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Au Sénat – En Bref du 21 au 25 mars 2016

Madagascar : rencontre avec Jean-Hervé Fraslin (21 mars)

JH_Fraslin2Réunion de travail au Sénat avec Jean-Hervé Fraslin, élu AFE et conseiller consulaire pour Madagascar. En sa qualité de représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, nous avons évoqué le coût de l’enseignement français à l’étranger. Un enfant français scolarisé hors de France coûte beaucoup moins cher à l’Etat, contrairement aux propos du ministre Matthias Fekl, le 17 mars, à l’AFE.

Comme l’a justement indiqué Jean-Hervé, si la scolarité coûte plus cher, ce n’est pas à l’Etat mais aux parents.

Suisse : rencontre avec Jean-François Liess (21 mars)

JF_LiessDélégué consulaire et Délégué UDI pour la Suisse, Jean-François Liess m’a permis d’évoquer les difficultés qui pèsent sur l’emploi transfrontalier, puisque les législations se chevauchent parfois.

Jean-François m’a donné son avis de praticien du droit du travail, puisqu’il est directeur des ressources humaines et juge des Prud’hommes à Genève. Entendre ses idées libérales à l’aune de la prospérité suisse est toujours rafraichissant.

 

Public Sénat rencontre les sénateurs (22 mars)

PublisSenatCASLors d’une réunion de groupe UDI-UC, nous avons accueilli l’équipe de Public Sénat emmenée par Emmanuel Kessler, Pdg en fonctions depuis le 1er juin 2015.

La chaine née en 2000 joue un rôle essentiel en relayant le travail du Sénat, à travers toute une gamme d’émissions dynamiques. Public Sénat se montre attaché à la promotion des territoires et apprécie de suivre l’action des élus dans leurs circonscriptions, jusqu’aux Pays-Bas et à Londres s’il le faut, comme ce fut mon cas !

Scrutin public : projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation (22 mars)

VoteProtectionLe sénat a adopté le texte issu de ses débats sur le projet de loi de révision constitutionnelle, par 176 voix pour et 161 contre.

A retenir ces deux points clés : Le Sénat refuse de créer des apatrides en limitant la déchéance de nationalité aux seuls binationaux, par l’adoption de l’amendement présenté par Philippe Bas au nom de la commission des Lois. Ensuite, le Sénat veut que le Parlement puisse à tout moment mettre fin à l’état d’urgence par l’adoption d’une proposition de loi.

DSAE : réunion autour de Gérard Larcher (23 mars)

DSAENous étions autour du président du Sénat, quelques jours avant la 1ère édition de la Journée des Entreprises, organisée par la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), présidée par Elisabeth Lamure.

Ce fut l’occasion de faire un premier bilan de l’action de la DSAE, initiée par Gérard Larcher, en décembre 2014, afin que le Sénat travaille sur des préconisations pertinentes en faveur des entreprises.

CAS : Prévention des conflits d’intérêts (23 mars)

Cour1Nous avons accueilli, dans le cadre de la commission des Affaires sociales, Antoine Durrleman, président de la sixième chambre de la Cour des comptes et de l’enquête sur la prévention des conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire.

On apprend qu’à l’ONIAM, Office national d’indemnisation des accidents médicaux, 8 administrateurs sur 34 n’ont toujours pas produit leur déclaration d’intérêts. Et pourtant, ils siègent. Cinq ans après le dispositif de transparence de la loi Bertrand, on se hâte lentement…

Israël : accueil d’une délégation de députés (23 mars)

IsraelLe groupe interparlementaire d’amitié France-Israël au Sénat, présidé par Philippe Dallier avait invité notre commission des Affaires sociales à rencontrer une délégation de députés israéliens, conduite par Elie Elalouf, président de la commission des Affaires sociales de la Knesset et président du groupe d’amitié France-Israël.

Nos échanges de vues ont évidemment porté sur nos politiques sociales.

Rencontre avec Christine Dugoin, CAPE (23 mars)  

C_DugoinAnalyste en géopolitique, Christine Dugoin travaille pour le Centre d’analyse de la politique étrangère (CAPE) en faveur de la promotion de l’Union européenne comme une « force qui compte dans les relations internationales ».

Le CAPE est un groupe de réflexion clairement pro-européen. Christine Dugoin s’est spécialisée sur la Russie, la CEI et les Balkans où elle se rend régulièrement sur le terrain.

Bretagne : Inauguration des locaux de Pros Consulte (24 mars)

Larmor01(à l’image) Entre Jean-Pierre Camard et France Hetier, fondateurs de Pros-Consulte, plateforme de consultation de psychologues (diplômés), accessible 24h sur 24 par les salariés des entreprises adhérentes. Déjà 70 entreprises, de la PME au grand groupe, permettent à leurs salariés d’exprimer leurs souffrances au travail en toute confidentialité.

J’ai inauguré les locaux de Pros-Consulte à Larmor Plage en compagnie de mon collègue Michel Canevet, sénateur du Finistère.

Mon ami Edouard Braine, ancien diplomate et ancien consul général à Londres, s’est déclaré heureux d’avoir « contribué au succès d’une entreprise créatrice d’emplois et répondant à un réel besoin social. »

Le Red Carpet Day ouvre les portes du marché international aux PME/PMI et aux jeunes pousses

Plus de 200 entrepreneurs français tentés par un développement international de leurs ventes ont répondu présent à la deuxième édition du Red Carpet Day, organisée par l’UFE Corporate le 15 octobre dernier à Paris.

Avec David Blanc et Stéphane Rambosson, nous avons invité sur scène des jeunes entrepreneurs qui réussissent en France et rêvent désormais de nouvelles frontières pour faire croître leur société.

Lorsqu’on a déjà fait ses preuves dans l’Hexagone, quoi de plus légitime que de vouloir conquérir l’Europe, puis le monde ? Mais alors, par où commencer ? Londres est à deux heures de Paris, on y parle anglais et l’écosystème se révèle des plus attractifs.

RCD14 -Patrick Fournier, Olivier Tondusson, Jean-Pierre Camard

Red Carpet Day 2014 : trois entrepreneurs qui réussissent brillamment en France et se lancent sur la voie de l’internationalisation : Patrick Fournier (Laser Game) ; Olivier Tondusson (Animaute) ; Jean-Pierre Camard (Pros-consulte)

Prendre pied au Royaume-Uni, premier excédent commercial net de la France depuis de nombreuses années, est un challenge qui tombe sous le sens pour ces entrepreneurs impatients de « se confronter à la concurrence internationale », comme l’a exprimé Olivier Tondusson, créateur d’Animaute, numéro un français de la garde d’animaux avec 80.000 clients. Son nouvel objectif est de devenir le numéro européen du service à l’animal, voulant élargir son offre en même temps que son implantation.

Même envie d’en découdre chez Patrick Fournier, créateur de Laser Game, leader du laser tag en France avec 44% du marché. Pour bousculer ses concurrents britanniques, il mise sur sa qualité de service qui lui a permis de fédérer 3 millions de joueurs par an qui s’affrontent par équipes dans des labyrinthes. L’enseigne Laser Game flotte sur 80 salles en France (dont 63 franchises) qui réalisent chacune 25M€ de CA en moyenne. Le temps est venu de passer au niveau supérieur et d’internationaliser ses activités.

Jean-Pierre Camard tire le même constat puisqu’il affiche en France une insolente réussite dans le secteur de la prise en charge des risques psycho-sociaux. Nos plus grandes entreprises et administrations sont abonnées à sa plate-forme internet Pros-consulte qui permet de dialoguer avec un psychologue (Caisse d’allocation familiale, 34.000 agents ; Caisse des dépôts, 6000 agents…). Pros-consulte va désormais tenter de convaincre les groupes anglo-saxons du bien-fondé de cette solution externalisée.

Red Carpet Day 2014 : Edouard Braine (à droite sur l’image) présente sa Braine Acadamy, des entrepreneurs confirmés ou jeunes pousses qui rêvent d’exporter leurs produits et leur savoir-faire

Red Carpet Day 2014 : Edouard Braine (à droite sur l’image) présente sa Braine Acadamy, des entrepreneurs confirmés ou jeunes pousses qui rêvent d’exporter leurs produits et leur savoir-faire

Sur la plateau du Red Carpet Day, Jean-Pierre Camard nous a été présenté par Edouard Braine, notre ancien consul général à Londres, désormais retraité, dans une séquence du programme intitulée la « Braine Academy ». Edouard était aussi venu en compagnie de Jérôme Boisard et Moore qui ont présenté une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant de déambuler en pleine nature. « Le moment est venu de le proposer à la Grande Bretagne », ont-ils conclu à l’issue de leur vidéo.

A n’en pas douter, si le Royaume-Uni offre beaucoup de facilités et s’il fait figure de marchepied vers un rayonnement international, personne ne vous attend. Tous ces entrepreneurs savent qu’il faudra ferrailler ferme pour gagner son coin de ciel bleu.

Une solution de bon sens consiste à faire appel à la communauté d’affaires française déjà implantée sur le sol britannique pour favoriser l’essor de nos compatriotes. C’est tout l’esprit et le sens du Red Carpet Day et de l’UFE Corporate.

Les participants ont déploré les réactions de Christophe Premat, député socialiste de la 3ème circonscription (Europe du Nord) des Français établis hors de France, et du Parti socialiste qui ont qualifié le « Red Carpet Day » d’opération antipatriotique encourageant les entreprises à délocaliser.

L’ancien Premier ministre Michel Rocard se targue souvent « d’avoir mis des décennies à apprendre l’économie de marché aux socialistes ». A lire les propos de M. Primat, il faut croire que les socialistes n’ont toujours pas compris sa leçon !

Pour contacter les organisateurs : redcarpetday@ufecorporate.org.uk
Pour adhérer à l’UFE Corporate : http://ufecorporate.org.uk/adherez

Lire aussi : « Red Carpet Day 2014 : un tremplin pour les jeunes entrepreneurs » du 20 septembre 2014.

Elections consulaires 2014 : Lettre de soutien d’Edouard Braine, ancien consul général de France à Londres

A l’approche des élections, des personnalités de la société civile et du monde politique nous ont témoigné leur soutien.

Si vous souhaitez exprimer votre soutien, merci de nous adresser un courriel à soutienconsulaires@oliviercadic.com

Edouard Braine vient de m’adresser ses encouragements pour le plan Consulat qui figure dans le programme de notre liste de rassemblement soutenue par l’UMP, de l’UDI et l’UFE, intitulée l’Union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre.

J’apprécie à sa juste valeur les propos de l’ancien consul général de France au Royaume-Uni qui s’exprime « au-delà de toute considération politicienne ».

Comme Edouard, je garde un merveilleux souvenir de notre travail commun au service de nos compatriotes, notamment en faveur de l’emploi et de la scolarité pour tous.

Edouard Braine soutien consulaires 2014Monsieur le délégué élu à l’AFE, cher Olivier,

Sans éprouver de nostalgie pour les trois années passées à Londres, je conserve un très bon souvenir de nos efforts communs au service de nos compatriotes expatriés, dont le succès s’explique grâce à notre soin constant de réunir un consensus entre le consul général et les présidents de l’UFE, de l’ADFE. Je garde une grande fierté d’avoir contribué au plan école, puis au plan emploi, en direction des « oubliés de St Pancras », où nous sommes parvenus à fédérer les contributions de la communauté d’affaires française de Londres, des services culturels et du monde associatif, à commencer par l’exemplaire Centre Charles Péguy.

Tout en résistant à toute tentation de «persévérer dans l’être», je ne peux rester indifférent au « plan consulat » que je viens de découvrir. J’avoue que je partage ta démarche consistant à partir des besoins, plutôt que des moyens disponibles pour organiser le travail consulaire. De même, j’apprécie la mise à l’honneur de notre remarquable réseau de consuls honoraires. Comme toi je recommande la mise en place d’une gestion par objectifs, avec indicateurs de résultats. En un mot, je tiens, cher Olivier, à te féliciter pour cette initiative, à laquelle j’aurais été heureux de m’associer. Bien au-delà de toute considération politicienne, j’affiche donc, sans hésiter, mon soutien à ton « plan consulat », et lui souhaite le succès qu’il mérite.

Bien amicalement et fidèlement.

Edouard

Lire aussi sur ce blog :
« Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine » du 19 octobre 2013
« Edouard Braine, un consul d’exception » du 01 octobre 2012
« Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 17 décembre 2011

Handicap : Le gouvernement français veut renoncer à ses obligations

« Ne pas pouvoir se rendre dans une boulangerie, ni aller au cinéma ou à l’école, ni prendre le bus… c’est le quotidien de millions de personnes en situation de handicap en France, faute d’équipements garantissant l’accessibilité pour tous. »

Philippe Croizon soutient la campagne de l'Association des Paralysés de France, : "Accessibilité : la liberté d'aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus !"

Philippe Croizon soutient la campagne de l’Association des Paralysés de France, : « Accessibilité : la liberté d’aller et de venir ne peut pas attendre 10 ans de plus ! »

Les mots de Philippe Croizon, amputé des quatre membres, nous ramènent à une triste réalité, à une exception française même : il ne fait pas bon vivre chez nous lorsque l’on est physiquement diminué. En accordant un droit à l’accessibilité à chacun, comme celui de pouvoir acheter sa baguette de pain en fauteuil roulant, la République restaure l’égalité de dignité entre ses citoyens. On parle de 9,6 millions de personnes, selon l’Insee, en comptant au sens large la population handicapée, au-delà des deux millions de travailleurs bénéficiant d’une reconnaissance administrative du handicap.

Il y a neuf ans, Jacques Chirac, alors Président de la République, avait fait voter la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », dite loi Handicap.

L’adoption de cette loi traduisait, entre autres, la volonté des pouvoirs publics d’offrir une accessibilité généralisée dans tous les domaines de la vie sociale (éducation, emploi, cadre bâti, transports…) dans un délai de 10 ans.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault vient de nous informer qu’il pourrait retarder de 10 ans l’application de la loi prévoyant l’obligation d’accessibilité pour 2025 au lieu de 2015.

Pour éviter d’être hors la loi, le gouvernement veut simplement changer la loi !

Je vous invite à lire un texte que m’a adressé Edouard Braine, ancien consul général de France à Londres. Il déclare ainsi : « Depuis Londres, j’avais estimé notre retard sur les britanniques à 35 ans. Ce délai est celui qui sépare l’adoption de la loi principale sur le sujet, votée par le parlement de Westminster, en 1970, tandis que la loi française date de 2005. Mon estimation était hélas optimiste, car, si les obligations d’accessibilité prévues dans notre loi étaient remises en cause, notre handicap par rapport aux anglais dépasserait alors 50 ans, piètre performance, alors que notre système social est cité en exemple. » Lire : Lettre d’Edouard Braine sur l’accessibilité.

Philippe Croizon et l’Association des Paralysés de France demandent au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de ne pas retarder l’application de la loi sur l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

Ils ont besoin de votre soutien. Je vous invite à signer leur pétition.

Lire aussi : : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 17 décembre 2011.

crédit photo : Philippe Huguen / AFP

Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine

C’est promis : il sera parmi nous, lors du prochain Red Carpet Day !

Edouard Braine et Olivier Cadic

Edouard Braine aurait adoré être à Paris, au Tapis rouge, mais il s’est rangé à l’avis de ses médecins au dernier moment.  « Le corps étant indisponible, c’est par l’esprit que je m’associe au Tapis rouge», s’est-il excusé.

Nous avons diffusé son message en vidéo empreint d’humour et de jovialité que vous trouverez ci-dessous. La veille de l’événement, par email, il a souhaité à tout l’équipe « sans hésitation ni état d’âme, un plein succès pédagogique ».

En effet, la situation économique française fait dire Edouard que « l’entreprise n’a pas d’odeur » et qu’elle n’appartient « ni à la droite, ni au centre, ni même à mon ami Olivier Cadic, qui a organisé de façon exemplaire cette réunion d’affaires.»

Enarque, humaniste, fin lettré, Edouard Braine a fait une carrière de diplomate. Par delà ses périples en Grèce, en Algérie ou encore en Malaisie, il a été profondément marqué par sa mission de restructuration industrielle dans l’industrie de Défense sous le gouvernement Jospin.

Edouard fut consul général à Londres de 2009 à 2012. Nous sommes toujours sur la dynamique qu’il a lancée en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni, notamment par la création du plan Emploi. Un plan qui «transcende les clivages politiques et associe l’Etat et des entreprises socialement responsables, créant chaque année 1000 emplois au profit des jeunes Français de Londres, ceux que j’avais baptisés les oubliés de St Pancras», résume aujourd’hui l’ancien consul.

Dans le même esprit, il a fait progresser l’idée d’un métro transmanche pour faire naître des travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre. « Le scandale est que, pour défendre les pratiques tarifaires monopolistiques d’Eurostar, la SNCF, suivie par le ministère des transports, prive un des premiers employeurs du Kent de sa de main d’oeuvre naturelle, analyse Edouard Braine. La société Boulonaise d’Electronique, qui a déjà 1200 salariés occupés à réparer des téléphones et des PC à Ashford, peine à recruter plusieurs centaines d’emplois supplémentaires. »

Par ailleurs, présent sur tous les fronts, il aura clairement fait évoluer le rapport entre l’Administration et l’expatrié français.

Entre 2012 et 2013, Edouard a été conseiller diplomatique du gouvernement, agissant en faveur des PME soucieuses de développement à l’international. On l’a vu revenir tout spécialement à Londres pour trouver des financements à des dossiers sans issue en France. Il soutient la société grenobloise Laser game Group, leader des jeux lasers en salle qui souhaite s’implanter en Grande Bretagne.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a dix ans, Édouard Braine a mesuré l’écart qui sépare la France du Royaume Uni sur le sujet du handicap, s’exclamant publiquement que « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! » (lire : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 04 mai 2013).

Le Mobile Dream, un véhicule tous terrains, 100% électrique, destiné aux personnes à mobilité réduite

Cet été, Edouard fut victime d’un AVC, ce qui l’a conduit à faire valoir ses droits à la retraite. Officiellement retraité le 1er octobre, il crée son entreprise « In Mobilis »… le 2 octobre. Son projet est formidable. Avec Moore, désigné directeur général, cette société va accompagner le développement d’une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant  de déambuler en pleine nature, à travers les sentiers de randonnées, en toute autonomie (lire : « Santiago Accessible, un raid original pour promouvoir l’accessibilité » du 17 décembre 2011).

C’est donc en qualité d’entrepreneur néophyte qu’Edouard s’est adressé, par la vidéo, aux participants du Red Carpet Day, mais son dernier conseil est le fruit d’une patiente maturité : « Conservons à cette initiative son caractère non partisan, et continuez d’inviter des gens avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord sur le plan idéologique, cela vous permettra de rester sur les rails, comme on dit à la SNCF».

Il y a quelques jours, je l’ai déjà assuré que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir son entreprise In Mobilis, et nous tenterons de fertiliser les projets de développement qu’il nous présentera. Il s’en doutait : « Merci à vous de m’aider à débuter une retraite active et, je l’espère, utile. »

Cher Edouard, je vous souhaite un prompt rétablissement.

RED CARPET NEW from MOORE on Vimeo.

« dernière minute » : deux personnalités connues des Français du Royaume-Uni interviendront au Red Carpet Day !

Le 10 octobre, à Paris, au Tapis rouge, nous aurons le plaisir d’accueillir Edouard Braine et Arnaud Vaissié à la tribune, le premier en fin de matinée et le second en clôture du séminaire.

Arnaud Vaissié

Je vous rappelle qu’Arnaud Vaissié est, depuis cet été, le président de l’UCCIFE, Union des Chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger, un réseau international de 111 établissements (lire : « Arnaud Vaissié, nouveau président de l’UCCIFE » du 26 juillet 2013. Une mission à la mesure du fondateur d’International SOS, un service d’assistance médicale aux expatriés et voyageurs d’affaires, présent dans 76 pays !

Edouard Braine

Je vous ai abondamment parlé d’Edouard Braine, consul général de Londres de 2009 à 2012, tant il a été sur tous les fronts, notamment sur celui de l’emploi en faveur de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni et sur celui du rapprochement entre le consulat et les expatriés (lire : « Edouard Braine, un consul d’exception » du 01 octobre 2012). Edouard a quitté ses fonctions de conseiller diplomatique du gouvernement, le 1er octobre dernier, en faisant valoir ses droits à la retraite

Dès le lendemain, Edouard Braine créait son entreprise. Une nouvelle vie d’entrepreneur s’ouvre à lui, en toute liberté et créativité.

Plus de 200 entrepreneurs se sont d’ores et déjà enregistrés pour participer au Red Carpet Day. Plus d’une vingtaine de journalistes couvriront l’événement.

Vous pouvez encore vous joindre à nous.

Il suffit de s’inscrire, gratuitement, sur le site Red Carpet Day

Pour les derniers inscrits, les rendez-vous pour un speed dating vous seront attribués lors de votre arrivée, en fonction des disponibilités des experts présents.

Emploi : Un métro transmanche nommé désir !

Le 16 mai dernier notre ancien consul général à Londres Edouard Braine, aujourd’hui conseiller diplomatique du gouvernement, est venu rendre une visite toute amicale aux entrepreneurs français du Kent, à Ashford. Ayant prévu d’assister ce jour-là au « Red Carpet Day » de L’UFE Corporate, reporté au 10/10/13 à Paris, Edouard Braine a maintenu son déplacement pour retrouver sans attendre les créateurs d’emploi du Kent. Une démarche à laquelle s’est volontiers associée Catherine Fournier, maire de Fréthun, toujours en quête d’idées et bonnes pratiques pour développer l’emploi (lire : « Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses » du 18 octobre 2011).

David Rosenberg, dirigeant de SBE que j’ai le bonheur de rencontrer régulièrement depuis une quinzaine d’années nous a une nouvelle fois ouvert ses portes. La société française de réparation d’appareils informatiques, premier employeur d’Ashford (Kent) se porte bien, remarquablement bien.

Chez SBE à Ashford (Kent), le 16 mai 2013 : David Rosenberg, directeur de SBE UK ; Olivier Cadic ; Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement ; Jean-Claude Cothias, Consultant en developpement International ; Catherine Fournier, maire de Fréthun

« C’est la dynamique anglaise qui booste les résultats du groupe SBE qui emploie 1,500 personnes », indique David. Il y a 18 mois, il a annoncé la création d’une filiale canadienne à Toronto lors de la conférence de l’UFE Corporate (lire : « Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits » du 21 octobre 2011). « On est parti de zéro pour arriver à 400 personnes, en quelques mois », annonce David. Après avoir conquis sans coup férir 60% du marché canadien, l’Australie est désormais dans sa ligne de mire…

Seulement voilà, SBE peine à recruter ! Pourtant, à quelques battements d’ailes de mouette de ses ateliers d’Ashford, « Calais se débat dans un chômage structurel », déplore Edouard Braine. Constat, SBE compte très peu de collaborateurs français alors qu’ils sont une majorité venus des lointains pays d’Europe de l’Est.

C’est rageant, mais « le Pôle Emploi n’est pas linké avec le Job Center » résume David Rosenberg. Cet organisme continue de travailler le dos tourné à la mer au nom « des blocages institutionnels » soulignés par Edouard Braine.

Il n’en fallait pas moins pour raviver la conversation autour de ce merveilleux projet de « métro transmanche » pour lequel je milite depuis fin 2007. Rien à voir avec l’Eurostar, en termes de cible voyageur et de prix de transport.

Rappelons qu’il est question de créer une navette journalière entre le Calaisis et le Kent destinée à transporter des passagers pour un prix modique. Cela créerait une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Dans ce schéma, la région Nord-Pas-de-Calais mettrait à disposition des trains régionaux qui feraient l’aller-retour, en une demi-heure, entre la station TGV Calais-Fréthun et celle d’Ashford empruntant le tunnel sous la Manche seulement utilisé à la moitié de ses capacités !

Conquis par cette idée, Edouard Braine avait fait du métro transmanche un objectif majeur de notre plan Emploi.

Le métro transmanche verra-t-il bientôt le jour ? Les Français du Nord-Pas-de-Calais pourront-ils traverser la frontière le matin et rentrer chez eux le soir même, avec la même évidence que les Alsaciens employés en Allemagne ? Pourtant adoubé par le précédent gouvernement grâce au soutien de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (lire : « Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche » du 14 décembre 2011), le chantier fait les frais des « conservatismes et petitesses françaises », stigmatise Edouard Braine

Avant de devenir un projet économique, le projet est éminemment politique. C’est dire s’il doit suivre une progression sinueuse contournant les rigidités administratives, esquivant les rivalités de personnes et aplanissant les querelles de clochers.

L’idée du métro transmanche a la force de l’évidence, mais il lui manque certainement un soutien populaire propre à interpeller les élus locaux, uniquement centrés sur des projets qui leur garantissent des retombées électorales personnelles, comme une crèche ou une ligne de tramway. Faciliter l’emploi au niveau régional grâce au métro transmanche ne peut aboutir sans une mobilisation de toutes les parties prenantes dans le cadre d’un plan qui converge vers l’intérêt général et seulement cela (lire : « Le métro transmanche s’invite sur France 3 » du 23 novembre 2011).

Catherine Fournier, Edouard Braine et moi-même sommes convaincus qu’il est urgent de recréer une dynamique d’optimisme et de réalisation en France. Ce projet constitue un merveilleux espoir de développement transfrontalier.

Depuis son retour en France, Edouard Braine mobilise toutes les énergies coté français pour repartir de l’avant.

Pour ma part, je participerai à un débat le jeudi 23 mai 2013 à Boulogne sur Mer, organisé par le Cercle Côte d’Opale Synergie. Ses animateurs Thaddée Segard et Thierry Degraeve militent sans relâche depuis des années en faveur de cette navette transmanche. Le thème : « les atouts et opportunités de la coopération transfrontalière ».

Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, constatera alors que nous poursuivons tous notre action en faveur de ce métro transmanche avec ténacité et constance, dans un esprit de consensus et d’unité qui transcende tous les courants partisans !

« Santiago Accessible », un raid original pour promouvoir l’accessibilité

Le Mobile Dream, un VTT écolo et ludique

Le « Mobile Dream » porte bien son nom. C’est le rêve incarné pour ceux qui vivent en fauteuil roulant, celui de déambuler en pleine nature à travers les sentiers de randonnées, même les plus escarpés, sans l’assistance d’un tiers et sans bruit.

Invention française, le Mobile Dream est un véhicule 100% électrique et écologique. Ses quatre roues motrices lui donnent le mordant d’un engin tout terrain.

Le Mobile Dream, co-inventé par Vincent Boury, champion paralympique de tennis de table, est techniquement au point. Le prochain enjeu est de nature industrielle pour lui permettre d’être vendu à un prix abordable. Au regard du potentiel économique de ce véhicule, unique en son genre, il serait dommage de rester au milieu du gué. Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement et ancien consul général à Londres, a présenté ce projet parmi d’autres devant la commission des Finances et Affaires économiques de l’AFE, le 5 mars dernier. Son action diplomatique est au service de notre économie. A ce titre, il sera au Royaume-Uni dans les jours à venir pour rechercher des investisseurs afin de favoriser la production en série du Mobile Dream.

Si le produit est révolutionnaire, il faut alors le prouver et le montrer à tous. Pour ce faire, Edouard Braine lance le « Santiago Accessible ». En son temps, André Citroën avait organisé la Croisière jaune pour  témoigner de l’avantage technique de ses voitures et de l’audace de ses équipes. Côté Edouard, on est géographiquement plus modeste et on parle davantage de pèlerinage que de raid.

Lancement de Santiago Accessible aux Trophées de l’accessibilité (de gauche à droite) : Vincent Boury, champion paralympique de tennis de table, Sir Philip Craven, président du Comité international paralympique (IPC), Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement, Olivier Cadic, Pierre Dagonnot, président de l’ADFE UK.

Santiago Accessible promet d’être une belle aventure civique sur le chemin de Saint-Jacques. Du 24 juillet au 4 août 2013, depuis la ville de Martel, au nord du Lot, en passant par le sanctuaire de Rocamadour, aujourd’hui inaccessible, 12 « pèlerins » handicapés, feront route sur leur Mobile Dream, pour rejoindre Gavarnie à la frontière espagnole. Des animations et manifestations les attendront à chaque étape. (www.santiagoaccessible.fr).

Pour soutenir cette initiative, vous pouvez adhérer à l’association (10€), faire un don, ou encore devenir sponsor officiel.

J’espère que les médias apporteront un coup de projecteur bienvenu sur le retard impressionnant que nous avons pris en matière d’accessibilité.  « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! », tonnait Edouard Braine, lors d’un récent séminaire de l’UFE Corporate (lire : « Tous égaux devant l’emploi au Royaume-Uni » du 19 novembre 2011).

Ce projet socialement responsable est parrainé par le regretté Stephane Hessel qui écrivait à propos de cet événement, pas plus tard que le 10 janvier dernier : « Le temps n’est plus où les pauvres “zandikapés” acceptaient de faire les frais de la condescendance sociale et de la générosité publique, en rasant les murs pour cacher un état dégradant et dangereux pour l’image d’une société vouée au culte de la beauté, de la jeunesse et de la conformité, régie par une représentation fallacieuse de la vie et du bonheur. »

Je vous encourage à regarder cette courte vidéo qui a été diffusée à la commission Finances de l’AFE, commentée par le sociologue Théodore Zeldin qui a eu ce mot merveilleux : « Nous sommes tous handicapés. Chacun d’entre nous a ses faiblesses et celui qui n’en a pas conscience est le plus handicapé de tous ! » (lire : « Conférence UFE Corporate (3) : Théodore Zeldin, l’Anglais qui adore la France » du 26 octobre 2011).

Consuls honoraires : la médaille et son revers

Le gouvernement socialiste vient d’adresser un fort mauvais signal à notre réseau consulaire mondial. Le budget des agences consulaires locales, où travaillent des consuls honoraires à titre bénévole, soulignons-le, va subir une réduction de 10% en moyenne.

Le changement c’est maintenant et c’est tant pis pour les expatriés.

En effet, relais de l’Administration, les consuls honoraires jouent un rôle fondamental auprès des expatriés en participant au maillage de la présence française dans 93 pays. Répartis en agences sur un territoire, ils sont par exemple autorisés à délivrer des documents administratifs (légalisations, procurations, certifications pour le compte de diverses administrations françaises, affaires maritimes, etc.), à tenir des bureaux de vote ou délivrer des passeports (Lire : « La remise des passeports confiée aux consuls honoraires » du 13 septembre 2010).

Ainsi, au Royaume-Uni, 17 agences évitent de longs et fastidieux déplacements à nos compatriotes éloignés de Londres ou d’Edimbourg. Nos consuls honoraires ont aussi pour mission d’assister des Français en difficulté dans leur secteur ou de concourir à notre rayonnement culturel.

Chaque année, des subventions versées par le ministère, sont destinées à la prise en charge totale ou partielle des dépenses incompressibles de fonctionnement des agences (rémunération d’un assistant, loyer, téléphone…).

Voici quelques chiffres pour être clair et précis. En 2012, sous l’impulsion d’Alain Juppé, l’enveloppe budgétaire allouée à ce soutien était passée de 1.195.000 euros à 1.296.000 euros, soit une aide moyenne de 2.600 euros par an pour chaque consul honoraire. En 2013, bien que nous ayons 9 agences consulaires supplémentaires dans le monde, le budget des agences consulaires est ramené à 1.210.000 euros, soit une enveloppe moyenne de 2.386 euros, soit une réduction de près de 10%.

Or, d’autre part, les recettes que les consuls honoraires sont autorisés à conserver ne suffisent plus à assurer le fonctionnement normal de leurs agences. Alors, comme on dit, ils font comme ils peuvent avec les moyens du bord, autrement dit avec leurs moyens personnels bien souvent.

Réunion des consuls honoraires médaillés du Royaume Uni (27/28 septembre 2012) autour de Edouard Braine, ancien consul général à Londres.

Edouard Braine, notre précédent consul général à Londres, avait particulièrement apprécié le dévouement de nos consuls honoraires. Aussi, lors de la dernière réunion consulaire au Royaume Uni (27/28 septembre), il a voulu signifier la reconnaissance de la République envers des serviteurs si méritants (et qui ne coûtent rien) par la remise d’une médaille distinctive.

Pour l’anecdote, l’objet a été conçu par Yvan Besnard, consul  honoraire à Chester, et le coût de l’opération (60 euros par médaille) a été imputé sur les frais de représentation du poste.

Le but recherché par une telle distinction est d’améliorer la « visibilité » de nos agents consulaires dans un milieu britannique où les apparences, costumes et décorations, jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, tout en contribuant à la solidarité d’un groupe bénévole en attente d’une légitime reconnaissance. .

Edouard Braine nous a promis que, dans sa prochaine fonction de conseiller diplomatique auprès du Premier ministre, il proposerait au Département de généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires.

Souhaitons aussi qu’il gagne l’écoute du Premier ministre, afin que la subvention du ministère des Affaires étrangères destinées au fonctionnement des agences consulaires ne serve plus, à l’avenir, de variable d’ajustement.

Ci-joint le message d’Edouard Braine pour généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires (fichier pdf)

Le plan Emploi accomplit son premier objectif !

Signature de la convention entre le Centre Charles Péguy et six entreprises socialement responsables

Je vous en ai souvent parlé : l’objectif n°1 du plan Emploi visait à pérenniser et renforcer l’action du centre Charles Péguy à Londres qui a pour mission d’accueillir et de faciliter l’intégration des jeunes français sur le sol britannique, notamment en les aidant à trouver un emploi.

Le centre Péguy, présidé par Guillaume Dufresne, a toujours tenu son rôle à merveille en permettant chaque année de placer 700 compatriotes, principalement dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie, des soins à la personne et des services familiaux. Sous la direction de Marine Deneux, seuls deux chargés Emploi sont dédiés à cette vaste tâche. Ses locaux accueillent près de 10.000 Jeunes par an, âgés de 20 à 25 ans, venus tenter leur chance au Royaume-Uni, sans aucun billet de retour et parfois dans une totale improvisation.

Et pourtant, le centre Péguy a bien failli disparaitre. C’était il y a deux ans. Il semble aujourd’hui sauvé grâce au plan Emploi, dont l’objectif 1 lui était consacré (lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Ce plan Emploi que j’appelais de mes voeux, sur le modèle du plan Ecole, est officiellement né le 22 février 2010, de la détermination de notre ancien consul, Edouard Braine, personnellement soucieux du parcours erratique de ces « Oubliés de Saint Pancras » qui ignorent souvent que l’Etat français peut les aider même à Londres, lorsqu’ils débarquent de l’Eurostar (lire : « Le plan Emploi fête ses deux ans » du 01 mars 2012).

Ainsi donc l’objectif 1 du plan Emploi est atteint. Trois faits rendent tangibles cette affirmation.

En premier lieu, dès l’année dernière, la subvention publique de 55.000 euros a été reconduite, sous l’effet d’une forte et audible mobilisation des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), de l’UFE GB et de Pierre Dagonnot, Président de l’ADFE UK.  (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars, 2011)

Ensuite, le sénateur André Ferrand avait soutenu ma demande d’attribution de la réserve parlementaire de 15.000 euros pour financer les investissements informatiques et mobiliers du centre Péguy, notamment pour offrir des outils de travail à un chargé Emploi supplémentaire (lire Lettre Ferrand 18.01.2011).

Et l’embauche de ce chargé Emploi supplémentaire, troisième point, vient d’être rendue possible grâce à la générosité de six entreprises implantées au Royaume-Uni. En finançant, à hauteur de 7000 Livres par an, la rémunération ce nouveau collaborateur, ils permettront au centre Péguy de passer allègrement la barre des 1000 emplois pourvus par an !

Le 27 septembre dernier, journée qualifiée d’historique par Guillaume Dufresne, une convention de partenariat, souscrite pour une période de trois ans renouvelable, a été signée entre le centre Charles Péguy et ces entreprises françaises « socialement responsables » : Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, International Sos, TLS Contact. J’adresse mes félicitations à Véronique Revington qui s’est mise en quête de trouver ces fonds privés, dans le cadre des missions du consulat.

Les représentants de ces six entreprises ont eu les honneurs de la République en étant chaleureusement remerciés par Bernard Emié, notre ambassadeur.

Signature du partenariat public-privé avec le centre Charles Péguy, le 27 septembre 2012. (g à d) : Peter Alfandery, Bruno Deschamps, Philippe Chalon, Guillaume Dufresne, Madani Sow, Bernard Emié, Vincent de Rivaz, Axelle Lemaire, Edouard Braine, Cécile Jouenne-Lanne, Bertrand Weisgerber et Olivier Cadic.

Lors de la cérémonie, j’ai eu le loisir de rappeler que cette journée était l’aboutissement d’un travail de longue haleine et de souligner combien le partenariat public-privé était une solution d’avenir. J’ai défendu cette vision dès la création du plan Emploi. Aujourd’hui, l’idée d’associer les entreprises privées dans une démarche en faveur de l’emploi est officiellement soutenue par le ministère des Affaires étrangères et tous les conseillers élus à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011)

Peter Alphandéry, vice-Président de la Chambre de commerce franco-britannique, a paraphé le document, tout comme les conseillers du Commerce extérieur, représentés par Bruno Deschamps qui est venu offrir à Péguy un coaching/parrainage gratuit afin d’aider le centre à  professionnaliser ses pratiques et diversifier les emplois proposés.

L’objectif n°1 du plan Emploi était à la fois ambitieux et atteignable dès lors que efforts des décideurs du public et du privé se sont conjugués vers ce noble dessein d’offrir une expérience internationale à nos jeunes les plus entreprenants et, par-dessus tout, une espérance !

Les six entreprises signataires qui ont décidé de relayer l’action publique en finançant le centre Charles Péguy pour favoriser l’emploi des jeunes Français au Royaume-Uni :
Bouygues UK, représenté par son président Madani Sow.
EDF Energy représenté par son CEO, Vincent de Rivaz,
Eurotunnel représenté par son président Jacques Gounon,
Fondation de la Société Générale, par le truchement du président de la Société Générale au Royaume-Uni, représentée par Ian Fisher,
International SOS représenté par son président Arnaud Vaissié,
TLS et sa maison mère Téléperformance représentée par son vice président M. Weissberger.

Crédit photo : Pearl Marjorie Draps

Sprint final pour Wheels for Wellbeing !

Isabelle Clément vous transmet tous ses remerciements pour vos nombreux soutiens. Pour mémoire, j’ai appelé à voter en faveur de l’association qu’elle représente « Wheels for Wellbeing » dans le concours organisé par la National Lottery (lire : « Juste un petit clic pour Wheels for Wellbeing ! » du 20 juillet 2012).

Mais les jeux ne sont pas encore faits ! Vous avez jusqu’au vendredi 26 octobre pour donner votre voix à cette association caritative qui permet aux personnes handicapées de pratiquer le cyclisme sur de drôles de machines adaptées aux particularismes de chacun, y compris en version tandem.

Gagner la finale lui permettrait de décrocher quelques subsides. « Les £2,000 seraient très utiles mais plus que cela, module Isabelle Clément, la publicité au niveau national pour le cyclisme par les personnes handicapées serait merveilleuse. »

Merci de prendre un tout petit instant pour voter sur le site de la National Lottery, où l’on ne requiert que votre email, en suivant ce lien :
http://www.lotterygoodcauses.org.uk/project/wheels-wellbeing

Pensez aussi à mobiliser autour de vous !

Le site de Wheels for Wellbeing

Photo: South London Press

Mon Infolettre n°15 d’octobre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon infolettre n°15 qui liste les articles publiés au cours de la rentrée 2012, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Je souhaite la bienvenue à Olivier Chambard, notre nouveau consul général à Londres et à son adjoint Eric Bayer qui ont désormais la lourde tâche d’administrer le plus important poste du réseau consulaire.

Notre précédent consul général Edouard Braine est nommé conseiller diplomatique du gouvernement. Sa mission s’achève par l’atteinte du premier objectif du plan Emploi : offrir au centre Charles Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an au lieu de 700 auparavant. C’est chose faite grâce à la générosité de six entreprises (Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, Sos International, TLS Contact).

Le succès appelant le succès, le premier objectif du plan écoles, à savoir la création de 1 500 places à Londres, est désormais à notre portée. Le 24 octobre prochain, notre ambassadeur Bernard Emié réunira le comité de pilotage du plan Ecole pour étudier le dossier du troisième établissement d’enseignement secondaire français à Londres. L’Anefe (Association nationale des écoles françaises à l’étranger) a émis un avis favorable pour une garantie de l’Etat à l’emprunt qui financera l’acquisition du futur site.

Deux tiers de nos compatriotes ont leurs enfants scolarisés dans une école britannique et tous n’ont pas les moyens de s’offrir une formule d’enseignement payante. Aussi, j’ai proposé que le plan Ecole réunisse désormais une équipe dédiée à la création de free schools bilingues en s’inspirant de l’exemple réussi de l’Europa school UK de Culham près d’Oxford. A ce propos, le choix du gouvernement Ayrault de diminuer l’aide à la scolarité à l’étranger de 16M€ en 2013 est édifiant. Suite à l’annulation de la PEC et aux déclarations de François Hollande à Londres, ceux qui s’attendaient légitimement à davantage de générosité dans le système des bourses, en seront pour leurs frais, au sens propre.

Historique d’après le gouvernement Ayrault, son budget 2013 révèle, pour d’autres, une saignée fiscale qui pourrait ne laisser que l’impôt sur les os de certains. Augmenter indéfiniment les taxes ne réglera pas le triple défi de la croissance, de l’emploi et de la stabilité budgétaire. Je regrette la décision du gouvernement de maintenir son prélèvement social (CSG) de 15,5 % (à effet rétroactif au 1/1/12) sur les revenus immobiliers des non résidents. En effet, ces derniers ne bénéficient pas de la protection sociale française. Dans le cas des résidents du Royaume-Uni, cette taxe pèsera uniquement sur les foyers imposés aux tranches inférieures ou égales à 20%. Les autres pourront la déduire de la part d’impôt sur les tranches supérieures versée ici. C’est une forme de justice fiscale que les intéressés apprécieront.

A l’occasion du 11 novembre 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion du Bleuet de France au Royaume-Uni et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre. Si vous souhaitez créer un point de diffusion, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°15 (août-octobre 2012)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Edouard Braine, un consul d’exception

Les mousquetaires du plan Emploi : Olivier Cadic, président de l’UFE GB, Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy, Edouard Braine, Pierre Dagonnot, président de l’ADFE UK.

Edouard Braine nous quitte.

Appelé à d’autres missions, il aura fait du consulat de Londres un consulat d’exception, de l’avis même de responsables du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Pour lui dire au revoir, comme le veut la tradition, il y eu d’abord un diner organisé avec soin et élégance par notre ambassadeur Bernard Emié et son épouse Isabelle, à la Résidence ;  Puis, le surlendemain à l’Institut français, un concert magnifiquement interprété par Clara Cernat (violon) et Thierry Huillet (piano) .

Ce 27 septembre au soir, de nombreuses personnalités sont venues saluer Edouard Braine et son épouse Chantal : notre ambassadeur encore, les élus, les consuls honoraires,  ainsi que les représentants du consulat, de l’ambassade et de l’Institut français, sans oublier des présidents d’association.

Dans un discours empreint de lyrisme, émaillé des vers de Baudelaire et de Heinrich Heine, nul doute que les mots de Véronique Revington ont charmé l’esprit de ce fin lettré tout en touchant son coeur (lire : le Discours de Véronique Revington – fichier pdf).

Véronique a fait valoir son humanisme. Oui, Edouard Braine est un humaniste qui imagine sans relâche un monde meilleur, mais qui agit avec un réalisme cru et tenace, refusant d’escamoter les enjeux rugueux, relevant le gant de défis tombés dans l’oubli et secouant les rangs pour réchauffer les tièdes. A son contact régulier, chacun éprouve ce curieux ressenti d’avoir gagné en épaisseur…

Chantal Braine et Odile Blanchette, consul honoraire de Guernesey

J’ai voulu donner la mesure du personnage à travers le récit de ses réalisations dans le discours ci-après :

Mesdames, Messieurs, bonsoir,

Je remercie Chantal qui nous a donné l’opportunité et le privilège, à Véronique et à moi, de dire quelques mots ce soir à la faveur de cet événement.

Edouard n’a pas de goût pour la flatterie. Alors ne parlons pas de lui, mais intéressons-nous cinq minutes à ce qu’il a accompli de novateur à Londres dans trois domaines : l’action consulaire, l’emploi et la cause du handicap.

Lire la suite du Discours du 27.09.2012 en hommage à Edouard Braine (fichier pdf).

Appel du 18 juin 1940 : une commémoration en l’honneur des combattants de Bir Hakeim

Devant la statue du général Charles de Gaulle, à Carlton Gardens, je crois et j’espère que mes compatriotes vivant au Royaume-Uni se sentiront toujours, génération après génération, les dépositaires légitimes et vigilants de l’esprit de résistance du peuple français et de son amour pour la liberté. « C’est parce qu’ils se sont battus hier que nous sommes libres aujourd’hui », a martelé Bernard Emié, notre ambassadeur de France.

Les cérémonies de l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le général se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année fut marquée par la célébration du 70ème anniversaire de la bataille de Bir Hakeim.

Brigitte Williams, déléguée de la Fondation de la France libre, a consacré à ce grand fait d’armes une vitrine de souvenirs dans le hall du lycée Charles de Gaulle, où la cérémonie s’est poursuivie après le dépôt de gerbe et les remises de décorations à Carlton Gardens. De plus, avec le concours de notre consul général Edouard Braine, Brigitte a organisé la diffusion à l’Institut français d’un documentaire sur Bir Hakeim, illustré de témoignages d’anciens combattants, dont la résistance héroïque au milieu du désert de Libye stupéfia Rommel et tout l’état-major de Berlin.

Pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin 1942, les volontaires des Forces françaises libres, sous les ordres du général Koenig, ont farouchement défendu une forteresse perdue dans les sables, contre les assauts furieux et répétés des troupes allemandes et italiennes. Pilonnés par l’artillerie, bombardés par des vagues de Stukas allemands, les soldats français demeureront indomptables et ils trouveront chaque fois les ressources pour repousser les attaques de la 21e Panzerdivision.

« L’adversaire se terrait dans ses trous individuels, et restait invisible. Il me fallait Bir Hakeim, le sort de mon armée en dépendait », écrira Rommel.

Ces quinze jours ont fait basculer le sort de la guerre en Afrique du Nord, puisque la résistance de Bir Hakeim a permis à la 8ème armée britannique accablée par l’ennemi de se replier, puis de se fortifier à El Alamein, à proximité d’Alexandrie. Cette nouvelle ligne de défense bloquera définitivement la progression l’Afrika Korps dans sa marche vers Le Caire et le canal de Suez.

Une fois les Britanniques en lieu sûr à El Alamein, le général Koenig entreprit le repli de ses combattants qui durent forcer de nuit leur encerclement. Sorti d’affaire, il reçut de Londres ce compliment du général de Gaulle : « Sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde, et que vous êtes son orgueil ».

Vibrant témoignage de bravoure patriotique, la vitrine dédiée à Bir Hakeim est à sa juste place au cœur du lycée français, parce que « c’est le devoir de notre école que d’éveiller, éclairer et rendre vivante notre Histoire » a parfaitement justifié Bernard Emié.

Voir le Diaporama de l’Ambassade de France

De g. à d. : Henri Schricke, contre-amiral ; Edouard Braine, consul général, Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni ; Axelle Lemaire, députée des Français de l'étranger d'Europe du Nord ; Olivier Cadic. - En arrière-plan, à droite : Alain Sibiril, consul honoraire à Plymouth, Brigitte Williams, Pdte de la Fondation de la France Libre ; Carole Rogers, Pdte Fédération des Associations Françaises de GB ; Edouard de Guitaut, Pdt de l’Association officiers et sous-officiers de réserve de GB ; Bernard Masson, Pdt de l’association de l’Ordre national du Mérite ; Olivier Renard, Pdt du Souvenir français en GB. (copyright Ambassade de France - Service de presse)

Plaidoyer pour la mobilité professionnelle et l’esprit d’entreprise

J’avais pris l’engagement de contribuer à la réduction du chômage lors de ma campagne en 2006. Dès le début de mon mandat, j’ai souhaité avoir une utilité pour mes jeunes compatriotes qui prenaient le risque de s’expatrier pour trouver un emploi. Les générations précédentes quittaient leur province pour monter à Paris. Désormais la mobilité est internationale et le monde est leur jardin.

Mon action en faveur de la mobilité professionnelle a commencé avec le « coup de pouce à l’emploi des jeunes » à Londres, organisée avec Vladimir Cordier. J’ai ensuite travaillé au soutien du réseau Eures, portail européen pour l’emploi facilitant la mobilité internationale. Du reste, la Commission européenne m’a demandé de participer à la formation de conseillers Eures à Séville, comme d’intervenir devant des centaines de jeunes aux Job Days de Bruxelles. L’Europe regorge d’opportunités pour les personnes à la recherche d’un emploi, il suffit d’utiliser Eures pour s’en rendre compte.

Gare St-Pancras à Londres

L’arrivée du consul général, Edouard Braine, à Londres a permis de pérenniser l’aide attribuée au centre Charles Péguy et la mise en lumière de ceux qu’il appelle « Les oubliés de St Pancras ». C’est pour eux que j’ai souhaité un plan Emploi, afin que notre effort ne soit plus calqué sur l’aide annuelle du ministère des Affaires étrangères, mais sur une nouvelle ambition pluri-annuelle. Dans ce cadre, nous avons pu mobiliser des entreprises privées pour financer le recrutement d’un conseiller emploi supplémentaire afin d’atteindre 1000 emplois offerts aux jeunes arrivant à Londres chaque année. Autre objectif du plan, nous avons donné corps au rêve de faire naître une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers avec le projet du métro transmanche, entre le Kent et le Calaisis.

Je souhaite la création d’un plan Emploi pour chaque pays de la circonscription, sur le modèle éprouvé au Royaume-Uni.

Mon souhait est également d’offrir une infrastructure aux jeunes qui rêvent de transformer leur projet d’entreprise en réalité tangible. J’ai moi-même réalisé ce rêve à l’âge de vingt ans. Depuis 1996, j’aide les entrepreneurs qui sont désireux de s’implanter au Royaume-Uni. Ils cherchent généralement un environnement propice à la liberté d’entreprendre, ou bien des financements ou encore ils souhaitent rayonner davantage.

Je les rencontre régulièrement grâce aux « Apéros entrepreneurs » organisés par Loïc Dumas ou au sein de divers clubs qui naissent de l’utilisation des réseaux sociaux. Ils rivalisent d’enthousiasme et d’imagination.

Pour eux, je souhaite que nous construisions un plan Start-up en réunissant les entrepreneurs les plus expérimentés, les business angels et les cercles d’entrepreneurs. Nous mettrons en avant le nombre d’entreprises et d’emplois créés grâce à cette synergie. Au final, j’ai toujours constaté que ceux qui réussissaient outre-Manche embauchaient bon nombre de compatriotes ! Cette dynamique aura valeur d’exemple pour inspirer de nouvelles règles fiscales et sociales en France.

J’ai maintenant le plaisir de vous présenter mon programme qui vise à favoriser la liberté d’entreprendre pour développer l’emploi. Les bases ont déjà été jetées au Royaume-Uni. Il n’a besoin que d’être poursuivi, amplifié et décliné vers les autres pays de la 3ème circonscription. Je le dédie à Edouard Braine, notre consul général, Bruno Deschamps, président des conseillers du commerce extérieur, Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy et Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique.

Programme pour l’emploi

– Création d’un plan Start-up
Je travaillerai à la mise en place d’un plan Start-up réunissant les acteurs économiques locaux dont la Chambre de Commerce, les conseillers du commerce extérieurs, et les clubs d’entrepreneurs pour faciliter l’implantation et le développement des entreprises françaises.

– Organisation de groupement par filière pour accroitre nos exportations.
Je favoriserai l’exportation française en organisant des groupements de PME par filière à commencer par l’agro-alimentaire et les nouvelles technologies.

– Création d’une coordination pour promouvoir les artistes français à l’étranger.
L’action des Instituts français doit accorder la priorité à la promotion commerciale de nos auteurs et de notre culture. Je demanderai aux conseillers culturels d’appuyer la création d’une coordination permettant aux artistes venant de France d’exercer leur talent dans le pays d’accueil dans les meilleures conditions.

– Création de plans Emploi dans chaque pays sous la responsabilité du consul général.
Je militerai pour que chaque consul général développe un plan autour de l’emploi pour favoriser la mobilité professionnelle. Je soutiendrai le développement du centre Charles Peguy qui œuvre pour le plus grand bonheur des jeunes qui arrivent à Londres à la recherche d’un premier emploi.

– Sécuriser l’accueil des jeunes français.
Je souhaite sécuriser l’accueil des jeunes français en créant un espace qui leur permette de trouver les structures offrant des stages professionnels à l’étranger ou des emplois à domicile tout en veillant à la qualité des opérateurs et des stages offerts.

– Créer un métro transmanche entre Calais et Ashford.
Enfin, je travaillerai à obtenir l’ouverture du métro transmanche entre Calais et Ashford… pour qu’à l’image du pont entre le Danemark et la Suède, naisse une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Le Kent et le Nord-Pas-de-Calais deviendront ainsi à terme un nouveau pôle de développement pour les affaires internationales.

Photo Flickr de f-l-e-x

Présidentielle : plaidoyer pour le vote par internet à l’étranger

Vous avez été 21.118 électeurs du Royaume-Uni, soit environ 5.800 de plus qu’en 2007, à vous déplacer pour voter au 1er tour de l’élection présidentielle.

Toutefois, soyons honnêtes, le taux de participation de 29.42% (29.8% en 2007) reste en dessous de ce que nous espérions. De nombreux électeurs sont repartis sans voter à la vue de la file d’attente à South Kensington.

Les files d’attente n’ont certes pas connu les pointes enregistrées en 2007, mais il n’est pas rare que les Français de l’étranger fassent une à deux heures de queue, en plus du temps de déplacement vers le bureau de vote. Leur devoir électoral parait bien fastidieux et sans commune mesure avec le vécu de nos compatriotes en France.

Dans ces conditions, les personnes victimes d’une erreur d’inscription ou mal orientées vivent, à juste titre, très mal la situation. De son côté, l’administration peut seulement aligner 150 agents, répartis sur 12 sites du Royaume-Uni, soit 10 fois moins qu’en France en proportion d’un même volume d’électeurs. Je souhaite leur rendre hommage et saluer également tous les bénévoles qui se sont impliqués à leurs côtés pour que le scrutin se déroule dans les meilleures conditions.

Il est important de noter que notre ministère a augmenté de 30% le nombre de bureaux de vote par rapport à 2007, un effort significatif et légitime, réclamé par le consulat, puisque nous avions enregistré 30% d’inscrits supplémentaires sur la liste électorale.

Les nouveaux bureaux de vote de Kentish Town, Ashford, Chesterfield et Liverpool ont entrainé un redécoupage de cette liste. Du coup, certains électeurs se retrouvent géographiquement plus proches de leur bureau de vote,  mais néanmoins plus loin si on mesure le temps de transport en commun. J’avais signalé ce point dès 2011. L’administration avait justifié cette solution pour désengorger coûte que coûte le site de Charles de Gaulle.

Je remercie ceux d’entre vous qui m’ont adressé leurs commentaires dont vous trouverez une sélection ci-jointe (lire : Commentaires adressés à O Cadic, suite au vote du 1er tour PR 2012 – fichier pdf). Vos remarques ont toutes nourri une réflexion ouverte et continue voulue par Edouard Braine, notre consul général à Londres, afin d’améliorer l’organisation du second tour, le 6 mai prochain (lire aussi : « Vos commentaires relatifs aux nouveaux bureaux de vote » du 18 avril 2012).

« La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent », disait Einstein. Il serait illusoire de demander à notre pays de consentir les efforts financiers et humains pour offrir une logistique à la hauteur du besoin exprimé par notre communauté au Royaume-Uni.

Une seule solution se profile pour rapprocher l’urne au domicile de l’électeur : le vote par internet dans le cadre de l’élection présidentielle à l’étranger. Précisons que cette évolution nécessite une modification de la Constitution si elle devait être réservée aux seuls Français de l’étranger.

Afin d’y parvenir, si je suis élu à l’Assemblée nationale, je proposerais à tous les députés et sénateurs représentant les Français établis hors de France, toutes tendances confondues, une alliance pour obtenir cette nouvelle avancée démocratique.

Vincent de Rivaz honoré par les Britanniques pour son management d’EDF Energy

C’est une distinction fort prisée qui échoit à Vincent de Rivaz, fait commandeur de l’Empire Britannique au nom de Sa Majesté la Reine, en reconnaissance de son action au sein d’EDF Energy, dont il est le directeur général.

Ce titre récompense une organisation éminente des industries du gaz et de l’électricité au bénéfice de tout le Royaume-Uni, « le plus gros chantier d’avenir pour nos relations complexes avec nos amis », commente notre consul général, Edouard Braine, en considérant qu’il s’agit d’un « signal qui intervient au meilleur moment » et en espérant qu’il sera « compris au sud du british Channel » (lire aussi : « La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements » du 27 février 2012).

Les autorités britanniques font mention de la « transformation remarquable d’EDF Energy » depuis que Vincent de Rivaz est arrivé au Royaume-Uni en 2002, préfigurant la prise de contrôle de British Energy en 2009, pour créer le premier producteur d’électricité à faible émission de carbone du Royaume-Uni. Le directeur français est salué pour assumer la « renaissance » de l’industrie nucléaire au sein d’une économie désormais préoccupée de développement durable et solidaire. EDF Energy s’est distingué en offrant un tarif social aux clients les plus faibles économiquement.

Cet ensemble d’engagements environnementaux et sociaux font d’EDF Energy « le partenaire développement durable » des prochains Jeux Olympiques et paralympiques.

J’adresse à Vincent de Rivaz mes plus cordiales et admiratives salutations.

A noter que sa distinction coïncide avec la nomination de Théodore Zeldin au titre de commandeur de la Légion d’Honneur que je félicite chaleureusement (lire aussi : « Conférence UFE Corporate (3) : Théodore Zeldin, l’Anglais qui adore la France » du 26 octobre 2011).

Crédit photo This is Money

Vos commentaires relatifs aux nouveaux bureaux de vote

Les déclarations des candidats à la présidentielle et les bulletins de vote viennent de vous parvenir par courrier.

Des efforts ont été accomplis avec l’ouverture de plusieurs bureaux de vote supplémentaires afin de rapprocher l’urne de l’électeur. C’est un progrès pour beaucoup d’électeurs. A l’inverse, certains notent qu’il est parfois plus rapide de se rendre à Londres que d’aller au bureau de vote choisi selon des considérations géographiques… Cela me vaut parfois des courriels assez sévères. J’avais soulevé ce phénomène lors des discussions sur la localisation des bureaux de vote, organisées par Edouard Braine, notre consul général.

Afin de ne pas réitérer l’engorgement du lycée Charles de Gaulle observé en 2007 (2 à 3 heures d’attente) qui avait suscité un net mécontentement, l’administration a préféré s’en tenir à un strict découpage géographique. Vos réactions et commentaires sur le nouveau dispositif seront les bienvenus (voir la liste des bureaux dans l’article : « Faites de nécessité vertu, votez ! » du 11 avril 2012).

Vous pouvez signifier à l’administration vos remarques et suggestions, tout comme vos compliments, à cette adresse : ecrire.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
et je vous serais reconnaissant de me mettre copie : o.cadic@assemblee-afe.fr.

Avec votre concours, je suis persuadé que cette nouvelle expérience électorale nous permettra dans le futur d’améliorer encore notre organisation et d’étoffer la participation.

Je voudrais remercier l’équipe « Elections » réunie autour de nos consuls généraux, Edouard Braine à Londres et Pierre-Alain Coffinier à Edimbourg, dont je salue l’énergie inlassable dans la préparation de ces prochains scrutins.

Photo Flickr de Tonio Vega

Faites de nécessité vertu, votez !

A chaque élection, il y a un sujet sur lequel tous les candidats s’accordent à l’unisson : lutter contre l’abstention.

Quel que soit votre décision, vous aurez accompli un acte primordial pour la République. La République n’existe pas sans le vote libre et démocratique ! Et ce système politique est loin d’être dominant dans notre monde : chaque jour des gens continuent de perdre leur vie pour avoir, enfin, le droit de choisir leur dirigeant.

De plus, notre pays est l’une des rares démocraties à offrir à ses citoyens expatriés la possibilité de participer aux choix essentiels de la vie de la Nation. « Il s’agit, pour nous, de nous en montrer dignes », déclare notre consul, Edouard Braine dans la lettre d’information consulaire d’avril.

Mobilisés depuis des mois, les consulats auront fait, pour leur part, leur devoir pour recueillir les suffrages des électeurs inscrits à l’étranger. Le nombre de bureaux de vote a été doublé par rapport à 2007 en Grande-Bretagne et on pourra désormais se prononcer également par internet ou par correspondance dans le cadre des législatives, dès lors « le taux d’abstention lors des prochains scrutins mesurera objectivement notre civisme », en déduit notre consul. D’autant qu’Olivier Tulliez, consul adjoint, conduisant une équipe efficace et endurante a fait une chasse méticuleuse aux électeurs fantômes. Ces inscrits sur les listes ne pouvant plus voter puisqu’ils avaient quitté la Grande Bretagne, risquaient d’impacter négativement le taux d’abstention, de par leur grand nombre.

Outre-Manche, on se montre positif. Le fait que 16.650 personnes se soient inscrites en 2011 sur la liste électorale consulaire laisse clairement supposer que Français se feront un devoir de voter bien plus qu’à l’accoutumée (lire : « En cinq ans, le nombre d’électeurs inscrits a bondi de 30% à l’étranger ! » du 23 mars 2012).

Informations pratiques :

En 2012, vous êtes appelés à voter aux dates suivantes :
– L’élection présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai
– Les législatives se dérouleront le 3 juin (et non pas le 10 comme en France) et le 17  juin. (pour la première fois, 11 députés issus de 11 circonscriptions représenteront les Français établis hors de France à l’Assemblée nationale)

En 2012, 27 bureaux de vote, répartis sur 10 sites, seront à votre disposition : (voir les centres de votes sur Google Maps) :
– 3 sites à Londres : 13 bureaux au Lycée Charles de Gaulle (South Kensington), 6 bureaux au Collège français bilingue de Londres (Kentish Town) et un bureau au Consulat général.
– 7 sites de vote hors Londres : Ashford, Belfast, Birmingham, Bristol, Chesterfield, Leeds et Liverpool.
– En Ecosse, les Français pourront voter à Edimbourg, Glasgow et Aberdeen (voir les adresses des bureaux de vote sur le site de l’ambassade).

Pour toute information sur les modalités de vote ou l’actualisation de vos données en ligne, consultez le site : monconsulat.fr

Véronique Revington anime un service de recrutement novateur à la Chambre de commerce

Véronique Revington

Le consulat le regrette bien, mais Véronique Revington va poursuivre ailleurs son action en faveur de la communauté française, cette fois dans le cadre d’une mission assez innovante au sein de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne, vénérable institution londonienne née en 1883.

La directrice de la Chambre, Florence Gomez, en rêvait, elle l’a fait ! Forte de son expérience réussie en Chine en faveur de la création d’emploi, Florence a trouvé en Véronique la personnalité adéquate et les compétences marquées en ressources humaines pour lui confier la création d’un service de recrutement au bénéfice des 600 entreprises membres de la Chambre.

Les candidats et les recruteurs sont d’ores et déjà les bienvenus sur le site www.ccfgb.co.uk/recruitment, pour étoffer la base de données de leurs CV et annonces. Première nouveauté, les petites entreprises pourront confier l’intégralité du processus de recrutement à la Chambre qui capitalise ainsi sur sa connaissance des métiers, de la culture et des besoins de ses membres.

Une autre innovation significative s’inscrit dans le rapport de confiance particulier qui unit la CCI et les entreprises : le service « Spouse Mission« . Dans l’excellent article de Caroline Imbert paru dans l’Echo, Véronique Revington exprime son intérêt pour celles et ceux qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint en Grande-Bretagne, souvent en cas de mutation professionnelle (lien vers l’Echo, numéro de avril/mai 2012).

Durant la période d’installation de la famille, il faut bien s’organiser en partant de zéro et apprendre  comment fonctionne la société anglaise. Alors, souvent, l’un des conjoint se « sacrifie »,  d’autant s’il y a des enfants dans l’aventure. Aujourd’hui, Véronique Revington leur propose de recoller aux wagons de l’épanouissement professionnel avec la Spouse Mission, ce « service socialement responsable ». Il s’agit d’une forme de coaching pour d’abord reprendre confiance en soi, puis préparer le CV et les entretiens d’embauche. Enfin, les candidats vont intégrer le monde du travail en commençant généralement par des missions souples et ponctuelles (temps partiel, télétravail…) et au sein d’entreprises qui recherchent des francophones. En effet, « avec la Spouse Mission, résume Véronique dans l’Echo, nous voulons porter un regard nouveau sur l’emploi tout en répondant à une attente des entreprises et à un besoin fort au sein de la communauté française ».

Je ne doute pas un instant de la réussite de Véronique dans ces nouvelles attributions, pas plus que notre consul, Edouard Braine, qui l’avait embauchée il y a un an exactement pour concrétiser les actions du plan Emploi (lire : « Véronique Revington va incarner le plan Emploi » du 19 mars 2011).

La priorité était de pérenniser l’action du centre Charles Péguy en recherchant des financements privés. Véronique s’est donc attelée à prospecter les entreprises avec un succès qui a permis de couvrir le coût de l’embauche d’un conseiller en recrutement supplémentaire.

Véronique s’est aussi illustrée auprès de nos jeunes compatriotes en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales du consulat. Mission toute légitime puisqu’elle était rémunérée sur des crédits de vacation du consulat consacrés à la préparation des élections de 2012.

En dépit d’une activité soutenue, Véronique anime une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres». Un petit fait qui en dit long, je trouve, sur sa personnalité.