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Kentish Town (20) : le CFBL entame sa promotion

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint de l’ambassade de France, m’a transmis le premier visuel de la campagne de communication du futur collège français bilingue de Londres (CFBL).

Sophie Routier, membre du comité de gestion de l’établissement en charge de la communication m’informe que l’encart publicitaire paraitra dans London Macadam, Ici Londres et North London Families en Janvier 2011.

Au dessus de l’illustration figurant les locaux rénovés, nous pouvons lire : Nouvel établissement français au coeur de Londres. Un projet éducatif ambitieux, bilingue et international, dans un cadre exceptionnel, au service du développement de chaque élève. 700 places de la grande section de maternelle (5 ans) à la troisième (15 ans).

Je rappelle que l’école l’Ile au Enfants va intégrer les nouveaux locaux de Kentish Town dès le 1er septembre et que, d’ici là, elle gère les pré-inscriptions (Lire : “Kentish Town (19) : Les pré-inscriptions sont ouvertes au nouveau collège, baptisé CFBL !” du 24 novembre 2010).

L’enseignement sera parfaitement conforme avec les programmes de l’Education nationale française, mais le collège se distinguera par une politique ambitieuse en faveur de l’apprentissage de l’anglais.

Les frais de scolarité ne sont pas encore définis avec exactitude, car ils sont tributaires du nombre d’élèves et du nombre de d’enseignants résidents mis à disposition par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Merci de bien vouloir relayer l’effort de promotion autour de vous.
Renseignements et inscription : 020 7267 7119
Site internet du CFBL

L’APL, championne des dons auprès de l’AEFE

En 2010, comme chaque année, l’Association des parents d’élèves (APL) du lycée Charles de Gaulle de Londres se distingue par sa générosité.

Présidée par Florence Quattrocchi, qui a récemment succédé à Delphine Porta, l’APL a remis 97.000₤ (soit 111.550 €) à l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Les fonds proviennent du diner de gala organisé le 26 mars dernier (Lire : L’APL lance sa «Fundraising Campain 2010» du 22 janvier 2010).

Ce montant sera affectée à la modernisation du lycée : acquisition de matériels multimédia et d’équipements pour les classes et laboratoires, travaux sur les structures de jeux dans les écoles annexes et enfin construction d’un préau à l’école André Malraux.

J’ai souligné l’engagement exemplaire et sans faille des parents d’élèves de Londres lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE où je siège. Du reste, la contribution du lycée CDG ne pouvait pas passer inaperçue puisque tous les dons supérieurs à 30.000 € doivent être portés à l’approbation du conseil. Un seul don dépassait 30.000€ cette année : celui de Londres (Ptn°10 – Dons et legs). L’APL championne sans rivale !

Lors des cinq dernières années, L’APL a ainsi apporté plus de 1 million d’aide directe pour améliorer les infrastructures de Charles de Gaulle. Voilà qui démontre une nouvelle fois s’il en était besoin la force de l’engagement des parents d’élèves en faveur de l’enseignement français à Londres. Cette attitude mérite toute la considération de l’AEFE et plaide pour un renforcement de l’implication des parents d’élèves dans les choix stratégiques du lycée.

Photo Flickr de Mamdouh Auf

Le CEI ouvre le monde aux Jeunes

Depuis plus d’un an, je côtoie régulièrement Guillaume Dufresne, président du centre Charles Peguy, l’établissement qui dépend du Centre d’échanges internationaux (CEI), dont il est le directeur général.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Olivier Cadic

Pour vous donner un ordre d’idée, le CEI de Londres et le Centre Charles Péguy ont accueilli 320.000 jeunes l’an dernier et pourvus 26.230 emplois au Royaume-Uni. .. (Lire : “Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi” du 12 novembre 2010).

Je suis impressionné par l’engagement de Guillaume au service des jeunes français avides de tenter l’aventure à l’étranger. Aussi, à la faveur d’un déplacement à Paris, j’ai eu envie de visiter le siège social du CEI et j’ai pu saisir l’étendue de son action à travers l’Europe et dans le monde puisque le rayonnement du CEI s’étend sur plus de soixante pays.

C’est un fait, en 2010, travailler à l’étranger n’a jamais été aussi facile, grâce au dévouement de tous les collaborateurs du centre dans leurs bureaux de Londres, Dublin, Paris ou Berlin qui assument un suivi individualisé de chaque candidat à un job d’été, un stage ou une formation en anglais.

Quelle que soit l’expérience désirée dans un pays anglophone, tout est mis en œuvre pour favoriser la mobilité des plus de 18 ans, à commencer par les possibilités d’hébergement, selon les envies et les budgets de chacun, tout comme les programmes pour groupe.

Sur le plan de l’hébergement, le centre s’implique jusqu’à la possibilité de financer un séjour au moyen d’un job dans l’hôtellerie, la restauration ou la vente.

En effet, le CEI propose des programmes Job, comme des placements en entreprise pour effectuer un stage (avec ou sans convention) dans tous les secteurs : administration, commerce international, communication, comptabilité/finance, import/export, informatique, ingénierie, logistique, marketing, secrétariat, tourisme…

A mon sens, la plus belle formule pour caractériser cet organisme revient à François Fillon en avant propos de l’ouvrage célébrant les 60 ans du CEI en 2007 : “Le Centre d’Echanges Internationaux incarne la mondialisation dans ce qu’elle a de meilleur, et la France dans ce qu’elle a de plus prometteur”.

Un dossier pour découvrir les missions et les activités du CEI : Dossier Presse Groupe CEI_2010

Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, témoigne à l’Institut Français

Une soirée exceptionnelle s’est déroulée au Ciné Lumière de l’institut  Français, le 7 décembre dernier, marquée par la présence de Daniel Cordier, héros de la Résistance, venu assister à la projection d’un documentaire retraçant ses exploits et intitulé “Daniel Cordier, la Résistance comme un roman”.

Suite au film, une conférence-débat animée par le professeur Julian Jackson s’est engagée autour du destin épique de Daniel Cordier, membre de la France libre en juin 1940, parachuté en France en 1942, puis secrétaire de Jean Moulin jusqu’à son arrestation en juin 1943. Quelle émotion de pouvoir entendre un témoin direct des événements livrer son sentiment sur l’auteur de la trahison…

En signant ce nouvel événement, Laurent Burin des Roziers, conseiller culturel de l’ambassade, marque à nouveau nos esprits et poursuit avec grâce le travail de mémoire de l’Institut qu’il dirige.

Je remercie Edouard Braine, consul général à Londres, de partager sur mon blog ses impressions personnelles et ses commentaires éclairés de passionné d’Histoire.

Un grand moment d’histoire de la Résistance à l’Institut Français du Royaume Uni,  par Edouard Braine

Décidément l’Institut Français de Londres assume son rôle de mémoire de la Résistance. Après avoir offert en octobre un concert du duo Clara Cernat-Thierry Huillet en l’honneur de Stéphane Hessel, il vient de projeter le film présentant la vie résistante de Daniel Cordier auprès de Jean Moulin dont il était le secrétaire.

Les commentaires de Daniel Cordier après la projection, imputant expressément la responsabilité de l’arrestation de Jean Moulin à Caluire à René Hardy relancent une polémique historique. Celle ci a visé les résistants gaullistes de l’armée secrète appartenant au groupe Combat et en particulier Jacques Baumel avec qui j’ai eu la chance de travailler au sein du Forum du Futur, cercle de réflexion qu’il présidait.

J’avais oublié les détails de l’arrestation de Jean Moulin et même craint, en entendant Daniel Cordier, que l’accusation visant Hardy (Didot pseudo de résistant) ne mette en cause l’honneur du grand résistant qu’a été Jacques Baumel. Malgré mon soulagement en réalisant mon erreur, la mise en cause de Hardy, qui n’a jamais été condamné malgré deux procès après guerre où sa culpabilité n’a jamais été établie, touche un point très sensible dans l’histoire de la Résistance.

Après avoir un peu “révisé le sujet” qui a été réactualisé par les propos de Daniel Cordier, je suis heureux de partager avec vous ce qui apparait comme le consensus minimal des historiens sur les éléments à peu près établis concernant la fin tragique de Jean Moulin : lire la suite du texte d’Edouard Braine

EGD (9) : Quand le lycée de Francfort s’inspire du lycée de Londres

Le lycée français Victor Hugo de Francfort

Répondant à l’invitation de Séverine Feraud, représentante des parents d’élèves du lycée français Victor Hugo de Francfort, je me suis rendu outre-Rhin, le 7 octobre dernier, pour partager l’expérience du Plan Ecole au Royaume-Uni. Séverine en a tiré un bel article, publié dans « La plume de Victor » de décembre 2010, intitulé “Best practice outre-Manche : le Plan Ecole pour des objectifs à définir en commun” (p.4)

Je me rends compte que notre Plan Ecole conduit depuis 2007 par notre ambassadeur en concertation avec les élus, conseillers culturels, directeurs d’écoles, parents d’élèves et enseignants, constitue progressivement un modèle du genre pour le réseau mondial.

“L’AEFE peut être réceptive à une certaine autonomisation des établissements. Mais pour cela, la participation des parents sur le long terme est essentielle”, conclut avec raison Séverine Feraud dans son article. Selon les établissements, les choses seront plus ou moins simples et il faut saluer l’ouverture d’esprit de M. Dominique Parisot, proviseur du lycée français à Francfort qui m’a réservé le meilleur accueil sur place.

Suite à ma visite, M. Parisot a donné son accord pour la création d’une commission permanente au profit des parents d’élèves, destinée à réfléchir en commun aux orientations stratégiques et budgétaires de l’école. Cette décision sonne comme nouvelle avancée vers une démocratisation dans la conduite des écoles de type EGD (Etablissement à gestion directe) du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger).

Cette information est évidemment à mettre en perspective avec la constitution d’une commission permanente du lycée français Charles de Gaulle de Londres, où les parents d’élèves ont été invités à débattre sur les grands enjeux scolaires et financiers de l’établissement (Lire : “EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can !” du 18 mai 2010).

Il m’a fallu un engagement important pour obtenir cette avancée à Londres. Je suis convaincu que les parents d’élèves et les enseignants doivent être de vrais partenaires pour déterminer les orientations stratégiques de leurs établissements. C’est un principe acquis dans l’Hexagone, il devrait s’appliquer naturellement à l’étranger.

Mon ami et collègue élu à l’AFE pour l’Allemagne, Daniel Ollagnier, avec lequel je siège à la commission Finances soutient cette démarche à Francfort. J’ai suggéré au conseil d’administration de l’AEFE que les commissions permanentes soient instituées dans tous les établissements à gestion directe du réseau.

J’adresse mes plus sincères félicitations à Séverine Feraud pour la qualité de son engagement au service des parents d’élèves du lycée français de Francfort.

Photo Flickr de Pikadilly

Tout passe, tout lasse, sauf Europass

Envie d’une expérience à l’étranger ? Qu’il s’agisse d’un stage, d’une formation ou d’un emploi, dans tous les cas il faut vous rendre visible, par exemple en utilisant ce site initié par la Commission européenne et devenu incontournable : Europass.

Ouvert depuis cinq ans, Europass est accessible en 26 langues et présente la nouveauté d’homogénéiser la présentation des compétences des candidats, quelle que soit leur culture d’origine ou leur scolarité. Après la monnaie unique, le CV unique ! A noter que le CV Europass accorde beaucoup d’importance à tout type d’expérience acquise… hors des salles de classe.

Votre Curriculum Vitæ doit se compléter d’un Passeport de langues, afin de valoriser précisément vos connaissances linguistiques, selon votre propre auto-évaluation en 6 niveaux, vos diplômes, mais aussi votre vécu hors frontières.

Plus de 10 millions de CV ont déjà été enregistrés, dont une bonne moitié concerne les moins de 25 ans. L’attractivité du site va crescendo puisque la barre du million de visiteurs a été franchie en octobre dernier.

Pour être complet, ajoutons que Europass se compose de cinq documents : outre le CV et le Passeport de langues évoqués précédemment, trois autres documents viendront compléter votre profil (l’Europass Mobilité, le Supplément descriptif du certificat, le Supplément au diplôme Europass), mais ils seront cette fois délivrés par les organismes compétents. Ouf.

Un nouveau regard sur le monde avec “Destinations”

Que fait la diplomatie française à l’étranger ?  Comment travaille une ambassade ? Quels sont  les métiers diplomatiques et consulaires ? C’est par ces mots que vous interpelle un tout nouveau site réalisé par le ministère des Affaires étrangères, baptisé Destinations et qui se définit comme “un voyage au cœur de la diplomatie de terrain”.

Cet outil multimédia et interactif vise à rendre plus lisible l’action de notre réseau diplomatique au travers de multiples parcours d’images et de vidéos. Ces documents d’une beauté époustouflante nous racontent un pays, son peuple et évoquent notre rôle en termes de coopération culturelle et scientifique et d’aide au développement.

Le premier “webdocumentaire” du Quai d’Orsay propose actuellement trois destinations : Algérie, Pérou et Géorgie.  Les trois prochains reportages seront consacrés aux territoires palestiniens, à la Slovaquie et l’Inde.

Notre ministre s’appelle Henri de Raincourt

Un décret en date du 7 décembre (n° 2010-1500) vient de préciser les attributions de Henri de Raincourt, dont nous retiendrons qu’il accomplira “toutes missions que la ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, lui confie, notamment à l’égard des Français de l’étranger“.

Sous l’autorité de Michèle Alliot-Marie, elle-même ministre des Affaires étrangères et européennes , Henri de Raincourt est notamment en charge de préparer et mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de coopération culturelle, scientifique et technique. Chargé de la Coopération, le ministre suivra également les actions de l’Union européenne en matière d’aide au développement.

Ingénieur en agriculture, diplômé de l’Etsitpa, il commence sa vie active en tant qu’exploitant agricole. Il épouse la politique en 1977 en conquérant la ville de Saint-Valérien dans l’Yonne où il est né il y a 62 ans et dont il sera le maire jusqu’en 2001. Il suit ainsi les pas de son père, Philippe, sénateur dans les années 50. Président respecté du groupe UMP au Sénat, Henri de Raincourt est devenu ministre chargé des Relations avec le Parlement en juin 2009. Il a hérité du portefeuille de la Coopération lors de la constitution du Gouvernement “Fillon 7” du 14 novembre 2010.

Photo Flickr de Richard Ying

Vous avez dit téléorthophonie ?

Savez-vous que l’on pratique désormais l’orthophonie à distance ? A quoi peut bien servir la téléorthophonie, me direz-vous ? Ce nouveau service s’adresse essentiellement aux enfants scolarisés dans les pays dépourvus d’orthophoniste de langue française.

Dyslexie, dysorthographie, retard de parole et de langage, troubles de l’attention et de la concentration…les parents savent combien de petits handicaps peuvent causer de lourds retards scolaires. Les élèves expatriés nécessitant “des prises en charge orthophoniques vont pouvoir suivre une rééducation à distance partout dans le monde”, explique Michel Sistac, orthophoniste et fondateur du site teleorthophonie.

Concrètement, des séances de travail avec un orthophoniste francophone se déroulent à votre domicile grâce à une connexion internet. Le tarif pratiqué est de 50€ la séance.

Ce service m’a paru innovant et susceptible d’aider des familles à la recherche d’un soutien. Cependant, je ne connais pas cette société et cette information ne saurait constituer une recommandation. Si vous utilisez leurs services, n’hésitez pas à m’indiquer si vous êtes satisfait.

Quelle retraite pour les expatriés ?

Comment bénéficier d’une retraite à taux plein ? Quel montant vais-je recevoir ? Existe-t-il des solutions pour optimiser mes droits ? Un jour ou l’autre, chacun se pose de genre de questions. Se dire qu’on a bien le temps d’y penser est une tactique peu avisée. En la matière, l’indolence ne paie pas. “Si vous êtes âgés de plus de 50 ans, et que vous avez exercé une partie de votre activité en France et à l’étranger, il est important de faire le point sur votre situation”, estime Pascale Gauthier du cabinet Novelvy, venue à Londres 15 novembre pour l’AG de l’UFE GB, afin d’expliquer la façon d’optimiser sa retraite française lorsqu’on travaille à l’étranger.

Pour leur retraite de base, beaucoup d’expatriés continuent de cotiser aux caisses françaises (notamment la CNAV) par l’intermédiaire d’autres caisses (CFE, CRE ou IRCAFEX) pour garantir la continuité de leurs droits. Cependant, d’autres Français qui sont moins enclins à rentrer au bercail peuvent valablement opter pour la retraite par capitalisation. Ceci dit, ceux qui ont travaillé à la fois en France et au Royaume-Uni ont forcément des droits à la retraite ouverts en France.

La retraite complémentaire, pour sa part, s’appuie sur le nombre de trimestre d’activité. Vous pouvez décider de racheter des trimestres travaillés à l’étranger (env. 1200€ par trimestre). Mais faites vite : une augmentation de près 400% est attendue d’ici la fin de l’année 2010 !

Par ailleurs, Pascale Gauthier nous a permis de mieux comprendre les conséquences de la réforme des retraites sur l ‘âge de la retraite et la durée des cotisations (voir le slide n°10 dans de diaporama ci-dessous)

Si vous souhaitez compléter cette information en obtenant un bilan retraite personnalisé, une simulation incluant divers scénarios ou encore trouver une assistance pour toute démarche vous pouvez écrire à pascale.gauthier@novelvy.com.

Vous trouverez également beaucoup d’informations sur le site www.retraite.cnav.fr notamment pour avoir un relevé de carrière et calculer votre retraite future.

[slideshare id=5967701&doc=optimiserlaretraitedesexpatrisfranaisnovelvylondres15nov-2010-101129093944-phpapp02]

Photo Flickr de Ted Sali

Anne Oppetit rejoint l’AFE

Je suis ravi de vous annoncer que Anne Oppetit siège désormais à l’Assemblée des Français de l’étranger, en remplacement de Laurence Azzena-Gougeon, démissionnaire. En effet, Anne occupait la quatrième position sur la liste UFE que je conduisais en 2006.

La nomination a pris effet le 8 novembre par arrêté du ministre des Affaires étrangères et Européennes en date du 10 novembre 2010.

Anne connait parfaitement les problématiques liées à l’enseignement français au Royaume-Uni. Elle a même présidé l’APL, l’association des parents d’élèves.

J’ai apprécié la clairvoyance de ses jugements chaque fois que j’ai eu à lui demander conseil.

Anne rejoint la commission de l’Union européenne de l’AFE et je suis convaincu que tout le monde appréciera très vite l’étendue de ses qualités.

Welcome Anne !

Pierre-Alain Coffinier, nouveau consul à Edimbourg

Il y du nouveau pour les Français en Ecosse : Pierre-Alain Coffinier a été nommé, par décret, au poste de consul général de France à Edimbourg, en remplacement de Hervé Bouché, parti à la retraite.

Ancien conseiller des Affaires étrangères en Orient, il aura parcouru le Moyen Orient dans les années 90, au gré de diverses missions au Qatar, au Yemen ou en Jordanie. Ces dernières années, on retiendra ses fonctions de sous-directeur du Mexique, d’Amérique centrale et des Caraïbes, entre 2005 et 2006, puis celle de sous-directeur de l’Europe occidentale, nordique et balte, depuis 2007.

Je l’ai appelé ce matin pour lui souhaiter la bienvenue et un bon dépaysement, ce doux sentiment qui fait profit de tout événement que Pierre-Alain Coffinier doit certainement apprécier.

Photo Flickr de Ewinchiu

Journée portes-ouvertes à la Petite Ecole de Leeds

La Petite école de Leeds vous salue bien !

Quel chemin parcouru par Catherine Blain, Patricia Lefebvre et Corinne Lapierre depuis notre première rencontre début 2006 à Leeds, tandis que je faisais campagne pour mon élection à l’AFE.

Pleines d’entrain, elles créaient leur petite école dans le nord de l’Angleterre avec des rêves plein la tête.

Aussi très naturellement, sitôt l’élection passée, j’avais écrit à la conseillère culturelle pour signaler cette initiative et exprimer mon espoir de la voir soutenue par le programme Flam.

Sachant que je venais sur Leeds, Catherine, Patricia et Corinne ont organisé une journée portes-ouvertes à la faveur de mon déplacement et je peux ainsi témoigner de l’essor manifeste et du dynamisme ambiant de cette école.

Désormais fréquentée par 90 enfants répartis en 8 classes (2 maternelles, 2 CP, CE1, CE2, CM1 et CM2), cette “école du samedi” attire des élèves qui viennent parfois de Manchester.

J’ai eu le privilège d’échanger avec les parents présents et d’assister à l’engouement des visiteurs venus découvrir cette école. Le discours de Catherine Blain a mis en avant l’enthousiasme et la qualité de l’ équipe pédagogique. Mais j’ai aussi retenu cette volonté de ne laisser personne au bord du chemin. La petite école de Leeds a mis en place un système de bourses pour les familles en difficultés financières. Prochaine étape, aider cette petite école à devenir grande.

En écoutant tous ces loupiots réciter un poème, puis chanter à l’unisson, tout mon combat en faveur des enfants situés en dehors du système éducatif français à l’étranger s’est trouvé bien tendrement récompensé. En nous réunissant pour faire cette photo souvenir, l’école m’a offert assurément un de mes plus beau souvenir d’élu.

Merci à Catherine, Patricia, Corinne et leur équipe éducative pour ce formidable accomplissement.

Et au delà, coup de chapeau à l’engagement de ces super-mamans qui œuvrent chaque samedi au sein de 38 écoles bâties sur ce modèle au Royaume-Uni.

70% des enfants français à l’étranger sont en dehors de l’enseignement français. 0,1% du budget de l’enseignement français à l’étranger leur sont consacrés.

Pour vous et avec vous, nous allons changer cela !

Site de l’école de Leeds

Crédit photo Georges Liporace

Kentish Town (19) : Les pré-inscriptions sont ouvertes au nouveau collège, baptisé CFBL !

Comme annoncé, la première réunion du plan Ecole animée par Laurent Batut a permis de faire le point sur les avancées de l’objectif 1 “Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises”.

Au rang des satisfactions, l’ouverture confirmée en 2011 du collège situé à Kentish Town, désormais baptisé CFBL, Collège Français Bilingue de Londres.

Cette ancienne école victorienne totalement rénovée accueillera 640 élèves dès la rentrée prochaine, de la grande section maternelle à la troisième.

Je n’ai pas manqué de féliciter Frédéric de la Borderie, chargé d’affaires recruté pour le plan Ecole, pour la qualité du travail fourni depuis 18 mois au profit de notre communauté.

La campagne de pré-inscriptions vient de démarrer !

L’école l’Ile aux Enfants gère les inscriptions au nouveau Collège Français Bilingue de Londres (87 Holmes Road, NW5 3AX), puisqu’elle fermera ses portes en juillet 2011 pour être intégrée au CFBL dès le 1er septembre 2011.

Rendez-vous donc sur le site de l’Ile aux Enfants pour télécharger :
– la fiche d’inscription pour une place en GSM ou en primaire
– la fiche d’inscription pour une place en secondaire (de la 6ème à la 3ème)

Il reste actuellement deux inconnues : l’homologation du collège et le montant des frais de scolarité.

Sur le premier point et comme vous pourrez le lire dans le compte-rendu de la réunion 10 novembre 2010, l’école primaire sera la continuation de l’Ile aux Enfants et sera donc automatiquement conventionnée. En ce qui concerne le collège, l’AEFE met tout en œuvre pour obtenir l’homologation avant l’ouverture de l’établissement, ce qui constituerait une procédure exceptionnelle.

Seconde inconnue, les frais de scolarité, car ils dépendront notamment du nombre d’élèves et du nombre de d’enseignants résidents mis à disposition par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger).

Le board du nouvel établissement a demandé 8 postes de résidents à l’AEFE pour le collège en 2011-2012, puis 10 l’année suivante.

Cette inconnue aurait dû être levée depuis le mois de septembre et j’ai donc été surpris que le sujet soit toujours en suspens. Aussi, ai-je fait inscrire ces questions à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration de l’AEFE qui se tiendra le 25 novembre.

Photo Flickr de Katherine Kenny

La gastronomie française reconnue patrimoine mondial

Engagé pour mon plus grand bonheur dans la journée portes-ouvertes de la Petite école de Leeds, je regrette de ne pas disposer du don d’ubiquité : j’aurais alors pu assister au dîner de l’ACF (Association culinaire française) qui s’est révélé un succès bien mérité avec 260 convives (Lire : “Toque blanche et Black Tie” du 12 octobre 2010). J’adresse toutes mes félicitations à l’équipe organisatrice conduite par Gilles Quillot, un chef de première grandeur.

Ce dîner du 20 novembre tombait à pic pour célébrer l’inscription de la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité ! Une liste instituée par l’Unesco en 2003 pour protéger les traditions à l’instar des monuments.

L’idée de proposer notre candidature auprès de l’Unesco revient au président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d’une visite au salon de l’agriculture, il y a trois ans. Depuis, le suivi du dossier par le Sénat avait été confié à Catherine Dumas, sénatrice et conseillère de Paris (voir l’article sur son blog).

Je suis très flatté que Catherine Dumas ait accepté mon invitation à venir à Londres, le 6 mai 2011, pour évoquer la manière dont elle a contribué au “Menu gastronomique des Français” de devenir une référence et rendre hommage aux chefs français qui contribuent au rayonnement international de notre savoir-faire culinaire.

On se dit désormais : quelle responsabilité pour les cuisiniers français à l’étranger dans l’exercice de leur art, désormais paré des attributs de la reconnaissance universelle !

Associer le label France au plaisir de bien manger, ainsi qu’à son rituel, de la présentation des plats à l’adéquation des vins en passant par le service, constitue un atout économique majeur pour conquérir des marchés internationaux, qu’il s’agisse d’exporter de la main d’œuvre qualifiée, des spécialités de terroir, des fromages, des vins ou encore tous nos produits issus de l’industrie agro-alimentaire.

De plus, aucune crise des vocations n’est en vue. Les émissions culinaires se multiplient sur les télévisions pour réveiller le bon goût dans un monde de fast-food et perpétuer la tradition.

La mondialisation est une problématique dont nous sommes obligés de sortir part le haut, au moyen de la créativité. Pour être unique ou du moins rare, deux perspectives se présentent : capitaliser sur l’héritage du passé (gastronomie, luxe ou musées nationaux) et bien se tenir à la pointe du progrès, où la France s’illustre dans le nucléaire, les jeux vidéo ou l’infographie pour le cinéma. Le gourou américain du marketing, Seth Godin, exhorte ses clients à être “remarquables” et seulement cela.

Photo Flickr de Sarah Ackerman

Longue vie à French Radio London (FRL)

C’est une heureuse nouvelle pour notre communauté : mercredi 17 novembre , à midi pile, French Radio London est née ! Une radio 100% francophone et généraliste fondée par Pascal Grierson (CEO).

Vous pouvez dès à présent écouter ses émissions en direct de la “Vallée des Grenouilles”, charrie The Independent, autrement dit South Kensington, l’épicentre de la population française de Londres.

J’ai eu le plaisir d’assister au lancement officiel de FRL, depuis la résidence de l’ambassadeur à Londres, en présence d’illustres représentants de notre communauté dont le sympathique et talentueux chanteur Laurent Voulzy qui réside dans le sud de l’Angleterre.

“Un lien entre tous ceux qui ont le français en partage”, a joliment résumé Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni, souhaitant une audience étendue aux nombreux Britanniques francophiles.

Je félicite tout particulièrement Pascal Grierson qui encadre déjà une vingtaine de personnes et Thierry de Panafieu, directeur financier, qui a exprimé sa vive reconnaissance aux investisseurs qui ont permis à cette aventure d’éclore.

A la faveur de son lancement, la Radio organise une grande étude statistique pour connaître les goûts musicaux et les centres d’intérêts de ses auditeurs : cliquez ici.

Pour écouter French Radio London (diffusion 24h/24 sur le Grand Londres ou depuis son site Internet)


Discours de Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France au Royaume-Uni

Plan Ecole (20) : des écoles bilingues pour démocratiser l’accès à l’enseignement français

Une réunion publique d’information se tiendra le lundi 29 novembre à 18h30 à Dartford dédiée à l’objectif 2 du Plan Ecole, soit la multiplication des écoles bilingues (lire : “Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan)” du 15 novembre 2010).

Cette réunion, à laquelle je vous convie chaleureusement, concernera plus particulièrement la région du Kent. D’autres réunions seront organisées dans d’autres comtés pour rapprocher l’enseignement en français de tous nos compatriotes qui vivent en dehors de Londres.

En effet, lors du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), le 19 mai dernier à Paris, j’ai pris la parole au nom des parents d’élèves français qui sont scolarisés hors du système français et qui représentent 70% des familles françaises à l’étranger !

Tandis que nous débattions du Plan d’orientation stratégique de l’Agence, j’ai suggéré, qu’à l’instar de ce qui a été fait au Royaume-Uni, il soit établi une cartographie pour localiser tous les enfants français “hors réseau” et pour s’assurer qu’ils parlent au moins le français. Le président de l’AEFE a marqué son intérêt pour la cartographie réalisée au Royaume-Uni, estimant qu’elle pourrait servir de modèle au réseau mondial.

En second lieu, j’ai insisté sur la nécessité de développer le label France, devenant un nouveau levier pour insérer l’enseignement français dans l’enseignement local et offrir une solution à ceux qui ne vivent pas à proximité d’un établissement du réseau.

Je vous propose d’en reparler le 29 novembre !

Photo Flickr de Jonny Goldstein

Haïti, toujours en survie

Deux enfants, victimes du choléra, soignés par la Croix Rouge anglaise dans le camp La Piste.

Je vous fais part de ces quelques mots de Jacques Marie, élu AFE à Haïti, qui m’ont serré le cœur.

“Nous n’en sortons pas, entre le choléra qui continue et sous la menace du cyclone Tomas qui arrive, je préfère vous envoyer le rapport de nos modestes aides à Haïti pour lesquelles vous avez beaucoup contribué avant que d’autres désastres ne nous tombent dessus qui rendrait le rapport trop volumineux.

Entre temps la paralysie des institutions nationales et internationales est devenue une occupation à plein temps.

La lutte continue.

Amicalement ”

Comme vous, certainement, je ne sais plus que dire, ni penser. La conscience humaine se cabre devant un tel mauvais sort qui redouble sur les plus démunis de la planète.

Je vous adresse ce rapport d’activité de l’HPFE (Haïti Partenaire France Europe) qui fait un nouveau point dix mois après le séisme. Un document très détaillé et abondamment illustré de photos qui évoque les aides d’urgence, les actions de soutien à la demande d’associations, comme diverses actions durables, telle que la création d’un regroupement maraîcher à Montrouis ou le programme de formation d’animateurs et de formateurs de jeunes en partenariat avec Issy les Moulineaux (le site HPFE)

Photo Flickr de British Red Cross

Plan Ecole (19) : appel public pour lancement des sections bilingues (objectif n°2 du plan)

Vous êtes cordialement invités à vous joindre à la prochaine réunion d’information du Plan Ecole, surtout si vous habitez le Kent :

lundi 29 novembre à 18h30
Hôtel Campanile de Dartford – South East of London
Invitation à la réunion de Dartford et plan d’accès
(la réunion sera suivie d’un apéritif)

 Vincent Gleizes, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France, aura le plaisir d’annoncer le lancement de l’objectif n°2 du Plan Ecole : “doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.

Je vous rappelle l’objectif 1 du plan “Augmenter de 500 par an le nombre de place dans les écoles françaises” et l’objectif 3 “Soutenir le programme Flam”.

On dénombre déjà une cinquantaine d’écoles bilingues. Je soutiens qu’elles constituent la solution, car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout dans le Royaume-Uni. (Lire : “Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger” du 24 avril 2010)

Alors, comment développer des sections bilingues au sein des établissements anglais ? D’abord, en mobilisant toutes les bonnes volontés, ensuite, en essaimant en dehors de Londres.

Si vous (ou des parents d’élèves et acteurs de l’éducation)

– souhaitez organiser une réunion d’information dans votre région
– êtes intéressés par l’ouverture d’une école bilingue,
– connaissez localement une école britannique désireuse de s’ouvrir à la francophonie, soit par la création de section bilingue, de cours aménagés pour les élèves francophones, de l’instauration du DELF ou du Bac international, d’une filière exclusivement francophone (on peut rêver !)…

n’hésitez pas à contacter directement Vincent Gleizes, par email (vincentgleizes@diplomatie.gouv.fr) ou par téléphone (020 7073 1308).

Photo Flickr (poppy) de Scazon

11 novembre, jour des Poppies

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place…

C’est ainsi que débute le poème du lieutenant-colonel John McCrae, médecin militaire canadien, rédigé le 3 mai 1915 sur le front belge.

“Dans les champs de Flandres, les coquelicots oscillent au vent, entre les rangées de croix qui marquent nos tombes… ”

Le médecin, témoin de la bataille d’Ypres, n’a pas évoqué le coquelicot, couleur sang, par goût de l’allégorie mais bien parce les coquelicots fleurissaient sur les champs de bataille de la Somme et des Flandres… pour disparaître la guerre finie.

Les soldats napoléoniens avaient aussi remarqué cet étrange phénomène, cependant naturel : un terrain crayeux labouré par des obus fait remonter la chaux qui fertilise la fleur.

C’est pourquoi les Britanniques, les Canadiens et membres du Commonwealth (Australie, Nouvelle-Zélande…) arborent massivement un poppy en papier en hommage aux anciens combattants, début novembre jusqu’au jour de l’armistice. 

Frôlant l’incident diplomatique, David Cameron a refusé obstinément de retirer son coquelicot, lors de sa visite à Pékin. Pour les Chinois, cette fleur évoque les guerres de l’opium perdues par la Chine au 19e siècle…

(de gauche à droite) Carole Rogers, présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, Edouard Braine, consul général de France au Royaume-Uni, Olivier Cadic

Comme tous les Français de Londres, je portais sur mon veston la fleur symbole du souvenir et du sacrifice lors des commémorations du 11 novembre pour déposer la couronne de l’AFE devant la statue du maréchal Foch, lieu même où le général de Gaulle s’était rendu en 1940. Comment ne pas être ému en écoutant alors les enfants du lycée Charles de Gaulle mêler leurs voix à celles de leurs aînés pour entonner la Marseillaise et entourer ensuite le consul général Edouard Braine pour suivre un cours d’histoire improvisé sur le macadam ?

La cérémonie s’est poursuivie au cimetière militaire de Brookwood, devant la plaque répertoriant les 244 soldats français tombés au champ d’honneur et non rapatriés.

Cours d’histoire improvisé par Edouard Braine devant des enfants captivés

J’adresse mon salut à toutes les associations d’anciens combattants, du souvenir français, de la fondation de la France Libre, des officiers de réserve et à leurs représentants qui s’investissent pour célébrer la mémoire de ceux qui ont fait don de leur vie pour notre patrie.

Tous viennent se recueillir fraternellement, chaque année, grâce au transport collectif organisé par la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne présidée par Carole Rogers. Ce 11 novembre, j’étais ravi de partager le déjeuner avec des femmes et des hommes qui portent si haut notre drapeau.

Photo Flickr (poppy) de Nataliej