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CSG sur les revenus immobiliers des non-résidents : la Commission examine la conformité du dispositif

En octobre dernier, je regrettais la décision du gouvernement de maintenir son prélèvement social (CSG) de 15,5 % sur les revenus immobiliers des non-résidents (à effet rétroactif au 1er janvier 2112). Lire : “Le gouvernement fait de l’optimisation fiscale sur le dos des Français de l’étranger” du 01 août 2012.

En effet, ces Français expatriés ne bénéficient pas de la protection sociale française et il n’est donc pas légitime de les astreindre à ce prélèvement.

Claudine Schmid, députée UMP des Français de l’étranger de la 6ème circonscription (Suisse), a pris l’initiative d’interroger la Commission européenne sur le bien-fondé de l’imposition des prélèvements sociaux CSG-CRDS sur les revenus non-résidents.

La réponse de la Commission nous est parvenue : Lettre de la représentation de la Commission du 19 juin 2013 (fichier pdf).

A la lecture du document, nous retenons d’abord que de “nombreuses plaintes” ont été adressées à la Commission à ce sujet, et ensuite que cet organisme s’est déjà penché sur la question. Où en sommes-nous ? Avant de décider “l’ouverture ou non d’une procédure d’infraction”, la Commission étudie, en ce moment même, la réponse des autorités françaises à ses interrogations.

Nous sommes reconnaissants à Claudine Schmid de défendre les non résidents au nom de l’équité et de nous informer de l’évolution de la situation.

Photo Flickr de Wendell

Création d’une fédération des écoles Flam au Royaume-Uni

A l’Institut français, les participants partagent leurs bonnes pratiques, lors des premières Rencontres des écoles Flam du Royaume-Uni, le 16 juin 2013

La décision de créer une fédération des écoles Flam est prise ! L’idée a été consacrée dans les salons de l’institut français de Londres, le 16 juin dernier, lors des premières Rencontres Flam. Les nombreux bénévoles présents qui se dévouent pour faire vivre ces “petites écoles du samedi”, retiendront que c’était un dimanche et le jour de la fête des pères !

Il faut féliciter Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, pour avoir pris l’initiative de cette grande journée pédagogique. Son organisation fut sans faille. Le contenu fut riche d’intérêt pour tous les participants.

La journée du 16 juin 2013 est historique. Elle a permis de créer une structure fédérant les associations Flam du Royaume-Uni. En présentant son projet de comité d’organisation des écoles FLAM, Yves a clairement exprimé le souhait que les associations puissent prendre en main leur propre développement et ne soient plus dépendantes d’une structure administrative. L’attaché de coopération a suscité l’adhésion et la reconnaissance générale !

Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, entouré de candidats pour créer une charity qui fédèrera les associations Flam du RU

Quant au planning de la journée, la matinée fut animée par Adeline Douard pour favoriser l’échange d’expériences entre les écoles. Au cours de l’après-midi, divers intervenants ont présenté leur méthodologie avec cet impératif commun de donner aux enfants le plaisir d’apprendre et d’éveiller l’envie de progresser.

Axelle Oxborrow a présenté le diplôme d’études en langue française (DELF Prim) qui récompense le travail des enfants par un diplôme ; Emmanuelle Fournier-Kelly (Maskarade Languages) a expliqué l’intérêt de faire parler les enfants en les amusant ; Tania Czajka (Le Petit Monde) a fait une démonstration pédagogique avec une marionnette ; Anne-Laure Cano (Catfish) a exposé son matériel pédagogique pour les enfants de 5 à 11 ans ; enfin, Gabrielle Gazi (Hachette Education) a détaillé une méthode baptisée “Les Loustics”.

La pyramide d’apprentissage illustre l’objectif de Maskarade : faire parler les enfants en s’amusant puisque que 70% se souviendront de ce qu’ils ont dit.

La journée s’est achevée autour de trois tables rondes, animées par des responsables d’école chevronnées, portant sur ces trois sujets : la gestion d’une école FLAM (Aline McDermott, La Petite Ecole Française d’Elmbridge), celui des programmes éducatifs (Joëlle Simpson, de la Petite Ecole d’Ealing) et, pour finir, celui de la création et de l’animation de l’équipe pédagogique (Hasina Harris, de La Marelle et de l’Ecole Tricolore).

L’assistance étant enchantée et la seule présence de tous ces bénévoles qui mettent tout leur coeur au service de la culture française était émouvant. J’ai voulu en féliciter individuellement le plus possible ! Pour certains parents, ces “petites écoles” sont le seul espace où leurs enfants peuvent pratiquer notre langue.

Dans mon discours, j’ai rappelé les raisons qui avaient conduit Michel Monsauret et moi-même à créer l’objectif n°3 du plan Ecole, dédié au programme Flam. C’était en 2008 et nous voulions mettre en commun diverses expériences pour construire le premier maillon d’un réseau d’écoles bilingues. Résultat, nous sommes passés en 5 ans de 12 à 46 écoles de ce type au Royaume-Uni, ce qui place notre communauté au 1er rang dans le monde !

En démonstration, Tania Czajka, marionnettiste et directrice de la compagnie Le Petit Monde, associe le plaisir et l’éducation

A propos des écoles bilingues, Hasina Harris (La Marelle à Dartford, Ecole tricolore de Bromley) démontre que l’ objectif n°3 participe pleinement à l’atteinte de l’objectif n°2 du plan Ecole avec l’ouverture prochaine de l’école de Bromley Bilingual Primary School.

J’ai également souligné que cette fédération, sous forme juridique de Charity, permettra à l’Administration, représentée par Yves Letournel, de se concentrer sur un rôle de facilitateur.

De leur côté, les représentants des petites écoles FLAM deviennent les véritables leaders de l’objectif 3 du plan Ecole. Ils peuvent organiser leurs réunions et mutualiser les ressources necessaires à leur développement. Pour ma part, je vais agir pour leur permettre de contrôler eux-mêmes les attributions de subventions publiques aux associations Flam. Cet impératif de transparence évitera aux associations de devenir les otages de parlementaires qui chercheraient à les instrumentaliser politiquement ou les assujettir moralement en contrepartie d’aides publiques complémentaires et discrétionnaires.

Je poursuis ainsi mon engagement à les aider sur la voie du libre développement, au sein d’un réseau solidaire et indépendant !

Jean Arthuis veut réveiller l’Europe

J’ai participé au conseil national de l’UDI, ce samedi, qui a adopté dix décisions d’urgence pour combattre la crise en France. La première vise à relancer la croissance et l’emploi.

«Nous voulons une Europe de la croissance, car c’est l’Europe du plein emploi !», nous a déclaré Jean Arthuis, lors de ce conseil.

“Au moment où l’Europe est consacrée par le prix Nobel pour la paix établie sur le continent, l’Europe est le maillon faible de l’économie mondiale. Paradoxe!” déclare le vice-président de l’UDI en introduction.
A l’heure où les partisans des égoïsmes nationaux font valoir avec force leurs propositions démagogiques, beaucoup s’interrogent sur la destinée de l’Union européenne. Jean Arthuis, en charge du projet européen pour l’UDI, nous a proposé une vision pour l’Europe qui aurait plu à ses pères fondateurs.

Il a d’abord rappelé les principes sur lesquels cette Union a été construite, entrainant la nécessité d’une monnaie commune pour mettre un terme à l’instabilité monétaire qui brisait l’emploi.

Jean Arthuis constate que c’est l’absence de gouvernance de la zone euro qui a provoqué les errements budgétaires des pays membres de l’Union Européenne et les effets dont l’Europe souffre actuellement. Il trace une voie: “le cercle de l’euro devrait être le noyau de cristallisation du fédéralisme”. Seule l’Europe peut tenir tête aux Etats-Unis et à la Chine. L’affaire des panneaux photovoltaïques chinois vient justement de révéler publiquement nos dissensions à l’heure où l’Europe a tant besoin d’une politique commerciale favorisant l’emploi. Et pas seulement, “nous avons besoin d’harmoniser nos fiscalités, plaide-t-il, d’harmoniser notre politique environnementale, nos dispositions sociales et nos prélèvements obligatoires”.

En conclusion et clairement, Jean Arthuis prône une orientation de l’Europe vers une intégration politique pour la zone euro. Un second cercle réunissant les 27 pays de l’Union Européenne.

Je vous suggère de regarder cette vidéo de 4 minutes consacrée à l’intervention de Jean Arthuis, au Conseil national de l’UDI du 15/06/2013 au CNIT La défense :

La City de Londres, exemple de succès d’immigration qualifiée

L’immigration professionnelle et étudiante en France a fait l’objet d’un récent débat parlementaire au sénat les 24 avril et 29 mai derniers. Ce débat préfigure un projet de loi sur l’immigration prévu en juillet prochain.

David Blanc

David Blanc, associé chez Vestra Wealth LLP, vice-président de l’UFE GB (Union des Français de l’étranger) et membre du Cercle d’outre-Manche, a publié cette semaine un billet dans Les échos qui reprend le thème du dernier ouvrage du Cercle : “Immigration et Travail : Quelques bonnes pratiques à intégrer”. Le Cercle d’Outre Manche est un groupe de réflexion qui rassemble des dirigeants français de groupes internationaux opérant au Royaume-Uni et en France. Il a pour objectif de mettre en avant les meilleures pratiques des deux pays.

Dans cet article intitulé “Un exemple de succès d’immigration qualifiée : la City de Londres”, David nous éclaire sur les bonnes pratiques qui valorisent l’apport d’une immigration qualifiée à une économie. Je vous invite à lire ce texte passionnant consacré à l’histoire de la City de Londres qui repose sur une addition continue de talents rares, souvent venus d’ailleurs…

« Il est utile de rappeler que l’immigration contribue à la prospérité économique d’un pays et c’est une nécessité pour un pays vieillissant, mais il est important de s’accorder sur le fait qu’elle doit être gérée de manière à augmenter les richesses.

Certains pays, comme le Royaume-Uni, ont fait le choix d’une immigration professionnelle qualifiée et ciblée dont l’objectif premier est l’intégration économique au sein de la société. La City de Londres en est une illustration.

Depuis le Moyen Âge, la City, qui n’était à l’origine qu’un vaste marché de poissons et de viandes, n’a jamais cessé d’attirer – et de retenir – les étrangers. Si l’on sait aujourd’hui qu’il s’agit du plus grand centre financier au monde, on oublie trop souvent qu’il s’est bâti grâce des flux d’immigration considérables. » Lire la suite sur le site Le Cercle – Les Echos

Rappelons que David Blanc était intervenu lors d’une table ronde consacrée au financement des entreprises, au cours de la conférence UFE Corporate du 20 octobre 2011, à Ashford (lire : “Conférence UFE Corporate (7) : Tout incite à financer les PME au Royaume-Uni” du 01 décembre 2011).

Le programme de la commémoration du 18 juin

J’invite tous les Français de Londres à se joindre aux associations françaises établies en Grande-Bretagne pour célébrer l’Appel du 18 juin 1940. Cette année encore nous aurons rendez-vous à Carlton Gardens, avant de nous rendre au lycée Charles de Gaulle, puis à l’Institut français, après une courte halte au Bistrot Couture.

10h45-11h45 : Hommage devant la statue du Général de Gaulle

Cérémonie à Carlton Gardens, St James, SW1, organisée par la mission de Défense de l’Ambassade de France. Bernard Masson, Président de la section britannique de l’association des membres de l’ordre national du mérite de France, lira l’appel du 18 juin.

12h15-12h30 : Dévoilement de la vitrine dédiée aux “Pilotes Français Libres” au Lycée Charles de Gaulle, 35 Cromwell Road, South Kensington, organisé par les associations patriotiques du “Devoir de Mémoire”.

13h00-14h00 : Cocktail / Buffet offert par notre consul au “Bistrot Couture” de l’Institut français aux représentants des associations françaises de Grande-Bretagne.

14h30 : Présentation et projection de  “In Search of René Mouchotte” au Cinéma de l’Institut,17 Queensberry Place.
Le film de la BBC réalisé Jan Leeming raconte l’histoire de René Mouchotte, pilote de chasse et héros de guerre qui a rejoint le général de Gaulle dès juin 1940. Accueilli par la RAF il s’est illustré dans les combats aériens aux côtés de ses camarades britanniques et français. Il a commandé l’escadrille “Alsace” en 1943 jusqu’à sa disparition en aôut de la même année.
Ian Reed, directeur du musée de York, viendra nous parler des bombardiers lourds stationnés à Elvington.

J’espère avoir le plaisir de revoir beaucoup d’entre-vous, mardi prochain, dans le cadre de ce programme qui nous réservera quelques belles découvertes.

Photo Flickr de Ed Uthman

Un premier parlementaire UDI élu par les Français de l’étranger

Toutes mes félicitations à Meyer Habib, candidat UDI victorieux à la législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger (Chypre, Grèce, Italie, Israël, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et Turquie). Il l’emporte largement (53,38%) sur la candidate UMP, Valérie Hoffenberg.

Meyer Habib

Le candidat de l’UDI, Union des démocrates et indépendants, a su rassembler largement après avoir éliminé le candidat PS au premier tour. Son ancrage local semble avoir été décisif. Souhaitons que cette leçon soit retenue à l’avenir par les état-majors parisiens dans le choix de leurs candidats.

Par ailleurs, dans la 1ere circonscription, chez les Français d’Amérique du nord (Canada, Etats-Unis), la revanche éclatante de Fréderic Lefebvre, candidat UMP, avec 53.72% des voix sur le candidat PS est aussi une excellente nouvelle. L’opposition s’est rassemblée grâce au soutien sans faille de Damien Regnart, élu AFE des Etats-Unis, et de Louis Giscard d’Estaing (UDI).

Ces résultats démontrent que le gouvernement n’est plus suivi par les électeurs. La majorité PS au parlement s’érode à la faveur de chaque scrutin partiel. J’espère que le gouvernement prendra en compte ces désaveux successifs et changera sa ligne politique.

Découvrir tous les détails des résultats sur le site France Diplomatie

L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque

La salle de lecture Art déco de l’Institut est la plus grande bibliothèque française à l’étranger

Pour les Londoniens, le bâtiment de l’Institut français situé à South Kensington est un point familier de leur décor, un repère visuel à l’architecture pittoresque, un témoignage illustre de l’Art déco, un coin de France vibrionnant de pratiques culturelles (lire : “Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film” du 06 septembre 2012).

La médiathèque de l’Institut, qui abrite la superbe salle de lecture Art déco datant de 1939, a besoin de faire une cure de jouvence. Je me joins à Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, pour en appeler à votre soutien financier.

Le 22 mai dernier, j’étais à ses côtés pour soutenir la démarche de collecte de fonds au cours d’une soirée de présentation du projet de rénovation auprès des grands donateurs traditionnels de l’Institut. Pour notre grand plaisir, le comédien Christian Clavier était de la partie.

Christian Clavier et Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, lors de la soirée de présentation du projet de rénovation du 22 mai 2013

L’institut est déjà parvenu à lever £200,000 grâce au Trust des Amis de l’Institut français, ainsi qu’aux dons des particuliers, entreprises et fondations. C’est notable et encourageant, mais nous n’en sommes qu’à mi-parcours puisqu’il manque environ £200,000 pour lancer à l’automne prochain la rénovation de locaux d’exception, patrimoine classé.

Les travaux devraient s’articuler en trois étapes, sur la période 2013-2015 :
– Restitution de l’architecture Art déco d’origine à la salle de lecture (parquets, vitraux, boiseries)
– Création d’un deuxième niveau dans la bibliothèque pour enfants
– Création d’un “pôle étude et création”, espace dédié au cinéma, à la musique et à l’apprentissage du français
Par ailleurs, toute la médiathèque sera équipée des dernières technologies : matériel audiovisuel, tableaux blancs interactifs, tablettes aux contenus préchargés…
Pour plus d’information, lire “IFRU – Renovation de la Mediatheque DEF” (fichier pdf) ou vous rendre sur le site sur la page Rénovation.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Tous ceux qui souhaitent aider l’Institut Français à mener à bien cette rénovation sont les bienvenus. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive

La MFE publie les résultats de l’enquête 2013 sur les Français expatriés

Je vous avais incité, il y a quelques mois, à participer à la quatrième édition de l’enquête de la Maison des Français de l’étranger (MFE) qui a permis de recueillir le témoignage de près de 9.000 Français expatriés !

Les résultats de l’enquête sont désormais accessibles à tous : Enquete expatriation 2013 (fichier pdf).

Rappelons qu’il y a plus de deux millions de Français hors frontière. Au 30 avril 2013, on comptabilisait 1.610.000 de nos concitoyens inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France. Le complément vient de l’estimation des postes consulaires qui signalent quelque 500 000 Français « non inscrits »

Les informations fournies par l’enquête sont précieuses pour l’Administration parce qu’elles lui permettent de cerner l’évolution des besoins des expatriés dans le but de mieux calibrer l’offre des consulats en termes d’accueil et de traitement des demandes. En effet, la population française établie à l’étranger a progressé sur un rythme annuel de 3 % à 4 %, ces dix dernières, nous apprend aussi l’étude.

Pour les consulats, cette croissance a signifié un afflux de nouveaux inscrits oscillant entre 100.000 et 115.000 Français chaque année. L’administration a donc dû gérer ce flot de nouvelles sollicitations puisqu’une large majorité d’expatriés s’est déjà adressée à l’administration consulaire. Le premier sujet de contentement porte sur la qualité de service : une majorité des usagers se déclare satisfaite des services rendus. La proximité est l’autre atout de l’administration, l’étude soulignant, à juste titre, “la densité exceptionnelle du réseau consulaire français” (au total plus de 230 postes consulaires, et plus de 500 agences consulaires).

Je vous laisse le plaisir de découvrir les résultats détaillés de l’enquête concernant le profil des expatriés, leurs motivations ou encore leurs destinations.

On retiendra que le principal motif de l’expatriation est le travail. L’expatriation est en effet de nature professionnelle dans plus d’un cas sur deux, “ce qui n’exclut pas le désir d’enrichissement culturel”, commente l’étude. Une fois sur place, près de 8 expatriés sur 10 travaillent … et gagnent pour plus de la moitié (57 %) plus de 30.000 € nets par an. Sur un plan familial, ajoutons que les conjoints des expatriés sont souvent actifs et que plus de la moitié des expatriés interrogés (59 %) a au moins un enfant.

A propos des zones d’expatriation, l’Europe occidentale est la première destination des expatriés, suivie par la région Afrique francophone, puis par l’Asie-Océanie en troisième position.

On ne peut que se féliciter de pouvoir disposer d’un tel outil grâce à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, dont dépend la MFE qui, rappelons-le, a pour mission d’informer tous les Français envisageant de partir vivre ou travailler à l’étranger (Lien vers les résultats de l’enquête sur le site de la MFE).

Photo Flickr de Stuart Boreham

Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues !

C’est parti ! Depuis le 22 mai dernier, une équipe travaille sur l’enseignement bilingue. Lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole de novembre dernier, j’ai demandé la constitution d’une équipe dédiée à l’objectif 2 du plan Ecole, tel qu’il a été défini en 2007 : doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. C’est chose faite et je suis persuadé que nous allons réaliser un grand bond en avant !

Si l’objectif n°1 du plan Ecole s’attache à démultiplier le nombre de places disponibles dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, cette orientation ne suffira jamais à combler une demande exponentielle et disséminée. Rappelons que les 2/3 des jeunes français de Grande Bretagne fréquentent des écoles britanniques (lire : “Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ?” du 10 mai 201).

Un enseignement bilingue offre à nos compatriotes durablement installés au Royaume-Uni “une solution intégrée au système scolaire britannique” (lire : PlanEcole19juin2008 – Ambassade de France). Nous avons estimé que l’enjeu consisterait à créer des classes bilingues dans 10 nouveaux établissements, chaque année, au Royaume-Uni. Outre l’intérêt marqué des parents, nous pouvons compter sur un réel engouement des Britanniques pour développer cette offre, d’autant que nous proposons de les accompagner (formation des enseignants, adaptation du système de notation…).

Les parents d’élèves s’investissent pleinement en faveur de l’enseignement bilingue (g. à d.) : Olivier Cadic, Nathalie Jandoucy, Elisabeth Fontanille, Marilyn Bergère et Bénédicte Yue

Pour avancer sur l’objectif, une équipe a donc été réunie par les soins de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, et Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France. La première action décidée a été de recenser les établissements qui offrent un cursus bilingue français-anglais au Royaume-Uni, afin de nous permettre de mesurer l’évolution par rapport à la carte originale de 2008 établie par Michel Monsauret, notre ancien conseiller culturel adjoint. A l’époque, nous comptions déjà une cinquantaine d’établissements de ce type. Un groupe de travail a été constitué afin de mettre à jour cette liste et d’établir un tableau de bord de suivi de l’offre bilingue sur le territoire britannique.

Bénédicte Yue, Parent Governor à Culham, nous indique que, dans le cadre des travaux visant à rendre obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère dès 7 ans dans les écoles d’Etat anglaises, une consultation menée par le Department of Education en juillet 2012 laisse apparaître que le français est le “most popular choice” (70%), recueillant le double des suffrages par rapport à l’espagnol (34%) et devançant nettement l’allemand (20%). Lire “KS2 consultation published report” (page 4 – fichier pdf).

Un second groupe de travail a été constitué dans la foulée pour fabriquer un “kit d’information” à l’attention de ceux qui postulent à la création d’une Free School bilingue. Rompues au montage du dossier, Bénédicte Yue (Europa School Culham) et Nathalie Jandoucy (International Academy of Greenwich) mettront au profit de tous leur expérience cumulée : recherche immobilière, relation avec les autorités locales, financements, mais aussi recherche des prestataires… Ce concept de Free-School bilingue a déjà vu le jour en 2012 grâce à l’École européenne de Culham, près d’Oxford (lire Lire aussi : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012). Une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes à Greenwitch à la rentrée prochaine (lire : “Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School »” du 28 novembre 2012).

Chaque groupe de travail se réunira régulièrement autour de Laurent Batut et Yves Letournel pour faire le point.

J’ai une affection particulère pour cet objectif n°2 du plan Ecole qui conjugue le double avantage de répondre à l’attente des familles éloignées de Londres ou qui ne peuvent financer les frais de scolarité demandés par les écoles françaises et de favoriser le rayonnement de la langue française. Cerise sur le gateau, ce développement épargne le contribuable français !

Premières Rencontres des écoles FLAM, dimanche 16 juin à Londres

Ce sera une grande première et une journée passionnante en perspective pour toutes les personnes impliquées dans un programme Flam (Français langue maternelle) et, a fortiori, pour les membres des équipes pédagogiques.

Je vous invite à venir mettre en commun vos problématiques et vos ressources, dans ce cadre :

Premières Rencontres des Ecoles FLAM
Dimanche 16 juin 2013, de 10h00 à 18h00
dans les salons de l’Institut français à Londres

Le thème retenu cette année est le suivant : les défis des écoles FLAM. Les parents d’élèves qui ambitionnent d’ouvrir une de ces “petites écoles du samedi” ont tout intérêt à venir entendre ceux qui les ont précédés dans cette voie.

Divers ateliers et animations vous seront proposés au long de la journée qui se conclura par une table ronde. Enfin, cette session se poursuivra autour d’un buffet, permettant de nous retrouver ou de faire connaissance.

“Cette journée est une première en son genre car elle vous convie à partager vos expériences Flam, pédagogiques avant tout, mais pas exclusivement” nuance Yves Letournel, attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France, et l’instigateur de ces “rencontres”.

Je partage avec Yves Letournel l’idée qu’il faut donner la parole à l’expérience. Chaque école Flam témoigne de sa spécificité et de sa propre ingéniosité pour dépasser les difficultés. Je me réjouis de l’esprit d’initiative des parents d’élèves du Royaume-Uni qui ont déjà créé une cinquantaine d’écoles, rassemblant 3000 jeunes élèves au service du rayonnement de la langue et de la culture françaises (lire : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011).

Ce développement vigoureux s’inscrit dans le cadre du troisième objectif du plan Ecole, né en 2008, et il s’accompagne du travail de terrain de vos élus et de l’Administration que vous aurez l’occasion de rencontrer le 16 juin prochain.

Fort de ce soutien qui ne saurait être remis en cause, nous souhaitons néanmoins avec Yves Letournel que ces rencontres soient le prélude d’une prise en main de ce genre d’événement par les écoles Flam, elles-mêmes. On peut imaginer dès à présent la création d’un comité d’organisation des Rencontres Flam 2014. “Il faut que ces écoles coordonnent leurs efforts et mutualisent leurs ressources”, justifie Yves.

Qu’en pensez-vous ? Et si nous en parlions le 16 juin ?

Inscriptions – attention le nombre de place est limité ! –
Merci de laisser vos coordonnées et de préciser si vous participerez au buffet
Le programme détaillé vous parviendra dès qu’il sera finalisé
Adresse : yves.letournel@diplomatie.gouv.fr

Photo Flickr de Blue Funnies

L’héroïne de Woolwich

J’ai écrit jeudi dernier à Ingrid Loyau-Kennett, une mère de famille française établie au Royaume-Uni, pour saluer son courage et son sang froid.

Son acte héroïque fait la fierté de notre communauté.

Présente sur le lieu de l’attentat au sud-est de Londres, Ingrid Loyau-Kennett s’est d’abord approchée de la victime au sol pour tenter de lui prendre son pouls. Puis, elle s’est dirigée vers l’un des meurtriers pour dialoguer. “J’ai pensé qu’il valait mieux que les armes soient pointées sur une seule personne et non sur le reste des passants et des enfants qui commençaient à sortir des écoles”, a-t-elle expliqué. Lire : “Ingrid Loyau-Kennett, la femme qui a défié les tueurs islamistes du soldat égorgé à Londres” – Direct matin du 23 mai 2013

Nous sommes solidaires de la peine des Britanniques et témoignons toute notre compassion aux proches de la victime, le soldat Lee Rigby.
Photo : Inside Croydon

Coup de chapeau à Avenue des Ecoles pour sa synthèse consacrée à la réunion du plan Ecole de l’UFE GB

Le site Avenue des Ecoles, dédié à l’éducation à Londres, vient de publier un remarquable compte-rendu de la réunion annuelle de l’UFE GB consacrée au plan Ecole.

Un grand merci à Sabine Cros et Anne Bioche, co-fondatrices du site pour la qualité de leur information. Je vous recommande de visiter leur site et de vous abonner à leur lettre d’information, si ce n’est déjà fait.

Lire le rapport : “Français de Londres, informez vous“.

Photo Flickr de Olivier Bacquet

Soutenez le « Primary French Project » pour favoriser l’apprentissage du français au Royaume-Uni dès l’âge de 7 ans

J’ai le grand plaisir de vous annoncer le lancement du “Primary French Project Partnership”, un accord de coopération en faveur de l’apprentissage de la langue française dans les écoles primaires britanniques, impliquant trois organismes : l’Institut français du Royaume Uni, l’Association for Language Learning (ALL) et le Network for Languages.

Ces trois partenaires vont travailler dans la perspective du 1er septembre 2014, jour où une langue étrangère deviendra obligatoire dès l’âge de 7 ans dans l’enseignement britannique. L’objectif commun est de concevoir et diffuser une pédagogie pour le primaire (Key Stage 2 Programme of Study for Languages) incluant la formation des enseignants.

“C’est un projet magnifique” se félicite Yves Letournel, l’initiateur de cette démarche, attaché de coopération pour le français au service culturel de l’ambassade de France et à l’Institut français. Un projet dont les rôles sont partagés selon le savoir-faire et les avantages de chacun. “Grâce au Network for Languages et à l’Institut français, nous commencerons à former les futurs enseignants dès septembre 2013 ; tandis que le réseau de ALL diffusera l’information”. Soulignons l’importance stratégique du ALL, l’association des professeurs de langues étrangères, qui a prévu d’activer tous ses leviers de communication.

Pour élargir l’enseignement du français au sein du Royaume-Uni, Yves Letournel  a voulu une solution pérenne, propre à perdurer le jour où son mandat d’attaché linguistique prendrait fin. “17.000 établissements où le français est enseigné, un seul attaché linguistique au mandat limité dans le temps… j’ai considéré qu’un partenariat avec nos collègues britanniques était la meilleure solution”, sourit-il. Yves a également veillé à recruter une experte, Catherine Cheater, qui se concentre désormais sur ce dossier de partenariat.

La CultureThèque de l’Institut français deviendra le hub numérique au cœur de ce dispositif.

Dans le cadre de la préparation du “Curriculum des primary schools” pour la rentrée 2014, je vous propose de nous aider à diffuser ce communiqué (14-03-2013 Press ReleasePrimaryFrenchPartnership – fichier pdf) auprès de tous les acteurs de la vie scolaire : enseignants, parents, chefs d’établissement… et de leur communiquer cette adresse pour tout renseignement : primaryfrench@institutfrancais.org.uk.

Par cette action, vous favoriserez  le développement de l’apprentissage du français au Royaume-Uni.

 

Emploi : Un métro transmanche nommé désir !

Le 16 mai dernier notre ancien consul général à Londres Edouard Braine, aujourd’hui conseiller diplomatique du gouvernement, est venu rendre une visite toute amicale aux entrepreneurs français du Kent, à Ashford. Ayant prévu d’assister ce jour-là au “Red Carpet Day” de L’UFE Corporate, reporté au 10/10/13 à Paris, Edouard Braine a maintenu son déplacement pour retrouver sans attendre les créateurs d’emploi du Kent. Une démarche à laquelle s’est volontiers associée Catherine Fournier, maire de Fréthun, toujours en quête d’idées et bonnes pratiques pour développer l’emploi (lire : “Les 2èmes Rencontres jobs transfrontaliers tiennent leurs promesses” du 18 octobre 2011).

David Rosenberg, dirigeant de SBE que j’ai le bonheur de rencontrer régulièrement depuis une quinzaine d’années nous a une nouvelle fois ouvert ses portes. La société française de réparation d’appareils informatiques, premier employeur d’Ashford (Kent) se porte bien, remarquablement bien.

Chez SBE à Ashford (Kent), le 16 mai 2013 : David Rosenberg, directeur de SBE UK ; Olivier Cadic ; Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement ; Jean-Claude Cothias, Consultant en developpement International ; Catherine Fournier, maire de Fréthun

“C’est la dynamique anglaise qui booste les résultats du groupe SBE qui emploie 1,500 personnes”, indique David. Il y a 18 mois, il a annoncé la création d’une filiale canadienne à Toronto lors de la conférence de l’UFE Corporate (lire : “Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits” du 21 octobre 2011). “On est parti de zéro pour arriver à 400 personnes, en quelques mois”, annonce David. Après avoir conquis sans coup férir 60% du marché canadien, l’Australie est désormais dans sa ligne de mire…

Seulement voilà, SBE peine à recruter ! Pourtant, à quelques battements d’ailes de mouette de ses ateliers d’Ashford, “Calais se débat dans un chômage structurel”, déplore Edouard Braine. Constat, SBE compte très peu de collaborateurs français alors qu’ils sont une majorité venus des lointains pays d’Europe de l’Est.

C’est rageant, mais “le Pôle Emploi n’est pas linké avec le Job Center” résume David Rosenberg. Cet organisme continue de travailler le dos tourné à la mer au nom “des blocages institutionnels” soulignés par Edouard Braine.

Il n’en fallait pas moins pour raviver la conversation autour de ce merveilleux projet de “métro transmanche” pour lequel je milite depuis fin 2007. Rien à voir avec l’Eurostar, en termes de cible voyageur et de prix de transport.

Rappelons qu’il est question de créer une navette journalière entre le Calaisis et le Kent destinée à transporter des passagers pour un prix modique. Cela créerait une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers. Dans ce schéma, la région Nord-Pas-de-Calais mettrait à disposition des trains régionaux qui feraient l’aller-retour, en une demi-heure, entre la station TGV Calais-Fréthun et celle d’Ashford empruntant le tunnel sous la Manche seulement utilisé à la moitié de ses capacités !

Conquis par cette idée, Edouard Braine avait fait du métro transmanche un objectif majeur de notre plan Emploi.

Le métro transmanche verra-t-il bientôt le jour ? Les Français du Nord-Pas-de-Calais pourront-ils traverser la frontière le matin et rentrer chez eux le soir même, avec la même évidence que les Alsaciens employés en Allemagne ? Pourtant adoubé par le précédent gouvernement grâce au soutien de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (lire : “Le gouvernement acquiesce au projet de métro transmanche” du 14 décembre 2011), le chantier fait les frais des “conservatismes et petitesses françaises”, stigmatise Edouard Braine

Avant de devenir un projet économique, le projet est éminemment politique. C’est dire s’il doit suivre une progression sinueuse contournant les rigidités administratives, esquivant les rivalités de personnes et aplanissant les querelles de clochers.

L’idée du métro transmanche a la force de l’évidence, mais il lui manque certainement un soutien populaire propre à interpeller les élus locaux, uniquement centrés sur des projets qui leur garantissent des retombées électorales personnelles, comme une crèche ou une ligne de tramway. Faciliter l’emploi au niveau régional grâce au métro transmanche ne peut aboutir sans une mobilisation de toutes les parties prenantes dans le cadre d’un plan qui converge vers l’intérêt général et seulement cela (lire : “Le métro transmanche s’invite sur France 3” du 23 novembre 2011).

Catherine Fournier, Edouard Braine et moi-même sommes convaincus qu’il est urgent de recréer une dynamique d’optimisme et de réalisation en France. Ce projet constitue un merveilleux espoir de développement transfrontalier.

Depuis son retour en France, Edouard Braine mobilise toutes les énergies coté français pour repartir de l’avant.

Pour ma part, je participerai à un débat le jeudi 23 mai 2013 à Boulogne sur Mer, organisé par le Cercle Côte d’Opale Synergie. Ses animateurs Thaddée Segard et Thierry Degraeve militent sans relâche depuis des années en faveur de cette navette transmanche. Le thème : “les atouts et opportunités de la coopération transfrontalière”.

Frédéric Cuvillier, ministre chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, constatera alors que nous poursuivons tous notre action en faveur de ce métro transmanche avec ténacité et constance, dans un esprit de consensus et d’unité qui transcende tous les courants partisans !

Les médias se font l’écho de la 5ème réunion publique du plan Ecole de l’UFE GB

Les Echos, Le Petit Journal, Europe1, Radio Classique, Sud Radio, et même le 20 h00 de France 2… la problématique de l’enseignement français au Royaume-Uni suscite l’intérêt des médias et met en lumière le travail ardu et patient des acteurs du plan Ecole.

A l’origine de cette vague médiatique, la 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole du 2 mai dernier, organisée par l’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne et que j’ai eu l’honneur de co-animer avec Sophie Routier.

Dans le précédent billet, j’ai rendu compte en détail de l’évolution de l’objectif 1 du plan Ecole, initié en 2008, qui ambitionnait d’augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni (lire : “Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger ?” du 10 mai 2013).

Cinq ans plus tard, la dynamique du plan Ecole a abouti à la création de 955 places soit près de 200 places par an, grâce en particulier à la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town, avec en ligne de mire l’ouverture d’un établissement secondaire à Brent à la rentrée 2015 (lire : “Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent” du 19 décembre 2012).

Les progrès enregistrés par le plan Ecole sont historiques et chacun doit s’en réjouir. Mais le rythme trop lent du déploiement de l’enseignement français à Londres ne peut être ignoré. L’article des Echos de Nicolas Madeleine met opportunément l’éclairage sur les conséquences négatives de cette situation. Je ferai des propositions pour lever les obstacles au développement de l’enseignement en français à l’étranger lors de la prochaine assemblée générale du plan école prévue le 10/6/13.

A l’heure du bilan, je voudrais vous rappeler les deux autres axes de progression du plan Ecole :
Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.
Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam le premier maillon d’un enseignement bilingue.

“Les établissements bilingues et les écoles Flam : deux alternatives porteuses de sens”, résume adroitement Caroline Boeuf, dans son article publié dans Le Petit Journal.

A propos de l’enseignement bilingue, la journaliste rappelle justement que “ce concept s’est déjà concrétisé avec l’ouverture en 2012 de l’École européenne de Culham, près d’Oxford. Une nouvelle école secondaire internationale verra également le jour en septembre prochain à Greenwich. Cet établissement bénéficiera, comme l’école de Culham, du statut de « free school », c’est à dire une école gratuite et non-sélective.” (Lire aussi : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012 & “Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, « Free School », inscrivez-vous avant le 11/02/13” du 28 novembre 2012). Comme je l’avais souhaité lors de la réunion du comité de pilotage du plan Ecole, un groupe de travail de l’objectif 2 se réunira le 22/5/13 autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint.

Au sujet du troisième objectif, le programme Flam, Français langue maternelle, “premier maillon d’un enseignement bilingue”, j’ai rappelé qu’en 2007, le Royaume-Uni comptait douze écoles Flam. Yves Letournel, Attaché de coopération pour le français en recense trente-huit aujourd’hui. Ces associations, créées par des parents d’élèves, s’inscrivent dans ce réseau qui rassemble plus de 3000 élèves. Ces « petites écoles du samedi » s’adressent aux parents qui souhaitent que leurs enfants gardent un contact avec la langue française durant leur expatriation.” (Lire aussi : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011). Les prochaines rencontres FLAM auront lieu le 16/6/2013 à l’Institut Français à Londres.

Je vous invite à lire les articles suivants:

Les Echos
“A Londres, les écoles françaises sont prises d’assaut”
du 9 mai 2013
Plus de 700 demandes d’inscription n’ont pas pu être satisfaites. L’administration française est accusée de freiner les initiatives privées. Les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir l’afflux croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française est un frein au développement de nouveaux établissements, même privés. C’est le message que martèle Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni. (…) Lire la suite de l’article de Nicolas Madelaine

Le petit Journal
“Plan Ecole – 5 ans, un bilan et des projets”
du 9 mai 2013
Jeudi 2 mai s’est déroulée la cinquième réunion annuelle du Plan École, un projet créé il y a cinq ans pour faire croitre le nombre de places dans l’enseignement français en Grande-Bretagne et impliquant différents acteurs de la la société civile. L’occasion de faire le bilan des initiatives menées pour améliorer la capacité de scolarisation des enfants français au Royaume-Uni (…) Lire la suite de l’article de Caroline Boeuf

Europe1
“Londres : les écoles françaises bondées”
du 10 mai 2013
Trop peu d’écoles françaises au Royaume-Uni ? C’est du moins ce que déplore Olivier Cadic, un élu UDI à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) au Royaume-Uni, interrogé par Les Echos. Selon lui, les écoles françaises de Londres n’ont pas assez de places pour accueillir le nombre croissant d’enfants expatriés. Et l’administration française rechigne à mettre en place de nouveaux établissements. Lire la suite de l’article

Photo Flickr de Amanda-Esque

Saisine du Conseil constitutionnel contre la prorogation du mandat des élus à l’AFE

La nuit dernière, l’Assemblée nationale a décidé de proroger d’une année supplémentaire le mandat des élus de l’AFE, l’Assemblée des Français de l’étranger, des zones Asie et Europe (série B). Au nom de leurs groupes, les députés Claudine Schmid (UMP) et Gilles Bourdouleix (UDI) se sont vivement opposés à cette loi qui “bouleverse une fois encore les calendriers électoraux et les modes d’élections”.

Ce texte avait été précédemment voté au Sénat, dans les mêmes termes, malgré la vive opposition des sénateurs UMP, UDI-centristes et non-inscrits.
C’est sans surprise que cette loi se retrouve désormais sur le bureau du Conseil constitutionnel, saisi ce matin par 97 sénateurs UMP, dont 8 représentants des Français de l’étranger (lire : “Réforme de l’AFE : passage en force du gouvernement” du 22 mars 2013).

On se souvient que le sénateur des Français établis hors de France, Christophe-André Frassa, soutenant la motion d’irrecevabilité de Joëlle Garriaud-Maylam, avait souligné en séance au Sénat que la discussion du projet de loi avait lieu le jour même où le gouvernement aurait dû publier l’arrêté convoquant les électeurs pour le renouvellement des élus appartenant à la série B, dont le mandat vient à échéance le 18 juin prochain (lire : “AFE : Un référé pour exiger la tenue des élections comme prévues !” du 10 avril 2013).

Le recours devant les Sages peut se résumer en quatre points, finement motivés par les parlementaires dans un ultime espoir pour faire respecter les principes élémentaires du droit républicain (Saisine-CC_2013-05-15_PJL-Prorogation, fichier pdf) :
1. La prorogation remet en cause le droit constitutionnel de suffrage, ici au droit des électeurs d’exercer leur droit de suffrage selon une périodicité raisonnable
Le recours explique que “cette accumulation de mesures totalement inédite sème le trouble dans l’esprit des électeurs, qui n’ont plus aucune certitude sur la durée effective du mandat des candidats ou listes pour lesquels ils votent. Il y a donc ici une atteinte aux droits des électeurs garantis par l’article 3 de la Constitution.”
2. La prorogation a un caractère discriminatoire et viole le principe constitutionnel d’égalité
Il est ici question d’égalité des élus devant la loi, puisqu’il y a une différence de traitement entre les élus de la série A (zone Afrique-Amérique) et ceux de la série B (zones Asie et Europe).
3. La prorogation a pour effet de valider rétroactivement une illégalité flagrante de la législation en vigueur commise par le gouvernement, cette validation étant contraire à la Constitution
4. En cas de non-conformité à la Constitution de la loi déférée, on ne se trouverait pas devant un vide législatif, mais le Gouvernement aurait l’obligation de faire procéder aux élections de la série B

La saisine du Conseil constitutionnel est la suite logique du référé intenté auprès du conseil d’Etat qui l’a rejeté (lire : “AFE : Le conseil d’état rejette la requête du sénateur Frassa” du 12 avril 2013).

Comme je l’ai indiqué précédemment, rien n’empêchait le gouvernement de respecter cette année le calendrier des élections dans le cadre d’un mandat de 3 ans, afin de faire coïncider la fin du mandat des élus AFE Europe & Asie avec celui des élus AFE Afrique & Amérique.

Pour des raisons purement politiciennes, le gouvernement a tenu à précipiter la réforme de l’AFE (lire : “Les raisons cachées de la réforme de l’AFE” du 10 mars 2013).

En cas d’annulation par le Conseil constitutionnel de la prorogation du mandat, les élections de l’AFE devront être convoquées avant la fin de l’année.

Photo Flickr de ActuaLitté

La Casa, un nouveau prélèvement sur la retraite

Peut-être avez-vous remarqué un nouveau prélèvement sur votre retraite d’avril, versée en mai ? Il s’agit de la Casa, un joli acronyme qui signifie Contribution de solidarité pour l’autonomie.

Son taux s’élève à 0,3% et son but est de financer l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), autrement dit la prise en charge des personnes âgées privées de leur autonomie.

Ce nouveau prélèvement social, issu de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, est évoqué par la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) dans sa nouvelle lettre d’information destinée aux Français de l’étranger (lire : LIFE_Avril-Mai_2013).

Heureusement, il est aussi question de revalorisation dans ce document entièrement consacré aux chiffres de la retraite 2013.

Pour en savoir plus sur les prélèvements sociaux, vous pouvez aussi consulter le site www.lassuranceretraite.fr

Photo Flickr de Pete Gibbons

Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger?

L’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne, a organisé jeudi 2/05/13 sa 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole. J’ai co-animé la réunion avec Sophie Routier, en charge du pôle Enseignement au sein de l’UFE GB et membre du Board du collège français bilingue de Londres (CFBL).

Fidèle à mon engagement pris lors du lancement du plan Ecole, en juin 2008, cette réunion publique permet d’évaluer chaque année les progrès de cette action collective en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni et d’en débattre avec tous ceux qui le souhaitent (lire : Texte Intervention OC 19 06 2008 d’Olivier Cadic, lors de la rencontre-débat UFE GB du 19 juin 2008 – ficher pdf).

Je remercie Sabine Paradis et Isabelle Faulkner co-fondatrices de l’EIFA (Ecole Internationale Franco-Anglaise) de nous avoir permis d’organiser notre dernière rencontre dans leurs locaux flambant neufs. Cette nouvelle école londonienne ouverte en janvier 2013 accueillera déjà plus de cent dix élèves dès la rentrée de septembre 2013. L’ouverture de l’EIFA marque l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde dont le slogan est «deux cultures, trois langues».

En 2008, notre objectif initial était de créer 1500 places nouvelles dans l’enseignement français sur une période de trois ans, au rythme de 500 créations annuelles, pour s’ajuster au volume de la demande insatisfaite de l’époque. Le plan Ecole vise donc à trouver les moyens d’accroître l’offre par une démarche maitrisée et constante. Cinq ans plus tard, nous pouvons revendiquer la création de 955 places, soit une moyenne de 200 unités supplémentaires par an et une augmentation de 21% de la capacité d’accueil des établissements.

Nous sommes encore loin de l’objectif initial.

Voici le bâtiment qui va accueillir le 3ème établissement secondaire français de Londres, à Brent, près de Wembley, en septembre 2015

Toutefois, il faut saluer le travail accompli avec la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town et l’ouverture programmée à Brent, près de Wembley, d’un établissement qui représentera à la fois un troisième collège  et un second lycée à Londres, en septembre 2015. Forts de ces succès, qui rompent avec les années d’immobilisme, la mise en œuvre du plan Ecole fournira bien les 1500 places promises, au bout de sept ans certes, au lieu de trois…

Il faut se réjouir de tels progrès et je rends un vif hommage à tous ceux qui s’impliquent au quotidien dans le cadre du plan Ecole.

Nous devons également faire preuve d’humilité en considérant l’écart entre le résultat obtenu et le besoin non satisfait exprimé chaque année par les parents d’élèves. Environ 700 demandes ont été rejetées lors de la dernière rentrée. En interne l’AEFE parle de “taux de pression” sur les établissements quand les demandes d’inscription ne sont pas honorées. J’ai réclamé la communication de ces données en conseil d’administration à de nombreuses reprises… sans succès.

La frustration de centaines de familles qui ne trouvent toujours pas la possibilité de s’inscrire dans le réseau français s’exprime avec force et nous devons y être particulièrement sensibles.

Il va bien falloir débattre un jour des raisons profondes qui brident la capacité d’accueil de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Une nouvelle circulaire du ministère de l’Education nationale du 10 avril 2013 prévoit que l’homologation d’une nouvelle école sera sujette à l’avis favorable du MAE (ministère des Affaires étrangères), auquel s’ajoute désormais l’avis de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Lien vers la circulaire : www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71388

Or, l’AEFE est un établissement public national placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Elle pilote le réseau d’enseignement français à l’étranger, en charge notamment de fournir les personnels détachés par l’Education nationale. Mais elle demeure aussi le principal opérateur de ce réseau composé de 480 établissements. A l’image du lycée Charles de Gaulle de Londres, 75 de ces établissements sont gérés directement par l’Agence (les “établissements EGD”),  tandis que 156 écoles ont passé une convention avec l’AEFE (les “établissements conventionnés”), comme le CFBL ou Jacques Prévert, alors que tous les autres, soit 249 écoles, sont désignés comme “établissements partenaires”.

Peut-on être juge et partie ? N’y a-t-il pas un conflit d’intérêt à piloter un réseau dont on est le principal opérateur ?

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, nous avait laissé entendre que Londres ne saurait constituer une priorité pour l’AEFE lors de sa première visite au Royaume-Uni, le 14 novembre 2008.

C’est la raison pour laquelle, soulignons-le, le conseiller culturel adjoint a fait appel à la MLF (Mission laïque française) pour nous aider alors à créer le business plan et à monter le projet du CFBL. Une fois le plan bouclé, le bâtiment trouvé et le financement assuré, l’AEFE a pris la décision de devenir l’opérateur de ce nouvel établissement, et conservé son monopole sur l’enseignement secondaire à Londres. Clairement dit, sans le poste diplomatique et la MLF ce dossier n’aurait jamais abouti.

Pour l’EIFA, le cycle était le même. L’AEFE a tenté de décourager Sabine Paradis dans son projet. Soutenue par la MLF et les conseillers culturels adjoints, représentants locaux du MAE, la tenacité de Sabine a fini par payer. Lorsque l’EIFA a pu voir le jour, elle est restée loyale envers la MLF et a éconduit l’AEFE. Là encore sans l’action combinée du poste diplomatique et de la MLF, plus de 100 places nouvelles n’auraient pas vu le jour.

Revenons à la circulaire. En ayant la possibilité de contrôler dorénavant ce qui peut être homologué ou non, l’AEFE dispose d’un pouvoir exorbitant, celui d’empêcher la naissance de toute concurrence !

C’est une régression inacceptable pour tout républicain qui se respecte.

Depuis un an, le gouvernement socialiste légitime un retour vers un dirigisme insidieux et anachronique. L’opacité règne désormais à tous les niveaux. Les personnels de direction détachés me confient parfois leur malaise face aux pressions qui pèsent sur leur avenir professionnel s’ils ne font pas preuve de docilité. C’est navrant.

Afin d’apporter un nouvel élan au développement de notre enseignement à l’étranger, il faut
absolument découpler l’action de l’AEFE qui devrait se concentrer sur sa mission de pilotage
et, par conséquent, abandonner son rôle opérationnel, au profit d’acteurs tels que la MLF ou
divers organismes privés ou même publics étrangers.

La MLF a démontré sa souplesse, sa capacité d’adaptation à prendre en compte les besoins des familles françaises tout en valorisant la culture et la langue des pays d’accueil. Elle necessite moins d’argent public car sa structure et son mode de fonctionnement sont plus légers.

Nous devons garantir la liberté d’établissement de structures qui contribuent au rayonnement de la France à l’étranger et cesser de mettre des barrières à l’entrée de toutes les bonnes volontés!

Les conseils de France experts pour votre déclaration fiscale 2013

Intitulée  “Comment bien déclarer pour les expatriés français à l’étranger ?”, la dernière newsletter de France experts est consacrée à l’impôt sur le revenu et l’ISF. Ce document tombe à point nommé pour nous apprendre que “la liste des changements est longue” et offrir une synthèse des évolutions fiscales 2013.

Comme le précise le document : les non-résidents fiscaux français sont assujettis à l’impôt en France sur certains revenus de source française et les revenus issus de la location d’un bien immobilier.

Je vous avais présenté il y a quelques mois France experts, un nouveau service créé à l’initiative de l’UFE (Union des Français de l’étranger) pour aider les expatriés à gérer leurs problèmes personnels, familiaux et patrimoniaux en France (lire : “L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts” du 12 décembre 2012). France experts recouvre un réseau de 55 experts dirigé par Philippe Roisin.

Je termine en vous rappelant que la date limite de la déclaration d’impôt sur le revenu (papier ou par Internet) est le dimanche 17 juin 2013, pour les non-résidents français habitant en Europe, dans les pays méditerranéens, en Afrique, au Canada et aux États-Unis.

Pour l’impôt sur la fortune (ISF) : seulement si votre patrimoine net taxable est supérieur ou égal à 2,57 millions euros, vous gagnez un mois supplémentaire pour adresser votre déclaration : 15 juillet 2013 (continent européen) ou 2 septembre 2013 (autres pays).

Lire la Newsletter : Newsletter France experts – mai 2013 (fichier pdf) et pour plus d’information assistance@france-experts.fr ou www.france-experts.fr

Photo Flickr de fxbodin.com

“Santiago Accessible”, un raid original pour promouvoir l’accessibilité

Le Mobile Dream, un VTT écolo et ludique

Le “Mobile Dream” porte bien son nom. C’est le rêve incarné pour ceux qui vivent en fauteuil roulant, celui de déambuler en pleine nature à travers les sentiers de randonnées, même les plus escarpés, sans l’assistance d’un tiers et sans bruit.

Invention française, le Mobile Dream est un véhicule 100% électrique et écologique. Ses quatre roues motrices lui donnent le mordant d’un engin tout terrain.

Le Mobile Dream, co-inventé par Vincent Boury, champion paralympique de tennis de table, est techniquement au point. Le prochain enjeu est de nature industrielle pour lui permettre d’être vendu à un prix abordable. Au regard du potentiel économique de ce véhicule, unique en son genre, il serait dommage de rester au milieu du gué. Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement et ancien consul général à Londres, a présenté ce projet parmi d’autres devant la commission des Finances et Affaires économiques de l’AFE, le 5 mars dernier. Son action diplomatique est au service de notre économie. A ce titre, il sera au Royaume-Uni dans les jours à venir pour rechercher des investisseurs afin de favoriser la production en série du Mobile Dream.

Si le produit est révolutionnaire, il faut alors le prouver et le montrer à tous. Pour ce faire, Edouard Braine lance le “Santiago Accessible”. En son temps, André Citroën avait organisé la Croisière jaune pour  témoigner de l’avantage technique de ses voitures et de l’audace de ses équipes. Côté Edouard, on est géographiquement plus modeste et on parle davantage de pèlerinage que de raid.

Lancement de Santiago Accessible aux Trophées de l’accessibilité (de gauche à droite) : Vincent Boury, champion paralympique de tennis de table, Sir Philip Craven, président du Comité international paralympique (IPC), Edouard Braine, conseiller diplomatique du gouvernement, Olivier Cadic, Pierre Dagonnot, président de l’ADFE UK.

Santiago Accessible promet d’être une belle aventure civique sur le chemin de Saint-Jacques. Du 24 juillet au 4 août 2013, depuis la ville de Martel, au nord du Lot, en passant par le sanctuaire de Rocamadour, aujourd’hui inaccessible, 12 “pèlerins” handicapés, feront route sur leur Mobile Dream, pour rejoindre Gavarnie à la frontière espagnole. Des animations et manifestations les attendront à chaque étape. (www.santiagoaccessible.fr).

Pour soutenir cette initiative, vous pouvez adhérer à l’association (10€), faire un don, ou encore devenir sponsor officiel.

J’espère que les médias apporteront un coup de projecteur bienvenu sur le retard impressionnant que nous avons pris en matière d’accessibilité.  “La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale !”, tonnait Edouard Braine, lors d’un récent séminaire de l’UFE Corporate (lire : “Tous égaux devant l’emploi au Royaume-Uni” du 19 novembre 2011).

Ce projet socialement responsable est parrainé par le regretté Stephane Hessel qui écrivait à propos de cet événement, pas plus tard que le 10 janvier dernier : “Le temps n’est plus où les pauvres “zandikapés” acceptaient de faire les frais de la condescendance sociale et de la générosité publique, en rasant les murs pour cacher un état dégradant et dangereux pour l’image d’une société vouée au culte de la beauté, de la jeunesse et de la conformité, régie par une représentation fallacieuse de la vie et du bonheur.”

Je vous encourage à regarder cette courte vidéo qui a été diffusée à la commission Finances de l’AFE, commentée par le sociologue Théodore Zeldin qui a eu ce mot merveilleux : “Nous sommes tous handicapés. Chacun d’entre nous a ses faiblesses et celui qui n’en a pas conscience est le plus handicapé de tous !” (lire : “Conférence UFE Corporate (3) : Théodore Zeldin, l’Anglais qui adore la France” du 26 octobre 2011).