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AEFE : le gouvernement piétine encore une promesse de campagne

Mardi prochain, le budget de l’AEFE, Agence de l’enseignement français à l’étranger, sera soumis à son conseil d’administration.

Le nœud coulant des finances publiques ne laissera d’autre choix à l’Agence que de voter un budget de circonstance.

« Nous mettrons un terme au sous-financement de l’AEFE », péroraient les Socialistes de l’étranger dans leur programme présidentiel. Le retour à la réalité est brutal. La subvention de l’Etat n’augmentera que de 1% (5,5 millions d’euros) pour atteindre 425 millions d’euros. Dans le même temps, l’Etat fait peser une nouvelle charge de 13 millions d’euros pour financer la part patronale sur les retraites.

Du reste, le sénateur socialiste Richard Jung reconnaît lui-même que « L’Agence devra donc de nouveau augmenter ses ressources propres pour faire face à ses charges. » Ce sera donc aux parents d’élèves de payer la différence. Et ils subiront la double peine, puisque le  budget de l’aide à la scolarité sera réduit de plus de 12% (110.5M€ au lieu de 125.5M€ en 2012).

En ce qui concerne le Royaume-Uni, le projet de budget de l’AEFE se traduira ainsi : l’Etat qui prenait en charge 58% du salaire des enseignants du lycée Charles de Gaulle réduira sa part à 50% d’ici à deux ans. La différence sera à la charge des parents d’élèves. Forcément.

Cette décision est en flagrante contradiction avec le projet socialiste qui promettait que  « la part de l’Etat dans le financement des établissements, en baisse chaque année, sera maintenue à son niveau actuel et un plan quinquennal permettra d’établir les besoins en financement de chaque établissement pour assurer leur pérennité, leur qualité et leur sécurité. »

Par conséquent, il s’avère clairement que l’AEFE devra désormais naviguer à vue et limiter sa vision à gérer l’existant, avec un soutien de l’Etat qui déclinera d’une année sur l’autre. Chaque élève de l’AEFE coûte aujourd’hui 2 210 euros à l’Etat ; il ne devra plus coûter que 2150 euros en 2015.

Il serait temps de reconnaître que l’Etat ne peut plus financer le développement d’un réseau qui compte déjà 485 établissements d’enseignement français à l’étranger, en dépit d’une demande croissante.

Alors, quel avenir pour l’enseignement français à l’étranger ? Osons d’abord répondre cette question : « Pourquoi avons-nous besoin d’un enseignement français à l’étranger ?» avant de nous demander comment le faire fonctionner.

En faisant de l’AEFE, l’alpha et l’oméga du développement de l’enseignement français à l’étranger, le risque est désormais élevé de voir le rayonnement de la France décliner au profit d’autres systèmes éducatifs en plein essor.

D’ailleurs, le développement de filières bilingues, intégrées au système éducatif du pays partenaire piétine. Pour 2013, il est prévu 1 695 000 élèves inscrits en section bilingue, soit le même nombre qu’en 2010. Ce résultat justifierait une vraie remise en cause de notre stratégie dans ce domaine.

Nos finances publiques agonisent, les parents d’élèves sont mis à contribution permanente sans pouvoir planifier l’évolution des tarifs et, surtout, de nombreux enfants restent à jamais les oubliés du dispositif, faute de solution alternative au manque de place, à leur éloignement géographique ou à l’inflation du prix de la scolarité.

Les caciques du « tout Etat » ont les rênes bien en main. Pourtant, tôt ou tard, il faudra redéfinir la mission de l’AEFE, la concentrer uniquement sur des actions que l’Etat peut financer sur le long terme et confier la gestion des établissements à des partenaires dont c’est la vocation.

Photo Flickr de Sebastian Kobs

Réforme des bourses à l’étranger : Les familles boursières paieront pour les nouveaux boursiers

Lors de la campagne électorale, j’avais soutenu qu’il était “incontournable de mettre le système des bourses scolaires à l’étranger en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers” (Lire : “Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger” du 28 mai 2012).

Comme je le craignais, le gouvernement sorti des urnes a opté pour la méthode traditionnelle, celle-ci consiste à déterminer préalablement une enveloppe puis, seulement, de construire une clé de répartition. Compte tenu de notre situation budgétaire, cette démarche revient à partager la pénurie entre les plus nécessiteux.

Aussi, la ministre représentant les Français de l’étranger, Hélène Conway, a-t-elle demandé à la Commission nationale des bourses de faire évoluer le système. Elle a préconisé une progression limitée de l’enveloppe des bourses tout en augmentant le nombre de familles boursières.

L’idée poursuivie par le gouvernement se résume à augmenter le nombre de bénéficiaires du système dans le cadre d’une enveloppe budgétaire aux contours figés. Chacun peut comprendre que ce seront donc les bénéficiaires actuels des bourses qui paieront pour les nouveaux boursiers.

Je salue au passage le travail de la Commission nationale des bourses et, en particulier, l’action de nos représentants de l’AFE, à savoir Hervé Leboucher (Grèce), Daniel Ollagnier (Allemagne) et Margaret Soledad (Espagne) qui se sont pliés à un exercice dont on ne peut ressortir qu’avec une extrême frustration.

Hervé Leboucher restitue parfaitement la nouvelle situation : « L’AEFE et la DFAE ont fait un travail remarquable dans des délais contraints et sur la base d’un cahier des charges exigeant. Il devrait permettre à de nouvelles familles d’accéder aux bourses. Mission accomplie, donc ! A ceci près que si c’est dans le cadre budgétaire dont notre ministre semble prête à se satisfaire cela se fera au détriment de familles déjà boursières par des pertes significatives de quotité».

Et les simulations sont rudes pour les boursiers du Royaume-Uni. Ce sont 161 familles qui devraient perdre plus de 20 points de quotité sur leur bourse. Précisons que le Royaume-Uni sera le 4ème pays le plus affecté par le phénomène, après l’Espagne (755 familles), Les Etats-Unis (430) et l’Allemagne (228) – voir l’étude d’impact présenté à la Commission nationale des bourses -.

Toujours d’après les simulations, seules 4 842 familles dans le monde recevront une bourse à hauteur 100%, au lieu de 7 421 familles précédemment.

Certains s’étrangleront du cynisme du gouvernement qui fait peser la charge des nouveaux boursiers sur les boursiers actuels.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Cette simulation repose sur un nombre constant de demandes. Si le nombre total de demandes de bourses recevables augmente plus vite que l’enveloppe prévue pour les deux ans à venir, les bourses pourront être réduites au prorata des moyens affectés par le ministère. Par exemple, si une famille reçoit une bourse de 50% une année, le taux de l’année suivante pourra être inférieur même si ses revenus demeurent identiques.

Comment construire son budget familial dans une telle incertitude, tandis que les frais de scolarité ne cessent de croitre ?

Chaque année, au mois de novembre précisément, revient la lancinante question de l’évolution des frais de scolarité à l’occasion de la présentation du budget par les établissements.

La semaine dernière, lors de son conseil d’établissement, le lycée Charles de Gaulle a annoncé que les tarifs n’augmenteraient «que» de 8% en 2013-2014. C’est un progrès, puisque le précédent proviseur avait anticipé en 2010 une croissance annuelle des tarifs de 10% pour au moins les cinq années à venir (lire : “Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle” du 10 novembre 2010).

En décidant de rationner le budget de l’aide à la scolarité, le gouvernement reconnait qu’il n’a plus les moyens de financer une politique d’aide à la scolarité conforme aux besoins réels. Cependant, scolariser un enfant en cours préparatoire, constitue un engagement pour 12 années.

C’est pourquoi il me parait irresponsable de poursuivre cette politique qui va immanquablement plonger à terme des familles dans le désarroi de devoir retirer leur enfant du système français en cours de scolarité.

Lorsqu’on n’a plus les moyens de sa politique, il faut changer de politique.

Mais là, il faudrait du courage pour affronter les vrais enjeux auxquels est confronté l’enseignement français à l’étranger.

Photo Flickr de marco40134

Soirée des Associations à Londres, lundi 17 decembre

La vie associative des Français à Londres reflète toute la vitalité d’une communauté qui passe pour être aussi entreprenante que festive.

Elle aura l’occasion de se mobiliser toute entière lors d’une soirée organisée par la FAFGB (Fédération des associations françaises en Grande-Bretagne) présidée par Carole Rogers :

Lundi 17 decembre 2012, dès 19h30
au Badden Powell House
65-67 Queen’s Gate, London SW7 5JS,
A l’angle de Cromwell Road et Queen’s Gate,
Métro: South Kensington

Entrée £30 / personne (ou £28.50 en réservation sur le site)
Comprenant une boisson, des canapés et l’accès au buffet
Site : www.fafgb.org

La FAFGB, créée en 1942, regroupe 70 associations membres dont elle est chargée de promouvoir les activités et de représenter auprès des institutions françaises. Cette grande soirée est donc l’opportunité de rencontrer les représentants d’une foultitude d’associations françaises établies au Royaume-Uni, travaillant dans un cadre culturel, sportif ou encore caritatif pour aider les Français ou Francophones en difficultés sur le sol anglais. Notons que certaines structures viendront de France, comme des associations d’anciens élèves ou d’anciens combattants.

La section britannique de l’UFE que je représente sera évidemment de la partie, puisque cette association reconnue d’utilité publique représente les Français à l’étranger depuis 1927, rappelons-le.

Frédéric La Verde et son piano rouge donnera un concert de musiques de films lors de la soirée des Associations de la FAFGB

Il n’y a que des bonnes raisons de venir lundi 17 décembre à Baden Powell House, mais si vous aviez encore une hésitation je vous annonce la présence de Frédéric La Verde et de son piano rouge, l’un ne sortant pas sans l’autre, si possible dans des endroits les plus inattendus, comme les remparts du fort Louvois entouré par la mer, une usine, un radeau, une prairie… bref, partout où ce fou pianotant est invité à travers l’Europe pour ajouter une touche de surréalisme à la magie des sons lors de prestigieux événements.

Sur son piano voyageur, mon ami Frédéric a prévu un concert de musiques de films, mélangeant les morceaux classiques – Barry Lyndon (Haendel), Amadeus (Mozart), Le Pianiste (Chopin) – avec les plus modernes – Les Demoiselles de Rochefort (Michel Legrand),  Amélie Poulain (Yann Tiersen), La Leçon de Piano (Michael Nyman) – sans oublier de combler les plus jeunes oreilles avec les airs puisés chez Disney ou Harry Potter.

Frédéric La Verde, qui nous régalera de thèmes inoubliables, n’est pas seulement concertiste mais également compositeur, déjà auteur de cinq albums. Pour découvrir son univers, je vous engage à écouter un extrait de son “Hymne des Français de l’Etranger” ! Vous avez bien lu ! Cliquez sur Ecoutez

Crédit photo : Lahet M

Lancement du site « Couples en Europe »

Qu’est-ce qui ne connait jamais la crise et qui est toujours porteur d’espoir ? L’amour, voyons ! L’Union européenne compte près de 16 millions de couples internationaux déclarés, c’est à dire mariés ou liés par un partenariat civil. Un joli chiffre et une autre façon de parler d’Europe.

Si le cœur a ses raisons, la loi a les siennes pense justement  le Conseil des notariats de l’Union européenne (CNUE) qui vient d’ouvrir un site internet consacré au droit des couples : www.coupleseurope.eu

Cofinancé par la Commission européenne, cet outil remarquable peut être consulté en 21 langues et vous éclaire sur la pratique juridique de 27 états membres de l’Union européenne. A noter qu’il fait suite au lancement, en 2010, d’un site dédié au droit des successions dans les États membres (www.successions-europe.eu)

Cette plateforme multilingue vous permettra, en premier lieu, de savoir quelle loi s’applique à votre couple, puis de répondre à toutes vos interrogations sur les conséquences d’une rupture, l’organisation du régime matrimonial ou encore l’autorité compétence en cas de litige. Vous découvrirez ainsi qu’au Royaume-Uni le droit applicable en Ecosse diffère de celui de l’Angleterre ou bien que les tribunaux disposent d’un très large pouvoir discrétionnaire (« ancillary relief », ou mesures accessoires) en cas de divorce.

Il faut féliciter le CNUE pour cette belle initiative et la fonctionnalité du site Couples en Europe.

Le modèle «social-étatiste» français se meurt mais ne se rend pas

Juin 1993, il y a bientôt vingt ans. Jean Arthuis rendait public son rapport sénatorial sur les incidences de la délocalisation d’entreprises industrielles et d’emplois à l’étranger.

Face à l’ouverture des marchés, Jean Arthuis préconisait l’idée de la TVA sociale dès 1993.

Au sujet de notre modèle social, il écrivait que la France faisait de l’entreprise “un gisement de ressources fiscales qui obèrent les frais de personnel et pèsent démesurément sur les coûts de production. Au surplus, le droit du travail a multiplié les facteurs de rigidité et d’inadaptation”.

Six mois après l’ouverture des frontières au sein de l’Union européenne, il soulignait que “l’emploi et l’entreprise sont désormais délocalisables. Le citoyen, c’est-à-dire le consommateur ne l’est pas.” Le remède : la TVA sociale.

Septembre 1996, je transfère à Ashford le siège social de ma société d’électronique : la nécessité de réduire mes coûts pour rester compétitif m’imposait de prendre avantage du taux de charges patronales de 10.5% en Angleterre contre 48% en France. Preuve par l’exemple du constat dressé par Jean Arthuis, alors ministre de l’économie. J’alerte en même temps les pouvoirs publics sur les conséquences dramatiques de la pression fiscale reposant sur l’industrie électronique française et je provoque un emballement médiatique.

“Les acteurs économiques, les talents, les capitaux sont-ils condamnés à fuir la France pour rester compétitifs ?”, s’insurge Jean Arthuis « Dans les coulisses de Bercy », en 1998.

15 ans plus tard, Louis Gallois rend au premier ministre son rapport sur la compétitivité de l’industrie française. Son constat ressemble à s’y méprendre au livre «La France qui tombe» de Nicolas Baverez, best-seller en… 2003.

Il émet 22 propositions tant de fois émises précédemment. Dans le lot, il préconise une hausse de la TVA pour compenser une baisse des charges sociales, idée chère à Jean Arthuis.

Une fois élu président, Nicolas Sarkozy aura mis 4 ans et 9 mois pour comprendre qu’il fallait le faire. C’est beaucoup mieux que Jacques Chirac qui ne l’a jamais compris. Six mois après son élection, le président Hollande renie les déclarations du candidat Hollande qui jurait que jamais il n’utiliserait la TVA pour diminuer le coût du travail.

Ont-ils le choix ? Non, mais le remède envisagé par le gouvernement socialiste est pathétique. Du genre courage, fuyons. En effet, il n’est question que d’une hausse minime de 0,4% de TVA, ainsi que d’un crédit d’impôt à valoir en 2014 sur des charges sociales payées en 2013 ! On croit rêver. Bon courage aux “pigeons” qui incluront dans leur business plan un tel montage pour le présenter à un investisseur, surtout s’ils doivent garantir que le Premier ministre sera toujours là pour appliquer ce qu’il promet aujourd’hui.

Les cabinets conseils vont bientôt sonner la charge de l’optimisation, en se délectant d’une nouvelle niche fiscale lestée à 20 milliards d’euros ! Les contentieux avec l’Administration commenceront l’année suivante.

«Il a fallu 60 ans pour nous faire adopter ce que Newton avait démontré», disait Voltaire. Voilà 20 ans que Jean Arthuis a exprimé la théorie de la TVA sociale. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que nos élites adhèrent à cette recette de bon sens ?

Lire : “Arbitrage du gouvernement pour la compétitivité : l’orientation est bonne mais le compte n’y est pas” du 6 novembre 2012, sur le blog de Jean Arthuis.

Photo Flickr de Sénat

Consuls honoraires : la médaille et son revers

Le gouvernement socialiste vient d’adresser un fort mauvais signal à notre réseau consulaire mondial. Le budget des agences consulaires locales, où travaillent des consuls honoraires à titre bénévole, soulignons-le, va subir une réduction de 10% en moyenne.

Le changement c’est maintenant et c’est tant pis pour les expatriés.

En effet, relais de l’Administration, les consuls honoraires jouent un rôle fondamental auprès des expatriés en participant au maillage de la présence française dans 93 pays. Répartis en agences sur un territoire, ils sont par exemple autorisés à délivrer des documents administratifs (légalisations, procurations, certifications pour le compte de diverses administrations françaises, affaires maritimes, etc.), à tenir des bureaux de vote ou délivrer des passeports (Lire : “La remise des passeports confiée aux consuls honoraires” du 13 septembre 2010).

Ainsi, au Royaume-Uni, 17 agences évitent de longs et fastidieux déplacements à nos compatriotes éloignés de Londres ou d’Edimbourg. Nos consuls honoraires ont aussi pour mission d’assister des Français en difficulté dans leur secteur ou de concourir à notre rayonnement culturel.

Chaque année, des subventions versées par le ministère, sont destinées à la prise en charge totale ou partielle des dépenses incompressibles de fonctionnement des agences (rémunération d’un assistant, loyer, téléphone…).

Voici quelques chiffres pour être clair et précis. En 2012, sous l’impulsion d’Alain Juppé, l’enveloppe budgétaire allouée à ce soutien était passée de 1.195.000 euros à 1.296.000 euros, soit une aide moyenne de 2.600 euros par an pour chaque consul honoraire. En 2013, bien que nous ayons 9 agences consulaires supplémentaires dans le monde, le budget des agences consulaires est ramené à 1.210.000 euros, soit une enveloppe moyenne de 2.386 euros, soit une réduction de près de 10%.

Or, d’autre part, les recettes que les consuls honoraires sont autorisés à conserver ne suffisent plus à assurer le fonctionnement normal de leurs agences. Alors, comme on dit, ils font comme ils peuvent avec les moyens du bord, autrement dit avec leurs moyens personnels bien souvent.

Réunion des consuls honoraires médaillés du Royaume Uni (27/28 septembre 2012) autour de Edouard Braine, ancien consul général à Londres.

Edouard Braine, notre précédent consul général à Londres, avait particulièrement apprécié le dévouement de nos consuls honoraires. Aussi, lors de la dernière réunion consulaire au Royaume Uni (27/28 septembre), il a voulu signifier la reconnaissance de la République envers des serviteurs si méritants (et qui ne coûtent rien) par la remise d’une médaille distinctive.

Pour l’anecdote, l’objet a été conçu par Yvan Besnard, consul  honoraire à Chester, et le coût de l’opération (60 euros par médaille) a été imputé sur les frais de représentation du poste.

Le but recherché par une telle distinction est d’améliorer la “visibilité” de nos agents consulaires dans un milieu britannique où les apparences, costumes et décorations, jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, tout en contribuant à la solidarité d’un groupe bénévole en attente d’une légitime reconnaissance. .

Edouard Braine nous a promis que, dans sa prochaine fonction de conseiller diplomatique auprès du Premier ministre, il proposerait au Département de généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires.

Souhaitons aussi qu’il gagne l’écoute du Premier ministre, afin que la subvention du ministère des Affaires étrangères destinées au fonctionnement des agences consulaires ne serve plus, à l’avenir, de variable d’ajustement.

Ci-joint le message d’Edouard Braine pour généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires (fichier pdf)

Connaissez-vous le cocktail de bienvenue de Londres Accueil ?

Le cocktail de bienvenue organisé chaque année par Londres Accueil me fait irrémédiablement penser au chant fétiche des supporters de club de foot de Liverpool : “You’ll never walk alone”.

Comment mieux qualifier l’esprit de cet événement destiné à “accueillir toutes celles et ceux, toujours plus nombreux, qui choisissent Londres comme port d’attache,” sourit Marie-Anne Duncan, la nouvelle présidente de l’association, succédant à Bernadette Briquetti, dont le travail a été remarquable et remarqué.

En effet, depuis 30 ans d’existence, Londres Accueil n’a jamais autant intéressé les francophones désireux de s’intégrer plus aisément à la vie londonienne en profitant de l’expérience de ceux qui les ont précédés. Chaque mois, ils sont une bonne douzaine à s’inscrire pour créer des contacts, mais aussi se cultiver et se distraire dans le cadre de “sorties et d’activités des plus classiques aux plus originales”, se félicite Marie-Anne Duncan.

Ce vendredi 12 octobre, le salon de l’Institut français était bondé, car l’association s’était fait un devoir d’accueillir 165 “petits nouveaux” accompagnés par leurs conjoints au traditionnel cocktail de bienvenue.

Madame l’ambassadrice, Isabelle Emié, présidente d’honneur de l’association qui compte plus de 800 membres, ne manque jamais une occasion de rappeler la contribution irremplaçable de Londres Accueil à la vie des expatriés de fraiche ou de longue date. Pour vous donner une idée, 400 activités ont été entreprises cette année, dont 46 cafés, 33 repas, 98 marches et 223 autres propositions !

Olivier Cadic et Marie-Anne Duncan, présidente de Londres Accueil au centre en compagnie des deux précédentes présidentes, Bernadette Briquetti à gauche et Sylvie Laboureix à droite(Cocktail de bienvenue du 12 octobre 2012)

De nombreux “clubs” couvrent tout le spectre de vos goûts, de vos talents ou de vos envies de découvertes. Un programme est envoyé chaque trimestre aux membres regroupant toutes les offres sportives, culturelles, artistiques, sociales, événementielles… Vous apprécierez en outre que Londres Accueil invite constamment ses adhérents à suggérer des activités, prendre des initiatives ou, d’une façon générale, partager toute information dont quelqu’un pourrait faire profit, du conseil de lecture à la recette de cuisine.

Je précise que l’association est structurée géographiquement par quartier, ce qui me semble pertinent au regard de la superficie de Londres. Cette année, un 13ème quartier s’est ajouté aux 12 quartiers existants pour répondre à l’ouverture du nouveau collège bilingue de Kentish Townn (CFBL). Il compte déjà 60 membres !

L’effet de proximité explique certainement la popularité de l’activité “Mums & Kids” qui fédère près de 200 adhérentes. Une fois par mois, toutes les mamans d’un même quartier se réunissent pour un café ou une sortie. Entre galette des rois, visite à la ferme, pique-nique ou atelier déguisement, les idées ne manquent pas. Connait-on meilleur moyen pour accueillir une nouvelle venue à Londres ou partager ses expériences quotidiennes ?

Il me faut enfin souligner la dimension caritative et internationale de Londres Accueil. Chaque année, quelques milliers de livres-sterling contribuent à financer des initiatives dans le cadre de partenariats. Citons la construction d’une bibliothèque dans un quartier pauvre de Tananarive à Madagascar et l’installation de sanitaires dans une école primaire pour petites filles dans la province de Dashun en Chine avec Enfants du Monde UK, ou le secours aux personnes âgées isolées sur le sol britannique, par l’intermédiaire de la Société française de Bienfaisance (SFB).

Si vous souhaitez en connaitre davantage, une équipe se tient à votre disposition tous les mardis après-midi. En outre, vous pourrez consulter à la permanence une série de documents pratiques (liste de baby-sitters, bonnes adresses, etc.).

Le site de Londres Accueil

Succès de la formule “Cned Royaume-Uni”

Lancée il y a seulement un an, la formule “Cned Royaume-Uni” a déjà séduit de nombreux parents. 110 élèves ont suivi ce cursus complémentaire à l’enseignement britannique dès la première année(Lire : “Enseignement à distance : le Cned présente sa formule Royaume-Uni 2011” du 15 septembre 2011).

Alors que les inscriptions 2012-13 sont encore possibles jusqu’au 31 décembre prochain,  la formule enregistre déjà 350 inscrits ! C’est donc une progression de plus de 200%, nous a annoncé Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole.

Cette offre du Cned a été conçue comme un compromis idéal pour les enfants qui ne peuvent pas accéder au réseau de l’enseignement français au Royaume-Uni, du fait de son engorgement chronique ou bien de leur éloignement géographique. Cette solution complémentaire au système britannique s’étend de la grande section de maternelle à la terminale.

Il faut toutefois souligner que cette formule d’enseignement à distance ne constitue en aucun cas un préalable ou une facilité quelconque pour intégrer ensuite un établissement du réseau français de Londres, malheureusement tous saturés.

En revanche, les cours du Cned facilitent grandement le retour vers une scolarité en France.

Preuve du succès de la formule “Royaume-Uni”, la formule “scolarité complète” du Cned recule puisque seuls 22 élèves vivant outre-Manche se sont inscrits cette année contre 55 l’année dernière.

Renseignements et inscriptions : Cned.londres-fslt@diplomatie.gouv.fr
Fiche d’information : formule RoyaumeUni 2012-13 (fichier pdf)

Photo Flickr de Lars Plougmann

Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres

Cette année encore, notre système d’enseignement français au Royaume-Uni est à saturation : 500 demandes de places ont été refusées. Avec 5560 élèves scolarisés dans notre réseau en 2012, contre 5.484 l’année précédente, de nombreux établissements affichent complet.

Le nouveau CFBL (Collège français bilingue de Londres) enregistre 676 élèves pour une capacité maximale de 700 places. Ces résultats dépassent les prévisions les plus optimistes du plan de lancement de cet établissement qui a ouvert ses portes, il y a tout juste un an.

Cette situation tendue n’est pas récente et elle a conduit à la création du plan Ecole, en juin 2008. Le premier objectif de ce plan était de créer 1500 nouvelles places. Nous en sommes très exactement à 979.

Fort de ces chiffres, j’ai rappelé lors du comité de pilotage l’absolue nécessité de créer un 3ème établissement secondaire à Londres, aux côtés du CFBL et de Charles de Gaulle où il me parait essentiel de pérenniser la situation des élèves  jusqu’en terminale, ce qui n’est pas forcément acquis.

Nous pourrions à court terme nous trouver dans la position dramatique d’exclure du réseau français des enfants aujourd’hui scolarisés en primaire, faute de pouvoir les accueillir en classe de collège ou de lycée.

Si les choses restent en l’état, on sait déjà que 300 élèves devront quitter le système dès la rentrée 2015, sans compter l’inflation des demandes de scolarité rejetées.

Nous sommes donc face à l’impérieuse nécessité d’ouvrir un nouvel établissement d’ici deux ans.

Dans ce but, il nous faut finaliser l’acquisition d’un nouveau site, au plus tard en février 2013. Le comité de pilotage du plan Ecole, réuni à la Résidence autour de l’ambassadeur le 24 octobre, s’est déclaré unanime en ce sens.

Je vous avais informé qu’un groupe de travail du plan Ecole était chargé de la recherche immobilière depuis mai dernier (lire : “Sauriez-vous où implanter un nouvel établissement scolaire à Londres ?” du 04 mai 2012). Il a présenté 3 propositions dont 2 sont situées dans le nord de Londres. Aucune d’entre-elle n’est sécurisée, car elles restent sujettes à acceptation de notre offre.

J’en appelle toujours à la mobilisation de la communauté française pour alerter ce groupe de travail de toute opportunité qui pourrait se révéler.

Nos réquisitions peuvent se résumer en trois points :
– Superficie : minimum 5000m2 et surface bâtie minimum 10,000 m2
– catégorie de bâtiment/espace : D1 (école, hôpital, église, centre médical)
– accessibilité : proche d’un transport en commun (tube, overground, bus)

Merci de communiquer toute information utile à l’équipe de recherche immobilière à cette adresse email : nouveaucollege@hotmail.co.uk

Pour plus d’information sur le réseau scolaire au Royaume-Uni : www.institut-francais.org.uk/francais/education

Photo Morguefile de Krosseel

Manifestez-vous promptement pour la création d’une free school primaire bilingue à Bromley !

Le challenge est simple : il faut au moins une centaine d’inscriptions potentielles, d’ici fin décembre, pour démontrer au Department for Education l’intérêt d’ouvrir une nouvelle école bilingue à Bromley, dans le sud-est de Londres.

Bromley High Street

Ce projet, porté par Hasina Harris, est un beau prolongement à l’ouverture réussie de l’Ecole Tricolore à Bromley, une de ces “petites écoles du samedi” réservées aux très jeunes enfants, dans le cadre du programme Flam (lire : “Une nouvelle école Flam dans le Kent : l’Ecole Tricolore” du 28 août 2012).

En effet, un groupe de parents et d’enseignants se sont mobilisés autour du dossier d’ouverture d’une une Free school primaire bilingue pour offrir “le meilleur de l’enseignement primaire en anglais et en français”.  Ils espèrent bien ouvrir les portes de cet établissement en septembre 2014 pour y accueillir les enfants en classe de Reception, Year 1 et Year 2.

Forte de ses réussites passées, Hasina Harris veut être en mesure de déposer son dossier dès la fin de l’année et elle bat le rappel des troupes avec l’enthousiasme contagieux qu’on lui connait. Je vous avais raconté au printemps dernier qu’elle ambitionnait de transformer La Marelle, petite école du samedi de 120 élèves, dont elle est la directrice pédagogique, en école primaire bilingue. (Lire : “La Marelle, à peine trois ans et des ambitions de géant” du 14 mai 2012)

Si vous êtes intéressés par cette opportunité de Free Scholl à Bromley, merci de suivre le lien ci-dessous afin de remplir un questionnaire d’information qui ne constitue en aucun cas un engagement de votre part, mais qui va aider à crédibiliser la démarche d’une équipe motivée et vaillante auprès des autorités britanniques : https://sites.google.com/site/bromleybilingualschool/register-your-interest

Pour toute question, vous pouvez écrire à cette adresse : info.bromleybilingual@gmail

En outre, vous pouvez consulter la page “Bromley Bilingual Primary School” sur Facebook.

Je me joins à Laurent Batut, attaché de Coopération éducative à l’ambassade de France, pour vous demander de diffuser le message d’Hasina le plus largement possible et lui adresser mes plus vifs encouragements.

Photo Flickr de drchrispinnock

Naissance de l’UDI, sous le signe de l’Europe

Pour le poète René Char, la lucidité est la blessure la plus proche du soleil.

Est-ce pour cela que le congrès fondateur de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) a réussi à marier si justement l’analyse la plus crue de l’état de notre société avec l’élan le plus chaleureux de ses participants ?

Seule la lumière froide du réalisme pourra dissiper nos ténèbres où luisent faiblement, çà et là, quelques braséros idéologiques, aussi dérisoires que trompeurs. Alors seulement, nous discernerons les solutions. Parce qu’elles sont là, juste au bout de notre nez, comme l’évidence même.

Jean Arthuis, à la Mutualité, le 21octobre 2012

Par exemple, comment faire face à la “réalité d’une menace de chaos généralisé sur le continent européen” nous interpelle Jean Arthuis. Il clame qu’il faut doter l’Union d’une gouvernance spécifique de la zone euro. Ce n’est pas une option pour favoriser la sortie de crise, mais un impératif : “L’alternative est simple : le fédéralisme ou le chaos !”, a-t-il lancé devant les travées des fondateurs de l’UDI, à la Mutualité, le 21 octobre dernier à Paris.

Lui, le fondateur de l’Alliance centriste, parle désormais au nom d’un nouveau parti, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), dont il est le vice-président. “L’UDI est le seul parti engagé sans réserve et unanimement pour une Europe politique, proclamant son option fédérale”, résume-t-il d’un trait fougueux (lire aussi : “Les élus des Français de l’étranger débattent avec Jean Arthuis de l’avenir du centre et de la droite” du 12 septembre 2012).

“Nous sommes la famille européenne”, entérine Jean-Louis Borloo, président charismatique de ce mouvement naissant. Il lui semble une évidence que tout Etat qui a adopté la monnaie unique a déjà choisi un partage de souveraineté. C’est aussi sous le signe de l’Europe que l’ex-ministre de l’Ecologie a décliné avec gravité ses prétentions environnementales.

Jean-Louis Borloo, président de l’UDI, ambitionne de devenir le premier parti de France

S’il fut abondamment question d’Europe dans le cadre d’un événement national c’est que l’esprit d’ouverture des centristes y conduit naturellement, considérant comme Jean Arthuis que l’Union européenne n’a “sans doute jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui” à condition de la sortir de son statut de “nain politique”. L’ouverture d’esprit s’incarne aussi dans une défiance innée vis-à-vis des corporatismes et des conservatismes. Ainsi, la naissance de l’UDI, soutient Jean-Louis Borloo, est “une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur le monde, ouverte sur l’Europe, ouverte à l’autre, pour les libertés, pour l’humanisme, pour la République, le refus du repli sur soi et du sectarisme”.

Le président a donné le ton et trouvé les mots qui ont suscité l’enthousiasme des 3000 participants au congrès, heureux de vivre l’union de la famille centriste, un terrain en friche totale il y a encore quelques mois ! Je m’enorgueillis d’être l’un des membres fondateurs de l’UDI, prolongeant ainsi mon engagement au sein de  l’Alliance centriste de Jean Arthuis où je représente la fédération des Français de l’étranger. A noter que nous étions plusieurs Français établis hors de France, présents à la Mutualité, en provenance du Royaume-Uni, de la Belgique, du Maroc ou de la Tunisie.

Si “l’UDI a vocation à constituer une coalition avec l’UMP”,  nous dit Jean-Louis Borloo, il ambitionne néanmoins d’en faire “le premier parti de France”. Je crois que c’est possible, je crois que c’est souhaitable et je m’y emploierai obstinément.

Pour rejoindre la fédération des Français de l’étranger de l’UDI, informations et inscriptions à udi.ffe@gmail.com.

Lire le discours de Jean Arthuis du 21 octobre 2012, vice-président de l’UDI (fichier pdf)

Le site de l’UDI : www.parti-udi.fr

Je vous invite à découvrir cette courte vidéo “Je suis UDI !”, présentée avant le discours de Jean-Louis Borloo.

Je suis UDI par TV-udi

Le Dispensaire français vous invite à sa soirée de gala, vendredi 16 novembre

Une soirée Champagne et Cinéma s’offre à votre plaisir, comme à votre générosité puisqu’il s’agit d’amasser des fonds pour le Dispensaire français de Londres.

Sa mission est d’offrir une assistance médicale aux Français et francophones n’ayant pas accès aux soins sur le sol britannique. Cette association caritative est l’héritière directe de l’Hôpital français né à Londres en 1867 ! Aujourd’hui, un corps de 26 médecins généralistes et spécialistes, ainsi qu’une équipe de paramédicaux y oeuvrent bénévolement.

Soirée de gala au profit du Dispensaire français de Londres
Vendredi 16 novembre 2012, 19h30
Ciné Lumière de l’Institut français
17 Queensberry Place, SW7 2DT

Le ticket d’entrée pour la soirée est de £30 (les billets seront à retirer à la caisse). Merci de vous faire connaitre auprès de Blandine à cette adresse email :
blandinecharteris@dispensairefrancais.org.uk

Par ailleurs, vous aurez le loisir de participez à une tombola et peut-être de gagner, moyennant un ticket de £10 seulement, l’un des trois gros lots : une nuit pour deux au St Pancras Renaissance Hotel de Londres ; un réveil de voyage Cartier baptisé Ballon bleu ; une photo de l’équipe d’Arsenal signée par tous ses joueurs de renommée mondiale.

Je compte sur votre implication pour soutenir le Dispensaire qui lutte au quotidien, sur la base du volontariat, pour offrir ce droit élémentaire à la santé à des personnes qui sont parfois en grande difficulté.

Le film qui sera projeté n’a pas été choisi par hasard. “La guerre est déclarée” est un titre peu commun pour une grande histoire d’amour entre deux jeunes parisiens. Tout participe à leur bonheur et de leur amour naît Adam. A l’approche de ses deux ans, la santé de l’enfant vacille. Ses parents engagent alors une long combat pour sauver leur petit garçon. Un film puissant qui parle d’un malheur sans jamais s’apitoyer et qui a récolté toute l’attention du public et de la critique avec 5 nominations aux César 2012 (meilleur film, réalisateur, scénario original, meilleure actrice (Valérie Donzelli), son et montage).

Pour acheter un ticket d’entrée et des billets de tombola suivez ce lien : Dispensaire français sur Paypal

Si vous ne pouvez pas venir, un don par chèque sera le bienvenue à cette adresse : Dispensaire Français 184 Hammersmith Road, London W6 7DJ. Si vous préférez verser des fonds par carte de crédit, merci de téléphoner à ce numéro : 020 82228822

La soirée est été rendue possible par le soutien de l’Institut français, de FranceInLondon.com et de Cartier.

Le site du Dispensaire français

Le plan Emploi accomplit son premier objectif !

Signature de la convention entre le Centre Charles Péguy et six entreprises socialement responsables

Je vous en ai souvent parlé : l’objectif n°1 du plan Emploi visait à pérenniser et renforcer l’action du centre Charles Péguy à Londres qui a pour mission d’accueillir et de faciliter l’intégration des jeunes français sur le sol britannique, notamment en les aidant à trouver un emploi.

Le centre Péguy, présidé par Guillaume Dufresne, a toujours tenu son rôle à merveille en permettant chaque année de placer 700 compatriotes, principalement dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie, des soins à la personne et des services familiaux. Sous la direction de Marine Deneux, seuls deux chargés Emploi sont dédiés à cette vaste tâche. Ses locaux accueillent près de 10.000 Jeunes par an, âgés de 20 à 25 ans, venus tenter leur chance au Royaume-Uni, sans aucun billet de retour et parfois dans une totale improvisation.

Et pourtant, le centre Péguy a bien failli disparaitre. C’était il y a deux ans. Il semble aujourd’hui sauvé grâce au plan Emploi, dont l’objectif 1 lui était consacré (lire : “Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi” du 12 novembre 2010).

Ce plan Emploi que j’appelais de mes voeux, sur le modèle du plan Ecole, est officiellement né le 22 février 2010, de la détermination de notre ancien consul, Edouard Braine, personnellement soucieux du parcours erratique de ces “Oubliés de Saint Pancras” qui ignorent souvent que l’Etat français peut les aider même à Londres, lorsqu’ils débarquent de l’Eurostar (lire : “Le plan Emploi fête ses deux ans” du 01 mars 2012).

Ainsi donc l’objectif 1 du plan Emploi est atteint. Trois faits rendent tangibles cette affirmation.

En premier lieu, dès l’année dernière, la subvention publique de 55.000 euros a été reconduite, sous l’effet d’une forte et audible mobilisation des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), de l’UFE GB et de Pierre Dagonnot, Président de l’ADFE UK.  (lire : “Le centre Charles Péguy financé et médiatisé” du 25 mars, 2011)

Ensuite, le sénateur André Ferrand avait soutenu ma demande d’attribution de la réserve parlementaire de 15.000 euros pour financer les investissements informatiques et mobiliers du centre Péguy, notamment pour offrir des outils de travail à un chargé Emploi supplémentaire (lire Lettre Ferrand 18.01.2011).

Et l’embauche de ce chargé Emploi supplémentaire, troisième point, vient d’être rendue possible grâce à la générosité de six entreprises implantées au Royaume-Uni. En finançant, à hauteur de 7000 Livres par an, la rémunération ce nouveau collaborateur, ils permettront au centre Péguy de passer allègrement la barre des 1000 emplois pourvus par an !

Le 27 septembre dernier, journée qualifiée d’historique par Guillaume Dufresne, une convention de partenariat, souscrite pour une période de trois ans renouvelable, a été signée entre le centre Charles Péguy et ces entreprises françaises “socialement responsables” : Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, International Sos, TLS Contact. J’adresse mes félicitations à Véronique Revington qui s’est mise en quête de trouver ces fonds privés, dans le cadre des missions du consulat.

Les représentants de ces six entreprises ont eu les honneurs de la République en étant chaleureusement remerciés par Bernard Emié, notre ambassadeur.

Signature du partenariat public-privé avec le centre Charles Péguy, le 27 septembre 2012. (g à d) : Peter Alfandery, Bruno Deschamps, Philippe Chalon, Guillaume Dufresne, Madani Sow, Bernard Emié, Vincent de Rivaz, Axelle Lemaire, Edouard Braine, Cécile Jouenne-Lanne, Bertrand Weisgerber et Olivier Cadic.

Lors de la cérémonie, j’ai eu le loisir de rappeler que cette journée était l’aboutissement d’un travail de longue haleine et de souligner combien le partenariat public-privé était une solution d’avenir. J’ai défendu cette vision dès la création du plan Emploi. Aujourd’hui, l’idée d’associer les entreprises privées dans une démarche en faveur de l’emploi est officiellement soutenue par le ministère des Affaires étrangères et tous les conseillers élus à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011)

Peter Alphandéry, vice-Président de la Chambre de commerce franco-britannique, a paraphé le document, tout comme les conseillers du Commerce extérieur, représentés par Bruno Deschamps qui est venu offrir à Péguy un coaching/parrainage gratuit afin d’aider le centre à  professionnaliser ses pratiques et diversifier les emplois proposés.

L’objectif n°1 du plan Emploi était à la fois ambitieux et atteignable dès lors que efforts des décideurs du public et du privé se sont conjugués vers ce noble dessein d’offrir une expérience internationale à nos jeunes les plus entreprenants et, par-dessus tout, une espérance !

Les six entreprises signataires qui ont décidé de relayer l’action publique en finançant le centre Charles Péguy pour favoriser l’emploi des jeunes Français au Royaume-Uni :
Bouygues UK, représenté par son président Madani Sow.
EDF Energy représenté par son CEO, Vincent de Rivaz,
Eurotunnel représenté par son président Jacques Gounon,
Fondation de la Société Générale, par le truchement du président de la Société Générale au Royaume-Uni, représentée par Ian Fisher,
International SOS représenté par son président Arnaud Vaissié,
TLS et sa maison mère Téléperformance représentée par son vice président M. Weissberger.

Crédit photo : Pearl Marjorie Draps

Une école d’art bilingue ouvre à Earl’s Court

Londres compte une nouvelle école d’art bilingue à Earl’s Court, baptisée Arpeggios.

Ce samedi 13 octobre, jour d’inauguration, les visiteurs se sont montrés aussi nombreux que souriants pour découvrir, en musique évidemment, ce centre culturel de 400m², dont les salles se succèdent sur 3 étages et regorgent d’instruments.

C’est un jeune enfant qui a officiellement ouvert la conférence de presse en chantant a capella. Signe d’audace et de confiance de la part d’Arpeggios qui se veut une école résolument différente, en favorisant notamment la créativité individuelle de ses élèves, tout en facilitant le jeu en formation. Rien d’académique, en effet.

Olivier Cadic et Jacques Nazaire directeur de l’école Artpeggios

Il faut dire que le parcours de son directeur, Jacques Nazaire, est du genre atypique. Il commence par apprendre la guitare tout seul dans son coin, comme un forcené. Les années passent, la reconnaissance arrive et les influences se multiplient. Une fois rompu aux enregistrements studio et aux tournées sur tous les continents, cet autodidacte décide de s’asseoir sur les bancs de la prestigieuse Université Goldsmiths de Londres pour y passer des diplômes en musicologie et composition ! Ajoutons que Jacques ne débute pas dans la pédagogie : avant d’ouvrir son école, il a enseigné aux adultes pendant sept ans au Kensington et au Chelsea College et aux enfants des écoles de St Clemens et de St Johns à Notting Hill.

Située tout à côté du métro Earl’s Court, le lieu est idéal pour accueillir les Londoniens.

Je vous aussi invite à lire l’article de Camille Belsoeur du Petit Journal : “Artpeggios – Une académie artistique novatrice et bilingue ouvre ses portes

Le site de Artpeggios

Sprint final pour Wheels for Wellbeing !

Isabelle Clément vous transmet tous ses remerciements pour vos nombreux soutiens. Pour mémoire, j’ai appelé à voter en faveur de l’association qu’elle représente “Wheels for Wellbeing” dans le concours organisé par la National Lottery (lire : “Juste un petit clic pour Wheels for Wellbeing !” du 20 juillet 2012).

Mais les jeux ne sont pas encore faits ! Vous avez jusqu’au vendredi 26 octobre pour donner votre voix à cette association caritative qui permet aux personnes handicapées de pratiquer le cyclisme sur de drôles de machines adaptées aux particularismes de chacun, y compris en version tandem.

Gagner la finale lui permettrait de décrocher quelques subsides. “Les £2,000 seraient très utiles mais plus que cela, module Isabelle Clément, la publicité au niveau national pour le cyclisme par les personnes handicapées serait merveilleuse.”

Merci de prendre un tout petit instant pour voter sur le site de la National Lottery, où l’on ne requiert que votre email, en suivant ce lien :
http://www.lotterygoodcauses.org.uk/project/wheels-wellbeing

Pensez aussi à mobiliser autour de vous !

Le site de Wheels for Wellbeing

Photo: South London Press

Mon Infolettre n°15 d’octobre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon infolettre n°15 qui liste les articles publiés au cours de la rentrée 2012, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Je souhaite la bienvenue à Olivier Chambard, notre nouveau consul général à Londres et à son adjoint Eric Bayer qui ont désormais la lourde tâche d’administrer le plus important poste du réseau consulaire.

Notre précédent consul général Edouard Braine est nommé conseiller diplomatique du gouvernement. Sa mission s’achève par l’atteinte du premier objectif du plan Emploi : offrir au centre Charles Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an au lieu de 700 auparavant. C’est chose faite grâce à la générosité de six entreprises (Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, Sos International, TLS Contact).

Le succès appelant le succès, le premier objectif du plan écoles, à savoir la création de 1 500 places à Londres, est désormais à notre portée. Le 24 octobre prochain, notre ambassadeur Bernard Emié réunira le comité de pilotage du plan Ecole pour étudier le dossier du troisième établissement d’enseignement secondaire français à Londres. L’Anefe (Association nationale des écoles françaises à l’étranger) a émis un avis favorable pour une garantie de l’Etat à l’emprunt qui financera l’acquisition du futur site.

Deux tiers de nos compatriotes ont leurs enfants scolarisés dans une école britannique et tous n’ont pas les moyens de s’offrir une formule d’enseignement payante. Aussi, j’ai proposé que le plan Ecole réunisse désormais une équipe dédiée à la création de free schools bilingues en s’inspirant de l’exemple réussi de l’Europa school UK de Culham près d’Oxford. A ce propos, le choix du gouvernement Ayrault de diminuer l’aide à la scolarité à l’étranger de 16M€ en 2013 est édifiant. Suite à l’annulation de la PEC et aux déclarations de François Hollande à Londres, ceux qui s’attendaient légitimement à davantage de générosité dans le système des bourses, en seront pour leurs frais, au sens propre.

Historique d’après le gouvernement Ayrault, son budget 2013 révèle, pour d’autres, une saignée fiscale qui pourrait ne laisser que l’impôt sur les os de certains. Augmenter indéfiniment les taxes ne réglera pas le triple défi de la croissance, de l’emploi et de la stabilité budgétaire. Je regrette la décision du gouvernement de maintenir son prélèvement social (CSG) de 15,5 % (à effet rétroactif au 1/1/12) sur les revenus immobiliers des non résidents. En effet, ces derniers ne bénéficient pas de la protection sociale française. Dans le cas des résidents du Royaume-Uni, cette taxe pèsera uniquement sur les foyers imposés aux tranches inférieures ou égales à 20%. Les autres pourront la déduire de la part d’impôt sur les tranches supérieures versée ici. C’est une forme de justice fiscale que les intéressés apprécieront.

A l’occasion du 11 novembre 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion du Bleuet de France au Royaume-Uni et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre. Si vous souhaitez créer un point de diffusion, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°15 (août-octobre 2012)

Photo Flickr de Leo Reynolds

2012, cru exceptionnel pour le cinéma français au Royaume-Uni

Natacha Antolini (Institut français), Bernard Emie (ambassadeur de France), Patricia Connell (France in London), Eleonore de Mailly Nesle (France in London)

“The Artist” n’en finit plus de collectionner les distinctions. Il a été consacré meilleur film par le « London’s Favourite French Film », un rendez-vous désormais incontournable qui célèbre le film français au Royaume-Uni, à l’initiative de France in London, le site dirigé par Patricia Connell.

Rappelons que Entertainment film distributors, distributeur du film The Artist au Royaume-Uni avait déjà reçu à Londres même les Academy Awards du meilleur film et du meilleur acteur.

Ce 9ème festival a récompensé une dizaine films français en s’appuyant sur les votes en ligne de plus de 5,000 cinéphiles outre-Manche, notamment  « Potiche » avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, ou « Elle s’appelait Sarah » avec Kristin Scott Thomas, tous deux distribués par Studio Canal.

Le palmarès a été dévoilé devant 240 personnes réunies au cinéma Lumière de l’Institut français, lors d’une cérémonie placée sous le patronage de l’ambassadeur de France Bernard Emié et inaugurée par Laurent Burin des Roziers, directeur de l’Institut. Cette soirée de gala a été rendue possible grâce au partenariat d’entreprises tricolores, dont The City Apartment, Perrier Jouët, Eurostar, Androuët, Histoire du Vin, Maison Blanc et Renault. Qui a dit que les entreprises françaises ne travaillaient pas de concert à l’étranger ?

Michael Wilde (Entertainment film distributors) présentant “Intouchables”

2012 marquera une année exceptionnelle pour le cinéma français dont 40 films ont été projetés dans les salles britanniques. Il y a toutes les chances que Entertainment film distributors soit de nouveau à la fête lors du prochain festival puisqu’il assure la distribution du film «Intouchables» qui fut projeté à cette occasion en avant-première de sa sortie au Royaume-Uni.

Comptabilisant 23,11 millions d’entrées dans le monde, le film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache a déjà battu tous les records de fréquentation pour un film français projeté hors de nos frontières, avant même sa sortie au Royaume-Uni.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande d’aller voir cette comédie, formidablement portée par François Cluzet et Omar Sy. Elle possède cette vertu toute particulière de montrer que le handicap ne devait jamais être synonyme d’incapacité et d’exclusion.

Comment aider au foisonnement des Bleuets de France au Royaume-Uni ?

Ceux qui vivent au Royaume-Uni savent que le 11 novembre n’est pas un jour ordinaire. Chacun veut témoigner ostensiblement de son civisme et de sa solidarité : à chaque Anglais, son Poppy. Et à chaque Français ? Son Bleuet, évidemment !

Une gageure qui prend tournure. Il ne s’agit pas d’imiter une pratique fort populaire outre-Manche, mais plutôt de raviver notre propre tradition du Bleuet, en référence à la couleur des uniformes des Poilus, née en 1934 et dont l’engouement s’est progressivement estompé.

Il fut un temps où le général de Gaulle arborait un signe bleu sur sa veste.  En 2011, le colonel Laurent Kolodziej a rallumé le flambeau à Londres. Il affirmait justement que “Bleuet et Poppy ont la même origine, véhiculent les mêmes valeurs de solidarité et de souvenir et les réunir aurait donc beaucoup de sens”. (lire : “La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière” du 15 novembre 2011)

Colonel Alain Bayle, attaché de Défense adjoint Terre près de l’ambassade de France, en charge de l’opération Bleuet

Pour sa première année de lancement, Londres a récolté 1651€. Un résultat qui “ferait rougir quelques grandes agglomérations françaises”, écrivait le magazine du Bleuet de France. L’opération se fit dans l’urgence et le regret de n’avoir pu multiplier les points de distribution (lire : “Bilan de la première campagne du Bleuet à Londres” du 06 décembre 2011).

Justement, pour la campagne 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre.

Si vous souhaitez créer un point de diffusion du Bleuet au Royaume-Uni, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Concrètement, quel objectif est-il souhaitable pour 2012 ? Le Bleuet de France a recueilli 1.070.000 euros en France. Si on considère que 0,5% des Français vivent au Royaume-Uni, il faudrait donc que nous nous mobilisions pour atteindre 5.350€  pour faire aussi bien que les Français de l’Hexagone, soit trois fois mieux qu’en 2011.

Cette année, nous travaillerons sous la responsabilité du colonel Alain Bayle, responsable au sein de la mission Défense du volet “Devoir de Mémoire”, en relation avec l’Office national des anciens combattants à Paris. Il succède au  colonel Kolodziej reparti en France en août dernier.

On se souvient que le colonel Alain Bayle a été élevé au rang d’officier de l’Ordre national du mérite, l’an dernier, par Bernard Emié, notre ambassadeur, grand facilitateur et promoteur du Bleuet, lui aussi (Texte de l’intervention de Bernard Emié, lors de la remise).

A l’occasion du 11 novembre 2012 et des semaines précédentes, j’appelle la communauté française à poursuivre la dynamique du “Bleuet de France” pour faire écho à la spectaculaire campagne du Poppy.

La liste des points de diffusion sera publiée sur ce blog et transmise dans ma prochaine lettre d’information, début novembre. Pour recevoir un courriel de la liste des points de diffusion dès publication, veuillez vous enregistrer en suivant ce lien.

Nous comptons sur vous tous !

 Le site du Bleuet de France

Participez à l’enquête 2012 sur les Français expatriés

Près de 2 millions de Français vivent hors de France, où ils contribuent activement au rayonnement de notre pays. Lors de la réunion consulaire de la semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’apprendre que la barre des 125,000 enregistrés aux consulats de Londres et Edimbourg venait d’être dépassée.

La Maison des Français de l’étranger (MFE) lance sa quatrième enquête sur l’expatriation des Français. Je rappelle que la MFE est un service du ministère des Affaires étrangères qui a pour mission d’informer tous les Français envisageant de partir vivre ou travailler à l’étranger.

Cette enquête vise à recueillir l’avis et les attentes des Français expatriés ou en partance pour l’étranger, afin de mieux répondre à leurs préoccupations concrètes (préparation au départ, difficultés rencontrées, services consulaires, scolarisation, etc.).

J’invite mes compatriotes à y participer. Pour ce faire, il convient de se connecter au site suivant : www.enquete.mfe.org

Cette enquête, qui est anonyme, s’achèvera le 31 décembre 2012.

Les résultats de l’étude seront présentés début 2013 sur le site www.mfe.org

Aide à la scolarité : Hollande désavoué par Cahuzac

En juillet, le Président de la République avait pourtant annoncé à Londres, devant la communauté française, qu’il tiendrait bien la promesse du candidat Hollande,  à savoir de reverser l’intégralité de l’enveloppe budgétaire de la mesure de prise en charge des frais de scolarité à l’étranger (PEC) vers le budget des bourses scolaires. En effet, le nouveau gouvernement a supprimé la PEC, financée par l’Etat, pour cause de « gratuité indifférenciée ». (lire : “En visite à Londres, François Hollande rend hommage à notre communauté” du 14 juillet 2012).

Ou en est-on ? Précisons d’abord que la dotation 2012 pour l’aide globale à la scolarité était 125.5M€ (119M€ en 2011), comprenant 93.6M€ pour les bourses et 31.9M€ pour la PEC.

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget a tranché : celle de 2013 sera de… 110 M€.

Ainsi, sur les 31,9M€ de la prise en charge (PEC) de 2012, seuls 16.4M€ seront reversés sur le budget des bourses. La moitié !

Les lecteurs de ce blog n’en seront pas surpris, puisque j’avais anticipé la manœuvre dès le 30 mars dernier : « Quel futur pour la PEC ? Certains suggèrent que l’enveloppe actuelle soit intégralement reversée au service des bourses scolaires pour que seuls les plus modestes bénéficient d’une aide à la scolarité. (…) Compte tenu de l’état des finances publiques, le ministère du budget préfèrera surement l’option de récupérer le maximum de cette somme (PEC) pour baisser le déficit de l’Etat. » (lire : “Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ?” du 30 mars 2012).

Les parents qui ont besoin d’une bourse pour financer la scolarité de leur enfant dans un établissement français à l’étranger, notamment les anciens bénéficiaires de la PEC, vont devoir être attentifs, puisque que le gouvernement annonce qu’il prévoit de changer les conditions d’attribution pour rendre le système … plus juste.

Manière élégante d’expliquer que la France ne peut plus répondre à la demande, malheureusement croissante, émanant des familles modestes à l’étranger.

Au cours de son mandat, Nicolas Sarkozy avait financé une revalorisation des bourses scolaires en particulier de +13 % par an en moyenne, en parallèle de la PEC. En 2013, la progression des bourses sera de +18% mais sans la PEC ! (le chiffre de 18% s’expliquant par la réversion des 16.4M€, dont je parlais plus haut). Quel changement !

Ceux qui ont voté pour François Hollande en s’attendant légitimement à davantage de générosité dans le système des bourses, surtout du fait de l’annulation de la PEC, en seront pour leurs frais, au sens propre.

Et comme l’a justement souligné la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam sur son blog, cette décision fait mentir le Président de la République (lire : “Bourses scolaires à l’étranger: encore un mensonge de Hollande ?” du 01 octobre 2012)

Photo Flickr de Niccolò Caranti