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Nouveaux bureaux de vote en 2012 à Ashford (Kent), Londres Nord, Liverpool et Nottingham

C’est une bonne nouvelle d’aspect pratique : notre projet “Périmètre des bureaux de vote : Elections 2012” a été validé mercredi dernier par la DFAE, Direction des Français à l’étranger, dépendant du ministère des Affaires étrangères.

Je l’ai appris par Edouard Braine, notre consul général, qui avait transmis ce projet après avoir en compte les remarques et suggestions des élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, des présidents d’association, et de la direction du Centre Charles Péguy. Il est ressorti des diverses consultations que Londres avait grand besoin d’un nouveau centre de vote pour les présidentielles et législatives en 2012, car le lycée Charles de Gaulle était totalement engorgé à certains moments de la journée lors des dernières élections. C’est chose faite. La capitale anglaise devrait disposer de deux centres :

Centre n°1 : Londres Sud + Ouest – 11 bureaux au Lycée français Charles de Gaulle, 35 Cromwell Road – Londres SW7 2DG
Centre n° 2 : Londres Nord + Est – 5 bureaux à l’Ecole de Kentish Town / Collège Français bilingue de Londres – 22 Vicar’s road – Londres NW5 4NL

Soulignant le besoin de fluidité des élections à Londres, le projet “Périmètre des bureaux de vote : Elections 2012” ambitionnait également un meilleur maillage du territoire britannique en proposant 7 centres de vote décentralisés, contre 4 en 2007.

En 2007, j’avais constaté le nombre élevé de Français vivant dans Kent contraints de se déplacer au lycée londonien pour assumer leur devoir citoyen. Il faut prévoir environ deux heures de trajet aller et encore deux heures au retour, sans compter le temps d’attente au bureau de vote : certains ont dû patienter près de 2 heures pour déposer leur bulletin ! Tout ceci en intégrant le coût financier d’environ £20 par personne pour chaque déplacement aller-retour.

Avec quatre tours de scrutin prévus en 2012 pour 2000 inscrits environ, il a paru opportun d’ouvrir un bureau de vote à Ashford qui est le nœud ferroviaire de ce Comté. Je suis heureux que ma suggestion d’ajouter un bureau dans le Kent ait été suivie et j’en remercie Edouard Braine, ses services et la DFAE.

Dans la même logique, deux autres villes, Liverpool et Nottingham, auront leur propre bureau de vote.

Reste en suspend la question du bureau de vote de Belfast. Le nombre d’inscrits y est très faible (actuellement 266). Si la possibilité du vote par internet et par correspondance se confirme, il sera difficile de justifier le coût d’un bureau de vote physique en Irlande du nord.

Le consul général devra désormais identifier, avec l’aide de ses consuls honoraires, quels sont les locaux susceptibles d’accueillir 4 week-ends de scrutins en 2012 dans les sept villes décentralisées : 3 nouvelles (Ashford, Liverpool, Nottingham) et 4 anciennes (Belfast, Birmingham, Bristol, Leeds).

Je pense que toutes ces initiatives sont essentielles pour augmenter le taux de participation qui s’était élevé à 30,6% au second tour de la présidentielle en 2007.

Photo Flickr de Clementine Gallot

Postes d’enseignants offerts à Culham pour septembre 2011

On recherche d’urgence des enseignants pour la rentrée de septembre 2011 à l’école de Culham.

Située près d’Oxford, l’école européenne de Culham est ouverte aux enfants âgés de 6 à 19 ans.  Elle dispose de trois sections : anglais, français et allemand. Tous les enfants reçoivent également un enseignement dans une seconde langue parmi les trois langues proposées.

Ces postes sont temporaires, pour un an seulement, avec la possibilité d’extension. Vous trouverez ci-joint le détail des postes  offerts par discipline et leur rémunération.

La clôture des réceptions des soumissions est fixée au 11 avril 2011 à midi. Les entretiens se dérouleront du 4 au 6 mai 2011.

Pour trouver de l’information sur le cursus de  l’école européenne et sur l’école européenne de Culham, vous pouvez visiter les sites www.eursc.eu et www.esculham.eu

Les 35 heures et l’ISF sont les deux mamelles d’une France désuète qui résiste au réformisme

Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne a récemment écrit une tribune publiée dans le quotidien les Echos dont je vous recommande la lecture. Elle est intitulée : «Il faut mettre fin à la destruction de notre écosystème entrepreneurial» (lire Article Arnaud Vaissié).

Arnaud Vaissié est le président cofondateur d'International SOS, président de la Chambre de commerce française de Grande-Bretagne, ainsi que le cofondateur du Cercle d'outre-Manche à Londres. Il dirige le groupe de travail de l'Institut Montaigne sur la création d'entreprise

Co-fondateur du cercle d’outre-Manche (lire : “Joëlle Garriaud-Maylam désignée secrétaire nationale de l’UMP en charge des Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques” du 17 mars 2011), son témoignage apporte une contribution utile au débat sur la fiscalité en France lancé par le Président de la République en novembre dernier.  «Conserver dans notre pays les meilleurs entrepreneurs, ceux qui créent richesses et emplois», lui paraît un enjeu crucial pour la France, et d’observer : «Personne ne peut ni ne veut vraiment lever le voile sur la présence de plus en plus importante d’entrepreneurs français à Londres, à Bruxelles, au Luxembourg ou en Suisse, alors que c’est un phénomène qui a pris une importance considérable au plus grand profit de nos voisins.»

Pour mettre un terme à l’expatriation des entrepreneurs, il propose d’abolir l’ISF (Impôt sur la fortune) et de créer un environnement fiscal qui leur soit favorable. Cette tribune d’Arnaud Vaissié m’a renvoyé à celle que j’avais publiée dans le Nouvel économiste en décembre 1996 (lire : Nouvel Economiste 24.12.96).

A l’époque, alors qu’il était limité à 85% des revenus, le gouvernement d’Alain Juppé décidait de déplafonner l’ISF. J’avais écrit : Un impôt supérieur à son revenu ? Injuste. Que penserait un cadre ou un ouvrier d’un système qui lui prendrait plus d’argent qu’il n’en gagne ? Je constatais : «En envoyant Lavoisier à la guillotine, il fut un temps où la République n’avait pas besoin de savants. Aujourd’hui, il faut croire qu’elle n’a plus besoin de riches. D’ailleurs a-t-elle encore besoin de ses chefs d’entreprises ?»

J’avais alors fondé l’association la France Libre…  d’Entreprendre à Ashford dans le Kent. Un tiers de nos adhérents étaient de futurs chefs d’entreprise, qui rêvaient de liberté, de patrimoine et de signes extérieurs de richesse. Nombre d’entre eux ont connu depuis une réussite exemplaire.

Le Premier ministre François Fillon l’a d’ailleurs souligné lors de sa venue à Londres en janvier dernier : «Inutile d’occulter que certains de nos compatriotes se sont installés en Grande-Bretagne parce qu’ils avaient le sentiment qu’ils n’auraient pas dans notre pays les mêmes moyens pour réaliser leurs aspirations. Ils ont quitté une France qui se reposait beaucoup sur le souvenir d’une grandeur acquise ; qui retardait le moment de regarder en face la réalité du monde. Une France qui négligeait de mesurer ses forces et ses faiblesses et souvent d’engager les réformes nécessaires.»

Le Premier ministre a jugé avec raison que ces initiatives et ces ambitions projettent une image d’ouverture, de dynamisme et de diversité qui contribuent autant à la richesse de la Grande Bretagne qu’à celle de notre pays. Il nous a compris. Cependant, comme Arnaud Vaissié, j’observe que cette génération d’entrepreneurs  est «sédentarisée dans son pays d’accueil et porte souvent un regard critique sur notre pays».

Je pense que les 35 heures et l’ISF sont les deux mamelles d’une France désuète qui résiste au réformisme. Les 35 heures ne sont pratiquées qu’en France. Les deux pays à l’origine de l’ISF (Allemagne 1892 et Pays-Bas 1893) l’ont supprimé en 1997 et 2001. Lors de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en 2007, l’ISF n’avait plus cours que dans trois pays : France, Espagne et Suède. La Suède l’a aboli en 2007, et l’Espagne en 2008. Reste la France.

En contrepartie de l’abandon de l’ISF, Nicolas Sarkozy envisage de revenir sur le bouclier fiscal à 50%. Quelle sera donc alors la limite acceptable ? 60, 70, 80, 90, 100% des revenus ? Plus ? Comme je l’ai écrit il y a 15 ans, en élevant la barre à l’infini, on légitime une fiscalité exorbitante pour tout un chacun.

Face à un enchevêtrement de taxes où seuls les plus avertis savent s’y retrouver, j’aspire à une remise à plat consensuelle des impôts et des cotisations sociales pour qu’ils paraissent justes aux citoyens et favorables aux entrepreneurs et à l’emploi.

Les anciens élèves de l’AEFE organisent un concert de soutien au Japon

Toutes les télévisions du monde ont couvert le tsunami qui a frappé le nord-est du Japon. Que voyait-on ? Des champs de ruines, des amas de planches enchevêtrées, une dévastation totale. Dans la région, vivaient essentiellement de modestes paysans qui ont absolument tout perdu, souvent à l’âge de la retraite. La tension nucléaire ne saurait nous faire oublier ces déshérités.

L’ALFM qui regroupe les anciens des lycées français autour du monde, dont fait partie l’association des anciens élèves du lycée Charles de Gaulle à Londres, a décidé de collecter de l’argent pour leur apporter une aide de première nécessité. C’est l’expression du soutien concret de la France qui se combine avec la visite de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier, premier chef d’Etat à faire le déplacement après le séisme (son discours devant la communauté française). Tout se légitime par l’attraction culturelle réciproque entre la France et le Japon, explique l’ALFM, en rappelant que 23 000 japonais vivent aujourd’hui en France… dans une sourde angoisse.

Le concert de soutien aux victimes du tsunami se déroulera

le lundi 11 avril, à 20h00, au théâtre du Rond-Point
– heure japonaise : mardi 12 avril 3:00 am –

avec la participation de Salvatore Adamo, Jane Birkin, Sanseverio, Jun Miyake, Camille, Pierre Barouh, Nicole Croisille, Françis Lai, Maïa Barouh, Sublime, La caravane passe, Les guignols de l’info,… et de nombreuses personnalités. Les bénéfices seront reversés à la Croix Rouge et à des ONG tel que KnK (Enfants sans Frontières) présentes sur le terrain.
Tarif normal 35€ / Tarif de soutien 350€

Pour les réservations et autres renseignements, merci de consulter ce document ALFM ou bien leur site.

L’ALFM est une association qui se veut le «trait d’union» entre tous les anciens lycéens et elle fête sa première année en ce mois d’avril. Si le lien commun est la langue française, rarement on aura vu un tel potentiel de diversité culturelle puisque le réseau AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, couvre 133 pays sur les 5 continents.

Mais quels que soient leurs âges, leurs professions et leurs vies, ces anciens partagent des valeurs que l’histoire de notre Nation a rendues universelles. Comment s’étonner de leur initiative en faveur du peuple japonais ? Ils évoqueront plus tard le bon temps, l’heure est à la mobilisation générale sur tout le réseau AEFE pour lever des fonds.

Nul doute qu’un tel élan touchera le coeur du personnel du lycée franco-japonais de Tokyo et rempliera de fierté mon homologue, Thierry Consigny, élu AFE du Japon. Le 11 mars dernier, j’étais à ses côtés à Paris lorsqu’il a appris la nouvelle alors que nous étions en réunion de groupe AFE (Assemblée des Français de l’étranger).

Je sais qu’il est chaque jour à l’ambassade de Tokyo l’interlocuteur privilégié de la communauté française dont il connaît d’avance les craintes et les préoccupations quotidiennes.

J’adresse à Thierry mes amitiés admiratives et respectueuses.

Vous pouvez consulter son blog sur http://afe-asie-nord.info

Photo Flickr de Miguel Michan

Edouard Braine, invité de French Radio London, samedi 2 avril

Le consulat pour les expatriés est souvent synonyme de formalités fastidieuses. Mais le consul, qui est-il exactement ?

Jean-Michel Duffrène est allé à la rencontre d’Edouard Braine, consul général de France à Londres. Autrefois ambassadeur en Malaisie et à Athènes ou encore ministre conseiller en Algérie, Edouard Braine représente les intérêts des Français expatriés. Il est l’invité de La Grande Interview de la semaine sur French Radio London pour raconter son aventure londonienne, évoquer ses ambitions, parler de son idée de la France et également de son nouvel ascenseur !

Pour en savoir plus sur le consul Edouard Braine,
écoutez French Radio London, samedi 2 avril à 18h00

Ecoutez l’interview en podcast.

French Radio London est une radio numérique diffusée sur le DAB londonien, 24h/24 et 7j/7 sur www.frenchradiolondon.com.

Alain Sibiril, consul honoraire a Plymouth, décoré du Mérite

De gauche à droite : Alain Sibiril (consul honoraire de Plymouth), Claude Deburaux-Rapport (consul honoraire de Cardiff), Edouard Braine (consul général), Maurice Gourdault-Montagne (ambassadeur de France), Olivier Cadic (conseiller élu AFE), Annie Burnside (consul honoraire de Bristol), Odile Blanchette (consul honoraire de Guernesey), Jeremy Burton (consul honoraire de Leeds)

Il y a encore peu, si vous aviez demandé à Alain Sibiril s’il avait le Mérite, il vous aurait répondu : le mérite de quoi ? Vous avez compris que l’homme ne court pas après les honneurs. Le président de la République a néanmoins décidé de le nommer chevalier de l’Ordre national du Mérite. Il est revenu à notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne, quelques jours avant de prendre ses fonctions à Berlin, d’accrocher un ruban bleu sur veston de ce Breton qui a débarqué à Plymouth au milieu des années 70 .

Depuis, Alain Sibiril n’a pas quitté le port anglais et il devenu un professionnel réputé dans l’affrètement et le transport maritime, mais aussi un artisan inlassable du dialogue entre la Royal Navy et la Marine nationale. Il fait “honneur aux Bretons et à la Bretagne, complimente Gourdault-Montagne, en montrant un goût pour l’expatriation, un amour pour tout ce qui touche à la mer et un dévouement exceptionnel.” C’est à l’évidence ce dernier aspect de sa personnalité qui a conduit Alain Sibiril aux fonctions de consul honoraire dès 1995 (lire aussi : “Deux Français du Royaume-Uni promus dans l’ordre national du Mérite” du 16 mai 2010).

Ils sont 21 consuls honoraires au Royaume-Uni et bon nombre d’entre-eux étaient présents à la Résidence de l’ambassadeur, venus de Leeds, Cardiff, Bristol ou Guernesey. La remise du ruban était une belle occasion pour se retrouver entre amis. C’est le mot juste pour Alain Sibiril expliquant que “cette amitié qui nous unis et cette bonne entente qui règne entre les consuls honoraires a contribué à l’évolution de la fonction pour le bénéfice de la communauté française du Royaume-Uni.”

Rappelons qu’ils ne sont pas des diplomates professionnels, mais des bénévoles qui assument un lien de proximité avec leurs compatriotes, sous l’autorité du consul général de Londres, Edouard Braine. Ils peuvent ainsi être habilités délivrer des procurations de vote ou remettre des passeports (lire : “La remise des passeports confiée aux consuls honoraires” du 18 novembre 2010). Dans sa région, Alain Sibiril veille ainsi sur 2000 de ses ouailles, comme dirait l’ambassadeur en précisant aussitôt qu’il faut également s’occuper des Français de passage qui demandent des services de toute nature. En effet, apporter protection et assistance à leur ressortissants, notamment auprès des autorités locales, constitue une fonction prépondérante pour les consuls honoraires.

Tout en décorant Alain Sibiril, Maurice Gourdault-Montagne a tenu à rendre hommage à tous ces consuls, “antennes avancées dans leurs propres villes”, si indispensables au dispositif consulaire et chapeautés par Edouard Braine. Je n’ai pas manqué l’occasion de m’entretenir avec chacun d’eux.

J’adresse mes plus vives félicitations à Alain Sibiril pour le temps et les efforts qu’il accorde si généreusement aux autres.

L’Alliance française de York relooke son site

Un récent échange avec Christine Brown, directrice des cours à l’Alliance française de York, m’a fait prendre conscience que je devrais évoquer davantage cette institution plus que centenaire. Mais commençons par le plus récent en saluant le nouveau site web de l’Alliance Française de York, d’un style accrocheur, d’une navigation facile et parsemé d’illustrations qui nous donnent envie de remonter vers le nord pour visiter le Yorkshire.

Cette association, créée par David Rowlands en 1994, est animée par quelques francophiles passionnés, dont le but est d’enseigner la langue française et diffuser notre culture à travers diverses manifestations, à l’instar de centaines d’Alliances françaises dans le monde, dont une dizaine au Royaume-Uni. A noter que chaque Alliance locale est indépendante et financièrement autonome vis à vis de la Fondation Alliance française située à Paris, dont la création remonte à 1883 !

Il faut vivre hors de France pour pressentir notoriété internationale de ce réseau lorsqu’il s’agit d’apprendre le français. Par exemple, l’Alliance française Paris Ile-de-France accueille 11.000 étudiants de 160 nationalités différentes chaque année.

Les Alliances s’adressent aux particuliers, mais également aux entreprises et à tout organisme. Les cours se juxtaposent aux activités pour se familiariser de façon ludique et conviviale à notre langue. A York, il existe la chorale, les soirées chez un hôte-membre, les jeux pour les moins de trois ans ou encore tout nouveau projet qui nous tiendrait à cœur ! La maison est ouverte à toutes les bonnes volontés.

Par ailleurs, je vous invite à visiter la rubrique “Events” du site où vous découvrirez une programmation qui rend hommage à notre culture : un extrait de Art, la pièce de Yasmina Reza (11 avril), une dégustation de vins (9 mai), un concert de ‘Melodie en Retz’, une chorale de 70 membres venant de Bouayes, près de Nantes (4 juin), un bal musette (10 juillet), un pique-nique au Ryedale Folk Museum de Hutton-le-hole (16 juillet)…

J’ai coutume de dire que tous les Britanniques francophones que je connais sont francophiles. On le doit certainement au travail de gens qui œuvrent au sein des Alliances Françaises du Royaume-Uni

York est un exemple de dévouement au service du rayonnement français dans le monde, cultivant le même esprit humaniste et universaliste qui animait le comité de fondateurs parmi lesquels Ferdinand de Lesseps, Louis Pasteur, Ernest Renan ou Jules Verne.

Les beaux débuts de la Farandole à Birmingham

La Farandole à Birmingham

A la faveur de ma participation au salon “Education Show” de Birmingham, le 19 mars dernier, j’ai visité la Farandole, la toute première “Petite Ecole” des West-Midlands. L’école a ouvert ses portes en septembre 2010, sous les efforts conjugués de Emilie Abblard, Stéphanie Desruelles et Claire Belkadi. Je trouve que la Farandole est le nom qui convient idéalement à l’école, tant elle respire la joie de vivre et le plaisir de se retrouver.

Dans les très beaux locaux de King Edwards VI Grammar School for Girls à Handsworth, 30 enfants sont répartis en 3 classes (maternelle, CP et cours élémentaire 1et 2). Ils sont encadrés à la fois par une enseignante et une assistante par classe. Pour la petite histoire, deux petits Anglais fréquentent l’école. Il faut dire qu’ils avaient été scolarisés en Primaire en France (pour connaitre tous les détails de fonctionnement, lire la Présentation de la Farandole).

Stéphanie Desruelles, Claire Belkadi et Emilie Abblard, fondatrices de la Farandole, Petite école du samedi

L’objectif est de familiariser les enfants français ou francophones à la langue française. En maternelle, l’accent est mis sur l’expression orale. Les classes de Primaire poursuivent le même effort tout en développant l’aptitude à lire et écrire des enfants.

Le dynamisme de l’équipe rejaillit sur les enfants, mais aussi sur leurs parents que j’ai eu le plaisir de rencontrer à la sortie des classes. Du reste, certains d’entre-eux jouent volontiers les animateurs au sein du club La Ronde des Bout’Chous destiné aux enfants qui ne sont pas encore d’age scolaire. Les activités se déroulent le samedi aux mêmes horaires et au même endroit que la Petite Ecole.

Je vous rappelle que le Royaume-Uni compte désormais 41 “petites écoles du samedi”, comme celle de la Farandole à qui je souhaite bonne continuation.

Site internet de la Farandole.

Tout est bien qui finit bien

Victoria, Edouard Braine, consul général, Catherine Rabet, consul adjoint, lors de la cérémonie de la remise de la nationalité, le 22 février 2011 à Londres

Ce 22 février, Victoria rayonne de joie. Victoria est enfin devenue française. Elle a eu si peur… Elle savoure chaque instant de la cérémonie d’accueil dans la citoyenneté, comme il transparait sur cette photo prise aux cotés d’Edouard Braine, le consul général, et de Catherine Rabet, la bonne fée de cette petite histoire que j’ai eu envie de partager avec vous.

De nationalité brésilienne, Victoria épouse Yannick, un Français résident en Angleterre, en février 2006. Depuis, ils vivent et travaillent tous deux à Londres. Le 25 février 2010, elle  demande la nationalité française. Début février 2011, près d’un an plus tard, l’Administration n’a toujours pas répondu. Victoria m’adresse alors une lettre qui m’explique que sa situation devient périlleuse, puisque son employeur l’a informé qu’il était dans l’obligation de la licencier à compter du 1er mars 2011. En effet, Victoria est titulaire d’un visa lui permettant de résider et de travailler au Royaume-Uni jusqu’au 2 mars 2011 seulement.

Il ne reste que quelques jours à Victoria pour devenir française ou alors demander le renouvellement de son visa pour un coût minimum de 800£…

Que faire ? J’ai la lettre de Victoria en main, je partage son désarroi et je réalise que nous sommes vendredi après-midi. Edouard Braine se trouve à ce moment précis en tournée consulaire à Cardiff, puis Liverpool et ne peut être contacté qu’en cas d’urgence. Je me tourne vers Gérard Maréchal, consul général adjoint, et Catherine Rabet, consul adjoint, en charge du service de l’Etat civil et de la nationalité.

Catherine connait le dossier. Le ministère public dispose de 12 mois pour statuer sur les demandes de naturalisation. Elle me confie que, actuellement, les délais sont étirés à leur maximum. Consciente de l’enjeu pour Victoria, elle téléphone sans tarder à la sous-direction à l’accession à la nationalité française. Lundi matin, elle rappelle à nouveau le service et obtient une réponse positive. Elle sait que chaque jour compte. Impossible d’attendre la prochaine valise diplomatique. Aussi pour accélérer encore le mouvement, Catherine demande une copie scannée de la décision qu’elle va certifier conforme.

Dès lundi après-midi, tout le monde est soulagé. Victoria ne sera pas expulsée, ni licenciée, mais elle deviendra notre concitoyenne.

Edouard Braine sait qu’il est entouré de fonctionnaires zélés et humains. Lorsque notre consul général rentre de déplacement, je lui loue la réactivité et l’efficacité de Catherine. Après mon récit, il conclura non sans malice que cette histoire impliquant son administration méritait le titre d’une pièce de Shakespeare : tout est bien qui finit bien !

Interview sur French Radio London ce dimanche

Ce dimanche 27 mars, à 19h00, je serai l’invité de Marie Lahetjuzan au micro de French Radio London pour évoquer mon parcours et mes activités dans l’édition.

Ecoutez l’interview en podcast.

Il y a quelques semaines, j’avais eu le plaisir de vous annoncer le lancement officiel de cette radion londonienne, 100% francophone, fondée par Pascal Grierson (lire : “Longue vie à French Radio London (FRL)” du 18 novembre 2010).

Pour écouter FRL, rendez-vous sur son site.

Le centre Charles Péguy financé et médiatisé

Le printemps a doublement resplendi pour le centre Charles Péguy avec un accord définitif pour sa subvention de fonctionnement et les honneurs du JT de France2.

Le 7 décembre dernier, le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) présidé par le consul général Edouard Braine s’était prononcé à l’unanimité en faveur du maintien de la subvention de 55.000€ au centre (lire : “Proposition de subvention reconduite pour le centre Charles Péguy” du 14 janvier 2011).

La Commission nationale relevant de l’emploi au ministère des Affaires étrangères vient de valider notre proposition. Parmi les membres de cette commission, nous avions le soutien bienveillant de Jeannine Sandmayer, conseillère AFE pour l’Australie, qui a affirmé que Péguy était une “plateforme indispensable à nos jeunes”.

C’est justice, d’autant que le centre ambitionne d’atteindre 1000 placements de jeunes Français en Angleterre par an, contre 700 en 2010 ce qui représentait déjà 23% du total des placements effectués par les 31 CCPEFP dans le monde !

Autre sujet de fierté pour Guillaume Dufresne, le président du centre Péguy, avec la venue de la télévision française pour rendre compte de sa démarche dans le cadre d’un reportage sur les Français de Londres, programmé cette semaine du lundi au vendredi, en toute fin du journal de 13h sur France2. Vous pouvez visionner les 5 épisodes de ces portraits croisés de Français expatriés outre-Manche sur le site de la chaine, à la rubrique du JT.

Un coup de projecteur, au sens propre, bien mérité !

Gérard Longuet dans le vent de l’Histoire

Gérard Longuet, ministre de la Défense, et Olivier Cadic

Lors d’une invitation chez le sénateur André Ferrand, en marge de la session de l’AFE, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Gérard Longuet nommé ministre de la Défense le mois dernier, tandis qu’il présidait le groupe UMP au Sénat depuis 2009.

L’ancien ministre de l’Industrie d’Edouard Balladur est un proche de Nicolas Sarkozy. Elu sénateur de la Meuse en 2001, il a rejoint le bureau politique de l’UMP en 2002. Il est également vice-président des Réformateurs, un mouvement d’inspiration libérale au sein de l’UMP qui compte une trentaine de cercles locaux.

Gérard Longuet m’a interrogé sur les attentes de la communauté française à Londres. L’intérêt sincère et les encouragements d’un homme d’Etat vous emplissent immanquablement de fierté et de vigueur. J’ai modestement eu le sentiment de lui avoir offert en retour une bouffée de fraicheur dans un climat international extrêmement oppressant. Ce 8 mars, les insurgés libyens reculaient à nouveau avec le sentiment du pire à venir

Le jour même de notre rencontre, François Gouyette, notre ambassadeur à Tripoli, était auditionné au sein de l’Assemblée nationale. Rentré en France le 26 février, après avoir fermé son ambassade, M. Goulette a reçu les félicitations de la commission des Affaires étrangères pour avoir parfaitement assuré le rapatriement de nos compatriotes.

Nos parlementaires ont voulu entendre la compréhension des événements par un homme de terrain pour présager le futur paysage politique de la Libye dans l’hypothèse de la chute de Kadhafi. Je vous recommande la lecture du compte-rendu d’audition du diplomate dont la clarté et la finesse d’analyse dépassent de loin tous les articles parus récemment sur le sujet.

Le surlendemain, le Président de la République en appelait à l’action militaire pour protéger les opposants libyens face au régime de Kadhafi (lire : “Rencontre avec Bernard Kouchner” du 14 mars 2011). Depuis, tous les commentateurs se félicitent du vote du Conseil de sécurité et estiment qu’il s’agit du succès conjoint de David Cameron et Nicolas Sarkozy.

Alors, les armes se sont mise à parler et Gérard Longuet s’est retrouvé au coeur de l’Histoire des hommes et en première ligne face aux médias, tout comme son homologue britannique à la Défense, Liam Fox.

Les élus de l’AFE reçus au Conseil constitutionnel

Autour de la table où siège le Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré régale d'anecdotes les élus de l'AFE

Président du Conseil constitutionnel depuis exactement quatre ans, par décision de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, a fait aux élus de l’AFE (Association des Français de l’étranger) l’honneur d’une visite commentée de sa noble institution, en réponse à une demande émanant de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam.

Rappelons que le Conseil constitutionnel a été créé en 1958 en même temps que la Vème République et qu’il veille à la conformité des lois au regard de notre Constitution. Les décisions de cette autorité impartiale s’imposent au législateur, au gouvernement ou encore aux juridictions.

Preuve de son indépendance, le Conseil constitutionnel vient de rappeler que les mineurs ne pouvaient être traités comme des adultes par la Justice, et a censuré quelques dispositions, jugées inconstitutionnelles, de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) .

Lors de la visite, Jean-Louis Debré naviguait avec aisance entre les propos sérieux, parfois graves, et un humour digne d’un professionnel du stand-up, notamment lorsqu’il a expliqué tout l’intérêt pour lui de siéger en réunion entre Valéry Giscard-D’estaing et Jacques Chirac. Il est de notoriété publique que les deux anciens Présidents de la République ne manifestent pas une affection débordante l’un envers l’autre.

Olivier Cadic et Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel

Au quotidien, les moments de détente deviennent rares au Conseil. Les dossiers abondent, passant d’une dizaine par an à près de deux cents, notamment du fait de la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), en vigueur depuis le 1er mars 2010, qui permet à tout citoyen de contester la constitutionnalité d’une loi portant atteinte aux droits et libertés. Aussi, les neuf Sages de la République sont appelés à siéger désormais chaque jour et, si cela vous intéresse, leurs débats sont retransmis sur le Web (Accès rubrique vidéo).

En visitant le bureau de Jean-Louis Debré qui donne sur le Palais-Royal, j’ai remarqué que là où les gens mettent généralement une photo ou une image qui leur tient à cœur, son fond d’écran d’ordinateur affichait une citation de Nietzsche : il y a toujours un peu de raison dans la folie. Preuve qu’il accomplit sa tâche avec philosophie.

Le site du Conseil constitutionnel

Véronique Revington va incarner le plan Emploi

Sous la houlette d’Edouard Braine, consul général de Londres, le comité de pilotage du Plan Emploi a décidé de recruter Véronique Revington pour faciliter l’atteinte de ses objectifs, lors de la réunion du 28 février dernier. Je pense que c’est la bonne tactique : l’expérience démontre qu’il est vital de dédier une personne pour concrétiser les actions d’un plan. On se souvient que le Plan Ecole, quant à lui, avait aussi démarré par une embauche, celle de Frédéric de la Borderie sur les fonds du Trust de l’ambassade.

Le comité a débuté sa réunion en se félicitant de la légitimation apportée par François Fillon aux objectifs du plan Emploi et son soutien déclaré à l’action du centre Charles Péguy, lors de sa venue au Royaume-Uni (lire : François Fillon à Londres : “Votre communauté donne l’exemple” du 16 janvier 2011). On a aussi relevé des échos favorables dans les médias français, notamment le Monde, mais aussi britanniques à l’image de The Economist s’intéressant à la communauté française et aux Oubliés de Saint Pancras.

Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy, partage l’objectif 1 du plan Emploi à savoir le placement de 1000 jeunes compatriotes dans l’année 2011, contre une moyenne d’environ 700 précédemment. Les nouveaux locaux du centre et le recrutement imminent d’un conseiller emploi supplémentaire autorisent cette ambition.

Véronique Revington entre au service du plan Emploi

Véronique Revington au service du plan Emploi

Justement, la mission de Véronique Revington, prévue jusqu’à la fin du mois de juin, va consister à renforcer la synergie entre les services du consulat et le centre Charles Péguy, notamment pour inciter nos jeunes compatriotes à s’inscrire sur la liste électorale dans l’optique des échéances de 2012 (présidentielles et législatives). En effet, Véronique est rémunérée sur des crédits de vacation du consulat liés à la préparation du dossier des élections prévues en 2012 et elle est hiérarchiquement rattachée au service de l’administration des Français.

Par ailleurs, Véronique cherchera à diversifier et augmenter les sources de financement pour l’association Charles Peguy par un travail de prospection auprès des entreprises et de recherche de fonds européens ou locaux. Ce travail est destiné à pérenniser l’action de Peguy en rendant le centre moins dépendant de l’argent public.

Lorsque j’ai parlé à Véronique de l’objectif 2 du plan Emploi destiné à établir un métro trans-Manche afin de favoriser l’emploi des personnes résidant dans le Nord – Pas-de-Calais, elle évoqué ses onze années de chargée de mission et directrice des ressources humaines au conseil général de la Somme. Ils avaient établi une navette entre Amiens et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, pour permettre aux habitants de la Somme d’aller travailler à moindre coût chaque jour sur la plateforme aéroportuaire. Voilà une expérience qui est bienvenue pour favoriser l’atteinte de cet objectif.

Tous mes vœux de réussite à Véronique dans sa nouvelle mission. Véronique anime également une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres».

Les élections sénatoriales auront lieu le 25 septembre 2011

En marge de la session de l’AFE, j’ai rencontré Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat, le jour de son élection a la tête du groupe UMP au Sénat en remplacement de Gérard Longuet, devenu ministre de la Défense.

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, Olivier Cadic, conseiller élu à l'AFE, Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat.

Le sénateur-maire de Marseille avait invité quelques élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) pour leur parler des prochaines échéances électorales.

L’élection sénatoriale aura lieu le 25 septembre 2011.

6 sièges représentant les Français établis hors de France sont en renouvellement.

Ce sont les 155 conseillers élus à l’AFE qui les élisent.

Les 5 sénateurs UMP sortants, dont Joëlle Garriaud-Maylam, sont candidats à leur propre succession.

A l’heure actuelle, trois listes se réclamant de la Majorité présidentielle, ainsi qu’une liste conduite par l’opposition se sont fait connaître.

Avenue des Ecoles, le site pour tout comprendre des études à Londres

Les parents qui débarquent aujourd’hui à Londres ne savent pas la chance qu’ils ont ! Il existe désormais AvenueDesEcoles, un site internet fondé sur une idée remarquable : donner aux Français le mode d’emploi de la scolarité à Londres. Vous comprendrez enfin tout du système français et du système anglais, chacun dans sa diversité et sa subtilité qu’il s’agisse des cursus ou des types d’établissements.

Doté d’un joli logo, le site AvenueDesEcoles tire sa dynamique de la publication constante d’informations fraiches en rapport avec les études à Londres, de la maternelle au supérieur, évoquant les aspects pratiques (conditions d’accès, dates de conférences…) tout en élargissant son champ d’investigations aux évolutions en cours (réforme des université, études en ligne…)

“Vivre à Londres est une chance !” proclame le site en page d’accueil. Encore faut-il la saisir ! A commencer par savoir accompagner votre enfant dans les méandres des réseaux d’éducation français ou britannique. Et ce n’est pas tout, car on pressent que ce site va devenir un vrai portail concernant l’éducation des enfants, à travers la santé, la nutrition ou encore le développement personnel.

Je félicite ses fondatrices, Valérie Lehmann et Sabine Cros-Scherer, et je leur prédis un beau succès.

Le site AvenueDesEcoles

Joëlle Garriaud-Maylam désignée secrétaire nationale de l’UMP en charge des “Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques”

“Le regard des Français qui habitent au Royaume-Uni compte particulièrement pour moi”, confie Jean-François Copé, ce 19 janvier à Londres, tandis qu’il venait saluer Stéphane Rambosson, l’animateur local de Génération France, le club de réflexion créé par le député maire de Meaux.

Joëlle Garriaud Maylam, sénatrice et secrétaire nationale de l'UMP et Olivier Cadic, conseiller élu de l'AFE

“Appréciés et reconnus, vous êtes nombreux à vivre et à travailler dans ce pays si proche où l’environnement économique et social est pourtant très différent du contexte français, explique-t-il. En développant le ‘benchmarking’ entre les deux pays, vous pouvez nous aider à proposer des réponses adaptées aux défis à venir.”

Pour créer ce lien inspirant et constant, Jean-François Copé a nommé Joëlle Garriaud-Maylam au poste de Secrétaire national de l’UMP, en charge des “Comparaisons internationales et des relations franco-britanniques”. Une décision judicieuse et méritée pour notre sénatrice des Français établis hors de France, déjà membre du Bureau politique et de la Commission des statuts. Elle intègre désormais le cénacle envié des 191 secrétaires nationaux au sein d’un parti comptant près de 250.000 adhérents.

Ce n’est pas une mince affaire qui attend Joëlle. Devenu Secrétaire général de l’UMP en novembre dernier, Jean-François Copé a rapidement estimé que les secrétaires nationaux doivent être, dans leurs domaines de spécialisation, les interlocuteurs de chaque Français qui s’adresse à l’UMP. Puis, tout à la fois experts, porte-paroles ou animateurs de débats, ils sont les “véritables pivots dans le cadre de la préparation du projet 2012” par leurs propositions nouvelles et pratiques dans l’intérêt de la France et des Français.

La nouvelle promue a eu tout le loisir d’en discuter avec Jean-François Copé qu’elle accompagnait à Londres, ce 19 janvier, au forum intitulé “Le chômage n’est pas une fatalité ! Quelles politiques efficaces pour l’emploi des jeunes et des seniors ?” Grâce aux travaux du Cercle d’outre-Manche fondé et dirigé par Arnaud Vaissié et Pascal Boris, Joëlle Garriaud-Maylam a pu comparer les approches du Royaume-Uni et de la France sur ces enjeux. Je vous encourage à lire le rapport du cercle d’outre-Manche sur le thème “Premier emploi inaccessible, retraite précoce, 6 mesures pour changer la donne” (décembre 2010).

C’est à la faveur d’une réception organisée au Conseil constitutionnel, le 7 mars dernier, que j’ai eu l’occasion de féliciter Joëlle chaleureusement et de vive voix.

Plan Ecole (23) : Que faire pour les enfants sur liste d’attente ?

Suite à la réunion du plan Ecole, le 19 mai 2010, je vous avais parlé dans mon précédent article de la création d’un groupe de travail affecté au suivi des indicateurs. La seconde initiative fut de constituer un groupe de travail “Flux d’inscriptions” dont l’objectif est de parvenir à une gestion concertée des flux et des procédures d’inscription des élèves. Il s’est réuni à Londres le 31 janvier dernier.

L’ouverture du nouveau Collège français bilingue de Londres (CFBL) va sûrement relancer la polémique sur les fatales liste d’attentes (lire : “Kentish Town (20) : le CFBL entame sa promotion” du 24 décembre 2010).

Aujourd’hui, chaque école conventionnée ou homologuée dispose de ses propres critères d’admission. Cette situation se justifie par des particularismes locaux nécessitant plusieurs offres pédagogiques et différents niveaux de frais de scolarité. Partout cependant les parents sont invités à visiter les lieux avant une inscription officielle qui a lieu en janvier/février. Pour Charles de Gaulle, ils apprennent généralement début juin si leurs enfants sont retenus ou non.

Comment améliorer les sorts des laissés pour compte de l’enseignement français en Grande-Bretagne?

La création d’une carte scolaire pour y voir plus clair suscite plus de difficultés que d’enthousiasme, il faut bien l’avouer.

Une procédure donne satisfaction : chaque école envoie en février/mars une liste de ses élèves en CP et 6ème afin de leur garantir une place au lycée Charles de Gaulle. Les fratries sont évidemment favorisées.

Une autre procédure a fait ses preuves, mais elle est plus sujette à caution : les familles inscrivent leur enfant dans plusieurs écoles simultanément par multiplier leur chance d’accès, parfois dès la naissance de celui-ci. Les écoles et les parents sont attachés à la confidentialité de ces listes de postulants qui ne peuvent donc pas s’échanger, ni faire l’objet de recoupement. Conclusion, on ne sait pas combien d’élèves sont réellement refusés par le réseau éducatif français. Du reste, le lycée Charles de Gaulle ne gère aucune liste d’attente.

Réunion du groupe de travail Flux d'inscriptions, à Londres, le 31 janvier 2011

Le groupe de travail a préconisé une meilleure information des parents sur l’ensemble des possibilités du réseau AEFE, ainsi qu’au sujet des alternatives existantes dans les établissements français non homologués, certaines écoles anglaises ou les écoles internationales. C’est l’évidence même.

La suggestion qui me semble plus plus pertinente serait d’organiser une réunion, disons fin mai, conviant l’ensemble des écoles afin de gagner en visibilité sur ces fameuses listes d’attentes en faisant un état statistique. Outre d’éviter les doublons, l’objectif serait de permette éventuellement de faire des propositions de places aux parents en fonction des critères de priorité.

A-t-on vraiment un autre choix ? Qu’en pensez-vous ?

La prochaine réunion du groupe de travail “Flux d’inscriptions” aura lieu le 28 mars 2011.

Rencontre avec Bernard Kouchner

En marge des travaux de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) au ministère des Affaires étrangères, j’ai eu le plaisir de rencontrer Bernard Kouchner, vendredi dernier, au lendemain de la prise de position commune de Nicolas Sarkozy et David Cameron envisageant une possible intervention en Lybie.

L’ancien ministre des Affaires étrangères plaide pour le devoir d’ingérence. Cette idée dont il est le l’instigateur depuis la guerre du Biafra en 1968, fait son chemin, lentement certes. La diplomatie est par essence un jeu de patience, d’usure, une affaire de temps en somme. C’est tout le dilemme : tandis que les débats s’éternisent à la recherche d’un compromis sur la manière d’intervenir dans une situation de crise, le temps presse sur le terrain, chaque heure compte et se paie en vies humaines.

Si la violation des droits de l’homme, à fortiori les massacres ou la famine, légitiment “naturellement” une intervention destinée à faire cesser un drame, l’épineuse question tient au principe de légalité, comprenez le feu vert de l’ONU.

Aussi, le 10 mars, le Président français, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre britannique, David Cameron, ont adressé conjointement une lettre au Président du Conseil européen Herman Van Rompuy exprimant leur position quant aux violences dont sont victimes les civils libyens. Ils ont évoqué la possibilité de mise en place d’une zone d’exclusion aérienne qui devrait dès lors nécessiter une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Henri de Raincourt réaffirme l’engagement de l’Etat auprès des Français de l’étranger

Notre ministre chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, a ouvert la 14e session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) réunie à Paris du 7 au 11 mars 2011. Je vous l’avais présenté en décembre dernier puisqu’un décret précisant ses attributions faisant référence aux Français de l’étranger (lire : “Notre ministre s’appelle Henri de Raincourt” du 08 décembre 2010)

Les conseillers élus de l’AFE représentent plus de deux millions de Français établis sur les cinq continents, une réalité et un poids électoral qui n’échappe pas au gouvernement. Le ministre a souligné que c’est à l’initiative du Président de la République que, pour la première fois, dès 2012, onze députés des Français de l’étranger seront élus au suffrage universel direct.

André Ferrand, sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, conseiller AFE, Henri de Raincourt, ministre de la Coopération (AFE, mars 2011)

Dans un monde mouvant et parfois chaotique, Henri de Raincourt a rappelé que la sécurité des Français de l’étranger était une préoccupation constante du ministère des Affaires étrangères, au même titre que “l’exigence de solidarité de la France” à l’égard des compatriotes expatriés qui se traduisait en matière d’enseignement ou de protection sociale, grâce aux crédits maintenus par la loi de finances 2011-2013 en dépit d’un contexte budgétaire tendu.

En compagnie du sénateur André Ferrand, j’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec Henri de Raincourt qui s’est enquis des attentes concrètes de la communauté française en Grande-Bretagne. Je ne me suis pas fait prier et je l’ai senti particulièrement attentif. Mon parcours d’entrepreneur a aussi suscité son intérêt puisqu’il ne manque jamais de rappeler ses origines bourguignonnes et la qualité du Chablis, soutien aux entreprises locales oblige. La conversation prend alors un tour jovial qui ajoute encore à la sympathie qui émane de notre ministre de la Coopération.