les personnes disposant de faibles revenus.
Pour tout renseignement au sujet du Child benefit

Photo Flickr de European Parliament

Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester

Les parents francophones de Manchester peuvent se réjouir : ils vont enfin disposer de leur Petite école locale, à compter du samedi 17 septembre 2011 !

L’histoire remonte à novembre dernier, lorsque je m’étais rendu aux festivités de la Petite école de Leeds. Je vous avais reporté que cette «école du samedi» attirait des parents jusqu’à Manchester (lire : “Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds” du 25 novembre 2010). Parmi eux, j’avais fait la connaissance de Chadia Smith qui m’avait exprimé son vif désir de trouver une solution de proximité.

La Petite école de Manchester ouvrira ses portes le samedi 17 septembre 2011

C’est chose faite ! Chadia recrute encore ses professeurs, mais elle a déjà trouvé un hébergement au sud de Manchester dans les locaux du Sure Start Children’s Centre, à Didsbury. Dès la rentrée, trois classes seront ouvertes : maternelle moyenne + grande section et CP (9h30 à 11h30).

Conformément aux normes de l’Education nationale, l’école dispensera le cycle 1, celui des apprentissages premiers (petite et moyenne section de maternelle) et le cycle 2 des apprentissages fondamentaux (grande section de maternelle, CP et CE1).

Concrètement, l’établissement permettra aux enfants français ou francophones d’affermir la compréhension et l’apprentissage de notre langue par l’enrichissement du vocabulaire, la maitrise des sons, l’écriture de mots, la découverte de la poésie et toute une gamme de jeux éducatifs et récréatifs.

Chadia négocie la possibilité de disposer des locaux l’après-midi pour les classes du primaire. Elle projette, au plus tard pour la rentrée 2012, d’intégrer les enfants du primaire pour développer le cycle 3, celui des approfondissements (CE2, CM1, CM2).

Je suis très heureux de voir éclore cette nouvelle Petite école, relevant du programme Flam (objectif n°3 du plan Ecole), qui devrait être la 39ème du genre au Royaume-Uni. Cet investissement de la société civile au service de l’enseignement français est merveilleux. On a l’impression que ces écoles poussent de partout ! Il y a deux mois à peine, j’en annonçais une à Cardiff (lire : “Une Petite école va ouvrir à Cardiff” du 19 mai 2011).

Toutes mes félicitations à Chadia ! Belle et longue vie à cette nouvelle enseigne au service de notre communauté.

Courriel : info@petiteecolemanchester.com
Téléphone : 07792582855
Site : www.petiteecolemanchester.com
Adresse : Didsbury Park (East), Sure Start Children’s Centre, Wilmslow Road, Didsbury, M20 2RV

Comment voter au Royaume-Uni en 2012 ?

Au détour d’une conversation, on m’adresse de plus en plus souvent cette question : quelles sont les formalités pour voter au Royaume-Uni aux prochaines élections ?

Je suis toujours ravi d’être utile à un esprit citoyen qui se mobilise !

Plus l’échéance approche, plus les questions se bousculent : comment s’inscrire sur le registre des Français du consulat avant le 31 décembre 2011 ? Où sera localisé mon centre de vote ? Comment établir une procuration ? Etc.

Pour trouver des réponses à vos interrogations, je vous invite à consulter la page du site du consulat consacrée aux élections présidentielles et législatives 2012 et, en particulier, la Foire aux Questions (FAQ) très complète (14 questions/réponses) : http://www.ambafrance-uk.org/-Elections

Si vous souhaitez obtenir d’autres précisions ou exposer votre cas particulier, je vous engage à écrire à la cellule Elections du consulat. Au Royaume-Uni, il faut distinguer :
– les Français localisés en Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord qui sont inscrits sur le registre du consulat à Londres. L’adresse est la suivante : elections.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
– les Français vivant en Ecosse qui sont inscrits au consulat général d’Edimbourg. L’adresse est la suivante : contact.edimbourg-fslt@diplomatie.gouv.fr

On s’attend à plus d’un million de votants à l’étranger. Leur vote au premier tour des élections législatives précèdera d’une semaine celui des votants en France, c’est dire si leur impact sera décisif.

Photo Flickr de mll

10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned

Il existe une solution alternative pour les familles qui n’auraient pas obtenu de place en classe de seconde au Lycée Charles de Gaulle !

Fast Languages a eu l’excellente idée de mettre en place une solution complète et collective au travers du Cned, notre service public d’enseignement à distance créé en 1939.

L’objectif est de scolariser 10 élèves de seconde au centre de Londres, dans un cadre privilégié, pour suivre le programme reconnu par l’Education nationale, entre 4 et 5h30 de cours par jour, 5 jours par semaine, pris en charge par des professeurs qualifiés. Des ateliers linguistiques et sportifs sont possibles dans ce cursus annuel. Je vous laisse découvrir les deux formules Fast Languages (fichier pdf).

Il s’agit d’une scolarisation complète, dont l’inscription doit être validée par l’ambassade. C’est pourquoi la demande déposée auprès de Stéphanie Abisror Ankaoua de Fast Languages (stephanie@fastlanguages.com) sera ensuite transmise à Laurent Batut, conseiller culturel adjoint auprès de l’ambassade, afin de permettre cette scolarisation complète à distance.

On l’oublie souvent mais le Cned est le troisième opérateur de l’enseignement français à l’étranger, après l’AEFE et la Mission laïque française. Près de 15.000 élèves résidant hors de France se sont inscrits au Cned durant l’année scolaire 2009-2010.

Comme j’ai eu l’occasion de le répéter à maintes reprises, ce service public représente une proposition alternative qui mérite d’être mieux connue. (lire : “Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger” du 24 avril 2010).

Grâce à une initiative de Laurent Batut, le Cned a développé une nouvelle politique contractuelle au Royaume-Uni. L’objectif est d’agréer des structures scolaires étrangères qui utilisent la méthode pédagogique du Cned en complément de leur enseignement. Cette initiative s’inscrit dans l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à favoriser l’enseignement bilingue.

Quatre contrats ont déjà été signés au Royaume-Uni : Athena Education Ltd (Londres), Fast Languages Ltd (Londres), Hampton Court House (Londres) et Le Français en Écosse (Édimbourg).

Le site du Cned

Notre rayonnement culturel et scientifique, examiné par Philippe Lane

Etudier l’influence scientifique et culturelle française est l’immense défi relevé par Philippe Lane, tant le sujet pousse loin ses ramifications, se perd en disparités et suscite des querelles de clocher. Il commence son exploration à partir de la Révolution française pour se demander si l’année 2011 ne sonnerait pas un nouveau départ de notre action à l’étranger, dans un ouvrage intitulé “Présence française dans le monde”, préfacé par Xavier Darcos et accessible à tous.

Philippe Lane aime rappeler que la diplomatie culturelle a été inventée par la France dès le 18ème siècle. Photo souvenir d’un moment privilégié lors de la garden party à la Maison française d’Oxford, centre de recherche français en sciences humaines et sociales

Philippe Lane est l’attaché de coopération universitaire auprès de l’ambassade de France au Royaume-Uni. J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec lui pour évoquer la consistance et la portée de notre influence internationale, parfois son bouillonnement, mais aussi ses déficiences, sans parler des renoncements mal assumés derrière les actions de pure façade. L’enthousiasme de Philippe pour la diplomatie des arts et du progrès s’équilibre avec une pensée intègre et étayée que je vous laisse découvrir dans son remarquable ouvrage.

A l’heure où nos comptes publics forment un trou béant, on sent heureusement poindre des initiatives citoyennes qui ne déméritent pas vis à vis de la puissance publique en termes d’audience et d’attractivité, les réseaux sociaux opérant à fond. Le privé prend graduellement le relais, mis en confiance par un faisceau d’initiatives fructueuses dans tous les domaines et dans de nombreux pays (lire : “French radio London propage la chanson française” du 25 juin 2011)

Ceci dit, j’en conviens parfaitement avec Philippe Lane : le plus efficace consiste tout de même à faire travailler le public avec le privé vers des perspectives identiques afin que la France préserve son influence mondiale. Il serait dommage de ne pas capitaliser sur notre réseau d’un millier d’Alliances françaises ou encore nos 400 lycées français !

Notre diplomatie d’influence dépend donc de la concordance de notre politique étrangère avec les ambitions et les désirs des acteurs de terrain, par exemple en développant une approche intersectorielle, privilégiant les partenariats auprès de régions, villes, entreprises, fondations, etc.

Le livre démontre qu’une restructuration est clairement à l’oeuvre, comme l’illustre la création de l’Institut français, nouvelle agence culturelle. Quels sont les priorités actuelles ? Peut-on être optimiste ? Philippe Lane double toujours son travail d’explication par un effort d’anticipation, notamment en nous présentant les principaux programmes et les grandes institutions de l’action culturelle et scientifique extérieure de la France

Pour vaste que soit son thème, l’auteur a eu l’intelligence et le courage de le relier à des phénomènes à priori hors champ, tel que les régulations économiques et financières ou bien la santé. Le monde est global et plein d’interactions, la réflexion doit l’être aussi.

“Présence française dans le monde – L’action culturelle et scientifique” de Philippe Lane – Préface de Xavier Darcos, Collection “Les études de la Documentation française” – 128 pages – 14,50€ : couverture, sommaire, bon de commande (fichier pdf).